meditation
Méditation 19e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Jean (6, 41-51)
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En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
NOURRITURE SALUTAIRE
Qu'est ce qui me nourrit ? Comment j’alimente et oriente mes désirs ? Est-ce que je me nourris de critiques, rumeurs, de superficialité, d’intolérance et de stupidités ? Est ce que je parle de moi en rabaissant et humiliant les autres, montrant un visage illusoire de moi ?
Ou bien je me nourris, en allant à la Source de la Vie, de bonté, beauté, tendresse, générosité, profondeur, don de soi, amour désintéressé ? Qu'est-ce que je choisi de nourrir ? Pour être pleinement moi-même, je m’alimente à la Parole de Dieu et au Pain de vie, à Celui qui donne et partage sa vie. Je me nourris au Pain de vie. J’accepte d’entrer dans la force d’attraction du Père vers le Fils, et du Fils vers le Père, de me laisser attirer par leur même Esprit Saint.
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« Et moi je le ressusciterai » dit Jésus.
Jésus nous tire vers le ‘sens’ de nos vies..
De quoi nous nourrissons-nous ?
Si nous accueillons en nous des pensées dégradées, elles nous réduisent comme elles !
Si nous accueillons les pensées de l’Évangile de bonté et de beauté, ces pensées nous permettent d’être des hommes et des femmes de beauté.
Le dernier sens de nos existences est de vivre de Dieu.
Le Christ ne se donne pas à manger seulement pour que nous devenions bons mais pour que nous devenions Dieu, fils ou fille grâce à Lui le Fils. Jésus est venu apporter plus que le pardon : il s’est donné Lui-même. Si nous nous nourrissons d’évangile, l’évangile donne forme à nos pensées, à nos émotions et ressentis, à notre capacité d’aimer. Si nous nous nourrissons du Corps du Christ, nous nous assimilons à lui et devenons Celui qui nous habite.
Prière
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Devenez ce que vous recevez, Devenez le corps du Christ.
Devenez ce que vous recevez, Vous êtes le corps du Christ.
Nous sommes le corps du Christ.
Chacun de nous est un membre de ce corps.
Chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier.
Equipe Evangile@Peinture – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°416 – Vincent Ravince – communauté spiritain de Fameck – Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 18e dimanche du Temps Ordinaire 2024
Évangile selon saint Jean (6, 24-35)
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En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. ».
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« Que faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » La foule ne comprend encore rien à la gratuité du don. Pour eux, le pain est le salaire de l’ouvrier. D’où leur question : quoi faire pour être embauché par Dieu ? La réponse inverse les rôles : ce n’est pas l’homme qui travaille dans la vigne de Dieu, mais c’est le Seigneur qui est à l’œuvre dans nos vies pour nous orienter vers lui.
« Que faire pour travailler aux œuvres de Dieu » ? Croire en celui que Dieu a envoyé ! Donc la foi est un travail sur nous, en nous pour grandir dans la foi. Tout un programme ! Croire, faire confiance. La foule demandait un signe. Jésus déclare : « Je suis le pain de vie ».
Quelques mois plus tard quelques témoins verront le signe et seront capables de le lire : sur la croix, le pain de vie c’est le corps livré, la vie donnée par amour, nourriture pour la vie… Quand nous mangeons le Corps du Christ, nous sommes invités à renouveler notre confiance totale en lui qui n’est qu’Amour et qui suscite notre espérance.
Prière
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Notre Père, que ta volonté soit faite.
Donne-nous d’accomplir ta volonté de justice et d’amour fraternel.
Donne-nous notre pain de ce jour, fruit de la terre et du partage.
Donne-nous de ne pas trop amasser pour le lendemain,
au risque de garder pour nous le pain nécessaire aux autres.
