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Le berceau du fer

meditation

Méditation 18e dimanche du temps ordinaire

1 Août 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,24-35.

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.

L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.

Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »


« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim »
 

Dans les Écritures, il est question de la tendresse de Dieu pour le monde, et nous lisons que « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils » Jésus (Jn 3,16) pour qu'il soit comme nous, et qu'il nous apporte la bonne nouvelle que Dieu est amour, que Dieu vous aime et qu'il m'aime. Dieu veut que nous nous aimions les uns les autres comme il aime chacun d'entre nous (cf Jn 13,34).

Nous savons tous, en regardant la croix, à quel point Jésus nous a aimés. Lorsque nous regardons l'eucharistie nous savons combien il nous aime maintenant. C'est pourquoi il s'est fait lui-même « pain de vie » afin de satisfaire notre faim pour son amour, et puis, comme si ce n'était pas suffisant pour lui, il s'est fait lui-même l'affamé, l'indigent, le sans-abri, afin que vous et moi puissions satisfaire sa faim pour notre amour humain. Car c'est pour cela que nous avons été créés, pour aimer et être aimés.

Equipe Evangile@auquotidien - Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997) - fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

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Méditation 17e dimanche du Temps Ordinaire

25 Juillet 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Jean (6, 1-15)
 

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

Le don de la gratuité

Relisons cet évangile Dans la vie de nos familles ce que chacun possède peut-être une grande ressource pour tous. Dans cet évangile, un garçon présente 5 pains d'orge et 2 poissons à Jésus. Le plus important, ce n’est pas d'avoir peu ou beaucoup, mais de l’offrir au Seigneur. C’est lui qui veille à ce qu’il satisfasse le désir de tout être vivant. C’est aux grands-parents de transmettre la foi aux jeunes générations et d’accompagner leurs petits-enfants avec leur sagesse. Ce qu’ils apportent souvent à nos familles est précisément le don de la gratuité. Leur façon d’aimer et de choyer leurs petits-enfants, au point de les gâter, peut nous sembler exagérée, mais l’exagération est la seule mesure de l’amour. 

L’Église, qui est mère de ce peuple qui se rassemble autour du Seigneur et qui semble ne pas être capable de se procurer à manger, a besoin de chacun de nous. Dans l’Évangile, ce jour-là le Seigneur s’est servi d’un garçon. Aujourd'hui il semble nécessaire de multiplier la foi et la sagesse des personnes âgées. Dans leur profondeur spirituelle, il y a un trésor à découvrir. Les 2 poissons que nous possédons tous, même le plus pauvre ou le plus malheureux d’entre nous, sont l’amour et la prière. 

La prière est une vocation accessible à tous. Dans le message pour la Journée, le Pape en parle comme d’une mission spécifique des personnes âgées : « la prière des personnes âgées peut protéger le monde, en l’aidant peut-être de manière plus incisive que l’activisme de tant de personnes. Votre prière est une ressource très précieuse : c'est un poumon dont l'Église et le monde ne peuvent se priver. 
Votre intercession pour le monde et pour l'Église n’est pas vaine, mais indique à tous la confiance sereine en un port sûr
». 

Dans récit du pain partagé, le Seigneur Jésus confie aux disciples la tâche de distribuer les pains à la foule. C’est une tâche qu'il continue de confier à l’Église aujourd’hui. Nous ne pouvons pas – par nous-mêmes – accomplir le miracle, mais Jésus a besoin de nos mains pour que le pain puisse nourrir ceux qui en ont besoin. Pensons aux nombreuses personnes âgées de nos paroisses qui sont des ministres extraordinaires de l’Eucharistie ou qui sont investies d’autres ministères et combien cela est précieux pour la vie et la liturgie de nos communautés.

Bénédiction

1ière Journée mondiale des Grands-parents et Personnes âgées

Dieu de miséricorde,
Toi qui as fait don à Tes enfants d’une longue vie,
Accorde-leur Ta bénédiction ;
Fais-leur sentir la douceur et la force de Ta présence :
Qu’en se tournant vers le passé
Ils se réjouissent de Ta miséricorde.
Et qu’en regardant vers l’avenir
Ils persévèrent dans l'espérance qui ne meurt pas.
À Toi louange et gloire pour les siècles des siècles


Evangile@Peinture – Père Vincent Chopart – Peinture Bernadette Lopez – Photo Atelia

