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François-Dominique Roger

meditation

Hospitalité vive

21 Juillet 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Il n’y a rien de plus important que l’hospitalité. Cette page d’Évangile d’aujourd’hui l’illustre bien. Elle en montre aussi les deux composantes : il s’agit non seulement de recevoir l’hôte mais encore de l’écouter. Mieux : de le recevoir en l’écoutant. Marie l’a bien compris. Mieux que sa sœur. Entre elles deux, l’accueil de Jésus est parfait. Mais c’est Marthe qui reste frustrée de cette répartition naturelle qui la cantonne dans les implications matérielles de la réception de Jésus. C’est Marie qui en fait reçoit réellement Jésus. La jalousie n’est pas loin. 

L’attention de Marthe est détournée par ce qui se passe avec sa sœur. Elle n’est plus libre ni heureuse d’accueillir Jésus. La relation entre les deux sœurs parasite. Marthe voudrait assigner sa sœur à son service. Mais Marie est libre. De même Jésus qui n’arbitre pas cette répartition des tâches entre les deux femmes. Il constate avec Marthe le choix de Marie et il ne peut l’en soustraire. Il peut simplement délivrer Marthe de son souci premier et l’inviter à faire comme sa sœur. 

Au fond, que l’aînée entre dans la liberté de la cadette. Que l’adulte reconnaisse le choix de l’enfant. Que l’essentiel prime sur le secondaire. Que l’exceptionnelle visite du Verbe de Dieu fasse taire tout autre préoccupation. Que le silence de l’écoute embrasse la Parole. Que l’agitation fasse place au recueillement. Que l’hospitalité soit parfaite et que les cœurs soient en paix et joie comme il se doit. 

C’est toujours la meilleure part à laquelle Jésus nous convoque... Il entre à chaque instant chez chacun-e de nous à travers le partage du pain et du vin. Il n’y a pas à choisir entre le service et l’écoute. C’est le service de l’écoute qui dresse réellement la table de l’amour et de la communion. 
Ne perdons pas le sens de l’hospitalité essentielle. C’est un acte communautaire qui nous requiert tous pour que l’hospitalité soit parfaite et que la parole accueillie puisse être à son tour embrassée par tous. C’est le sens que nous devons donner lorsque que nous célébrons en communauté de paroisse un événement paroissial. Restons donc en tout temps au pied du Seigneur, pour qu’il soit en toutes choses avec nous dans tout ce que nous faisons, libres et heureux. 

Equipe Evangile@Peinture - M.D. Minassian – Peinture Bernadette Lopez-Fribourg
 

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Feuille de route pastorale

7 Juillet 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Voici que Jésus constitue son équipe pastorale. Il envoie ses disciples vivre la mission et leur donne une feuille de route. Puis en bon pasteur, il va les écouter raconter ce qu’ils ont vécu pour leur faire faire un pas de plus. Revenons au stage pastoral et aux indications données par Jésus. 

D’abord, ils sont envoyés par lui. L’envoi signifie beaucoup. Ils ne pourraient vivre cela sans l’autorité qui les institue et les légitime. Ils ne sont pas là de leur propre chef. Ils sont deux. Là non plus, rien à voir avec un pouvoir sans partage. C’est une mission communautaire. L’être ensemble est en soi signifiant. Il dit quelque chose de ce qui est annoncé. Et ce qui est annoncé c’est une venue. Jésus vient. 

Ses messagers sont là pour annoncer sa proximité. Celui qui vient a chargé ses disciples de son pouvoir de vie pour qu’il fasse son œuvre au-devant de lui. Œuvre de paix et de guérison, annonciatrice de la proximité du Royaume en la personne de Jésus. Car c’est bien lui qui au travers de ses disciples est accueilli ou ne l’est pas, et avec lui, le Royaume. L’enjeu de la mission est bien là. Pour la mener à bien, Jésus centre les siens sur l’essentiel à vivre : la parole à apporter. Pas d’autre souci ne doit les préoccuper. Pas même celui d’être accueilli ou pas. Car la parole à délivrer reste la même : « le règne de Dieu s’est approché ». Voilà l’événement signifié par la mission. C’est un mouvement d’approche. Les disciples rendent proches le Royaume par la parole dont ils sont porteurs. Le reste est laissé à la liberté de ceux qu’ils rencontrent. 

