Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
François-Dominique Roger

meditation

Cohérence filiale

1 Octobre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Jésus nous situe ici devant ce qui fait son ADN: l'obéissance filiale. Soyons clairs, nous n'aimons pas beaucoup ce mot que nous sentons épidermiquement contraire à notre liberté. Et aujourd'hui, plus que jamais, on s'y accroche comme ce qui semble garantir le bonheur contre toute agression venant d'autrui. Disons que c'est une "version courte" de la liberté. Jésus nous place ici devant les deux moments de tout engagement libre. Ce qui est premier, c'est l'acte de l'intelligence saisie par le bien. Elle fait voir ce qui serait dans l'ordre du bien à vivre. Le second moment, c'est celui de la volonté qui choisit ce bien et le réalise.

 

Que nous dit donc cette parabole ? Qu'il y a une cohérence à retrouver entre notre identité de fils/fille de Dieu et notre agir.

La filiation implique une communion de volontés. C'est ce que Jésus est venu révéler par toute sa vie qui n'est que l'expression de la volonté du Père. Regarder Jésus, c'est apprendre à être enfant du Père. C'est regarder ce qui en nous rechigne à se mettre au service de ce désir du Père sur nous. Cette obéissance-là est orientée par et pour la vie, dans cette écoute profonde de ce que son auteur souffle à chaque instant pour la soutenir.

 

Laissons-nous donc "scanner" par la Parole qui viendra toujours révéler en nous les adhésions profondes comme les désertions manifestes de notre identité filiale. Faisons grandir notre liberté et notre prière en nous tournant vers sa source: Notre Père qui es aux cieux...

 

Equipe Evangile@Peinture – Peintures Bernadette Lopez - Fribourg

Lire la suite

Salaire unique

24 Septembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Ce maître de domaine a de quoi surprendre, il faut le reconnaître. On ne peut pas dire qu'il soit dans le calcul. Et c'est peut-être cela qui dérange dès l'instant où l'on parle salaire. Un salaire est toujours en rapport avec une tâche ou une responsabilité plus ou moins valorisé. Ici, le salaire dont on parle n'est pas la rémunération d'un travail mais le bon vouloir du maître du domaine qui appelle et donne à tous la même chose: le débordement de son cœur bon et généreux.

 

Le salaire parle ainsi moins du travail réalisé que de la joie de ce maître que tous soient au travail et que personne ne reste au bord du chemin. La récrimination des premiers devant cette libéralité est au contraire symptomatique d'un cœur en calcul.  Insupportable de penser qu'un autre pourrait recevoir autant que soi pour moins de travail... et pourtant

Le Royaume n’est pas régi par un code de travail mais par un code d’amour et n’a rien d'autre à offrir que la vie éternelle, salaire offert à tous ceux qui, sur le chemin de leur vie, croisent son appel. Pas d'autre récompense que l'amour. Et sur l'échelle de l'amour, ce n'est pas le mérite qui vient régler l'intensité de ce qui est reçu. C'est la gratuité qui commande l'amour, la joie de l'offrir.

 

L'accueillir c'est libérer le cœur du mode calcul dans lequel il est si souvent enfermé. C'est entrer dans la joie que tous puissent y accéder un jour, une heure ou bien tout une vie. Comment ne pas vouloir pour les autres ce merveilleux don ?

 

Puissions-nous donc entrer dans cette grâce offerte d'une vie éclairée par la bonté de Dieu. Réjouissons-nous: il nous appelle à partager sa vie et à nous réjouir avec lui que tous puissent y participer. Acceptons que dans le Royaume le salaire soit le même pour tous puisqu’il s’agit de Jésus lui-même, mais se révélant à chacun dans sa différence..

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

Lire la suite

¨Pardon illimité

17 Septembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Nous observons Pierre dans un nouvel exercice: celui de la question. Avec sa question, on sent le côté bon élève de Pierre. Pardonner sept fois, c'est déjà bien au-delà de ce qu'une patience éprouvée peut offrir. Autant dire qu'il ne s'attendait certainement pas à la réponse donnée par Jésus. La mesure du pardon envers le frère n'est pas le nombre ou la profondeur de ses offenses. Elle est directement reliée à notre histoire personnelle, à la reconnaissance intime que nous avons d'être au bénéfice d'un pardon sans limite.

 

Notre mémoire de la miséricorde de Dieu pour nos propres fautes devient l'espace où nous pouvons puiser le pardon sans limite dont parle Jésus. il faut prendre conscience que le pardon n’est pas seulement un acte que nous sommes appelés à faire un nombre infini de fois, mais que c’est une façon d’être qui doit influencer toute notre vie quotidienne pendant toute notre existence. L'enjeu est donc de ne pas se couper de notre propre histoire, sous peine de nous couper de la grâce reçue et de son action permanente en nous.

