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François-Dominique Roger

meditation

Méditation 1er dimanche de Carême 2024

17 Février 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

1er Dim. Carême B – Mc 1, 12-15 : ‘Convertissez-vous et croyez à l’Évangile’

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

MISSION VISITATION 
 

Jésus vient de recevoir le baptême de la part de Jean. Le récit de l’évangéliste Marc à propos de l’événement est pour le moins bref, mais il rapporte une phrase entendue à moment-là: « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » 

C’est chargé de cette parole que l’Esprit emmène Jésus au désert. 40 jours, 40 nuits pour être tenté par Satan nous dit-on… Voilà donc le décor planté. La suite est encore plus sobre puisque Jésus reprend immédiatement le témoin après l’arrestation du baptiste. Pas de période de latence. Tout semble anticipé et dans le bon tempo. 

Toute notre attention est donc portée d’entrée sur Jésus qui part sous la motion de l’Esprit éprouver cette parole reçue d’en-haut. En écouter toute la portée, sentir sa résistance dans la durée, sa consistance devant le danger. Cette nouveauté marque un virage dans sa vie d’homme. La paternité divine lui découvre son identité filiale. Le milieu hostile du désert ne fait que révéler la force de Jésus qui lui vient d’en haut. Cette vie à la verticale ne lui appartient plus. C’est une vie de service qui l’attend désormais. Le service de l’Évangile est le seul motif de son existence. 

Le récit si sobre de ce début de la vie publique de Jésus place tous les événements dans une seule et même logique. C’est désormais l’Esprit qui agit en lui. Jésus nous montre ainsi ce que notre baptême a déposé au fond de nous: une parole adoptés qui nous remplis d’amour, de joie et d’espérance pour que d’autres, par nos existences d’hommes et de femmes, puissent expérimenter eux aussi le bonheur d’évangile, le bonheur d’une vie reçue d’en haut qui ne craint ni les déserts ni les tribulations d’aucune sorte. La parole de Dieu n’a pas de date de péremption. Elle gagne en force à mesure qu’elle est mise à l’épreuve. Elle soulève la vie et la joie. Dieu nous attend en chemin pour donner à d’autres de se mettre en route et créer du neuf partout où nous passons.

Ce carême 2024 nous propose de nous arracher à nos inerties et de raviver le désir de garder le cap sur l’évangile, l’amour, les autres. 

Viens Seigneur Jésus, viens nous visiter! 
Viens, Seigneur, ouvrir nos cœurs et nos esprits pour que nous devenions aptes à suivre le Christ, à résister aux tentations contemporaines. - (Livret du CCFD-Terre solidaire- carême 2024)

Texte Claude Bernard - musique Claude Tassin

pour "couter cliquez ci-dessous 

Au delà de toute frontière

 

Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian - chant et prière extrait de l'Echo d"Ozanam N°391 - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Méditation 6e dimanche du temps ordinaire 2024

11 Février 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 40-45) 
 

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui. 

 

IMPOSSIBLE OBSERVANCE 

Voilà quelqu’un qui a vu en Jésus son salut. Il fonce donc vers lui et parle à son cœur. Touché, Jésus accède à son désir de guérison. Il n’a pas peur de le toucher. Cet homme existe de nouveau non plus comme celui que l’on fuit ou dont on s’écarte, qui vit à l’extérieur de la ville, mais comme quelqu’un qu’on écoute et que l’on envie pour cette guérison extraordinaire. Cependant, une fois guéri, il n’en fait qu’à sa tête. Jésus avait anticipé cela. Sa compassion avait laissé place à la fermeté. La guérison n’était pas le point final. Jésus l’avait envoyé vers les autorités religieuses pour que cette guérison soit attribuée à Dieu son auteur. En ne s’y conformant pas, tous les regards sont braqués sur Jésus: tous les malades, mais aussi les autorités religieuses qui voient en Jésus une menace. Un regard biaisé qui ne perçoit en Jésus que le l’agitateur de foules.

Jésus semble étonnamment dépassé. Son attraction est puissante. C’est lui qui désormais se retrouve contraint à rester à l’extérieur des villes, mais ce sont les malades qui se pressent auprès de lui. Les foules sont conduites au désert. Quelqu’un les y attend. Quelqu’un capable d’entendre, de se laisser toucher par leur malheur et de communiquer sa vie sans contrepartie. Mais le salut, c’est plus que la guérison. C’est se laisser prendre par sa parole et rendre à Dieu le bien qu’il nous a fait. C’est passer du don au donateur. Le lépreux avait vu en Jésus son salut mais il en est resté à sa guérison. Jésus avait épousé son désir de guérison, mais le lépreux n’a pas épousé le désir de Jésus que sa guérison soit attribuée à Dieu et soit reconnue comme telle par tous. 

