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François-Dominique Roger

meditation dominicale

Méditation 5ième dimanche de ¨Pâques

3 Mai 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Jean (14, 1-12) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »

Un chemin de vérité et de vie

Les termes de l’Évangile évoquent le voyage partir, revenir, chemin. Les Apôtres s’interrogent sur le lieu où Jésus se rend. Jésus prend l’image du chemin. Il invite les Apôtres à lire les événements à un autre niveau, plus profond, plus vital. Les chemins entre le Christ et les disciples, contrairement aux apparences, ne se séparent pas ; c’est un autre chemin qui s’ouvre. Jésus évoque moins un départ qu’un nouveau mode de présence, une nouvelle communion avec le Père : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ». Si voyage il y a, il s’agit avant tout d’une aventure spirituelle, d’un déplacement intérieur, d’un saut dans la foi. La mort de Jésus sur la croix suggère son départ, mais sa mort même conduit à une communion nouvelle. Au moment où Jésus semble perdre sa vie, il la gagne et nous la donne. Au moment où le mensonge et l’injustice semblent prendre le dessus, la résurrection fait éclater la Vérité. Notre chemin avec le Christ ne s’arrête pas avec la croix, il devient au contraire un chemin de Vérité et de Vie en abondance. Sa disparition devient révélation. « Croyez-moi ! », dit Jésus.

L'Ange puissant qui descend du Ciel... - Père Jean Derobert - Edition Jules HOVINE-1985

"Voici que je vais envoyer mon messager, pour qu'il déblaie un chemin devant ma face. Et  soudain, il  entrera dans son sanctuaire, le Seigneur que vous cherchez ; et l'Ange de l'alliance que vous désirez, le voici qui vient ! dit Yahvé Sabaot ". (Malachie 3, 1-2)

 

Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°350 – Vince Ravince – prêtre spiritain – peinture Bernadette Lopez

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Méditation 4ième dimanche de Pâques

25 Avril 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (10, 1-10)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

L’Esprit Saint, gardien de la porte en nous

Jésus nous parle ici de l’Esprit-Saint qui est le gardien de la porte en nous, c’est-à-dire du Christ qui vit en nous. C’est bien lui en effet, qui nous défend contre les attaques extérieures en fermant la porte, et qui nous ouvre sur l’extérieur pour que nous ne restions pas enfermés sur nous-mêmes, en nous donnant un esprit d’audace et d’aventure. C’est lui encore qui nous aide à reconnaitre et à suivre la voix du bon berger. C’est grâce à lui, l’Esprit-Saint, que nous pouvons vivre en abondance, sortir de notre petite vie de grain de blé dans un grenier, pour tendre vers une grande et belle Vie abondante, faite de surprises ! Voici finalement, le critère fondamental que Jésus veut nous transmettre aujourd’hui : que nous soyons berger ou brebis, nous sommes invités à vivre en abondance et à vouloir que ceux qui nous sont confiés, eux aussi vivent en abondance ! Pour cela, il suffit de laisser l’Esprit Saint, le Gardien de la Porte, faire son travail de gardien de la Vie comme vocation en nous, afin que nous ayons la vie en abondance 

« Que devons-nous faire ? »

C’est la question que posent, le cœur bouleversé, les auditeurs de Pierre après avoir entendu la Bonne Nouvelle de la Pâques de Jésus ! La réponse tient en quelques mots : se convertir, recevoir le baptême et le don de l’Esprit.
Tu nous invite, Seigneur, à la conversion et à suivre ton Fils, le vrai berger ! Il est la porte qui ouvre à ton Royaume ! Ouvre-nous à ton désir :
-    tu aimes paix et le pardon, que nous soyons des témoins actifs et entreprenants
-    Tu aimes l’attention aux plus petits, que nous soyons des témoins généreux et désintéressés
-    Tu aimes créer pour le bien de l’homme, que nous soyons des témoins bâtisseurs et inventifs
-    Tu aimes rencontrer l’homme dans un cœur à cœur, que nous soyons des témoins fidèles et priants
-    Tu aimes la justice parce que tous les hommes sont tes enfants, que nous soyons des témoins de ton amour toujours et partout
-    Tu aimes ce qui est vrai, que nous soyons témoins à travers nos existences de Ta Parole de vie en nous

Seigneur, toi qui appelles chacun par son nom, 
toi qui as déposé en chacun un don unique, irremplaçable, 
rends-moi disponible pour l'aventure où tu m'appelles, 
que je sache faire ce que le Christ me demande


Equipe Méditaion@Evangile- extrait de l’Echo d’Ozanam N°193 du 3 mai 2020 – Vince Ravince prêtre spiritain – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 3ième Dimanche de Pâques - 19 avril 2026

17 Avril 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 13-35)

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » 

Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe de puis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. 

