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François-Dominique Roger

meditation dominicale

Méditation du 5ème dimanche du Temps Ordinaire A

6 Février 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 13-16) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites 
de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

SEL ET LUMIÈRE POUR LE MONDE

Nous sommes les révélateurs de ce que Dieu fait pour nous, en nous. Il nous fait sel et lumière. Pas parce que nous le décidons, ce serait de l'orgueil ou de la myopie, mais parce qu'il nous l'affirme. En effet il ne dit pas à ses disciples : vous devez être le sel de la terre. Il ne leur dit pas non plus : à partir de maintenant vous serez la lumière du monde. Il dit vous êtes sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. Deux fois, une affirmation au présent. Ce n'est pas un effort à faire, c'est une révélation : voilà qui nous sommes à ses yeux !

Sel de la terre, nous sommes là pour révéler aux hommes la saveur de leur vie. Évangéliser, c’est dire « le Royaume est au milieu de vous, dans tout geste, toute parole d’amour » ; c’est là que nous révélons le Nom de Celui qui agit à travers nous : « là où il y a de l’amour, là est Dieu ».

Lumière du monde, nous sommes là pour mettre en valeur la beauté de ce monde : c’est le regard d’amour qui révèle le vrai visage des personnes et des choses. L’Esprit Saint nous a été donné précisément pour que nous puissions entrer en résonance avec tout geste ou parole qui vient de Jésus-Christ. 

Mais cela ne peut se faire que dans la discrétion et l’humilité. Trop de sel dénature le goût des aliments au lieu de le mettre en valeur. Une lumière trop forte écrase ce qu’elle veut éclairer. 

Pour être sel et lumière, il faut beaucoup aimer, il faut vraiment aimer. C’est ce que les textes de ce jour nous répètent selon des modes d’expression différents mais de façon très cohérente. L’évangélisation n’est pas une conquête. La Nouvelle Évangélisation n’est pas une reconquête ; l’annonce de la Bonne Nouvelle ne se fait que dans une présence d’amour. Rappelons la mise en garde de Paul aux Corinthiens : seuls les pauvres et les humbles peuvent prêcher le Royaume. 

Être la lumière du monde selon l’expression de l’évangile, c’est se mettre au service de nos frères ; et Isaïe est très concret : c’est partager le pain ou les vêtements, c’est faire tomber tous les obstacles qui empêchent les hommes d’être libres. 

Être sel de la terre, être lumière du monde, c’est vivre selon l’esprit des Béatitudes, c’est-à-dire exactement à l’opposé de l’esprit du monde ; c’est accepter de vivre selon des valeurs d’humilité, de douceur, de pureté, de justice. C’est être artisans de paix en toute circonstance, 

En disant à ses disciples qu'ils sont lumière, Jésus leur révèle ni plus ni moins que c'est Dieu lui-même qui brille à travers eux, car, dans les écrits bibliques, comme dans la Constitution dogmatique du Concile Vatican II « Lumen gentium », il est toujours bien précisé que toute lumière vient de Dieu. La vraie lumière du monde, ce n'est pas nous, c'est Jésus-Christ.

 


Equipe Méditation@Evangike – extrait de l’Echo d’Ozanam N°181- Vince Ravince et de la méditation du 5ème dimanche du TO de Marie-Noëlle Thabut – François-Dominique Roger. Illustration Bernadette Lope


 

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Méditation 3ème dimanche du Temps Ordinaire

25 Janvier 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Evangile Matthieu ( 4, 12-23) 

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

LE SALUT DE DIEU EST EN MARCHE

Voici Jésus à Capharnaüm et Matthieu dans l’Evangile d’aujourd’hui, emploie une formule apparemment banale « A partir de ce moment » ; il s’agit d’un grand tournant ; « A partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »  

Effectivement, dans l’épisode d’aujourd’hui, qui nous relate le début de la vie publique de Jésus, nous sommes à un grand tournant ; avec l’effacement de Jean-Baptiste et le début de la prédication de Jésus, l’humanité a franchi une étape décisive : du temps de la promesse nous sommes passés au temps de l’accomplissement.

