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François-Dominique Roger

meditation

Tu es mon Fils, aujour'hui, je t'ai engendré

25 Décembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Créche de la nuit de Noël - église St Joseph - Serémange

C’est la nuit, mais la lumière du monde vient par sa naissance  illuminer la terre. Comment reconnaître dans ce nouveau-né couché dans la mangeoire, parce qu’ »il n’y avait pas de place pour eux dans l’auberge », le Dieu éternel, le Sauveur de l’humanité ?

 

Adorons avec Marie et Joseph, notre Dieu qui se révèle. Réjouissons-nous avec les anges car le désir qu’à Dieu de sauver tous les hommes est en train de se réaliser, aujourd’hui. Contemplons-le avec les bergers accourus les premiers à l’annonce de cette « grande joie », la naissance du Sauveur. N’hésitons pas à faire appel à notre imagination pour entrer dans cette scène d’évangile lui devenir contemporain.

Il est là tout petit, frêle, incapable de rien, mais son cœur est plein d’amour, plus qu’aucun autre sur terre. Il est déjà pleinement Verbe de Dieu, celui qui nous révèle le Père.

il est né le divine enfant

 

Réjouissons-nous de ce grand amour qui nous est manifesté, puis le cœur brûlant, allons annoncer aux hommes cet Evangile, cette nouvelle merveilleuse : il s’est fait l’un de nous pour nous unir à sa vie ! Acceptons de le laisser naître en nous, pour par la suite, le suivre sur le chemin de divinisation qu’il nous ouvre.

 

 

Extrait de prier au quotidien – décembre 2017– Claire de l’Eprevier- consacré de la communauté de l’Emmanuel

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Voix du Verbe

17 Décembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

St Jean-Baptiste - Pusey- Oxford

Jean-Baptiste, dès les débuts de sa vie, a été marqué par la présence de Dieu.

C’est Dieu qui est venu le visiter avant même qu’ils ne naissent chacun à leur vocation propre. Les chants nés de leur rencontre utérine résonnent encore dans toute l’Eglise qui y a découvert sa propre vocation. Annonce de la Bonne Nouvelle, liturgie et diaconie ont été institués par la Visitation de Marie à Elisabeth, par le Sauveur réveillant la joie du Précurseur. Le premier baptême dans l’Esprit Saint a eu lieu. Il était utérin. Il devait se répandre sur toute la terre pour que notre joie soit parfaite. C’est cette première expérience qui a fixé pour toujours l’identité relationnelle de Jean.

 

Il se sait dès les premiers instants de sa vie la voix d’un autre. Il est le premier mais il passera derrière celui qui vient, le Verbe en silence qui réveillera la joie de son peuple. C’est pour le moment son bonheur secret partagé les pieds dans l’eau avec tous ceux qui espèrent avec lui le soleil de justice, la guérison de toute maladie. Il est la voix des sans-voix.

 

Le Verbe a commencé son itinéraire parmi les hommes en se taisant. La Parole a mûri sur les sentiers de la vie, au profond du cœur éduqué par Dieu jusqu’à la filiation assumée. Dieu a pris chair pour que l’homme le rencontre et devienne sa voix, son Je t’aime prononcé de toute éternité à la création du monde. Il est venu mettre au jour l’enfant de lumière qui est en nous. Ecoutons la voix du Seigneur, préparons nos cœurs à sa visitation. Laissons-le faire grandir en nous le magnificat qui enchantera chacune de nos rencontres. Dieu est venu réveiller notre joie. Laissons-le déchirer nos peurs et remuer les eaux profondes de notre baptême.

Notre-Dame du Haut - Ronchamp

 

Enraciné dans la foi, nous sommes sa voix aujourd’hui, son corps, son cœur, son esprit, son âme et envoyé devant pour annoncer l’espérance libérée de nos enfermements. «  Seigneur, qu’importe que je sois au faite de la maison ou dans les fondations, pourvu que je sois fidèle, bien à ma place, dans Ta Construction »

 

Equipe Evangile@Peinture 

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Ouvre nos yeux

10 Décembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Christ baptisera dans l'Esprit Saint et le feu

Le texte d’aujourd’hui nous place au début de l’histoire. Et l’histoire racontée par l’évangéliste Marc n’est pas celle de Jésus et de sa naissance. C’est une autre histoire qui l’intéresse: celle qui le révèlera peu à peu aux yeux des hommes, passant de cet homme Jésus au Christ Fils de Dieu. Récit d’un avènement, d’une rencontre. Point de trompettes pour l’annoncer, mais une voix et une invitation à la conversion. La rencontre avec lui se prépare. Il s’agit de sortir de la nuit et du repli. Jean l’avait compris. Et il avait mis toute sa vie au service de cette rencontre entre le peuple en attente et celui qui arrivait derrière lui. L’eau de son baptême ouvrait la voie au désir de vivre autrement.

