Méditation 2ème dimanche de Carême 2026
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1-9)
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En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma
joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts »
Va, quitte ton pays !
« Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai » (Gn12,1-4a) Cette parole adressée à Abraham, qui partit sans savoir où il allait, n’est-elle pas fondatrice de notre démarche quotidienne de notre foi ? A chaque nouvelle étape de notre vie de croyant, il faut quitter, marcher, se fier sans retour à Celui qui est toujours en avant de nous…
Nous, petits, on a été baptisés, on nous a envoyés au catéchisme…
S'il n'y a eu que cela, on n’en est peut-être resté à une religion plus ou moins formaliste… C’est pourquoi des gens, devenus adultes, disent qu’ils ne croient plus en rien !
Ils n'ont fait aucune expérience, ils n'ont pas su découvrir que leur histoire personnelle était une histoire sainte. Il n'y a eu personne pour les engager sur cette voie d'une rencontre avec un Dieu qui se révèle, se fait connaître tout proche.
Et nous ? Nous avons peut-être eu la chance de faire cette rencontre, grâce à un parent, un camarade, un événement subit. Nous pouvons dire comme Pierre et tant d'autres : « je l'ai rencontré !» Alors, on croit cette Parole qui fonde notre existence. Et notre vie personnelle nous pouvons la lire comme une histoire « sainte ». C’est-à-dire une histoire où Dieu est présent.
« Celui-ci est mon Fils bien aimé. Écoutez-le »
Plutôt que d’imaginer une lumière plus aveuglante que des milliers de soleils, essayons de comprendre la gloire comme l’excès de l’Amour qui est en Dieu
Seigneur, tu as mis un feu en nos cœurs.
Nous connaissons un peu mieux le visage de ton Fils.
Fais que, comme un soleil, Il brille en nos cœurs,
pour que nos vies soient reflets de ta lumière !
Fais de nous des rayons de bonheur beaux à voir,
qui transforment et transfigurent
la vie autour d'eux !
Au-delà des épreuves et des déchirures,
laisse éclater en nous la puissance de ton Esprit,
pour que vienne ton règne
de Justice et d'Amour !
Là encore, le Seigneur nous répète : « Relevez-vous et soyez sans crainte ». Redescendons dans la plaine et que la grâce dont nous aurons fait l’expérience nous soutienne pour être des artisans, de synodalité dans la vie ne nos communautés et de Bonheur dans la vie de toutes nos Familles.
Que l’Esprit Saint nous fasse vivre ce Carême 2026 dans l’ascèse avec Jésus, pour faire l’expérience de sa splendeur divine et, ainsi fortifiés dans la foi, poursuivre ensemble le chemin avec Lui, Gloire de son peuple et Lumière des nations.
Equipe Méditation@Evangile – Extraits : de la Roche d’Or 2026 - P.Olivier Sournia ; de l’Echo d’Ozanam N°185 – Père Vince Ravince ; du message de carême 2020 du Pape François – illustration Bernadette Lopez
Prière universelle 2ème dimanche de Carême
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« Seigneur, il est bon que nous soyons ici », dit saint Pierre.
Prions pour l’Église. En ce temps de carême, que la Parole de Dieu prenne de plus en plus de place dans nos vies et nous conduise à témoigner de sa présence aimante au milieu de notre monde blessé.
Jésus transfiguré, nous Te prions
« Soyez sans crainte », nous dit Jésus.
Prions pour les défenseurs de la vie et de la dignité humaine, que leurs actions contribuent à transfigurer le monde et à construire une paix juste et durable entre les peuples de toutes leurs nations.
Jésus, lumière du monde nous Te prions
« Va, quitte ton pays » dit Yahvé à Abram
Prions pour les migrants, les déplacés, celles et ceux que la violence des guerres, la faim et les désastres climatiques obligent à fuir. Demandons pour eux l’espérance d’une vie meilleur et la force de se reconstruire.