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse ». Il entra donc pour rester avec eux. 

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs com pagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre ». À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Sur le chemin d’Emmaüs

S’en retournant chez eux à Emmaüs, deux hommes, parmi les compagnons de Jésus, ont le pas lourd ; comment ne pas être bouleversés, désemparés, après les évènements qui viennent de se dérouler à Jérusalem ? L’espérance d’un grand nombre s’est brisée avec la condamnation et la mort du prophète Jésus.

Sur ce chemin de réflexion et de méditation, sans qu’ils s’en soient rendu compte, « Jésus lui-même s’approcha et fit route avec eux ». Il les rejoints et les aide à poser un autre regard, à projeter une autre lumière sur ce qui provoque encore leur tristesse et leur repli. Il les pousse même à se retourner en arrière, à repenser à la route passée, à professer leur foi : « de quoi discutez-vous en marchant ». Au trouble des disciples, il les pousse à chercher plus loin, plus profond et à reprendre le chemin des Ecritures qui allumeront en eux un feu brûlant et enflammeront leurs cœurs.

Les disciples cheminent ; ils avancent et Emmaüs est tout proche ; les deux voyageurs, un temps découragé, ont encore besoin de leur maître en Ecritures, et de sa Parole : « Reste avec nous ». « Il entra pour rester avec eux », « il se mit à table avec eux ». Jésus ressuscité est tout entier dans la présence et partage le pain. C’est tout... Et c’est énorme ! Le signe attendu est là. Dans le tout petit signe du partage du pain, se cache la Vie Pleine, la Vie plus forte que la mort. Le ciel qui sourit à la terre ! « Leurs yeux s’ouvrent ».

Ce qui a été déposé pour toujours dans leur cœur les a arrachés à eux-mêmes et chassez toute torpeur ; leur foi en est éclairée, affermie. Les disciples ressuscitent. Ils peuvent retourner « nouveau » à Jérusalem. Le chemin qu’ils ont désormais à prendre et celui du témoignage du Christ par toute leur vie, de la mission ; et dans la proclamation de l’Evangile du Ressuscité naîtra la communion avec le Christ et leurs frères et sœurs de la communauté naissante de Jérusalem.

Cette expérience du Christ avec les disciples d’Emmaüs, n’est-elle pas la nôtre aussi, lorsque, laissant le Christ cheminer avec nous, et en nous, nous pouvons découvrir sa Présence et son Esprit à l’œuvre dans nos existences ? La paix qui nous vient alors de sa Parole, le partage fraternel, la communion réalisée, fortifient notre cœur et animent notre voix, pour proclamer à notre tour : « Christ est ressuscité ! »

Jésus, glorifié par le Père, accomplit les Ecritures et réalise les promesses de Dieu. « Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute chair ». Par l’Esprit Saint, Dieu se communique et se fait connaître.

 

Equipe Méditation@Evangile –Jacqueline – Jean-Marie – François – rencontre Edace à l’église St Joseph à Yutz - le 13 mars 2016 - Peinture Arcabas 

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Méditation 2e dimanche de Pâques - Dimanche de la Divine Miséricorde

11 Avril 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation, #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous !

De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. 
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

CHARGÉS DE PAIX

La résurrection est une sorte de "conquête de l'espace". Jésus ressuscité vient faire éclater nos prisons et nos carapaces blindées. Prisonniers de nos habitudes, incarcérés dans nos peurs, coincés dans nos rancœurs, nous sommes bousculés par le Vivant, appelés à ouvrir nos horizons et nos cœurs. L'Eglise qui témoigne du Ressuscité est appelée à créer de nouveaux espaces de liberté où chacun puisse exister, avec ses faiblesses et blessures et se laisser pardonner, transfigurer par le Christ. 

