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Le berceau du fer

Articles avec #meditation tag

Un temps pour changer

24 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 14-20) - 3e dimanche du temps ordinaire
Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation

« Encore quarante jours », Le temps est court pour le repentir de Ninive selon Jonas. Jonas est appelé et envoyé en une mission qu’il refuse d’abord, puis il obéit au Seigneur. Il part porteur de message aux habitants païens de cette ville « corrompue ». Jonas joue ici le prophète du malheur. Mais ce malheur n’arrivera pas. 

« Le temps est limité », ainsi Saint Paul met en garde les chrétiens de Corinthe. La première communauté chrétienne pensait que le retour de Jésus allait arriver dans peu de temps. « Le temps est limité » : chacun pense à sa propre vie. Nous sommes invités, pour le temps que nous avons, à prendre du recul et d’aller à l’essentiel, revoir nos priorités en faisant évoluer le monde dans le bon sens. 

« Les temps sont accomplis » nous dit Jésus dans l’Evangile. IL vient annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu ! Il parle du temps mais d’une manière autre que les deux premières lectures. Il parle d’un temps favorable pour l’avènement du Royaume. C’est le temps de l’accomplissement d’une attente. Le Règne de Dieu s’est approché, Dieu se manifeste directement et ce n’est plus un Dieu lointain, il est parmi nous et nous sommes appelés à l’accueillir. 
Jésus appelle à la conversion, c’est-à-dire à un retournement, à un changement d’attitude et de regard ici et maintenant. C’est notre réponse à la grâce, au don gratuit de Dieu. C’est une réponse à l’amour et non plus une peur d’un châtiment. 

Jésus commence sa mission par l’appel de 4 pêcheurs de poissons. Ils se laissent pêcher par Lui. Ils le suivent pour devenir pêcheurs d’hommes et de femmes, sans filets, c’est à l’inverse de ce qu’ils faisaient avant. Ils vont appeler à sortir du marasme du péché, de tout ce qui nous éloigne de Dieu et du prochain…à une vie nouvelle avec le Christ. 

Nous sommes appelés aujourd’hui à changer de regard sur tout : sur Dieu, sur soi, sur les autres, sur le monde avec tout ce qu’il porte comme menaces de guerres, de conflits autour de l’eau, de détresse, de stress, de surmenage et de solitude accentuée par la pandémie…porter un regard nouveau sur ce qu’il se passe à ma porte, dans mon quartier…bref aller à l’essentiel pour que le Règne de justice, de paix et de bonheur, advienne ! 

Cet élan prend sa source à la Bonne Nouvelle de Jésus Christ que nous sommes chargés de répandre chacun selon son appel ou sa vocation. En 2021, c’est à nous que Jésus demande d’être les pêcheurs d’hommes, appelés à travailler ensemble au Salut de chacun et de tous, à sortir l’humain vers la vie. L’Évangile est donc une « heureuse annonce », c’est l’annonce de l’amour de Dieu gratuit, il se donne à nous et nous appelle à être à notre tour un don pour les autres. « Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps  🌍  Mon Fils se laisse toucher » annonce la Mère de l’Espérance à Pontmain.

 

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Baptême Inaugural

10 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1,7-11)
En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
 

BAPTÊME INAUGURAL
Jean-Baptiste était déjà tenu pour un prophète et respecté comme tel. Il ouvrait pour ceux qui venaient à lui des perspectives nouvelles. Mais voir la réalisation d’une prophétie, c’est encore une autre expérience ! En l’occurrence, c’est ce que vont vivre ceux qui assistent à la scène. Pourtant, de l’extérieur, rien d’étrange. Mais ils sont tout à coup comme immergés dans un monde nouveau que l’on savait devoir advenir, mais qui était encore à venir. Voici que ce monde nouveau émerge sous leurs yeux avec le baptême de Jésus. Plus rien ne sera désormais comme avant. Jean-Baptiste était un prophète. Il devient un témoin. Jésus était celui devait venir. Il est l’Emmanuel, Dieu parmi nous. Les pénitents, qui venaient recevoir le baptême d’eau, sont devenus les témoins de ce nouveau baptême dans l’Esprit qui les institue nouveau-nés dans l’histoire sainte.

