meditation
Méditation Fête du Christ Roi de l'Univers
Évangile selon saint Luc (23, 35-43)
/image%2F0991577%2F20221120%2Fob_f1a574_ob-1a191c-luc-91-avec-moi-tu-seras-dan.jpg)
En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
DERNIER MOT
Silence, parole et brouhaha se mélangent dans cette page d’évangile.
Le bruit des clous retentit encore dans les cœurs et les esprits de ce peuple qui reste comme prostré devant la scène surréaliste de cette crucifixion. Les cris de joie des jours précédents accueillant Jésus à son arrivée à Jérusalem ont fait place au silence. Désormais, c’est la victoire apparente de ces chefs qui ont enfin mis la main sur celui dont la parole laissait le peuple subjugué. La parole de dérision a pris la place. Elle déferle cherchant le rocher contre lequel se briser. Mais toute sa force lui est ôtée. La force est du côté de la croix qui résiste. Elle est devenue le marchepied, l’escabeau de ton trône Seigneur. Une autre parole semble y naître. La parole de contrition libère le don. L’homme aux bras ouverts a définitivement cloué la violence rivée à l’humanité. Il a repris le pouvoir des mots en gardant le dernier. Il a laissé tous les autres s’échapper. Il ne leur a donné aucune prise. Mais il a choisi d’exercer le pouvoir, son pouvoir, en ayant le dernier mot : un mot-porte, un mot-clé, un mot qui remplit le temps, le réquisitionne pour la grâce… « aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis »
/image%2F0991577%2F20221120%2Fob_d7e0f5_ob-96f262-christ-roi-1.jpg)
La croix devient l’échelle pour le temps de la grâce, pour le lieu sûr. Avec toi, Seigneur, pas d’autre paradis ! Les autres voix n’ont plus qu’à se taire. Parce que nous savons que tu as les paroles de la vie éternelle. Ton bonheur nous aspire. Depuis le pied de ta croix, nous savons désormais que ton avenir nous est promis et c’est aujourd’hui. Reçois donc nos cœurs brisés sur le rocher de ton amour si grand, prends-nous avec toi dans ton paradis. Ta parole, nous y croyons. Ton avenir, nous en vivons. Ton pouls, nous le sentons. Ton désir que nous soyons tous avec toi nous saisit, nous entraîne par-delà toutes les croix dont nous connaissons désormais la fonction. C’est à toi qu’elles nous attachent, vers toi qu’elles nous font regarder. Elles nous hissent à la hauteur de ton pardon et de ta libération.
/image%2F0991577%2F20221120%2Fob_fa65ad_christ-en-croix.jpg)
La croix est devenue l’épicentre de la vie nouvelle, le signe de reconnaissance de ton royaume. Ta vie, Seigneur, a créé un appel d’air. La mort a finalement pris le dernier rôle, laissant la porte grande ouverte à qui désire la vie. Heureux sommes-nous donc, tous, d’être les témoins-invités au festin de tes noces…
Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 33e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Luc (21, 5-19)
/image%2F0991577%2F20221113%2Fob_e29171_33-toc-ev1.jpg)
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. » Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »
ECOUTE INTEGRALE
Cette page d’Évangile frappe par l’effet miroir qu’elle nous présente. N’en sommes-nous pas là ? Sans catastrophisme, n’en sommes-nous pas rendus à ce point de rupture à vues humaines ? Tout y est : les phénomènes, les guerres, les famines et les épidémies… les persécutions aussi, pour bien des chrétiens.
/image%2F0991577%2F20221113%2Fob_ec37fa_33-t-o-c-2007.jpg)
Cela fait bien longtemps que sur le tableau de bord du monde, cela clignote de tous côtés… oui, mais sauf que c’était lointain, sur d’autres continents. Nous n’avions peut-être pas la même perception, le même sentiment d’être pris, tout à coup, plongés dans le réel de ce passage évangélique en vivant les temps qui sont les nôtres. Le terrain de la guerre est pour ainsi dire à nos portes, les phénomènes climatiques extrêmes ne font plus exception, et les persécutions et les violences au nom de la foi arrivent ici aussi. Ce n’est pas un mauvais rêve ou une lecture cauchemardesque. C’est notre temps. Nous n’avons pas à forcer le trait, et cela en est évidemment troublant. Il nous faut donc faire refluer notre regard et notre écoute vers ce que la Parole nous dit. Et Jésus, comme dans les heures sombres qui l’ont lui-même assailli, nous offre sa propre consistance pour entrer en résistance.
