Liturgie du 27e Dimanche du Temps Ordinaire
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Liturgie du 27e dimanche du Temps Ordinaire - 5 octobre 2025
Dans les lectures du jour
Devant la violence et le mal, la tentation est forte de reprocher à Dieu son silence (première lecture). Pourtant, Dieu n’est pas sourd ! Il s’intéresse à ses enfants : « Il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il conduit » (psaume 94). Il nous invite à lui faire confiance, à ne pas avoir peur de lui et à le servir avec amour (deuxième lecture). Avec les Apôtres, prions le Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Première lecture - Habacuc 1, 2-3; 2, 2-4
« Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? »
Combien il est difficile de ne pas récriminer contre Dieu ou contre nos frères et sœurs lorsque les obstacles s’accumulent ! C’est pourquoi, dans la deuxième partie de la lecture, Dieu appelle avec douceur à la fidélité et à la patience : aie foi, aie confiance, voie la beauté de tes frères, voie comme je t’aime, nous dit-il.
Psaume - 94
« Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! »
Le psalmiste ne prie pas en solitaire. En témoignent les nombreux impératifs pluriels : « Ne fermez pas votre cœur », « Écoutez la voix du Seigneur », « Venez, crions de joie », « Allons jusqu’à lui en rendant grâce », etc. Les deux premières strophes sont axées sur l’écoute, l’acclamation, l’adoration et la reconnaissance du Dieu d’Israël. Mais, dans la troisième, le ton change du tout au tout avec cette question : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » On a beau vivre de belles liturgies et prier les psaumes, le défi sera toujours de se mettre cordialement à l’écoute de la parole de Dieu et de la mettre en pratique
Deuxième lecture - 2 Timothée 1, 6-8.13-14
« Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. »
La peur est parfois bénéfique, elle nous empêche de nous mettre en danger. Cependant, elle ne doit pas devenir un frein et un obstacle en nous empêchant de servir Dieu. Heureusement, Dieu nous a donné son esprit, pour que nous ayons la force, l’amour et le discernement nécessaires pour rendre témoignage de son amour
Évangile - Luc 17, 5-10
« Augmente en nous la foi ! »
Comme les Apôtres, nous savons bien que notre foi est faible. Pourtant, elle ne peut pas grandir en un jour. Comme une plante, elle doit être arrosée et alimentée avec un soin particulier. Comment ? Toutes les lectures nous le disent : par l’humilité, le service de Dieu, l’absence de récrimination et surtout par l’écoute de la parole d’amour de Dieu pour nous
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Mots clés
Foi :
« Augmente en nous la foi ! », demandent les Apôtres à Jésus. Jésus rappelle qu’avoir une grande foi permet de se mettre au service de Dieu avec humilité. Cette prière pourra scander toute la célébration, notamment au moment de,la prière universelle.
Service :
Un service vrai et humble ne récrimine pas lorsque les difficultés arrivent. Il n’attend pas non plus de récompense pour avoir bien fait. C’est bien difficile… La démarche pénitentielle pourra proposer un temps de silence : chacun reconnaîtra sa faiblesse. Puis, ensemble, tous demanderont la grâce de servir Dieu.
Paix :
La paix, tout comme la force, l’amour et la pondération, est nécessaire pour servir Dieu et annoncer l’Évangile. Ainsi, ce dimanche, le geste de paix pourra être orienté : ce n’est pas notre paix que nous donnons, c’est la paix du Christ serviteur que nous offrons
Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglse - François-Dominique Roger
Méditation 26e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 19-31)
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En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trou ver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
Être proche de ceux qui sont loin
A travers l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous explique une parabole qui doit nous faire réfléchir. Il s’agit de deux hommes : d'un côté, il y a un riche qui se goinfre et qui est vautré dans son bien-être. A sa porte, il y a un pauvre malheureux qui meurt dans un état de délabrement extrême, où seuls les chiens viennent lui lécher ses ulcères.