Elargissons nos espaces intérieurs, avec Thomas, nous découvrons que les yeux ne suffisent pas, et qu'il faut traverser des nuits d'épreuves et de blessures pour voir se lever la lumière. 

Nous redécouvrons que parfois les mains ne suffisent plus, et qu'il faut la douceur du cœur pour guérir le désespéré ! Quand j'ai peur, quand je me sens usé, c’est souvent parce que tout repose sur mes épaules, sur mon énergie, sur ma volonté.  Alors les portes se verrouillent de l'intérieur ! 

Mais toi, Seigneur, tu viens et tu m'appelles à sortir de moi, à aller vers toi, à me donner et à tout te confier. Alors, les verrous peuvent sauter, et ton Esprit en moi travailler !

O Christ, toi notre frère crucifié, ressuscité,
fais-nous voir l'amour du Père,
donne-nous de toucher la beauté d'être aimé,
permets-nous de sentir ta présence en nos cœurs,
et d'entendre le souffle de ton Esprit nous redire :
"La paix soit avec vous !"

Nous voici donc, avec les disciples de tous les temps, épris de ce Maître en amour qui nous revêt aujourd’hui de sa tunique sans couture et nous charge de distribuer son amour sans partage ni condition : paix pour tous

 

Méditation@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°347 du 16 avril 2023 – Vince Ravince prêtre spiritain – peinture Bernadette Lopez

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Méditation du 5ème dimanche de Carême - dimanche 22 mars 2026

20 Mars 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Puis Jésus dit : “ Déliez-le et laissez-le aller.

Parole de Dieu Jean (11, 25-27a)
Jésus dit à Marthe : « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde »

Eclairage biblique

Notre Dieu est un Dieu de vie. Il ne s’habitue ni à la mort, ni aux tombeaux. Le retour de Lazar à la vie n’est pas d’abord une démonstration de puissance. Il est le dévoilement d’un mystère plus profond : en Jésus, Dieu se tient au plus prés de nos larmes et de nos liens déchirés. 
« Je suis la résurrection et la vie », dit-il à Marthe. Non pas seulement au futur, mais aujourd’hui. La résurrection commence lorsque nous croyons qu’aucune tombe ne peut emprisonner la relation d’amour que Dieu veut vivre avec nous.

Rendons grâce à Dieu qui a créé l’homme pour la résurrection et la vie.
Le Seigneur soulève la pierre tombale de nos péchés 
qui nous sépare de lui, lumière des vivants.
Sois loué, Père,
pour ton Fils qui a donné sa vie pour que le monde vive.

Laissons donc Jésus visiter nos tombeaux, 
tout ce qui est mort en nous, 
pour nous entrions 
dans sa liberté d’aimer jusqu’au bout, 
jusqu’à mourir s’il le faut.
je t’offre tout ce que j’ai… tout ce que je suis

 

Prière

Foyer de Charité " La Flatière" Les Houches -Vallée de Chamonix - Mont-Blanc

Seigneur, 
Tu es le Dieu de la vie,
le Dieu de la source qui ne tarit pas,
le Dieu de l’abondance offerte,
sans mesure et sans condition.

Merci pour la beauté de la Terre, 
pour la pluie qui féconde, 
pour le soleil qui réchauffe, 
pour les fruits, les graines, les moissons.

Merci pour l’amour partagé, 
pour la paix semée dans les cœurs, 
pour les gestes de bonté qui font fleurir l’Espérance.
Tu remplis nos mains 
de plus que nous n’osons le demander.
Tu ouvres nos vies à une générosité sans fin.

Seigneur, donne-nous de recevoir
avec reconnaissance, 
et de partager avec joie,
ce que nous avons reçu de Toi

Amen

Equipe Méditation@Evangile - extraits : du livret spirituel CCFD - Terre Solidaire - du compagnon du Carême Magnificat - peinture Bernadette Lope

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Méditation de l'Evangile du 4ème dimanche de Carême 2026

13 Mars 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (9, 1-41)

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »

Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ou verts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi ” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas »

On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète »

Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publique ment que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » 

Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. 