Le temps s’est replié avec les cieux ouverts. Il va désormais vivre la Parole, en faire le récit par le geste, et donner raison à la bonté de Dieu. Des hommes, des femmes, à la suite de Jésus vont devenir les témoins de ce jour du temps où la terre et le ciel se sont unis pour désigner celui qui a pris le visage du salut pour tant d’autres. Le Fils de Dieu inaugure une manière d’être au monde, entre ciel et terre, dans battement de l’Esprit. Et nous sommes pris dans l’événement qui dure. 

Par notre baptême, nous avons été insérés dans cette histoire sainte. Le visage du Christ se reflète dans nos visages. La Parole de Dieu surplombe nos existences pour leur donner ce poids d’amour et d’éternité dont elles avaient soif. Elles étaient au bord du Jourdain. Les voici plantées en pleine histoire, en plein récit, pour que de leurs vies jaillissent l’Esprit qui les habite désormais. Tout le monde va repartir hébété, débordé, habité par ce qu’il vient de vivre, bouleversé par ce qui semblait n’être qu’une démarche d’homme, personnelle. C’est bien plus.

Jésus nous a inclut dans son histoire. Ce qui nous arrive lui arrive et vice versa. Dieu s’est inventé une proximité à nulle autre pareille. Et de la soif de chacun il a fait la procession d’un peuple qui traverse les âges pour faire exister l’Évangile sur terre, être les témoins de la folie de Dieu, vivre de sa bonté pour y immerger le monde qui nous entoure. 

Le baptême de Jésus continue son œuvre et passe par nous tous pour que l’évangile devienne réellement bonne nouvelle pour tous. L’actualisation de l’événement nous est confiée. Rendons-la audible, palpable par notre chair habitée, plongée dans l’élan du Fils de Dieu, qui vient de lui pour nous prendre avec lui, vers lui et en lui.


Equipe Evangile&Peinture – M D Minassian – Peinture Berna – mise en œuvre F Roger

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Commentaire du dimanche de l'Epiphanie

3 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Matthieu (2,1-12)
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : ‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Les signes et l’Écriture

Ils sont dans nos crèches, habillés comme des étrangers et accompagnés de chameaux. Un âgé, un jeune et un « sans âge » aux différentes couleurs de peau. Leur métier ? Les étoiles ! La carte du ciel n’a plus aucun secret pour ces savants habitués à scruter les signes des astres. Cependant, l’étoile qu’ils ont vue se lever à l’orient ne suffit pas pour les conduire à la crèche… Un roi des Juifs vient de naître, mais ce n’est pas à Jérusalem. Cette ville bouleversée est la halte où les mages découvriront l’Écriture. Leur quête peut alors reprendre : le Christ doit naître à Bethléem. Et ils le trouvent. 

Aux chercheurs de Dieu que nous sommes, le récit de ce jour rappelle quelques éléments importants au moment de discerner nos chemins. 

Le premier est l’habitude de scruter les signes. Forts, faibles, déroutants ou imperceptibles, c’est en y faisant attention, patiemment, que nous arrivons à les découvrir. Dieu se dit dans notre vie. 

Le deuxième est la fréquentation de l’Écriture. La lire, l’écouter, la partager avec d’autres, l’étudier, l’approfondir. L’Écriture est parole de Dieu. 

Un autre élément est le questionnement, le fait de pouvoir échanger nos intuitions, nos doutes et nos certitudes avec un aîné dans la vie spirituelle, qui saura nous conseiller. 

L’Église nous aide à discerner. Quel que soit le chemin, l’enjeu est de cueillir les fruits de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Ga 5, 22-23).

Equipe Evangile@Peinture Karem Bustica, Prions en Église - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Fête de la Sainte Famille

27 Décembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Visitation Rituelle - Méditation de l'Evangile selon saint Luc ( 2,22-40)

Rien de plus banal que ce couple, Marie et Joseph, qui vient honorer Dieu et sa Loi prescrivant de lui consacrer le premier-né masculin. Et pourtant, une fois encore, le texte déborde de mystère. Il semble se placer à la croisée du temps dans une admirable convergence des êtres et des promesses. Syméon reçoit dans ses bras l’attente de toute une vie au soir de la sienne, et Anne, comme en écho, venait confirmer par sa louange l’événement du jour. L’enfant poursuit son chemin, mais il bouleverse déjà les cœurs religieux qu’il est venu combler. Cette vie en genèse est bien la lumière d’un monde.