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Le riche et le pauvre sont proches, mais un mur les sépare. Le riche ignore le pauvre. Alors que le riche n'a pas de nom, le pauvre est nommé : Lazare. Si le riche n'est pas nommé, c'est qu'il représente tous ceux qui se laissent aliéner par leur avoir, ils n’ont plus d’être. Et c’est l'inversion, le pauvre est irrémédiablement heureux, le riche irrémédiablement malheureux. Un grand abîme les sépare à tout jamais. La vie éternelle est déjà commencée, et notre vie d’aujourd’hui n'en est que l’apprentissage.
Aujourd’hui, les fortunés sont-ils en capacité de voir, d’entendre et de comprendre les cris de ceux qui sont en souffrance autour d’eux, les cris de tous les déracinés dans notre vaste monde, le cri de tous ceux qui sont touchés par la faim et la guerre : l’Afghanistan, l’Ethiopie, la Somalie, le Sud Soudan, la bande de Gaza, l’Ukraine, le Yémen…
Alors ne pas voir la détresse de nos semblables, détruit le cœur de l’être humain en lui enlevant sa dignité. Cette situation ne peut pas durer. Ce que nous faisons aujourd'hui engage l’avenir bien au-delà de ce qu’on en voit.
L'égoïsme et l'indifférence ne sont pas seulement des défauts ou des péchés. C'est surtout un grand malheur. Aujourd’hui, l'égoïste ne cherche son bonheur que dans l'accumulation des biens de consommation et dans l’argent. L’homme en quête d’argent restera toujours insatisfait. Rien ne pourra le combler pleinement. Tant qu'il continuera à vivre dans cet état d'esprit, il ne sera jamais vraiment heureux. Comme chrétiens, nous savons que le secret du vrai bonheur se trouve dans la Bonne Nouvelle de l'Evangile. Ce qui fait la valeur d'une vie, c'est la manière dont nous regardons l'autre et surtout la manière dont nous l'aimons à travers les gestes d'ouverture, d'accueil, de respect et de disponibilité.
La vraie richesse, c’est la qualité de nos relations humaines ! L’heure est au réveil. C’est l’heure de l’amour plus grand.
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Prière
Seigneur pardonne-nous, nous nous sommes habitués
à la souffrance et détresse des autres.
Apprends-nous à ne plus nous contenter d'aimer
nos proches et ceux que nous aimons,
mais à aimer d'abord ceux qui ne sont pas aimés,
et à les faire aimer de nos amis.
Fais que nous ne soyons plus heureux tout seuls !
Force-nous à abattre nos murs de suffisance
et à ouvrir nos cœurs pour découvrir
la richesse d'aimer, ceux que tu aimes !
Esprit d’amour, souffle en tempête pour casser
nos refus de partager, effacer nos silences
face aux pauvres de nos portails.
Seigneur Dieu, bénis sois-tu pour ceux et celles qui,
comme Vincent de Paul et Frédéric Ozanam,
s’ajustent à ta volonté, et servent les plus pauvres.
Equipe Méditation@Evangile – Vincent Ravince – François Riehl – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 26e dimanche du Temps Ordinaire
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« Mène le bon combat : celui de la foi », demande Saint Paul à Timothée. Prions pour l’Église qui nous guide dans ce combat. Donne au Pape Léon, aux évêques, aux prêtres, aux diacres tous les soutiens humains et spirituels dont le Peuple de Dieu a besoin pour grandir dans l’amour fraternel et le service de l’homme
Seigneur, nous te prions
« S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. » Pour toutes les nations de la terre, appelées à ne pas poursuivre aveuglément leur course à la richesse
Seigneur, nous te prions
« Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés. » Pour les personnes accablées par la misère, appelées à ne pas se refermer sur leur désespoir mais à s’ouvrir à l’espérance d’une vie riche de projets valorisant avec le soutien de l’aide sociale, des associations caritatives et de leurs amis
Seigneur, nous te prions
« Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. » Pour notre assemblée appelée, dans cette eucharistie, à accueillir l’Esprit Saint qui répand l’amour dans nos cœurs et nous maintient dans la fraternité.et l’unité
Seigneur, nous te prions
Equipe PU@Evangile – PrionsEnglise – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 26e dimanche du Temps Ordinaire
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Liturgie du 26e dimanche du temps ordinaire C - Dimanche 28 septembre 2025
Dans les lectures du jour
La parole de Dieu de ce dimanche nous interroge sur notre rapport aux possessions
sont-elles une finalité, nous repliant ainsi sur notre confort (1ière lecture et évangile) ?
