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Méditation 2e dimanche de PÂQUES - Dimanche de la Divine Miséricorde
Évangile selon saint Jean (20, 19-31)
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C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté… Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (…)
Les disciples sont réunis, mais ils sont un corps mort. Figés par la peur de l’extérieur, ils sont rivés à l’histoire impossible qui vient de se dérouler sous leurs yeux et les obsède. Ils sont encore dans la sidération de la croix et de la fin du chemin accompli avec Jésus. Ils sont perdus. Le jour d’après ne peut avoir lieu. Les images tournent en boucle. Ils sont morts avec lui. Le tombeau a définitivement clos l’aventure.
C’est dans cette déréliction, ce trou noir de la peur que Jésus vient. C’est là qu’il leur fait signe. Jésus ne demande aucun compte. C’est sa paix qu’il leur donne. Une paix qui vient étouffer tous les non-dits de cette histoire, chasser tout le mal-être que les événements ont laissé tout au fond du cœur de chacun. Pas moyen de fuir cette angoisse que la croix soit aussi le lot du disciple. Ils ne le sont pourtant plus à cet instant. Plus de maître, plus de disciples… alors quand Jésus leur apparaît, c’est la joie qui explose.
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Ils reviennent à la vie. Ils ressuscitent. Ils reviennent de la mort de la peur et de la culpabilité. Leur désertion n’a pas dissuadé Jésus de les retrouver et de leur refaire confiance. Il leur redonne le sens de leur expérience. Ils étaient perdus. Ils sont retrouvés, pardonnés, chargés de la paix de Dieu pour la diffuser jusqu’aux extrémités de la terre. Cette paix nous atteint aujourd’hui même. Et Thomas nous montre le seul obstacle à la résurrection du disciple : l’incrédulité, le manque de foi.
Jésus nous attend là aussi. Il vient dissiper ce qui nous empêche d’embrasser sa vie plus forte que la mort. Il nous donne tous les signes dont nous avons besoin pour nous avancer dans la réalité du Royaume ouvert par la pierre roulée.
Jésus est en visitation. Il ressuscite ses disciples et leur confie son pouvoir de vie pour aimer comme lui jusqu’à l’extrême. Il nous ressuscite et nous fait sortir de tous nos tombeaux par l’Esprit Saint pour l’urgence de sa paix et de son pardon : à recevoir et à transmettre. Cap sur la mission miséricorde !
C’est la naissance de l’Eglise ! L’Eglise fondée sur de pauvres pêcheurs qui ont fait eux-mêmes l’expérience de leur propre faiblesse. Ceux qui sont qui sont appelés à pardonner au nom de Jésus, sont d’abord appelés à reconnaître leur propre pauvreté. Ils sont même appelés à la faire connaître à toute l’humanité, comme nous aujourd'hui, comme disciples du Christ, missionnaires de Sa Lumière enracinés dans l'Amour de Dieu qui console, pardonne et donne l'espérance.
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - peinture Bernadette Lopez
Méditation Jour de Pâques 31 mars 2024
Evangile Jean (20, 1-9)
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Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
"Christ est ressuscité !"
Ce que proclame aujourd’hui la foi de l’Eglise, c’est que la vie et le bonheur ne sont liés ni au succès, ni à l’avoir, ni au pouvoir. La vie est les joies véritables peuvent ouvrir leur chemin jusque dans l’échec, la souffrance et la mort, depuis que la mort a surgi la vie, et que du tombeau ouvert a jailli l’espérance.
L’affirmer n’est pas pour autant une invitation à la paresse, à la morne résignation et à la soumission aux fatalités. L’évènement de Pâques fait de nous les plus libres, les plus responsables et les plus audacieux des hommes passionnés d’ouvrir, jusque dans nos impossibles, des chemins de résurrection et de vie.
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Avec la Pâques de Jésus, l’histoire du monde et celle d’un chacun d’entre nous a basculé sur le versant de Dieu, une nouvelle création a commencé et des décombres de la vieille humanité surgit une humanité nouvelle : celle-là même de Dieu.
« Christ est ressuscité ! » Les mots trébuchent lorsque nous tentons de désigner cet évènement unique dans les profondeurs insaisissable de l’existence. Comment rendre compte d’une telle explosion d’espérance et de vie ! Et comment dire ce qui est de Dieu ! Le silence, parfois, est le plus intense.