Pourquoi voulez-vous m’entendre Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.

Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure »

S’émerveiller de la lumière du monde

Le long récit de l’aveugle-né nous rappelle une vérité essentielle : voir ne suffit pas pour croire. Ce sont les yeux du cœur que Dieu ouvre avec et pour nous. Comme l’aveugle-né, nous avançons à tâtons, blessés, vulnérables, parfois enfermés dans ce que d’autres disent de nous. Mais c’est là, dans cette obscurité même que Jésus nous rejoint. Il ne pose pas de question, Il se penche, il touche, il envoie. Un peu de terre, un peu de salive, et la lumière survient. Dans cette lumière fragile et offerte, nous devenons des témoins.

Être un enfant de lumière, laisser Jésus nous ouvrir les yeux. La violence des conflits a toujours pour racine un aveuglement. Entrons dans la lucidité de Dieu en regardant le monde avec ses yeux : des yeux qui discernent sans se laisser berner par l’apparence. On ne peut rien faire pour le monde si on ne commence pas par purifier son regard.

Accepter de ne pas tout savoir, de ne pas tout maîtriser... Comment je me laisse conduire par la Parole de l’Évangile ? Comment je me fais humble ?

Prière 

Seigneur Jésus,
la lumière de ton amour
a été déposée en moi
au jour de mon baptême.

J’en suis émerveillée
mais je la sais petite, fragile, 
tremblante en moi…

Et pourtant forte puisqu’elle vient de Toi.

Donne-moi de la laisser briller,
permets que d’autres viennent
s’y réchauffer,
que par elle, aux heures sombres,
ils trouvent un chemin.

Et mets sur ma route des compagnons
dont la lumière me réchauffera
et me réconfortera si besoin.

Fais que jamais Ta lumière
ne s’éteigne en moi.

Amen

Chantal Lavoillotte

Arcabas

Equipe Méditation@Evangile – Texte extrait du livret spirituel du CCFD Terre Solidaire – 4e dimanche de Carême le 15 mars 2026 - Peinture Bernadette Lopez 

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Méditation 2ème dimanche de Carême 2026

28 Février 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1-9)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma 
joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts »

Va, quitte ton pays ! 

« Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai » (Gn12,1-4a) Cette parole adressée à Abraham, qui partit sans savoir où il allait, n’est-elle pas fondatrice de notre démarche quotidienne de notre foi ? A chaque nouvelle étape de notre vie de croyant, il faut quitter, marcher, se fier sans retour à Celui qui est toujours en avant de nous…

Carême 2026 - CCFD Terre Solidaire - unissons nos pouvoirs

Nous, petits, on a été baptisés, on nous a envoyés au catéchisme…
S'il n'y a eu que cela, on n’en est peut-être resté à une religion plus ou moins formaliste… C’est pourquoi des gens, devenus adultes, disent qu’ils ne croient plus en rien !
Ils n'ont fait aucune expérience, ils n'ont pas su découvrir que leur histoire personnelle était une histoire sainte. Il n'y a eu personne pour les engager sur cette voie d'une rencontre avec un Dieu qui se révèle, se fait connaître tout proche.

Et nous ? Nous avons peut-être eu la chance de faire cette rencontre, grâce à un parent, un camarade, un événement subit. Nous pouvons dire comme Pierre et tant d'autres : « je l'ai rencontré !» Alors, on croit cette Parole qui fonde notre existence. Et notre vie personnelle nous pouvons la lire comme une histoire « sainte ». C’est-à-dire une histoire où Dieu est présent.

« Celui-ci est mon Fils bien aimé. Écoutez-le » 
Plutôt que d’imaginer une lumière plus aveuglante que des milliers de soleils, essayons de comprendre la gloire comme l’excès de l’Amour qui est en Dieu

Seigneur, tu as mis un feu en nos cœurs.
Nous connaissons un peu mieux le visage de ton Fils.
Fais que, comme un soleil, Il brille en nos cœurs,
pour que nos vies soient reflets de ta lumière !
Fais de nous des rayons de bonheur beaux à voir,
qui transforment et transfigurent
la vie autour d'eux !
Au-delà des épreuves et des déchirures,
laisse éclater en nous la puissance de ton Esprit,
pour que vienne ton règne
de Justice et d'Amour !