Ou au contraire, sont-elles outils pour devenir des justes responsables (2e lecture)
et capables de louange du Seigneur (psaume) ?
Le retournement total des situations, tel que l’exige notre sens de la justice,
se réalisera pleinement dans le royaume de Dieu.
Mais c’est bien sur la terre que le renversement des valeurs se met en place.
Vivons dans la justice, dans la foi et dans l’amour !
Première lecture - Amos 6, 1a.4-7
« Ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! »
Ce que le prophète Amos reproche à la « bande des vautrés », c’est leur surdité, leur aveuglement : ils se croient en sécurité, amassent la richesse et se replient sur eux-mêmes au mépris des autres et de leur pays. Et nous, sommes-nous parfois sourds, aveugles et repliés sur nous-mêmes ?
Psaume - 145
« Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! »
La louange est le propre du dimanche. Elle naît de l’émerveillement devant Dieu, sa présence, son action. Elle suppose un chemin de dépouillement de soi, d’humilité pour s’ouvrir à cette présence et à cet amour : faire justice aux opprimés, donner le pain, délier les enchaînés, ouvrir les yeux des aveugles, redresser les accablés, protéger l’étranger, soutenir la veuve et l’orphelin. Voilà donc ce qu’il faut faire pour façonner le monde que Dieu veut et qu’il aime.
Deuxième lecture - 1 Timothée 6, 11-16
« Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. »
La recherche de justice est recherche d’ajustement à Dieu. Cet ajustement se fait dans la foi, la charité, la persévérance et la douceur envers soi. Il engendre des actes tournés vers Dieu et non des actes égoïstes.
Évangile - Luc 16, 19-31
« S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. »
Toute la parabole de l’évangile de ce jour ne condamne pas les riches au profit des pauvres mais bien ceux qui n’écoutent ni la Loi ni les Prophètes. Et l’alliance avec Dieu suppose un certain souci de l’autre. Autocentrés, nous nous asséchons nous-mêmes le cœur et nous nous condamnons : le choix de Dieu, c’est ici et maintenant.: c’est dès ici-bas qu’il faut écouter Moïse et les Prophètes et se convertir, pour prendre soin des pauvres
Mettre en œuvre la liturgie
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Mots clés
Eucharistie :
L’eucharistie, sommet de la vie chrétienne, est participation à la vie trinitaire, cet amour débordant qui ne demande qu’à circuler. Tous les êtres humains y sont appelés. Elle est à la fois signe et moyen de cette union intime avec le Dieu trinitaire mais aussi de l’unité de tout le genre humain. Ainsi, nous apprenons à être artisans d’amour.
Libération :
Pour nous libérer de nos attachements non ajustés à l’argent, à la nourriture, au confort matériel, le Seigneur a besoin de notre renoncement. Lors de la procession des offrandes, nous donnons ce qui nous « encombre ». Une démarche peut être proposée en ce sens : un mot déposé dans un panier, une prière intérieure, etc.
Partager :
Le partage peut prendre plusieurs formes : partager un repas, du temps, de l’argent, des compétences. C’est vaste. Quelle forme pouvons-nous développer ? Comment ouvrir la paroisse vers l’extérieur ?
EquipeLiturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger
Méditation 25e dimanche du Temps Ordinaire 21 septembre 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 1-13)
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Jésus disait à ses disciples : Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » (lecture brève)
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ! »
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Quels sont ces hommes habiles à s’enrichir avec l’argent injuste ? Dirigeants prêts à toutes les magouilles financières pour encaisser davantage ; ce sont les milliards engloutis dans la drogue et l’argent sale blanchi dans des banques honorables des pays riches ; ce sont tous ceux qui trouvent mille astuces pour éviter de payer leurs impôts ! La fraude fiscale annuelle, en France, atteint des milliards, somme qui ne peut servir à la collectivité. Jésus n'a certainement pas l'intention de nous enseigner comment tricher. Alors, que veut-il nous enseigner en nous présentant ce filou ? L'essentiel est dans la dernière phrase : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent ».
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Il s'agit tout d'abord, de nous rappeler que nous ne sommes pas des propriétaires absolus de ce que nous possédons. Nous n'en sommes que des gérants. Ce rappel est important, car bien souvent nous avons une mentalité et des comportements de propriétaires absolus de tout ce que nous possédons. Même si nous ne possédons que peu de choses. Or, nous comporter, comme Jésus nous le recommande, en gérants, c'est savoir que tout ce que nous possédons, nous l'avons reçu d'autrui. Nous ne l'avons pas gagné uniquement grâce à notre travail. Nous avons reçu, et nous recevons toujours tellement de « dons ».
C’est ce que nous rappelle la formule de la liturgie lorsque nous présentons les « dons » comme « fruits du travail de l'homme et de la terre ». J'en suis gérant et donc responsable. « Rends-moi les comptes de ta gestion » demande le Maître.
Un des grands ennemis de l'Église, c'est l'Argent !
Comprenons : l'amour de l'argent, l'idolâtrie de l'Argent. C'est dans ce sens que saint Paul écrivait à Timothée " La racine de tous les maux, c'est l'amour de l'argent. Pour s'y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l'âme de tourments sans nombre"
L'amour de l'argent : voilà la dictature par l'esprit d'un ennemi que nous devons redouter et combattre à travers la libération des esprits pour une gestion honnête, audacieuse et inventive de l'argent, non au service des guerres, des projets de morts, mais au service de la vie, du bonheur des familles, des collectivités, de la construction du bien commun entre tous les peuples de tous les pays unis par la paix et la bienheureuse espérance de l'avènement du Royaume de Dieu
Bonne fête à Saint Matthieu, patron des banquiers, des changeurs et des comptables
Equipe Méditation@Evangile - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 25e dimanche du Temps Ordinaire
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Prions pour l’Église. Qu’elle donne l’exemple à tous d’une gestion honnête de l’argent, orientée vers la construction du royaume de Dieu
Pour que l'Eglise soit fidèle à l'Evangile, Seigneur, nous te prions
Prions pour les chefs d’État et les responsables politiques. Qu’ils travaillent pour la justice et la paix au service du bien commun et non des intérêts partisans
Pour qu'advienne ton Règne d'amour, de justice et de paix, Seigneur nous te prions
Prions pour ceux qui se mettent au service des pauvres et de la justice sociale ; pour ceux qui s’engagent dans des actions de solidarité locales ou lointaines
Pour ceux qui travaillent au Royaume de Dieu, Seigneur, nous te prions
Prions pour notre diocèse de Metz, l'archiprêtré de la Fensch, les communautés de paroisses. du Bienheureux Frédéric Ozanam, du Bienheureux Marcel CALLO des sources de la fensch, de saint Jean XXIII du berceau du fer. Que la Parole de Christ, entendue et priée ensemble, renforce notre unité et ravive la bienheureuse espérance de l'avènement du Royaume de Dieu
Pour que nous soyons de fidèles disciples du Christ, missionnaires de sa Lumière, guide-nous Saint Joseph,
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EquipePU@Evangile - PrionsenEglise – François-Dominique ϱg– Peinture Bernadette Lopez
Liturgie de la Parole ; 25e dimanche du Temps Ordinaire C
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Dans les lectures du jour 21 septembre 2025
Les lectures de ce dimanche nous appellent à choisir Dieu : il nous aime ardemment et désire devenir notre Dieu. Sachons le préférer à l’argent (première lecture), à nous-même, en priant en tout lieu avec nos frères et sœurs (deuxième lecture), pour mettre notre habileté et nos vertus au service du royaume de Dieu (évangile)
Première lecture - Amos 8, 4-7
« Écoutez ceci, vous qui écrasez les malheureux pour anéantir les humbles du pays »
Nous pourrions ne pas nous sentir concernés par cet appel. Pourtant, ne privilégions-nous jamais l’argent ou nous-mêmes à Dieu ? Amos, le premier des prophètes écrivains, est éleveur de bovins et piqueur de sycomores, dans la région de Teqoa . Il a son franc-parler et ses oracles sont sans merci envers les riches qui s’acharnent sur « le malheureux » et sur « les humbles du pays », c’est-à-dire les pauvres. Les riches du temps ne s’embarrassent d’aucun stratagème pour augmenter leur fortune et attendent frénétiquement la fin de « la fête de la nouvelle lune » et du « sabbat » pour augmenter leur fortune aux dépens des pauvres, en diminuant les mesures et en faussant les balances. Ils achètent à prix dérisoire « le faible » et « le malheureux » pour en faire des esclaves. Amos demande justice pour les pauvres, car il sait que son Dieu « n’oubliera aucun des méfaits » de ces riches et puissants.