Nous n’en aurons jamais fini de laisser l’évènement de Pâques déployer toutes ses résonances d’humanité dans notre vie. Car aujourd’hui comme hier, Jésus et son Evangile ne cessent de traverser nos murailles, d’ouvrir nos tombeaux et de suscité et de ressuscité l’humanité de Dieu.
L’espérance nous fait entrevoir le Royaume. C’est elle qui se manifeste dans nos somptueuses cathédrales, les vitraux, les grands orgues, les chants solennels des assemblées. Dans la nuit de Pâques, nous avons célébré la résurrection en passant de l’obscurité à la lumière, du silence à l’alléluia, de l’inquiétude à la joie. Nous chantons, en écho avec les anges, le Gloria in excelsis, dans un nuage d’encens. Dans la nuit de Pâques 7135 jeunes, ados, adultes ont été baptisés en France.
La Résurrection est un débordement, le jaillissement d’une vie d’amour que rien n’a pu arrêter, pas même la mort. Elle continue son chemin ici et maintenant. C’est à nous d’être bouleversés.
Joyeuse fête de Pâques !
Equipe Ressurection@Evangile - Paul Joseph Schmitt – Evêque de Metz (1958-1987) – François Roger -Peinture Bernadette Lopez
Méditation Vendredi Saint (B) 29 mars 2024
Évangile selon saint Jean (18, 1-40.19,1-42)
...Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture: ‘Aucun de ses os ne sera brisé.’ Un autre passage de l’Écriture dit encore : ‘Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.’
REGARDS ÉLEVÉS
Ce récit de la Passion a de quoi nous réveiller. La marche de Jésus vers son heure est remarquable. Le dernier repas avec les siens, le dépôt de son vêtement et le lavement des pieds de ses disciples avaient déjà tout dit du cœur de Jésus, de sa résolution d’aller jusqu’à l’extrême pour dire au monde l’amour dont Dieu les aime. Il avait ainsi signifié son grand désir que nous ayons la vie, sa vie en plénitude. Il leur a donné son secret de vie heureuse: consacrée aux autres. Et la croix n’avait plus déjà plus d’emprise sur lui.
Non seulement Jésus n’a pas fui, mais il s’avance. Quelle force ! Il faut l’entendre dire « c’est moi, je le suis ». Quelle présence aux événements et à leur signification… il y a de quoi troubler. Jésus n’a nul besoin de la force, ni de la violence. Il est. Et rien ne peut le faire défaillir. Il traverse l’hypocrisie, la trahison, les manipulations et les lâchetés humaines et leur oppose la liberté et la consistance de son « je suis » qui n’a que faire de tout cela. Jésus est en train d’accomplir les Écritures. Et rien ne peut l’en faire dévier.
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Personne n’avait imaginé ni la tournure ni la forme que cela prendrait. Les hommes ont choisi. Ils ne savaient pas que la croix deviendrait le signe de l’amour plus grand. Ils ne savaient pas que Jésus en ferait son trône pour aimer le monde sans retour. Un « Je t’aime » sans condition qui traverse l’histoire des hommes et des femmes et leur offre son issue de secours. Il faut lever les yeux, nous dit l’évangéliste. Le cœur transpercé de Jésus continue de couler sur la terre, aujourd’hui comme hier et jusqu’à la fin des temps. Il ne cesse de crier l’arrêt des combats et de la violence. La seule qui soit viable c’est celle de l’amour qui fait reculer ceux qui en veulent à la vie.
Jésus, ton cœur transpercé m’arrache à mon existence endormie. Le coup de lance m’introduit dans ton cœur et ta vie donnée m’envahit. L’eau et le sang. Le goût de toi m’arrive. Mon désir est assiégé, subjugué. J’en ai fini avec l’errance et la fuite. Comment vivre comme toi, jusque-là ? À te regarder vivre, la mort me quitte ! Cap sur ta joie!