Là encore, le Seigneur nous répète : « Relevez-vous et soyez sans crainte ». Redescendons dans la plaine et que la grâce dont nous aurons fait l’expérience nous soutienne pour être des artisans, de synodalité dans la vie ne nos communautés et de Bonheur dans la vie de toutes nos Familles.

Que l’Esprit Saint nous fasse vivre ce Carême 2026 dans l’ascèse avec Jésus, pour faire l’expérience de sa splendeur divine et, ainsi fortifiés dans la foi, poursuivre ensemble le chemin avec Lui, Gloire de son peuple et Lumière des nations.

 

Une religion du cœur- les prêtres du Sacré-Cœur de Saint-Quentin

Equipe Méditation@Evangile – Extraits : de la Roche d’Or 2026 - P.Olivier Sournia ; de l’Echo d’Ozanam N°185 – Père Vince Ravince ; du message de carême 2020 du Pape François – illustration Bernadette Lopez

 

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Méditation 6ème dimanche du Temps Ordinaire 2026

14 Février 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Matthieu (5, 17-37)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. (Début de la lecture brève) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux (…) Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement (…) Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande (…) Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur (…) Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout (…) Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »
(Version brève)

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » 

Le mensonge règne en maître, on le voit avec certains dirigeants qui énoncent des fakes news et qui prétendent eux-mêmes avoir la vérité ! Pas facile de s’y retrouver. Les rapports humains sont corrompus de l’intérieur par l’hypocrisie, la ruse, le mensonge, les tromperies et, par les réseaux sociaux, qui regorgent de complotistes et de fausses informations. 

Jésus nous invite à la vérité dans nos relations humaines. Ce n’est pas par un serment extérieur que nous prouvons notre honnêteté, mais par la valeur de notre parole conforme à nos actions. Jésus nous invite à être vigilants. La loi ancienne évoquait les situations pour le « vivre ensemble » sous le regard de Dieu. Jésus va plus en profondeur : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ». 

Jésus nous rappelle que la Loi est importante, mais ce qui est le plus important c’est l’esprit de la Loi. Le respect de la personne passe avant le respect de la règle, c’est la nouveauté ! Si on veut, alors on peut… par la puissance de l’Esprit Saint qui nous est donné !

Le mot « accomplir » vise ce grand projet que Paul appelle « le dessein bienveillant de Dieu » ; depuis Abraham, toute la Bible est tendue vers cet accomplissement. Le chrétien, c’est quelqu’un qui est tendu vers l’avenir. Et il juge toutes les choses de ce monde en fonction de l’avancement des travaux, entendez l’avancement du Royaume. Quelqu’un disait : « La messe du dimanche, c’est la réunion du chantier du Royaume » : le lieu où on fait le point sur l’avancement de la construction.

Et réellement, le Royaume avance, lentement mais sûrement : c’est le cœur de notre foi. Bien sûr, cela ne se juge pas sur quelques dizaines d’années : il faut regarder sur la longue durée ; Dieu a choisi un peuple comme tous les autres : il s’est peu à peu révélé à lui et après coup, on est bien obligé de reconnaître qu’un énorme chemin a été parcouru. Dans la découverte de Dieu, d’abord, mais aussi dans la relation aux autres hommes ; les idéaux de justice, de liberté, de fraternité remplacent peu à peu la loi du plus fort et l’instinct de vengeance.

Aller plus loin, toujours plus loin dans l’amour, voilà la vraie sagesse ! Mais l’humanité a bien du mal à prendre ce chemin-là ! Pire encore, elle refuse bien souvent les valeurs de l’Evangile et se croit sage en bâtissant sa vie sur de tout autres valeurs. Paul fustige souvent cette prétendue sagesse qui fait le malheur des hommes : « La sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction », lisions-nous dans la deuxième lecture.

