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François-Dominique Roger

meditation

Méditation Jour de Pâques

4 Avril 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

« Il vit et il crut »

L’évangile nous présente un matin de Pâques mouvementé par des allers-retours et des rencontres. L’homme qui est passé au milieu de nous « en faisant le bien », fait courir tout le monde, hommes et femmes. Marie Madeleine court vers le tombeau, puis elle court trouver Simon-Pierre et l’autre disciple. Les deux disciples courent alors vers le tombeau, l’autre disciple même plus vite que Pierre. Tous se précipitent jusqu’aux frontières de la mort. Cette course s’achève sur une phrase magnifique qui nous renvoie à l’apôtre Jean et à nous-mêmes : « Il vit et il crut » 

La foi chrétienne est la rencontre de deux visages : celui du Christ et celui du disciple. Les disciples ont vu et ils ont cru. À nous, aujourd’hui, il est demandé de croire sans voir, ou plutôt de croire pour éventuellement voir. Devenir croyant en Jésus ressuscité, c’est passer de la crainte à la confiance, du conflit à la paix, de la fermeture à l’ouverture, du repli à la mission. 

Jésus a offert sa vie pour donner la vie, sur une croix. Ce faisant, il ne nous tourne pas seulement vers le passé de sa passion mais aussi vers l’avenir de la mission. Vivre la foi chrétienne sera toujours sortir de ses enfermements personnels et collectifs, reconnaître le crucifié-ressuscité, se laisser recréer par le souffle de l’Esprit. 

Finalement, seul l’amour a les yeux perçants. Nul ne peut dire qu’il a vu le Christ, s’il ne se met pas à le suivre ; car tout regard sur le Fils de Dieu nous conforme à son mystère de mort pour la vie ; jusqu’au moment où nous le découvrirons dans la gloire. Au fond, c’est la foi qui élargit le regard. « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu », dira Jésus à Marthe. 

La mort douloureuse de Jésus et l’incroyable nouvelle de sa résurrection, reprise inlassablement depuis deux millénaires par tous les chrétiens du monde, doivent stimuler notre foi et nourrir notre espérance.

Evangile@Peinture -Père Jean-Paul Sagadou, PrionsenEglise– Peinture Arcabas 

La résurrection de Jésus me met-elle en mouvement ? Comment ?            

Aujourd’hui, comment suis-je témoin de la résurrection de Jésus dans mon milieu de vie ? 

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Si le grain tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit

21 Mars 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Bousculade à Jérusalem ! Nous sommes au temps de la Pâque. Tout le monde monte à la Cité sainte. Nombreux sont ceux qui se rendent au Temple pour remercier Dieu d’avoir libéré son peuple et de l’avoir conduit vers une terre de promesse. Ils viennent de partout. D’ici et d’ailleurs. Comme chaque année, Jésus aussi monte au Temple, à Jérusalem, pour la Pâque. 

Et le voilà dans la foule, avec ses disciples. Quelques Grecs interpellent Philippe : « Nous voudrions voir Jésus ! » Sont-ils de simples badauds, des curieux, ou veulent-ils devenir disciples de Jésus ? Rien n’est dit de leur désir profond, mais c’est dans ce contexte qu’il nous faut entendre la réponse de Jésus à ses disciples : l’annonce de sa mort prochaine, du fruit qu’elle va produire, et des conditions radicales à mettre en œuvre dans la vie de ceux qui veulent être disciples.

Pour l’être, il faut suivre Jésus, et se détacher de sa propre vie pour faire la volonté du Père, pour faire la joie de Dieu ! Perdre sa vie devient un chemin de vie que l’on ne peut entendre et comprendre que dans la mort même de Jésus. Il y révèle son nom et sa puissance, faisant éclater la vie au seuil du tombeau et tuant à jamais la mort. Voir Jésus est désormais possible pour tout homme. J’ai vu Jésus, je ne peux plus vivre comme avant. Croire en Jésus nous fait naître à la vie.

Prière
Tu t’es abaissé, tu as été écrasé et broyé, comme le grain de blé, tu as été déposé en terre, hors de la ville, éliminé, écarté de la société des puissants. Ta mémoire devait disparaître.  Mais tu t’es relevé, pour porter du fruit en abondance.
Nous te disons Merci !

 

Equipe Evangile,@Peinture - Père Benoît Gschwind et Père Vincent –PrionsenEglise – Peinture Bernadette Lopez 
 

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Regarder la Croix et être sauvé

14 Mars 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Jean (3, 14-21)
 

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

EXPOSITION LUMINEUSE

Depuis le début de l’histoire des hommes, Dieu se fait inventif pour baliser le chemin qui mène à lui. Depuis la nuit des temps, les astres éclairent toute la création, rythment les jours et les saisons. Mais il fallait l’astre essentiel pour éclairer la route, montrer le chemin. Il fallait que l’homme lève les yeux pour enfin discerner Dieu. Il fallait que Dieu se lève en l’homme pour que l’homme retourne à Dieu. Ce chemin-là passera par la croix. Celle-là même que Moïse avait dressée dans le désert, hissant le mal et son origine à la vue de tous.

Jésus va choisir d’être sur la croix comme celui qui hisse à la vue des hommes le mal dont ils sont capables, et mais aussi tout leur pouvoir de vie. Sur la croix, Jésus oblige le regard. Il capte l’attention. Il questionne l’intention. Il fait impression. Toi qui vois les choses d’en haut ? Qu’en dis-tu ? Y a-t-il encore espoir ? Parce que vu d’ici, la situation est grave... nous sommes tout perdus, empêtrés dans nos peurs et nos compromis. Il semble que le poids des jours passés l’emporte sur l’attirance des jours à venir. Ta croix vient nous hisser à hauteur de ta lumière pour embrasser l’espérance. Pas seulement pour moi, pour nous... mais pour tous.