 

Et si c’était cela la préparation offerte par l’Avent ? Le rassemblement de son désir blessé, dénudé, chahuté par la vie et les événements? Et si c’était cela que Jésus venait chercher? Cette part de soi perdue, malade, désespérée? Cette part de soi dans la nuit pour l’appeler à la vie?

 

L’histoire de Jésus c’est la nôtre. Il est entré dans notre histoire pour nous inclure dans la sienne. Son désir vient nous rencontrer. Il vient ressusciter en nous la foi en la vie, ranimer l’espérance, réveiller la charité. Il vient changer la face du temps, de notre temps. Il vient ouvrir la joie tenue captive de nos manques d’amour. Il est venu nous montrer la voie de la liberté. Il est venu nous enseigner la force du don, la puissance d’une vie offerte, consacrée. Laissons-le donc baptiser notre désir pour le conduire sur les sentiers de son cœur.

 

Bien sûr, nous avons reçu son esprit au baptême, à la confirmation, mais Jésus veut encore nous baptiser dans le feu ? Offrons-nous à son amour, et alors à notre tour, nous pourrons répandre le feu de l’amour sur la terre. Allumer le feu… merci Jean Baptiste, merci Johnny…ouvre nos yeux, Seigneur

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Mission : Portier

3 Décembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Vigile de la vie

 

Le texte est bref et l’invitation claire. Pourtant, les auditeurs du moment ont dû être pris par un sentiment étrange qui peut encore nous saisir aujourd’hui. Il est bien question d’un retour, celui du maître de la maison qui compte bien que chacun soit à ses affaires quand il reviendra. La date du retour n’étant pas connue, c’est du coup une tension qui envahit: pas de relâchement possible tant que le maître n’est pas rentré. Le portier est ainsi en première ligne dans l’attente. C’est celui qui est chargé de regarder au loin, de guetter et d’avertir le reste de la maisonnée que le maître est de retour pour que tout soit prêt. Parce qu’une joie en dépend, celle du maître qui n’attend lui rien d’autre que notre présence à son retour, et une maison bien tenue.

 

Recevoir cette mission de portier en ce début d’Avent nous indique peut-être ce que nous sommes invités à vivre ces prochaines

Portier fidèle

semaines: revenir au mandat confié par le maître, chacun à la place où la vie dans le Seigneur l’a conduit. C’est à une conversion du temps et de l’histoire que nous sommes invités, une réorientation. Le temps nous est donné pour cela: vivre le retour du maître. Sommes-nous bien à ce travail confié? Pour le savoir il nous faut comprendre ce que cette garde implique. D’abord pour soi. Qu’est-ce que j’entends au fond de moi quand je pense à ce maître et à son retour? La joie est-elle au rendez-vous? Sinon, il faut aller réveiller la joie! Et quand je croise ceux qui m’entourent? Est-ce que la joie est au rendez-vous? Sinon, il faut aller réveiller la joie! Dieu nous donne rendez-vous avec lui. Pas de moment fixe: donc à tout moment.

 

Libère-nous

 

Une simple porte nous sépare de la joie de la rencontre et des retrouvailles. Dieu nous veut en joie. Voilà la nouvelle qui nous rejoint aujourd’hui. Et notre joie de portier c’est d’ouvrir au maître: la porte de notre cœur, la porte des cœurs brisés, malades ou fatigués. Il vient combler de joie le temps vide de sa présence. Il vient remplir de sens les maux de son absence. Il est l’otage de notre désir dispersé. Rassemblons donc les mains, ouvrons les paumes de notre cœur et recevons le maître qui nous confie sa joie, pour réveiller le monde et l’ouvrir à sa présence, à sa parole et à son désir.

 

Marie-Dominique Minassian- Equipe Evangile@Peinture- peinture Bernadette Lopez- Fribourg

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Voir et Reconnaître

26 Novembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

 

À l’écoute des lectures de ce jour, il est bien difficile de ne pas se sentir personnellement concerné. Serai-je compté parmi les brebis ou parmi les boucs, à l’heure du jugement ? Chacun se questionne intérieurement. Ce faisant, la culpabilité morbide qui sommeille en nous n’est pas loin. Mais, plutôt que de comptabiliser les œuvres de miséricorde que nous avons accomplies et de juger nous-mêmes de notre salut personnel, il est bon de se rappeler que les Écritures saintes contiennent la parole révélatrice de Dieu. Dieu se révèle, c’est-à-dire qu’il se communique lui-même pour que nous soyons amenés à le reconnaître et à nous voir tels que nous sommes devant lui.

