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Le berceau du fer

meditation

Méditation 31e dimanche du Temps Ordinaire

31 Octobre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (12, 28b-34)

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

SYNTHÈSE THÉOLOGIQUE

On aurait pu assister à une joute théologique, mais c’est tout l’inverse. Le scribe qui s’avance vers Jésus avec sa question ne semble pas vouloir lui tendre un piège, comme d’autres avant lui. C’est une vraie question, ouverte, qui cherche et attend une réponse pour aller plus loin. Et Jésus l’honore comme telle par une réponse synthétique ouvrant sur l’essence de la religion. Il dresse le diptyque qui surplombe toute la vie et ses préceptes. Il énonce les deux principes premiers dont découlent tous les autres.

L’amour de Dieu est le commandement portail qui mobilise toutes les énergies. Écoute Israël ! Tout l’effort est là. Ne pas quitter ce point de mire décisif : nous recevons collectivement ce premier commandement d’aimer Dieu de tout notre être. Nous le recevons aussi pour toutes les générations qui vont suivre. Nous avons une responsabilité d’écoute pour que vive cette alliance entre Dieu et nous.

Mission d’écoute qui se perpétue de générations en générations pour que l’amour qu’il nous voue ne meure pas.

Mission d’écoute pour que le peuple que nous sommes ne disparaisse pas. Mission d’écoute pour que la traduction ne trahisse pas.

Nous pensions l’amour référent en miroir… pourquoi ne pas dire : ”tu aimeras ton prochain comme tu aimes Dieu” ? Nous voilà renvoyés en fait à nous-mêmes… se peut-il que ce soit une meilleure garantie de l’amour à porter au prochain ? L’amour de soi est-il réellement le meilleur étalon ? Voilà qui est troublant… ou révélateur d’une leçon qu’on apprend seulement en chemin… nous savons que nous aimons vraiment quand nous donnons à l’autre cette part que nous n’aurions cédé à nul autre.

Est-ce là le double effet de la concentration du regard sur Dieu ? Une concentration telle que l’amour rejaillit sans effort comme une profusion donnant l’hospitalité à tout autre, faisant corps avec lui sans calcul ? Le second commandement ne serait alors qu’une conséquence du premier, son épanouissement naturel ?

Jésus synthétise et prophétise. Toute la loi et le bonheur sont là et cela porte un nom : le Royaume. Oui, le Royaume est là quand on met en pratique le premier des commandements et que l’on s’engage ainsi sur la voie du second.

Le Royaume c’est maintenant. Il est à portée d’amour et de bonté reçue et diffusée. Entrer dans cette circulation d’amour a pour premier effet secondaire de se découvrir soi-même profondément et indéfectiblement aimé. Cette expérience fondatrice née du regard porté vers Dieu ouvre à toutes les autres. Tu aimeras, nous dit Jésus. L’autre deviendra cet autre soi, cette part de moi. Dieu n’agit pas autrement avec nous. Nous sommes devenus une part de Lui : son corps, sa joie. Sa vie dessaisie nous l’atteste. Voilà le sacrifice authentique, la théologie qui ne ment pas parce qu’elle fait ce qu’elle dit et prie.

Alors non, je ne veux rien perdre de Toi. Surtout ne pas quitter ce point d’écoute et de conversion : te regarder vivre et grandir en amour de tout mon cœur, de toute mon intelligence, de toute ma force.
 
Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez

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"Confiance Jésus t'appelle" Méditation 30e dimanche du Temps Ordinaire

24 Octobre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (10, 46b-52)

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

« Confiance, Jésus t’appelle »

Bartimée, l’aveugle de Jéricho. Cet homme est marginalisé. Il se trouve aux portes de la ville ; il est aveugle et donc considéré comme impur, ne pouvant se mêler aux croyants sous peine de les souiller ; il mendie. La société juive lui reconnaît un espace, à condition qu’il reste à sa place sans transgresser les limites. Or, entendant le cortège bruyant qui entoure Jésus à la sortie de la ville, il se met à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Il a dû entendre parler de Jésus de Nazareth, et lui donne ce titre de fils de David qu’on espère du Messie.

