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François-Dominique Roger

meditation

Méditation du dimanche 9 novembre - Fête de la dédicace de la Basilique du Latran

4 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Dédicace de la Basilique du Latran – dimanche 9 novembre 2025

Points forts

◦ La basilique du Latran :
En a fête de ce jour, c’est l’occasion de rappeler que le pape est le premier – et non le chef – des évêques et que la basilique du Latran est la cathédrale de Rome. Cela aide à comprendre combien l’Église n’a pas, malgré les apparences, une structure pyramidale mais une dimension collégiale et synodale.

◦ Nos églises de pierres :
Une église de pierres est présente dans presque chaque commune. Beaucoup appartiennent au patrimoine culturel et religieux et demeurent perçues comme des lieux sacrés. Il est de la responsabilité de la communauté chrétienne de continuer à en faire un lieu d’accueil et de prière. La célébration de ce dimanche peut être l’occasion de porter et remercier tous ceux laïcs et prêtres qui assurent l’avenir et de l’entretien de ces églises de pierres.

◦ Des lieux d’accueils :
La scène violente de l’évangile où Jésus chasse les marchands du Temple contribue à nous interroger sur la manière dont nos lieux de prière sont accueillants à tous, malgré la diminution du nombre d’eucharisties qui y sont célébrées. La violence de l’actualité n’incite pas toujours à laisser ces lieux ouverts… Pourtant, bien des communautés paroissiales parviennent à se donner les moyens, humains, techniques et financiers pour permettre à tous de se rendre dans une église pour y prier. Cela demeure un des éléments du témoignage évangélique

Mettre en œuvre la liturgie

Dans les lectures de ce jour
Le temple de Jérusalem, détruit en 586 av. J.-C., est au cœur de la vision du prophète Ézékiel qui ouvre un avenir au peuple d’Israël en exil. Le psaume fait écho à cette espérance. Dans l’évangile, Jésus va plus loin : alors que le Temple, lieu de la présence de Dieu, a été reconstruit, il se définit lui-même comme le nouveau sanctuaire. Dieu n’est plus enfermé dans une maison bâtie par la main des hommes, mais il habite dans la personne du Christ, dont la vie sera détruite mais qui se relèvera après trois jours. Paul rappelle qu’il est la « pierre de fondation » et que nous sommes aussi le sanctuaire où Dieu fait sa demeure

 

Première lecture - Ézékiel 47, 1-2.8-9.12 
« Sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient » 

Il n’est pas étonnant qu’Ézékiel soit très attaché au temple de Jérusalem puisqu’il en était l’un des servants. Il a assisté à la destruction de ce temple et s’est trouvé parmi les exilés prisonniers des Babyloniens. La foi au Seigneur Dieu de son peuple lui permet de résister et, encore plus, d’espérer. Il encourage ses compagnons d’infortune. Le Seigneur Dieu est bien capable de relever un temple où, à nouveau, il résidera au milieu de son peuple. Le Temple sera le signe d’une nouvelle fécondité. Aussi l’imagine-t-il comme une source foisonnante et abondante d’eau vive, qui fait surgir la vie, qui assure la prospérité.

Psaume - 45 
« Dieu est pour nous refuge et force » 

Les versets du psaume 45 retenus pour ce dimanche sont une très belle réponse à la première lecture. Le psalmiste affirme que le Seigneur est toujours présent, qu’il est un secours dans la détresse, même quand le monde paraît s’écrouler. Il reprend même l’image du fleuve – alors qu’il n’y a pas de fleuve à Jérusalem… – comme un signe de l’abondance de la vie que le Seigneur promet à son peuple et de la paix qu’il annonce, lui qui détruit la guerre. Le sens du nom de « Jérusalem », « Ville de la paix », pourra devenir réalité. 

Deuxième lecture - 1 Corinthiens 3, 9c-11.16-17 
« Vous êtes une maison que Dieu construit » 

Lorsque Paul annonce à la communauté de Corinthe qu’elle est une maison que Dieu construit, on pense bien évidemment à l’image de l’apôtre Pierre qui qualifie les chrétiens de « pierres vivantes ». Paul reprend d’ailleurs, dans cette image de la construction, le fait que Jésus est la pierre de fondation, la pierre angulaire . Cependant, ce n’est pas seulement la communauté rassemblée qui est le lieu de la présence de Dieu. Chacun est appelé à être lui-même « le sanctuaire de Dieu » : « l’Esprit de Dieu habite en vous. » Saint Jean reprendra à de multiples reprises cette image de l’homme qui est appelé à être la demeure de Dieu. 