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Méditation 16e dimanche du Temps Ordinaire

18 Juillet 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile selon saint Marc (6, 30-34)

En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

SANS PAUSE

Ce n’est pas le seul épisode où l’on voit Jésus contraint par les circonstances. Ici, le retour de mission aurait naturellement demandé un temps de pause pour vivre une relecture et un temps de repos, mais le cœur a ses raisons et la nécessité collective prime sur le besoin personnel. Le cœur de Jésus a vite fait de discerner. Et c’est peut-être un élément de plus à ajouter à la formation de ses disciples. On peut disposer et organiser les choses selon des logiques visant à l’équilibre, mais la charité débordera toujours les meilleurs plans et stratégies. Comment se refuser à la détresse? Une fois de plus, il ne peut y avoir de repos devant tant d’énergies déployées pour chercher la vie. Jésus est pour ainsi dire réquisitionné par les événements. C’est touchant d’assister à ce débordement de cœur…

Le style de vie de Jésus n’a rien de raisonnable. Et sa suite n’a rien de facile à vivre. Il ne s’appartient plus. Sa raison de vivre est extérieure à lui. Elle est logée dans cette foule en attente de ce quelque chose de lui qui les aidera à vivre. Jésus ne peut pas manquer ce rendez-vous d’amour. Il est venu pour cela. Et ses disciples apprennent avec lui ce qui va les conduire à leur tour, de dépassement en dépassement. Les nécessités des autres ne portent pas Jésus et les siens à l’épuisement mais révèlent la fontaine d’eau vive à disposition dans l’écoute profonde des événements. L’amour ne connaît pas de pause. Il se ressource en s’offrant et s’étiole en se refusant.

Pas d’autre bonheur que toi Jésus. Tu nous introduis dans ton regard d’amour qui sait reconnaître la pulsation de la vie et ses fatigues. Tu nous remets en joie en pensant au bien distillé. Il y eut un soir, il y eut un matin. Recréation ! Vivons de cet instinct de la joie des autres que nous procure l’amour. Jésus n’a pas eu d’autre secret. Cela l’a mené sur la croix. Le disciple serait-il au-dessus de son maître ? Jésus, forme en nous ton cœur éternel, fontaine d’eau vive pour tous !
 
Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

 

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Méditation 15e dimanche du Temps Ordinaire

11 Juillet 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (6, 7-13)
En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

MISSION NUE

Jésus vient de vivre l'échec et l'impuissance parmi les siens, et c'est à ce moment qu'il choisit d'appeler les Douze et de les envoyer en mission. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jésus est loin du triomphalisme missionnaire. C'est peut-être même la pointe de la formation de ses disciples. Il leur donne non seulement autorité et puissance d'action, mais aussi les deux clés essentielles pour ne rien subir des événements qu'ils auront à vivre : pauvreté et humilité. Pauvreté apparente pour habiller le cœur et être en position d’accueillir toutes choses. Humilité devant les réactions suscitées par la mission, pour n’être pris ni par la réussite ni par l’échec, mais simplement par la force d’un appel à poursuivre la route pour que d’autres puissent retrouver le chemin de la vie.
 

Jésus centre ses disciples sur cette seule nécessité de demeurer là où leur parole est accueillie. Leur mission ne relève pas de la persuasion, mais d’un contact, d’une rencontre avec les paroles de la vérité. Ils amènent le salut à ceux qui les reçoivent et les écoutent. Ils leur donnent de faire l’expérience de la vérité libératrice. La mission ouvre sur la guérison de tous ceux qui accueillent en eux le souffle de la vérité et écoutent l’aspiration à la vie réveillée par la parole.
 
Puissions-nous à notre tour vivre notre quotidien comme un envoi permanent et partager librement à travers les événements et les rencontres, la parole de vérité qui nous anime : sans désir de convaincre mais comme un débordement de cette bonté dont nous vivons.
 
Rien ne nous appartient. Tout nous est donné. Tout est à partager.

