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François-Dominique Roger

meditation

Méditation 2e dimanche de Pâques - Dimanche de la Divine Miséricorde

11 Avril 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation, #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous !

De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. 
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

CHARGÉS DE PAIX

La résurrection est une sorte de "conquête de l'espace". Jésus ressuscité vient faire éclater nos prisons et nos carapaces blindées. Prisonniers de nos habitudes, incarcérés dans nos peurs, coincés dans nos rancœurs, nous sommes bousculés par le Vivant, appelés à ouvrir nos horizons et nos cœurs. L'Eglise qui témoigne du Ressuscité est appelée à créer de nouveaux espaces de liberté où chacun puisse exister, avec ses faiblesses et blessures et se laisser pardonner, transfigurer par le Christ. 

Elargissons nos espaces intérieurs, avec Thomas, nous découvrons que les yeux ne suffisent pas, et qu'il faut traverser des nuits d'épreuves et de blessures pour voir se lever la lumière. 

Nous redécouvrons que parfois les mains ne suffisent plus, et qu'il faut la douceur du cœur pour guérir le désespéré ! Quand j'ai peur, quand je me sens usé, c’est souvent parce que tout repose sur mes épaules, sur mon énergie, sur ma volonté.  Alors les portes se verrouillent de l'intérieur ! 

Mais toi, Seigneur, tu viens et tu m'appelles à sortir de moi, à aller vers toi, à me donner et à tout te confier. Alors, les verrous peuvent sauter, et ton Esprit en moi travailler !

O Christ, toi notre frère crucifié, ressuscité,
fais-nous voir l'amour du Père,
donne-nous de toucher la beauté d'être aimé,
permets-nous de sentir ta présence en nos cœurs,
et d'entendre le souffle de ton Esprit nous redire :
"La paix soit avec vous !"

Nous voici donc, avec les disciples de tous les temps, épris de ce Maître en amour qui nous revêt aujourd’hui de sa tunique sans couture et nous charge de distribuer son amour sans partage ni condition : paix pour tous

 

Méditation@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°347 du 16 avril 2023 – Vince Ravince prêtre spiritain – peinture Bernadette Lopez

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Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur 29 mars 2026

28 Mars 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Parole de Dieu - Epître aux Philippiens (2, 5-11)

 

Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu Mais il s’anéantit lui-même, prenant la condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur terre et dans les enfers, et que toute langue proclamera, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.

Christ-Jésus, Roi serviteur, s'est livré pour nous

Voici que s’ouvre pour le Roi les portes de la ville, un roi humble, qui vient au nom du Seigneur. Un roi qui est serviteur, le Fils de Dieu et qui sera bientôt rejeté, crucifié, lui le Sauveur du monde. Ephémère, la gloire de son entrée Jérusalem ! Suivi par sa Passion qui est l’amour en actes, un amour en chair et en os qui nous ramène au Père.

Ainsi, le Dieu d’amour et de vie se dit dans le visage d’un homme agonisant, abandonné de tous. Le Dieu de la justice manifeste son identité dans la condamnation d’un innocent. C’est un Dieu qui est faible au lieu d’être fort, victime au lieu d’être triomphant, serviteur au lieu d’être roi.

Jésus révèle par sa Passion et sa mort la grandeur de Dieu. Au fond, en christianisme, la vie s’engendre dans la souffrance, la vie surgit de la mort. Célébrer la passion du Seigneur, c’est, chaque année, découvrir la proximité invraisemblable de Dieu sur le chemin de notre vie.

Hosanna ! De ce simple mot ouvrant la Semaine sainte, l’Eglise célèbre la joyeuse entrée du Seigneur à Jérusalem et en perçoit le côté éphémère...Portée par le récit évangélique de la Passion, nous veillons, comme nous le pouvons avec le Christ, Nous assistons à un procès plus déconcertant encore que l’incrédulité contemporaine. Tour à tour, nous suivons Jésus à distance, puis nous voulons être tout près de lui, comme Marie.

