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François-Dominique Roger

meditation

Divin abri

5 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

C’est rare de se trouver aux premières loges de la prière de Jésus. C’est ce que nous constatons-nous dans l’évangile d’aujourd’hui ? Dans le cœur de Jésus, c’est la joie même du Père qui résonne. Jubilation profonde qui lui vient de voir l’œuvre du Père, la réalisation de son dessein d’amour.

Oui, l’œuvre du Père se donne à voir au priant. La prière est reconnaissance. Elle pose des mots, elle verbalise ce qui se révèle au cœur abandonné. Le priant est un voyant. Il ne voit pas l’avenir mais le présent de Dieu et de son action. Le priant est celui qui a pris abri dans le cœur du Christ. Les mots viennent de lui. Il les remplit de sa Présence au Père qui l’habite. Le priant devient à son tour l’abri de toute la création qui peut s’y réfugier et y trouver le Christ, cœur vibrant de chaque mot ouvert au Père.
 

La prière est aventure. Elle est pain et vin pour la route. Elle nous tient en espérance. Elle voit ce que notre regard ne peut atteindre par lui-même. Elle nous repose en nous attirant dans la bonté cachée en toute chose, en tout être. La prière nous introduit dans la face insondée du créé pour l’appeler à sa lumière.

Le combat est d’entrer dans le repos du Christ, dans l’écoute de sa douceur, dans l’humilité de son vouloir qu’il dépose au creux de notre cœur. Il se tient sur notre palier, prêt à nous enrôler pour devenir les gardiens de son dessein, les relais de son espérance, les témoins de sa présence, les allumeurs de sa joie.
 

Il est temps d’aller puiser à la source, à son cœur où nous sommes tant aimés pour être renvoyés, larrons priants et rassasiés, pour aller à la rencontre de ceux que Dieu veut aimer. Son amour est sans repos et sa joie inlassable.


Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian- Peinture Bernadette Lopez

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C’était en mars 2020

29 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

C’était en mars 2020. « Lazare, viens dehors ! ... »

 

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

 

Mais le printemps ne savait pas et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.

 

Les jeunes devaient étudier en ligne et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux et les gens continuaient de tomber malades.

 

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.

 

Les gens ont été mis en confinement pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion, ni repas, ni fête de famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

 

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

 

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue : être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs. Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé…

 

Mais le printemps ne savait pas, les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

 

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris. Le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins sans masque ni gants !

 

Et c’est là que l’été est arrivé parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là, malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort !

 

Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie !!!!!.......

 

En ce dimanche 29 mars, restez chez vous, protégez-vous et vous profiterez de la vie !!!

 

L’Evangile de ce cinquième dimanche de carême nous encourage à ouvrir nos multiples « tombeaux » et à accueillir le souffle de l’Esprit de vie qui se répand sans cesse.

 

Puisque l’Esprit de Dieu habite en nous, Viens parler à mon cœur, Seigneur, pour que la vie s’y dépose. Qu’il devienne le sanctuaire intime de ta présence vivante, plus forte que la mort : « ... Déliez-le, et laissez-le aller. »

 

Equipe Evangile@Peinture – Margot Béglier – Peinture Bernadette Lopez

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Mission accomplie

15 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Femme de Samarie, Ta rencontre avec Jésus nous bouleverse. Tu es la première personne à qui Jésus se révèle comme étant le Christ, le Messie. Qu’a-t-Il perçu dans ton cœur pour te dire ce secret ? Qu’a-t-Il saisi de ta vie complexe pour ne pas te juger ? Première missionnaire en terre samaritaine, tu accomplis ton ministère avec succès.
 

Mais tu vas le payer cher. Qui donnera du crédit aux paroles d’une femme seule ? Et quelle femme !
Il te faudra du culot pour affronter ces villageois qui croient si bien te connaître. Et pourtant c’est bien toi que Jésus envoie, toi, en qui Il place sa confiance et son espoir de réussite. C’est toi qui devras mettre les mains dans le cambouis et annoncer la Bonne Nouvelle telle que tu es. Sans fard ni apparat. 

 

Il sait que dans ce travail, ce ministère, tu laisseras une part de toi-même. Annoncer Jésus exige d’être vrai. « Venez voir ! Il y a un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ! Ne serait-il pas le Christ ? » Sans que Jésus t’ait rien demandé, tu vas rassembler tout le village pour annoncer un mystérieux personnage qui sait lire au plus profond des cœurs et des reins. 
 

