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Méditation 24e dimanche du Temps Ordinaire
« L’amour miséricordieux du Père »
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Les textes de la liturgie de ce dimanche nous invitent à méditer sur l’amour miséricordieux de notre Dieu. La première lecture, tirée du livre de l’Exode, nous raconte comment après que le peuple hébreu avait gravement péché en se fabriquant et en adorant un dieu matériel, le veau d’or, Dieu annonça à Moïse un châtiment contre ce peuple. Mais Moïse intercéda pour le peuple auprès de Dieu, et grâce à sa prière pressante, le Seigneur renonça à sa colère et pardonna aux fils d’Israël leur idolâtrie.
Dans la deuxième lecture, Saint Paul nous parle de sa propre expérience de la miséricorde divine. Le Seigneur lui a pardonné sa vie de blasphémateur et persécuteur des chrétiens, et a fait de lui son grand apôtre. Et la grande humilité avec laquelle Paul exprime son expérience nous interpelle. Il dit en effet : « le Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur. Mais si le Christ m’a pardonné, c’est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devrais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle ». Ne sommes-nous pas, nous, souvent tentés plutôt de nous croire justes et sans péché, et de ne voir les péchés que chez les autres ?
Saint Luc dans l’évangile, nous rapporte les trois paraboles à travers lesquelles Jésus enseigne de manière claire cette miséricorde du Père envers les pécheurs.
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Deux attitudes fondamentales caractérisent ces paraboles : la recherche de ce qui est perdu et l’invitation à la joie. En effet, dans la première parabole, le berger abandonne ses 99 brebis pour aller chercher une seule qui est perdue ; tandis que dans la deuxième, la femme dépense tant d’énergies pour chercher avec soin une de ses dix pièces d’argent ; et dans la troisième, le père était là à guetter le retour de son fils cadet. Celui-ci avait pourtant pris son autonomie et était parti dépenser la part d’héritage qu’il avait forcé son père à lui donner. D’autre part, dans ces paraboles, la découverte de la brebis et la pièce perdues comme les retrouvailles avec l’enfant prodigue sont vécues comme motif de joie que les infortunés désirent partager avec leur entourage : « réjouissez-vous avec moi... » Les murmures des pharisiens et scribes montrent donc qu’ils ne comprennent pas encore la logique de Dieu, qui se réjouit de la conversion des pécheurs et invite à partager sa joie.
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Frères et sœurs, comme les fils d’Israël dans le désert, ou comme le fils prodigue de l’évangile de ce jour, nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous péchons contre notre Dieu par diverses formes d’idolâtrie : l’argent, le pouvoir, le succès personnel, l’indifférence envers les autres, etc. Mais notre Dieu reste toujours fidèle, lent à la colère et plein d’amour. Il nous guette, espérant toujours notre conversion, notre retour vers lui. Et, il ne se lassera jamais de nous pardonner. Demandons-lui aujourd’hui d’ouvrir notre cœur et notre esprit à sa miséricorde infinie et de nous aider à devenir nous-mêmes un peu plus miséricordieux les uns envers les autres.
Equipe Evangile@Peinture - Le père jésuite Flavien Zolabi – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 21e dimanche du Temps Ordinaire année C
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« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite… »
Aujourd’hui l’Eglise nous rappelle trois choses à travers les passages de l’Evangile.
D’abord, le Ciel existe. C’est le banquet du Royaume des Cieux, la manière dont Jésus décrit le salut, la vie éternelle.
Ensuite, l’enfer existe. C’est tout ce qui est « dehors », là où il y a « des pleurs et des grincements de dents ». Ce sont des images qui expriment la frustration désespérée éprouvée par celui qui s’est coupé pour toujours de l’amitié avec Dieu.
Enfin, pour avoir accès au ciel, nous devons sans cesse faire des efforts. Il ne suffit pas d’avoir une connaissance superficielle du Christ, comme les gens qui disaient : « Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. »
Nous devons plutôt cultiver une relation d’amitié vivante, durable, de plus en plus étroite, avec le Christ. C’est dans ce but que nous sommes créés, et c’est ce qui nous conduira à la vraie vie.
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L’amitié implique toujours un effort, un sacrifice de soi, un investissement de temps et d’énergie. Cela vaut aussi pour notre amitié avec Jésus. Notre salut est conditionné par la manière dont nous le suivons, par les efforts que nous faisons pour mieux le connaître et pour vivre selon ses enseignements. C’est ce que Jésus veut dire par « la porte étroite » qui conduit au salut. Pour passer par la porte étroite, il faut laisser derrière soi tout bagage superflu. Il faut vraiment le vouloir.