Syméon et Anne ont vu se lever le soleil des temps nouveaux au couchant de leur vie. L’attente est terminée. C’est la célébration qui prévaut, même si une nouvelle annonciation est faite à Marie. Le tragique n’est pas absent du merveilleux et du mystère. Il l’accompagne, comme l’ombre accompagne la lumière. Mais l’heure n’est pas encore venue. Cette vie promise à de grandes choses balbutie à peine quelques mots. Le temps donnera son fruit. En attendant, il est confié aux bons soins du père et de la mère. Dieu ne prend pas d’autre chemin que celui de l’humain. Mais le quotidien lui aussi a vécu sa Visitation au Temple. Comment continuer à vivre sa vie avec ces événements, ces paroles prononcées ? Rien ne peut plus être comme avant. Désormais résonnent les mots de la prophétie accomplie, les mots du prophète débordés de joie, les mots ouverts à l’avenir, la chair de l’espérance. Comment regarder désormais cet enfant si ce n’est par ce prisme nouveau de ce jour décisif ?

Jésus ne leur appartient déjà plus. Il appartient à l’espérance de ceux qui l’attendent. Il est venu au monde pour cela, pour tous ceux-là qui guettent un monde nouveau. Les yeux de ses parents ne peuvent plus désormais oublier qu’il n’est pas leur enfant. Ils ne peuvent plus l’enfermer dans leur vouloir. Il est né d’un autre vouloir. Marie et Joseph eux non plus ne s’appartiennent plus. Le glaive a entamé son travail de séparation. Ils sont au service d’une parole en cours, d’une parole qui va leur échapper. Ils sont l’icône des mains ouvertes qui ne peuvent se refermer sur l’enfant reçu. Il est destiné à passer de bras en bras pour que tous puissent toucher Dieu. Il sera à tous et pour tous. La joie ne relève pas du sang. Elle est le tremblement de la chair traversée par la grâce. Il est venu au milieu de nous pour cela: un tremblement de joie.

Soyons ces bras ouverts, accueillants à ce grand bouleversement d’un Dieu qui n’en finit pas de nous faire grandir en sagesse et en grâce à mesure que nous laissons sa parole nous entraîner au-delà du premier coup d’œil. En Jésus, il y a bien plus qu’un enfant. Il y a Dieu. Heureux ceux qui laissent Dieu prendre le temps de l’être !
 

Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian – Peinture Berna - composition F Roger

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Aujourd'hui, vous est né un sauveur

25 Décembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (1, 1-18)
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Aujourd’hui, nous est né un Sauveur

Il fait nuit. Aujourd’hui d’un feu alimenté avec du bois mort, les bergers dorment. Sauf un, commis à la garde du troupeau. La nuit est pleine de mystère : on peut rêver et contempler les étoiles. Mais il faut se méfier. Le loup rôde autour de l’enclos. Le voleur aussi.

Un berger veille est nous ignorons le cours de ses pensées. Peut-être évoque-t-il ce couple aperçu dans les parages : la jeune femme semblait fatiguée. L’homme avait l’air d’un honnête travailleur. Lun et l’autre en quête d’un abri. 

Non loin du champ où paissent les brebis, se dresse la masse inquiétante de la résidence d’Hérode. Souvent les bergers voient aller au rythme de leurs chevaux, les défenseurs de la citadelle. Ils en ont peur. Au service de leurs bêtes depuis l’enfance, ignorant la Torah et les prophètes, méprisés par les pharisiens qui les disent aussi stupides que leurs moutons, les bergers n’ont pas d’avenir.
 

Dans cette nuit semblable aux autres et qui promet un lendemain bien gris, un homme veille… Surgit alors une lumière éclatante. Ses compagnons tirés de leur sommeil s’interrogent. Bientôt l’ange du Seigneur les interpelle. Peut-être ont-ils appris qu’autrefois Dieu avait parlé à son peuple. Mais savent-ils que Dieu avait parlé aime d’amour les pauvres et les petits ?
 

La parole qu’ils entendent est inouïe : « Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple. Il vous est né aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur qui est le Christ Seigneur. »
 

Pour eux, pauvres et misérables, que signifie cette joie ? En outre, à l’époque, le sauveur, c’est l’empereur de Rome, bien plus puissant qu’Hérode ! Quant au messie, Israël l’attend depuis des siècles. Emerveillés, les voici en marche, bercés par le chant des anges : « Gloire à Dieu…paix aux hommes… » 

Ils vont à la crèche, s’extasient devant l’Enfant, croisent le regard lumineux de Marie, l’humble sourire de Joseph. Ils ne savent pas encore que l’enfant s’appelle Jésus.
 

