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François-Dominique Roger

Liturgie commémoration de tous les fidèles défunts - Dimanche 2 novembre 2025

31 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

commémoration de tous les fidèles défunts - Dimanche 2 novembre 2025

Dans les lectures du jour Les textes proposés pour la célébration de ce jour sont pleins d’espérance. Isaïe promet le bonheur à Israël qui connaît des épreuves. Le psaume 26 invite à vivre dans la certitude de la présence de Dieu. Paul réaffirme que le Père nous aime comme ses enfants et Jésus révèle qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie : c’est grâce à notre relation intime avec lui que le Père nous accueillera à la place qu’il a préparée pour nous dans son royaume
 

Première lecture -  Isaïe 25, 6a.7-9
 « Exultons, réjouissons-nous, il nous a sauvés ! »
Ce texte appartient à un passage appelé « l’Apocalypse d’Isaïe », écrite sans doute vers le Ve siècle av J.-C., au moment où le peuple d’Israël vit une période sombre de son histoire. Comme dans l’Apocalypse de saint Jean entendue hier pour la Toussaint, le prophète a pour but de relever le courage et l’espérance d’Israël, en décrivant ce qui l’attend dans le Royaume où il sera accueilli, consolé et comblé. Ce texte vient nourrir notre espérance dans les situations difficiles que nous rencontrons.
 

Psaume - 26
 « Espère le Seigneur, sois fort et prend courage »
Les versets retenus pour aujourd’hui expriment bien le mouvement de ce psaume. Le texte commence par l’affirmation de la confiance en Dieu. Le psalmiste a solidement enraciné sa vie dans l’amour du Seigneur. Cependant, il continue par un appel de détresse : lorsqu’il est atteint par le malheur, il poursuit sa quête du Seigneur. Enfin, il affirme son espérance et invite à la partager.
 

Deuxième lecture - Romains 14, 7-9. 10c-12
« Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même »
Ce texte est sans doute le plus difficile à comprendre aujourd’hui. Il faut l’entendre comme une invitation à ne pas se replier sur soi, ni dans sa vie, ni dans sa mort. Appartenir au Seigneur, c’est tout simplement être de sa famille : en nous révélant l’amour de son Père, Jésus fait de nous les fils et les filles de Dieu. La mort viendra accomplir cette dimension en plénitude au moment où nous paraîtrons devant Dieu.

 Évangile - Jean 14, 1-6  
« Je pars vous préparer une place »
 La foule décrite par Jean dans le livre de l’Apocalypse est immense, mais elle n’est pas anonyme. Lorsque Jésus se présente comme le Bon Pasteur, il affirme connaître chacune de ses brebis par son nom. La relation personnelle que chacun de nous entretient avec le Seigneur se poursuivra dans le royaume de Dieu. La place que Jésus nous promet n’est pas interchangeable : chacun sera accueilli dans son être profond et avec tout ce qui a constitué son existence terrestre, et tout cela sera transfiguré, c’est-à-dire habité par la présence lumineuse du Christ qui nous conduit vers la vie.

 

Mots clés

Verser des larmes  :

L’Ancien Testament comporte de nombreuses situations où l’on voit pleurer des personnes. Les larmes peuvent être l’expression d’une grande détresse, mais aussi du regret : l’homme pleure sur son péché. Dans les psaumes, notamment, celui qui souffre manifeste son malheur, puis rend grâce parce que Dieu l’aime et le sauve. Le texte d’Isaïe s’adresse au peuple d’Israël qui vit une période sombre de son histoire. Il l’invite à ne pas désespérer : Dieu essuiera toute larme et comblera de joie ceux qui espèrent en lui. Une béatitude entendue hier reprend cette image : « Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. »
 

«  Noun ne savons même pas où tu vas ……  »:

Saint Thomas, comme les autres Apôtres, ne comprend pas toujours ce que Jésus affirme. Nous nous sentons souvent proches des Apôtres dans leurs questions un peu naïves. Chaque fois, Jésus donne une réponse inattendue qui révèle ce qu’il est et vers quoi il nous conduit. Il serait vain d’essayer de comprendre le Royaume comme un lieu et de chercher le moyen d’y parvenir. C’est notre foi en Jésus vivant qui nous permettra d’être accueillis dans son royaume.
 