Dieu veut plus pour nous. Toujours ! 

Puissions-nous donc entrer dans ce Carême joyeux qui rend à Dieu en action de grâce tous ses bienfaits passés, et en espérance tous ses bienfaits à venir. Puissions-nous épouser Sa Parole et être pour les autres un témoignage vivant de Son Action et de Son Salut. 

Bonne fête de Notre-Dame de Lourdes. Nous nous joignons à cette fête pour porter en particulier tous nos malades. Février est aussi le mois de l'Esprit Saint, puisse-t-il habiter tout spécialement nos foyers et nos cœurs ces prochaines semaines .Bon carême à Tous


Équipe Évangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Méditation 5e dimanche du temps ordinaire

4 Février 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 29-39) 

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

URGENCES PASTORALES 

Quel rythme ! L’évangéliste Marc nous présente un Jésus qui n’arrête pas. Le jour, la nuit. Enseignement, guérison, prière, exorcisme… Nous sommes comme pris dans son urgence que tous retrouvent santé, force, dignité, espérance. Les disciples ont de quoi être désorientés. Toute la misère apparaît comme aimantée par cet être dont la réputation se répand comme une traînée de poudre. La vie est soudain à portée d’homme. Dieu est « en sortie » et cela se voit. La vie renaît autour de lui. 

Les disciples ont de quoi méditer. Ils viennent à peine de lui emboîter le pas que le stage d’immersion est pour le moins intensif. Pour le moment, ils sont plus témoins qu’acteurs. Et ils sont plutôt dépassés. Mais ils brûleront du même feu pastoral à la suite du maître. Ils ont sous les yeux un condensé de ce qui les attend. Ils deviendront à la suite de Jésus des consolateurs, des passeurs de vie. Pas un pouvoir, mais un service urgent pour une humanité blessée, en attente d’une issue. 

Jésus est bien plus que cela. Il fait bien plus que cela. Il crée la communauté des sauvés, des graciés, sous les yeux ébahis de ses premiers disciples. La première Église, c’est celle-ci: celle des sauvés. Ils savent bien, eux, ce que Jésus a fait pour eux. Ils nous mettent en face de notre propre dette de vie, de notre propre histoire avec lui. Cette communauté, c’est nous aujourd’hui. Jésus est toujours en sortie, et nous en sommes les témoins reconnaissants. 

Dans l’Évangile de Marc l’annonce du règne de Dieu n’est pas enfermée dans la sphère religieuse mais déborde jusqu’au sein de la maison de Simon, jusqu’au lit d’une femme malade qui ne peut venir à la synagogue. L’Évangile se déplace vers la maison de la souffrante. La maison de Simon devient alors un lieu de rendez-vous. Comme un nouveau lieu de mission pour Jésus et ses disciples. La maison de Simon symbolise l’unité fraternelle des chrétiens appelés à devenir une famille.

Que toutes nos familles, nos communautés, nos mouvements, soient comme des maisons fraternelles, accueillantes, pastorales et ecclésiales.


Équipe Évangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez - Vincent Ravince

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Méditation 4e dimanche du temps ordinaire

28 Janvier 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation, #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (1, 21-28) 

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

LA PAROLE DE JESUS MET DE L'ORDRE

Quel démarrage ! À peine Jésus vient d’appeler ses disciples pour en faire des pêcheurs d’hommes que se présente une première situation. C’est d’abord par la parole que Jésus éblouit. La comparaison avec les scribes donne à penser. En quoi cette parole-là est différente ? Pourquoi fait-elle autorité? L’évangéliste ne dit rien du contenu mais il présente simplement son effet sur ses auditeurs. La parole de Jésus rejoint, parle au cœur. Elle sert la vie. Elle crée un pont. 

« Tais-toi ! Sors de cet homme. » ordonne Jésus à l’esprit « mauvais » qui habitait ce pauvre fou, capable de mélanger le vrai et le faux – comme cela se pratique si bien aujourd’hui-. 