Dans leur enthousiasme, ils vont répandre la nouvelle. Ces hommes que l’on croyait muets, car personne ne leur donnait la parole, surprennent leurs auditeurs. Nous ne savons pas comment Bethléem accueille le message, mais Hérode, bien renseigné, n’hésitera pas à massacrer des innocents. L’annonce de Noël, imprégnée de joie, met l’accent sur l’aujourd’hui du Salut. « Maître des temps et de l’histoire », Dieu nous aime assez pour nous donner son Fils. Fidèle à lui-même, il s’adresse aux tout-petits. Il leur confie un message qui les dépasse infiniment et qui traverse les siècles.

Il n’y a qu’une nuit de Noël. Une parole des anges aux bergers. Est-ce que, pour autant, Dieu se tait ? Non pas. L’Amour s’est révélé et continue de se dire au fol de l’histoire et dans toutes les langues. Regardons autour de nous. L’amour n’est pas mort. Dieu parle par ses enfants et pour ses enfants. 
 

Nuit de Noël à l'église St Joseph de Serémange

Peu importe la couleur, la culture, la religion. Des migrants en péril sont secourus en Méditerranée, des soignants se mobilisent pour servir les victimes d’un virus. Nous avons trop souvent coutume de nous plaindre – et les raisons ne manquent pas – d’une société victimes de ses excès, des jalousies et du culte effréné du moi. 

Pourtant, la lumière de Noël ne cesse pas de briller pour la joie des pauvres, à travers le témoignage de ceux qui la maintiennent contre vents et marées. L’Evangile passe ainsi de main en main... Il porte du fruit. Nous sommes les bergers de ce monde et les destinataires du chant des anges ; « Gloire à Dieu… paix aux hommes. »

Equipe Evangile@Peinture – Texte Père Georges Auduc - Paray-le-Monial - Illustration Anne Wouters fnp-édition Gilly - Berna Fribourg - Composition François Roger
 

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Consentir à l'œuvre de Dieu - 4e dimanche de l'Avent 2020

20 Décembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 26-38)

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi.  À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

EFFRACTION GRACIEUSE

On ne se lasse pas de réentendre cette histoire et cependant, elle semble comme échapper à notre entendement. Cette histoire n’est pas la nôtre et pourtant elle nous regarde, nous concerne et nous éveille. Cette histoire vient nous dire quelque chose de Dieu, et aussi quelque chose de nous. Laissons-nous faire par cette histoire de Marie...

Son avenir promis et paisible ne le sait pas encore, mais il va accueillir l’imprévisible. Dieu, par son ange, entre par effraction dans la vie de Marie. Il lui donne de voir ce qu’aucun projet humain ne saurait concevoir. Elle entre dans la confidence de Dieu et de son grand projet au milieu des hommes.

Marie, le fruit de tes entrailles nous fera voir la lumière. Il sera bien ton fils mais il sera surtout notre maître. Il sera bien des nôtres, mais pas tout à fait. Sa lignée royale n’échappera pas à certains. Les uns la craindront et les autres la révèreront. Son existence ne va pas briller tout de suite. Il va grandir dans l’ombre de qui l’a conçu. Il va vivre de cette filiation d’adoption, en recevoir le poids de réel et d’attente jusqu’à ce point de mûrissement qui le fera quitter le temps ordinaire pour entrer dans le poids d’éternité de sa venue.

Dieu a déchiré le temps. En le couvrant de son ombre il lui a offert son fruit. Il est venu porter à maturité l’humanité blessée par son histoire. Dieu est venu donner un avenir à chacun d’entre nous. Il vient sauver par le haut toutes nos stérilités. Il vient donner un avenir à tous nos projets. Dieu s’embarque dans toutes nos histoires. Il les porte peu à peu à ce point d’obéissance où sa Parole d’éternité réconcilie le temps, les êtres et les événements. Dieu donne de voir ce point de convergence de toutes nos histoires dans la sienne. Il a trouvé en Marie sa correspondante. En joseph aussi. Histoire d’alliance humaine visitée par la grâce, disposée pour une royauté en quête de nos territoires intérieurs.