Et désormais, le Royaume est là, parmi nous, non seulement en paroles mais en actes : car la finale du texte de l’Evangile d’aujourd’hui est tout un programme : « Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Evangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. » La prophétie d’Isaïe que nous avons lue en première lecture trouve ici sa pleine réalisation et Saint Matthieu le souligne puissamment. Jésus proclame : « Le royaume des Cieux est tout proche. »,

Et immédiatement Jésus annonce que pour faire connaitre cette Bonne Nouvelle, il compte sur des témoins les hommes qu’il choisit pour être ses collaborateurs. La démarche est significative Jésus ne se lance pas seul dans l’accomplissement de sa mission il fait à des hommes ordinaires, l’honneur d’y être associe. 

Quand Jésus appelle ses premiers disciples il les choisit parmi les hommes dont le métier est la pêche, il les nomme pêcheurs d’hommes. Tirer les hommes de la mer, c’est les empêcher de se noyer, c’est les sauver. Jésus associe les apôtres à sa mission de sauveur.

La fraternité entre les apôtres trouvera son fondement et sa solidité non plus dans une parenté humaine mais dans la paternité de Dieu. Pierre, André, Jacques, Jean et les autres sont appelés à devenir frères de tous, pour annoncer le salut à la multitude des hommes. Et ils iront 2 par 2, annoncer, au nom de Jésus, que le Royaume des Cieux est là. 

Pour ces hommes, choisis pour être témoins, voici l'irruption de l'inattendu, d'une présence qui va ouvrir un nouvel avenir, ouvrir la vie. Bientôt, Jésus dira à ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde ! ».

Cette lumière qui éclaire veut aussi se diffuser, se répandre. Aujourd’hui, c’est à nous que Jésus le dit, nous qui au baptême avons été illuminés par le Christ: la grande lumière dont parle Isaïe, ce n’est pas seulement Jésus mais dorénavant c’est le peuple des baptisés, qui avons mission d'annoncer Jésus, Lumière et Sauveur du monde. Il est venu pour éclairer ceux qui sont dans le désespoir, et accomplir le projet de Dieu dans le Capharnaüm du monde d’aujourd’hui par la conversion désarmée et désarmante de nos vies et de nos histoires humaines.

Cette lumière, dit le Concile, c'est "la lumière du Christ", mais elle "resplendit sur le visage de l'Église", dont l'Esprit Saint désire "illuminer tous les hommes". Le salut de  Dieu s'est maintenant avec l'aide de Tous : " je donnerai du bonheur dans les familles " 

Prière 

« Il y a un seul corps et un seul Esprit, de
même que votre vocation vous a appelés
à une seule espérance »

(Éphésiens 4,4)

Dans la cité de saint François, bouddhistes, hindous, jaïnistes, musulmans, shintoïstes, juifs, chrétiens, amérindiens, animistes, sikhs, zoroastriens, bahaïs…, ont ainsi tous exprimé leur volonté de paix par un temps de silence.

Seigneur Jésus, tu nous as rassemblés dans toute notre diversité 
pour que nous devenions ta famille et ton Église. 
Face à tant de situations sur terre 
où l’espoir a cédé la place au désespoir et aux cœurs blessés, 
renouvelle notre espérance 
dans l’œuvre de l’Esprit Saint pour changer le monde. 
Encourage-nous à faire connaître cette espérance à tous et en tout lieu. 
Tu es la vraie Lumière, qui chasse les ténèbres du péché, 
et fait resplendir dans nos cœurs la joie et l’espoir de ton amour éternel.
Amen.
 

 

Equipe Evangile@Peinture - Marie-Noëlle Thabut - François-Domique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 2ème dimanche du Temps Ordinaire

17 Janvier 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Jean (1, 29-34)

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
 

GRAND TÉMOIN

Nous sommes maintenant dans la confidence. Cette page d’Évangile nous fait assister à un passage de témoin. Et le temps en est tout retourné. Jean-Baptiste voit arriver celui dont il préparait la venue. Cette arrivée sonne la fin de sa tâche. L’ancien monde va s’en aller avec lui et tout cela est dans l’ordre des choses. Place au Messie, à l’Agneau de Dieu. 