Equipe Evangile@Peinture Extrait de l'Echo d'Ozanam N°415 - Vincent Ravince - prêtre spiritains de la communauté spiritain de Fameck - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Méditation 17e dimanche du Temps Ordinaire 28 juillet 2024
Évangile selon saint Jean (6, 1-15)
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En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
ÉCONOMIE INTÉGRALE
Voilà une histoire qui finit plus que bien! C’est comme cela qu’on les aime du reste… et nous avons d’ailleurs du mal à y croire. Nos esprits comptables sont plutôt rétifs devant les récits merveilleux. Mais nos âmes d’enfant demeurent cependant sous le charme de ces héros que rien n’effraient et de ces possibles qu’ils font advenir. Paradoxe dont Jésus semble jouer dans notre page d’évangile du jour. C’est le match impossible du dérisoire et du gigantesque. Il semble joué d’avance. Surprise! Le gigantesque est débordé de toutes parts! Le scénario improbable s’impose et défie même l’avenir par ses surplus…
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La parabole interroge. Et si nous écoutions où nous en sommes de cette foi rare qui n’a que faire des calculs et pronostics et se met à rêver de miracles? Il y a des êtres que rien ne semble démonter et que la difficulté galvanise… ils font notre admiration distante. Que nous manque-t-il pour libérer cette foi en l’impossible, cette lucide assomption du dérisoire pour entrer dans l’émerveillement du miracle en cours? Parce qu’il faut de la longueur de vue pour discerner la bonté vainqueur des nécessités.
Il en est un qui a éduqué les siens à cette vision ample. Dieu donne. C’est son nom, son histoire, son actualité, son futur. Ce miracle de l’amour qui ne passera jamais et nous fera toujours passer à table est l’économie intégrale dans laquelle nous sommes plongés par notre baptême. Nous épousons son histoire, son excès, son mode de gestion. Nous sommes désormais comptables de sa grâce déposée au fond de nous et qui défie notre misère, nos manques de foi. Elle insinue le goût de la victoire sur nos inhibitions, elle éduque au dépassement, elle nous fait courir ses combats. Dans cette économie intégrale, nous ne sommes pas perdus. Nous sommes rassemblés, ordonnés, envoyés, missionnés pour être débordés et gérer les surplus de la divine bonté pour que rien ne se perde. Décidément Jésus place la barre haut.

Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort!
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassan - Peinture Bernadette Lopez
Méditation Jour de Pentecôte
Evangile Jean (15 26 16 15 )
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
« Il vous conduira dans la vérité tout entière »
À Babel, les hommes ont décidé de bâtir une tour. Mais Dieu a détruit la tour de Babel ! Pourquoi ? Les hommes voulaient imposer un même langage, ils avaient peur de la différence. Alors, Dieu les a dispersés. Car leur mission était ailleurs, dans une « sortie » d’eux-mêmes : remplissez la terre ! C'est cela, le mythe de la tour de Babel qui illustre nos recherches d’uniformité illusoires. Au contraire l'Esprit "qui souffle où il veut" n'accepte jamais d'être enfermé dans l'enceinte d'un groupe humain, fût-ce dans l'enceinte d’Églises. On ne sait ni d'où il vient, ni où il va. Il est imprévisible.
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À la Pentecôte, les apôtres étaient enfermés dans l'enceinte du Cénacle. Le mot "enceinte" a 2 sens : la femme qui attend un enfant, et les murailles d'une ville, et tout ce qui enferme. L'Esprit de Dieu refuse tout ce qui enferme. Comme il a provoqué violemment l'accouchement d'une humanité diversifiée en détruisant la tour de Babel…
À la Pentecôte, c’est comme si tous les murs disparaissent d'un seul coup pour permettre l'accouchement d'une humanité nouvelle où tous pourront s'entendre, malgré les différences de langues et de nationalités. Les Apôtres réalisent, sous l'action de l'Esprit, que leur mission est pour le monde.
Ce matin-là, l'Esprit se manifeste comme des langues de feu. Les disciples (femmes ou hommes), sont saisis d'un Souffle nouveau ! Les langues de feu donnent aux apôtres de parler d'autres langues, et tous les entendent dans leurs langues respectives. Ils parlent d'autres langues que celles de l'agressivité, de l'humiliation, de la division ! Tous comprennent la Parole au cœur de leurs situations. Loin de diviser, d'exclure, l'Esprit rassemble, unifie, permet à l'humanité de communier et d'apprendre à aimer.
L'Esprit est l'Amour qui nous est donné pour en vivre et le partager sans contre-indication. Seul effet secondaire est que nos cœurs risquent de s'agrandir, de s'élargir et de se remplir de plus en plus d'un immense AMOUR
Equipe Evangile@Méditation - extrait de l'Echo d'Ozanam N° 404 - Vincent Chopart - congrégation des spiritains - Fameck - peinture Bernadette Lopez
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Prière à l'écoute de Marie et de l'Esprit Saint
Ô Marie, Première en avant de nous,
Notre-Dame de tous les jours, d’hier et de demain,
Icône transparente et déjà achevée du Monde à venir,
Dans le gémissement ineffable de l’Esprit, nous prions avec Toi
« MARANA THA !