Ton Royaume n’est pas de ce monde. Ton monde nous appelle. Il nous extrait de toutes nos histoires pour une rencontre. Sommes-nous en capacité d’accueil, comme Marie ? En capacité de joie pour un projet qui n’est pas le nôtre ? Laissons-nous traverser comme Marie par le grand désir de Dieu de nous combler de sa grâce et d’offrir à nos vies ce poids d’éternité, cette échappée du regard qui enjambe tous les impossibles qui les stérilisent. Dieu a décidé d’en finir. Il vient lui-même nous montrer comment faire pour grandir, vivre et aimer. Il n’y a qu’une histoire à vivre. Il nous la prête chaque année. A prendre ou à laisser.

Marie,
porteuse de joie

Ô notre Dieu, 
tu as transmis à Marie
un message de joie,
en lui disant, par la voix de l’ange :
«  Je te salue, pleine de grâce,
Le Seigneur est avec toi. »

Seigneur, tu salues notre humanité :
tu veux y faire habiter ta divinité.

Ouvre mon cœur à cette annonce,
pour que je t’écoute comme Marie.
Ouvre le cœur de notre monde :
qu’il soit sensible à Ta Parole.

Marie va concevoir un enfant,
elle lui donnera naissance,
elle veillera à sa croissance.

Aide notre humanité, Seigneur,
à recevoir elle aussi ton fils Jésus,
pour qu’il naisse dans les cœurs
qu’il guérisse les blessures
et qu’il éclaire nos chemins.
Amen.
 

Equipe Évangile&Peinture – textes Marie-Dominique Minassian – Jean-Pierre Delville – illustrations Bernadette Lopez – Dominique Mertens – Anne Wouters – composition François Roger – fnp-edition.com

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1er Dimanche de l'Avent 2020 - Veiller, Espérer

29 Novembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Voici que le maître vient à chaque instant sous les traits de l’autre. Dans la nuit, on ne distingue pas bien son visage. Mais dans la foi, nous savons que c’est bien notre maître qui vient en ce frère, en cette sœur…
 

Évangile selon saint Marc (13, 33-37)

Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

MISSION COLLECTIVE

Un mot déborde de cette page d’évangile, à tel point que nous risquons presque de rater tous les autres. Veillez dit Jésus... un retour est à guetter : celui du maître de maison. Voilà pour ce qui vient

Mais revenons à la situation avant son départ : il a donné tout pouvoir à ses serviteurs. Autant dire que le climat de confiance devait être maximal. A chacun sa tâche. Pas de surprise. Les consignes sont claires. Et la veille est confiée au portier. Nous voici donc institués portier. La vigilance lui échoit plus encore. Non seulement la fidélité à sa tâche mais plus encore l’attention fine qui repère les signes de ce retour avant tous les autres. Voilà la tâche des auditeurs de Jésus

L’attente dont nous parlons n’a rien d’hypothétique. Le retour du maître dans sa maison peut se lire à plusieurs niveaux. Retenons simplement l’expérience que nous en faisons communément. Comme chrétiens, les pleins pouvoirs, nous les avons. Les consignes ? Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Pas d’autre programme pour un chrétien que de vivre selon cette charte de l’amour en attendant le retour, les retrouvailles avec le maître de nos vies.

Quand ? Nul ne le sait. Cette vie confiée un jour retournera aux mains de ce maître qui lui a donné mission. Ce retour de mission nous impressionne. Mais l’image des retrouvailles est heureuse. Le dernier mot de notre vie sera la joie du maître qui nous attend en sa maison. Il nous fera passer à table, au festin de sa joie qui n’en finit pas d’accueillir tous ceux qui ne refusent pas ses bras. Incarner l’amour en son nom c’est là notre veille, ouvrir la joie et semer la paix en attendant les retrouvailles, voilà une mission simple à exercer en commun. Heureuse émulation des serviteurs de la maison qui ont charge d’accueil.

Voici que le maître vient à chaque instant sous les traits de l’autre. Dans la nuit, on ne distingue pas bien son visage. Mais dans la foi, nous savons que c’est bien notre maître qui vient en ce frère, en cette sœur. Il nous enseigne l’art de l’accueil, l’art de l’amour qui n’a pas d’autre recette que cette attention vive de chaque instant et cet essai d’écoute et de traduction de ce que l’Esprit me souffle sur le moment. Vivre sur la brèche, vivre dans le guet, dans l’interprétation permanente de ce qu’aimer veut dire ici et maintenant. Voilà notre Avent.