 

L'eucharistie nous aide à faire mémoire. Elle forme en nous cette disposition

permanente à faire grâce, car nous nous souvenons personnellement et communautairement de celle dont nous vivons. Pécheurs pardonnés, corps et sang, nous sommes chargés de ce grand amour pour le faire suivre plus loin, pour délivrer le monde de son engrenage et lui opposer les entrailles toutes-puissantes du Père qui nous a engendrés et libérés de nous-mêmes.

 

Cette expérience porte un nom: c'est le salut. Et il est pour tous ceux qui restent aujourd'hui encore aux prises avec le mal. Le pardon est l'arme de construction massive du Royaume. Pardonner ce n’est pas ignorer mais transformer : Dieu doit entrer dans ce monde et opposer à l’océan de l’injustice un plus grand océan du bien et de l’amour Libérons la vie !

 

Equipe Evangile@Peinture  -Peinture Bernadette Lopez – Fribourg

Lire la suite

Pardonner

10 Septembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Nous savons aujourd’hui que pour pouvoir pardonner, il faut passer par l’expérience libératrice de nous comprendre et de pardonner à nous-mêmes. Souvent nos erreurs, ou le regard critique de ceux que nous aimons, nous ont conduits à perdre l’amour de nous-mêmes. Cela fait que nous finissons par nous méfier des autres, fuyant l’affection, nous remplissant de peur dans les relations interpersonnelles. Alors, pouvoir accuser les autres devient un faux soulagement.

 

Il faut prier avec sa propre histoire, s’accepter soi-même, savoir cohabiter avec ses propres limites, y compris se pardonner, pouvoir avoir cette même attitude envers les autres.

 

Mais cela suppose l’expérience d’être pardonné par Dieu, justifié gratuitement et non par nos mérites. Nous avons été touchés par un amour précédant toute œuvre de notre part, qui donne toujours une nouvelle chance, qui promeut et stimule. Si nous acceptons que l’amour de Dieu est inconditionnel, que la tendresse du Père n’est ni à acheter ni à payer, alors nous pourrons aimer par-dessus tout, pardonner aux autres, même quand ils ont été injustes envers nous.

 

L'expérience du péché ne doit pas nous écraser. Au contraire elle doit nous réveiller et nous mobiliser pour sans cesse réaffirmer notre désir de communion entre tous. Le péché est un appel à redoubler de soin envers la grâce de la relation et de la communion fraternelle. Prenons donc la ferme résolution de la communion reçue corps et sang.

 

Pape François – septembre 2017- Magnificat N° 298 - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Lire la suite

Paradoxe Evangélique

3 Septembre 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Nous assistons à un moment charnière pour Jésus et le groupe des disciples. La confession de foi de Pierre sous l'inspiration de l'Esprit a montré à Jésus qu'il était temps de préparer chacun à ce qui allait lui arriver. L'issue, le Fils de Dieu en croix, est en effet peu imaginable. Et pourtant c'est à cela que Jésus les ouvre, ainsi qu'aux conséquences que cela comporte déjà pour eux ses disciples. C'est donc un moment décisif dans la vie du groupe, pour Jésus et chacun de ses disciples. A commencer par Pierre qui est directement situé au cœur du combat spirituel à mener. La chair et le sang sont en effet vulnérables face au Satan, l'adversaire de Jésus mis en déroute au désert. L'heure du combat a donc de nouveau sonné pour Jésus et ceux qui le suivent.

 

Pour Jésus, la route est tracée. Partir, souffrir, être tué et ressusciter. Comment y voir le devenir divin et comprendre la volonté de Jésus de s'y soumettre ? Cela dépasse ce que la chair et le sang peuvent entendre. Il faut l'Esprit. Il faut aussi l'Esprit pour entrer dans le paradoxe évangélique. Perdre pour gagner n'a rien de naturel. Renoncer à sa vie n'est pas dans l'ordre des choses. Sauf si quelque chose de plus grand se profile. C'est là que la profondeur de vue du disciple se discerne. La vie avec Dieu ce n'est pas demain, c'est ici et maintenant. Le devenir du disciple est tout entier suspendu à Jésus. Rester accroché à sa suite, c'est la vie gagnée à ne pas le perdre, au contraire d'une vie perdue à la conserver. C'est la vie qui débouche comme la sienne sur la communion sans fin en Dieu.

 

Cette communion est le fruit immédiat du discernement et du combat spirituel de chaque instant. Entrons donc librement dans le discernement permanent qu'opère en chacun de nous le Verbe présent dans sa Parole et dans le Pain offerts à notre vie désireuse de sa paix et de sa joie pour tous. Laissons l'Esprit nous garder dans sa suite.  