Jésus parle et agit avec autorité. Sa présence dérange les forces qui se mettent en travers de la libération de la vie, de la vérité. Les réactions peureuses nous font découvrir ce qui est à l'œuvre. Jésus nous offre de devenir « co-auteur » de notre existence et nous aide à nous débarrasser des esprits réels ou fictifs qui ont pris le pouvoir sur nous et qui nous tirent vers le bas. Jésus donne à voir les oppressions qui nous entravent et met en œuvre le pouvoir pour nous en extraire.

Le démon a trouvé plus fort que lui ! Jésus impose le silence aux paroles blessantes et qui tuent. La parole de Jésus est bienveillante, et elle fait ce qu’elle dit : elle chasse la malveillance, elle nous délivre du mauvais. La Parole de Jésus met de l’ordre ; elle ordonne à Dieu, elle relie à Dieu.

En ce dimanche, laissons Dieu mettre de l'ordre dans nos vies bien folles ; prenons quelques instants pour faire silence, et Le laisser agir, parler avec autorité, pour nous faire grandir ! Heureuse rencontre avec Jésus qui redonne envie de vivre. Les forces de mort ne peuvent que capituler devant ce désir impérieux que nous ayons la vie du Père en nous. Il nous réveille, nous ressuscite. 

 " Oui, Seigneur, que ta Parole nous libère, et manifeste ainsi en nous toute son autorité ! Donne-nous de savoir nous taire afin que nous nous laissions pleinement envahir par la puissance de ton Esprit d’Amour et de Paix !"

 

Equipe Méditation@Evangile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°388 – Vincent Ravince - spiritain – Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 3e dimanche du Temps Ordinaire A 2023

21 Janvier 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 14-20) 

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

APPEL ÉPOUSÉ 

Tout va très vite dans cet évangile selon Marc. Et ce n’est que le commencement! En réalité s’il nous semble que tout s’enchaîne si rapidement, c’est que le temps est là. Le temps est venu d’une radicale nouveauté. Celui de la longue préparation par les prophètes est achevé. 

Le dernier d’entre eux, Jean-Baptiste, constitue la charnière avec le nouveau monde inauguré par Jésus. La longue attente formée dans les cœurs ne peut que reconnaître son fruit en Jésus. Alors tout s’impose naturellement. Même les paroles les plus mystérieuses apparaissent lumineuses et tracent la route d’une vie pour laquelle on n’hésite pas à tout quitter. 

Que c’est beau de voir le cœur de l’homme dans cette docilité à l’appel de la vie. Les vrais aventuriers savent au fond très bien ce qui les guide, ce qui les fait quitter, partir en prenant tous les risques. Cela s’impose, surpasse tout le reste. Jésus leur fait vivre ce qu’ils feront vivre à d’autres. La transmission de l’évangile de Jean-Baptiste était née de sa rencontre avec Jésus. Les deux étaient encore dans le ventre de leurs mères envahies par la grâce de porter en elle le fruit du vouloir divin. La joie de cette première rencontre sera la mémoire qui va guider Jean-Baptiste jusqu’à ce jour du baptême de Jésus. Baptiser le Messie, le Maître... Il fallait beaucoup d’humilité de part et d’autre: un laisser-faire bouleversant parce que Dieu crée de l’inédit. 

Dieu se fait homme et prend ses chemins pour lui dessiner le sien. Il ne s’agit pas de tout comprendre mais d’accepter d’être débordé et de marcher sur les eaux dans la confiance inaltérable et la mémoire bouleversante de ce regard et de cette parole, de cette rencontre décisive avec Jésus. Une rencontre qui tourne et dédie irrémédiablement vers les autres. Dieu prend tout parce qu’il donne tout. L’homme ressemble à Dieu désormais. L’évangile est miroir. Dans ses yeux, c’est nous, debout, pour les autres. C’est beau la vie dans ses yeux…


Te suivre, Seigneur, n'est pas une aventure 
commencée à la légère
et poursuivie avec désinvolture. 
Un jour « oui » et l'autre « non » !
Cela tu n'en veux pas.
Te suivre, Seigneur, c'est prendre du temps,
beaucoup de temps, pour T'approcher,
chercher à Te reconnaître, 
apprendre à T'aimer.
Te suivre, Seigneur, 
ce n'est pas l'affaire d'un jour mais c'est l'affaire 
de tous les jours.
Fidélité, par-delà les obstacles et les ténèbres.
Fidélité, par-delà la peur et le doute.
Te suivre, Seigneur, c'est aussi trouver le temps 
et la patience, laisser la fleur sortir de terre, s'épanouir 
et se tourner vers le soleil. Rien, jamais rien, ne pourra 
se réaliser par la force aveugle, isolée.
Te suivre, Seigneur, c'est aussi travailler chaque jour
à la construction de notre vie de chrétiens,
en puisant en Toi les forces nécessaires pour tenir
et tenir jusqu'au bout de l'aventure.    