Jésus, en qui le Père à mis tout son amour, nous Te prions
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Prions pour notre communauté paroissiale, responsable aujourd'hui de la transmission de la foi. Que chacun de ces membres osent annoncer, suivant leur vocation, la Parole de Christ qui fait vivre
Seigneur Jésus, nous T'écoutons et Te prions
Equipe PU@Peinture – François-Dominique Roger - photo du "carême à domicile" 2026 du diocèse de Metz
Liturgie du 2ème dimanche de Carême 2026
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Dans les lectures du jour Dieu manifeste sa présence de plusieurs manières.
La Genèse nous montre comment il appelle Abraham à quitter son pays pour devenir le père d’une grande nation.
Saint Paul nous rappelle qu’en Jésus, il nous a donné sa grâce avant tous les siècles et qu’en lui, il détruit la mort et fait resplendir la vie.
L’épisode de la Transfiguration souligne le lien étroit qu’il a avec Jésus, son Fils bien-aimé, en qui il trouve sa joie.
Par notre baptême, Dieu a fait de nous ses enfants bien-aimés.
Il trouve en nous sa joie et nous comble de sa grâce.
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Première lecture - Genèse 12, 1-4a
« En toi seront bénies toutes les familles de la terre »
L’appel de Dieu à Abraham est radical. Il lui faut quitter sa terre et ses proches pour suivre en toute confiance le chemin que Dieu lui indiquera. Abraham vivra d’autres demandes surprenantes au long de sa vie. Il y répondra à chaque fois avec une confiance absolue. Toutes ses réponses aux appels de Dieu seront source d’une vie abondante. Aujourd’hui, il quitte tout pour « devenir une grande nation ». En ce temps de Carême, c’est une invitation, adressée à chacun, à laisser ce qui nous emprisonne pour faire grandir en nous la vie.
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Psaume - 33
« Que ton amour, Seigneur, soit sur nous »
Le psaume 33 rend grâce au Seigneur pour les merveilles de sa création et pour la manière dont il veille sur les hommes. Ce sont ces versets de confiance qui portent aujourd’hui notre prière. À la suite d’Abraham, nous sommes invités à mettre tout notre espoir dans l’amour du Seigneur. On y fait l’éloge de la parole du Seigneur, de sa fidélité, de son amour pour « le bon droit et la justice » et on souligne le grand amour qu’il porte à la terre. La troisième strophe se lit au pluriel et se fait rassembleuse avec le « nous » qui exprime les attentes et les espoirs de tous les membres de la communauté, pour que Dieu les garde en vie et les délivre de la mort
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Deuxième lecture - Paul à Timothée 1, 8b-10
« Il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile »
Paul, qui est prisonnier à Rome, invite son collaborateur bien-aimé Timothée, jeune et de santé fragile à prendre sa « part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile ». Du même souffle, il lui rappelle la grandeur de sa vocation et du projet que Dieu a rendu « visible » dans la manifestation de « notre Sauveur, le Christ Jésus » qui « a détruit la mort » une fois pour toutes dans sa mort-résurrection et qui « a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile ». Cette annonce commencée par le Christ est maintenant prise en charge par ses Apôtres, ses disciples et tous ceux et celles pour qui aujourd’hui, comme Timothée, prennent part à l’annonce du Royaume avec la présence de Dieu qui nous comble de sa grâce.
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Évangile - Matthieu 17, 1-9
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
L’événement extraordinaire que représente la Transfiguration est vécu par trois Apôtres seulement, parmi les plus proches de Jésus : Pierre, Jacques et Jean. Ils sont à la fois émerveillés et déroutés. Le Père leur révèle la divinité de Jésus, Jésus est bien son Fils bien-aimé. Ils garderont au cœur cette révélation lumineuse, qui est déjà l’annonce de la résurrection de Jésus, même s’ils ne la comprendront réellement qu’après la mort et la résurrection du Christ. Comme eux, nous avons à nous laisser illuminer dans le mystère du secret de notre dialogue intime avec Jésus lui-même.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Jésus, notre lumière :
Il y a quelques semaines, Jésus nous invitait à être « lumière du monde. » (Mt 5, 14). Aujourd’hui, l’évangile nous le montre transfiguré par la lumière de Dieu lui-même. Nous savons qu’il est la lumière véritable, venant éclairer tout homme en ce monde (Jn 1, 9). Alors que la nuit du monde et nos propres ténèbres intérieures nous empêchent bien souvent d’avancer, que ce 2e dimanche de Carême soit l’occasion de nous laisser illuminer, transfigurer jusqu’au plus profond de nous-même par la lumière du Christ.