Et ça marche ! Ceux qui ont écouté ton appel se déplacent pour voir Jésus et l’invitent même à demeurer chez eux. Jésus pourra prêcher, enseigner, rompre le pain et guérir les malades. Tout cela, grâce à toi ! 

 

Tu répands la bonne odeur du Christ, sans jamais te mettre en avant ni crever l’écran. Tu ne laisses qu’un sillage impalpable où chacun peut rencontrer le Christ sans s’attacher au missionnaire. « Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons… »  Comme la jarre qui reste vide et inutile, tu as tout donné et la mission est bien lancée, mais toi, tu ne comptes plus. Seul Jésus importe maintenant.
Servante anonyme… mais tellement efficace. Merci, Femme de Samarie. 

 

Equipe Evangile@Peinture - frère Eric-Thomas Macé Couvent St Jacques à Paris _ Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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La Transfiguration du Seigneur

8 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Il est toujours bon de réentendre le récit d’Abraham dans la Genèse : « Va, quitte ton pays, va vers le pays que je te montrerai ». Et surtout toutes les bénédictions qu’il reçoit, pour lui, sa famille, mais aussi toutes les familles de la terre. Nous sommes tous bénis à travers Abraham, c’est-à-dire que Dieu nous veut du bien, il veut le meilleur pour nous. Mais alors il faut se mettre en marche comme Abraham, accepter de quitter nos habitudes, aller vers l’inconnu, aller dans une direction que Dieu a préparée pour nous et qui est bénie.

 

Dans ce récit de la Transfiguration, nous l’entendons toujours lors du 2ème Dimanche de Carême. Jésus est transfiguré, son visage est rayonnant et ses vêtements sont d’un blanc éclatant. Jésus apparait comme pleinement en Dieu, il dépasse sa condition humaine, il n’est plus dépendant de sa nature humaine comme lorsqu’il sera ressuscité.

 

Ce qui se passe sur cette montagne du mont Thabor à 588 m de hauteur dépasse les frontières terrestres puisque Moïse et Elie apparaissent, il y a la nuée mystérieuse qui rappelle l’Exode, la voix du Père qui vient du ciel. On comprend que Pierre et ses amis soient dépassés par tout ce qui se passe. Ils vivent une expérience spirituelle où le ciel et la terre sont reliés.

 

Nous sommes tous invités à suivre Jésus sur la montagne. Dieu vient à notre rencontre alors qu’on ne le voit pas. Il nous parle alors qu’on ne l’entend pas avec nos oreilles. On l’entend avec notre cœur. Il y a des moments privilégiés où Dieu veut nous marquer par sa présence. Les mystiques ont fait l’expérience d’être transportés et cela peut nous arriver à nous aussi dans notre prière. Et puis des expériences en Eglise, des pèlerinages ou d’autres rassemblements ont pu aussi nous donner de belles émotions inexplicables.

 

Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de cette expérience forte, il n’y a plus de nuée, Moïse et Elie ont disparu, Jésus a repris son allure habituelle mais il est toujours là avec ses disciples. La vie de foi peut connaître des moments forts assez exceptionnels, il y a d’autres moments moins forts mais pourtant Jésus est toujours là. En descendant de la montagne, les disciples vont retrouver leur vie courante. Comme nous après le dimanche, nous retrouvons notre vie habituelle, le travail ou la classe, la famille, nos différentes activités. Jésus est là pour nous accompagner et nous transformer. Lui qui est transfiguré, il nous illumine de l’intérieur, il nous apporte sa lumière et son amour. Savoir qu’il nous aime nous donne de la force.

 

 

Nous allons continuer à marcher vers Pâques. La dernière semaine sera celle de la Passion. Jésus ne sera plus transfiguré mais défiguré par la souffrance. Ensuite il ressuscitera. Il va passer pas la souffrance pour prendre avec lui ceux qui souffrent sur terre et qui sont nombreux et pour les emmener vers la paix auprès du Père, notre Père. Retenons la voix du Père qui dit dans la nuée en désignant son Fils bien-aimé : « Ecoutez-le ».