 Le Chemin, la Vérité et la Vie  :

Cette triple image employée par Jésus est d’une nouveauté absolue et a été reprise par bien des théologiens. Saint Thomas d’Aquin explique que Jésus est ainsi « le chemin, certes, selon son humanité, le terme selon sa divinité ». Le père Ignace de la Potterie ajoute, à propos du terme « Vérité » que le Christ est « non seulement le révélateur du Père aux hommes, mais il est lui-même en plénitude cette révélation ; il est, dans sa personne, la révélation par excellence, totale et définitive »

 

EquipeLiturgique@Evangile -Extrait de PrionsenEglise- François-Dominique Roger 

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Méditation TOUS SAINT 1er novembre 2025

30 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

La fête de la Toussaint nous rappelle que nous sommes entourés, et même portés, par des multitudes de témoins du Christ : ceux qui nous ont précédés, depuis les apôtres et la Vierge Marie, jusqu’à ceux d’aujourd‘hui. Nous pouvons nous appuyer sur la foi de ceux qui sont venus avant nous. Et nous sommes invités à transmettre à notre tour le trésor de la confiance en Dieu à la génération qui nous suivra. 

Dans le Credo, nous disons : « Je crois à la communion des saints » Nous sommes dans cette communion et, dans ce sens, la Toussaint est la fête de nous tous. 

La communion des saints unit, en Dieu, « les saints de tous les temps qui ont vécu dans son amitié ». La sainteté consiste à se tenir près de la source de l’amitié de Dieu. A chacun et à chacune de nous, le Christ dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle amis » 

Le Christ n’est pas venu seulement pour nous enseigner mais pour nous dire : Dieu est tout proche de toi, et cela pour toujours. Même si notre foi est petite, Dieu ne cesse de nous donner son amitié et de chercher la nôtre. 

Cette amitié que Dieu nous offre, nous pouvons la vivre aussi entre nous. Le Christ nous rassemble dans une seule communion, celle de l’Eglise. Dépassons alors les séparations qui continuent à brouiller l’image de l’Eglise ! Si nous pouvions tout faire pour qu’il soit plus évident qu’elle est un lieu d’amitié pour tous ! La Toussaint n’est-elle pas comme une célébration de cette amitié ?

Frère Roger rappelait que, dans chaque aujourd’hui, il y a une option à prendre entre la médiocrité et la sainteté. C’est à chaque instant que nous pouvons répondre à l’appel de Dieu « soyez saints ! » Opter pour la sainteté ne signifie pas nécessairement « faire » plus. Le dépassement auquel nous sommes appelés, c’est d’aimer davantage. Et comme l’amour a besoin de tout notre être pour s’exprimer, à nous de chercher, sans attendre une minute, comment être plus attentifs à notre prochain.

Heureux, oui, heureux serons-nous si, à l’instar de Marie et de tous les saints, nous marchons à la suite de Jésus, si nous répondons à son amitié, et à son l’appel " soyez saints !

Equipe Méditation@Evangile - frère Alois – Taizé – François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
 

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Prière universelle - fête de tous les saints - samedi 1er novembre 2025

30 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

 

« Heureux les miséricordieux ». Donne à ton Église, et à tous les chrétiens, un cœur ouvert à toutes les souffrances des hommes. Donne à ton Église de se laisser conduire par ton Esprit Saint pour qu’elle soit porteuse de l’espérance du monde,

Donne-nous ta sainteté, Dieu des Béatitudes, nous t'en prions

« Heureux ceux qui sont persécutés  pour la justice ». Sois béni pour tous les chrétiens dont la vie est sans cesse menacée à cause de leur foi en ta résurrection. Qu’ils reçoivent de ton Esprit Saint la force de témoigner quoiqu’il leur arrive. Sois béni Seigneur, pour tous ceux qui luttent pour la justice et la paix en ce monde,