« VIENS, SEIGNEUR »
Et Jésus dit : « OUI, VOICI QUE JE VIENS » ( Apocalypse XXII)
Méditation 7e dimanche de PÂQUES 12 mai 2024
Évangile selon saint Jean (17, 11b-19)
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En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : " Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité."
LIEN INDÉFECTIBLE
Ce cœur à cœur de Jésus avec son Père au moment de quitter ses disciples et de s’avancer là où ils ne pourraient plus le suivre est bouleversant. Toute sa prière les embrasse et les confie à celui auquel il s’est constamment remis.
Jésus leur a fait connaître son nom : Père… Il leur a appris à prier, comme lui. Mais comment entrer dans la réalité de cette prière adressée au Père tant que Jésus était avec eux ? Les disciples avaient le Fils. Nul besoin de se tourner vers le Père… Comment transférer ce lien ? Comment lui donner toute son intensité ? Plus que jamais, Jésus s’en remet à son Père, également pour le devenir de ses disciples.
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C’est beau de sentir son amour pour eux. Jésus ne quitte pas seulement ce monde mais ses disciples. Il craint pour eux. Il sait ce qu’ils vont traverser et que la seule manière de le vivre c’est d’être reliés à l’amour tout puissant sur lequel le mal et la mort n’ont aucune emprise. Mais les disciples ne le savent pas encore. Ils le découvriront plus tard quand leur maître sera revenu pour les affermir et les envoyer dans le monde.
La prédication du Père par le Fils passera désormais par ces disciples revenus de la mort de leur maître. Jésus a cru en eux. Pas de plus grand amour ! Il s’est totalement remis à son Père et à ses disciples. Point d’orgue d’une vie dédiée sur le point de passer sur l’autre rive dans une liberté souveraine. La joie est celle de la mission accomplie. Jésus a tout donné. Il est libre y compris devant la mort qui l’attend et la vie qu’il a eue. Le Père demeure l’ultime point d’attraction de son existence. Jésus ne retient rien de son secret de vie. Il envoie ses disciples vivre de sa joie de Fils. Une fraternité plus forte que la mort couve en eux. Le monde en a besoin. C’est l’Esprit qui lui donnera corps.
Cette prière du Christ nous invite à tout accueillir : Le don de sa Parole, de sa vie, et de l’Esprit, lien infini d’amour du Père et du Fils définitivement tournés vers notre humanité. Cet accueil nous fera demeurer dans son amour, devenir sa présence pour les autres, et porter des fruits de d’espérance, et d’amour. Le trajet des disciples, c’est le nôtre. Cette mission de fraternité, aujourd’hui, c’est la nôtre. Cap d’espérance sur le monde qui l’attend !
Equipe Evangile&Peinture – Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation Ascension du Seigneur 89 mai 2024

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (16, 15-20)
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons; ils parleront en langues nouvelles; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les
malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
« Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu »
L’Ascension bonne ou mauvaise nouvelle ? Pour les disciples c’est une mauvaise nouvelle parce que Jésus les quitte. Mais pour Jésus, c’est une Bonne Nouvelle car c’est l’Annonce du Don de l’Esprit Saint.
Les disciples, et ont peu les comprendre, avaient eu du mal de se convaincre de la résurrection de Jésus et pourtant à peine quarante jours après, voici qu’il remonte vers le Ciel.
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Ils restent, alors enfermés chez eux dans la crainte. Ils n’ont plus la présence physique de Jésus au milieu d’eux pour les réconforter. Ils doivent comme nous aujourd’hui, croire sans voir.
Et cette mauvaise nouvelle appelle les apôtres à une croissance. Il s’agit d’accepter de perte une présence physique, immédiate, mais réserver à un petit nombre, pour gagner une présence spirituelle disponible à tous quel que soit le lieu où le temps. Cette présence, intérieure, sera donnée par l’Esprit Saint à la Pentecôte, avant le face à face avec Dieu dans la vie éternelle.
Parole de Dieu pour éclairer notre route, de l’Evangile selon St Jean « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai, je vous emmènerai avec moi pour que là où je suis, vous y soyez-vous aussi avec moi »
Pour les chrétiens, la présence de Jésus se vit à travers l’Eucharistie, qui est le signe ultime de la présence réelle de Jésus mort et ressuscité par amour pour les hommes. Mais ils la vivent aussi dans l’Église, qui constitue le « corps du Christ » et le lieu de sa célébration; dans la prière, qui devient l’occasion d’une rencontre personnelle avec le Christ ; et dans l’autre, ce frère dont ils deviennent solidaires.