Psaume - 112
« Louez le nom du Seigneur : de la poussière il relève le faible »
Nous pouvons douter de la providence de Dieu lorsque nous voyons l’état du monde. Dieu agit-il vraiment pour nous ? Dieu s’est fait dépendant de notre liberté, c’est pourquoi le mal existe dans le monde. Il n’attend que cela que nous nous tournions vers lui et que nous le laissions agir pour nous relever, nous aimer.
Deuxième lecture - 1 Timothée 2 ,1-8
« Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute »
Paul encourage Timothée, son « disciple bien-aimé », « à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes ». La prière est primordiale dans nos vies de chrétiens. Ne relativisons pas son importance, ne nous en dédouanons pas sous prétexte de manquer de temps. Car la prière est le poumon de la vie chrétienne : sans elle, nous ne pouvons vivre en Dieu. Mettons-nous en route, et demandons à Dieu la grâce de la prière.
Évangile - Luc 16, 1-13
« Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. »
Avons-nous toujours bien conscience du fait que, dans nos décisions, dans l’amour que nous donnons ou que nous refusons, nous posons un choix ? Car Dieu est venu nous sauver mais nous avons encore à choisir d’accepter ce salut. Comment ? Par nos choix : Dieu ou l’argent ? Moi ou l’autre ? Aimer ou être indifférent ? Jésus relativise l’importance de l’argent, en demandant toutefois aux « fils de la lumière » de mettre leur ingéniosité au service des « fils de ce monde », en cherchant à les convertir au « bien véritable ».
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Mots clés
Prière universelle
La prière universelle est lieu de prière et non d’action. Pourtant, elle ne peut pas être détachée d’une certaine responsabilité que nous avons en tant que chrétiens. Saint Paul rappelle qu’elle ne peut pas être séparée de la pratique des vertus « sans colère ni dispute ». Nous vous suggérons d’appuyer votre prière universelle sur la deuxième lecture.
Dieu premier ?
Les lectures de ce jour invitent à mettre Dieu à la première place dans nos vies. Pourquoi ? Pour répondre à l’appel et au désir amoureux de Dieu : « Vous serez mon peuple et je serai votre Dieu. » L’antienne d’ouverture le rappelle bien et peut être psalmodiée au début de la célébration.
Prière
L’importance de la prière est rappelée dans la deuxième lecture : prier « sans colère ni dispute ». Comment puis-je prier sincèrement Dieu de tout amour si je suis, et je reste, en colère contre mon frère ? L’accent pourra être mis sur la prière communautaire, au moment du Notre Père par exemple.
Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – François-Dominique Roger
Méditation en la Fête de la Croix glorieuse
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 13-17)
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En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.»