 

Equipe Evangile@Peinture-Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

Lire la suite

Mission Relationnelle

27 Août 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

"Que dit-on" ? Et "pour vous"... Voilà Jésus en pleine enquête d'opinion auprès de ses disciples. Il commence par sonder ce que ses disciples ont entendu: l'opinion ambiante. Ce que les gens semblent voir en Jésus c'est un grand prophète, puissant. En poussant plus loin sa question, Jésus accule ses disciples. Depuis leur proximité avec Jésus, une autre réponse devrait surgir. C'est Pierre qui a cette audace. " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ". Une parole qui lui est venue d'en haut témoigne Jésus. Celui qui se faisait témoin de Jésus, devient celui en faveur de qui Jésus témoigne.

L'identité de Jésus n'est pas le fruit de l'imagination ou du raisonnement. C'est l'évidence qui s'offre au cœur croyant: révélation d'en haut qui se transforme en une mission. Reconnaissance mutuelle qui ouvre l'horizon d'une construction commune. Mission relationnelle trouvant son point d'appui dans la foi de Pierre ouverte sur l'identité divine de Jésus. C'est le point de départ de l'Eglise. La foi de l'un devient la force de l'autre. L'action de Pierre devient la mission de toute l'Eglise. Il y a un avant et un après cet épisode.

Cette révélation fondatrice, ce don premier saisi de l'intérieur par la foi de Pierre, nous rejoint aujourd'hui. Notre foi fait écho à la sienne. Notre relation au Christ, le Fils du Dieu vivant, participe de cette construction inaugurée ce jour-là. L'Eglise que nous formons ensemble continue de se reconnaître dans cette affirmation reçue d'en haut qui a offert à Pierre une identité renouvelée et surtout une mission que nous portons collectivement. Nous voilà solidaires avec Pierre de ce ministère du lien entre ciel et terre.

Puissions-nous donc en ce dimanche nous rendre toujours plus présents au Christ qui nous engendre ensemble à cette mission.

 

Lire la suite

Répartie Croyante

20 Août 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Voilà une rencontre pleine de surprises! La première d'entre elles, c'est le silence de Jésus face à cette femme. Pas très compréhensible... Cependant, cela a pour effet de révéler l'agacement des disciples qui le pressent de s'en débarrasser. Mais Jésus, lui, s'en tient à ce qu'il est venu faire au milieu de son peuple: son œuvre de salut est pour lui.

Le silence de Jésus n'impressionne pas cette femme qui sait qu'il peut sauver sa fille. Ses cris et son désespoir se font alors adoration : elle résiste, elle prie, elle insiste…  Jésus sort enfin de son silence. Mais au lieu de lui offrir une parole de réconfort, il la renvoie à ce qu'elle sollicite et qu'il est venu offrir à d'autres.

 

L'attitude confrontant de Jésus ne la démonte pas, au contraire. Elle reconnaît le privilège unique de pouvoir bénéficier du salut que d'autres ont tant de mal à accepter pour eux-mêmes. De son côté, Jésus n'était pas là pour elle, mais il va reconnaître en elle cette foi qui manque tant à ceux à qui il a été envoyé : « Femme, grande est ta foi, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! »

 

Paradoxe de la mission d'Evangile dont les bénéficiaires sont en définitive ceux qui s'en font les destinataires. Les comptés pour rien sont en général ceux qui sont les premiers à voir en Jésus le pain tombé de la table des maîtres et des bien-pensants. L'Evangile se donne aux criants et aux priants, aux souffrants et aux adorateurs. Ce sont ses premiers ayants droit parce qu'ils attendent tout du maître de la vie. Les bien-portants et les repus n'ont besoin de rien.

 

Puissions-nous donc, en Eglise, porter en nous, en priant, la parole des criants et des souffrants, pour ne former qu'un seul corps: celui des croyants et des rétablis au maître de la vie.

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Lire la suite

Dans les filets du Royaume

30 Juillet 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Jésus multiplie les images pour expliquer ce qu'est le Royaume, et pourtant, il reste toujours aussi mystérieux. C'est peut-être parce que le Royaume n'est pas une réalité matérielle, mais une expérience. Jésus nous dit que c'est d'abord une découverte bouleversante. Et quand elle survient, plus rien d'autre n'a d'importance. A tel point qu'une crainte surgit rapidement qu'on nous la ravisse. Mais la crainte n'est pas l'expression du Royaume. L'indice réel du Royaume, c'est la joie. Celle qui remplit le cœur parce qu'il y a reconnu ce dont il est fait.

 

Ensuite, le Royaume peut être une découverte fortuite ou le fruit d'une recherche assidue. Peu importe. Quand on l'a trouvé, rien ne compte davantage. Il prend toute la place. Plus rien d'autre ne peut surpasser cette rencontre. C'est une certitude parfaite.