L’écoute du récit de la Passion fera de chacun de nous le témoin de l’abaissement du Christ Jésus. Quand chacun de nous s’enracine cette conviction : « Il m’a aimé et s’est livré pour moi ». Seigneur, Toi qui as donné, dans la mort de ton Fils, l’espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de donner vie au royaume qui vient… 

Devant ces évènements et ceux du monde, que faut-il penser ? Dieu ne reste pas sourd à nos prières, mais il ne change pas le cours des choses :" les choses sont ce qu'elles sont". Mais il nous fait le don de son Esprit ; cet Esprit fait alliance avec notre liberté et nous donne la force de les supporter ou de les modifier si nous portons la vie Eucharistique en nous..

Fr .Luc, Heureux ceux qui espèrent. Autobiographies spirituelles,(2018) p 118

 Equipe Méditation@Evangile - Extrait de Signes d’aujourd’hui – 2015 – Peinture Bernadette Lopez - www.evangile et peinture.org

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Méditation dimanche des Rameaux et de la Passion de Jésus-Christ 29 mars 2026

27 Mars 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Récit de l’entrée à Jérusalem 
Évangile selon saint Matthieu (21, 1-11) (Passion: Mt 26, 14-27, 66)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

JOUR ORDONNÉ

L’ouverture de cette semaine sainte frappe par son contraste. Il y a comme une lecture à deux niveaux. Il y a tout d’abord le tumulte et l’agitation qui entourent cette entrée à Jérusalem. La ville sent son pouls s’accélérer. Quelque chose est en train de se passer, mais dans son tumulte, la ville entend-elle la réponse que cette foule apporte à son trouble dans cette liesse évidente ? L’orage est proche tant les espaces intérieurs sont loin d’être accordés. La bonne nouvelle des uns deviendra-t-elle la bonne nouvelle des autres ? Qui l’emportera ?

Jésus, porté par cette foule qui le précède et le suit, sent de l’intérieur l’aspiration du cœur de l’homme, son espérance, mais il connaît aussi ses ambiguïtés. Le sien n’est pas sujet à changement. Sa trajectoire est donnée depuis ses premières années par l’Écriture qui en fait le récit. Il n’en est pas seulement l’acteur mais l’auteur. Ses proches ne s’en rendent pas encore vraiment compte, mais c’est lui qui fait l’histoire et accomplit ce qui doit l’être. Il en est la mémoire et l’avenir. Toute la création en ressent le tremblement sans pouvoir mettre des mots sur ce qui se passe. Le Verbe entre à Jérusalem pour un acte décisif qui scellera l’alliance nouvelle et éternelle.

Ce tremblement nous atteint aujourd’hui encore. Les mots et les cris de joie nous dépassent, tout comme les cris de haine qui vont remplacer cette rumeur heureuse. Nous ne savons pas ce que nous faisons. Lui sait. Lui seul voit. Sa sereine lectio divina des événements l’ajuste par avance à tout ce qui viendra. Il est présent à tout et à tous. Le temps n’a plus d’emprise ni de surprise à révéler. Tout est écrit. Le meilleur du cœur de l’homme porte désormais un nom. C’est le prophète Jésus de Nazareth, dit la foule qui l’entoure. Jérusalem doit encore faire le dernier bout de chemin et recevoir en lui le Fils de Dieu. Il faudra pour cela une mort pour que les yeux se décillent.

La joie est donc en route. Elle va connaître des heures noires, mais elle ne sera pas vaincue par les ténèbres. Le jour est ordonné à la lumière qui transfigurera la vie et la création du Verbe de Dieu venu dans la chair pour inaugurer le Royaume pour l’éternité.
 

miniature de l'école de Bohème tirée du Codex de Vysehrad ( XI siècle) Bibliothèque nationale tchèque, Prague

" Jésus propose un autre style : la douceur. C'est ce qu'il pratiquait avec ses propres disciples et c'est ce que nous voyons au moment de son entrée à Jérusalem"
Pape François (exhortation apostolique " la joie et l'allégresse §71)

La poussée de l'Esprit bouscule notre tiédeur, notre timidité, notre peur. L'esprit est toujours au-delà des programmes à courte-vue. " N'ayez pas peur" dit Jésus. Le vent de l'Esprit est un vent violent, mais sa force est celle de l'Amour. Il donne la Vie.
Fr Bruno, Heureux ceux qui cherchent la Paix. Vivre désarmé (2025), p.129-130
 

Equipe Méditation@Evangile - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez 

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Méditation du 3ème dimanche de Carême 2026

6 Mars 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (4, 5-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. 

Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : « Donne-moi à boirec’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » 

La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai » 

La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est mainte nant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer » 

La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle »  À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » 

La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » 

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde »

Mission accomplie et partagée

Il te faudra du culot pour affronter ces villageois qui croient si bien te connaître. Et pourtant c’est bien toi que Jésus envoie, toi, en qui Il place sa confiance et son espoir de réussite. C’est toi qui devras mettre les mains dans le cambouis et annoncer la Bonne Nouvelle telle que tu es. Sans fard ni apparat. 