Nous sommes ses enfants bien-aimés :
Lors de cet évangile de la Transfiguration, le Père redit à Jésus les mêmes mots entendus lors de son baptême au Jourdain : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Par notre baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu. Jésus ne cesse de nous révéler que son Père est aussi notre Père. Les mots que Dieu adresse à Jésus, il les redit sans cesse à chacun de nous : « Tu es mon enfant bien-aimé. » Que ce temps de Carême ravive en nous cette relation intime et filiale au Père, qui vient faire en nous sa demeure.
Quitter son pays :
Dieu invite Abraham à tout quitter, son pays, sa maison et ses proches, et à faire une confiance totale à Dieu qui le conduira. Certains d’entre nous vivent cette expérience de tout quitter pour se consacrer à Dieu. Mais tous ne sont pas appelés à vivre cette vocation. En revanche, il nous est demandé de nous interroger sur ce qui nous emprisonne, bien souvent à l’intérieur de nous-même, et qui nous empêche d’accueillir l’aventure spirituelle que Dieu propose à chacun.
Mots clés
Une grande nation :
L’aventure du peuple d’Israël prend sa source dans la réponse d’Abram à l’appel de Dieu à tout quitter : il deviendra ainsi le père d’une multitude de croyants. Les trois grandes religions monothéistes reconnaissent toutes cette paternité d’Abraham. La manière dont Dieu se rend présent à l’humanité se traduit toujours par un appel personnel auquel celui à qui il est adressé répond en toute confiance et en toute liberté.
Appelés à une vocation sainte :
Sommes-nous sauvés par nos œuvres ou par la grâce de Dieu ? Cette discussion théologique ancienne a fait l’objet d’un « consensus différencié » entre catholiques et protestants. Saint Paul est très clair sur cette question : c’est d’abord la grâce de Dieu qui nous appelle à une vocation sainte. Mais il précise à Timothée que l’annonce de l’Évangile comporte une part de souffrances. Lorsque nous nous ouvrons à la grâce de Dieu, il nous donne la force d’être les témoins de son Évangile et de progresser sur le chemin de la sainteté.
La joie de Dieu :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » Ces mots, comme bien d’autres dans l’Écriture, nous redisent que Dieu lui-même éprouve des sentiments qui nous le rendent proche. Comme des parents heureux de la vie de leurs enfants, notre Père du ciel trouve son bonheur dans la mission de son Fils Jésus ; et il sera en revanche marqué par les difficultés que son Fils rencontrera dans sa vie au milieu des hommes. Chaque fois que nous écoutons sa Parole, que nous répondons à son appel et que nous témoignons de son amour pour les hommes, nous contribuons nous aussi à la joie du Père
Equipe Liturgique@evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger -illustration PrionsenEglise - Les Cahiers de PrionsenEglise
Méditation 1er dimanche de Carême 2026
Parole de Dieu - Psaume 51, 3-6-13, 16-17
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Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté
en ta grande tendresse, efface mon péché.
Lave moi tout entier de mon mal,
et de ma faute purifie-moi.
Car mon péché, moi, je le connais,
ma faute est devant moi sans relâche ;
contre toi, toi seul, j’ai péché,
ce qui est coupable à tes yeux, je l’ai fait.
Dieu, crée en moi un cœur pur,
restaures-en ma poitrine un esprit ferme ;
Ne me repousse pas loin de ta face,
ne m’enlève pas ton esprit de sainteté.