On peut être étiqueté comme chrétien selon les apparences, sans vraiment faire des efforts pour vivre comme un chrétien de tout son cœur. Il est possible de venir à la Messe, d’être engagé dans des activités paroissiales, sans pour autant se laisser vraiment transformer de l’intérieur par une relation personnelle avec le Christ. Jésus sait que le fait d’éprouver des sentiments ne suffit pas. Nous devons permettre à sa grâce de transformer notre vie.
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite… »
Et il enchaîne avec la parabole qui renforce encore l’accent mis sur la responsabilité personnelle de chacun en montrant qu’au Jour du Jugement, il y aura beaucoup de surprises : « Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
Ce que Jésus veut nous faire comprendre est clair. Il veut que nous prenions l’aventure de notre vie au sérieux, que nous fassions des choix responsables. Il veut nous conduire tous au Ciel, mais il ne peut le faire que si nous prenons la décision de le suivre.
Nous ne pouvons pas considérer notre amitié avec Jésus comme un acquis. Nous devons consciemment et continuellement nous efforcer d’entrer par la porte étroite. Voilà ce que le Seigneur nous dit aujourd’hui.
Equipe Evangile@Peinture – Texte Predicatho – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 20e dimanche du Temps Ordinaire
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Je suis venu apporter un feu sur la terre
Ces paroles de Jésus peuvent nous révolter. Comment celui qui a prêché un évangile de douceur et de pardon nous déclare aujourd’hui qu’il n’est pas venu mettre la paix dans le monde, mais la division. Et quelle division ! Entre ce qu’il y a de plus naturellement uni : les membres d’une famille. Pourrais-je accepter et prêcher un message de division et de rupture, dans ce monde qui n’est lui-même que division, violence, haine et mépris de l’autre ?
Pour comprendre, voyons les 2 parties du texte.
1ère partie : Jésus sait qu’il va faire le plongeon dans la mort. Il sait que c’est nécessaire pour « allumer le feu sur la terre ».
2ème partie : Cela va provoquer des ruptures, des divisions salutaires au plus profond de notre humanité.
Jésus sait où il va vers la mort car c’est de cette manière que lui, le « prince de la paix », va dénoncer la violence qui règne en maître sur la terre : en étant victime de cette violence aveugle et en se faisant solidaire de toutes les victimes de violences. Jésus affiche sur la croix le mal de notre monde, dont il est la victime innocente.
Voilà en quoi consiste son « baptême », ce plongeon dans la mort. Mais quand on plonge, ce n’est pas pour rester au fond de l’eau, c’est pour en re-surgir, ressusciter. Si la venue de Jésus provoque la violence, ce n’est pas lui qui la crée. Cette violence est déjà là, mais masquée.
Jésus, par le don de sa vie, fait apparaître au grand jour toutes les divisions. Sa présence déstabilise une construction qui avait l’air solide. Cette construction, c’est notre tour de Babel, la cité de notre prétention cruelle, égoïste. Alors les alliances les plus étroites se fissurent, même les alliances familiales. La violence cachée devient évidente, et les violents rejettent leur violence sur leur victime.
Il y a, en nous, quelque chose qui refuse l’amour, la foi en l’amour
Evangile@Peinture – Père Vincent Ravince – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 17e dimanche du Temps Ordinaire
Evangile selon saint Luc (11, 1-13)
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Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.» Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
TRANSMISSION ESSENTIELLE
Voilà une belle page d’Évangile qui nous montre Jésus dans le rôle du grand frère…
C’est un moment fort car il est en route pour Jérusalem. Cela signifie que désormais le temps lui est compté, et que la transmission de relais est en train de se faire. C’est le corollaire de l’envoi en mission qu’il vient de faire vivre à ses disciples. On part toujours de quelque part. Jésus dévoile l’ancrage essentiel qui l’oriente, le nourrit et lui permet de tenir en toutes situations: sa relation à son Père. La question du disciple nous vaut ce magnifique transfert de filiation. Son Père devient le nôtre. Sa source devient la nôtre. Plus qu’un maître qui partage ses connaissances, il en donne l’ultime clé. Il se dépossède de son intimité de fils unique pour incorporer à sa relation avec son Père ceux qui sont devenus ses frères de marche.