Il sait que dans ce travail, ce ministère, tu laisseras une part de toi-même. Annoncer Jésus exige d’être vrai. « Venez voir ! Il y a un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ! Ne serait-il pas le Christ ? » Sans que Jésus ne t’ait rien demandé, tu vas rassembler tout le village pour annoncer un mystérieux personnage qui sait lire au plus profond des cœurs et des reins. 

Et ça marche ! Ceux qui ont écouté ton appel se déplacent pour voir Jésus et l’invitent même à demeurer chez eux. Jésus pourra prêcher, enseigner, rompre le pain et guérir les malades. Tout cela, grâce à toi ! 

Tu répands la bonne odeur du Christ, sans jamais ne te mettre en avant ni crever l’écran. Tu ne laisses qu’un sillage impalpable où chacun peut rencontrer le Christ sans s’attacher au missionnaire. « Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons… »  Comme la jarre qui reste vide et inutile, tu as tout donné et la mission est bien lancée, mais toi, tu ne comptes plus. Seul Jésus importe maintenant. 
Servante anonyme… mais tellement efficace. Merci, Femme de Sa
marie. 

 

Photo extraite de la société Saint-Vincent de Paul

Parfois, rarement, merveilleusement, il y a ce que S. Bernard a appelé une visite du Verbe, sans qu'on ait eu le sentiment exact de sa venue, de son départ. Il nous reste un parfum inimitable, une parole venue du plus profond de notre être et  qui désormais nous habite, nous exprime tout entier.

Fr. Christian, Heureux ceux qui prient. Maison de prière pour toutes les nations (2024), p.86

 

 

Equipe Evangile@Peinture - frère Eric-Thomas Macé Couvent St Jacques à Paris - Peinture Bernadette Lopez – Fribourg

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Méditation Présentation du Seigneur au Temple

2 Février 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

ÉVANGILE (Lc 2, 22-40)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 

Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

« Mes yeux ont vu ton salut »

Siméon et Anne sont avancés en âges mais ils ont la jeunesse et la ferveur d’un cœur qui prie et qui désire. Siméon est un homme pieux qui se laisse conduire par l’Esprit Saint. Anne est une prophétesse qui sert Dieu chaque jour dans le jeûne et la prière. Tous deux sont animés par un grand désir : celui d’accueillir le salut de Dieu, sa consolation, son action libératrice. Siméon « attendait la consolation d’Israël » tandis qu’Anne parle « de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem ». Les personnes âgées qui, persévérantes dans la prière entretiennent un désir brûlant pour Dieu, nous font du bien et nous édifient. Elles sont comme des flammes qui ne se sont pas laissé consumer par les années.

La scène centrale de notre récit est celle où Siméon accueille l’enfant Jésus dans ses bras. Pleine de tendresse et de signification, elle nous rappelle l’essentiel de la foi : accueillir le Fils de Dieu dans nos bras, au centre de notre vie. C’est ainsi que nous pourrons rayonner la lumière du Christ « qui éclaire les nations ». En cette fête de la présentation du Seigneur au Temple, présentons-lui notre cœur ; demandons-lui de le conserver dans la jeunesse, la joie et la lumière.