Dieu nous exerce à la surprise. Il viendra sous les traits d’un autre qui nous fera grandir en amour. Il nous fera passer de l’attendrissement de l’enfant de la crèche à la frayeur inspirée par le supplicié. C’est une nouvelle année liturgique que nous entamons. Nous réentrons sans cesse dans cette histoire pour nous y impliquer toujours davantage chaque jour un peu plus jusqu’au dernier. Quand ? Nous ne le savons pas. Mais nous pouvons peut-être dire comment ce jour nous trouvera : à la tâche !

Vigilance et espérance

 

Seigneur Jésus,
en ce temps d’Avent,
tu m’invites à rester éveillé.
Il est vrai que j’ai tendance
à fermer les yeux
sur le monde et la vie.

J’oublie que tu viens vers moi,
que tu es comme ce maître de maison,
parti en voyage, mais prêt au retour.

En ton absence,
tu nous confies la mission
de garder la maison.
En ta présence,
tu veux nous trouver éveillés !

Tu nous accordes ta confiance,
pendant ton voyage ! Merci !
Tu nous donne l’espérance
de ton retour dans la joie !

Viens, Seigneur Jésus !
Amen.

Equipe Evangile@Peinture - Textes M.D. Minassian -Prière  JP Delville - Peinture Berna - D Mertens - Anne Wouters - fnp- édition.com - Composition François Roger

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Le Christ Roi de l'Univers - L'humain dans nos vies

22 Novembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Le Christ du Corcovado - Rio de Janeiro

La Parole de Dieu fait écho en nos vies. Elle met en lumière le potentiel incroyable de nos vies.

Le temps de la préparation
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde » Mt 25,34

Le temps de l’observation
    Pour d’écrire l’action de Dieu, Ezékiel utilise l’image du berger, figure quotidienne et banale de la vie de l’époque. Il montre comment Dieu se comporte avec chacun, connaissant les spécificités des différentes brebis, attentifs à leurs besoins.
    Le berger est proche, doux, compréhensif, capable de lire les contextes et les situations de chacune de ses bêtes, apte à être un soutien qui aide chacun à se relever, à revenir, à vivre et à profiter de la vie ? C’est l’action de Dieu dans la création.
    Mais en utilisant cette comparaison, Ezékiel fait plus que de parler de Dieu. Il parle des humains. Si l’action des hommes peut servir à décrire l’action de Dieu, c’est qu’en retour parler de Dieu comme un berger interpelle l’action humaine.
    Chacun des auditeurs peut ainsi mesurer l’écart qui le sépare de l’action de Dieu mais aussi percevoir que dans le soin apporté aux brebis quelque chose de Dieu est déjà présent dans leur vie.

Le temps de la méditation
    En utilisant la figure du quotidien, Ezékiel donne à comprendre que Dieu n’est pas une entité extérieure à la vie de tous les jours. Toute action, tout geste à la capacité de monter le divin dans nos vies.
    C’est cette même piste que Jésus poursuit dans son enseignement en dévoilant comment l’attitude face à la fragilité de nos proches est un lieu de révélation.
    Parler de Dieu en terme humain permet ainsi de voir Dieu dans nos action humaines.
    L’écriture nous invite donc à ne pas seulement lire ces textes pour nous tourner vers Dieu et le comprendre. Elle nous propose aussi de regarder autrement ce qui fait notre banalité, nos lieux de pouvoir et d’action.
    L’idée n’est pas d’imité Dieu mais de poser des gestes profondément humains qui donneront à voir quelque chose de Dieu. La Bible nous propose notre humanité comme un parcours spirituel. Et sur ce chemin de vie, l’autre n’est pas une option.

Le temps de la prière
« J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours » 

Ps 22(23),6

Equipe Evangile@Peinture – Marie-Laure Durant- PrionsenEglise

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Mercredi 11 novembre 2020 - Saint-Martin

11 Novembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

 Évangile Luc (17, 11-19)
« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez-vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé.» 