Dans chacun de ces domaines, Jésus nous invite à franchir une étape pour que le Royaume vienne. Curieusement, mais c’est bien conforme à toute la tradition biblique, ces commandements renouvelés de Jésus visent tous les relations avec les autres. Si on y réfléchit, ce n’est pas étonnant : si le dessein bienveillant de Dieu, comme dit saint Paul, c’est de nous réunir tous en Jésus-Christ, tout effort que nous tentons vers l’unité fraternelle contribue à l’accomplissement du projet de Dieu, c’est-à-dire à la venue de son Règne. Il ne suffit pas de dire « Que ton Règne vienne », Jésus vient de nous dire comment, petitement, mais sûrement, on peut y contribuer.

Que ton Royaume soit notre seul toit, notre Loi. Je m’accroche à ta Parole : toi, tu me dis…

 

"... Ton Père est présent dans le secret, ton Père qui voit dans le secret te le rendra"

Equipe Méditation@Evangile - Echo d'Ozanam  N°338 - Vince Ravince - Marie-Noëlle Thalbut - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation du 5ème dimanche du Temps Ordinaire A

6 Février 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 13-16) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites 
de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

SEL ET LUMIÈRE POUR LE MONDE

Nous sommes les révélateurs de ce que Dieu fait pour nous, en nous. Il nous fait sel et lumière. Pas parce que nous le décidons, ce serait de l'orgueil ou de la myopie, mais parce qu'il nous l'affirme. En effet il ne dit pas à ses disciples : vous devez être le sel de la terre. Il ne leur dit pas non plus : à partir de maintenant vous serez la lumière du monde. Il dit vous êtes sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. Deux fois, une affirmation au présent. Ce n'est pas un effort à faire, c'est une révélation : voilà qui nous sommes à ses yeux !

Sel de la terre, nous sommes là pour révéler aux hommes la saveur de leur vie. Évangéliser, c’est dire « le Royaume est au milieu de vous, dans tout geste, toute parole d’amour » ; c’est là que nous révélons le Nom de Celui qui agit à travers nous : « là où il y a de l’amour, là est Dieu ».

Lumière du monde, nous sommes là pour mettre en valeur la beauté de ce monde : c’est le regard d’amour qui révèle le vrai visage des personnes et des choses. L’Esprit Saint nous a été donné précisément pour que nous puissions entrer en résonance avec tout geste ou parole qui vient de Jésus-Christ. 

Mais cela ne peut se faire que dans la discrétion et l’humilité. Trop de sel dénature le goût des aliments au lieu de le mettre en valeur. Une lumière trop forte écrase ce qu’elle veut éclairer. 

Pour être sel et lumière, il faut beaucoup aimer, il faut vraiment aimer. C’est ce que les textes de ce jour nous répètent selon des modes d’expression différents mais de façon très cohérente. L’évangélisation n’est pas une conquête. La Nouvelle Évangélisation n’est pas une reconquête ; l’annonce de la Bonne Nouvelle ne se fait que dans une présence d’amour. Rappelons la mise en garde de Paul aux Corinthiens : seuls les pauvres et les humbles peuvent prêcher le Royaume. 

Être la lumière du monde selon l’expression de l’évangile, c’est se mettre au service de nos frères ; et Isaïe est très concret : c’est partager le pain ou les vêtements, c’est faire tomber tous les obstacles qui empêchent les hommes d’être libres. 

Être sel de la terre, être lumière du monde, c’est vivre selon l’esprit des Béatitudes, c’est-à-dire exactement à l’opposé de l’esprit du monde ; c’est accepter de vivre selon des valeurs d’humilité, de douceur, de pureté, de justice. C’est être artisans de paix en toute circonstance, 

En disant à ses disciples qu'ils sont lumière, Jésus leur révèle ni plus ni moins que c'est Dieu lui-même qui brille à travers eux, car, dans les écrits bibliques, comme dans la Constitution dogmatique du Concile Vatican II « Lumen gentium », il est toujours bien précisé que toute lumière vient de Dieu. La vraie lumière du monde, ce n'est pas nous, c'est Jésus-Christ.