Évangile - Jean 2, 13-22 
« Mais lui parlait du sanctuaire de son corps » 

Nous sommes au tout début de l’Évangile selon saint Jean, après le prologue sur le Verbe et le miracle de Cana. Et voilà que Jésus annonce déjà la signification profonde de sa présence au milieu de hommes. Le Temple, malgré la présence des marchands, demeure le lieu sacré de la présence de Dieu, ce que Jésus rappelle. Mais il se présente alors lui-même comme le nouveau sanctuaire, présence vivante de Dieu au milieu des hommes. Et c’est seulement après sa résurrection que les disciples comprendront le sens réel des paroles prononcée ici. Le psaume 117 l’annonçait déjà : « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Ps 117, 22).

Mots clés

◦ Pierres vivantes :
Le texte de saint Pierre qualifiant les disciples du Christ de « pierres vivantes » (1 P 2, 5) n’est pas une des lectures de ce jour, mais il est cité à deux reprises, dans la prière d’ouverture et dans l’antienne de communion. Auparavant, Pierre aura repris l’image de la pierre d’angle que constitue Jésus (1 P 2, 4). Saint Paul y fait allusion d’une autre manière en évoquant « la maison que Dieu construit ».

◦ La pierre de fondation :
Dans la deuxième lecture, saint Paul rappelle que Jésus lui-même est la pierre de fondation. Chacun est appelé à prendre part à la construction de l’Église en la bâtissant sur le fondement que représente le Christ. Jésus lui-même aura employé cette image en donnant à Simon un nouveau nom : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Tout en demeurant la pierre angulaire (cf. Ac 4, 11), Jésus choisit l’apôtre Pierre pour être la première pierre de son Église.

◦ Le sanctuaire de son corps :
Le Nouveau Testament, en particulier la mort et la résurrection de Jésus, au moment où le rideau du Temple se déchire, bouleverse totalement la conception que le peuple d’Israël se faisait de la sacralité du Temple, lieu de la présence mystérieuse de Dieu. Le Christ est lui-même présence de son Père, première pierre de l’Église de pierres vivantes que les chrétiens sont appelés à constituer. Nos églises de pierres n’ont de sens réel que si elles demeurent le lieu de la prière et de la vie d’une communauté qui est le corps du Christ.

 

Commémoration des Bienheureux et Fidèles Défunts d'une communauté priante à l'église St Martin à Hayange

EquipeMéditation@Evangile _ extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation commémoration de tous les Fidèles Défunts 2novembre 2025

2 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-6) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Pourquoi prier pour les morts ?

En ce jour où l’Église célèbre la messe en mémoire de tous les fidèles défunts, nous pouvons nous demander quel est le sens de cette célébration.

Le premier sens, c’est de rappeler que notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants : Dieu, qui est bon, a créé le monde bon. Certes, cette bonté a été altérée par le péché et par la mort, mais elle n’a pas été détruite. Dieu nous le promet. Sa bonté sera encore là à la fin des temps quand la mort et le péché auront disparu. Nos défunts ont vécu de cette bonté, ils l’ont exprimée par des actes, des paroles, ils ont donné la vie. Nous avons pu les oublier, mais pas Dieu. Il les fera ressurgir au dernier jour. 

L'offrande de soi, la pureté du cœur, de l'esprit, du corps et de l'âme

Le deuxième sens, c’est de rappeler notre foi au Christ, Seigneur des morts et des vivants (Rom 14, 9) : Jésus a connu la mort mais il l’a vaincue par sa résurrection, non seulement pour lui mais pour tous ceux qui croient en lui. Jésus est l'aîné d’une multitude de frères. Lorsque l’Église fait mémoire de sa mort et de sa résurrection, elle annonce en même temps la résurrection de ceux et celles qui se sont attachés à lui dans la foi. Nous ne savons ni quand ni comment cela se passera, mais nous croyons que les morts revivront et que nous les retrouverons. Ce sera alors une fête paradisiaque dans laquelle les anges et les hommes exulteront de joie dans une création transfigurée par la lumière divine.

Le troisième sens, c’est d’affirmer la solidarité entre le monde visible et le monde invisible, la communion des saints. Si nous célébrons la messe, c’est parce que nous croyons que cet acte liturgique aide les défunts à aller vers Dieu. Par exemple, en les aidant à opérer des réconciliations nécessaires avant de pouvoir entrer dans la lumière de Dieu « sans ombre ni trouble au visage » (psaume 33) : des réconciliations avec des proches décédés mais peut-être aussi avec des proches encore vivants. Peut-être ai-je moi aussi des pardons à demander à mes défunts ? Et dans l’autre sens, peut-être des pardons à leur accorder ?

Ce dimanche, comme tous les dimanches, nous célébrerons de manière plus marquée la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ et spécialement, en ce 2 novembre, jour de commémoration de tous les fidèles défunts de l’année jubilaire 2025, nous pouvons nous réjouir car la Bonne Nouvelle de la résurrection du Christ a résonné jusque dans les profondeurs du Royaume des morts.