Bartimée est en attente de Dieu, et c’est la première étape de tout processus de guérison. La foule, sans doute disciples de Jésus inclus, le rabroue et tente de le faire taire. C’est une manière de lui dire : « Reste à la place que l’on t’a attribuée ». Bartimée veut justement sortir de son statut de marginal et de discriminé. Il continue à crier, malgré la réprobation de la foule, et son cri est un cri de vie, de non-résignation au malheur et à la déchéance.

Jésus s’arrête. Mais au lieu de s’approcher de l’aveugle pour le guérir, il s’adresse à la foule et lui demande : « Appelez-le ». Jésus fait de la foule la médiatrice de son action. Ce qu’il veut dire, c’est : « Intéressez-vous à lui, appelez-le pour le laisser entrer chez vous, ramenez-le dans votre espace, faites-lui quitter son exclusion ». La foule entre alors dans le jeu en disant à Bartimée : « Aie confiance, il t’appelle »

L’aveugle arrive devant Jésus. Celui-ci lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » « Rabbouni, que je retrouve la vue ! », lui répond Bartimée. À ce moment-là, Jésus fait quelque chose d’étonnant.

Il ne lui dit pas : « Je te rends la vue », comme s’il appliquait une thérapie magique. Il dit : « Va, ta foi t’a sauvé ». Autrement dit : « C’est toi qui as été le moteur ; c’est toi qui as voulu sortir de ta marginalité ; c’est toi qui demandes pitié ; c’est toi qui, à travers moi, fais confiance à Dieu »

C’est « ta confiance en Dieu t’a guéri ». Jésus vient, comme un médiateur, révéler ce qui peut se passer entre l’humain et Dieu quand la confiance est rétablie. C’est la raison pour laquelle Jésus renvoie toujours à Dieu la source du « guérir ». Jésus vient restaurer la relation entre la personne et Dieu. Il est un éveilleur de la confiance en Dieu.

Marchant à la suite du Christ, l’Église ne doit pas étouffer le cri des personnes qui sont au bord de la route. Elle doit transmettre l’appel à vivre de la foi en suivant Jésus sur les routes de l’histoire.

Le manteau abandonné sur le bord de la route est peut-être le signe que la rencontre avec le Ressuscité nous met en mouvement au point de renoncer à l’illusion d’être déjà arrivés. Levons et jetons nos manteaux usés comme ce jeune aveugle qui voit plus loin que tous.

Equipe Evangile@Peinture – croire.com – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 28e dimanche du Temps Ordinaire

10 Octobre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (10, 17-30)
 

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : ‘Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.’ » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.


CHEMIN DE BONHEUR

Nous sommes en présence d’un Homme qui veut posséder la vie éternelle. Il faut lui reconnaître son indéniable désir de progresser et sa pratique intégrale des commandements depuis son jeune âge. Cela force tout de même l'admiration. Combien parmi nous peuvent en dire autant ?

« Posant son regard sur lui, Jésus l'aima » Jésus l'aime pour son passé de fidélité. Il l'aime surtout pour ce qu'il peut devenir s'il accepte d'aller plus loin. C'est dans ce but que Jésus l'appelle. Il lui propose de tout donner pour acquérir ce qui lui manque. Il lui offre d'être disciple. Il lui ouvre un destin nouveau avec cette exigence : « va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel ». 

Aujourd’hui dans le monde, cette interpellation de Jésus est toujours d’actualité. En effet, les richesses se multiplient en même temps que les pauvretés. Ainsi, les finances, les biens matériels, les recherches scientifiques, les richesses artistiques s’accumulent de façon fantastique. Et en même temps, l’appauvrissement, la misère, la dépendance et l’émergence de maladies nouvelles, marginalisent d’énormes populations. 