Rencontre inter EAP à Fontoy

Après les avoir envoyés sur les routes, Jésus relit avec eux leur expérience. Les disciples restituent avec éblouissement les effets de ce pouvoir confié et sa puissance. Jésus s’en réjouit avec eux mais réoriente immédiatement le motif de leur joie. C’est le fait d’être des sauvés et non d’être des puissants qui devrait les réjouir. Voilà qui nous donne à réfléchir. Ce n’est pas ce que nous faisons qui doit être notre joie, mais d’être en communauté de vie avec celui qui nous donne de faire ce que nous faisons. 

Jésus ne cesse de nous initier à ce grand mystère de la communion dont il vit avec le Père. Il continue de le faire en nous envoyant chargés de son corps et de son sang, approcher le monde pour lui dire en vrai qu’il est aimé. Allons donc porter sa paix et sa miséricorde, et ouvrons les portes de l’espérance pour que le règne de l’amour vienne. Alors, prêts pour la mission ?

Equipe Evangile@Peinture - M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

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Sur la route

30 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Rejoindre Jésus et faire route avec lui : telle pourrait être l’invitation la plus pressante de cet évangile où tout est en mouvement. Il s’agit d’aller, de marcher, de partir, d’aller avec, d’accompagner, de suivre, d’avancer sans regarder en arrière pour ne pas se rendre indigne du royaume de Dieu. 

La mise en marche ne concerne pas que les « messagers » et les disciples de Jésus. C’est la préoccupation même du Fils de l’homme, à tel point qu’il « n’a pas d’endroit où reposer la tête ». 

Pour lui, annoncer le royaume de vie exige une détermination sans faille. Alors qu’il nous arrive souvent de ne pas vouloir nous mettre en route, voilà que Jésus, l’homme qui n’est pas fait pour le repos, nous invite à suivre ses traces, à l’accompagner pour annoncer le règne de Dieu. 

Pour répondre à son invitation, il nous faut abandonner les lieux de nos abris, nos commodités, nos affections, nos demeures confortables. Il nous faut quitter les lieux de mort pour les lieux de vie. 

Par notre baptême, nous sommes déjà engagés sur la route avec Jésus. L’enjeu maintenant est de « tenir bon », d’avancer, de ne plus regarder en arrière, mais d’être capable, avec notre « charrue » d’ouvrir le sol pour la semence, de le labourer pour que la terre enfante et produise. 
Mettons donc « la main à la charrue » et apprenons avec la sagesse africaine que « la vérité se trouve au-delà des montagnes, pour la connaître, il faut voyager ». Il faut continuer vers celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. 

Avec Jésus, nous sommes partis, sans retour possible, sans repli et sans lieu de repos. Tel est le royaume de Dieu : il met en mouvement et donne de l’élan

Equipe Evangile@Peinture -Père Jean-Paul Sagadou-Peinture Arcabas 

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Se nourrir de la présence du Christ

23 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #méditation

Nous fêtons aujourd’hui le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. C’est la présence réelle du Christ par-delà des réalités fragiles et périssables, celles du pain et du vin.

Dans la première lecture, il nous est présenté la figure prophétique de Melchisédech. Il est roi et prêtre en même temps. Il offre le pain et le vin. « Il prononce une double bénédiction : celle d’Abraham par Dieu et de Dieu pour Abraham. Enfin il professe que Dieu qui est à l’origine de la terre et du ciel porte une attention toute particulière sur Abraham ». L’offrande de ce prêtre préfigure l’Eucharistie du Seigneur. L'événement qui nous est rapporté dans l’Evangile, nous y prépare. 

Toutefois, dans l'Eucharistie, il y a bien plus que du pain et du vin. Par la parole du Christ, ces éléments deviennent son Corps et son Sang. « Il prit du pain, il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples ». Il s'agit ici du don de soi. 

Célébrer l’Eucharistie c’est célébrer le mémorial de Jésus-Christ. C’est non seulement partager l’Eucharistie mais aussi nous mettre au service des autres. « Donnez-leur vous-mêmes à manger » dit le Seigneur à ses disciples qui veulent renvoyer les gens. Quel est notre souci et notre service constants des plus pauvres ? L’eucharistie est un lien entre Dieu et nous, entre nous et les autres.