Affranchis-mo du sang, Dieu, Dieu de mon salut,
et ma langue acclamera ta justice ;
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
La Joie d'être sauvé
En entrant dans le Carême, il convient que nous ayons un grand désir. La fête de Pâques nous plongera à nouveau dans la grâce filiale, une grâce infiniment plus grande que celle dont nous vivons déjà, une grâce dont nous n’aurons pleinement connaissance que dans l’éternel face à face avec le Père. Or, l’esprit Saint est déjà l’Hôte intérieur qui nous attire au plus profond de nous-même et ainsi prépare notre cœur au don qu’il nous promet. Pour cela, il ne faut pas que l’impiété nous jette hors de nous-même ni que l’orgueil s’installe dans notre cœur Nous serions alors loin de la face de Dieu.
Mais Dieu veut rendre notre cœur pur et libre si nous acceptons de nous laisser attirer, le demandons et nous laissons appauvrir. Notre générosité grandira non pas à partir de notre effort mais de notre accueil émerveillé de la miséricorde surabondante. La joie d’être sauvé jaillira de la joie de Dieu de nous sauver et pourra déborder vis-à-vis de nos frères.
Equipe Méditation@Evangile – extrait du hors-série du Magnificat N°100 - Père Hervé Guillez – psaume extrait de la Bible de Jérusalem
Prière universelle 1er dimanche de Carême 2026
Prions pour l’Eglise chargée d’annoncer sa foi au Christ Sauveur, victorieux du Mal. Donne à chaque chrétien, durant ce carême, d’accueillir l’Esprit saint et de se laisser conduire par Lui, pour devenir porteur de la joie de l’évangile.
Ensemble, prions
Pour que ce temps de Carême soit un temps de solidarité envers ceux qui souffrent de la faim et de la guerre. Change le cœur de pierre de ceux qui accaparent les richesses de ce monde et apprends-leurs la joie du partage équitable. Que l’Esprit Saint les éclaire pour les guider dans la recherche de la justice et de la paix.
Ensemble, prions
Le Mal est à l’œuvre dans le monde et cherche à diviser les peuples et les familles. Prions pour toutes celles et tous ceux qui œuvrent sans relâche, pour la promotion de la dignité de la famille humaine dans le monde, pour la construction d’une démocratie vraie et vivante et pour une citoyenneté active, responsable et solidaire
Ensemble, prions
Pour que ce temps de Carême soit un temps de conversion pour nos communautés de paroisses. Fortifie la foi et donne aux prêtres, diacres et fidèles laïcs d’ouvrir leur cœur et d’en témoigner auprès de tous ceux qu’ils rencontrent
Ensemble, prions
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Equipe PU@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger - peinture de Doccio di Buonisegna ( art médiéval Italien XIV siècle) - Bernadette Lopez
Liturgie du 1er dimanche de Carême 2026
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1er dimanche de carême - 22 février 2026 -Couleur liturgique : violet
Dans les lectures du jour Le livre de la Genèse nous rapporte la manière dont la liberté que Dieu nous offre a pour conséquence la connaissance du bien et du mal. Saint Paul fait écho à ce récit en soulignant que, si le péché est entré dans le monde par un seul homme, la grâce de Dieu a surabondé par le don de la vie d’un seul homme, Jésus le Christ. Ce même Jésus que l’évangile nous montre atteint, dans son humanité, par les tentations au désert.
Il invite alors à se mettre à l’écoute de la parole de Dieu qui donne la force de vaincre le mal
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Première lecture - Genèse 2, 7-9; 3, 1-7a
« Il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal »
Nous avons quelquefois du mal à comprendre pourquoi Dieu n’a pas fait vivre les hommes dans le bonheur total. Au milieu du jardin, il y a l’arbre de la vie et celui de la connaissance du bien et du mal. Lorsque Dieu crée l’homme, il le rend responsable : il lui donne la liberté de choisir entre le bien et le mal. C’est la même liberté qui permettra à Jésus de donner sa vie par amour pour nous et pour nous donner la force de vaincre le mal et le péché.