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Cette prière est la clé de compréhension de la vie sur la terre comme au ciel. Elle dresse un arc-en-ciel entre Dieu et les hommes et entre les hommes eux-mêmes. Elle n’est pas un secret mais une porte ouverte vers la bonté éternelle de Dieu qui nous a valu un tel grand frère pour nous révéler qui nous sommes: enfants de Dieu, frères devant lui, témoins chargés de son rayonnement d’amour, suspendus à sa bonté, diffuseur de sa miséricorde. La vie à l’aune du ciel nous attend sur la terre. Les priants sont là pour déverrouiller le ciel pour les autres, leur donner envie de la plénitude dont ils vivent déjà. Encore faut-il être des vivants, des priants, des pratiquants de l’enfance divine et de la fraternité originelle insinuée par Jésus.
La source vive du maître est transférée aux disciples pour qu’ils ouvrent le ciel à tous. Nous voici donc chargés de mission et à notre tour en transition de ce monde vers celui du Père qui gagne peu à peu les cœurs aimants.
Le cœur du Père est désormais immédiatement accessible. Il n’est plus le privilège du Fils. Il est le fil qui relie tout un chacun, et qui nous oblige en tant que fils adoptifs et en tant que frères. La vie du Père qui coule en nous avec les mots de la prière devient notre charte, notre feuille de route. Le temps n’importe plus. Il est toujours l’heure de la bonté et de la miséricorde. L’éternité et la plénitude n’ont pas d’horaires. C’est ouvert. Tout jour.
Equipe Evangile&Peinture – Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation solennité de la Fête-Dieu
Jésus est là pour nous sauver
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Saint Luc nous dresse un tableau très réaliste de Jésus qui marche sur les routes poussiéreuses de son pays, pour parler « du règne de Dieu à la foule », guérissant « ceux qui en avaient besoin », s’assurant même qu’ils avaient suffisamment à manger. Ce tableau nous montre combien Jésus désire être près de chacun de nous. Voilà le message central de la Solennité de la Fête-Dieu que nous célébrons aujourd’hui.
Dans son pays, et à son époque, Jésus a passé tout son temps à faire des choses pour les autres. Toute sa vie était pour les autres, pour nous. Il est venu pour nous, pour être notre Sauveur et l’Ami qui ne nous laisse jamais tomber. Et il a voulu s’assurer que nous ne l’oublierons jamais. Il a trouvé un moyen pour rester avec nous, même après sa mort, sa résurrection et son ascension. Il est resté avec nous, pas seulement dans les Saintes Ecritures, pas seulement dans l’Eglise, et par l’exemple des saints, mais aussi sous les humbles et silencieuses apparences du pain et du vin.
C’est grâce à l’Eucharistie que Jésus est aussi proche de nous qu’il l’a été pour les gens qui ont marché avec lui sur les routes poussiéreuses de son pays. Ou plutôt, il est encore plus proche de nous. Car dans le passage de l’Evangile que nous venons d’entendre, les gens ont reçu du pain de ses mains, mais nous, nous recevons le Seigneur lui-même dans la Sainte Communion.
Qu’est-ce que Jésus aurait pu faire de plus pour nous montrer avec quel amour passionné il veut être proche de nous, pour nous guider, nous fortifier ? Depuis le jour où il a multiplié les pains pour la foule affamée, Jésus n’a pas changé. Il n’est pas devenu, d’un jour à l’autre, égoïste, dur et impitoyable. Il est toujours aussi bon et généreux maintenant qu’alors.
« Dans le Sacrement de l'autel, le Seigneur vient à la rencontre de l'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, se faisant son compagnon de route. En effet, dans ce Sacrement, le Seigneur se fait nourriture pour l'homme assoiffé de vérité et de liberté. Puisque seule la vérité peut nous rendre vraiment libres, le Christ se fait pour nous nourriture de Vérité. »
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La présence réelle de l’Eucharistie est la manière pour Jésus de rester proche de ceux qui, comme nous, croient en lui. Mais comment reste-t-il proche de ceux qui ne croient pas en lui ? Comment fait-il connaître sa présence aux gens autour de nous qui cherchent le bonheur là où il ne se trouve pas ? Il le fait par nous. Par l’Eucharistie, Jésus vient habiter en nous, et ensuite, c’est à nous de le porter aux autres, par notre exemple, nos paroles, nos actions. L’Eucharistie est cette nourriture extraordinaire qui rend cela possible. La nourriture ordinaire est absorbée par nous et est transformée en notre corps. Mais quand nous recevons l’Eucharistie, c’est Jésus qui nous absorbe et nous transforme en lui-même, pour faire de nous des membres vivants de son corps.