L’accomplissement de l’un marque le commencement de l’autre. Un trait d’union avait été marqué entre les deux enfants dans le sein de leurs mères au moment de leur rencontre. La fulgurance d’une évidence et le tressaillement de joie sont sans doute encore là pour Jean-Baptiste qui a misé toute sa vie sur cette foi décisive que sa vie était liée à celle d’un autre, plus grand que lui. Intuition vague qui prend chair avec le visage de Jésus.

Son service à l’aveugle est récompensé. Il voit maintenant, il entend et il atteste. Jésus est bien celui qui vient combler son attente, valider son ministère, et même s’y soumettre, lui le maître de tout. Jean-Baptiste lui aussi n’est qu’obéissance : écoute de la Parole, contemplation avide du visage du Verbe au creux de son désir et service assidu de ses frères humains en quête d’une vie meilleure. Il n’a pas de problème d’identité. 

Sa place est celle du témoin. Il rend témoignage. Il le donne à qui veut entendre. Suivrons-nous donc ses mots jusqu’au bout de la phrase pour découvrir à notre tour le visage du Père dans son Fils bien-aimé ? Car la place de témoin est à prendre. Elle est libre !

Mais le service va changer. Le baptême à offrir va se transformer. Plus d’eau ou de conversion, mais de l’Esprit et de la vie nouvelle nous attendent dans les bras ouverts du Christ dévoilé à toute l’humanité. Dieu est désormais parmi nous et ça change tout. Le mouvement s’inverse. On venait auparavant au désert chercher la vie. C’est maintenant la Vie qui vient à nous. Dieu vient nous chercher, et bonne nouvelle : c’est pour tous ! Alors qui va raconter la suite ? Qui pour être témoin, témoin d'une rencontre extraordinaire  du Christ dans nos vies ordinaires ?

 

Equipe Évangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian - François-Dominique Roger- Peinture Bernadette Lopez 

 

 

PRIÈRE DU PATRIARCHE ATHÉNAGORAS
Patriarche œcuménique de Constantinople 1886 - 1972

Je n’ai plus peur 

Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même.
Il faut arriver à se désarmer
. J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible.
Mais maintenant, je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur.
Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier
en disqualifiant les autres.
Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.
J’accueille et je partage.
Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets.
Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs,
mais bons, j’accepte sans regrets.
J’ai renoncé au comparatif.
Ce qui est authentique, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C’est pourquoi je n’ai plus peur.
Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur.

Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre
au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors,
Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

Patriarche Athénagoras

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Méditation sur la Baptême du Seigneur

11 Janvier 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (3, 13-17) 

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie »

« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » 

La scène au bord du Jourdain que nous écoutons en cette fête du Baptême du Seigneur est bien plus qu’un simple épisode de l’Évangile. Il s’agit d’une révélation, d’un commencement, d’une bonne nouvelle pour notre vie. Qui est Jésus ? Jean baptisait pour la conversion des péchés. Jésus, lui, est sans péché. Alors pourquoi se fait-il baptiser ? Probablement pour se mettre à notre place, assumer notre condition et rejoindre l’humanité blessée. 

Car au moment où Jésus sort de l’eau et que le ciel s’ouvre, la Trinité est à l’œuvre. Comme au premier jour de la création, la voix de Dieu a retenti pour faire surgir le monde du néant. C’est cette même voix qui, au jour de son baptême par Jean dans le Jourdain, retentit dans le ciel et désigne Jésus comme le Fils bien-aimé du Père. Venu s’associer aux pêcheurs appelés à la conversion, Jésus est investi dans sa mission de Fils pour être le Sauveur du monde.

Le Père aime, le Fils obéit, l’Esprit sanctifie. Jésus est confirmé dans son identité. Il est l’Envoyé venu accomplir la mission annoncée par Isaïe : ouvrir les yeux des aveugles, libérer les captifs, proclamer la justice et nous ouvrir le salut. Ce baptême est le point de départ de la vie publique de Jésus. À partir de ce moment, il « passe en faisant le bien ». Jésus proclame la Bonne Nouvelle, guérit, relève, pardonne. Cet épisode au Jourdain est son consentement à la mission confiée par le Père, un « oui » qui le conduira jusqu’à la Croix et à la Résurrection. 