 

Equipe Evangile@Peinture – Père JC Cabanis – Coulomier

 

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Victorieuse quarantaine

1 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Lampe du jubilaire des 800 ans de la cathédrale de Metz
Lampe du jubilaire - cathédrale de Metz

Il faut décidément du temps pour tout. Y compris pour rencontrer celui qui ne perd pas une occasion de se mettre sur le chemin de ceux qui cherchent Dieu. Jésus est conduit au désert. En fait, il se laisse faire par l’Esprit. Son programme de jeûne s’achève par le cri du corps. La faim le tenaille et c’est là qu’entre en scène celui qui ne va plus le quitter jusqu’à ce qu’il comprenne que n’y a aucune porte d’entrée en Jésus. L’Esprit ne s’y est pas trompé. L’ennemi guette le moment favorable, l’ouverture pour glisser ses suggestions dévoyées. Le but ultime est le détournement de Dieu. L’épreuve de Jésus au désert n’a pas d’autre fonction que de mettre au jour la force occulte qui se mettra toujours en travers du chemin vers Dieu, et de nous livrer les armes pour en venir à bout. 

 

Jésus vient mettre en lumière notre adversaire, qui se montre quand nous sommes à bout de force et de ressources, démunis. Sa fonction, c’est aussi une mise en lumière : celle de notre désir profond. Il va à la racine de notre agir pour y interroger la solidité de ses motifs. Sans cette plongée, sans ce tremblement vital, pas moyen de savoir ce qui nous habite dans nos couches profondes, celles qui nous gouvernent vraiment... 

 

L’épreuve révèle ce qui en soi est sans voix, niché dans le silence et l’obscurité. Quelle parole nous habite et nous meut ? Voilà ce que l’épreuve vient débusquer. Elle vient éprouver sa nature, sa résistance, son endurance. L’ennemi devient alors l’allié qui nous connaît mieux que nous-mêmes et nous mène à notre point de rupture : pain rompu, parole partagée pour que d’autres en vivent aussi. L’ennemi ne peut rien contre la Parole de Dieu. Il ne peut rien contre la foi. Rien non plus contre l’eucharistie -reconnaissance et action de grâce - qui est le cœur battant de notre vie. 

 

Voilà la renaissance à laquelle nous convoque ce carême d’année en année. Ecoute la Parole. Donne-lui ta vie et tu y trouveras une source jaillissante en vie éternelle. Les tribulations n’ont pas d’autre fonction que de nous amener à ce point ultime de communion où la force de cette Parole apparaît. Dépouillé de tout, elle reste le bien unique qui triomphe du mal qui nous atteint. La victoire n’est pas dans le jeûne mais dans l’embrasement de la Parole de Dieu, dans la foi qu’elle appelle, et l’action de grâces qu’elle fait naître et grandir.
 

Voilà le trajet qui se donne au creuset du désert : un silence qui se transforme en chant d’amour. Le mal peut nous laisser sans voix. Mais nous ne sommes pas sans parole. Le Verbe nous montre le chemin. Il est le témoin sans faille. Celui qui a résisté jusqu’au bout. D’autres lui ont emboîté le pas. Nous avons encore du chemin à faire. L’ennemi est toujours au rendez-vous. A nous de l’être aussi. C’est pour plus de lumière, plus d’amour. Pas d’autre chemin au fond que la liberté : affranchissement de tout ce qui entrave en nous l’amour. Le meilleur est à venir !                                          

 

Equipe Evangile@Peinture - M-D Minassian – Lampe du jubilaire des 800 ans de la cathédrale de Metz

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En secret

26 Février 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Cette insistance dans l'Evangile du mercredi des Cendres sur le secret vient contredire beaucoup de nos façons de faire contemporaines. Les réseaux sociaux, la publicité, le besoin de reconnaissance nous entraînent à rendre publics beaucoup de nos exploits, de nos sorties ou des actions dont nous sommes particulièrement fiers. Nous le faisons souvent avec le ton et la retenue suffisante pour ne pas paraître hautains ou prétentieux. Mais nous le faisons quand même.

 

Pendant ce temps de carême, Jésus fait peut-être une autre proposition, celle de garder dans le secret de nos cœurs ce que nous pour Dieu ou pour aider les autres.

 

Ce secret est l’occasion d’approfondir ce qu’est notre conscience, comment elle nous parle, comment notre accès à elle peut se brouiller dans une trop grande publicité de nous-mêmes. C’est au cœur silencieux de la nuit que Samuel s’entend appeler par son nom… Le Dieu révélé en Jésus Christ nous espère au cœur même de notre solitude.