Oui, ce 2 novembre 2025 de l’année jubilaire, que le Seigneur fasse que nos larmes mêlées à celles de Notre Dame de La Salette purifient le cœur des vivants et des morts ; qu’elles nous rendent capables de faire confiance, d’espérer, d’aimer,de combattre en enfants de Lumière pour intercéder pour nous, pour soutenir et désarmer le bras de fer de Son Fils.

Notre Dame de La Salette -1846 - " Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés"

Equipe Méditation@Evangile - Frère Franck Guyen – Couvent Saint-Thomas d'Aquin de Lille - Extrait de Prier dans la ville - François-Dominique Roger

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Méditation 26e dimanche du Temps Ordinaire

27 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 19-31)

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trou ver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Être proche de ceux qui sont loin 

A travers l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous explique une parabole qui doit nous faire réfléchir. Il s’agit de deux hommes : d'un côté, il y a un riche qui se goinfre et qui est vautré dans son bien-être. A sa porte, il y a un pauvre malheureux qui meurt dans un état de délabrement extrême, où seuls les chiens viennent lui lécher ses ulcères. 

Le riche et le pauvre sont proches, mais un mur les sépare. Le riche ignore le pauvre. Alors que le riche n'a pas de nom, le pauvre est nommé : Lazare. Si le riche n'est pas nommé, c'est qu'il représente tous ceux qui se laissent aliéner par leur avoir, ils n’ont plus d’être. Et c’est l'inversion, le pauvre est irrémédiablement heureux, le riche irrémédiablement malheureux. Un grand abîme les sépare à tout jamais. La vie éternelle est déjà commencée, et notre vie d’aujourd’hui n'en est que l’apprentissage. 

Aujourd’hui, les fortunés sont-ils en capacité de voir, d’entendre et de comprendre les cris de ceux qui sont en souffrance autour d’eux, les cris de tous les déracinés dans notre vaste monde, le cri de tous ceux qui sont touchés par la faim et la guerre : l’Afghanistan, l’Ethiopie, la Somalie, le Sud Soudan, la bande de Gaza, l’Ukraine, le Yémen…

Alors ne pas voir la détresse de nos semblables, détruit le cœur de l’être humain en lui enlevant sa dignité. Cette situation ne peut pas durer. Ce que nous faisons aujourd'hui engage l’avenir bien au-delà de ce qu’on en voit. 

L'égoïsme et l'indifférence ne sont pas seulement des défauts ou des péchés. C'est surtout un grand malheur. Aujourd’hui, l'égoïste ne cherche son bonheur que dans l'accumulation des biens de consommation et dans l’argent. L’homme en quête d’argent restera toujours insatisfait. Rien ne pourra le combler pleinement. Tant qu'il continuera à vivre dans cet état d'esprit, il ne sera jamais vraiment heureux. Comme chrétiens, nous savons que le secret du vrai bonheur se trouve dans la Bonne Nouvelle de l'Evangile. Ce qui fait la valeur d'une vie, c'est la manière dont nous regardons l'autre et surtout la manière dont nous l'aimons à travers les gestes d'ouverture, d'accueil, de respect et de disponibilité.
La vraie richesse, c’est la qualité de nos relations humaines ! L’heure est au réveil. C’est l’heure de l’amour plus grand. 

Prière

Seigneur pardonne-nous, nous nous sommes habitués 
à la souffrance et détresse des autres. 
Apprends-nous à ne plus nous contenter d'aimer 
nos proches et ceux que nous aimons, 
mais à aimer d'abord ceux qui ne sont pas aimés, 
et à les faire aimer de nos amis. 
Fais que nous ne soyons plus heureux tout seuls ! 
Force-nous à abattre nos murs de suffisance 
et à ouvrir nos cœurs pour découvrir 
la richesse d'aimer, ceux que tu aimes ! 
Esprit d’amour, souffle en tempête pour casser 
nos refus de partager, effacer nos silences 
face aux pauvres de nos portails. 

Seigneur Dieu, bénis sois-tu pour ceux et celles qui, 
comme Vincent de Paul et Frédéric Ozanam, 
s’ajustent à ta volonté, et servent les plus pauvres
.

 

Equipe Méditation@Evangile – Vincent Ravince – François Riehl – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation en la Fête de la Croix glorieuse

14 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 13-17)

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.»

« Il faut que le Fils de l’homme soit élevé »

Ce que proclame aujourd’hui la foi de l’Eglise en cette journée de la fête de la Croix Glorieuse, c’est que la vie et le bonheur ne sont liés ni au succès, ni à l’avoir, ni au pouvoir. La vie et la joie véritables peuvent ouvrir leur chemin jusque dans l’échec, la souffrance et la mort, depuis que de la mort du Christ sur la Croix a surgi la vie, et que du tombeau vide a jailli l’espérance.