Notre propre baptême s’enracine dans le mystère pascal. Comme Jésus, nous avons été plongés dans l’eau et marqués par l’Esprit. Nous sommes devenus enfants bien-aimés du Père. Fidèles à notre baptême, nous aussi, nous avons en tant que disciple du Christ, missionnaire de Sa lumière d’annoncer Jésus, le Sauveur du monde. Baptisés de longue date ou bien plus récemment, demandons la grâce de faire ainsi la Joie de notre Dieu.

EquipeMéditation@Evangile - Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église – François-Dominique Roger - mystère du Rosaire - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation du 3e dimanche de l'Avent 2025

13 Décembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (11, 2-11)

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »
Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés 
voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »

Et si l'impossible devenait possible… 
Patience il vient : voyez déjà les signes

 

Pour préparer Noël et participer à rendre le monde « un peu meilleur », les Scouts et guides de France, et les confirmands de nos communautés de paroisses, partagent, et diffusent le 14 décembre , dans nos églises et chapelles,  une petite flamme symbole de paix, la lumière de Bethléem. Éduquer les enfants et les jeunes à la paix cela commence par un petit geste tout simple envers l’autre. En veillant sur la flamme nous découvrons que la maintenir allumée demande une vigilance de chaque instant, tout comme la paix. 

Seigneur, porteurs de la Lumière de la Grâce, nous te disons Merci ! 
Tu nous donnes ce monde plein de merveilles, dans lequel nous traçons notre route. Tu fais jaillir des élans de fraternité et de joie, qui permettent à tous de mieux vivre ensemble. Tu fais grandir nos projets, pour franchir les frontières et devenir faiseurs de paix. Tu allumes notre feu pour que nous soyons citoyens, engagés et responsables.

Seigneur, receveurs de la Lumière de la Paix, nous te demandons Pardon : Quand nos égoïsmes et nos peurs engendrent les guerres, puis le règne de la haine. Quand la tiédeur de nos engagements nous rend immobiles ou indifférents. Quand l'obsession du confort nous amène à gaspiller et détruire notre Terre. 

Seigneur, transmetteurs de la Lumière de l'Espérance, nous te prions : Ouvre nos cœurs pour chercher ta présence bienveillante dans nos vies. Elargis nos tentes pour offrir une place à ceux qui en ont besoin. Donne-nous de discerner nos talents pour les mettre au service du monde. Mets-nous en route,

Seigneur, transforme-nous, différents et unis, en témoins audacieux de ta Lumière !

Prière et chants

Pas étonnant, dit Dieu que notre histoire soit tissée de rendez-vous manqués ! 

Vous m’attendez dans la toute-puissance 
et je vous espère dans la fragilité d’une naissance !

Vous me chercher dans les étoiles du ciel 
et je vous rencontre dans les visages qui peuplent la Terre !

Vous me ranger au vestiaire des idées reçues, 
et je viens à vous dans la fraîcheur de la grâce !

Vous me voulez comme une réponse 
et je me tiens dans le bruissement de vos questions !

Vous m’espérez comme pain 
et je creuse en vous comme la faim !

Vous me façonnez à votre image 
et je vous surprends dans le dénuement d’un regard d’enfants !

Mais, dit Dieu, sous le pavé de vos errances, un Avent de tendresse se prépare où je vous attends comme la nuit attend le jour…
 

 

Equipe Méditation@Evangile - extrait de L'Echo d’Ozanam 12 décembre 2016 - Vincent Ravince - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation du 2ième dimanche de l'Avent

6 Décembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Matthieu (3, 1-12)

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.’ Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Pèlerins d’espérance : convertissez-vous !

Jean Baptiste, la grande figure de l’Avent, entre en scène. Taillé d’une seule pièce, il semble polarisé par sa mission : annoncer la venue imminente du royaume de Dieu et plus particulièrement du Messie annoncé. Le mode de vie qu’il s’impose traduit le détachement des biens matériels : il s’agit de tout laisser pour accueillir le royaume de Dieu. Le propre des prophètes n’est-il pas d’être travaillé les premiers par leur message ? La radicalité de son choix lui permet de savoir discerner entre ceux qui font semblant sans vraiment se convertir et les sincères. Ils n’échapperont pas à la colère de Dieu. Cette colère donne du Messie l’image d’un justicier, ce que ne sera finalement pas Jésus. 