Intentions : 

Vierge Marie, mère de Dieu, intercède :
-    pour que nos cœurs reconnaissent Jésus comme la lumière qui dissipe les ténèbres
-    pour ceux qui attendent de voir le salut de Dieu
-    pour les personnes consacrées qui portent le monde dans leur prière

Fruit du Mystère :

L’obéissance
L’offrande de soi, la pureté du cœur

 

Bonne Fête de la Chandeleur

 

Equipe Méditation@Evangile- père Samuel Vigot- extrait de Prier aujourd’hui - François-Dominique Roger – illustration livret de prière quotidienne des équipes du Rosaire  

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Méditation 4e dimanche du Temps Ordinaire année A

31 Janvier 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Matthieu (5, 1-12a)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

« Heureux. Réjouissez-vous. Soyez dans l’allégresse »

Pendant que beaucoup sont à l’heure de la mort à travers toutes les guerres qui embrassent le monde d’aujourd’hui, pendant que beaucoup d’êtres humains se tienne prêt à combattre, que les livraisons d'armes s'intensifient.. l'évangile de ce dimanche résonne bien "autrement" avec les "Béatitudes" : "heureux les doux, heureux les artisans de paix, heureux les persécutés pour la justice, heureux ceux qui pleurent, heureux les miséricordieux…" Quand nous parlons et faisons de très beaux discours, quelle distance, quel fossé entre nos paroles et la réalité de ce que nous essayons de vivre.

Quand Jésus parle, aussitôt il vie et accomplit ce qu'il dit. Il "est" la Parole. Chaque béatitude cherche à nous faire découvrir comment Jésus l’a vécu.
Laissons l'Esprit façonner en nous l'une ou l'autre béatitude.
Seul l'Esprit peut réaliser cette Parole en nous.
Seul l'Esprit nous fait marcher humblement vers la différence, vers la sainteté, pour le bonheur de celles et ceux qui nous entourent. 
Refusons la militarisation des esprits.

Nous vivons dans un environnement qui nous programme à un bonheur « extérieur ». Jésus déclare heureux plutôt ceux et celles qui vivent par « en dedans », qui se donnent de la profondeur, cette profondeur contemplative qui nous fait vivre de l'esprit des béatitudes. Il déclare heureux ceux et celles qui, tout en étant dans le monde, vivent différents de la mentalité de ce monde. Les béatitudes nous invitent au détachement. Nous avons à choisir entre l'attachement, et le bonheur. L'attachement à ses idées, à ses biens, à sa réputation. Ce n'est pas l'amour qui rend aveugle, ou qui rend malheureux. 

L'attachement est l'un des principaux assassins du bonheur. François d'Assise, qui a refusé les richesses de sa famille pour vivre pleinement l'esprit des béatitudes, disait pour être heureux, il faut se vaincre soi-même. Le plus difficile, c'est de s'abandonner soi-même.

Jubilé de Saint François d'Assise 1226-2026

Tu es heureux, la paix de Dieu est dans tes mains ! Mt 5, 1-12

Tu es heureux, toi qui es pauvre, toi dont ta richesse n’écrase personne : la liberté de Dieu est dans ton cœur. 

Tu es heureux, toi qui écoutes, toi qui ne possèdes pas la vérité, mais qui la cherches humblement avec tes frères. Ton chemin nous conduit vers Dieu. 

Tu es heureux, toi qui portes la peine de tous ceux qui désespèrent, toi qui es torturé par leur souffrance. L’angoisse de Dieu est dans tes yeux. 

Tu es heureux, toi qui luttes pour que vienne la justice, pour que le pauvre soit regardé comme un homme. La justice de Dieu est avec toi. 

Tu es heureux, toi dont la colère s’éteint avant le coucher du soleil, toi qui aimes et pardonnes, toi qui accueilles et fais confiance. L’amour de Dieu resplendit sur ton visage. 

Tu es heureux, toi qui es pur, toi qui n’es pas compromis avec les puissants de ce monde, toi qui as pris le parti des opprimés, des écrasés. La vie de Dieu est en toi source jaillissante. 

Tu es heureux, toi qui es en prison, injurié, calomnié, condamné à cause de ton combat pour la justice. Ta Croix est celle de Jésus-Christ. Ta vie donnée est commencement d’un monde nouveau. 

Tu es heureux, toi qui bâtis la paix, toi qui veux que la paix soit aujourd’hui le pain et le vin partagés par les hommes de toute la terre. Tu es heureux, la paix de Dieu est dans tes mains.

Ma joie c’est toi, dit Jésus. Je t’aime. Viens vivre désarmé dans mon Royaume.