Donne nous ta justice et ta paix, Dieu des Béatitudes, nous t'en prions

« Au Seigneur le monde et sa richesse », chante le psaume. Prends pitié de tous ceux qui accaparent, pour eux seuls, les biens de ce monde, et qui sont devenus incapables d’ouvrir leur cœur au réel besoin de chacun. Délivre-les, Seigneur de cet enfermement,

Donne-leur la joie du partage, Dieu des Béatitudes, nous t'en prions

« Heureux les doux » proclament les béatitudes. » Protège-nous, de tous ceux qui veulent imposer leurs lois et régler toute chose par la violence des armes. Donne à nos communautés humaines de  s’accueillir, de découvrir la fécondité des échanges fraternels, 

Donne-nous le bonheur de partager ta Parole en famille, Dieu des Béatitudes, nous t'en prions,

Equipe PU@Evangile - Pierre Lemaire - François-Dominique Roger 

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Liturgie de la Fête de la Toussaint - 1er novembre 2025

28 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Dans les lectures du jour
Les textes de cette fête nous décrivent la joie qui nous attend dans le royaume de Dieu aux côtés de tous les saints, connus et inconnues et, par l’évangile des Béatitudes, la joie qui est déjà la nôtre aujourd’hui chaque fois que nous vivons de l’Évangile et que nous aimons les autres avec le Christ

Première lecture - Apocalypse 7, 2-4.9-14
 « Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer »

Comme bien des textes prophétiques, le livre de l’Apocalypse a été écrit en période de crise, lorsque les chrétiens étaient persécutés. La dernière phrase du passage d’aujourd’hui en est la clé : « Ils viennent de la grande épreuve. » C’est bien le sang de l’Agneau, c’est-à-dire la mort de Jésus, qui leur ouvre les portes de la vie éternelle. La foule est immense, et tous proclament la louange de Dieu. Même si, comme les premières communautés, nous traversons des temps d’épreuve, nous savons que « notre récompense est grande dans les cieux », comme l’affirme Jésus dans l’évangile des Béatitudes.

Psaume  23
« Voici le peuple de ceux qui le cherchent »

Nous prions aujourd’hui avec les 6 premiers versets du psaume 23 – qui en comporte 10. Ils constituent un bel écho à la première lecture, en reprenant l’image de la montagne à gravir par le peuple saint, et en mentionnant le peuple immense qui cherche Dieu, expression reprise dans le refrain.

Deuxième lecture - 1 Jean 3, 1-3
 « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu »

Par ses mots, l’apôtre Jean affirme la réalité de l’incarnation, de la mort et de la résurrection du Christ, et donc de l’amour de Dieu. Il lutte ainsi contre ceux qui mettent en doute, au premier siècle, la réalité de ce que vivent les chrétiens. Ces derniers sont appelés à être les témoins de cet amour qui vient de Dieu et dont Jean lui-même a fait l’expérience en Jésus. Il rappelle à chacun de nous que nous sommes tous enfants du Père et que nous sommes appelés à en témoigner auprès de tous ceux que nous rencontrons

Évangile - Matthieu 5, 1-12a
 « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux »

Ce texte extraordinaire que tout disciple du Christ devrait connaître par cœur est un superbe condensé de tout l’Évangile. On y retrouve l’appel à la pauvreté, à l’amour, à la justice et à la paix ainsi qu’à la pureté du cœur, l’attention aux plus petits. C’est aussi un texte exigeant, puisqu’il appelle à aller jusqu’au bout de l’amour en donnant sa vie. La fin du texte des Béatitudes est un appel à suivre le Christ dans sa
mort et sa résurrection

Mettre en œuvre la liturgie

Mots clés

 Tous appelés à la sainteté 

La fête de ce jour est le signe que la sainteté n’est pas réservée à ceux que l’Église a reconnus, mais que tout chrétien est appelé à devenir saint. Le concile Vatican II, dans la constitution dogmatique à la sainteté (Lumen gentium a rappelé « l’appel universel à la sainteté »
Si Dieu seul est saint, Jésus appelle chacun à vivre de cette sainteté : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Une sainteté qui va trouver sa source dans les deux premiers commandements (aimer Dieu et aimer les autres), puis dans l’appel à vivre les Béatitudes.