Nous, chrétiens nous voyons dans la Croix du Christ la preuve ultime de l’amour infini de Dieu qui « a donné son Fils unique » pour que tout homme obtienne la vie éternelle.

Le Christ est solidaire et il meurt pour que la haine et le péché soient vaincus par l’amour. Il meurt en solidarité avec tous ceux et celles qui souffrent des injustices de notre monde, qui sont victimes de la discrimination, de la brutalité de la guerre, des tortures, des emprisonnements

Le Christ donne sa vie et il souhaite que ceux et celles qui le suivent portent leur croix par amour pour les autres, en vivant les valeurs de l’Evangile. Dieu le Père n’a pas condamné son Fils à une mort violente, ce sont les hommes qui l’ont cloué à la croix. Mais Dieu a accepté que Jésus aille jusqu’au bout de l’amour. C’est le sens profond de la fête d’aujourd’hui. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». 

Regardons simplement la Croix du Christ : Jésus apporte salut et vie éternelle à tous ceux qui élèvent leur regard vers lui avec foi. La Croix, instrument de mort, devient bois de Vie. Le Christ y révèle l’amour du Père : l'Amour de Dieu est rendu visible, tangible, par le Signe de la Croix. C’est là que Dieu nous aime jusqu’à l’extrême, non par la souffrance en elle-même, mais jusque dans la souffrance, par l’amour.

Ce 14 septembre 2025 marque exactement le 60e anniversaire de l’ouverture de la quatrième et dernière session du concile Vatican II. Le pape Paul VI rappelait alors avec force dans son discours la vocation essentiellement missionnaire de l’Église : « L’Église, dans ce monde, n’est pas une fin en soi ; elle est au service de tous les hommes ; elle doit rendre le Christ présent à tous, aux individus et aux peuples, de la manière la plus large et la plus généreuse possible ; c’est sa mission » Quand nous imitons l’abaissement du Christ serviteur, quand nos gestes d’amour relèvent les plus petits de nos frères, nous participons à la mission de l’Église, dans l’espérance de faire fructifier les semences de l'Evangile qui feront grandir l'humanité et le création toute entière dans la joie et le paix du Christ ressuscité

 C’est ainsi que la Croix est glorieuse et qu’elle est signe d’Espérance,
déployant toutes ses résonances d’humanité dans notre vie.
Car aujourd’hui comme hier, Jésus et son Evangile
ne cessent de traverser nos murailles, d’ouvrir nos tombeaux
et de susciter et ressuscité l’humanité de Dieu 

 

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Seigneur, que ta victoire règne sur nos nuits et que se lève ton jour ici, maintenant

Equipe Méditation@Evangile - Extrait de @cursillos.ca - @croire.com – 
Paul-Joseph Schmitt - François-Dominique Roger- Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 23e dimanche du Temps Ordinaire C

7 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile selon saint Luc (14, 25-33)

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

La préférence, secret de l’amour

Renoncer. Osons-le dire, le mot n’est pas très tendance... Pourtant, le Christ le présente comme une évidence de la vie de disciple, à l’image de ce bon gestionnaire en bâtiment et de ce roi qui commence par s’asseoir. 

Ste Jeanne d'Arc - Eglise St Martin - Hayange

Le renoncement pensé en termes de pur abandon ou acte héroïque n’a aucun intérêt. Le renoncement porte du fruit quand il exprime une préférence. On a bien calculé le pour et le contre et on fait le choix radical de Dieu. Nos amis les saints, qui sont aussi les amis de Dieu - sans cesser d’être nos amis - nous montrent la beauté et la grandeur de leur choix. On pense à un François d’Assise, qui a tout abandonné. On pense aussi à la petite Jeannette de Domrémy, qui au procès de Rouen, accusée d’avoir désobéi à ses parents, en rajoute : « Eussé-je eu cent pères et cent mères que je serais de toute façon partie ». 

Même dynamique dans le mariage qui est aussi un renoncement pour exprimer le choix d’un unique, un amour qui se veut total. On renonce aux autres possibilités, pour vivre son choix à fond. Il n’y a pas d’autre alternative. C’est ici que le mot passion dit à la fois la croix et l’amour total. 

Tout cela, à vue humaine, peut faire peur. Nos forces sont limitées. Mais nous ne sommes pas seuls : cela doit d’abord se vivre dans un chemin pour marcher derrière le Christ, premier de cordée. Il est le seul à pouvoir nous appeler à cet amour total qui est préférence, « même à sa propre vie ».

 

Hommage à Jacqueline Aubry décédée 15 mars 2016 à l'Ile Bouchard

sur You Tube 4.06 mm

Prière

Seigneur, donne-moi de ne pas passer ma vie, 
et ma liberté, sans rien faire par peur de bouger ! 
Donne-moi de risquer mon corps et mon cœur, 
mes biens et mon intelligence, 
ma réputation et mon avenir. 
Donne-moi de savoir m'asseoir pour accueillir, 
dans le silence de la prière, 
ton Esprit, source et force de mes choix. 
Apprends-moi à me dépouiller de tout ce que je veux garder 
et qui m'empêche de te suivre. 
Accorde-moi à bâtir ma vie sur le roc de Ta Parole.