Nous sommes donc des collaborateurs de Dieu. Dieu nous a faits pour que nous mettions nos talents à sa disposition, pour construire son Royaume. Et c’est alors, si nous prenons cette mission au sérieux, que nous trouvons le sens, la fécondité de notre vie.
Aujourd’hui, Jésus vient de nouveau vers nous dans la Sainte Communion. Remercions-le pour ce grand cadeau de sa Présence, et promettons-lui d’en faire un meilleur usage. Renouvelons notre engagement à être de fidèles collaborateurs de Dieu, grâce à la présence de Jésus.
Equipe Evangile@Peinture - Peinture Bernadette Lopez
Méditation La Sainte Trinité
Évangile selon saint Jean (16, 12-15)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
COMMUNICATION INTÉGRALE
Jésus était un grand communicant. Au moment de s’en aller, et de laisser ses disciples orphelins de sa présence, il annonce le don de l’Esprit de vérité. La communication de groupe va passer à une communication en groupe. Jésus va confier ses paroles à ce groupe qui l’a suivi et, à sa suite, ce sera désormais à eux de porter au monde les paroles de vie éternelle. Mais ils le découvriront après tous les événements, après le deuil, après les apparitions du Maître.
Sa vie surpuissante n’a pas été terrassée par la croix. Elle est devenue signe de ralliement, signe de victoire, tremplin pour la communication tous azimuts de la nouvelle stupéfiante de la vie plus forte que la mort. Le petit groupe des disciples, témoin de cette histoire, devient l’héritier de ces paroles de feu et de l’esprit d’amour qui a animé Jésus durant toute sa vie d’homme. Il leur a en fait tout dit avec cette annonce de l’envoi de l’Esprit.
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Mais ses disciples ne pouvaient pas tout saisir sur le moment. Seuls les événements tragiques devaient les faire entrer dans une nouvelle perspective. Tout en nous se refuse à affronter le tragique. Tout un pan du réel et de la grâce pourtant s’y révèlent et s’y déploient. Jésus connaît bien les siens et il ne va pas les lâcher. À ce moment-là, lui seul les sait capables de ce qu’ils feront quand ce sera leur heure. Enfants du Père, ils le seront vraiment, chacun et une multitude après eux, sous l’impulsion de l’Esprit d’amour qui fait de tous des vivants, des héritiers du Père et du Fils, des transmetteurs de joie.
Cascade d’amour qui prend sa source dans le ciel penché sur la terre, il y a bien des chances que ce torrent de bonté nous emporte sur ses sentiers pour porter une de ces paroles échappée du coeur de Dieu. Il a besoin de visages et de connivence. Dieu, tu as raison, on ne peut pas tout porter maintenant.
Alors garde-nous bien dans ton cercle d’intimité, dans ton souffle bienfaisant et ton regard qui nous espère si grand qu’on aurait du mal à y croire. Ne nous quitte pas un seul instant. Avec toi, tout est plein, tout est à nous
Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 7e dimanche de Pâques
Évangile selon saint Jean (17, 20-26)
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En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
UNITÉ GRANDISSANTE
Un pouvoir plus fort que la mort est entrée dans le monde avec Jésus. Au terme de son parcours parmi les hommes avec ses disciples, Jésus remet tout entre les mains de son Père. Avec cette prière, c’est se trouver au cœur de leur intimité. L’amour de Jésus y apparaît dans toute son extension. Tout est remis et tout est donné. Sa prière est le filet de grâce dans lequel il ne perd aucun de ceux que le Père lui a confié. Un filet qui transcende l’espace et le temps, et vient, comme une promesse déjà tenue, embrasser tous ceux qui croiront en l’amour mis en croix pour que le monde ait la vie. Jusqu’à nous, ici, qui découvrons la source de toute grâce, et l’étreinte éternelle dont nous sommes nés.
Dans sa prière se dévoile la stratégie lente et silencieuse de l’amour désarmé qui n’a rien d’autre à offrir que l’hospitalité du cœur, que la communion et l’unité entre les personnes. Dans cette prière, tout est offert, tout est accessible, tout est transmissible. Dans ce faisceau d’amour tout est pris, et ouvert à son tour à la communauté des destinataires.