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Psaume - 50
« Renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit »
Le psaume 50 exprime la même démarche que celle que nous effectuons au début de chaque eucharistie par l’acte pénitentiel : nous reconnaissons notre péché et nous implorons la miséricorde du Seigneur qui crée en nous un cœur pur. Ce pardon que Dieu nous offre en abondance nous comble de joie et nous permet d’annoncer sa louange.
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Deuxième lecture - Romains 5, 12-19
« De même, par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste »
En assumant la liberté que Dieu leur donne devant le bien et le mal, les
hommes ont bien souvent fait entrer la mort dans le monde. Paul insiste sur le fait que la grâce de Dieu, répandue sur la multitude, est plus forte que le mal et qu’elle est donnée en abondance. Si la tradition biblique rend un seul homme responsable de la venue du mal, Paul redit que par un seul homme, le Christ, la multitude des hommes a été rendue juste. C’est le Christ qui nous donne la force de nous détourner du mal pour choisir le bien.
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Évangile - Matthieu 4, 1-11
« C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte »
Ce qui rend Jésus profondément humain, ce sont les sentiments qu’il éprouve. Après quarante jours au désert, il a faim ! Il est tenté de se nourrir en accomplissant un miracle, de manifester un pouvoir surnaturel et de posséder le monde. En toute liberté, il choisit d’accomplir sa vocation de Fils de Dieu : il se fera lui-même nourriture pour tous et
serviteur de tous, et il donnera sa vie pour que nous ayons la vie. Sa parole vivante et son corps livré permettent à chacun de trouver la force de se tourner vers Dieu et d’être comblé de son amour
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Le Carême :
Depuis quelques jours, nous sommes entrés en Carême. Cette période liturgique n’est pas d’abord un temps de pénitence, mais bien plutôt d’ouverture : ménager du temps pour Dieu dans nos vies (le jeûne et la prière), ouvrir nos cœurs et nos mains à ceux qui nous espèrent le partage.
Le temps de la réconciliation :
Le prophète Joël nous invitait mercredi à revenir à Dieu de tout notre cœur. Le Carême est un temps de grâce et de réconciliation. On n’hésitera pas à proposer, pour toutes les générations, des célébrations pénitentielles sans attendre la fin de ce temps liturgique et à offrir de multiples possibilités de vivre le sacrement de la réconciliation.
Le jeûne :
La manière de vivre le jeûne pendant le Carême a bien évolué. Il ne s’agit pas seulement de se priver de nourriture, mais de discerner tout ce qui occupe notre temps et de faire des choix qui ouvriront des espaces de prière et de partage. De nombreuses personnes consacrent moins de temps aux réseaux sociaux pour vivre des moments de silence ou porter une attention accrue à celles et ceux qui les entourent. En effet, le jeûne n’a de sens véritable que s’il nous ouvre à la prière et au partage.
Mots clés
La tentation :
Adam et Jésus sont atteints par la tentation, celle de la connaissance du bien et du mal pour le premier, celle de la possession du monde pour le second. La tentation appartient à notre quotidien dès notre plus jeune âge. Qu’il s’agisse des petites sollicitations de la vie quotidienne ou de l’attrait de la puissance et du pouvoir dans notre vie sociale, il nous faut bien souvent puiser dans notre foi au Christ vivant la force, non pas de résister sans conviction, mais de choisir ce qui fera grandir celles et ceux que nous aimons, et donc l’humanité tout entière.