 

Equipe Méditation@Evangile – Frère Xavier Loppinet - Couvent de Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy – François-Dominique Roger -Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 19e dimanche du temps ordinaire

9 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 32-48) - Lecture brève

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Heureux le serviteur !

Heureux le serviteur que le maître trouvera en train de veiller ! En quelques mots, tout est dit de l’attitude de celui qui sert. Dans l’Évangile du 19e dimanche du temps ordinaire, le service est une béatitude, un chemin de bonheur pour celui qui s’y engage. Le Christ ne cesse de nous montrer ce chemin qu’il dessine pour nous et qu’il emprunte lui-même comme serviteur des serviteurs. Heureux êtes-vous si vous êtes serviteurs les uns des autres ! 

Le service est un état de veille permanent. C’est être toujours prêt, disponible, capable de réagir à l’appel de son maître, à l’urgence du moment, à l’appel du frère. Il n’existe pas, je crois, de plus belle image pour nous inviter à la disponibilité et à l’humilité et pour faire de nous des veilleurs, des hommes et des femmes plongés dans l’attente de Dieu. Revêtir l’habit du serviteur, c’est choisir de devenir veilleur.

Nul ne sait ni le jour, ni l’heure ! Pour le serviteur il ne peut être question de repos. Attendre Dieu, le veiller, le guetter, le chercher, c’est être capable d’attention à ce qui, en nous et autour de nous, devient soudain signe de sa présence et Parole de l’Esprit. 

Grâce à la foi, le serviteur devient veilleur et, tout comme Abraham autrefois, le serviteur se met à l’écoute de Dieu et de sa parole. Il risque et engage sa vie et sa disponibilité. Il devient instrument du travail de l’Esprit. 

Revêtir la tenue de service, c’est travailler au monde nouveau que la Bonne Nouvelle nous invite à construire de nos mains. Grâce à la foi, le serviteur prend à son tour, lui aussi, le chemin de cette patrie des cieux que Dieu prépare pour son peuple. Le Royaume est là, ici et maintenant. La table dressée en est le signe. Notre vie ouverte en est le fruit.

Tenez vous prêts 

N’ayons pas peur, Jésus nous conduit vers le Père. Soyons vigilants, il est l’heure de préparer nos cœurs. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » (extrait de l’homélie Place Saint-Pierre - Dimanche 22 octobre 1978 - Messe solennelle d’intronisation du pape Jean-Paul II).Frères et sœurs, n’ayons pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter sa puissance ! Permettez au Christ de parler à l’Homme. Lui seul a les Paroles de vie, oui, de vie éternelle ! 

Litanie pour la paix (à chaque fois on peut répondre)
Ô Dieu, délivre-nous !

Des paroles et des actes qui suscitent la discorde, les préjugés et la haine,
Des soupçons et des craintes qui font obstacle à la réconciliation, 
Des mensonges crus et diffusés au sujet d’autres peuples et pays, 
De l’indifférence cruelle face aux cris des affamés et des sans-logis,
De tout ce qui nous empêche d’accomplir ta promesse de paix.
Vers la liberté et le pardon que nous trouvons en toi, Ô Dieu, conduis-nous !
Vers la tâche difficile d’aimer nos ennemis, Ô Dieu, conduis-nous !
Vers la promesse d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle, 
Vers la plénitude de la justice, 
Vers la puissance de Ta paix. Ô Dieu, conduis-nous !

 

Oui, j'ai confiance en l'Esprit Saint, pour donner du Bonheur dans les Familles

Equipe Evangile@Peinture - Père Benoît Gschwind  -PrionsenEglise – Saint Jean Paul II - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez -Fribourg

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Méditation 18e dimanche du Temps Ordinaire

2 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 13-21)

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” Puis il se dit : “Voici  ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

« Mais Dieu lui dit : Tu es fou …»

La parabole d’aujourd’hui nous parle d’un « monsieur plus » qui veut toujours plus et n’existe que pour cela. Dieu lui dit qu’il en est devenu un « monsieur fou ! » qui va devenir, à la fin de son histoire, un « monsieur zéro ! ». Paul, à la suite du Christ, invite les chrétiens à bâtir leur vie sur les réalités d’en haut.