« Il faut que le Fils de l’homme soit élevé »
Ce que proclame aujourd’hui la foi de l’Eglise en cette journée de la fête de la Croix Glorieuse, c’est que la vie et le bonheur ne sont liés ni au succès, ni à l’avoir, ni au pouvoir. La vie et la joie véritables peuvent ouvrir leur chemin jusque dans l’échec, la souffrance et la mort, depuis que de la mort du Christ sur la Croix a surgi la vie, et que du tombeau vide a jailli l’espérance.
Nous, chrétiens nous voyons dans la Croix du Christ la preuve ultime de l’amour infini de Dieu qui « a donné son Fils unique » pour que tout homme obtienne la vie éternelle.
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Le Christ est solidaire et il meurt pour que la haine et le péché soient vaincus par l’amour. Il meurt en solidarité avec tous ceux et celles qui souffrent des injustices de notre monde, qui sont victimes de la discrimination, de la brutalité de la guerre, des tortures, des emprisonnements
Le Christ donne sa vie et il souhaite que ceux et celles qui le suivent portent leur croix par amour pour les autres, en vivant les valeurs de l’Evangile. Dieu le Père n’a pas condamné son Fils à une mort violente, ce sont les hommes qui l’ont cloué à la croix. Mais Dieu a accepté que Jésus aille jusqu’au bout de l’amour. C’est le sens profond de la fête d’aujourd’hui. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ».
Regardons simplement la Croix du Christ : Jésus apporte salut et vie éternelle à tous ceux qui élèvent leur regard vers lui avec foi. La Croix, instrument de mort, devient bois de Vie. Le Christ y révèle l’amour du Père : l'Amour de Dieu est rendu visible, tangible, par le Signe de la Croix. C’est là que Dieu nous aime jusqu’à l’extrême, non par la souffrance en elle-même, mais jusque dans la souffrance, par l’amour.
Ce 14 septembre 2025 marque exactement le 60e anniversaire de l’ouverture de la quatrième et dernière session du concile Vatican II. Le pape Paul VI rappelait alors avec force dans son discours la vocation essentiellement missionnaire de l’Église : « L’Église, dans ce monde, n’est pas une fin en soi ; elle est au service de tous les hommes ; elle doit rendre le Christ présent à tous, aux individus et aux peuples, de la manière la plus large et la plus généreuse possible ; c’est sa mission » Quand nous imitons l’abaissement du Christ serviteur, quand nos gestes d’amour relèvent les plus petits de nos frères, nous participons à la mission de l’Église, dans l’espérance de faire fructifier les semences de l'Evangile qui feront grandir l'humanité et le création toute entière dans la joie et le paix du Christ ressuscité
C’est ainsi que la Croix est glorieuse et qu’elle est signe d’Espérance,
déployant toutes ses résonances d’humanité dans notre vie.
Car aujourd’hui comme hier, Jésus et son Evangile
ne cessent de traverser nos murailles, d’ouvrir nos tombeaux
et de susciter et ressuscité l’humanité de Dieu
Equipe Méditation@Evangile - Extrait de @cursillos.ca - @croire.com –
Paul-Joseph Schmitt - François-Dominique Roger- Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle Fête de la Croix glorieuse
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En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour l’Église, que la croix qui est signe de la victoire du Christ sur le péché renouvelle le cœur de tous les baptisés.
Les yeux levés vers la Croix glorieuse, Seigneur, nous te prions.
En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour les nations, que la croix qui est signe de contradiction de l’esprit du monde guide les peuples vers l’Évangile.
Ensemble, prions le Seigneur
En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour les personnes malades, les blessés de la vie, que la croix qui est signe de la faiblesse vaincue soit source de consolation et d’espérance.
Ensemble, prions le Seigneur
En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour nous qui sommes pécheurs, que la croix qui est signe de l’amour miséricordieux du Seigneur nous rappelle le pardon de Dieu.