Équipe Évangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez - Te suivre, Seigneur… d'après Christine Reinbolt

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Méditation Epiphanie du Seigneur

6 Janvier 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation, #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 1-15)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » 

Convocation des mages par Hérode

En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 

L'adoration des mages

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, 

Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils. ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Moment favorable

La ville de Bethléem, aujourd’hui, est le lieu le plus improbable pour la naissance du Sauveur. Entourée d’un immense mur, cette ville de Judas est le lieu inattendu par excellence pour accueillir le libérateur et pourtant, c’est bien là que Jésus est né. 

Bethléem en Palestine aujourd'hui

À son époque, il en allait différemment : tout le monde savait que Bethléem accueillerait le Messie, car elle était la ville de naissance du roi David : son descendant devait naître là-bas. Hérode et tous les scribes, les spécialistes de la religion, savaient que de Bethléem sortirait un berger, mais le seul problème était de savoir quand. À l’inverse, les rois mages ont su lire les astres, les signes des temps : ils savaient quand le roi du monde devait naître, mais ils ignoraient où. 

Bien souvent, nous sommes un peu comme Hérode. Nous connaissons la Bible et nous savons où attendre Dieu : dans les sacrements, le prochain, la lecture de la Torah, du Coran, de la Bible. Pour autant, nous ne le voyons pas toujours et nous risquons de rater le moment favorable, car nous ne sommes pas assez attentifs aux signes des temps. 

J’ai eu la joie de reconnaître, un signe donné par Dieu et j’ai éprouvé le besoin d’être guidé par des hommes, des femmes, des prêtres et des laïcs et des personnalités de tous horizons et de comprendre. Comme beaucoup de chrétiens, fidèles au baptême, je suis disciple du Christ, missionnaire de Sa lumière. Mission, qui n'est pas affaire de stratégies ou de moyens, mais le résultat d'une expérience, celle de l'échange d'un regard entre Dieu et l'homme, celui de Jésus sur Pierre ou celui d'un nouveau-né sur nous.

Admirer un nouveau-né nous comble de bonheur. Que dire quand il s’agit du Messie, du Fils de Dieu, de cette étoile qui brille dans les ténèbres ? Comme les mages, nous pouvons nous mettre en route, à la rencontre du Sauveur en accueillant son amour gratuit Sur nos chemins de solitude, de souffrance, d’incompréhension, nous pouvons nous laisser guider par sa divine et mystérieuse lumière. Le moment est favorable aujourd’hui pour l’accueillir « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. »  (Ep 3, 2-3a.5-6)

Rencontrer Dieu lui-même, dans l'invisibilité et une discrétion inouïe, ne laisse pas indifférent. Les mages, Balthasar, Gaspard, Melchior repartent évidemment par un Nouveau Chemin. Celui qu'ils ont adoré, ils le croient déjà, est le Chemin, la Vérité et la Vie.

L’épiphanie est la fête de la manifestation du Christ dans l’humilité de la condition humaine.    A la suite des mages, en ce début d'année, déplaçons nos petits horizons réduits à nos idées et à nos pensées du moment. Accueillons l'invisible d'un Dieu qui se dit totalement avec nous par cet enfant exilé puis en ce jeune adulte, nommé roi éphémère par ceux qui vont le tuer, jeune crucifié qui révèle sa véritable royauté en pardonnant à ses bourreaux, en donnant sa vie, en triomphant de la haine, du péché et de la mort. Christ est de retour par son Esprit Créateur en nous et parmi nous : contemplons son humble présence au cœur de ce monde dans la douleur d’un enfantement.