Le don de la grâce :
Dans la lettre aux Romains, saint Paul insiste sur le fait que, si le péché marque l’homme depuis l’origine, la grâce, par la mort et la résurrection du Christ, est répandue en abondance et nous rend justes. Ce don de Dieu est gratuit et sans calcul. En ce temps où nous sommes invités à nous tourner davantage vers le Seigneur, il ne s’agit pas simplement de reconnaître notre péché, mais de nous ouvrir à cette grâce du pardon qui change nos cœurs et nos vies
Equipe Liturgique@Evangile – Extrait de PrionsenEglise – François-Dominique Roger
Mercredi des Cendres 2026
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (6, 1-6.16-18)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lève-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra »
« Ton père est présent dans le secret, ton Père voit dans le secret »
Que signifie cette instance de Jésus ? Cette triple insistance ; « Mais toi… Mais toi…Mais toi », et cette triple invitation à rechercher le secret ? ? Allons-nous devenir individualistes ? Non, bien sûr. C’est une triple invitation à la différence, à l’authenticité, à l’intériorité : « Ton père est présent dans le secret, ton Père voit dans le secret. »
Commençons par accepter d’afficher notre différence : soyons-en fières. Nous sommes ses « amis » : les amis de Jésus Christ, Fils de Dieu ! Et si le carême qui commence nous offrait l’occasion de redécouvrir notre grandeur ? Invitation à l’authenticité, ensuite : il nous a choisis pour que nous portions du fruit. Et comment porterions-nous du fruit si nous n’agissons que pour attirer le regard des autres ? Que votre aumône soit un véritable service d’amour et non de de fanfaronnade, que notre jeûne soit renonciation pure, volontaire et discrète. Invitation à l’intériorité, enfin : que notre prière soit une vraie recherche de rencontre avec notre Père : et lui, à coup sûr, ne se dérobera pas.
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EquipeMéditation@Evangile – extrait du N° 100 du Magnificat – Marie-Noëlle Thalbut – François-Dominique Roger
Méditation 6ème dimanche du Temps Ordinaire 2026
Évangile selon saint Matthieu (5, 17-37)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. (Début de la lecture brève)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux (…) Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement (…) Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande (…) Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur (…) Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout (…) Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »
(Version brève)
« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »
Le mensonge règne en maître, on le voit avec certains dirigeants qui énoncent des fakes news et qui prétendent eux-mêmes avoir la vérité ! Pas facile de s’y retrouver. Les rapports humains sont corrompus de l’intérieur par l’hypocrisie, la ruse, le mensonge, les tromperies et, par les réseaux sociaux, qui regorgent de complotistes et de fausses informations.
Jésus nous invite à la vérité dans nos relations humaines. Ce n’est pas par un serment extérieur que nous prouvons notre honnêteté, mais par la valeur de notre parole conforme à nos actions. Jésus nous invite à être vigilants. La loi ancienne évoquait les situations pour le « vivre ensemble » sous le regard de Dieu. Jésus va plus en profondeur : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ».
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Jésus nous rappelle que la Loi est importante, mais ce qui est le plus important c’est l’esprit de la Loi. Le respect de la personne passe avant le respect de la règle, c’est la nouveauté ! Si on veut, alors on peut… par la puissance de l’Esprit Saint qui nous est donné !
Le mot « accomplir » vise ce grand projet que Paul appelle « le dessein bienveillant de Dieu » ; depuis Abraham, toute la Bible est tendue vers cet accomplissement. Le chrétien, c’est quelqu’un qui est tendu vers l’avenir. Et il juge toutes les choses de ce monde en fonction de l’avancement des travaux, entendez l’avancement du Royaume. Quelqu’un disait : « La messe du dimanche, c’est la réunion du chantier du Royaume » : le lieu où on fait le point sur l’avancement de la construction.
Et réellement, le Royaume avance, lentement mais sûrement : c’est le cœur de notre foi. Bien sûr, cela ne se juge pas sur quelques dizaines d’années : il faut regarder sur la longue durée ; Dieu a choisi un peuple comme tous les autres : il s’est peu à peu révélé à lui et après coup, on est bien obligé de reconnaître qu’un énorme chemin a été parcouru. Dans la découverte de Dieu, d’abord, mais aussi dans la relation aux autres hommes ; les idéaux de justice, de liberté, de fraternité remplacent peu à peu la loi du plus fort et l’instinct de vengeance.