 

Voir et reconnaître ! Qu’ils aient pris soin des plus vulnérables ou qu’ils s’en soient détournés,

les sujets des nations rassemblées n’ont pas vu. Ils n’ont pas vu que Dieu a élu domicile en chacun des plus petits. Ils ne l’ont reconnu ni dans le visage exsangue du malade accompagné, ni dans le migrant secouru ou abandonné sur le bord du chemin. C’est pourtant dans la plus grande de ces fragilités que se révèle la royauté du Christ. Le roi de gloire est aux côtés de l’humanité oubliée, dans les fossés, aux périphéries de nos vies, là où l’amour a le pouvoir de sauver.

 

Si les lectures du jour disent avec force l’urgence des œuvres de miséricorde, elles nous rappellent aussi que Dieu seul accueille en son royaume ceux qu’il a reconnus justes. Renonçant à gagner notre salut, nous apprendrons à voir avec le regard du Christ et à agir en disciples. Alors nous existerons chaque jour, témoins du souffle de la Parole de Dieu, en nous, autour de nous, dans sa création toute entière. Le Royaume est là. Dans le geste de communion. Heureux les pauvres.

 

Extrait du commentaire de Dominique Trébuchet - Prions en Eglise N°371 – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Veilleurs aux lampes allumées

12 Novembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Voici l'époux, sortez à sa rencontre

Surprenante page d’Évangile ! Un marié qui se fait attendre jusque tard dans la nuit ! D’autre part, on ne part pas, en pleine nuit, acheter de l’huile et ce n’est guère « évangélique » de refuser de partager ! Enfin la porte est fermée et ceux qui avaient été invités ne peuvent entrer ! On le voit : l’insistance est ailleurs. Cette parabole placée après l’entrée de Jésus à Jérusalem et avant la passion, nous livre le sens profond de ce qui va arriver : nos épousailles avec Lui, le rendez-vous d’amour de Dieu avec l’humanité. Toutes les images ont une portée symbolique.

 

Les jeunes filles représentent la communauté chrétienne. Les lampes symbolisent l’activité de chacune. Toutes les dix sont actives, et toutes s’endorment. Cela pourrait suggérer que plus aucune n’attend l’Époux. Dans la parabole c’est l’huile qui symbolise cette capacité d’attendre. Certaines ont laissé s’éteindre leur attente, elles n’ont plus d’huile.

L’époux attendu c’est le Christ, le Seigneur ressuscité qui tarde à se manifester, son retard nous redit l’attente de la parousie, de la venue du Seigneur dans la gloire. L’Évangile d’aujourd’hui nous dit : veillez, vous ne savez pas le jour ni l’heure. Nous ne savons pas quand notre monde finira ; nous ne savons pas, chacun, quand notre vie finira. Mais cette invitation à veiller est une affirmation de notre espérance. Le Seigneur viendra et nous serons jugés sur l’amour.

Celsa, laïc engagé, 43 ans au service de l'Eglise

La condition pour entrer, dans le Royaume : être prêt, une lampe à la main, disposer d’une provision d’huile, c’est-à-dire d’une fidélité concrète vécue dans le quotidien, une réserve qui est personnelle, qu’il est impossible d’acquérir ou de partager à la dernière minute. Ce n’est pas par égoïsme que les vierges sages ne partagent pas, c’est que personne ne peut vivre la relation personnelle au Christ pour les autres. L’Époux tarde à venir, ce retard est le temps de l’action, de la fidélité, ce retard soumet mon espérance à l’épreuve de la durée.

 

Chacun de nous est unique, connu et aimé de Dieu, le seul à pouvoir porter cette lumière qui sans cela manquera à tous. La sagesse nous permet de découvrir jour après jour le beau, le bien, le vrai qui sont en chacun et en chacune de nous. Dieu ne vient pas qu’à la fin des temps, il nous cherche inlassablement chaque jour.

Nous sommes dans les dernières semaines de l’année liturgique et tous ces dimanches vont nous parler de la fin des temps. Aujourd’hui la parabole nous demande avec force d’être des veilleurs aux lampes allumées qui veillent dans le service quotidien de leurs frères et dans l’amour vécu au jour le jour.