Futur au présent ? :

Sur les huit béatitudes, seules la première et la dernière sont au présent, les autres sont au futur. Cela pourrait conduire à une compréhension erronée de cette énumération. On a pu l’interpréter ainsi : plus vous êtes malheureux dans cette vie, plus vous serez comblés dans la vie éternelle. Or, Jésus a bien précisé que le royaume de Dieu est déjà au milieu de nous. Les Béatitudes sont donc
bien à vivre au présent : c’est aujourd’hui que nous sommes heureux de les mettre en pratique. La joie promise « dans les cieux » sera l’épanouissement parfait de ce que nous vivons déjà.

En marche

Dans sa traduction de la Bible (1987), l’écrivain israélien André Chouraqui (1917-2007) propose une autre traduction du mot qui ouvre chaque béatitude. Il traduit le mot hébreu par « En marche », au lieu de « Heureux ». Cela n’enlève rien au bonheur promis à tous ceux que Jésus évoque, mais cela donne au texte une dimension plus active, qui invite à prendre le chemin du Royaume. Cela entre en résonance avec la vie même de Jésus : parcourant les chemins de Palestine, il n’a eu de cesse d’inviter tous ceux qu’il a rencontrés à se lever et à le suivre
 

Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger - image les cahiers de PrionsenEglise

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Viens, Seigneur - Annonce du Royaume

26 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Viens, Seigneur,
la terre a tant besoin d’être sauvée !
Viens, Seigneur, les hommes
ont tant besoin d’être libérés !    
Viens, Seigneur,
sinon la Nuit nous engloutira
dans les tumultueux flots des ténèbres !
toujours écartés du bonheur
par l’égoïsme des puissants

Viens, Seigneur, par la force de ta Parole
faire reculer la haine.
Viens, Seigneur, redresser dans leur fierté
les pauvres et les malheureux 
qui peinent sous le fardeau de la misère !
Viens, Seigneur, ôter des mains humaines
les armes chargées de guerre et de mort.
Viens poser la réconciliation dans les cœurs !
Viens, Seigneur, mettre la terre
sur le chemin du bonheur !
Viens, ô Sauveur, viens 
et sois notre Paix !

 

 extrait  de l'Echo de nos 7 Clochers - Communauté de Paroisses Saint Jean XXIII du Berceau du fer - N° 5 Novembre- Décembre 2025 - Francois-Dominique Roger- image du livret de prière quotidienne des Mystères du Rosaire

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Méditation 30e dimanche du Temps Ordinaire

25 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile Luc 18, 9-14

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » 

Justice des hommes - Justice de Dieu

Nous vivons dans une société de revendication des droits. Notre société promeut des droits qu’il nous revient de faire valoir : droit à la citoyenneté, droit à une protection sociale, droit à l’éducation et à la santé, et bien d’autres encore. Mais malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux devant l’accès à ces droits. Alors, pour pouvoir en bénéficier, il faut parfois se battre et se justifier ! Ce combat marque notre relation aux autres : on les considère bien souvent comme des obstacles. Nos droits s’arrêtent là où ceux de nos voisins commencent. Mais ce combat marque aussi notre relation à Dieu. Ne nous est-il jamais arrivé de mettre Dieu à l’épreuve en revendiquant notre droit à recevoir de lui telle ou telle faveur en échange d’une bonne action ? Comme si nos droits et ceux de Dieu se faisaient concurrence !

Le pharisien de l’évangile jeûne deux fois par semaine et verse le dixième de tout ce qu’il gagne. C’est très beau de sa part. Même s’il ne fait qu’observer les commandements, tout le monde ne peut pas en dire autant. Mais quelle est la finalité de ses bonnes actions ? Est-ce le fait de pouvoir se tenir debout devant Dieu, de lui faire face pour obtenir sa faveur ?

Le publicain, lui, n’ose pas lever les yeux vers le ciel. Sa prière laisse Dieu libre de l’exaucer : « Montre-toi favorable au pécheur que je suis. » Autrement dit : « Si tu le juges bon, Seigneur, selon ta volonté, accorde-moi ta faveur. »

Dieu est infiniment libre. C’est sa seule bonté qui est à l’origine de notre création. Notre existence tient au seul fait que Dieu l’a voulue par amour. Ses faveurs sont destinées à tous. Et parce que Dieu est juste et bon, nous pouvons nous fier à sa parole et à son alliance avec nous.