Accueillir le fruit du mystère de la nativité dans nos vies

Equipe Méditation@Evangile – Frère Olivier Catel - Vincent Chopart spiritain - François Roger – Peinture Arcabas et Bernadette Lopez

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Méditation Fête de la Sainte Famille de Dieu

30 Décembre 2023 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile de Jésus Christ - selon saint Luc (2,22-40)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Anne, femme prophète

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Dieu fait merveille

Une terre, une famille, un peuple, des coutumes, une religion, voilà ce que Dieu veut pour son Fils. À la fois le meilleur et le plus simple pour signifier l’incarnation. Joseph et Marie vont fuir Bethléem pour rentrer chez eux par un autre chemin. En passant par l’Égypte, ils offrent un cadeau merveilleux à leur enfant : parcourir le chemin du peuple de Dieu arraché à une terre d’esclavage pour aller vers la Terre promise. 

La fête de la Sainte Famille nous rappelle tout cela. Marie et Joseph vont au Temple accomplir leur mission de parents et présenter à Dieu leur enfant. Par le don total de sa vie, l’enfant sera Lumière pour tous les peuples. Les mots de Syméon peuvent étonner et surprendre, mais ils s’inscrivent déjà dans la dynamique pascale qui éclaire à jamais les ténèbres de l’humanité.

Voilà Syméon comblé par la présence de celui que son peuple attendait. Syméon, qui a toujours cru en la promesse de voir le salut avant de mourir. C’est la fidélité de cet homme qui permet à Dieu, dans l’Esprit, de l’exaucer.

Au Temple, l’offrande de Joseph et Marie nous indique déjà le don total que le Christ va faire de sa vie. Toute sa vie va s’inscrire dans la promesse faite à Abraham, dans la foi d’Abraham, une foi qui rend toute chose possible pour Dieu et avec Dieu. C’est la foi de Marie, celle de Joseph ou la nôtre. 

Famille Vernet - Roger

Quand Jésus est présenté au Temple, nous sommes nous aussi invités à offrir à Dieu notre vie, la vie de nos enfants, la vie de nos proches. Grandir dans la paix et dans l’amour du Seigneur. Que désirer de plus pour nos enfants et pour nos familles ? Dieu lui-même a choisi de vivre en famille, cette école de vie, au fil des jours, au rythme des repas partagés, des échanges de paroles et de services et de l’amour. Nos familles sont école et chemin de sainteté.

Un chemin d’émerveillement s’ouvre à nous. Dieu ne cesse de faire merveille en notre humanité. Magnificat !

 

Equipe Méditation@Evangile - Benoît Gschwind, prêtre assomptionniste – Extrait de PrionsenEglise  Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Méditation Nativité du Seigneur Noël 2023

25 Décembre 2023 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile de Jésus Christ - Jean (1, 1-18)

Crèche de l'Eglise St Joseph de Serémange

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement ­auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en ­venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

TENEBRES ILLUMINEES 

La nuit a trouvé son astre. Le Verbe, plein de grâce et de vérité est venu illuminer les ténèbres de l’humanité. Il est venu réveiller l’image de Dieu imprimée en chacun. Il est venu rendre la mémoire à nos cœurs perdus. 

La vie est entrée dans notre temps pour y semer la sienne. Marie la première s’en est trouvée comblée. Pleine de grâce... c’est par elle qu’est entrée la Lumière qui ne s’éteint pas, l’astre éternel qui porte la mémoire de toute la création. Par lui tout a été fait. La création passe à une autre étape. La lumière a choisi de passer désormais par la chair pour luire et grandir. Toute la création est appelée à faire de la place. Marie et Joseph savent ce que c’est d’accueillir la vie dans la leur

C’est à notre tour maintenant puisque nous avons tous eu part à sa plénitude. Nous avons reçu en nous sa lumière. Noël c’est chaque fois qu’elle se met à briller dans notre vie, que nous laissons le Verbe nous illuminer de l’intérieur. Noël c’est chaque fois que nous le laissons être ce qu’il est : le Fils de Dieu qui nous apprend à devenir ce que nous sommes. Voilà ce que Jésus le Verbe vient révéler en nous : l’enfant que nous sommes, appelé à grandir et se déployer. 

Noël c’est l’histoire d’une famille. Celle des enfants de lumière que nous sommes tous. Laissons Dieu être Père. Laissons le Christ être notre frère. Laissons-nous les uns les autres être ces enfants à naître chaque jour plus lumineux de l’amour qui nous a porté à la vie. Que le mystère de Noël soit votre espérance de chaque jour pour vous-mêmes et chaque personne autour de vous.