L’avenir de l’Homme et de la Planète, se situe dans « le vivre ensemble ». Seul le souci de l’humanité peut donner une espérance. N’est-ce pas le trésor dont parle Jésus. « Si tu veux mieux, mets toutes tes capacités et tout ce que tu possèdes au service des autres. » Autrement dit, Jésus interpelle cet homme, c’est à lui de choisir. Ou ses biens sont un moyen au service des autres, ou ils deviennent un obstacle qui l’empêche d’être au service des autres. Jésus ne blâme pas cet homme pour sa richesse, il est honnête et droit. Comme aujourd’hui, nous n’avons pas à mépriser les gens riches pour leurs grandes capacités et leurs grands moyens. De la même façon, Jésus les interpelle et nous aussi : c’est à chacun de choisir à quoi il veut faire servir ses richesses. 

Jésus corrige le verbe employé par l’homme qui veut, avoir la vie éternelle en héritage. Avoir, voilà le problème. Posséder, amasser des biens y compris une bonne réputation. Avoir, posséder une bonne image de soi, être riche de soi-même. Il y a là un manque, dit Jésus, il y a là quelque chose qui vous empêche d'entrer pleinement dans la vie éternelle dont vous rêvez. 

L'Évangile est un chemin de bonheur, une direction de vie. Il n'est surtout pas un ensemble de lois ou d'obligations. C’est le Dieu de la proposition, il respecte nos choix, c’est à chacun de se déterminer. Nous savons bien que la frénésie de la consommation ne peut pas rendre heureux. Le seul bonheur, c’est d’aimer et d’être aimé. Et l’argent doit servir à cela. Mais il peut être un bon serviteur ou le plus tyrannique des maîtres. 

Il est essentiel de réfléchir à notre manière de vivre les uns avec les autres. Car c’est au milieu des liens humains que grandit la vie de Dieu.

Equipe Evangile@Peinture - François RHIEL – Peinture Bernadette Lopez


 

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Méditation du 27e dimanche du temps ordinaire

3 Octobre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile selon saint Marc (10, 2-16)

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !»

De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

COEUR SIMPLE

Jésus, décidément, déroute ses disciples prompts à écarter de leur maître tous ceux qui ne font pas partie de son cercle choisi. Voilà que l’enfant revient sur le devant de la scène. Et comme modèle qui plus est… Le point de départ est pourtant tout autre. Une discussion avec des pharisiens à propos de la loi allume la mèche. Les questions de répudiation amenées sur la table ne font que révéler l’esprit de calcul et les échappatoires masquées face aux exigences de l’amour. La légalité de l’acte de répudiation n’efface pas le caractère adultère de toute autre relation après le mariage. Et devant les exigences de l’amour, hommes et femmes sont égaux, rappelle Jésus, de manière claire.

Car c’est bien ce qui est en jeu : l’amour qui nous voue les uns aux autres. Rien ne peut nous défaire de cette exigence-là. Aucun calcul, aucune loi. Voilà qui est limpide, simple comme le cœur d’un enfant qui sait reconnaître l’amour dont il vit et s’y attache. Le permis-défendu n’est pas ce qui fait grandir dans la vie. C’est précisément l’accueil des exigences, au quotidien, de l’amour et de ses difficultés. L’amour nous agrège les uns aux autres comme les membres d’un corps. Le mariage d’un homme et d’une femme en est l’expression la plus forte, mais elle s’applique en réalité à toutes nos relations. On ne négocie rien en amour. On l’accueille, on en prend soin, parce que l’autre est devenu une part de soi. Répudier l’autre, le rejeter, c’est se répudier soi-même, s’amputer d’une part de soi. La question n’a donc rien à voir avec la légalité mais avec ce qui menace l’amour en nous et nos arrangements pour déroger aux dépassements qu’il impose. Cela menace toutes nos relations car relativiser l’amour les affaiblit toutes… pas seulement la conjugalité, mais aussi la fraternité, la parentalité et la filialité.

Jésus a raison de remettre l’enfant au centre de notre regard. Sourcier d’amour et de tendresse, ils savent d’instinct ce que le temps semble parfois effacer dans nos esprits et nos vies d’adultes habitués à justifier et transiger : c’est l’amour qui fait vivre !

Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez
 

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Méditation 26e dimanche du Temps Ordinaire

26 Septembre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (9, 38-43. 45. 47-48)
 

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

Appelés à faire Église

Les textes de ce dimanche sont de nature à nous secouer et à orienter notre vie de chrétien. Jacques, dans son épître, n’y va pas de main morte. Mais il nous faut garder les pieds sur terre quand nous lisons cette lettre. L’argent, les richesses ne sont ni bons ni mauvais. Ce qu’il convient de regarder de plus près, c’est non seulement l’usage que nous pouvons en faire, mais aussi ce que nous n’en faisons pas. C’est la question de la justice et le sens du partage qui méritent d’être soulevés devant ces versets de Jacques, qui ne se prive pas non plus, dans d’autres versets, de rappeler que « la foi sans les œuvres est une foi morte » (Jc 2, 14-18). 

L’évangile de ce jour nous bouscule aussi. Au temps de Marc, l’Église était persécutée, et comme tout groupe persécuté, elle avait sans doute tendance à se renfermer sur elle-même, à compter ses forces et ses militants. « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous ! » À travers son propos, Jésus dénonce, d’une certaine manière, l’esprit de clocher qui guette tout groupe humain et qui guette aussi nos communautés paroissiales écartelées entre plusieurs clochers au point qu’on en oublie, parfois, la dimension fondamentale du rassemblement dominical et l’appartenance à une communauté. La tentation est alors grande de choisir « son » clocher, l’heure de « sa » messe, une communauté réelle ou une communauté virtuelle grâce aux médias.

Au-delà des mots et des images, Jésus appelle à l’urgence de la conversion. Christ nous appelle à faire Église

Equipe Evangile@Peinture - Père Benoît Gschwind – PrionsenEglise -Peinture Bernadette Lopez
 

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12 Septembre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (8,27-35)
 

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.


Qui est-il ?

Cela se passe dans les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Jésus fait un petit sondage auprès de ses disciples. La question est simple et directe : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Et les « gens » ont une idée vague sur sa personne : ce qui est sûr, c’est que c’est un prophète. Mais on ne sait pas lequel. Est-ce Jean le Baptiste revenu à la vie, ou Élie dont le retour était annoncé, ou encore un autre prophète ? 

Face à cette perplexité, Jésus sollicite auprès des disciples une réponse plus personnelle. C’est Pierre qui répond. Pour lui, Jésus est le Christ. Ce Christ n’est pas un libérateur politique. C’est un homme derrière lequel on peut marcher, en renonçant à soi-même. Le chemin par lequel il passe est fait de souffrance, de mort et de résurrection. Il a porté nos souffrances, il s’est chargé de nos douleurs. 

La question de Jésus et la réponse de Simon Pierre provoquent chaque génération, chaque chrétien et chaque Église à répondre à la question de l’identité de Jésus. Une des façons pour nous de répondre à cette question pourrait se faire à travers une double attitude à adopter : ne pas nous dérober à nos semblables, et nous mettre dans la tête que la manière de suivre le Christ ne consiste pas à dominer ou à asservir les autres, mais à apprendre à les servir

Equipe Evangile@Peinture -Père Jean-Paul Sagadou – PrionsenEglise -  Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 23e dimanche du Temps Ordinaire

5 Septembre 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (7,31-37)

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
 
VIE RELIÉE
On imagine bien la scène, le brouhaha et les gens se presser autour de Jésus. Au carrefour des nations, il est manifestement attendu par tous ceux qui cherchent une issue à leur malheur. La foule pourrait noyer le regard, empêcher les rencontres. Mais non. L’attention de Jésus est bien présente à chacun, à ce groupe de gens concernés par cet homme coupés des autres par ses infirmités. On lui demande de poser la main sur lui. Ses gestes vont beaucoup plus loin. Ils sont étonnants. Mais qu’importe le comment. Ce qui compte, c’est le résultat. D’ailleurs, l’homme est revenu à la vie. Il peut désormais communiquer avec son entourage. Jésus a tout bien fait, retient-on. Ce résultat suffit. Et les oreilles se ferment aussi vite aux recommandations de silence de Jésus. Étonnant… débordé par la satisfaction de tous Jésus n’est plus entendu. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. Le reste importe peu. On voit bien cet aspect de l’histoire. On pourrait s’en arrêter là. Mais… restons un peu avec Jésus.
 