Rencontre européenne de Taizé à Paris 2025-2026 - accueillir le don de la paix intérieure

Equipe Evangile@Peinture – Extrait de l’Echo d’Ozanam - Vincent Ravince – François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation Epiphanie du Seigneur

3 Janvier 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant 
lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

PÉLERINS de l’ESPERANCE

Il y a de la détermination dans cette quête de l’enfant à l’étoile. Jérusalem et ses habitants ont de quoi être stupéfaits. Ils ont beau être au plus près de l’évènement qui vient de se produire, le ciel et ses messages ne semblaient pas être leur première préoccupation au contraire de ces mages qui n’ont pas hésité à prendre la route pour venir honorer ce petit roi. Hérode peut se faire du souci. Le lieu de la naissance était pourtant connu. Mais pas la date. Il fallait pour cela scruter, sonder, écouter la création témoin de l’événement. Le peuple n’était pas en éveil. Son attente s’était diluée dans la succession des jours. Et le roi nourri de son pouvoir ne pouvait s’imaginer détrôné. Le réveil est brutal, à la mesure de l’immobilité intérieure qui contraste avec la mobilité des mages pèlerins de l’espérance.

Chez eux, le mouvement a suivi l’écoute. L’astre qui s’est levé les a mis en route. Leur quête personnelle met du coup tout le monde sur le pont. Voici que l’événement de cette naissance vient bousculer l’ordre établi et le cours des choses. Oui, il y a de quoi reprendre le cours de l’histoire depuis les Écritures qui en racontent le tracé lumineux. Tous avaient perdu le contact vivant avec l’histoire en cours en perdant la balise et la boussole des Écritures. Ils étaient comme des « connaissants endormis » qui n’avaient rien fait de l’information. Des sachants avachis dans leurs certitudes et leurs fonctions. Mais l’histoire est en plein accomplissement et toute la création tressaille d’allégresse depuis le oui de Marie. Un tremblement de joie qui n’a pas fini d’atteindre tous ceux qui écoutent la vie se dérouler et remonter jusqu’à Dieu.

Ouvrons le Livre, à la promesse qu’il contient. Il nous dit l’attente comblée en cet enfant dont la naissance a tout changé. Il nous conte cette royauté humble qui inspire prosternation et n’est qu’élévation de lumière jusqu’au plus profond de nos nuits. Oui, une étoile s’est levée un jour du temps pour tous les temps. Elle nous guide aujourd’hui sur nos sentiers. Elle délivre notre écoute et l’amène à voir. Dieu s’est fait chemin.
 
Equipe Méditation@Evangile - Marie-Dominique Minassian – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

Prière pour la Paix

« Seigneur, Dieu de la paix, entends notre supplication ! Donne-nous la paix, enseigne-nous la paix, conduis-nous à la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire : plus jamais la guerre ! tout est détruit ! Donne-nous le courage de faire des gestes concrets pour construire la paix. Et que ces mots soient bannis du cœur de tout homme : division, haine, guerre ! Seigneur, désarme les langues et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que le mot qui nous rassemble soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : ‘Shalom. Paix. Salam’ ! » ( pape François 2014 )

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Méditation du dimanche 9 novembre - Fête de la dédicace de la Basilique du Latran

4 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Dédicace de la Basilique du Latran – dimanche 9 novembre 2025

Points forts

◦ La basilique du Latran :
En a fête de ce jour, c’est l’occasion de rappeler que le pape est le premier – et non le chef – des évêques et que la basilique du Latran est la cathédrale de Rome. Cela aide à comprendre combien l’Église n’a pas, malgré les apparences, une structure pyramidale mais une dimension collégiale et synodale.

◦ Nos églises de pierres :
Une église de pierres est présente dans presque chaque commune. Beaucoup appartiennent au patrimoine culturel et religieux et demeurent perçues comme des lieux sacrés. Il est de la responsabilité de la communauté chrétienne de continuer à en faire un lieu d’accueil et de prière. La célébration de ce dimanche peut être l’occasion de porter et remercier tous ceux laïcs et prêtres qui assurent l’avenir et de l’entretien de ces églises de pierres.