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Cette prière de Jésus nous introduit dans la confidence d’une nouvelle bien plus actuelle que toute autre : nous sommes pris à témoin de la propagation du divin amour dans l’espace et le temps. Participants de sa spirale de bonté, nous ne pouvons pas douter de la force qui est à l’œuvre dans notre monde aujourd’hui. La prière de Jésus est en train de le soulever, de le renouveler, de lui ouvrir les yeux sur l’unique destination et vocation humaine : le cœur de Dieu. Son amour en Jésus a rejoint l’histoire des hommes.
Cette incursion a changé le sens de l’histoire. Les puissants d’hier sont devenus les tragiques résistants à cette lame de fond qui retourne l’univers vers sa source. Nous refluons vers le Dieu d’amour qui nous a posés dans la vie. C’est à la lumière de sa prière que nous avançons dans nos existences désormais reliées, encordées, solidaires. Dieu a fait de nos histoires son affaire. Rien n’échappe désormais à sa présence.
Dieu, fais de nous des contemplatifs de ton cœur aimant, des agents de ta prière et de la communion dans l’amour. Que ta lumière sans déclin illumine nos avenirs moroses. Que notre foi garde en mémoire la promesse de cette victoire, que notre espérance en vive, et que notre charité en témoigne corps et sang.
Equipe Evangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation l'Ascension du Seigneur
Évangile selon saint Luc (24, 46-53)
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En ce temps-là, Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur dit : « Il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. » Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
ONCTION MISSIONNAIRE
Sa trajectoire était écrite. Les Écritures en sont témoin. Jésus les accomplit et montre à ses disciples combien toute sa vie, mort y compris, était en vue de la réalisation de cette traversée bouleversante de l’existence humaine avec, au bout, le don promis.
Dieu ne peut se dédire. Cette Bonne nouvelle est en transit, en attente de rejoindre les extrémités du monde. Comme ce n’est pas une idée qui est à transmettre, mais un événement propre à changer la vie du monde, c’est à des témoins qu’il revient de partager leur expérience. Cela change tout. Une idée se débat. Un témoignage s’accueille. Une vie transformée n’a pas besoin de convaincre. Elle est renouvelée et sa force est manifeste. C’est ce qui attend les disciples passés par la mort avec le Christ. Ils sont atteints de la même manière par la vie qui l’a emporté en lui. Cela ne s’explique pas. On le vit et on en partage la source. C’est désormais la mission des disciples : recevoir la force d’en haut et transmettre la bonne nouvelle à tous ceux qui l’attendent, par leur propre chair bouleversée et envoyée.
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C’est dans « l’effacement » du Fils et l’envoi de l’Esprit que les disciples vont devenir des témoins. C’est sur eux désormais que va reposer la mémoire active de cet accomplissement des Écritures. Ils sont l’attestation qu’un pouvoir plus fort que la mort est entré dans le monde et est désormais disponible, accessible à la foi. Les témoins de cette nouveauté vont vivre la dispersion en vue de la mission non sans, d’abord, avoir fait corps avec le Ressuscité. Ils vont s’élancer dans la force de sa bénédiction et dans l’élan de l’Esprit qui a été sa force tout au long de sa vie humaine.
L’humanité peut maintenant vivre de sa vie, jouir de sa force, passer de ce monde au Père comme le Christ. Elle peut faire l’expérience troublante de voir ses deuils tourner en joie, d’éprouver la maladie comme communion, de recevoir les tribulations comme révélations, de voir la nuit tourner en aurore. Il fallait que le Christ passe parmi nous et nous montre le terme qui nous attend. La vie espère ses témoins pour que tous accèdent à son versant éternel. Tout acte de bonté participe désormais de cette Ascension de toute l’humanité, de ce passage vers le Père, de cette aspiration réciproque à la joie et à la communion.
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 6e Dimanche de Pâques
Évangile selon saint Jean (14, 23-29)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
PAROLE PATERNELLE
Pas facile de préparer les siens à son départ. Jésus le fait en ouvrant ses disciples à la nouveauté que les événements vont permettre.
Par le lien de l’amour, une nouvelle présence pourra être éprouvée : celle du Père à l’origine de l’envoi du Fils. Comment s’imaginer que la parole laissée va devenir le relais de sa présence physique ? Les disciples ne peuvent s’imaginer l’absence de Jésus, ni son silence, et ils ont raison. Car c’est bien sa présence qui va leur être redonnée, réhaussée par la mémoire de tout ce qui s’est donné de son vivant.