Pour Jean Baptiste, la conversion engage toute la vie ; c’est prendre une nouvelle direction, pas seulement changer de mentalité. Le fruit dont il est question n’est pas seulement des B.A. à faire. C’est l’œuvre de toute notre vie.

Jean Baptiste présente le Messie comme un justicier, rendre la justice est un attribut du roi, ce qui n’est pas sans rapport avec la figure que lui donne le prophète Isaïe, qui le présente comme un nouveau David. Isaïe se prend à imaginer que Dieu restaurera la royauté en Israël en faisant surgir, comme un rameau, un nouveau David sur qui reposera l’Esprit du Seigneur : Esprit de sagesse et de discernement, comme Salomon ?, esprit de conseil et de vaillance, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. Et le fruit de toutes ces qualités sera un paradis retrouvé, comme une nouvelle création. Tout cela conduira à une paix sans fin. « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime », chanteront les anges. 

« Consolez, consolez mon peuple », a écrit le prophète Isaïe. Nous retrouvons le même mot sous la plume de saint Paul dans la lettre aux Romains : « Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. » Devant la forte menace de scission dans la communauté de Rome entre chrétiens d’origine païenne et ceux d’origine juive, Paul appelle à ce que les plus assurés dans leur foi prennent soin de ceux qui sont plus faibles. On retrouve ici la paix comme signe éminent de la présence de Dieu aux communautés fondées sur la foi au Christ. Se préparer à accueillir le Christ à Noël nous engage à vivre la paix dans nos communautés avant de la proposer dans nos autres relations. 

 

EquipeMéditation@Evangile - extrait de PrionsenEglise - Pierre Lemaître, prêtre diocèse de Nantes - François-Dominique Roger

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Méditation 1er dimanche de l'Avent 2025

29 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (24, 37-44)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs :  l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »

DANS l'ATTENTE DU SERVITEUR DE LA PAIX

En ce 1er dimanche de l'Avent commence une nouvelle année liturgique. Que sera-t-elle ? Ce que nous croyons, et proclamons comme chrétien, c'est que le Fils de l'homme est présent au cœur de notre histoire et de nos vies

Sur la croix, le Seigneur a sauvé l’histoire monde et lui as montré la route à suivre. Accueillons cet amour bouleversant. C’est de naissance qu’il s’agit. Au milieu du tragique d’aujourd’hui, quelque chose est en train de naître : le retour du Christ qui vient habiter parmi nous. « Et Marie éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que son Fils soit formé en nous ! »

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus ne dresse pas un tableau très désirable autour de son retour dans la gloire. Il semblerait même que les tribulations dont il parle soient déjà là tant nous sentons notre monde en souffrance : manifestations climatiques dévastatrices, guerres partout dans le monde, violences, déshumanisions de nos sociétés informatisées

OUI, il y a de quoi perdre le sens de l'orientation, dans notre monde quand les lances sont devenues des missiles, les arcs des drones, les chevaux des chars, des tanks avec leurs bombes... Quand tant d'hommes ne rêvent que de pouvoir et de puissance, de notoriété et de célébrité, de loisirs et de plaisirs...

Parce qu’il a vécu lui aussi cette traversée de la nuit de l’angoisse, Jésus nous rejoint et nous précède Il a vécu l’affrontement à la tribulation, l’extrême passion en bout de course de son humanité broyée par ceux qu’il venait sauver. Il a vécu l’abandon de ses proches, la solitude et le non-sens d’un amour ignoré.

Et il nous revient aujourd’hui à nous disciples du Christ et missionnaire de Sa Lumière, d’assister à la naissance de son retour, d’y prendre part, d’y reprendre pied. Ce monde en travail n’échappera pas au tamis de l’inessentiel. Le point de résistance est un point d’écoute « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Au plus fort de la tourmente, il est un roc qui ne se dédit pas : la Parole. Elle ne passe pas. Elle demeure et accompagne. Elle fait mémoire d’une fidélité, d’une alliance, d’une promesse. Elle surplombe le temps et les jours qu’elle transforme en attente et en espérance. Elle ne se galle vote pas dans des paroles de fausses nouvelles. Elle surgit de notre cœur et se déploie pour aller plus loin, alimentant notre fraternité et notre espérance. Patiemment, Dieu avec Joseph, Marie et une immense famille, construit naissance et enfance. Dieu se dit dans la proximité et l'humilité. Ainsi, va notre Avenir.