 

Extrait des fiches dominicales Père Pierre Remise- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Maturité Spirituelle

5 Novembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Voilà une nouvelle parole sans détour de Jésus ! Cette fois-ci le Christ établit une distinction entre enseignement et témoignage. L'idéal c'est évidemment que celui qui enseigne devienne témoin de ce qu'il enseigne en le vivant. Là, Jésus est très clair en manifestant la bonté de l'enseignement qui vient de Moïse. En revanche, il se distancie du comportement de ces enseignants comme les pharisiens de son époque qui sont à l'inverse de ce qu'ils prêchent.

 

Les reproches aux pharisiens sont adressés aux chrétiens, à l’église de Matthieu au moment de l’écriture de l’évangile et à chacun de nous. Certes sont ici en première ligne les prêtres, et les divers ministères dans notre église, mais heureusement  bien des tâches sont partagées, des responsabilités confiées, des services accomplis. Exercer une responsabilité, vivre un service, détenir une autorité, cela génère inévitablement des structures, une organisation… Tout cela est nécessaire dans un groupe humain, mais cela peut toujours dévier en prise de pouvoir, en appropriation d’une tâche…

 

Dans ce contexte, la parole de Jésus vient nous dire en réalité deux choses importantes

-       La première, c'est le deuil qu'il nous invite à faire de la coïncidence entre la parole et les actes de ceux qui sont censés être des maîtres pour nous. C'est d'ailleurs le signe d'une maturité spirituelle que de savoir recueillir en toute personne la part de vérité qu'elle porte en elle et d'en faire profit pour soi, indépendamment de sa capacité à vivre ce qu'elle professe.

Témoignage 60 ans de mariage Micheline et Guy

-       Le deuxième enseignement renvoie à la qualité de notre propre témoignage. Ce qui est bien à rechercher, c'est la cohérence et la coïncidence entre ce que nous disons et ce que nous faisons. Au fond, Jésus abaisse notre seuil de tolérance envers autrui pour augmenter notre désir de correspondre à ce que la parole nous convoque à devenir.

 

La parole qui nous saisit ouvre un chemin en nous. Cela prend parfois du temps

pour qu'elle nous transforme à mesure que nous la professons. Mais ne renonçons pas à la professer, ne renonçons pas à sa vérité sous prétexte qu'elle n'est pas encore vécue par ceux qui en ont la responsabilité première.

 

Vivons donc l'aventure de la parole en nous et laissons-la nous ajuster peu à peu à elle pour ne pas risquer de détourner les autres de la vérité qui nous a été confiée et que nous professons ensemble. Encourageons-nous donc sur le chemin, et recevons ensemble, l'exigence de la Parole, qui est à l'œuvre en nous. 

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

 

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Croiser l’amour de Dieu et du Prochain

29 Octobre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Voilà une nouvelle polémique dans le temple de Jérusalem, où la qualité de Rabbi de Jésus est éprouvée. Jésus est mis sous pression par les pharisiens. Sa réponse du point de vue du droit doit être inattaquable. Elle se fait en deux temps.

La première partie de sa réponse est impeccable de ce point de vue « Aimer Dieu ». Mais il n'en reste pas là. Jésus n'est pas seulement l'interprète de la Loi, il en est en quelque sorte l'âme. Et à ce titre la deuxième partie de sa réponse livre l'esprit qui la sous-tend. Pas d'amour véritable de Dieu sans « amour du prochain ». Aimer notre prochain jaillit comme un appel, une urgence, une nécessité ! Dieu prend visage d’homme. Petit, pauvre, prisonnier, immigré, il vient multicolore à notre rencontre.

 

La verticale et l'horizontale de la croix sont dressées. Jésus vient de dessiner son style de vie. Et plus encore: le style de vie de tout chrétien, placé sous le signe de la croix. Jésus l'a embrassé. Il s'y est identifié pour ne faire qu'un avec elle, et engloutir la mort dans l'amour qui va l'étreindre.

Jésus montre le chemin. Il ne dit pas seulement. Son rapport à la Loi n'est pas extérieur. Il la vit, l'accomplit, lui donne sa vie pour en élargir le sens. La Loi est bien plus nous dit-il. C'est dans le prochain que Dieu veut se faire aimer. Il nous le désigne comme un autre nous-mêmes.

 

Voilà le cercle d'amour dans lequel nous sommes introduits aujourd'hui par ce texte. Cercle vertueux ouvert par la croix. La croix nous met en demeure de ne pas en rester à nous-mêmes. Elle nous met en exode. Elle nous pose sur elle à ciel et à coeur ouverts. Nous sommes cruciformes rappelait Christian de Chergé. Nous sommes appelés comme Jésus à embrasser la croix comme style vie afin de vivre intensément et d'ôter à la mort son pouvoir.