« C’est moi », dit-il, qui vous donnerai d’être et de résister. Je serai votre consistance sur le moment. Une intensité d’humanité est aujourd’hui l’urgence absolue. Jésus continue de dire « Je suis », « c’est moi ». Et ce "moi", nous le savons, a embrassé et désarmé passion et mort sur la croix pour retrouver sa vie des mains du Père.
Cette présence ne se dédira pas. Notre vie chrétienne est mise au pied du mur de la foi par les croix qui ne manquent pas. Jésus nous donne abri. Il nous héberge, nous offre l’hospitalité. Nous pouvons nous réfugier à l’ombre de sa croix et y percevoir la victoire qui nous attend. Le Crucifié-Ressuscité sera notre dernier mot. Le détenteur de la vie nous l’a promis. Ne perdons pas sa vie ni son assurance en ces temps si difficiles. Il est notre lever de soleil notre espérance permanente. Mieux, notre martyre d’espérance doit, tout comme lui, héberger l’angoisse et la détresse de nos contemporains, nourrir la foi en une terre toute d’accueil et de paix. Il nous revient de l’habiter pour nous-mêmes et pour le service de tous, de la faire émerger. Le reste passera. Ce qui ne passera pas c’est la vérité de l’amour que rien ne doit troubler.
C’est moi qui vis en toi. C’est moi qui aime en toi. C’est moi espère en toi. C’est moi en toi, frère originel, pour défaire ce monde de tout mal par la bonté. Viens donc vers sa source. Viens vers le Père. C’est l’abri où le temps et l’espace deviennent densité de vie : éternité.
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 32e dimanche du Temps Ordinaire C
Évangile selon saint Luc (20,27-38°
/image%2F0991577%2F20221106%2Fob_d70763_7-freres.jpg)
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
HORIZON RÉSURRECTION
Dieu n’aime pas qu’à moitié. La puissance de l’amour de Dieu n’est pas éphémère. La vie éternelle n’est pas une simple continuation de la vie terrestre. Nous espérons retrouver les êtres chers disparus comme nous les avons aimés de leur vivant. Nous rêvons de reprendre la relation affective, voire exclusive. Mais nous sentons que nous sommes appelés à un changement de regard et d’horizon.
La résurrection n'est pas seulement pour après notre mort, elle est aussi à l'œuvre dans nos vies. « Les enfants de ce monde sont semblables aux anges » Les anges sont des ceux qui sont transparents à l’amour de Dieu.
/image%2F0991577%2F20221106%2Fob_0fdc73_resurrection-arcabas.jpg)
Nous serons semblables aux anges, c’est-à-dire que nous serons, comme Jésus lui-même, paroles de Dieu, messages de Dieu. Cela nous invite donc à vivre à 100%, et non pas à toute vitesse ! Car, la qualité de ce que nous vivons sur terre a quelque chose à voir avec ce que nous vivrons au ciel. La question n'est pas de savoir si nous serons vivants après la mort, mais si nous sommes déjà vivants… avant la mort. Il s’agit de vaincre la mort déjà aujourd’hui.
L’au-delà n’est pas dans les nuages, il est au-dedans. C’est aujourd’hui que la vie doit s’éterniser, que nous sommes appelés à vaincre la mort pour que ce monde soit digne de l’homme, digne de Dieu
Alors, viens Seigneur Jésus, viens nous enflammer de ta résurrection et de ta vie sans limite !
Evangile@Peinture – Père Vincent Ravince – Spiritain communauté de paroisses Frédéric Ozanam – Peinture Bernadette Lopez - Arcabas
Méditation 31e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Luc (19, 1-10)
/image%2F0991577%2F20221030%2Fob_5ff727_descend-vite-zachee.jpg)
En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
VISITATION FÉCONDE
Voilà un beau désir: voir Jésus!
Ce désir vient chercher le nôtre pour aller se percher tout là-haut: là où Jésus peut nous voir. Voilà l’intelligence de Zachée prêt à tout pour voir Jésus. Il n’avait sans doute pas pensé à la réciproque: que Jésus le voie. Et encore moins à ce qu’il vienne loger chez lui. Quel incroyable bonheur ! Le voilà comblé d’une manière totalement inattendue.