Cette parole trouvera-t-elle une terre avide pour la recueillir, pour se laisser ensemencée ? Il est des jours qui tournent à l’urgence. Il est une traversée de la nuit qui cherche ses guetteurs d’aurore. La parole embauche et c’est maintenant. De jour comme de nuit, elle réveille la joie, la rassure

Voir au-delà des apparences, comme nous y invite l’Évangile. Il est venu, il va revenir. Voilà, ramassée en une courte phrase, toute l’espérance du temps de l’Avent. L’espérance, c’est l’esprit d’aventure de la foi qui nous fait voir tout autour de nous les possibilités de la vie qui surgit.
Vivons ce temps de l’Avent 2025 en restant éveillées, en priant et agissons tout le temps dans l'attente à Noël pour accueillir la venue du Serviteur de la paix.

Avec Jésus, durant l’Avent, laissons l’Esprit-saint déplacer, ouvrir et élargir nos horizons. Alors, en AVENT, ne restons pas en arrière ! 

Bel AVENT, Belle Nouvelle Année
 

Prière

Père céleste,
que la grâce du Jubilé 2025,
qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
et répande sur le monde entier
la joie et la paix de notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
la louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen.

 

 

Equipe Méditation@Evangile - Marie-Dominique Minassian - Extrait de l'Echo d'Ozanam - Vincent Ravince  spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation dimanche du Christ Roi de l'Univers

22 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 23, 35-43

En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis »

S'engager pour servir, c'est-à-dire régner - Ultime discernement 

Nous voilà donc parvenus au dernier dimanche de notre année liturgique 2025. Nous y célébrons une fête toute récente, puisqu’elle remonte à 1925, donc il y a cent ans : le Christ roi de l’univers. Le concile Vatican II en a changé la signification. Il s’agit désormais chaque année d’insister sur une royauté liée au mystère pascal, cela de manière différente selon les évangélistes choisis. Elle est chaque fois en lien avec les récits de la passion du Christ. Ce roi a donné sa vie pour nous. Son règne est un règne qui prône l’amour, la justice et la paix.

Le roi est aussi celui qui révèle à son peuple la destinée vers laquelle il veut le conduire. Il la révèle non par une exemplarité conventionnelle, mais en s’y engageant en premier. Jésus s’engage dans les ténèbres de la mort et nous révèle ainsi qu’il y apporte la lumière d’un à-venir certain. À peine y entre-t-il et c’est déjà le tremblement de terre de toutes les certitudes. Non, la mort n’est pas le dernier mot de l’histoire des hommes. Non, l’homme lui-même ne saurait être réduit à son péché. Le roi est serviteur en cela qu’il rend le service à son peuple d’emprunter le juste chemin, quoi qu’il lui en coûte. Car le roi aime. Et c’est cela, souvent, qui nous surprend et nous perturbe dans le récit évangélique. Le roi véritable est celui qui aime véritablement. Pas d’un amour narcissique ou intéressé, mais d’un amour absolu et vrai. Il ne communique pas, il est.

La première lecture, tirée du second livre de Samuel, définit David comme « le roi, berger de son peuple ». Ce devra être un roi rempli d’attention, de douceur de bienveillance, tout en ayant la fermeté de celui sur qui on peut compter. Dans la Bible, la véritable vocation d’un roi est de servir le plus petit au nom de Dieu, d’être serviteur comme Jésus, lui qui nous invite à faire la paix en donnant sa vie sur la Croix. Il est serviteur de tous les êtres humains meurtris et humiliés par la haine et la violence de certains rois qui aujourd’hui encore écrasent leurs frères en humanité. 

Désormais, par sa résurrection, nous sommes placés dans son royaume (2e lecture). Dans ce royaume qui nous est promis, nous sommes libérés de toutes les soumissions, de toutes les divisions. À condition, bien sûr, que nous vivions la royauté qui nous est offerte le jour de notre baptême au service de nos frères et sœurs.