 

Le Carême est un temps idéal pour expérimenter toujours mieux la discrétion, le silence et la gratuité.

 

Est-ce que je crois vraiment que je suis de Dieu, d’un amour tel qu’il frappe à la porte de mon cœur pour y faire sa demeure ?

Quel espace vais-je libérer, chaque jour, dans mon emploi du temps pour accueillir sa présence ?

 

Prière : Jésus, un homme discret

 

Jésus

Pas de tambours ni de trompettes,

pas de hautparleurs ni de panneaux publicitaires

pour nous parler de toi.

Tu te caches

dans la secret d’un geste de partage,

dans le silence d’un moment de prière.

Apprends-nous à te découvrir, Jésus,

toi, notre amis si discret,

tout au long de ces semaines de Carême.

Amen

 

Equipe Carême@Peinture – vivre le carême – PrionsenEglise – illustration Anita Lucet-Parisot- fnp’edition.com – prière A-D Derroite

 

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"Vous avez le choix"

16 Février 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Une expression que nous aimons. Elle nous propose d’exercer notre liberté, et à première vue, sans investissement ni effort supplémentaire. Avoir le choix, c’est disposer de deux alternatives. Cela donne surtout l’occasion d’exercer notre liberté. Là, j’ai une maîtrise. Là, j’ai surtout une responsabilité personnelle. Et j’aime ça.

 

Le choix est parfois radical, l’eau ou le feu, la mort ou la vie. Il s’agit de mesurer ma réflexion et ma réponse. Parce que la suite sera sans retour. Devant les grandes orientations de la vie, les décisions importantes, je devrais prendre le temps de la prière, de l’argumentation en faveur de telle ou telle réponse, de discerner comme disent les jésuites. De se laisser guider en fait par celui qui nous inspire et qui nous conduit, non comme une marionnette, mais comme une personne capable d’une grande sagesse si elle se laisse éclairer par la Sagesse.

 

Celle-ci va au-delà de la sagesse du monde. Elle va plus loin. Le monde est dans une finitude. Ce que Dieu propose, c’est de contempler son Fils Jésus à l’œuvre dans le monde, et de nous laisser associer à celle-ci, par plus d’amour, plus de justice, plus de sens du service, plus de pardon. Et l’essentiel n’est pas que ce soit visible aux yeux des hommes mais que cela soit vivant. Il s’agit de se laisser transformer en profondeur.

 

Tout doucement le Carême se profile. Il ne s’agit pas de se limiter à ce qu’il faut faire pour être dans les bonnes normes, ce que nous savons très bien, mais d’aller jusqu’à refuser de se mettre en colère ou d’avoir un regard de convoitise. Et d’aller jusqu’au bout ou le plus possible pour que notre « oui » soit « oui » et que notre « non » soit « non ». 

 

Equipe Evangile@Peinture -Père Scholtes, jésuite, Prions en Église – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Sainte rencontre

2 Février 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La fête de la Présentation du Seigneur au Temple est célébrée chez nos frères orientaux comme la fête de la « Sainte Rencontre ». Sainte rencontre que celle de Dieu et des hommes en Jésus, présenté au Temple et reçu dans les bras d’un homme à la foi profonde ! 

A travers le récit lui-même, nous voyons deux mouvements. Celui de Marie et Joseph, portant leur nouveau-né, qui se dirigent vers le Temple de Jérusalem, lieu de la présence de Dieu, pour accomplir ce que prescrit la loi du Seigneur. Et celui de Syméon, fragile vieillard, dont les bras vont se tendre vers l’enfant et recevoir le Messie.

Sainte rencontre que celle de la loi qui pousse Marie et Joseph au Temple et de l’Esprit qui pousse le vieil homme vers le Sauveur: la loi de Dieu est promesse qui s’accomplit en Jésus. 

Sainte rencontre sous le souffle de l’Esprit que celle d’un vieil homme dont les yeux voient le salut, et d’une jeune femme dont la bouche a prononcé la fiat et qui a porté le Sauveur. Entre les mains de ces deux êtres, à la fois vulnérables et fortifiés par l’Esprit, passe l’enfant, fragile nouveau-né et reconnu Messie : sainte rencontre de la fragilité humaine et de la puissance de Dieu, plénitude de la révélation. 