Equipe Méditation@Evangile – extrait du Jour du Seigneur– Les Equipes du Rosaire
Méditation 6e dimanche de PÂQUES 5 mai 2024
Évangile selon saint Jean (15, 9-17)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »
" COMME LE PERE M'A AIME..."
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi… » Jésus nous indique la Source ! Nul ne peut aimer s’il ne s’abreuve à la Source de l’Amour. Pierre et Paul aimeront jusqu’à en mourir. A nous de ne jamais désespérer de la force de l’Esprit qui peut s’emparer de nos pauvres existences quand nous croyons en l’amour invincible que Dieu a pour nous !
Il n'y a désormais plus de serviteurs mais des amis. Cela déboussole notre envie de bien faire, en bons serviteurs. En insistant sur l'origine de l'amour, et la liberté de l'Esprit, ces paroles désorientent notre culpabilité de ne pas être à la hauteur ou notre orgueil de faire partie des bons croyants.
Plutôt que de faire des efforts pour maîtriser une situation qui nous échappe, pour décider « qui mérite quoi », il est question de s'ouvrir à l'amour de Dieu, qu'aucune maîtrise ne contrôle. C'est la logique de l'amitié. Rentrer en amitié avec Dieu s'avère difficile si l'on tient à contrôler notre vie. L'Esprit, c’est lui qui nous aide à y parvenir.
Aimer, c’est entrer en communion, dans le respect de chacun, non pas en fusion-absorption.
Apprendre à vivre dans une communion qui n’oppose plus le maître au serviteur, le Père au Fils, Dieu à l’homme, le grand au petit, le fort au faible… mais qui les réunit dans une vraie relation d’amitié, juste, équilibrée. Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis. L’amour seul met fin à la guerre, à la jalousie, à la concupiscence, à tous nos freins à l’amour.
Demeurez dans mon amour : laissons résonner cette invitation pressante de Jésus.
Equipe Méditation@Evangile - extrait de l'Echo d'Ozanam N° 402 – Vincent Ravince - Prêtre spiritain communauté de Fameck - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 5e dimanche de PÂQUES 28 avril 2024
Évangile selon saint Jean (15, 1-8)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.
BRANCHE SUR LE CHRIST
Un sarment de vigne, séparé du cep, est quelque chose de mort. Pour qu’il soit vivant, il faut qu’il puise la sève à travers le cep de vigne. C’est cela que Jésus veut nous dire : « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » Et Jésus ajoute 8 fois dans ce petit passage : « Demeurez en moi » S’il met tant d’insistance à nous recommander de demeurer en lui, c’est que cela ne va pas de soi. il faut, de notre part, une démarche personnelle entièrement libre pour que nous soyons rattachés, reliés pleinement, au cep de vigne qu’est Jésus.
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Comment ne faire qu’un avec Jésus-Christ ? Il s’agit d’attitudes simples, concrètes, qui rendent actuelles les attitudes qui furent celles de Jésus durant sa vie terrestre. Attitudes simples ? La bienveillance, l’ouverture d’esprit, le souci de l’autre, le don de soi, le pardon, la volonté de paix, l’accueil fraternel. On en revient au programme des Béatitudes. C’est cela vivre de la vie même de Jésus, lui qui se présente comme le chemin, la vérité et la vie.
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Aujourd’hui, nous sommes ses représentants, au sens étymologique du terme : c’est nous seuls qui pouvons le rendre présent. Jésus disait à Philippe : « Qui me voit, voit le Père ». Pour cela il nous faut être greffés sur Jésus. « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.. » C’est comme quand tu veux te connecter avec le Wi-Fi. Mais dès que tu t’éloignes plus de connexion ! Pour être toujours connectés, tu prends un abonnement 4G ou 5G afin de continuer à communiquer…
Dans ma relation avec Jésus, quand je suis dans des épreuves, (un proche malade, ou une dispute entre ceux que j'aime). J’ai l’impression que je suis très loin de Lui, pourtant la connexion peut fonctionner car Lui, il est toujours là ! Si je suis relié à lui, je peux, au cœur des pires épreuves, continuer de grandir et de parler avec assurance.