/image%2F0991577%2F20221030%2Fob_a63fe0_31-toc-ev.jpg)
L’émotion aurait pu en rester là d’ailleurs, suspendue à cette improbable visitation, sans lendemain. Mais non, ce petit homme a accueilli une grâce dont il n’a pas fini de mesurer les effets. Sous le regard de Jésus, Zachée retrouve sa véritable stature d’homme: généreux, droit. Personne pour parier sur lui, d’ailleurs tous continuent de ne voir en lui que le collecteur d’impôts et le pécheur. Jésus, en le regardant et en s’invitant chez lui, lui a restitué son visage, son prénom et sa capacité d’exister autrement. Humanité rencontrée par le Christ: débordement de joie et de bonté!
Rien ne sera plus comme avant pour Zachée et sa maison. Tout recommence à neuf. Seconde naissance. Il voulait voir Jésus… Il a accueilli la vie. Une vie nouvelle, toute pétillante et débordante d’amour. Cela fait du bien de penser qu’un regard, un simple regard qui envisage différemment peut tout changer. Le chemin de l’humain passe par l’humain.
/image%2F0991577%2F20221030%2Fob_59078a_jesus-christ.jpg)
Dans ton regard Jésus, c’est nous, en plus beau, que nous découvrons. Tu nous donnes envie de te ressembler. Tu délies nos cœurs étriqués. Tu libères notre bonté. Viens Jésus, viens nous visiter! Viens demeurer chez nous. Fais-nous vivre ton bouleversement. Déplie nos vies étiquetées, ajuste nos regards déformés, habite nos intérieurs sclérosés. Introduis ta vie, ta joie, ton souffle pour que ta grâce s’en prenne à d’autres que, par moi, tu auras regardés.
Viens Seigneur Jésus, viens nous visiter! Fais-nous voir comme tu vois!
Equipe Evangile@Peinture – Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 30e dimanche du Temps Ordinaire C
Evangile 30e Dimanche Ordinaire C - Lc 18 9-14
« Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé »
/image%2F0991577%2F20221023%2Fob_d8201c_30-tocev-copie-1.jpg)
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel.
Mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
PRIÈRES AUSCULTÉES
En racontant l'histoire du pharisien et du publicain, Jésus attaque toute une religion. La question se pose : le pharisien croit-il en Dieu ? Pas vraiment puisqu’il ne s’appuie en rien sur lui ; il n’en a pas vraiment besoin, puisqu’il se suffit à lui-même.
/image%2F0991577%2F20221023%2Fob_f1602b_ob-38b4f3-trentieme-di-to-c-20161023.jpg)
La 1ère étape de la conversion n'est donc pas de changer de vie, mais de croire vraiment en Dieu au sens de le laisser agir en nous ! Le pharisien n’a rien demandé à Dieu. Il n’attend rien de Dieu. Il n’est pas en relation avec lui, sa prière est centrée sur lui-même. Il n’y a pas de place dans son cœur. Si bien qu’il se contente d’avoir une image déformée de ses frères (voleurs, injustes, adultères). Il n’en connaît aucun et les méprise.
Quand il rentre chez lui, il n’a pas connu le vrai visage de Dieu. Le publicain qui se bat la poitrine et crie vers Dieu, attend que Dieu lui donne un avenir que le péché lui a volé. Et puisqu’il l’attend de Dieu, Dieu le lui donne.
Quand il rentre chez lui, le publicain est devenu juste, il a reçu la possibilité d’un avenir avec le Seigneur, il devient de mettre en œuvre la volonté de notre Père des Cieux.
Seigneur, fais que la lucidité sur nous-mêmes
ne devienne jamais ni découragement ni amertume,
mais que ce soit l'occasion de découvrir ton regard
plein d'amour et de tendresse pour les petits.
Donne-nous d'accueillir, émerveillés,
la gratuité de ton amour,
qui nous rend capables de regarder nos misères
sans nous y enfermer, puisque nous savons
que tu ne cesses jamais de nous aimer !
Equipe Evangile@Peinture – Vincent Ravince spiritain – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 29e dimanche du Temps Ordinaire C
Évangile selon saint Luc (18, 1-8)
/image%2F0991577%2F20221016%2Fob_a74699_image-0991926-20221015-ob-32fd8d-29-to.jpeg)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. «Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Dieu nous donne … l’Esprit Saint, quand nous le prions avec foi !