 

Le Royaume c'est aussi l'expérience d'être trouvé, ramassé, trié, éprouvé dans sa bonté. C'est l'expérience d'une correspondance profonde, la rencontre d'un désir connu ou inconnu avec une réalité qui dépasse toute matérialité, qui embrasse et bouleverse celui qui la rencontre. C'est d'amour dont il s'agit.

 

Remontons donc le fil de notre joie. Nous trouverons les traces du Royaume semé en nous pour ne plus le lâcher. Alors notre vie s'alimentera à cette source souterraine qui ne nous fera jamais défaut. Le Royaume est là, à portée de joie. Jésus nous l'a partagé, corps et sang, et s'offre à nous constamment, parole et pain pour la route.

 

Laissons-nous rejoindre sur notre route tels les pèlerins d'Emmaüs pour retrouver dans notre vie ce trésor de la foi et la joie du Royaume: "Notre coeur n'était-il pas tout brûlant?"

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

Lire la suite

La patience du moisonneur

23 Juillet 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Étonnante parabole qui nous entraîne dans les campagnes et les champs. Jésus compare le Royaume des cieux à un homme qui, après avoir ensemencé sa terre avec du bon grain, est dans l’attente de la moisson. Mais au milieu des blés pousse l’ivraie, non désirée et non attendue. Mauvaise nouvelle portée par le vent au milieu du bon grain. Combat entre la bonne et la mauvaise graine. Au milieu des blés, l’ivraie dérange.

 

Que faire désormais ? Au temps de Jésus, les paysans étaient habitués à trouver l’ivraie au milieu des blés et à la voir se développer en même temps que la bonne semence. Ils n’avaient pas d’autre solution que la patience. Ils attendaient le temps de la moisson pour séparer les épis de blés des herbes inutiles.

 

Les disciples de Jésus sont souvent étonnés de voir combien le Mal résiste à la parole de Jésus. Sans doute étaient-ils tentés par la même impatience que celle qui nous habite aujourd’hui quand nous voulons qu’advienne le règne de Dieu.

 

Avec cette parabole, Jésus nous invite à la patience. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes et rien ne sert de précipiter la moisson. Chaque chose se fera en son temps. L’ivraie est semée au cœur du monde comme sans doute aussi dans notre propre cœur.

 

Si cette parabole nous invite à en prendre conscience, elle nous rappelle aussi la tendresse et la patience du moissonneur. Dieu prend son temps pour que nous ayons à notre tour le temps de faire le tri en nos cœurs. Bon grain et ivraie ne font pas bon ménage en nos vies.

 

Quand l’heure est à la moisson, il nous faut séparer, trier, mettre de l’ordre dans nos vies et dans nos cœurs. Puissions-nous donc recevoir, corps et sang, la résistance et la force pour cette croissance du Royaume.

 

Prions en Eglise juillet 2017 -Père Benoît Gschwind, assomptionniste – Peinture Bernadette Lopez – Fribourg

Lire la suite

La Parole de vie

16 Juillet 2017 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

La parole de Dieu est unique. Elle dit ce qu’elle fait et elle fait ce qu’elle dit dans nos vies ; comme lorsque nous disons « merci » ou « pardon ». Au moment même où nous prononçons ces mots, nous avons remercié et demandé pardon. Durant cet été, allons à l’essentiel. La parole du Seigneur agit dans nos vies. Prenons le temps de la voir à l’œuvre et d’en contempler les fruits. « La parole qui sort de ma bouche ne me reviendra pas sans avoir accompli  sa mission ». (Isaë 55, 10-11).

Le Christ nous ouvre à ce mystère du « Verbe fait chair ». En lui, tout est dit de l’humilité d’un Dieu qui a décidé de parler au cœur de l’homme et de le rejoindre sur ses propres chemins. Pour saint Paul, la parole de Dieu transforme au point de faire naître une création nouvelle. «  la création tout entière gémit ». À nous de vivre à la hauteur d’un Dieu qui nous enfante à chaque instant. « nous aussi en nous-même nous gémissons ».

 

Il nous est parfois difficile d’écarter « les soucis du monde et les séductions de la richesse ». Mais si nous ne prenons pas de la distance avec l’agitation habituelle de nos vies, nous risquons de passer à côté de ce qui nous est promis. La parole de Dieu est une promesse : celle d’un avenir glorieux déposée au sol de nos vies. « nous attendons la rédemption de notre corps ».  Il nous revient de l’accueillir, d’en prendre soin et d’en porter les fruits. Tant de voix discordantes peuvent recouvrir la Parole authentique et nous détourner de l’essentiel. Dieu est la vraie lumière sur nos chemins.

 

Durant l’été, ne craignons pas de nous exposer à la clarté de l’Esprit Saint. Libérés par le Christ, nous sommes désormais libres de marcher avec lui vers sa gloire. Sa parole n’a pas fini de porter son fruit. « Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! » (Mt 13, 16).

 

Extrait de prions en Eglise – Père Vincent Leclercq – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Lire la suite