Seigneur Jésus... sur ton Chemin de Croix Tu as porté aussi ma croix... Tu la portes aujourd’hui avec moi et pour moi, et... Tu veux que moi aussi, aujourd’hui, je porte avec Toi ta croix et, T’accompagnant, je me mette avec Toi au service du Salut du monde. Aide-moi, afin que mon Chemin de Croix ne soit pas simplement le pieux sentiment d’un instant. Aide nous non seulement à T’accompagner par de nobles pensées, mais à marcher sur ton chemin avec le cœur, plus encore avec les pas concrets de notre vie quotidienne. Aide-nous pour que nous marchions avec tout nous-mêmes sur le Chemin de Croix... Libère-nous de la peur de la croix... aide-nous à trouver, «en perdant notre vie», le chemin de l’amour, le chemin qui nous procure véritablement la vie, la vie en abondance .( Prière du Cardinal RATZINGER )
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Berrnadette Lopez
Méditation de la Sainte Cène du Jeudi Saint 28 mars 2024
Lecture de la première épître aux Corinthiens (11, 23-26)
Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, ce que à mon tour je vous ai transmis le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites cela en mémoire de moi. » De même, après le repas, il pris la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. » Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncer la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
Surplus d'humanité
Jésus a réuni les douze apôtres pour un dernier repas. Il sait qu’il va quitter le monde pour retourner auprès de son Père. Il leur donne alors un moyen concret de le rendre présent après son départ. Il accomplit un acte, à première vue ordinaire, mais qui ouvre à une espérance inouïe. Jésus sera présent dans son absence, dans un morceau de pain et une coupe de vin, à chaque fois que l’on fera mémoire de lui.
Le pain et le vin ne sont pas seulement des signes parmi d’autres, pris au hasard. Ils sont nourriture, c’est-à-dire condition de la vie humaine. Jésus se rend nécessaire à notre existence. Sans lui, pas de vie véritable. Pas de sens. La vie ne surgit que si elle se reçoit du don que le Christ nous a fait de sa personne. Ce don, nous le recevons dans l’espérance. La vie véritable est toute pétrie d’espérance
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Dans le pain et le vin, toute notre vie et toute la création sont portées en action de grâce devant Dieu. L’Eucharistie nous rappelle l’unité de la création, que l’homme a le droit et le devoir de dominer, à condition de tout recevoir en action de grâce, en s’interdisant toute appropriation. L’action de grâce nous préserve de la destruction de ces biens offerts, dont nous sommes les gardiens, et non les propriétaires.
Recevons aujourd’hui le Christ, avec humilité et reconnaissance, comme un don de vie, un don de grâce, un surplus d’humanité puisé en Dieu.
Bonne fête à tous les prêtres qui accompagnent chacun sur les chemins de la foi et du service des autres. Donne aux prêtres de persévérer dans leurs missions et leurs ministères, en communion avec tous les laïcs engagés dans les projets pastoraux diocésain et en communion avec le synode pour une Eglise ouverte à tous et proche du monde blessé..
Equipe Méditation@Evangile - frère Benoît Delhaye - Couvent de Strasbourg - Peinture Arcabas
Méditation Mercredi Saint 2024
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DIEU NE REJETTE PERSONNE…
N’entendez-vous pas tous les jours le Sauveur qui proclame : « Je suis vivant ; ma volonté n’est pas de vouloir la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive ? » et encore : « En vérité, je vous le dis, il y a de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent ? »
Venez, dit-il, vous qui êtes accablés par le nombre de vos péchés, vers celui qui ôte le péché du monde.
Venez, vous qui êtes altérés, puisez avec joie aux sources du Sauveur.
Accourrez tous vers le Maître qui vous appelle.
Que l’on soit publicain, impur, adultère, meurtrier, ou quoi que ce soit encore, le Maître ne repousse personne, il ôte à chacun le poids de ses fautes et le rend de nouveau libre.
Et comment ôte-t-il ce fardeau ?
Comme il enleva un jour celui du paralytique en lui disant : « Mon Fils, tes péchés te sont remis » ; et aussitôt il fut allégé de sa charge et reçut la pleine santé du corps.
Dieu, qui existe avant les siècles et qui connaît toutes choses avant de les avoir faîtes, t’a connu d’avance toi aussi. « il a incliné les cieux et il est descendu » ; il est devenu homme à cause de toi, il est venu là où tu vis. Il te visite plusieurs fois par jour. Il t’exhorte à te relever de la chute qui te laisse à terre et à le suivre quand il remonte au royaume des cieux, et à y entrer avec lui.
Mon Dieu, je suis oppressé dans mon cœur, mon esprit, mon corps, mon âme de vous avoir blessé par mes fautes parce que Vous êtes infiniment bon, et que mon péché vous déplait ; je prends la résolution avec le secours de Votre grâce, de fuir les ténèbres du mal, de faire pénitence et de vous suivre vers la Lumière de Jésus Christ, votre Fils bien-aimé, que tu nous demande d’écouter. Pour que Sa Parole prenne de plus en plus de place dans ma vie, Seigneur, je te prie.