 


Equipe Méditation@Evangike – extrait de l’Echo d’Ozanam N°181- Vince Ravince et de la méditation du 5ème dimanche du TO de Marie-Noëlle Thabut – François-Dominique Roger. Illustration Bernadette Lope


 

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Méditation 3ème dimanche du Temps Ordinaire

25 Janvier 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Evangile Matthieu ( 4, 12-23) 

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

LE SALUT DE DIEU EST EN MARCHE

Voici Jésus à Capharnaüm et Matthieu dans l’Evangile d’aujourd’hui, emploie une formule apparemment banale « A partir de ce moment » ; il s’agit d’un grand tournant ; « A partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »  

Effectivement, dans l’épisode d’aujourd’hui, qui nous relate le début de la vie publique de Jésus, nous sommes à un grand tournant ; avec l’effacement de Jean-Baptiste et le début de la prédication de Jésus, l’humanité a franchi une étape décisive : du temps de la promesse nous sommes passés au temps de l’accomplissement.

Et désormais, le Royaume est là, parmi nous, non seulement en paroles mais en actes : car la finale du texte de l’Evangile d’aujourd’hui est tout un programme : « Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Evangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. » La prophétie d’Isaïe que nous avons lue en première lecture trouve ici sa pleine réalisation et Saint Matthieu le souligne puissamment. Jésus proclame : « Le royaume des Cieux est tout proche. »,

Et immédiatement Jésus annonce que pour faire connaitre cette Bonne Nouvelle, il compte sur des témoins les hommes qu’il choisit pour être ses collaborateurs. La démarche est significative Jésus ne se lance pas seul dans l’accomplissement de sa mission il fait à des hommes ordinaires, l’honneur d’y être associe. 

Quand Jésus appelle ses premiers disciples il les choisit parmi les hommes dont le métier est la pêche, il les nomme pêcheurs d’hommes. Tirer les hommes de la mer, c’est les empêcher de se noyer, c’est les sauver. Jésus associe les apôtres à sa mission de sauveur.

La fraternité entre les apôtres trouvera son fondement et sa solidité non plus dans une parenté humaine mais dans la paternité de Dieu. Pierre, André, Jacques, Jean et les autres sont appelés à devenir frères de tous, pour annoncer le salut à la multitude des hommes. Et ils iront 2 par 2, annoncer, au nom de Jésus, que le Royaume des Cieux est là. 

Pour ces hommes, choisis pour être témoins, voici l'irruption de l'inattendu, d'une présence qui va ouvrir un nouvel avenir, ouvrir la vie. Bientôt, Jésus dira à ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde ! ».

Cette lumière qui éclaire veut aussi se diffuser, se répandre. Aujourd’hui, c’est à nous que Jésus le dit, nous qui au baptême avons été illuminés par le Christ: la grande lumière dont parle Isaïe, ce n’est pas seulement Jésus mais dorénavant c’est le peuple des baptisés, qui avons mission d'annoncer Jésus, Lumière et Sauveur du monde. Il est venu pour éclairer ceux qui sont dans le désespoir, et accomplir le projet de Dieu dans le Capharnaüm du monde d’aujourd’hui par la conversion désarmée et désarmante de nos vies et de nos histoires humaines.

Cette lumière, dit le Concile, c'est "la lumière du Christ", mais elle "resplendit sur le visage de l'Église", dont l'Esprit Saint désire "illuminer tous les hommes". Le salut de  Dieu s'est maintenant avec l'aide de Tous : " je donnerai du bonheur dans les familles " 

Prière 

« Il y a un seul corps et un seul Esprit, de
même que votre vocation vous a appelés
à une seule espérance »

(Éphésiens 4,4)

Dans la cité de saint François, bouddhistes, hindous, jaïnistes, musulmans, shintoïstes, juifs, chrétiens, amérindiens, animistes, sikhs, zoroastriens, bahaïs…, ont ainsi tous exprimé leur volonté de paix par un temps de silence.

Seigneur Jésus, tu nous as rassemblés dans toute notre diversité 
pour que nous devenions ta famille et ton Église. 
Face à tant de situations sur terre 
où l’espoir a cédé la place au désespoir et aux cœurs blessés, 
renouvelle notre espérance 
dans l’œuvre de l’Esprit Saint pour changer le monde. 
Encourage-nous à faire connaître cette espérance à tous et en tout lieu. 
Tu es la vraie Lumière, qui chasse les ténèbres du péché, 
et fait resplendir dans nos cœurs la joie et l’espoir de ton amour éternel.
Amen.
 

 

Equipe Evangile@Peinture - Marie-Noëlle Thabut - François-Domique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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