Aller plus loin, toujours plus loin dans l’amour, voilà la vraie sagesse ! Mais l’humanité a bien du mal à prendre ce chemin-là ! Pire encore, elle refuse bien souvent les valeurs de l’Evangile et se croit sage en bâtissant sa vie sur de tout autres valeurs. Paul fustige souvent cette prétendue sagesse qui fait le malheur des hommes : « La sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction », lisions-nous dans la deuxième lecture.
Dans chacun de ces domaines, Jésus nous invite à franchir une étape pour que le Royaume vienne. Curieusement, mais c’est bien conforme à toute la tradition biblique, ces commandements renouvelés de Jésus visent tous les relations avec les autres. Si on y réfléchit, ce n’est pas étonnant : si le dessein bienveillant de Dieu, comme dit saint Paul, c’est de nous réunir tous en Jésus-Christ, tout effort que nous tentons vers l’unité fraternelle contribue à l’accomplissement du projet de Dieu, c’est-à-dire à la venue de son Règne. Il ne suffit pas de dire « Que ton Règne vienne », Jésus vient de nous dire comment, petitement, mais sûrement, on peut y contribuer.
Que ton Royaume soit notre seul toit, notre Loi. Je m’accroche à ta Parole : toi, tu me dis…
Equipe Méditation@Evangile - Echo d'Ozanam N°338 - Vince Ravince - Marie-Noëlle Thalbut - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière pour la Journée mondiale des malades 2026
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"La compassion du Samaritain - aimer en portant la douleur de l'autre"
Seigneur de tendresse et de vie,
En cette Journée mondiale des malades,
nous te confions toutes celles et ceux
qui portent le poids de la souffrance,
dans leur corps, leur esprit, leur cœur ou leur âme.
Donne-leur le courage dans les épreuves,
la paix dans l’inquiétude,
et l’espérance au milieu des nuits les plus sombres.
Comme le bon samaritain qui s’arrête auprès d’un homme à moitié mort,
Apprends-nous à ne pas passer indifférents devant la douleur.
Ouvre nos yeux pour voir, nos mains pour soutenir,
et notre cœur pour aimer ceux qui affrontent
des difficultés affectives, sociales et matérielles.
Bénis ceux qui soignent, les paroles qui réconfortent,
et les présences qui apaisent
Donne-nous la force d’aimer en portant la douleur de l'autre,
la douceur pour consoler, et l’espérance pour relever.
Fais que notre cœur s'ouvre à Ta compassion.
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Avec le Christ, persévérance et foi dans le Salut du monde
EquipePrière@Evangile - Copilot transfiguré -François-Dominique Roger - croix de Pontmain
Prière universelle 6ème dimanche du Temps Ordinaire
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« Je ne suis pas venu abolir mais accomplir ». Sois béni, Seigneur, pour tous les chrétiens qui, au long des âges, nous ont transmis Ta parole. Soutiens ton Église dans sa mission,
Seigneur, nous t’en prions
« L’Esprit scrute le fond de toutes choses ». Sois béni, Seigneur, pour les artisans de justice et la paix. Inspire aux dirigeants des nations en proie à la guerre, aux conflits meurtriers, la sagesse pour construire un monde meilleur.
Seigneur, nous t’en prions
« Enseigne- moi, Seigneur » Sois béni, Seigneur, pour les couples fidèles à leur engagement et pour les familles fidèles à la loi d’amour de Dieu. Pour tous ceux qui vivent des conflits familiaux. Qu’ils puissent trouver des chemins de réconciliation et de paix
Seigneur, nous t'en prions
« Il a été dit aux Anciens. Et bien ! moi je vous dis… ». Prions pour notre communauté de paroisses, qu’elle témoigne de l’Évangile et ravive dans le cœur de tous les fidèles laïcs la joie de se savoir aimés de Toi
Seigneur, nous t'en prions
EquipePU@Evangile – extrait de PrionsenEglise et du RMPP – François-Dominique Roger - peinture Bernadette Lopez
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