Que cette fête soit aussi celle de la vie consacrée. Qu’elle invite à porter attention à la manière dont l’Esprit agit aujourd’hui dans le cœur d’hommes et de femmes, les rendant capables d’un oui fragile et confiant : sainte rencontre dans laquelle l’Église contemple sa vocation la plus profonde.

Equipe Evangile@Peinture - M-D Trébuchet – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg 

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Lever de Parole

26 Janvier 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

L’Evangile du jour nous fait assister sobrement à un événement rare. Après s’être fait baptiser par Jean-Baptiste, Jésus apprend son arrestation. Le passage de témoin est accompli. Une voix s’éteint et une autre se lève. Jésus est alors au désert. Sous la motion de l’Esprit, il vient de faire face à l’autre voix qui règne dans l’ombre du cœur de l’homme. Le Verbe fait chair se met alors en mouvement et devient parole pour tous. L’ombre n’est pas le pays de l’homme. Sa patrie, c’est la lumière. C’est une question d’orientation. 

Le tentateur le sait bien. Jésus l’a vaincu et peut désormais prendre le relais de Jean-Baptiste, se couler dans sa parole pour la faire aller au-delà du désert dans le brouhaha de la vie des hommes à Capharnaüm et leur apprendre à voir et vivre de lumière. 

Quelques hommes, des pécheurs, vont vivre cet événement et en être retournés. La Parole est désormais en marche au pays des hommes. Elle appelle, agrège, s’entoure. La Parole devient un corps visible où s’est levée l’espérance. La vie « incendiaire » de Jésus est lancée. La Bonne nouvelle se répand comme traînée de poudre. La misère accoure. Elle sait d’où vient le salut. La vie en plénitude est là sous nos yeux. Elle est à l’œuvre dans le repli de nos douleurs l’ouvrant au cri reliant l’humanité en travail d’enfantement. 

Le Royaume est tout proche. Réellement. Il est à portée de main. Il est dans la bouche le pain de la vie et dans la vie vin de fraternité. Dieu est venu se lever dans nos vies pour les faire passer dans sa lumière.

Le goût de l’amour ne passera pas. Le Royaume, c’est grand beau tout le temps. 

Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Berna - Fribourg
 

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Foi des naufragés

19 Janvier 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Naufrage de Paul à l'île de Malte avec 276 compagnons prisonniers

« Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire » : c’est le thème de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 

Préparées par les églises chrétiennes des îles de Malte et Gozo, les prières de cette semaine s’inspirent du récit de naufrage de l’apôtre Paul et de l’hospitalité qu’il a reçu à Malte. Alors qu’il est fait prisonnier, Paul embarque à Césarée avec 276 autres personnes pour Rome où il doit comparaître devant l’empereur. Une violente tempête se déchaîne et le bateau part à la dérive. Pendant ce temps, l’apôtre reste solidement ancré dans la foi et exhorte ses compagnons de naufrage à la confiance. Ils s’échouent sur l’île de Malte. Tous ont la vie sauve et reçoivent les soins des habitants. Trois mois après, ils furent embarqués sur un autre navire et emmenés à Rome.

Cet épisode résonne aujourd’hui avec la première lecture du prophète Isaïe. Le Seigneur demande à son serviteur de ramener ceux qui sont éloignés et de rassembler ceux qui sont dispersés. Plus encore, il lui demande d’être « une source de lumière des nations » pour que le salut parvienne aux extrémités de la terre. Après l’évènement de Pâques, les chrétiens réalisent que cette lumière est le Christ, l’Agneau qui enlève le péché du monde. C’est lui qui sauve des ténèbres de la mort et du gouffre des gorges profondes. 

Réfugiés - Naufragés en méditerranée - prés de 19000 noyés depuis 15 ans

Plus proche de nous, frappent les drames en Méditerranée. Naufrages, exploitations, trafics, injustices et désespoirs sont le lot de beaucoup trop de nos contemporains. Devant un tel désarroi, notre foi est mise à l’épreuve. Où donc est le salut ? Chrétiens, nous avons tous besoin de la foi des uns et des autres pour rendre notre charité inventive. 

mercredi 22 janvier à 18h00 - à l'église de NIlvange - Prière œcuménique pour l'Unité de Chrétiens

Equipe Evangile@Peinture - Karem Bustica -Prions en Église 

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