C’est cette royauté dans laquelle tout baptisé est configuré. À chaque baptême est rappelé que nous participons à la dignité du Christ, prêtre, prophète et roi. En d’autres termes, il faut exercer cette royauté comme le Maître et Seigneur qui lave les pieds de ses disciples, qui donne le pain à ceux qui ont faim, qui accueille et relève ceux qui s’approchent de lui. Non pour juger ses frères ou ordonner leurs vies. Mais pour s’engager, révéler et ainsi aimer. S’engager pour servir, c’est-à-dire régner.

Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! "Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir". Que l’invitation qui surgit au cœur du credo de Nicée et du Notre Père nous introduise à cette espérance : « Que ton règne vienne ! » 

Les morts sont ceux qui ont participé à la mise en croix, « ceux qui ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ». Mutique devant la moquerie et l’insulte, il est reconnu à 
la Parole qui exauce le pauvre et l’humilié: « aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ». Le Vivant nous attend en son paradis. Et c’est ici et aujourd’hui que l’éternel se noue. Ne restons pas sur le seuil de nos vies. Embrassons ce Christ Roi qui nous fait signe désormais sous les traits de tous ces frères et sœurs qui font appel à notre cœur. C’est dans notre quotidien que se joue le Royaume. Ouvrons grand les portes de l’éternel pour être dès aujourd’hui citoyen des cieux, ouvriers de sa miséricorde et passeurs d’espérance.

 

Equipe Méditation@Evangile -  extrait de Magnificat -  père Benoist de Sinety – Marie-Dominique Minassian - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation du 33e dimanche du Temps Ordinaire

16 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21, 5-19)

En ce temps-là, comme certains disciples parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »

Jésus répondit : « Prenez garde de  ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

ATTENTION RECENTRÉE 

On imagine bien les discussions et l’émerveillement des disciples devant le Temple et ses fastes. Les belles pierres et le grandiose fascinent. Il y a comme un sentiment indestructibilité tant les grands monuments en imposent. 

Jésus ramène ses disciples à l’intérieur d’eux-mêmes. Le Temple est une figure amenée à disparaître. Ce ne sont plus désormais ces pierres-là qui abriteront la présence de Dieu mais bien ce sanctuaire du cœur de chacun. Jésus est venu inaugurer le culte nouveau. Le Temple ne sera plus de pierre mais de chair. Et cette vie de chacun est précieuse aux yeux de Dieu. Le regard s’inverse. C’est Dieu qui investit chacun de sa présence et qui lui donne de quoi vivre pour toujours. Ces choses extérieures qui nous sont chères passeront mais ce que nous sommes pour Dieu ne passera pas. 

Jésus est venu mettre tout son poids d’amour dans notre histoire pour que nous n’oublions jamais ce prix que nous avons à ses yeux. Jésus est venu inaugurer sur la croix la victoire essentielle. Il a ouvert le ciel sur la terre. Les disciples du Crucifié-Ressuscité vivent déjà depuis l’autre rive. Ils ont dans leur cœur les mots nouveaux qui mettent en échec le mal qui semble prévaloir. Citoyens de la Jérusalem céleste, ils ouvrent sur la terre le temps de l’espérance. Ils sont la lumière qui brille dans la nuit : « incarnation continuée ». 

Le grand discernement est en cours. Il cherche ses témoins.

Dans le gémissement ineffable de l’Esprit, 
l’Esprit et l’Epouse disent : :« Viens, Seigneur Jésus ! »
Et Jésus dit : « Oui, voici que je Viens ! »
"C'est Toi, notre Espérance"
« Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! » Amen
(Apoc. XXII)

 

Equipe Evangile&Peinture – Marie-Dominique Minassian –François Dominique Roger -peinture Bernadette Lopez

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Méditation dimanche 9 novembre Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran

8 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (2, 13-22) 

Jésus chassant les marchants du Temple - peinture d'Enrique Simonet

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite

La présence de Dieu

C’est une basilique de Pierre qui nous rassemble aujourd’hui : il s’agit de la première basilique construite à Rome sur la colline du Latran : son baptistère est dédié à saint Jean Baptiste ; sur la façade, nous pouvons lire : “Mère de toutes les Églises du monde”. Ainsi, la cathédrale de Rome n’est pas la basilique Saint Pierre comme beaucoup le pensent mais celle de Saint Jean du Latran. Chaque année, les Églises de rite romain fêtent l’anniversaire de sa consécration le 9 novembre.