Nous sommes invités à chaque célébration Eucharistique à communier, à nous nourrir de la présence du Christ. Le faisons-nous consciemment ou par routine ? L’eucharistie est-elle véritablement une nourriture de nos âmes ? Est-elle au centre de notre vie ?
En cette fête du Corps et du Sang du Christ, remercions le Seigneur.

Equipe Evangile@Peinture - Père Guillaume – le Saint sacrement par Raphaël
 

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Vecteur essentiel

16 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Ce passage de l’Evangile d’aujourd’hui, où Jésus explique à ses disciples ce qui va se passer après son départ est précieux. Il ouvre simultanément deux fenêtres : l’une sur la vie des disciples et l’autre sur la vie divine. Entre deux, le trait d’union, l’Esprit-Saint. 
Vecteur de connaissance et de vérité, l’Esprit-Saint est celui par qui le Père et le Fils se communiquent. Fontaine de vérité, il ne cesse d’abreuver ceux qui cherchent Dieu, en leur permettant de remonter à lui par l’attirance de l’essentiel. 

L’Esprit Saint va prendre le relais de Jésus. Ce qu’il a fait pour Jésus, il va le faire désormais pour ses disciples. Jésus n’a rien fait sans lui. Trait d’union avec le Père, force dans l’action, Jésus fait ses disciples héritiers de son bien propre. 

Eglise de la Trinité à Paris

Le Fils établit ses disciples dans la même intimité de partage vécue avec son Père dans l’Esprit. Ils entrent dans la communion trinitaire. Promesse grandiose que les disciples n’ont certainement pas pu réaliser en l’entendant. Ils n’ont dû la comprendre qu’en la vivant au jour le jour. 

De même pour nous qui vivons aujourd’hui encore de cette fontaine trinitaire. Nous ne savons pas ce que nous vivons « pour le meilleur et pour le pire ». Mais nous célébrons par l’eucharistie, cette communication jusqu’à ce que nous en vivions réellement. La liturgie fait de nous des fontaines à notre tour. C’est l’effet secondaire de la vie trinitaire : circulation d’amour. Le don de la vie déborde. Il faut en vivre et en devenir serviteur. 

Equipe Evangile@Peinture - M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez – Fribourg

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Acte de naissance

9 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint a embrasé tout Jérusalem. Et le vent a soufflé suffisamment pour que la barque de l’Église puisse prendre le large. La Bonne Nouvelle va se répandre partout dans le monde car le message de Jésus peut désormais rejoindre chacun dans sa propre langue et jusqu’au plus profond des cœurs. 

L’Esprit Saint est missionnaire. Il nous empêche de nous annoncer nous-mêmes. Il témoigne de ce que Dieu fait pour l’homme en lui montrant ce qu’il est capable de faire de lui. Grâce à l’Esprit, les apôtres de Jésus sont devenus des évangélisateurs. Ils sont comme des flambeaux allumés pour porter la vraie lumière au monde. Ils sont comparables à des bateaux que le vent a libérés des amarres pour rejoindre la haute mer. La pêche promet d’être belle car l’Esprit Saint a vaincu la peur et dilaté les cœurs. 

Aujourd’hui, nous sommes ces apôtres appelés à proclamer les merveilles de Dieu, des semeurs à la recherche de nouvelles terres pour y planter les graines reçues de l’Évangile. L’Église est riche de son Seigneur. Et la Pentecôte signe son acte de naissance. L’Esprit nous a rassemblés pour que nous ressemblions au Christ. Son héritage n’est pas d’ordre matériel mais spirituel. Jésus nous laisse ce lien de communion qui l’unit au Père et à chacun de nos frères. Notre mission est de faire fructifier cet héritage à chaque instant de nos vies. 

Puissions-nous accueillir l’esprit en abondance puisque le Christ fait de nous aujourd’hui ses héritiers. En son nom, puissions-nous être sa présence vivante et sainte au milieu du monde. Soyons l’Église de disciples-missionnaires du Christ, le signe et l’instrument du salut de Dieu. 