Voilà le secret de cette grande liberté face aux biens terrestres. La vraie richesse, le vrai bonheur, c’est non pas d’être richesse « pour soi », mais pour Dieu, dit Jésus. Cela ne nous dicte pas une solution toute faite. Mais cela ouvre nos cœurs à un bonheur indestructible. alors que, nous le savons, nous perdons forcément un jour tout ce qui est « dans nos greniers », ou sur nos comptes bancaires  Le coffre-fort ne suit pas le cercueil. »

C’est Dieu qui est la seule la valeur stable éternelle. Tout le reste est éphémère, passager. Et Jésus, à ce sujet, reprend les mots mille fois répétés dans la Bible : il est fou («nabu »l en hébreu), celui qui réduit son horizon à la terre…il est sage ( maskil » en hébreu) celui, dont la richesse est Dieu !

Alors, merci à toi qui (loin d’écouter les « fac news » qui déforme) sais voir l’invisible qui grandit . 
Merci à toi qui as le sens des relations, de l’harmonie, capable de mobiliser sans casser, et de redonner vie. 
Merci à toi qui, sans te mettre en avant, agis discrètement mais avec efficacité pour le bien de tous. 
Merci à toi qui visites, ranges, nettoies, décores, organises, plies, comptes, chantes, imprimes, animes, tris, réunis, embellis. 
Merci à toi qui es une oreille attentive aux plus démunis, à ceux qui sont éprouvés, aux cassés par la vie. 
Merci à toi qui, ne pouvant plus en faire autant qu’avant, tu t'informes de tout, souris à tous, et prie.

Comment sortir de cette incroyable fermeture du cœur ?
Au lieu de se contempler, de se comparer, de gesticuler et de s’autoglorifier, 
chaque jour lire la Parole de Dieu, et la comprendre !
Chaque jour prier, parler à Celui qui est Tout.
Chaque jour Le contempler, c'est-à-dire se taire pour l’écouter, et voir plus loin, plus grand, plus vrai dans son action quotidienne pour annoncer la paix aux hommes et à toute la création

Prière

Seigneur, garde-nous de la folie d’amasser égoïstement pour nous-mêmes,
et d’en oublier notre grandeur et notre vocation.
Donne-nous de vivre en accueillant sans cesse la seule vraie richesse 
qui ne trompe pas :  Toi, Seigneur !
Seul Ton Esprit peut nous faire discerner l'essentiel.
Alors, loin d’être en concurrence avec les autres, 
nous participerons avec joie à leur progression, en travaillant à leur bonheur !

Pour que notre cœur devienne la demeure de Dieu
et qu’en Lui nous trouvions la vraie richesse,
apprends-nous à construire notre vie et notre un monde 
où chacun de nous ait du pain à manger, du travail pour le gagner, 
de l’amour pour le partager.
« Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël
»

" Nous devons déborder d’espérance pour témoigner
de manière crédible et attrayante de la foi et de l’amour
que nous portons dans notre cœur. " Amen

Pape François, bulle d'indiction du Jubilé, n°18


Equipe Méditation@Evangile – Noël Quesson – Vincent Ravince – François Roger- Peinture Bernadette Lopez

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Méditation du 1er dimanche de carême 2025

9 Mars 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Luc (4, 1-13)

peinture Bernadette Lopez

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. » Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse: « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

La parole de Dieu source de liberté

Jésus vient d’être baptisé. C’est dans le désert que l’Esprit reçu le conduit. Jésus quitte le lieu de la grâce pour entrer dans la grâce du lieu: le désert. Il quitte la foule pour se laisser trouver par l’adversaire. Face à face éprouvant, libérant. Le temps creuse l’espace de la résonance.

Le coeur est le lieu de la sincérité

Rattrapé par la faim, la parole déguisée se présente à lui. L’illusion du pouvoir et de la force tentent de s’infiltrer en lui. Pour commencer, le diable entre par la porte de l’identité: « si tu es fils de Dieu ». Le doute insinué attaque à la racine. La parole reçue est son rempart. « Tu es mon fils bien-aimé, en toi toute ma joie » a-t-il entendu au moment de son baptême… et c’est bien cette parole-là, venue d’en haut, qui est sa nourriture.

Deuxième tentative par la porte du pouvoir et du privilège. C'est ia perversion de notre relation aux personnes et les peuples avec cette terrible envie de dominer, d'exercer le pouvoir, d' écraser, de jouer au tiran, avec son cortège d'opprimés, de torturés, d'abimés. " tu te prosterneras devant Dieu seul, et c'est lui que tu adoreras" Pas d’espace pour l’illusion de la possession., se situer humblement devant Dieu, c'est apprendre du même coup à servir les autres au lieu de les dominer. Le désert lui parle d’adoration du Dieu unique.

Troisième tentative par la porte de la preuve. « Si tu es fils de Dieu »…mettre Dieu à notre service... La perversion de notre rapport à Dieu. Mettre Dieu en demeure de qui nous plaît, nous ériger en conseiller de Dieu. Tentation de provoquer Dieu, de Le "faire obéir" à nos désirs. Le désert n’est pas l’absence mais l’affleurement d’une présence, un don que rien ne tord. La parole donnée à résisté aux assauts du tentateur fourbe tombé sur plus puissant que lui. Jésus trace le chemin de la résistance.