 

Equipe Evangile@Peinture – M-M Minassian – Peinture Bernadette Lopez
 

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Méditation 14e dimanche du Temps Ordinaire

4 Juillet 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (6, 1-6)
 

En ce temps-là,  Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

DÉNI MANIFESTE

Comme c’est difficile d’être accueilli comme nous sommes… Jésus va en faire l’expérience en revenant chez lui. Il va malheureusement vivre ce paradoxe d’une parole reconnue comme sagesse mais immédiatement disqualifiée dans le coeur de ses auditeurs parce que venant précisément de là où on ne l’attendrait pas. Que ce soit le charpentier, le fils de Marie, qui a grandi au sein de la communauté et qu’il s’autorise à prendre la parole à la synagogue, le rend difficilement audible. L’habileté de ses mains ne l’habilite pas à endosser un autre rôle. C’est en tous les cas le message lancé par les gens de son village. Difficile dans ces conditions d’exister et d’apporter le supplément de vie qu’un accueil aurait permis. Jésus impuissant, spécialement pour ceux dont il a été proche pendant tant d’années… Cruel constat pour lui qui fait tant de bien depuis qu’il est en chemin.

C’est pourtant le rappel cuisant que l’amour est captif. Il est nu, désarmé, livré à qui veut s’en faire le destinataire. Jésus aime tous ceux qu’il rencontre. L’inverse n’est pas garanti, pas même auprès de ceux qui l’ont vu grandir. L’amour n’est pas reçu et se voit restitué à la route qui l’a conduit chez lui. Le message est aussi pour ses disciples. Rien n’est acquis, encore moins chez les siens. L’accueil et l’hospitalité demeurent un cadeau mutuel, une grâce réciproque qui n’a rien d’innée. Ce jour-là en tous cas, pour Jésus, le miracle a été d’être reçu par quelques-uns au lieu des foules habituelles avides des paroles de sa bouche.

L’épisode est un rappel que la vie ne peut se déployer à notre corps défendant. La vie résulte de son libre accueil, sans filtre. Tout peut alors devenir “parlant”, y compris le refus, le rejet. L’étonnement manifeste la distance existant au fond avec ses plus proches. Exercice de lucidité qui ne désarme pour autant pas la vie qui est plus puissante que les obstacles qu’on lui dresse. Elle est faite pour être partagée. Son dynamisme accepte de quitter son cours naturel pour rejoindre d’autres lieux où elle sera plus féconde. Une non-rencontre en suscite d’autres qui porteront du fruit. La grâce poursuit son chemin. Force est de constater qu’elle sera pour d’autres.

De notre côté, ne laissons pas passer la grâce. Laissons-nous surprendre par le bien qui nous attend, y compris de la part de ceux dont on ne l’attend pas. Soyons des contemplatifs, des guetteurs de la grâce cachée au creux du quotidien et des visages qui l’habitent ou le croisent. Tout est question de regard et de cœur. Tout est disposition à vivre intensément de ce qui nous arrive, sans choisir.

Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
 

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Méditation 13e dimanche du Temps Ordinaire

27 Juin 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

VIE COMBATIVE

Quel condensé d’existence dans cette page d’Évangile du 13e dimanche du temps ordinaire ! La foule s’amasse autour de Jésus. Anonymes, tous se pressent autour de lui, avec l’espoir que quelque chose de leur vie va changer. Parmi eux, il nous est donné de connaître l’histoire de ce chef de synagogue qui vient requérir Jésus pour sa fille en train de mourir, et de cette femme malade et dépouillée de tout, à toutes extrémités. Deux récits, deux désirs de vie. L’un pour sa fille, l’autre pour elle-même, l’un public et l’autre caché. Deux guérisons : l’une à l’abri de la foule et l’autre en son cœur. 

La foule en quête de miracle ne peut saisir la portée de ces guérisons, plus profondes encore que la vie continuée. Elle est d’un autre ordre. Elle est en rapport avec ce désir plus profond, plus ample, déposé au fond du cœur de chaque vivant : d’éternité. L’éternité n’est pas la vie continuée. Elle est un saut qualitatif, une plénitude. La vie est blessée par ce désir qui la dépasse. Elle est débordée. La vie n’est pas appelée à être continuée mais sauvée. L’expérience du salut, c’est d’être hissé à ce désir non de conservation, mais de dépassement et de plénitude. 

Jésus est l’espace où notre désir peut vivre sa mue, passer du désir de vie continuée à la communion. C’est Jésus qui est le passeur de tout désir. La mort a trouvé son adversaire. Jésus la dépasse. Il lui ôte son pouvoir en ouvrant la vie sur ce qui l’attend. Vivre par grâce… voilà ce qui nous attend réellement et dès maintenant. 