Equipe Evangile@Peinture - Père Vincent Leclercq - PrionsenEglise - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
 

 

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L'unité des chrétiens, reflet et visage de la gloire de Dieu

2 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La liturgie de ce jour nous donne à prier l’ultime volonté de Jésus : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé ». Une mission : que le monde croie en Jésus. Un chemin : celui de l’unité. Un modèle : Dieu lui-même

L’urgence de l’unité 

« Afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » Vu l’état du monde en ce début de XXIe siècle, cette prière de Jésus, posée entre l’Ascension et Pentecôte, ne prend-t-elle un certain caractère d’urgence ? 
Plus de cinquante ans après la fin d’un Concile voulu par son initiateur Jean XXIII, c’est un appel à une mobilisation des fidèles du Christ à reprendre à leur compte cette prière. 
Certes ce chemin de l’unité est difficile tant les obstacles de toutes sortes ont été accumulés après deux millénaires de christianisme ! Mais l’attente de la venue de l’Esprit au cœur de nos communautés ne peut sans doute pas passer à côté d’un tel appel du Christ. Non seulement « pour que le monde croie », mais pour qu’il « sache ». Et qu’« exulte la terre » !

L’urgence de la conversion 

Une autre urgence : celle d’inscrire au cœur de notre démarche de foi cette certitude que le pardon demandé et donné peut-être source de conversion : le récit du martyre d’Étienne l’illustre parfaitement ! « Etienne se mettant à genoux, s’écria d’une voix forte : ‘Seigneur, ne leur compte pas ce péché’. » 
Quelque temps plus tard, un spectateur et complice de cette lapidation se convertira au Christ ! Il s’appelait Saul, et deviendra Paul de Tarse… 

L’urgence de la venue du Christ 

« Voici que je viens sans tarder », annonce la vision de l’Apocalypse. Et, dans l’extrait qui est proclamé dans notre liturgie, le verbe « venir » est répété six fois. Comment ne pas souligner cette insistance ?
En notant d’ailleurs que celle-ci appelle à un double mouvement : la venue du Christ, mais aussi celle de l’Esprit et celle de l’Épouse (l’Église). Déplacements de celui qui entend et de celui qui a soif… Avec cette prière : « Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! ».

À une semaine de Pentecôte, dans l’attente du retour du Christ, nous sommes invités à reprendre cette prière : « Oui, viens Esprit Saint, viens Esprit de paix et de justice, viens Esprit de sainteté ! ». 

Equipe Evangile@Peinture - Paul BOSSE-PLATIERE- diocèse de Rennes 

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L'amour, demeure de Dieu

26 Mai 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

L’Évangile de ce jour, nous fait toucher la grande question qui va travailler les disciples et tous les chrétiens à leur suite : comment Jésus va-t-il continuer à être présent au milieu d’eux ? Pour les Juifs, la présence de Dieu à son peuple est signifiée par le Temple, le Sanctuaire et tous les rites qui tournent autour. C’est simple, c’est clair et c’est concret ! Et pourtant on sait que, en Israël, l’idée d’enfermer Dieu dans un lieu particulier ne va pas s’établir facilement ; quant aux paroles et attitudes de Jésus lui-même à propos du Temple de Jérusalem, elles sont sans ambiguïtés. 

D’ailleurs, dans sa vision de la Jérusalem nouvelle, Jean n’y voit pas de sanctuaire : "Le sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau". Pas besoin non plus de signes particuliers d’appartenance au Peuple de Dieu, c’est pourquoi Paul et Barnabé vont s’opposer à ceux qui prônent le signe extérieur de la circoncision, et pas seulement parce qu’il s’agit là d’un héritage de la tradition juive…

La réponse à la question nous est donnée dans l’Évangile par Jésus lui-même : "Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure." La présence de Dieu se manifeste réellement et concrètement dans l’amour vécu, partagé, donné. Le signe d’appartenance, c’est l’amour ; la demeure de Dieu, c’est là où est l’amour. Et cette demeure est ouverte à tous, Juifs et " frères issus des nations" ; le billet d’entrée, c’est l’amour, pas en paroles mais en actes, comme Jésus a aimé, sans limites ni exclusive. 