Le Temple de Jérusalem, lieu de prière mais aussi de commerce, à l'époque de Jésus

Cette fête de la Dédicace de la Basilique du Latran nous invite à reconnaître et à célébrer la présence de Dieu au milieu de son peuple. Cette présence est source de renouvellement. La première lecture nous parle d’une source d’eau extrêmement abondante à l’entrée du temple. Dans ce récit, l'eau est considérée comme un symbole de la puissance vivifiante de Dieu. Sa présence est source de vie. Le prophète nous annonce que Dieu est là pour nous libérer des puissances de la mort. Il vient mettre en nous “un cœur nouveau et un esprit nouveau”. A la lumière de l’Évangile, nous comprenons que cette eau symbolise l’amour de Dieu qui vient nous renouveler et nous sanctifier. Chaque fois que nous nous rassemblons dans nos églises , c’est pour nous ouvrir à lui et nous imprégner de cette eau vivifiante.

La lettre de saint Paul aux Corinthiens nous invite à faire un pas de plus. Nous sommes la maison que Dieu construit. Cette maison est fondée sur le Christ. Paul et bien d’autres après lui ont travaillé à la construction de la communauté chrétienne ; cette communauté c’est le temple de la nouvelle alliance. Elle est consacrée au Seigneur. Elle lui appartient parce qu’elle participe à la sainteté du Dieu très saint. Toute atteinte portée contre la communauté est une atteinte à Dieu. Tous ces actes de violence qui font tant de mal sont un péché contre Dieu. Mais nous avons la ferme espérance que ce mal et cette violence n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera.

L’Évangile nous parle de la purification du temple de Jérusalem. Jésus nous présente ce lieu comme “la Maison de son Père”. Jésus revendique le droit de défendre ce lieu sacré : “vous êtes ici chez moi : je ne vous laisserai pas faire de ce lieu une caverne de voleurs". il annonce venir "détruire la guerre jusqu'au bout du monde"  

" Il parlait du sanctuaire de son corps "

Ce temple dont parle Jésus ce n’est pas seulement un bâtiment de pierres. Les disciples comprendront plus tard qu’il s’agit du temple de son Corps, dont nous sommes les membres. Et aujourd’hui comme autrefois, un grand ménage s’impose. Il ne s’agit plus des animaux qui étaient bien commodes pour les sacrifices. C’est qu’il nous faut balayer c’est la course à l’argent, à l’égoïsme, à la violence, à la guerre. Pour cela, nous ne sommes pas seuls : le Seigneur ne cesse de nous rejoindre. Il n’a plus besoin de fouets avec des cordes. Notre seule rencontre avec lui est le point de départ d’une vie renouvelée. Par le sacrement du pardon, de l'eucharistie, il vient nous purifier. Là où le péché abonde, son amour surabonde et fait place à sa paix.

La Bonne Nouvelle de ce dimanche c’est que le christianisme n’est pas lié à un lieu mais à la personne de Jésus Christ. Chaque dimanche, il rejoint nos communautés chrétiennes réunies en son nom. Aujourd’hui, c’est le Christ qui nous accueille en sa maison pour nous inviter à boire le vin nouveau dans le Royaume de Dieu.

Si nous nous rassemblons en Eglise, en communauté ecclésiale , c’est pour puiser à la source de l’amour qui est en Dieu. Le seul véritable temple c’est lui. C’est autour de lui que tous les hommes sont appelés à se rassembler. Tout au long de notre vie, nous sommes en marche vers cette grande fête qui n’aura pas de fin. En ce jour, nous te supplions, Seigneur, de nous aider à former ensemble ce temple des cœurs où l'Esprit Saint se communique et se fait connaître en union à Dieu.

Basilique romaine Saint Jean-du-Latran " Mère de toutes les Eglises du monde"
Communauté de paroisses Saint Jean XXIII du Berceau du Fer -La Chapelle de l'Unité du Konacker - Saint Sixte de Marspich- Saint Martin de Hayange- Sainte Rita de Saint Nicolas en Forêt - Saint Barthélémy de Ranguevaux -Saint Denis de Neufchef- Saint Joseph de Serémange-Erzange

Equipe Méditation @Evangile – Sources : Revue Feu Nouveau - François-Dominique Roger -

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