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L’agent de cette mémoire, l’Esprit Saint, lien du Père et du Fils, soufflera désormais aux cœurs reliés l’amour qui ne passera jamais. Rien de ce qui a été vécu dans l’amour ne tombera dans l’oubli. Tout est ressource immédiate pour la vie, pour la joie, pour la paix. Et la mort n’a dessus aucun pouvoir. Elle a trouvé plus fort qu’elle. Elle n’a pas le pouvoir de l’effacement. Ce qui est devant les disciples n’est pas une perte mais un gain.
L’Esprit Saint va entretenir cette mémoire, la faire fructifier et fortifier ainsi les disciples pour les envoyer à leur tour vivre ce que l’amour commande. Leur marche sans fin nous atteint, nous transperce de part en part et nous enrôle pour le combat de la paix et de la fraternité. Notre chair est marquée par le sang versé d’un amour venu de loin. Hébergé pour un temps parmi nous, acquis à son style, nous marchons désormais sur ses traces, hébergés en chemin par sa parole indélébile. Nous n’avons pas d’autre lieu où loger. Sans nous le dire, il avait choisi notre cœur pour s’y établir. Nous sommes maintenant dans le sien arrimés à son souffle pour remonter à la source.
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Ton Ascension Seigneur nous encorde à ta joie de retrouver le Père, de nous le partager. Tu viens dissiper nos appréhensions et nous préparer à ton éternelle nouveauté dans nos vies. Ton visage nous a offert l’amour dont tu vis. Ta parole nous a visités, bouleversés, assoiffés. Nous vivons désormais de ta mémoire qui ensemence notre avenir. C’est grand ouvert, comme ton cœur. C’est excessif, comme ton Père et notre Père. C’est disponible, ici et maintenant, jour après jour, attesté corps et sang.
Ton Je t’aime ne passera pas. Il nous saisit, il nous envoie et s’actualise dans l’offrande de nos vies, l’espace choisi de ton épiphanie. Reviens Seigneur Jésus… oui, reviens !
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 5e dimanche de Pâques
Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres
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« Mon Père, je m’abandonne à toi… » ces mots, nous les reconnaissons. Ils sont de fr. Charles de Foucauld, canonisé aujourd’hui sur la place Saint Pierre à Rome avec 9 autres serviteurs de Dieu. Pas vraiment la dernière place ? Si l’on en croit l’évangile, les premiers seront derniers et les derniers premiers. Dans l’ordre de l’amour, les saints n’ont pas toujours été aimés, certains ont même été persécutés. Mais ils ont tous été brûlés par le commandement nouveau. Aimez-vous les uns les autres dit Jésus à ses disciples désertés par Judas.
L’amour chez lui n’est pas allé jusqu’au bout. Il s’est laissé emporter par le mal, détourner par un autre motif. Jésus a pourtant déjà acquis la victoire. Chez lui, l’amour a fait sa course dans un regard ininterrompu vers le Père. Et ses disciples n’ont pas d’autre voie que celle qu’il a empruntée.
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L'amour commence à la maison : d'abord dans votre famille et ensuite dans votre ville. C'est facile de prétendre aimer les gens qui sont très loin, mais beaucoup moins facile d'aimer ceux qui vivent avec nous ou tout près de nous. Méfions-nous des grands projets impersonnels : l'amour doit commencer par une personne.
Pour venir à aimer quelqu'un, il faut le rencontrer, se rendre proche de lui. Tout le monde a besoin d'amour. Tous les êtres humains ont besoin de savoir qu'ils comptent pour les autres et qu'ils ont une valeur inestimable aux yeux de Dieu.
Le respect de la dignité et de la famille humaine dans un territoire, dans une nation est la garantie de la paix entre les hommes et les femmes, entre les peuples et les cultures.
L’amour presse d’être donné, partagé totalement. Ce faisant, il devient un appel, une spirale de bonté puissante
Le point d’arrivée, c’est Dieu lui-même qui ne cesse de donner l’amour dont nous nous aimons. La mutualité qui est en Dieu nous atteint par la foi. Il fait de toute vie un foyer d’hébergement de cet amour trop grand pour ne pas s’offrir.
La gloire de Dieu est d’être en nous, pour nous et avec nous. Il nous relève, nous envoie et nous déploie. Il nous donne mission de nouveauté : de créer du neuf dans le monde blessé par le mal. Laissons-le donc nous agréger les uns aux autres, faire de nous le corps de sa tendresse, le bras consolidé de sa bonté.
Nous devons tous nous appliquer à évangéliser par des actes concrets, par des œuvres de solidarité. On a tous quelque chose à partager.
Equipe Evangile@Peinture – Mère Théresa – Marie-Dominique Minassian -François Roger- image Charles de Foucault.
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