Lui s’est impliqué. Il s’est mêlé de l’histoire de cet homme. Sa salive s’est mêlée à la sienne. Sa vie est un espace ouvert à tous. Sa joie secrète, c’est de rendre la vie aux autres et de continuer son chemin jusqu’à ce qu’il croise d’autres histoires, d’autres visages, d’autres urgences. Dieu est au milieu de nous et délivre nos vies de toutes ses infirmités. Il nous restitue à nous-mêmes, aux autres, il est pour nous. Qui est Dieu ? Il est là, au creux de nos oreilles, sur le bout de nos langues pour délivrer les cabossés et les estropiés de la vie. C’est lui qui nous a choisis et placés au milieu du monde pour qu’il vienne à lui et soit délivré de son mal. Dieu compte sur nous pour que nous ne soyons pas sourds aux appels de ceux au milieu desquels nous nous tenons. Il a posé depuis toute éternité sa parole de vie sur nous, elle baigne notre langue pour que son feu réchauffe les désespérés de la vie.
 
Ton urgence est passée dans nos artères. Notre coeur bat de tes combats. Notre regard voit comme tu vois et nos oreilles vibrent au cri des humiliés et des malheureux. Ta joie nous atteint, ta charité nous saisit, ton temps est venu embraser notre désir d’aimer. Tu es venu libérer notre pouvoir de guérison. C’est pour que ce monde que tu aimes reçoive ta vie, ta tendresse, ta consolation. Tu nous confies ton ministère de guérison. C’est désormais au creux de nos mains. Chaque jour tu nous envoies vivre de ta vie, de ta parole et de tes gestes. Il en va de ta gloire et du salut du monde. Seigneur, je n’en suis pas digne, mais sur ta parole j’irai ouvrir l’avenir…

Equipe Évangile&Peinture- M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez

 

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Méditation 22e dimanche du Temps Ordinaire

29 Août 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (7,1-8.14-15.21-23)
 

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’ Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

PRATIQUES QUESTIONNÉES
Les pharisiens et les scribes venus auprès de Jésus depuis Jérusalem n’auront pas fait le déplacement pour rien. Les gardiens de l’orthodoxie repartent avec de quoi réfléchir… c’est le moins que l’on puisse dire! Une fois de plus, le vrai déplacement est ailleurs et Jésus va recadrer le débat.

Tout part d’une observation des disciples qui manquent à la tradition des anciens et ne procèdent pas aux ablutions rituelles. L’occasion est trop belle pour Jésus de rappeler l’essentiel à la foule visiblement témoin de l’échange. Quand les pharisiens et les scribes ne voient que l’extérieur, Dieu regarde l’intérieur. C’est le cœur qu’il voit. Et si le cœur n’est pas dans les pratiques, alors les pratiques sont vides et la religion vaine. Voilà un verdict cru… La religion pour Jésus n’est pas dans les rituels, mais dans le cœur qui s’engage et vit devant Dieu.

L’indice de pureté ne vient donc pas des lavages de mains mais de la cohérence entre la vie extérieure et la vie intérieure. Pire, les pratiques extérieures peuvent masquer l’essentiel: un cœur détourné, asséché par une vie à l’extérieur de soi, préoccupée par le regard des autres, et assignant le reste du monde à son style de vie. Jésus dénonce ce terrorisme spirituel en montrant qu’il est vide de sens. On ne sait plus pourquoi les anciens faisaient ces ablutions. On a perdu la symbolique qui y engageait l’être tout entier. Ce faisant, Jésus va remettre du sens dans les gestes. Il va réinvestir les préceptes non pour les respecter à la lettre mais pour y redécouvrir l’esprit et le souffle qui feront de chacun des vivants. Voilà de quoi vivifier notre rapport à nos pratiques !