Equipe Méditation@Evangile - St Syméon – Peinture Arcabas
Méditation Dimanche des Rameaux (B) 24 mars 2024
Évangile selon saint Marc (11, 1-10)
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Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” » Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
(Lecture de la Passion : Mc 14, 1 – 15, 47)
INÉDITE MONTURE
La scène est pour le moins étrange. Jésus est au centre de l’acclamation et des chants de joie, c’est pourtant un autre qui capte toute l’attention : ce simple petit âne qui transporte Jésus pour son entrée à Jérusalem. St Marc n’insistait pas autant, nous ne lui aurions pas prêté attention, et pourtant, il est le signe évident que quelque chose d’important est en cours. Jésus entre à Jérusalem. Il est porté… par cet ânon, signe de la Création tout entière engagée dans cette révélation, dans cette épiphanie du Fils de Dieu.
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Il est porté par ses disciples et leur obéissance. Il est porté par ces chants qui l’accompagnent et portent en eux-mêmes la mémoire et les aspirations de tout un peuple. Il est porté par l’Écriture en train de s’accomplir. Il est porté par son Père devant qui il se tient. Il est emporté par son cœur que rien ne saurait détourner des siens et de cette heure de l’amour plus grand qui va se dessiner dans le ciel des humains sur la croix.
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Jésus trône sur un ânon avant de trôner sur la croix. Décidément, il ne fait rien comme les autres. Ce roi-là ne se nourrit pas de ces acclamations et de cette gloire du moment. Il est déjà fixé à la croix et détaché du pouvoir de séduction qui le rive à la vie et à sa conservation à tout prix. Jésus est donné, offert, porté par les événements à un point d’orgue dont personne ne veut mais qu’il va embrasser pour étouffer la mort par sa miséricorde. Jésus est porté par l’amour qui n’a que faire des honneurs. Il n’en n’est pas captif. Rien d’autre ne l’oblige que l’amour du Père et le long désir du peuple en attente de son Messie. Tout devrait faire signe à ce peuple et l’ânon prend sa part dans l’annonce, mais la suite de l’histoire déroute. Le trône de la croix est insoutenable. La croix déconstruit toutes les représentations
Jésus défiguré nous restitue à nous-mêmes, capables du pire et du meilleur, des ovations comme des trahisons. Jésus nous convoque à l’heure décisive de l’accomplissement des Écritures qui nécessite le concours de chacun. L’évangile nous implique, nous situe dans cette histoire qui passe nous prendre au bord du chemin pour nous mener jusqu’au pied de la croix, jusqu’à cette heure de donner comme Jésus notre vie éprise de la sienne pour que le monde l’ait en plénitude. L’heure d’aimer nous rejoint à chaque instant. Ne quittons pas le cap de l’amour. C’est Jésus qui en a besoin, ici, aujourd’hui.
Ravivons notre confiance à la suite de Celui qui vient marcher avec nous, qui vient, pour nous, traverser la trahison, l'abandon de tous, et la mort..
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Equipe Evangile&Peinture – Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 5e dimanche de Carême 2024
Évangile selon saint Jean (12, 20-33)
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En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l’honorera. » Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » (…)
CROIX EMBRASSÉE
« Nous voudrions voir Jésus » ... c’est beau cette demande. Elle regarde notre cœur profond, elle vient rencontrer notre propre désir de voir Jésus. C’est aussi beau de voir Philippe écouter, recevoir et porter cette demande à André, pour ensuite la présenter – ensemble - à Jésus. Belle image d’une communauté de disciples qui prend soin de ce désir, sans juger, sans filtre… Et que leur répond Jésus ? Il leur parle de mort, de sa mort, de son trouble devant cette mort qui l’attend. Comme c’est déroutant
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Dans l’évangile selon Jean, avec ce chapitre 12, nous sommes à la charnière. L’évangéliste nous a dressé, avec les onze premiers chapitres, le portrait de ce Verbe qui s’est fait chair. Une chair pour que les hommes et les femmes aient la vie heureuse (Cana), à l’écoute de l’Esprit (Nicodème), dans l’accueil du don de Dieu (la samaritaine). Une chair pour guérir (l’infirme de Béthesda, l’aveugle-né), une chair pour écouter, compatir, aimer, pardonner (la femme adultère), enseigner... une chair pour faire revivre Lazare...