Prier ? … c’est exaucer Dieu. Car c’est Lui qui se réjouit que nous nous tournions vers Lui. Le prier, c’est nous disposer à recevoir ce qu’Il désire nous donner pour que nous puissions réaliser nos rêves. Le prier, c’est cesser de croire que je vais y arriver tout seul. Si Jésus nous demande de ne pas nous décourager, ce n’est pas parce que Dieu aurait les oreilles bouchées, mais parce que c’est nous qui n’y croyons pas suffisamment.
/image%2F0991577%2F20221016%2Fob_bee5f5_image-0991926-20221015-ob-9833b5-29-t.jpg)
Cette parabole est une invitation à penser que la foi me fait dépasser mes peurs et mes limites… Sans la foi, Dieu ne peut rien ! La foi du coté de Dieu est assurée, c’est la nôtre qui est questionnée. L’enseignement est clair : Dieu a le désir de nous donner ce qui est bon pour nous, inutile de lui casser les oreilles, car il sait ce qui est bon pour nous, avant même que nous le lui demandions. Alors pourquoi lui demander ?
La prière est une rencontre de 2 désirs qui s’écoutent et se reçoivent mutuellement. Ces 2 désirs peuvent aussi se nommer la foi : foi de Dieu en nous et foi de nous en Dieu. Et comme il n’est pas un magicien, il nous donne … l’Esprit Saint ! Voilà ce que Dieu nous donne quand nous le prions avec foi : il nous donne sa force, sa vie, son intuition, son amour, son audace, pour que nous puissions vaincre nos adversaires intérieurs en laissant l’Esprit d’audace l’emporter en nous.
Quelle place tient la prière dans nos vies ? Aimons-nous prier ou trouvons-nous cela ennuyeux ? La conclusion de la parabole doit nous faire dresser l’oreille : « Le Fils de l’Homme trouvera-t-il la foi sur terre quand il reviendra ? » Qu'allons-nous répondre à Jésus ?
Equipe Evangile@Peinture Père Vincent Ravince- Peinture Bernadette Lopez
/image%2F0991577%2F20221016%2Fob_1970ae_smm-2022.jpg)
Prière pour la semaine missionnaire mondiale
Seigneur, à la suite de la bienheureuse Pauline-Marie Jaricot,
Donne-nous la grâce d’une véritable conversion.
Par ton Eucharistie, fais de nous les témoins de ton amour,
Par ton Sang, fais de nous les témoins de ta miséricorde,
Par ton Église, fais de nous les témoins de ta résurrection,
Par la Vierge Marie, fais de nous des missionnaires.
Réalise avec nous l’unité des chrétiens pour que nous puissions rayonner de ta paix, de ta joie et de ton amour. Amen.
Méditation 28e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Luc (17,11-19)
/image%2F0991577%2F20221009%2Fob_d68273_28-e-to-2022.jpg)
En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez-vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
DOUBLE PEINE
L’expérience n’est pas rare. Et pourtant il y a de quoi s’étonner. On peut comprendre Jésus et sa frustration de voir combien le don de la vie est ignoré. Tous ont été guéris… mais il ne s’en trouve qu’un seul pour revenir sur ses pas et manifester sa reconnaissance…
Ils reviennent pourtant tous de loin. Cette maladie constituait une double peine. Non seulement elle était incurable mais elle les tenait hors de la communauté. L’aumône de Jésus est donc double. Non seulement il les guérit mais il leur rend en même temps la possibilité d’être réintégrés dans le village.
/image%2F0991577%2F20221009%2Fob_7bfe23_28-tocev.jpg)
Il est intéressant de noter que c’est en chemin qu’ils sont purifiés. Ils sont tournés vers leur vie nouvelle et leur réintégration. Et Jésus n’avait pas besoin d’en être témoin. Il en est l’auteur. Un seul a réellement reçu le cadeau de cette vie nouvelle. Les autres l’ont pris, emporté. La suite, on l’ignore. Mais cette guérison n’aura finalement rien modifié en eux en dehors de l’aspect de leur peau. Ils n’ont pas été transformés comme cette homme bouleversé et reconnaissant. Il fait l’expérience du centuple, de la vie débordante de l’évangile qui ne se mesure pas aux biens acquis mais à la joie d’une vie reliée à sa source.