L’essentiel de notre religion n’est pas dans le Livre ni dans nos rituels. Il est dans notre habitation de nos pratiques et dans l’harmonisation qu’elles devraient induire entre ce que nos lèvres professent et ce que nous faisons. Plus il y aura d’intériorité et de proximité avec Dieu recherché en toutes choses, plus il y aura des fruits de bonté dans nos existences. Jésus a tellement habité la volonté du Père qu’il a donné sa vie pour que les autres l’aient en plénitude. Nous sommes donc loin des questions de lavage des mains… devenu par Pilate le signe éloquent du dédouanement. Jésus emmène ses disciples sur un autre chemin: celui de l’écoute intégrale de la parole de Dieu qui saisit le cœur, forme son oreille et façonne son agir. C’est Dieu qui a mis sa main sur nous. C’est à nous d’entrer dans ses pratiques !
 

Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 21e dimanche du temps ordinaire

22 Août 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Jean (6, 60-69)
 

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !... C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

DÉSTABILISATION DÉCISIVE
Avouons qu'il y avait de quoi être décontenancé... Il faut le reconnaître, les paroles de Jésus sont loin d'être immédiatement digestes. La querelle qui occupait les juifs après l'enseignement de Jésus est venue déstabiliser beaucoup de ses disciples. La question et le doute se sont insinués et la lumière de la foi n'opère plus. La compréhension n'est plus au rendez-vous. Dépassés, le mouvement de détachement et de désolidarisation semble gagner jusqu'au noyau des plus proches mis au pied du mur par Jésus. La chair a pris le dessus. L'esprit est perdu par l'étau de la défiance.
 
L'épisode n'a rien de banal puisque seul le noyau dur des fidèles va se tirer du piège de l'effet de groupe. C'est Pierre qui va faire contrepoids, et permettre à tous de se rallier à Jésus. L'esprit de corps l'emporte sur l'effet de groupe, l'attirance et la force de l'appel initial sur l'obscurcissement et l'incompréhension. Le mystère s'offre à la foi, il échappe à toute tentative de réduction. Il se donne à contempler comme le buisson ardent qui ne se consumait pas. 

 

C'est le mystère qui nous comprend. Pas l'inverse. C'est le mystère qui nous perce et nous révèle. Il dévoile notre cœur. Il l'expose, le conduit à ce point de pauvreté où plus rien d'autre ne peut le désaltérer. Prisonniers du Christ, les Douze ? Non. Librement attachés à lui, par attraction, par grâce. Accrochage vital remis en jeu sans cesse par les épreuves qui vérifient la solidité de l'attelage. A qui iraient-ils ? A qui irions-nous, nous qui un jour avons connu le même éblouissement que les disciples ? Jésus a capté notre désir d'éternité. Il ne connaîtra désormais de repos que dans sa main qui nous conduit vers le Père. C'est au Père que nous devons cette vie-là aujourd'hui. Elle a la saveur pascale de Jésus-Christ: amour plus fort que la mort ! Comment renoncer à cette joie et à ce combat ? 
 
La marche sans repos se fait au soleil de Dieu, sans éclipse. Réjouissons-nous d'être en chemin, dans sa main, arrimés à sa parole de vie qui surmonte toute adversité. Faisons corps avec sa chair de lumière posé sur l'autel... Amour versé dans notre tablier : mesure bien tassée, secouée, pour ne pas défaillir en route. Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube. Mon âme a soif de toi...


Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 18e dimanche du temps ordinaire

1 Août 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,24-35.

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.

L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.

Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »


« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim »
 

Dans les Écritures, il est question de la tendresse de Dieu pour le monde, et nous lisons que « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils » Jésus (Jn 3,16) pour qu'il soit comme nous, et qu'il nous apporte la bonne nouvelle que Dieu est amour, que Dieu vous aime et qu'il m'aime. Dieu veut que nous nous aimions les uns les autres comme il aime chacun d'entre nous (cf Jn 13,34).

Nous savons tous, en regardant la croix, à quel point Jésus nous a aimés. Lorsque nous regardons l'eucharistie nous savons combien il nous aime maintenant. C'est pourquoi il s'est fait lui-même « pain de vie » afin de satisfaire notre faim pour son amour, et puis, comme si ce n'était pas suffisant pour lui, il s'est fait lui-même l'affamé, l'indigent, le sans-abri, afin que vous et moi puissions satisfaire sa faim pour notre amour humain. Car c'est pour cela que nous avons été créés, pour aimer et être aimés.

Equipe Evangile@auquotidien - Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997) - fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

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