◦ Des lieux d’accueils :
La scène violente de l’évangile où Jésus chasse les marchands du Temple contribue à nous interroger sur la manière dont nos lieux de prière sont accueillants à tous, malgré la diminution du nombre d’eucharisties qui y sont célébrées. La violence de l’actualité n’incite pas toujours à laisser ces lieux ouverts… Pourtant, bien des communautés paroissiales parviennent à se donner les moyens, humains, techniques et financiers pour permettre à tous de se rendre dans une église pour y prier. Cela demeure un des éléments du témoignage évangélique

Mettre en œuvre la liturgie

Dans les lectures de ce jour
Le temple de Jérusalem, détruit en 586 av. J.-C., est au cœur de la vision du prophète Ézékiel qui ouvre un avenir au peuple d’Israël en exil. Le psaume fait écho à cette espérance. Dans l’évangile, Jésus va plus loin : alors que le Temple, lieu de la présence de Dieu, a été reconstruit, il se définit lui-même comme le nouveau sanctuaire. Dieu n’est plus enfermé dans une maison bâtie par la main des hommes, mais il habite dans la personne du Christ, dont la vie sera détruite mais qui se relèvera après trois jours. Paul rappelle qu’il est la « pierre de fondation » et que nous sommes aussi le sanctuaire où Dieu fait sa demeure

 

Première lecture - Ézékiel 47, 1-2.8-9.12 
« Sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient » 

Il n’est pas étonnant qu’Ézékiel soit très attaché au temple de Jérusalem puisqu’il en était l’un des servants. Il a assisté à la destruction de ce temple et s’est trouvé parmi les exilés prisonniers des Babyloniens. La foi au Seigneur Dieu de son peuple lui permet de résister et, encore plus, d’espérer. Il encourage ses compagnons d’infortune. Le Seigneur Dieu est bien capable de relever un temple où, à nouveau, il résidera au milieu de son peuple. Le Temple sera le signe d’une nouvelle fécondité. Aussi l’imagine-t-il comme une source foisonnante et abondante d’eau vive, qui fait surgir la vie, qui assure la prospérité.

Psaume - 45 
« Dieu est pour nous refuge et force » 

Les versets du psaume 45 retenus pour ce dimanche sont une très belle réponse à la première lecture. Le psalmiste affirme que le Seigneur est toujours présent, qu’il est un secours dans la détresse, même quand le monde paraît s’écrouler. Il reprend même l’image du fleuve – alors qu’il n’y a pas de fleuve à Jérusalem… – comme un signe de l’abondance de la vie que le Seigneur promet à son peuple et de la paix qu’il annonce, lui qui détruit la guerre. Le sens du nom de « Jérusalem », « Ville de la paix », pourra devenir réalité. 

Deuxième lecture - 1 Corinthiens 3, 9c-11.16-17 
« Vous êtes une maison que Dieu construit » 

Lorsque Paul annonce à la communauté de Corinthe qu’elle est une maison que Dieu construit, on pense bien évidemment à l’image de l’apôtre Pierre qui qualifie les chrétiens de « pierres vivantes ». Paul reprend d’ailleurs, dans cette image de la construction, le fait que Jésus est la pierre de fondation, la pierre angulaire . Cependant, ce n’est pas seulement la communauté rassemblée qui est le lieu de la présence de Dieu. Chacun est appelé à être lui-même « le sanctuaire de Dieu » : « l’Esprit de Dieu habite en vous. » Saint Jean reprendra à de multiples reprises cette image de l’homme qui est appelé à être la demeure de Dieu. 

Évangile - Jean 2, 13-22 
« Mais lui parlait du sanctuaire de son corps » 

Nous sommes au tout début de l’Évangile selon saint Jean, après le prologue sur le Verbe et le miracle de Cana. Et voilà que Jésus annonce déjà la signification profonde de sa présence au milieu de hommes. Le Temple, malgré la présence des marchands, demeure le lieu sacré de la présence de Dieu, ce que Jésus rappelle. Mais il se présente alors lui-même comme le nouveau sanctuaire, présence vivante de Dieu au milieu des hommes. Et c’est seulement après sa résurrection que les disciples comprendront le sens réel des paroles prononcée ici. Le psaume 117 l’annonçait déjà : « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Ps 117, 22).