 

Puissions-nous donc aimer tous ceux que nous rencontrons de tout notre être. Dieu n'est pas ailleurs que dans ce don d'amour qui vient de lui. Vivons-en à chaque instant. Faisons eucharistie.

 

Equipe Evangile@Peinture-Peinture Bernadette Lopez-Fribourg

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Monnaie rendue

22 Octobre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Au contraire de ses interlocuteurs du jour, Jésus ne fait pas de détours. La réponse en deux temps est claire et nette. Elle fustige d'abord la démarche fourbe de ces hommes qui s'approchent de lui. En cela, ils avaient totalement raison de dire que Jésus ne fait pas des réponses pour plaire à ses interlocuteurs. Ils attendaient de la vérité et ils sont servis ! Jésus leur rend la monnaie de leur pièce et les met en miroir face à eux-mêmes. Premier réglage dans la relation. Il aurait pu s'en arrêter là considérant que la question posée n'étant pas une vraie question mais un piège désamorcé en démasquant ses interlocuteurs il pouvait donc être libre de ne pas répondre.

 

Mais devant ce groupe, Jésus choisit de rendre témoignage à la vérité, pas aux hommes. Jésus l'homme libre ne peut pas être ou agir autrement. Conduit par l'Esprit, il ne peut que rendre témoignage à chaque instant à la vérité qui l'habite. C'est le discernement spirituel qui ajuste à chaque instant, paroles, actes et silence. Ils ont donc reçu sans le vouloir une clé pour leur vie et une réponse pour les autorités fourbes qui les avaient envoyés. La clé c'est la vérité face à autrui. La réponse devient du coup appel, chemin ouvert à la conversion. La vérité a fait son travail: être livré.

 

Jésus ira jusqu'au bout de cette logique d'être livré. Il y laissera sa vie, librement,

rendant Dieu son Père le témoignage de sa fidélité à sa volonté que nous ayons sa vie en nous.

Entrons donc dans cette liberté intérieure de Jésus, dans son orientation profonde vers le Père, et rendons à Dieu ce qui lui appartient. Aujourd'hui en cette journée mondiale des missions, c’est l'heure de nous tourner ensemble vers le Seigneur. Allons ! Osons la mission : Pour cela, il nous faut poser des choix, engager nos vies et laisser l’Esprit agir en nous. A César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Fruits convoités

8 Octobre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Voilà une parabole qui frappe fort ! Ceux à qui elle s'adresse n'ont pas grand effort à faire pour une transposition accusatrice. L'enjeu de la discussion est bien la vigne et sa fructification. Autrement dit, ce qui est en jeu, c'est le Royaume de Dieu dont la responsabilité première a été confiée à ceux qui les premiers ont marché avec Dieu. Les Patriarches et la longue histoire de foi d'Israël sont ce patrimoine spirituel vivant qui s'est transmis de génération en génération.

 

C'est précisément cet héritage qui aurait dû permettre aux autorités de son temps de reconnaître en Jésus le Messie tant attendu, comme les Mages l'ont discerné. Au lieu de cela, Jésus sait qu'il va périr par leurs mains. Mais l'œuvre de Dieu n'en est pas pour autant stoppée. Le Royaume est à ceux qui l'attendent. L'histoire continue avec d'autres. Avec nous aujourd'hui. Car, c’est nous qui sommes aujourd’hui les interlocuteurs de Jésus. Il s’agit donc de prendre pour nous les avertissements, les appels qu’il lance.

 

L'appel à la fructification qui résonne depuis les premières pages de la Bible nous parvient avec le poids de l'histoire. Celle qui nous précède et celle qui est en train de s'écrire par nos vies. Le Royaume est en marche. Il passe par le cœur de chacun appelé à la foi et à l'obéissance: à l'amour qui réclame notre vie pour se dire. Toute notre liturgie est une fenêtre sur cette histoire vivante, sur notre fidélité au Maître de la vigne qui nous a confié sa vigne, le monde et son fruit de vie. Nous sommes en mission, quand nous lui offrons « les fruits et le travail des hommes ».

 

Ne confisquons pas le Royaume. Il est pour tous. Ne laissons pas l'Evangile s'arrêter à nos étroitesses, nos impasses, nos essais de le proportionner à nous. Il est une marche sans repos tant que l'amour ne sera pas l'épicentre de notre vie et de nos communautés chargées d'en rayonner. Ne tuons pas l'Evangile et son feu. Il est à portée de cœur: sachons demander au Seigneur, comme dans le psaume, « que son visage s’éclaire, et nous serons sauvés ! »

 

Equipe Evangile@Peinture – Peintures Bernadette Lopez - Fribourg et Jean-Marc Onkelinx

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