« Ta foi t’a sauvé » … cette petite phrase n’est pas anodine. Elle manifeste le bien le plus précieux, inaliénable dans une vie. Et l’indice que nous en vivons c’est notre eucharistie, le merci qui habite notre cœur et qui irrigue notre quotidien relié à sa source. « Rien ne va de soi. Tout n’est qu’accomplissement et reconnaissance » (Bx Christophe Lebreton, moine de Tibhirine)
Que se lève en nous l’eucharistie qui ne se tarit pas, la joie reconnaissante d’une existence libre et irriguée par l’amour qui ne passe pas.
Gloire à toi pour les siècles !
Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 27e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Luc (17, 5-10)
/image%2F0991577%2F20221002%2Fob_352d46_dc5a107c-9dd5-87e5-7378-ea18b89527e2.jpg)
En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. » « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »
SERVICE AUGMENTÉ
Parfois nos désirs nous emmènent bien plus loin que nous le pensions. C’est ce qui arrive ici aux apôtres. On les imagine bien en train d’écouter Jésus, un peu dépassés par le programme évangélique qu’il leur déroule au fil du chemin. « Augmente en nous la foi! » On entend entre les lignes une marche haute… Ce qui semblait possible se fait lointain. Quelle autre ressource disponible si ce n’est une infusion de foi ? Donne-nous d’y croire, demandent les apôtres! Efface en nous le doute et la fatigue. Permets-nous de visualiser là où tu veux nous conduire. Donne-nous d’y adhérer… nous marchons côte à côte mais la distance est grande, tout comme la fatigue. Sont-ils réellement désemparés? Ou simplement tournés vers leur besoin de maîtriser ce qu’ils sont en train de vivre ? Que nous faut-il entendre dans cette requête? Écoutons plutôt la réponse de Jésus.
/image%2F0991577%2F20221002%2Fob_9ee2c4_arcabas-disciples-d-emmaus.jpg)
S’il y avait un besoin de maîtrise alors tout le monde fait fausse route. La foi n’est pas le pouvoir extraordinaire de faire des choses impossibles, c’est la réalisation de l’impossible dans l’ordinaire quotidien, et l’obéissance au pouvoir d’un autre. La foi n’a rien de magique. Elle est une vision et une adhésion. C’est Jésus qui est le modèle pour chacun d’entre nous. Jésus n’a été que foi en son Père. Toute sa vie n’a été qu’obéissance à son projet d’amour. Ce n’est pas la foi qui est limitée, c’est notre obéissance.
L’amour qui soulève une vie déplace les montagnes. La source est bien là. La foi ne cherche pas à déplacer les montagnes mais à aimer et vivre selon ce que l’amour commandera. Il n’y a pas de vie plus belle. La foi n’a rien à voir avec le pouvoir. Elle est service. La foi est humble. Elle ne revendique rien. Elle regarde la source et attend tout d’elle.
Oui Seigneur, donne-nous de cette eau-là, cette eau de foi qui nous détourne de nos désirs faciles et magiques. Donne-nous ton corps et ton sang pour que nous ayons comme toi le goût de l’obéissance à l’amour plus grand. Toi seul est le Seigneur, le Très-Haut avec le Saint Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen
Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 26e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Luc (16, 19-31)
/image%2F0991577%2F20220925%2Fob_893e43_26-tocev.jpg)
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
PAUVRE SIGNE
/image%2F0991577%2F20220925%2Fob_41b4f9_r-1.jpg)
Redoutable histoire que Jésus partage aux pharisiens autour de lui. Critique ouverte d’une cécité et d’une indifférence aux pauvres manifeste. Pour le riche repu, le pauvre n’existe pas. Il ne le voit pas. Et pourtant ses propres chiens, eux, ne ratent pas de lécher ses plaies. Comme deux dimensions détachées, sans lien. Mais un regard observe. Dieu écoute.
A ses yeux, le pauvre existe. Il porte d’ailleurs un nom et sa justice est de le rétablir en sa dignité de fils d’Abraham. Sa pauvreté tourne en joie et en privilège. Il retrouve sa place parmi les siens. À l’inverse, c’est la terrible rétribution pour le riche qui s’est perdu en méprisant son frère dans le besoin. Dieu a déjà parlé plusieurs fois. La Loi et les Prophètes sont là pour l’attester. L’homme a le cœur dur et la nuque raide. Il se voit et se comprend dans son univers autocentré où il existe seul. Passée la porte de la mort, il se retrouve figé dans l’enfer qu’il a lui-même créé. Cruel retournement de situation.