Mots clés

◦ Pierres vivantes :
Le texte de saint Pierre qualifiant les disciples du Christ de « pierres vivantes » (1 P 2, 5) n’est pas une des lectures de ce jour, mais il est cité à deux reprises, dans la prière d’ouverture et dans l’antienne de communion. Auparavant, Pierre aura repris l’image de la pierre d’angle que constitue Jésus (1 P 2, 4). Saint Paul y fait allusion d’une autre manière en évoquant « la maison que Dieu construit ».

◦ La pierre de fondation :
Dans la deuxième lecture, saint Paul rappelle que Jésus lui-même est la pierre de fondation. Chacun est appelé à prendre part à la construction de l’Église en la bâtissant sur le fondement que représente le Christ. Jésus lui-même aura employé cette image en donnant à Simon un nouveau nom : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Tout en demeurant la pierre angulaire (cf. Ac 4, 11), Jésus choisit l’apôtre Pierre pour être la première pierre de son Église.

◦ Le sanctuaire de son corps :
Le Nouveau Testament, en particulier la mort et la résurrection de Jésus, au moment où le rideau du Temple se déchire, bouleverse totalement la conception que le peuple d’Israël se faisait de la sacralité du Temple, lieu de la présence mystérieuse de Dieu. Le Christ est lui-même présence de son Père, première pierre de l’Église de pierres vivantes que les chrétiens sont appelés à constituer. Nos églises de pierres n’ont de sens réel que si elles demeurent le lieu de la prière et de la vie d’une communauté qui est le corps du Christ.

 

Commémoration des Bienheureux et Fidèles Défunts d'une communauté priante à l'église St Martin à Hayange

EquipeMéditation@Evangile _ extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation commémoration de tous les Fidèles Défunts 2novembre 2025

2 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-6) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Pourquoi prier pour les morts ?

En ce jour où l’Église célèbre la messe en mémoire de tous les fidèles défunts, nous pouvons nous demander quel est le sens de cette célébration.

Le premier sens, c’est de rappeler que notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants : Dieu, qui est bon, a créé le monde bon. Certes, cette bonté a été altérée par le péché et par la mort, mais elle n’a pas été détruite. Dieu nous le promet. Sa bonté sera encore là à la fin des temps quand la mort et le péché auront disparu. Nos défunts ont vécu de cette bonté, ils l’ont exprimée par des actes, des paroles, ils ont donné la vie. Nous avons pu les oublier, mais pas Dieu. Il les fera ressurgir au dernier jour. 

L'offrande de soi, la pureté du cœur, de l'esprit, du corps et de l'âme

Le deuxième sens, c’est de rappeler notre foi au Christ, Seigneur des morts et des vivants (Rom 14, 9) : Jésus a connu la mort mais il l’a vaincue par sa résurrection, non seulement pour lui mais pour tous ceux qui croient en lui. Jésus est l'aîné d’une multitude de frères. Lorsque l’Église fait mémoire de sa mort et de sa résurrection, elle annonce en même temps la résurrection de ceux et celles qui se sont attachés à lui dans la foi. Nous ne savons ni quand ni comment cela se passera, mais nous croyons que les morts revivront et que nous les retrouverons. Ce sera alors une fête paradisiaque dans laquelle les anges et les hommes exulteront de joie dans une création transfigurée par la lumière divine.

Le troisième sens, c’est d’affirmer la solidarité entre le monde visible et le monde invisible, la communion des saints. Si nous célébrons la messe, c’est parce que nous croyons que cet acte liturgique aide les défunts à aller vers Dieu. Par exemple, en les aidant à opérer des réconciliations nécessaires avant de pouvoir entrer dans la lumière de Dieu « sans ombre ni trouble au visage » (psaume 33) : des réconciliations avec des proches décédés mais peut-être aussi avec des proches encore vivants. Peut-être ai-je moi aussi des pardons à demander à mes défunts ? Et dans l’autre sens, peut-être des pardons à leur accorder ?

Ce dimanche, comme tous les dimanches, nous célébrerons de manière plus marquée la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ et spécialement, en ce 2 novembre, jour de commémoration de tous les fidèles défunts de l’année jubilaire 2025, nous pouvons nous réjouir car la Bonne Nouvelle de la résurrection du Christ a résonné jusque dans les profondeurs du Royaume des morts.