Jésus dit que c’est le publicain, et non le pharisien, qui est devenu juste à son retour chez lui. De quelle justice s’agit-il ? Si c’est de la justice qui distribue les droits et les devoirs, le pharisien est certainement plus juste que le publicain. Car il a jeûné et il a fait l’aumône. Il est juste au regard de la loi. Mais s’il s’agit de la justice qui relève de la foi en un Dieu libre et miséricordieux pour tous, alors le publicain, parce qu’il a mis sa confiance en Dieu, est bien devenu juste.

À l’heure de la mort de Jésus, le centurion devant la croix dira : « Celui-ci était réellement un homme juste » (Lc 23, 47). Parce qu’il n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu, et parce qu’il a tout remis à son Père par amour pour nous, Jésus est le juste par excellence. 

Telle est la justice à laquelle Dieu nous appelle : lui faire confiance et lui offrir notre vie par amour. C’est une justice, certes beaucoup plus exigeante que celle qui rétribue les bonnes actions. Elle repose sur deux libertés : la nôtre et celle de Dieu. Mais elle est beaucoup plus exaltante car elle est communion à la relation même de Jésus à son Père.

Cette justice est un chemin. Chacun peut faire un pas de plus pour s’approcher de cette justice. Accomplir des bonnes actions sans attendre de récompense, prendre la défense de ceux à qui on ne reconnaît aucun droit, prier au nom de ceux qui ne savent ou ne peuvent pas prier, tout cela nous exerce à la confiance en Dieu qui accomplit sa promesse : il nous élève et nous rend libres devant lui.

 

Equipe Méditation@Evangile -  Frère Jean-Baptiste Régis - Prier dans la ville - François Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

 

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Prière universelle 30e dimanche du Temps Ordinaire 2025

23 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

Dans l’évangile, la parabole du pharisien et du publicain est une invitation à discerner l’Esprit à l’œuvre dans notre vie et dans notre monde
Seigneur, donne-nous l’Esprit, ajuste notre regard sur nous-mêmes, sur le bien-fondé de nos engagements, sur la qualité de nos relations.

Prions le Seigneur

Pour la Paix dans le monde.
Prions pour les peuples qui souffrent de la guerre, qui vivent dans l’insécurité et la misère. Pour tous ceux qui luttent, là où ils vivent, contre le l’injustice, le racisme, la haine de l’autre et tous ceux qui partagent un regard et un esprit d’humanité entre les hommes et les peuples

Que le feu de l'Esprit Saint se propage en nous et sur le monde

Nous te prions pour nos voisins, nos collègues de travail, et tous ceux que nous croisons quotidiennement. 
Apprends-nous à être pleinement les messagers de la Bonne Nouvelle en répandant, par une parole, un geste et parfois un seul regard, toute l’espérance qui nous vient de Toi.

Prions le Seigneur

« Le Seigneur entend la supplication de la veuve et de l’orphelin »
Prions pour nous tous ici rassemblés : que la Parole du Seigneur et son pardon guérissent nos cœurs de toutes les blessures accumulées avec le temps, de toutes les blessures de la vie.

Pour  que vienne le Bonheur dans nos cœurs et dans nos familles, prions Marie, pleine de grâce


Equipe PU@Evangile - PrionsqenEglise - François-Dominique Roger - peinture Bernadette Lopez

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Liturgie du 30e dimanche du Temps Ordinaire - 26 octobre 2025

21 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Dans les lectures du jour
Par une parabole, Jésus met en lumière la miséricorde du Père, qui justifie tous ceux qui se tournent vers lui avec un cœur sincère. Nous sommes donc appelés à un décentrement de nous-mêmes, puisque le salut vient non pas de notre regard mais de celui de Dieu qui estime les personnes. Déjà, Ben Sira le sage avait bien compris l’impartialité de Dieu. C’est la raison de la louange du psalmiste : « le Seigneur est proche du cœur brisé ». De même, saint Paul peut se présenter devant le Seigneur à la fin de sa vie ; il ne s’enorgueillit pas des tribulations qu’il a affrontées mais il est confiant dans le salut que Dieu accorde à ses serviteurs

Première lecture - Ben Sira 35, 15b-17.20-22a
 « La prière du pauvre traverse les nuées ».