Jésus nous parle en fait du sommet de la vie. La croix est devenue avec Jésus autre chose que l’instrument de torture. Ceux qui ont pris la décision de le tuer ne savaient pas que l’amour est plus fort que la mort. Jésus, notre Maître en vie intense, nous désigne la croix comme le signe de ralliement pour tous ceux qui veulent vivre à sa suite. Et vivre à sa suite, c’est se laisser faire par la croix. « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. »
Pour vivre à cette intensité-là, à ce point-là, il faut la croix, nous dit Jésus. Il faut être suffisamment désencombré de soi pour accueillir la vie... « jusqu’à mourir s’il le faut », nous dit le Bienheureux frère Christophe, moine de Tibhirine. Ce qui tenait Jésus à la croix, ce ne sont pas les clous, mais l’amour. Pas d’autre chemin pour les disciples que nous sommes
« Le grain de blé, s'il meurt, il porte beaucoup de fruits »
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Seigneur, par ta croix, tu nous rappelles que porter le nom de chrétien, c'est accepter de se donner, de risquer parfois sa vie, accepter de se laisser enfouir comme une graine, de se laisser envahir, déchirer et partager comme du pain... Apprends-nous à ne pas nous contenter de protester contre les guerres et de faire seulement des discours sur la justice, mais à agir vraiment avec audace.
Ouvre mes yeux sur moi-même, Seigneur, afin que puisse mourir en moi ce que je dois perdre pour entrer en paix à ton service et au service des autres. Apprends-moi, apprends-nous à être des semeurs de fraternité et d’espérance, Seigneur, nous t’en prions
Equipe Evangile@Peinture -Marie-Dominique Minassian- extrait de l’Echo d’Ozanam N°395 - Vincent Ravince -spiritain - peinture Bernadette Lopez – photo extraite du livret carême 2024 CCFD Terre Solidaire
Méditation 4e dimanche de Carême 2024
Évangile selon saint Jean (3, 14-21)
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En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
Devenir « frère universel »
Croire, c’est le contraire de la méfiance. On trouve dès le chapitre 3 de la Genèse, l’image du serpent qui introduit le doute dans l’esprit de l’homme et de la femme : « Dieu n’est pas celui que vous croyez ! C’est n’est pas un Dieu pervers, jaloux, tyrannique, qui empêche l’homme de vivre heureux. » C’est le même esprit de défiance qui pousse le peuple hébreu, au cours de la longue marche dans le désert, à douter de la bonté de Dieu, alors que tous ont été témoins de ses hauts faits lors de la libération d’Égypte.
C’est aujourd’hui encore ce qui nous pousse à douter de l’amour de Dieu quand nous nous fabriquons l’image d’un Dieu punisseur, ou quand nous doutons de son amour lorsque survient un malheur. “ Celui qui fait la vérité, vient à la lumière ”, faire la vérité c’est affronter tous les déserts et échecs de la vie, les yeux fixés sur le Christ. Cette foi n'a rien à voir avec un cumul de dévotions, de signes de croix et de génuflexions ! Trop souvent nos croix deviennent objets de superstition, qui nous sauveraient simplement parce que nous les portons, ou accrochons au mur.
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L'Évangile de ce jour nous redit le sens de la Croix qui, au cœur du monde des ténèbres, fait éclater la lumière et rayonner son optimisme pour l’homme ! Faire le signe croix, c'est laisser le Père déchirer mes habits d'orgueil et de suffisance ! C'est laisser le Fils pénétrer au plus profond de moi et illuminer mes ténèbres ! C'est me laisser brûler et aimer par lui ! C'est laisser l'Esprit m'ouvrir le cœur aux dimensions du monde ! C'est me laisser grandir par lui !
La croix de notre Seigneur est ambivalente : malédiction, folie, faiblesse et mort de prime abord, elle est gage de salut et de vie pour ceux qui croient en lui.
Car, de même que les Hébreux ont été guéris des conséquences de leur rébellion en regardant le serpent qui causa la mort, de même, tout homme peut voir sur la croix la conséquence de ses péchés, mais aussi l’amour fou de Dieu qui procure la guérison, le pardon et la réconciliation sur la croix.
En regardant la croix, j’apprends à devenir « frère universel » et à reconnaître que l’homme n’existe qu’en tant qu’être en relation : en relation à l’intérieur de lui-même, c’est sa dimension intérieure. En relation avec la nature et avec tous les autres hommes, c’est sa dimension horizontale. En relation avec la source de la vie, c’est sa dimension verticale. Je vous le dis, ce mystère est grand...
Equipe Méditation@Evangile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N° 394 – Vincent Ravince – spiritain – François Roger – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Méditation 3e dimanche de Carême 2024
Évangile selon saint Jean (2, 13-25)
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Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’ Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fit pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.