Oui, ce 2 novembre 2025 de l’année jubilaire, que le Seigneur fasse que nos larmes mêlées à celles de Notre Dame de La Salette purifient le cœur des vivants et des morts ; qu’elles nous rendent capables de faire confiance, d’espérer, d’aimer,de combattre en enfants de Lumière pour intercéder pour nous, pour soutenir et désarmer le bras de fer de Son Fils.

Notre Dame de La Salette -1846 - " Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés"

Equipe Méditation@Evangile - Frère Franck Guyen – Couvent Saint-Thomas d'Aquin de Lille - Extrait de Prier dans la ville - François-Dominique Roger

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Méditation 26e dimanche du Temps Ordinaire

27 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 19-31)

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trou ver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Être proche de ceux qui sont loin 

A travers l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous explique une parabole qui doit nous faire réfléchir. Il s’agit de deux hommes : d'un côté, il y a un riche qui se goinfre et qui est vautré dans son bien-être. A sa porte, il y a un pauvre malheureux qui meurt dans un état de délabrement extrême, où seuls les chiens viennent lui lécher ses ulcères. 

Le riche et le pauvre sont proches, mais un mur les sépare. Le riche ignore le pauvre. Alors que le riche n'a pas de nom, le pauvre est nommé : Lazare. Si le riche n'est pas nommé, c'est qu'il représente tous ceux qui se laissent aliéner par leur avoir, ils n’ont plus d’être. Et c’est l'inversion, le pauvre est irrémédiablement heureux, le riche irrémédiablement malheureux. Un grand abîme les sépare à tout jamais. La vie éternelle est déjà commencée, et notre vie d’aujourd’hui n'en est que l’apprentissage. 

Aujourd’hui, les fortunés sont-ils en capacité de voir, d’entendre et de comprendre les cris de ceux qui sont en souffrance autour d’eux, les cris de tous les déracinés dans notre vaste monde, le cri de tous ceux qui sont touchés par la faim et la guerre : l’Afghanistan, l’Ethiopie, la Somalie, le Sud Soudan, la bande de Gaza, l’Ukraine, le Yémen…

Alors ne pas voir la détresse de nos semblables, détruit le cœur de l’être humain en lui enlevant sa dignité. Cette situation ne peut pas durer. Ce que nous faisons aujourd'hui engage l’avenir bien au-delà de ce qu’on en voit. 

L'égoïsme et l'indifférence ne sont pas seulement des défauts ou des péchés. C'est surtout un grand malheur. Aujourd’hui, l'égoïste ne cherche son bonheur que dans l'accumulation des biens de consommation et dans l’argent. L’homme en quête d’argent restera toujours insatisfait. Rien ne pourra le combler pleinement. Tant qu'il continuera à vivre dans cet état d'esprit, il ne sera jamais vraiment heureux. Comme chrétiens, nous savons que le secret du vrai bonheur se trouve dans la Bonne Nouvelle de l'Evangile. Ce qui fait la valeur d'une vie, c'est la manière dont nous regardons l'autre et surtout la manière dont nous l'aimons à travers les gestes d'ouverture, d'accueil, de respect et de disponibilité.
La vraie richesse, c’est la qualité de nos relations humaines ! L’heure est au réveil. C’est l’heure de l’amour plus grand. 

Prière

Seigneur pardonne-nous, nous nous sommes habitués 
à la souffrance et détresse des autres. 
Apprends-nous à ne plus nous contenter d'aimer 
nos proches et ceux que nous aimons, 
mais à aimer d'abord ceux qui ne sont pas aimés, 
et à les faire aimer de nos amis. 
Fais que nous ne soyons plus heureux tout seuls ! 
Force-nous à abattre nos murs de suffisance 
et à ouvrir nos cœurs pour découvrir 
la richesse d'aimer, ceux que tu aimes ! 
Esprit d’amour, souffle en tempête pour casser 
nos refus de partager, effacer nos silences 
face aux pauvres de nos portails. 

Seigneur Dieu, bénis sois-tu pour ceux et celles qui, 
comme Vincent de Paul et Frédéric Ozanam, 
s’ajustent à ta volonté, et servent les plus pauvres
.

 

Equipe Méditation@Evangile – Vincent Ravince – François Riehl – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

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