Le livre de Ben Sira est typique de la sagesse biblique. L’extrait qui nous est proposé affirme à la fois l’impartialité de Dieu envers les personnes et le soin particulier qu’il prend pour le pauvre, l’opprimé, l’orphelin et la veuve. Ben Sira vante la puissance et la persévérance de la prière du pauvre, qui espère le regard de Dieu et une sentence en sa faveur.. La prière du pauvre est celle de celui qui met sa confiance en Dieu, le Très-Haut. Cette prière traduit l’humilité, la persévérance et la confiance en celui dont on sait qu’il a l’oreille attentive vis à vis de celle ou celui qui s’adresse à lui avec confiance, insistance et persévérance
 

Psaume 33
 « Le Seigneur regarde les justes »

Cet extrait du psaume 33 nous révèle deux dimensions omniprésentes dans le psautier : soit le cri d’appel à l’aide, surtout celui du pauvre et du « cœur brisé », soit la bénédiction et la louange, souvent associées aux cris de joie. Et le refrain, énonce deux certitudes : le cri du pauvre est toujours accueilli par Dieu, de même que le cri des justes. Dieu regarde et voit, il écoute et entend, il vient en aide et sauve.

 Deuxième lecture - 2 Timothée 4, 6-8.16-18
 « J’ai mené le bon combat »

L’Apôtre Paul, au terme de sa vie, regarde le chemin qu’il a parcouru, traversé par sa fidélité envers le Seigneur et surtout par le soutien qu’il a reçu de lui. L’Apôtre revient toutefois sur certaines épreuves du passé, et il en prévoit d’autres à venir, mais il sait pouvoir compter sur l’assistance du Seigneur. Le Dieu de sa foi est un Dieu sauveur qui lui réserve une place près de Lui. Il sait qu’il mène le bon combat, pour la bonne cause 

Évangile - Luc 18, 9-14
 « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! »

Ce passage de Luc montre le choix préférentiel du Christ et de son Père pour la prière humble du pauvre, de celui qui se fait petit devant lui, celui qui tout simplement se tient à sa place, conscient de ses limites et de ses pauvretés, en situation de demande de pardon. Jésus savoure la prière du pauvre et condamne la prière du riche, toute tournée vers lui-même. L’un est ouvert à la grâce divine, tandis que l’autre est totalement replié sur lui-même. Le pharisien et le publicain de la parabole racontée par Jésus sont deux figures opposées dans leurs comportements et dans leurs attitudes vis-à-vis de Dieu. Ils font ainsi apparaître la miséricorde de Dieu comme déterminante pour obtenir la vie éternelle

Mettre en œuvre la liturgie

Mots clés

Les justes :
 Dieu seul est juste, c’est-à-dire qu’il n’est jamais dans son tort mais il veut donner cet état de perfection à sa créature. Cette perfection est plus une question de correspondance à sa nature qu’une qualité morale. Le Christ nous a justifiés, en nous donnant part à sa vie de ressuscité, parce qu’il a affronté victorieusement la mort.

Le combat :
 Saint Paul a fait de sa vie un combat pour l’annonce de l’Évangile. Il considère que cet engagement s’est heurté à bien des oppositions, comme Jésus l’avait prédit à ses disciples dans ses derniers enseignements. Les forces contraires au message évangélique se présentent, soit dans les personnes qui s’opposent à la venue du Royaume, soit des manifestations du Mal qui est présent dans le monde

La veuve et l’orphelin :
L’un et l’autre sont souvent associés dans l’Écriture. Ces deux catégories sociales ont en commun leur précarité, dans une société où les pouvoirs étaient masculins : sans mari ou sans père, il était difficile de faire valoir ses droits. De plus, l’absence d’un homme faisant vivre sa famille réduisait inéluctablement la veuve et l’orphelin à affronter la pauvreté. C’est pourquoi ils sont l’objet de l’attention divine.