Pour garder ce lien nous avons besoin de sa Parole, d’écouter les messages que Jésus nous donne, de les lire et relire. Via Internet, on peut trouver la Parole de Dieu, la lire et relire chaque jour. O Christ, tu nous veux "branchés" sur toi, en toi ! Que ta sève ressuscite tout ce qui est desséché, nous faisant porter des fruits d’amour et de justice.
Qu’ensemble nous devenions ton corps, et que nos vies soient Ta Vie !
Veilleurs, témoins d'une espérance
Témoins audacieux d'une vie nouvelle
Témoins transfigurés et lumineux
Témoins habités d'une immense joie
Equipe Méditation@Evangile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°401 - Vincent Ravince – prêtre spiritain-communauté de paroisses du Bienheureux Frédéric Ozanam - Peinture Bernadette Lopez - image Pascal Blaise
Méditation 4e dimanche de Pâques
Evangile Jean (10 11-18 )
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En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
PRENDRE PART AU PROJET D'AMOUR DU CHRIST DANS SA VIE
En ce dimanche des vocations nous apprenons ce que veut dire la "pastorale" dont nous parlons tant dans la vie de l'Église, non pas les bâtiments mais les personnes : le Christ se révèle être le seul et vrai Pasteur qui aime ses brebis et les conduit vers la vraie vie, car Il est lui-même cette Vie.
Tout se joue dans une relation personnelle et communautaire avec Lui, en Lui et Par Lui.
Le Panurge de Rabelais, prit un jour un mouton et le jeta à la mer. Aussitôt, tous les moutons du troupeau le suivirent et se noyèrent. L’histoire dénonce la folie de ceux qui se contentent de suivre sans se poser de questions et vont droit à la catastrophe.
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Le chrétien suit-il comme un mouton sans se poser de question ? Jésus nous met en garde contre ceux qui exercent sur nous une influence intéressée, une ambition personnelle. A leur école, nous risquons de n'être que de faux bergers ou pasteurs qui ne cherchent que leurs intérêts, leur gloire, leur reconnaissance personnelle au détriment de l'unité, de l'harmonie de la communauté, de la compassion et du don de soi.
En affirmant qu’il est le vrai berger et la porte de la bergerie, Jésus nous invite à faire preuve de discernement, à exercer notre esprit critique. Il est le seul et unique berger. Avant la Passion, Jésus revêtira la tenue de serviteur pour laver les pieds de ses disciples. Loin de nous écraser, Il nous libère et nous fait prendre conscience de notre responsabilité.
À Pierre, Jésus demandera par 3 fois « M’aimes-tu ? ». Voilà la condition indispensable ! Aucune autorité vraie, à l’image du Christ, ne peut s’exercer sans amour ;
- c’est sur l’amour pour leurs enfants que repose l’autorité des parents.
- c’est sur l’amour pour leurs élèves que repose l’autorité des enseignants.
Que toute autorité soit toujours enracinée dans l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous.
La Journée mondiale de Prière pour les Vocations nous invite, chaque année, à considérer le don précieux de l’appel que le Seigneur adresse à chacun de nous, son peuple fidèle en chemin, pour que nous puissions prendre part à son projet d’amour et incarner la beauté de l’Évangile dans les différents états de vie.
PRIERE INDIVIDUELLE
Dieu éternel et tout-puissant, Père de toute la création, par le baptême tu nous invite à être des disciples missionnaires et à nous engager sur le chemin de la sainteté dans tous nos engagements humains et professionnels.
Renouvelle-nous dans les promesses de notre propre baptême pour que nous soyons de joyeux missionnaires de ta Parole, sel de la terre et lumière du monde.
Nous te demandons que de nombreux laïcs engagés et missionnaires se lèvent pour répondre aux besoins du monde et de l'Eglise aujourd'hui.
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PRIERE COLLECTIVE
Dieu notre Père, nous te rendons grâce par ton Fils Jésus Christ.
Aujourd'hui, il nous invite à devenir serviteurs à sa suite.
Dieu notre Père, nous te rendons grâce pour ton Esprit.
Qu'il donne à chaque baptisé de découvrir et de vivre sa vocation dans l'Esprit.
Qu'il donne sa force à ceux qui choisissent de suivre le Christ dans la vie consacrée, les ministères ordonnés et le mariage.