MÉDITATION

C'est le dernier voyage de Jésus avant sa Passion. Il va vers Jérusalem où l'on tue les prophètes. Le chemin de croix, le chemin de Jésus, est commencé depuis longtemps déjà.
Je contemple Jésus qui monte vers Jérusalem, librement, consciemment, volontairement, sachant où il va.
« Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent... » La législation de Moïse était rigoureuse : « Le lépreux doit déchirer ses habits, laisser les cheveux de sa tête flotter au vent, il doit voiler sa barbe et crier : impur ! impur ! » (Lévitique 13145)

Ces pauvres parmi les plus pauvres respectent donc la Loi : ils crient de loin.
« Jésus, Maître, prends pitié de nous. »
Un des grands cris de toute humanité souffrante. Une prière que nous reprenons souvent dans la messe. « Pitié! » Ne pas avoir peur de crier vers le Seigneur, de faire appel à sa miséricorde.

La lèpre, dans la Bible, est souvent le symbole du péché, le mal qui défigure. Il n'est pas inutile de faire appel à cette image, qui atteint notre sensibilité, pour mieux comprendre ce qu'est le péché, pour Dieu.
En les voyant, Jésus leur dit : « Allez-vous montrer aux prêtres. » C'était aussi la Loi (Lévitique 14/2).
« En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. »
Glorifier Dieu à pleine voix. Rendre grâce : attitude essentielle du sauvé. 
Chaque soir, penser à revoir ma journée pour rendre grâce. 
J'imagine le lépreux guéri, ses cris de joie, ses gestes...

« Or, c'était un « Samaritain » ... »
À travers ces faits de l'évangile, nous devinons l'ouverture de l'évangile aux nations jusqu'ici tenues à l'écart du peuple de Dieu. Avec le peuple de Dieu, aujourd’hui, en ce temps de pandémie de Covid 19, nous crions vers Jésus-Christ : « Jésus-Christ, Seigneur de l’Univers, prends pitié de nous. » Un cadeau comme le manteau de Saint Martin, que nous fêtons en ce jour. Manteau dont il a revêtu le pauvre, manteau de la charité.

Evangile@Peinture – paroisses Saint Martial - Limoge
 


 

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"Voici l'époux"

8 Novembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #méditation

Jésus nous invite à veiller. Or, ici, les vierges s’assoupissent toutes et s’endorment. Veiller ne veut pas dire ne pas dormir. Il n’est pas reproché aux jeunes filles de s’être endormies, mais de ne pas être là quand l’époux arrive, car elle n’ont pas d’huile pour leur lampe. « Je dors, mais mon cœur veille… »
Qu’est ce donc que cette huile qui tient le cœur éveillé et permet de reconnaître l’Epoux, sinon l’Esprit Saint ? C’est l’Esprit Saint qui nourrit notre vie intérieure.

 

C’est lui qui nous tient en éveil même quand nous dormons. Mais l’amour ne se marchande pas. L’amour est unique. Ne Nous nous trompons pas de chemin : inutile de courir les magasins. ? Descendons au plus profond de notre cœur, là où est caché la source d’eau vive d’où jaillit l’amour que l’Epoux reconnaît.
Nous sommes invités au festin de l’eucharistie qui nous prépare, petit à petit, depuis notre baptême, au grand festin du ciel. 

 

Si nous sommes empêchés d’aller au festin de l’eucharistie dominicale à cause, par exemple du confinement, nous sommes en communion avec tous ceux qui célèbrent l’eucharistie ici et ailleurs.

Prière pour la communion spirituelle - Pape François

Seigneur Jésus, je crois que tu es présent
avec le Père et l’Esprit au fond de mon cœur.
Tu es aussi présent dans le saint sacrement,
pour la gloire de Dieu et le salut du monde.
Je me prosterne et je t’adore tel que je suis,
avec tout ce que je vis en ce moment.
Je voudrais t’accueillir sacramentellement,
mais je ne le peux pas maintenant.
Creuse en moi le désir brûlant de recevoir
spirituellement ton corps et ton sang,
de t’accueillir simplement comme Marie,
dans la confiance, l’humilité et la paix.
Je m’unis intimement en pensée à un prêtre
qui célèbre la messe quelque part en église.
Je participe de loin à ton sacrifice eucharistique
dans l’attente du pain partagé avec l’assemblée.
Pauvre et misérable dans la nuit obscure de la foi,
je communie à ta vie de la manière que tu veux.
Rassasie mon âme qui soupire après ton amour,
donne-moi la grâce de n’être jamais séparé de toi.

 

Equipe Métitation @Evangile – panorama monastère ND de Beaufort – Peinture Berna Fribourg

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