C’est l’Esprit Saint qui inspirera et donnera la force au croyant d’aimer comme Jésus a aimés, nous et son Père. C’est par lui que la paix et la joie envahissent le cœur des disciples. Paix et joie qui sont les fruits de l’Amour et les signes de la présence du Ressuscité dans le monde. Jésus peut alors disparaître aux yeux des disciples. Tout est accompli !

À nous, maintenant, de témoigner autour de nous, dans notre vie ordinaire, de cette Force de Vie qui est désormais à l’œuvre dans le monde et qui fait toutes choses nouvelles !

Equipe Evangile@Peinture - Pierre MARION - Prêtre du diocèse de Rennes
 

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Porte d'entrée

19 Mai 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

« Affermir le courage des disciples » … « Exhorter à » … « Persévérer dans la foi » … sont-elles des tâches qui incombent seulement aux évêques ? Et si c’était le rôle non seulement de ceux en responsabilité dans l’Église, mais aussi de tout chrétien à l’égard de son frère et de sa sœur ? Cela ne créerait-il pas un nouvel esprit de paroisse en se laissant davantage conduire par l’Esprit qui nous est déjà donné et qui le sera à nouveau à la Pentecôte ?

Oui, bien sûr, nous passons par des épreuves. Elles peuvent nous purifier pour avancer. Jean nous aide à contempler ce ciel nouveau et cette terre nouvelle : la demeure de Dieu avec les hommes. Elle est ici et maintenant parce qu’elle est la vie du Ressuscité parmi nous. Dieu est avec nous et il essuie déjà maintenant toute larme de nos yeux. 

Le deuil, notre deuil, ne sera plus le même. Parce qu’il fera toutes choses nouvelles. Le moyen de parvenir à la demeure de Dieu nous est donné par Jésus lui-même. Aimons-nous les uns les autres. C’est le chemin, la porte d’entrée dans cette nouvelle manière de vivre en communauté. Avec cette intensité, aimons-nous de l’amour de Jésus reçu au baptême. À cet amour, nous serons reconnus. Ce sera exigeant certes. Mais le chemin de la croix, de la mort et de la résurrection de Jésus l’a été pour que nous suivions sa voie. Et plus nous lui serons proches, plus nous partagerons sa vie. « Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même » Ste Thérèse de l’Enfant Jésus.

Méditation Equipe Evangile@Peinture- Père Tommy Scholtes - Prions en Église Belgique 

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C'est l'heure de la grande écoute

12 Mai 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Au cœur des bruits de notre monde, Jésus ressuscité fait entendre sa voix dans l'évangile  du 4e dimanche de Pâques et promet à ses brebis la vie éternelle. Il se présente comme le bon et vrai pasteur qui protège, guide et conduit ses brebis. En communion avec son Père, il propose à l’homme de vivre une relation faite d’attention, d’écoute et de confiance en sa personne. 

Écouter est sans aucun doute l’une des attitudes essentielles dans une relation entre les personnes. L’écoute suppose de sortir de soi-même, de créer un espace pour accueillir l’autre à travers sa parole. C’est faire acte de foi, mettre sa confiance en l’autre, en Dieu dans son Fils Jésus. Écouter, c’est aussi obéir et suivre. Jésus invite à le suivre, de manière libre et joyeuse, et, ce faisant, il fait naître dans le cœur de l’homme l’espérance d’une vie qui ne finit pas.

Nous pouvons, à juste titre, reprendre ici les mots du psalmiste : « Le Seigneur est mon berger, je ne me manque de rien. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure ».

La sagesse africaine enseigne que « cinquante brebis sans un berger ne font pas un troupeau ». Si nous voulons faire Église et vivre en communion avec Dieu, il nous faut nous laisser « rassembler » par le Christ, lui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». 

Alors que beaucoup d’hommes et de femmes se présentent à nous aujourd’hui tels des « sauveurs providentiels », sous les noms de « guides », « prophètes », « pasteurs » et « gourous », ne nous laissons pas arracher des mains de Jésus, le vrai pasteur. En célébrant la Journée mondiale de prière pour les vocations, demandons au Seigneur de susciter dans son Église des hommes et des femmes capables de témoigner de l’amour de Dieu dans le monde


Equipe Evangile@Peinture -Père Jean-Paul Sagadou, Prions en Église- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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