Dieu notre Père, que ton Esprit donne à nos communautés de proposer au cœur de chacun de devenir prêtre, diacre, laïcs missionnaires, d’inviter à la vie consacrée,
et d'accompagner les époux chrétiens, et les familles
Que ton Esprit d'amour fasse de nous des serviteurs joyeux de l'Evangile, à la suite de ton Fils.
( pape François)
Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’Echo Frédérique Ozanam N°400 – Vincent Ravince - spiritain –François Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 3e dimanche de PÂQUES 2024
Évangile selon saint Luc (24, 35-48)
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En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »
LA PAIX SOIT AVEC VOUS
Le mot préféré de Jésus après sa résurrection est le mot "paix". C'est une des premières paroles quand il apparaît à ses apôtres, comme dans le passage que nous venons d'entendre : "La paix soit avec vous !"
Chaque fois que la messe est célébrée, nous entendons ces mêmes paroles qui s'adressent à nous dans notre vie de tous les jours, juste avant de recevoir le corps et le sang vivant, ressuscité, de Jésus dans la Communion.
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La paix du Christ est l'antidote pour la maladie la plus endémique de notre société moderne et sécularisée : le stress, la dépression, l'angoisse, la peur, la guerre. Nous tous, dans une mesure plus ou moins grande, en sommes affectés. Dans la mesure où notre amitié avec le Seigneur ressuscité s'approfondit, nous sommes peu à peu guéris de ces maladies, par sa paix qui agit :
- D'abord la paix pour nos esprit. Quand nous contemplons les plaies de Jésus, ces plaies qui restent visibles dans le corps glorieux du Seigneur, nous savons avec certitude que son pardon est durable ; une fois qu'il pardonne nos péchés, nous sommes réellement pardonnés ; notre conscience est en paix.
- Puis, la paix pour nos cœurs. Quand nous voyons l'endroit des clous dans les mains et le coté ouvert du Seigneur ressuscité, nous savons avec certitude que nous sommes aimés d'un amour qui ne passe pas, un amour inconditionnel, personnel, victorieux de tout mal : l'amour du Christ.
Ensuite, la paix dans nos corps. A l’image du corps du Christ ressuscité, nous devons nous libérer de tout ce qui défigure notre visage, noirci notre vision, assourdit nos oreilles, rend inaudible notre parole. Alors tous nos sens pourront participer et rayonner de la joie et la beauté du corps ressuscité de Pâques.
Enfin, la paix pour nos âmes. Le Christ est vivant, et il règne sur un Royaume éternel qui s'étend toujours davantage, et il nous invite chacun et chacune à travailler avec lui à l'extension de ce Règne. Nous avons à faire un travail qui compte, qui en vaut la peine, et qui répondra à notre quête de sens. La paix du Seigneur ressuscité est ce dont nous avons vraiment besoin.
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Cette paix, celle de l'esprit, du cœur, de l'âme et du corps, je suppose que nous voulons tous en faire l'expérience plus profondément. Et le Christ, bien plus que nous, désire la même chose. C'est pour cela qu'il a souffert, qu'il est mort et ressuscité. Mais si tel est le cas, pourquoi alors sommes-nous si facilement vaincus par le stress, l'angoisse, le découragement, la peur ? C'est parce que beaucoup d'obstacles peuvent empêcher la paix du Christ d'envahir notre vie. L'obstacle le plus évident est le péché.
Souvent nous péchons par faiblesse. Ces échecs-là sont en général faciles à avouer et à regretter. Mais il peut arriver aussi que nous laissons subtilement des habitudes de péché s'enraciner dans notre vie et dans la vie de nos Nations.
Désormais, ceux qui lutteront contre le péché se souviendront qu’ils ont dû, eux aussi, recevoir le pardon et accueillir la Paix du Christ ! Ils sont frères, à tout jamais, de tous ceux vers qui ils seront envoyés. C’est la naissance de l’Église ! Église est fondée sur de pauvres pécheurs qui ont fait eux-mêmes l’expérience de leurs propres faiblesses. Ceux qui sont appelés à pardonner au nom de Jésus, sont d’abord appelés à reconnaître leurs propres pauvretés. Ils sont même appelés à la faire connaître à toute l’humanité et à partager la paix de l’esprit, du cœur, du corps et de l’âme, à toutes les nations et à tous les peuples. « A nous dans être les témoins ».
Equipe Méditations@Evangiile – Extriat de Predicatho Overblog – Peinture Bernadette Lopez
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