Le cœur renvoie aux intentions d'une personne

L’Esprit Saint est vraie nourriture. La parole donnée résiste en toutes choses. Elle est notre identité, notre terre abritée, notre clarté. Ce temps au désert nous restitue dans l’essentiel entrevu. Le disciple n’est pas au-dessus du maître. N’ayons pas peur. Le tentateur n’a pas d’autre pouvoir que celui que nous lui donnons. L’inconnu c’est nous. Laissons-le nous découvrir dans la consistance de la parole pour qu’elle devienne réellement notre pain de ce jour. Le peuple que Jésus avait quitté au bord du Jourdain, c’est nous.

Que devons-nous faire ? Suivre! Écouter la parole d’amour qui siège dans notre cœur, éprouver son rempart, la citadelle immanquable. J’ai tout et j’ai faim par-dessus tout. J’ai faim de Ta joie, d'épanouissement du meilleur de moi-même, d'un vrai renouvellement de ma vie filiale et fraternelle de baptisés. Puissions -nous trouver dans la parole de Dieu la source de notre propre liberté.


Equipe Evangile@Peinture - Marie-Noêlle Minassian - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez.

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Médiation du mercredi des cendres - 5 mars 2025

5 Mars 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Evangile selon saint Matthieu (6, 1-6.16-18)

Le cœur de Jésus nous précède et

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

SECRÈTE JUSTICE
 
L’évangile de ce jour vient nous interroger en profondeur. Il nous amène en ce lieu intime de nous-mêmes où se nouent notre désir et notre agir. Car c’est bien en ce sanctuaire où notre cœur s’engage, se dévoile que nous devons reprendre pied. Retrouver le sens, le motif décisif qui organise le courant de notre existence, du plus petit geste au plus grand. Retrouver ce grand principe qui tient notre maison intérieure à l’abri des tempêtes, de l’encombrement ou de la tentation du clinquant. Retrouver le maître de la maison. Revoir les espaces, l’organisation, la communication, la lumière, la chaleur… La revisiter pour en (re)faire une maison à vivre, ouverte sur le monde, accueillante, vibrante…

et nous attends inconditionnellement

Invitation nous est donc lancée à revoir nos fondations, nos caves et nos greniers. L’hiver est bientôt fini. Le printemps et Pâques viendront sceller l’alliance pour une vie nouvelle, éternelle, non sujette à éclipse mais au contraire une vie solaire, toutes fenêtres ouvertes, balayée par le vent de l’Esprit…
 
Voici donc les semaines de la grande Visitation. L’Esprit vient en personne nous visiter de fond en comble pour redonner à notre désir de vie vigueur et résistance. Nos histoires personnelles souffrent d’être ignorées. Elles encombrent nos gestes, les ligotent et les mesurent, entravent la vie au grand large que Dieu nous susurre. Qu’allons-nous y trouver ? Notre besoin d’être aimé est-il plus fort que notre désir d’aimer ? Alors la blessure et la maladie pourraient bien emporter notre justice… parce qu’au pied de la croix, seul l’amour de l’autre résiste et nous tient debout. La leçon de Pâques commence donc aujourd’hui. Délivrons-nous de ce besoin d’être aimé qui nous enchaîne au regard des autres. C’est Dieu lui-même qui vient nous dire qu’il nous a tant aimé qu’il a choisi de nous donner sa vie pour que nous sachions comment vivre à notre tour. 

La résurrection du Christ à à Pâques nous emmène faire le tour de nous-mêmes pour larguer les amarres et vivre l’exode intérieur qui nous réconciliera avec le tout de notre histoire et rouvrir en grand les portes de l’à-venir. Dieu nous aime. Mais c’est en secret. Il nous invite à adopter sa vie discrète, à vivre devant lui toute la bonté qu’il nous insuffle. Mais c’est pour les autres…
 
Ce carême nous relit. Comme chaque année. Mais ce que la vie nous présente aujourd’hui nous chamboule tous. Alors vivons ensemble cette grande Visitation de l’Esprit, dans la confiance que Dieu nous rend déjà la joie.

C’est un temps pour changer comme le pape François nous le propose lui qui réveille le monde par sa parole forte et sa présence plus que significative, tout en luttant contre une grave maladie, ne cesse de prier et d’agir pour la Paix : « Marchons ensemble dans l’espérance » est son message de Carême 

Prière « Entrons dans l’espérance de la paix de Dieu » 

Seigneur, nous te confions tous les croyants, musulmans, chrétiens et juifs qui, cette année, chemineront en même temps au cours de ces prochaines semaines, pour se rapprocher de toi par la prière, les privations et la charité. Accentue en nous le désir de communion et d’unité, donne aussi du fruit à nos efforts. 