 

crèche vivante à l'église St Joseph d'Aulnay sous Bois - photo J. Abrioux

Seigneur, que nous mettions la paix 
dans nos cœurs et nos pensées, 
pour que ton règne arrive
aux quatre coins du monde entier

 

Equipe Evangile@Peinture – Marie-Dominique Minassian - Peinture Arcabas

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Méditation Nuit de Noël 2023

24 Décembre 2023 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (2,1-14)

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.          Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

COEUR DE BERGER

Voici que Marie met au monde son fils. Qu’importe la pauvreté du lieu, un même amour unit Joseph, Marie et l’enfant. Les bergers reçoivent la visite de l’ange. Ce sont les premiers témoins d’un Dieu qui s’est fait pauvre et petit pour attirer à lui tous les petits de la terre.

En cette nuit de Noël, la liturgie invite à porter le regard sur les bergers qui veillent sur leurs troupeaux à la lueur des étoiles et à voir la gloire du Seigneur les envelopper de sa lumière.

À entendre la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur annoncée par le prophète Isaïe au peuple libéré du joug qui pesait sur lui, de la barre qui meurtrissait son épaule, du bâton du tyran. À partager l’expérience des bergers saisis par la joie et l’allégresse qui les font partir en hâte chercher le nouveau-né, le trouver emmailloté et couché dans une mangeoire.

Quel appel surprenant ! Appel à reconnaître le Sauveur, Christ et Seigneur, en ce nouveau-né qui se tient en humble place dans une mangeoire. Appel à découvrir, avec les bergers émerveillés, le Prince-de-la-Paix venu comme un petit pauvre, au cœur des ténèbres et de la fragilité de notre humanité.

Répondons à cet appel en nous disposant à cette rencontre extraordinaire dans l’ordinaire de nos vies, nous faisant petits pauvres, à sa manière à lui. Introduits auprès de Joseph, Marie et l’Enfant, accordons nos cœurs à ceux des bergers, eux qui les premiers ont reçu l’étonnante nouvelle du salut pour la porter au peuple qui marche dans les ténèbres : le signe du pouvoir du Prince-de-la-Paix est un enfant emmailloté et couché dans une mangeoire. Promesse d’un règne de paix, établi sur le droit et la justice maintenant, pour toujours.

 

Equipe Méditation@Evangile – Extrait de PrionsenEglise N¨444 - Anne Da, xavière – Peinture Bernadette Lopez 

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Méditation 4e dimanche de l'Avent 2023

23 Décembre 2023 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1,26-38)

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » 

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » 

Marie dit alors :« Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

DIVINE EFFRACTION

Il y a un avant et un après. Son histoire était tracée. Elle était promise à Joseph. Sa vie se déroulait d’humaine façon. Et voilà que Dieu s’invite. Son messager fait irruption dans cette histoire paisible. Son nom en est tout bouleversé. Marie est aux yeux de tous désormais la « comblée-de-grâce ».

La raison de ce changement ? Dieu lui-même. Dieu hôte. Dieu présent. Dieu avec elle. Dieu pour elle. Dieu en elle. Tout à coup tout s’affole. Le temps et l’espace sont réquisitionnés pour faire place à une autre histoire qui se dessine. Dieu s’invite et c’est dans le ventre de Marie que cette histoire autre commence. Dieu caché… Dieu discret. Dieu puissant qui s’affranchit des limites du possible. Dieu entre et bouleverse. Dieu souverain. Dieu multiplie la vie. Rien de plus beau. Rien de plus fort. Comment ne pas se ranger à ce si beau dessein?

Tu as raison, Marie, d’acquiescer à cette incroyable histoire. Tu sais maintenant comment Dieu opère. Dieu s’invite. Il vient chez nous. Il nous prend dans son histoire. Il nous invite à multiplier la vie avec lui. Il a le charme d’un enfant à qui on ne peut rien refuser. Il a l’autorité de celui qui a tout donné. Comment s’y refuser?  Tu as raison, Marie, de te laisser envahir par tant de bonté. Ton histoire de femme en est toute retournée, mais c’est pour la bonne cause. Comment lutter ? L’irruption de la grâce n’est pas négociable. C’est un don à reconnaître et à accueillir. Dieu s’invite.

Quelle histoire ! Jésus, tu t’annonces par un ange mais c’est toi qui es déjà là dans ta promesse. Alors viens, oui viens dans notre histoire. Viens y mettre ta lumière, ta paix, ta joie. Viens nous combler de ton impossible.

Equipe Méditation @ Evangile - Marie-Dominique Minassian

 Peinture Arcabas - Bernadette Lopez - Fribourg

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