Le pauvre existe tout à coup. Il représente même cette opportunité de consolation et de salut. Le riche est révélé à lui-même. Mais sa conscience anesthésiée n’exprime aucun regret pour Lazare. Son droit à l’indifférence exercé à l’outrance se commue en droit d’utilisation du pauvre Lazare pour adoucir sa peine et l’épargner aux gens de sa caste. L’abîme se creuse encore et se fige… la perte de soi commence avec la perte du frère. L’insularité égoïste reste de ce monde mais n’a pas cours dans le Royaume. La revanche de Dieu sur la maltraitance est sa bonté. Mais même cela ne peut plus être vu et accueilli, tant le regard est déformé, et le désir recourbé.
/image%2F0991577%2F20220925%2Fob_5ab4bb_image-0991926-20190928-ob-84f3c9-26e-d.jpg)
La revanche de Dieu existe. Elle est à portée de cœur et de frère. Il nous faut rompre toutes nos insularités autosuffisantes et nous risquer dans le monde de la pauvreté de l’autre. Il y a bien des chances d’y rencontrer la nôtre. Le pauvre nous fait signe. Il élargit notre périmètre. Il oblige notre vie à l’option « grand-angle ». Ce qui lui manque devrait aussi nous manquer. Rien de ce qui arrive à aucun de nos frères ne devrait nous laisser dans l’indifférence du repu. Même un meurtrier devrait pouvoir découvrir dans notre seul regard quelque chose de plus grand que son humanité défigurée par ses actes et son histoire. Abraham est donc pris à témoin pour nous rappeler le devoir de solidarité.
Le pauvre est le rappel et la dénonciation permanente du péché qui habite nos vies. Jésus sur la croix est, quant à lui, le pardon transcendant qui traverse tous nos abîmes et nous restitue dans la seule communauté des bien-aimés du Père. Heureux les pauvres ! Le festin est pour tous !
Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez
Publié depuis Overblog
Évangile selon saint Luc (16, 1-13)
/image%2F0991577%2F20220918%2Fob_72f309_b-25e-to.jpg)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyer de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. » Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
BIEN PLACÉ
/image%2F0991577%2F20220918%2Fob_895b53_image-0991926-20160918-ob-1a45ba-vingt.jpg)
Étrange histoire… Difficile à croire que Jésus fasse ici l’apologie de la duplicité… c’est le maître qui semble accueillir avec admiration le dernier haut fait de son gérant avec son argent pour s’en sortir… il semble même saluer cette ultime remise de dettes pour se constituer autour de lui des gens redevables sur lesquels il pourra compter quand il sera dans le besoin. Dextérité dans la malhonnêteté… rien de vraiment admirable… plutôt un contre-exemple qui permet à Jésus d’appuyer son enseignement.
Dans l’habileté du gérant, il y a l’intuition que l’argent, à défaut d’être une fin, peut aussi être un moyen. Nul besoin de le diaboliser. Il faut seulement savoir se servir de l’argent et non se laisser asservir par lui. On pourrait simplement s’arrêter là mais Jésus donne la clé profonde de l’histoire.
Le texte ne vient pas seulement nous chercher dans notre rapport à l’argent. Il vient nous questionner plus profondément sur le sens de notre action. Si nous sommes bien au clair sur le but que nous poursuivons, alors nous serons aussi habiles à tout mettre en œuvre pour y parvenir. À ceci près que la duplicité et le centuple promis du Royaume ne font pas bon ménage. Tromper les autres, c’est se tromper soi-même. Le Royaume et la vie éternelle ne se gagnent pas à coup d’habiletés, mais ils sont offerts au cœur pur et sans partage, honnête et vrai en toutes choses. Le cap de la vie heureuse selon l’évangile est donc tracé.
Pas d’autre bonheur que toi Seigneur. Pas d’autre maître que toi et tous ceux que tu placeras sur notre chemin. Servir l’autre et te servir c’est une seule et même chose. C’est de ta vie que nous vivons déjà en y aspirant. Quoiqu’il nous arrive, qui nous séparera de cette sécurité et de cette joie-là ?
Equipe Evangile@Peinture – M-D Minassian - Peinture Bernadette Lopez
/image%2F0991577%2F20251102%2Fob_74680a_mes-yeux-ont-vu-le-salut552.jpg)