 

dessin de Micheline Tribout

Prière

Dieu, notre Père, 
tu nous as révélé Ton amour 
et Ta miséricorde en ton Fils Jésus-Christ. 
Nous te prions pour tous nos frères et sœurs de ce monde : 
donne à chacun de faire l'expérience de Ta miséricorde 
et de trouver en Toi la source de l'espérance. 
Donne-nous d'accueillir, 
la gratuité de Ton amour, 
rends-nous capable de regarder nos misères 
sans nous y enfermer, 
de porter témoignage à l'Esprit de pauvreté
et d'annoncer le Bonheur dans les Familles et la Paix au monde entier.

 

Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation 29e dimanche du Temps Ordinaire 2025

17 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

OclocherÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc (18, 1-8) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Dieu nous donne … l’Esprit Saint, quand nous le prions avec foi !

Prier ? … c’est exaucer Dieu. Car c’est Lui qui se réjouit que nous nous tournions vers Lui. Le prier, c’est nous disposer à recevoir ce qu’Il désire nous donner pour que nous puissions réaliser nos rêves. Le prier, c’est cesser de croire que je vais y arriver tout seul. Si Jésus nous demande de ne pas nous décourager, ce n’est pas parce que Dieu aurait les oreilles bouchées, mais parce que c’est nous qui n’y croyons pas suffisamment. 

Cette parabole est une invitation à penser que la foi me fait dépasser mes peurs et mes limites… Sans la foi, Dieu ne peut rien ! La foi du coté de Dieu est assurée, c’est la nôtre qui est questionnée. L’enseignement est clair : Dieu a le désir de nous donner ce qui est bon pour nous, inutile de lui casser les oreilles, car il sait ce qui est bon pour nous, avant même que nous le lui demandions. Alors pourquoi lui demander ? 

Roger WERBER - Un homme de prière

La prière est une rencontre de 2 désirs qui s’écoutent et se reçoivent mutuellement. Ces 2 désirs peuvent aussi se nommer la foi : foi de Dieu en nous et foi de nous en Dieu. Et comme il n’est pas un magicien, il nous donne … l’Esprit Saint ! Voilà ce que Dieu nous donne quand nous le prions avec foi : il nous donne sa force, sa vie, son intuition, son amour, son audace, pour que nous puissions vaincre nos adversaires intérieurs en laissant l’Esprit d’audace l’emporter en nous. 

Quelle place tient la prière dans nos vies ? Aimons-nous prier ou trouvons-nous cela ennuyeux ? La conclusion de la parabole doit nous faire dresser l’oreille : « Le Fils de l’Homme trouvera-t-il la foi sur terre quand il reviendra ? » Qu'allons-nous répondre à Jésus ?

 

OCLOCHER - Un réseau missionnaire mise au service des communautés de paroisses

L'application Smartphone Oclocher sur YOUTUBE 3,38 minutes
Cliquez sur

Oclocher

 

Equipe Méditation@Evangile- Père Vincent Ravince, spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez 
Partout où la vie cherche sa voie à travers les obstacles, Dieu est à l’œuvre

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Prière universelle 29e dimanche du Temps Oredinaire

15 Octobre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

Dieu de justice, nous te prions pour que les croyants de diverses traditions religieuses s’unissent afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice et la fraternité entre les hommes.

Ensemble, nous te prions

Dieu de justice, nous te prions pour ceux qui sont en charge du droit et de l’équité : que la défense de l’offensé et des victimes anime et justifie leurs décisions. 

Ensemble nous te prions

Dieu de justice, nous te confions celles et ceux qui purgent leur peine en prison ainsi que tout le personnel professionnel ou bénévole qui les accompagne.

Ensemble, nous te prions

Dieu de justice, nous te louons pour toutes les solidarités qui se vivent dans nos paroisses et… pour celles et ceux qui se dévouent au service des malades, des personnes isolées et des laissés pour compte.

Ensemble, nous te prions

EquipePU@Evangile - Maïté et Michel, membres du RMPP France - François-Dominique Roger - dessin Micheline Tribout
 

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