Nous le tenons de la main de Jésus qui se donne pour que nous ayons sa vie en nous. Nous ne sommes pas des anonymes pour lui. Notre désir le touche, nos histoires le remuent. Il est devenu l’espace où s’entrechoquent nos drames, et où ils peuvent trouver une résonance et une issue positive. Ce ferment d’espérance, c’est l’expérience du salut, de la vie en train de passer de la mort qui la menace, à la vie qui s’établit durablement sur son roc d’éternité, sur sa face de bonté.

Dieu, tu nous donnes ta propre vie, ton pain de joie, pour que nous ne défaillons en cours de route. Vivre, ce n’est rien de moins que de déboucher sur ton paradis d’ici : donner tout ce que nous sommes pour que les autres soient comblés de ton goût d’éternité.
 

Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez


 

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Méditation 12e dimanche du Temps Ordinaire

20 Juin 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (4, 35-41)
 

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

La foi dans l’épreuve

Il arrive bien souvent que la parole de Dieu nous renvoie à une réalité toute simple de la vie, à savoir qu’aucune vie humaine n’est à l’abri des tempêtes. C’est le cas, dans les textes d’aujourd’hui, de Job et des disciples. 

Homme riche, pieux et juste, tout allait bien pour Job. Soudain tombe sur lui une tempête de malheurs qui le font sombrer dans la pauvreté, la misère et la souffrance. Broyé par la douleur, assailli par le doute et la révolte, il en vient à interroger Dieu. 

Ballotés par les vagues de la mer, les disciples, eux, laissent apparaître leurs tempêtes intérieures et se demandent pourquoi le Seigneur reste indifférent à leur sort. D’un côté, il y a le questionnement de Job et de l’autre la plainte des disciples. 

Derrière l’histoire de Job, nous apprenons que le désir de Dieu pour l’homme reste le même, malgré les tempêtes de la vie : le salut et non le malheur. Avec la tempête sur le lac, nous apprenons que tout disciple du Christ doit se décentrer et passer de la peur qui paralyse à la crainte respectueuse devant Jésus. 

Au final, il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur, car, au sommeil de Jésus succède son réveil, comme plus tard à sa mort succédera sa résurrection, sa victoire sur le mal et sur la mort. 

Retenons que devant les épreuves et les menaces qui nous désorientent, nous pouvons garder la confiance et la foi. Prenons surtout conscience de nos limites. Ne gardons pas notre esprit centré sur nous-mêmes, mais sur le Christ. Il est mort et ressuscité pour nous.

Equipe PU@Peinture - Père Jean-Paul Sagadou- Prions en Église Afrique – Peinture Bernadette Lopez 
 

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11e dimanche du temps ordinaire 13 juin 2021

13 Juin 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Un peuple de vivants

Nous savons que Jésus ne cesse de parler en paraboles, avec des mots simples et vrais, des allusions concrètes à la vie quotidienne. Le langage des paraboles ne nous étonne plus, et pourtant, à chaque lecture, les paraboles n’ont jamais fini de nous surprendre, de nous déranger, de nous faire grandir. 

« Convertissez-vous, le règne de Dieu est tout proche ! » Ces premiers mots de Jésus dans l’évangile de Marc résonnent encore dans notre tête. Ils sonnent le début de la mission de Jésus. Par ses gestes, par ses paroles, par ses enseignements, ses miracles et ses guérisons, Jésus ne cesse de jeter en terre la semence du règne de Dieu. 

" Nos deux Cœurs Unis dans le St Esprit "

Dur labeur, sans doute épuisant devant la dureté du cœur de l’homme, mais travail de confiance, tout à l’écoute de son Père et de la mission qui est la sienne. Jésus sème et, jour et nuit, la semence grandit jusqu’à porter son fruit ! 

Aujourd’hui encore, elle est jetée dans la terre boueuse ou préparée de nos vies quotidiennes et de notre monde. Déjà là et encore à venir, le règne de Dieu ne cesse de nous surprendre si nous savons le guetter, le reconnaître, le nommer, mais aussi l’annoncer. Il étend ses branchages et nous devenons les fils de la promesse, un peuple de vivants, savourant et partageant les fruits du Royaume. À Dieu rien n’est impossible ! L’arbre sec peut reverdir. Le grain semé porte du fruit. Dieu tient parole !