Les yeux levés vers la Croix glorieuse, Seigneur, nous te prions
EquipePU@Evangile – extrait de le revue « Magnificat » – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Liturgie de la Fête de la Croix glorieuse
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Dimanche 17 septembre – Fête de la Croix glorieuse
Dans les lectures du jour
La fête de la Croix glorieuse, célébrée le 14 septembre, commémore
l'exaltation de la croix sur laquelle le Christ a souffert et est mort,
symbolisant ainsi le salut et la rédemption pour l'humanité
La Croix glorieuse est bien plus que l’instrument cruel qui donne la mort.
Elle est le signe de l’amour divin qui se donne jusqu’au bout pour sauver
tous les hommes. Elle marque la victoire du Christ sur le mal et la mort.
Les extraits de l’Écriture proclamés pour cette fête nous préparent
à la vénération de la Croix, source de notre vie.
Par son incarnation puis sa passion-résurrection,
Jésus est seul Sauveur de tous les hommes.
Vers lui, levons les yeux et rendons grâce à Dieu
Première lecture 8 Nombres 21, 4b-9
« Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze il restait en vie ! »
C’est par l’intercession de Moïse puis la miséricorde de Dieu que le peuple est sauvé. L’élévation du serpent de bronze, signe de ce salut, annonce pour nous l’élévation de la croix du Christ, signe de son amour.
Psaume 77
« Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté »
Les hommes sont souvent infidèles à Dieu mais lui demeure toujours fidèle à son Alliance : le peuple est protégé par Dieu, toujours prêt à oublier, à pardonner. Plus encore, les révoltes du peuple ont été l’occasion de mettre en pleine lumière « les titres de gloire de Dieu », Dieu le Très-Haut devenu rédempteur, Dieu le Miséricordieux, Dieu le Rocher
Deuxième lecture- Philippiens 2, 6-11
« Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix »
Saint Paul chante l’œuvre du salut accomplie pour nous par le Christ : l’abaissement extrême de l’Incarnation pour prendre sur lui les péchés des hommes lui valent d’être exalté auprès du Père.
Paul indique à ses amis que l’humilité lui semble être le meilleur moyen pour parvenir à l’unité. Pas n’importe quelle humilité mais celle de Jésus. Elle s’est manifestée dans la fidélité à son Père jusqu’au bout et dans le don de sa vie : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » Cette humilité est le secret de son élévation auprès du Père. Et il nous promet de partager sa gloire
Évangile - Jean 3, 13-17
« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé »
Regarder le serpent de bronze élevé sur un mât permettait de rester en vie. Avec Jésus, élevé sur la Croix, la vie offerte à tous est la « vie éternelle », autrement dit la vie divine elle-même ! Chez Jean, la Croix est le moment de son « élévation », autrement dit de sa résurrection, de son exaltation
Si nous fêtons la Croix glorieuse, c’est parce que la Croix (Passion et mort de Jésus suivies de la Résurrection) est le lieu du salut des hommes ; la Croix dit la victoire de l’amour
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » Jean 3, 16
Mots clés
Gloire :
Le qualificatif « glorieux » peut parfois être utilisé dans une phrase à connotation négative : « Ben dit donc, ce n’est pas glorieux… » Mais, dans la Bible, la gloire est l’attribut de Dieu, éternellement vivant. Sa gloire est la puissance de son amour créateur et sauveur, gloire qu’il donne à son Fils en le ressuscitant pour qu’Il nous appelle à la vie éternelle. Gloire devient synonyme d’amour parfait, source de vie.
Abaissé, élevé :
La métaphore spatiale, liée à la représentation du monde communément admise, le ciel au-dessus de la terre, les enfers en-dessous, est l’un des langages du salut :
le Christ est « descendu du ciel », il s’est abaissé en notre humanité, et même jusqu’aux enfers, et Dieu l’a relevé, exalté jusqu’en sa gloire éternelle. En veillant à ne pas le prendre au premier degré, ce langage nous permet d’exprimer notre foi.
Vie éternelle :
La vie éternelle ne doit pas être imaginée seulement pour plus tard.
Elle est avant tout qualitative et nous est offerte dès maintenant,
dans la mesure où nous suivons celui qui est le Chemin, la Vérité, la Vie :
le Christ, Sauveur de tous les hommes
Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger
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