Membre d'un même corps fraternel
Jésus va au Temple et s'attend à rejoindre une belle famille pour prier... Au lieu de cela, il rencontre tout un bazar ! Des animaux, des piles de pièces, des marchands comptant leur monnaie, des gens cherchant à faire du profit, des personnes affairés, parlant de tout et de rien, mais oubliant Dieu ! Jésus est furieux ! Il a l'impression que Dieu est passé au plan secondaire. Pourtant, c'est Sa Maison ici ! Ce n'est pas un marché ! Pour les responsables, le Temple c'est ce bel ensemble de pierres et de briques qu'ils ont mis 46 ans à bâtir. Dieu est là, enfermé...
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Pour Jésus, le véritable Temple, sanctuaire de L'Amour, c'est le cœur de l'homme. Pour lui, seul le cœur de l'homme peut accueillir l'Amour, le laisser grandir, s'épanouir et le propager alentour. C'est du cœur de l'homme que doit surgir l'offrande ; c'est le cœur de l'homme qu'il faut soutenir, stimuler, enflammer... Jésus sait ce qu'il y a dans le cœur humain : une graine d'amour toute petite, parfois cachée, desséchée, recouverte de ronces...
Mais une graine d'amour qui toujours peut grandir ! Avec l'aide de Dieu alors jaillit la vie et se construit un temple nouveau, Corps vivant du Ressuscité, dont nous sommes appelés à devenir les 'pierres vivantes' ou les 'membres d'un même Corps fraternel' ! Et chaque baptisé devient le temple de l’Esprit saint. Cap sur l’amour dans notre cheminement vers Pâques ! Viens Esprit du Seigneur Jésus, viens édifier ce corps, viens nous ressusciter !
Équipe Évangile&Peinture – Extrait de l'Echo d'Ozanam N°393 - Vincent Ravince - spiritain - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 2e dimanche de Carême 2024
Évangile selon saint Marc (9, 2-10)
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En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».
« Me voici ! »
Telle est la réponse d’Abraham à l’appel du Seigneur, et sa fidélité nous émerveille. Sommes-nous prêts à suivre le chemin que Dieu nous trace ? Jésus transfiguré éclaire nos pas. Il confie à chacun la mission de l’Église, l’annonce de la Bonne Nouvelle de la Résurrection. Demeurons à l’écoute de sa parole et rendons grâce pour notre salut.
Au temps d’Abraham les peuples croyaient qu’il fallait sacrifier des vies humaines pour amadouer la divinité : on sacrifiait ceux qui n'étaient pas important, différents, manière de se débarrasser d'humains qu'on ne pouvait pas accepter ! Mais Abraham, lui, accepte de sacrifier son fils unique c'est à dire de se sacrifier lui-même pensant que Dieu demande cela. Mais Abraham homme de grande patience va découvrir que la volonté de Dieu est toute autre ! Dieu n'est pas celui qu'il faut amadouer par de tels sacrifices.
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Dieu se sacrifiera lui-même en donnant son fils unique. Se sacrifier c'est s'arracher à tous les virus du mensonge, de la division, de la haine et de la mort. S'arracher au mal et se tourner totalement vers Dieu.
Jésus emmène ses disciples pour s'arracher et marcher vers les sommets. La transfiguration leur révèle la divinité de Jésus, ils voient « qui » est Jésus. Ils entendent la voix : « Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le ».
Jésus s'élève et relie toute la création rassemblant les croyants qui, à la suite d'Abraham ont commencé à croire. Il tourne le regard des disciples totalement vers son Père. Jésus par sa mort et sa résurrection met en nous son Esprit Saint. Force contre tous les virus du mal qui ne sème que violence et mort.
Prière du Créateur – Fratelli tutti
Seigneur et Père de l’humanité
toi qui as créé tous les êtres humains
avec la même dignité, insuffle
en nos cœurs un esprit fraternel.
Inspire-nous un rêve de rencontre,
de dialogue, de justice et de paix.
Aide-nous à créer des sociétés plus saines
et un monde plus digne, sans faim,
sans pauvreté, sans violence, sans guerres.
Que notre cœur s’ouvre
à tous les peuples et nations de la terre,
pour reconnaître le bien et la beauté
que tu as semés en chacun de nous
pour forger des liens d’unité,
des projets communs,
des espérance partagées.
Amen !
Equipe Méditation@Evangile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°392 – Vincent Ravince - spiritain - Peinture Bernadette Lopez
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