Equipe Evangile@Peinture - Père Benoît Gschwind - PrionsenEglise - Peinture Bernadette Lopez - Oratoire de Kérizinen
 

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La Sainte Trinité - dimanche 30 mai 2021

30 Mai 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Matthieu (28,16-20)

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

 

ELAN MISSIONNAIRE

Au sortir du temps pascal, notre mémoire est pleine des dernières heures de Jésus, des apparitions multiples du Crucifié-Ressuscité, de ces paroles échangées avec ses disciples incrédules. Nous faisons l’expérience d’une présence presque charnelle de ce Jésus qui a traversé notre vie humaine en laissant derrière lui un parfum de bienfaisance tellement impressionnant qu’il a fait peur à bon nombre. Nous restons un peu sur le seuil de son mystère, mais d’année en année, le récit nous imprègne. Nous apprenons au fil des temps liturgiques à vivre comme lui, à penser comme lui. Une familiarité et une sensibilité se sont établies avec les années. Et peu à peu le désir d’imitation nous prend et chacune de ses paroles est recueillie comme une perle. Où tout cela va-t-il nous mener ? Impossible de le savoir. Là aussi il faut l’écouter... que dit-il aujourd’hui dans l’évangile ce dimanche ?

C’était au moment de quitter ceux avec qui il avait cheminé. Ses dernières paroles. Les plus importantes... il envoie ses disciples. Allez ! Sa toute dernière parole, c’est pour les envoyer en mission. Chargés de tout ce vécu avec lui, ils sont missionnés pour que l’amour dont ils ont vécu ensemble parvienne à tout être humain. Mission de restitution... L’amour n’a pas trouvé en nous son destinataire final. Il doit parvenir jusqu’aux confins de la terre. Jésus, fils de Dieu, est venu imprimer à quelques-uns l’élan même qui le traversait. Venu du Père et retournant vers lui dans la puissance de l’Esprit, il a marqué de son empreinte tous ceux qu’il a croisés, les laissant libres de prédisposer de leurs vies rencontrées en profondeur. Nul n’a pu éveiller si puissamment le désir de vivre et d’aimer.

Nous qui recevons cet évangile, nous sommes désormais participants, à travers le temps et l’espace, de cet amour qui, depuis, remplit l’univers. Nous recevons en chemin la proposition de nous joindre à ce grand mouvement né du cœur du Père, révélé par le Fils sous l’impulsion de l’Esprit, et destiné à embrasser la totalité des êtres de tous les temps. Le dernier mot sera au Dieu d’amour qui s’en est remis aux disciples d’hier et d’aujourd’hui pour que l’amour qui nous fait vivre poursuive son chemin et baigne le monde qui nous entoure. Son baptême dépend de nous. Allons ! C’est l’Esprit qui continue de présider à ce grand tremblement de joie. Baignons ce monde que Dieu aime de sa bonté et de ses bénédictions !
 
Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez

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PENTECÔTE 2021

23 Mai 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

La force de Dieu

Avant de partir, un chef désigne souvent son successeur. Le Seigneur, lui, préfère nous laisser un héritage. Ni une personne ni quelques biens mais le trésor d’une relation. Le Père aime le Fils : il s’est reconnu dans tout ce qu’il a pu dire ou faire en son nom. Le Fils aime le Père : il n’a jamais cessé de se nourrir de sa présence et d’accomplir sa volonté. L’Esprit Saint vient de cette communion d’amour entre le Père et le Fils. Il nous est donné pour poursuivre l’aventure de la foi. Avec la Pentecôte, vient le temps de l’Église. Sa mission est d’annoncer à tous le salut, le salut de Dieu. 

Depuis de nombreux mois, nous expérimentons la fragilité de nos vies. Mais puissions-nous ressentir aussi la force de Dieu. Son salut est plus solide que nos santés éprouvées et nos cœurs endeuillés. Il est un remède contre la solitude ou les distances qui nous découragent. Aujourd’hui, le Père vient refaire nos forces et nous partager sa vie. 

Sur les chemins de Palestine, le Fils a manifesté la gloire de Dieu. Son Évangile a illuminé la vie de nos aînés dans la foi. Et depuis vingt siècles, l’Église célèbre la présence du Ressuscité. Nous aussi, nous avons écouté les paroles et observé les actes de Jésus. Avec l’Esprit Saint, nous accueillons la vérité du Fils. Au milieu de nous, se tient encore celui que nous ne cessons de découvrir.

Equipe Evangile@Peinture - Père Vincent Leclercq – PrionsenEglise – Peinture Bernadette Lopez

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