Seigneur, dans ce monde de conflits et de guerres, nous savons que sans ton Esprit Saint, l’homme ne peut construire aucune paix. Ne permets pas que les artisans de paix tombent dans le découragement, accorde aux populations victimes, les secours dont elles ont besoin, convertis le cœur des politiques et des combattants de tous les pays en guerre. « Ô Mort, où est ta victoire ?, Où est donc ton aiguillon, Tu as perdu ton pouvoir, Ta force n’est plus qu’illusion »

Belle semaine et entrée en Carême
 

EquipeCarême@Evangile- - Marie-Dominique Minassian - extrait du bulletin mensuel Justice et Paix et de Pax Christi - Sœur Bénédicte de la Croix, cistercienne – Vincent Ravince – François- Dominique Roger - peinture Bernaette Lopez

 

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Méditation 20e dimanche du Temps Ordinaire 18 août 2024

17 Août 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile Jean (6, 51-58)

Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » 

Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. 

De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. « Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

« Celui qui mange… demeure en moi, et moi en lui »

Les partis politiques, les entreprises cherchent à s'avaler, à s'absorber les unes les autres ; où les concurrents s'entredévorent, et s'entredéchirent ! À l'inverse, "manger Dieu" ne détruit pas, mais fait vivre ! 
Manger, c’est s'approprier fruits, légumes ou viande pour les faire sien, et pour vivre. Ce que je mange passe en moi, devient ma chair, mon sang, ma vie. Il y a aussi l'amoureux qui dévore des yeux celle qu'il aime. On peut dévorer un livre et le faire sien, s'en nourrir et en vivre. 
Manger est donc un acte de transformation de ce qui est mangé et de celui qui mange, un acte de transformation personnelle, un acte de communion avec l'autre. 

Tout cela éclaire un peu la méditation dans l’évangile selon St Jean. "Et la Parole s'est fait chair ". La Parole de Dieu a pris chair en Jésus. Autrement dit, quand nous lisons les textes de la bible et que nous tâchons (par les homélies, les discussions, la prière, le chant) d'y découvrir et d'y entendre la Parole de Dieu, de la manger, de la digérer, de la faire nôtre, nous sommes en communion avec le Christ. 

Mais souvent nous ne savons pas vraiment ce que nous faisons, à quoi nous nous engageons quand nous mangeons la Parole, quand nous mangeons le Pain. 

Pourtant il s'agit d'un mystère de mort et de résurrection dans lequel nous acceptons d'entrer. St Jean insiste pour parler de "manger la chair" d'une part, et de "boire le sang" d'autre part. Derrière cette séparation de la chair et du sang, il s'agit de la mort de Jésus le Christ. Nous recevons en nourriture son corps livré, séparé du sang versé. Communier, c'est reconnaître que si le Christ offre sa vie par amour pour les hommes, moi aussi, j'ai le désir de me donner, de vivre la vie du Christ. 

Si je le mange, c'est pour devenir « Lui », donné, mangé. Et pouvoir dire, avec l'apôtre Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi »

Jésus est venu et vient nous donner un « Pain de vie », de quoi tenir sur nos chemins parsemés d’épreuves. Il a lui-même tracé le chemin en se donnant, en donnant sa vie. Il ne nous invite pas seulement à manger du pain, mais à manger ses gestes, ses attitudes, sa manière d'être, sa vie ouverte aux petits, aux pauvres, aux exclus, aux malades et souffrants. C'est en vivant comme Lui, en vivant de Lui, qu'Il demeure en nous et que nous demeurons en Lui. Ainsi, peu à peu, le Christ nous entraîne dans sa vie donnée, vie radicalement tournée vers son Père et, dans un même élan, totalement donnée à ses sœurs et frères les plus petits, exclus ou oubliés.


Prière

Seigneur, tu sais combien nous avons faim de bonheur, de vie avec toi !
     Mais nous sommes fragiles et prêts à suivre tous ceux qui nous parlent de bonheur,                                     au risque de passer à côté de toi !
C’est pourquoi tu nous dis et redis que c’est toi le seul pain de Vie 
qui donne la vie de Dieu.
Merci pour cette vie en nous, présence étonnante, qui nous invite à tout moment, 
à devenir "nourrissant" pour nos frères !

Viens demeurer en moi, et que je demeure en toi !
       Marque d'une empreinte d'éternité tous mes gestes ou morceaux de vie donnés,                                pour qu’avec toi,  par mes gestes, mon regard, mes paroles, mon corps et ma vie, 
tu puisses révéler et offrir ton amour et ton pardon à tous ceux 
qui me touchent où que j'approche !

 

 

Equipe Méditation@Evangiile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°417 – Vincent Ravince communauté de spiritains  de Fameck – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg 

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