Tu nous sauves d’avoir à choisir. C’est toi qui nous choisis sans trier. Nous, c’est te regarder qui importe. Ne pas te quitter des yeux pour que tu deviennes le prisme de nos jours pluvieux. Ils sont annonciateurs d’un rebond fécond. C’est toi qui nous embrasses de ton regard, qui retourne nos vies de ton désir et les élève de leur désert. C’est toi qui imprimes en nous ta lumière. Croire, c’est accueillir ton jour. Parce que c’est toi qui crois en nous. Ta joie nous envahit alors et soudain : il fait beau...

Viens imprimer ta lumière en nous, Jésus ! Viens semer ton éternité. Prends-nous, avec toi, sur ta croix, là où culmine ta charité, ta bonté pour nous tous, tes bien-aimés. Vu de ta croix, notre petit monde s’agrandit de tous ceux auxquels nous ne pensions pas, de tous ceux que nous ne voyions plus. De ta croix, notre vue s’élargit. Nous voyons comme tu vois.

On se prend à désirer aimer: comme tu aimes... sur la terre comme au ciel.
                                 

Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez – Fribourg – PrionenEglise -Mise en page F.Roger

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Dimanche 7 février 2021 - Tout le monde te cherche

7 Février 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 29-39)

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

ACTIVE BIENFAISANCE

Comme il est bon de regarder Jésus vivre... Il prêche à la synagogue, il prend des temps en famille chez ses disciples, il opère des guérisons sur les malades, expulse les démons... Jésus est à l’œuvre. Il vit des journées harassantes... on imagine bien les gens se presser autour de lui : un concentré d’attentes, d’angoisses et de misères... Comment être présent à tout ce défilé continuel ? Car il n’est pas question de s’y soustraire... Pas question non plus d’en être captif ! Jésus se laisse prendre par l’urgence des autres, mais il la fait précéder en tout par sa prise d’oxygène... Une petite phrase, plantée au milieu de cette page d’évangile, nous donne la clé de la vitalité de Jésus : « Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. » Avant sa journée pour les autres, c’est en solitaire qu’il va puiser l’énergie que les foules vont lui réclamer.

Regardons Jésus prier. Sa prière est chargée de tous ces visages, de toutes ces peines, de toutes ces vies perdues et retrouvées. Il est la voix de ceux qui n’ont plus la force de crier. Jésus est leur prière auprès du Père. Les cris silencieux trouvent en lui leur écho. Il n’est sourd à rien. Il voit et entend. Il partage à son Père tout le bien accompli et le bien à faire. Tout est pris dans sa prière. Sa journée entière est exaucement de la prière des autres. Son cœur est aligné sur leur misère. Il n’a pas d’autre réponse possible que de se donner lui-même à cette œuvre. Ses journées sans fin se suivent et se ressemblent. Leur fil rouge réside dans ce point de contact entre ciel et terre au petit matin. Chaque jour, Jésus choisit la peine de tous. C’est son urgence : que l’Évangile parvienne en mots et en actes à tous ceux qui en ont besoin.

Ce programme paraît presque trop simple... et même tout simplement TROP ! Comment vivre à ce point-là ? C’est la prière qui règle la question. Elle est le point d’écoute et de discernement. Jésus sait l’Évangile pour tous. Cela fixe un horizon et une limite. L’horizon qui le garde en mouvement vers tous les autres, sans exclusives. Une limite qui l’arrache à tous ceux qui voudraient le garder pour eux-mêmes. Dans la prière, Jésus retrouve son axe permanent, sa haute liberté de se distribuer à tous ceux qui l’attendent, sans se laisser happer ou enfermer d’une quelconque manière.

Regardons Jésus prier de bon matin. Entrons dans son silence et sa joie d’être avec le Père. Puisons avec lui la capacité d’accueillir tout ce que la journée va nous réserver, ce qu’elle va requérir de sa bonté. Osons vivre avec lui à crédit, à dépenser ce que nous n’avons pas, mais que nous serons sûrs de recevoir sur le moment pour en vivre. La prière de Jésus nous apprend à vivre à fonds perdus, parce que l’Évangile ne se paie pas de mots : ce sont des actes sonnants et trébuchants qui nous sont réclamés chaque jour. Ne tergiversons pas : offrons l’espace de notre prière et de nos journées pour que l’Évangile poursuive sa route!


Equipe Evangile@Peinture – Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez – Fribourg -mise en œuvre F.Roger

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Dimanche 31 janvier 2021 - Un enseignement nouveau

31 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 21-28)

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

PAROLE IMPACTANTE

Une voix résonne dans la synagogue. Que se passe-t-il ? Ce n’est pas comme d’habitude… Qui est-il donc ? Ce n’est pas un scribe. Son enseignement porte autrement. Il s’impose. À quoi tient la force de sa parole ? Les auditeurs du jour n’ont pas l’explication, mais ils reconnaissent son autorité. Ce qu’il dit les rejoint et a du poids sur eux. Le poids de la vie, le poids de la source... Le Temple accueille en fait en son sein sa parole fondatrice. Elle n’est pas pure répétition extérieure comme les scribes, elle est parole créative, plus intérieure aux auditeurs qu’ils ne le sont à eux-mêmes. L’auteur de la vie la fait vibrer. C’est une nouvelle Visitation. Exultation intérieure au contact du Fils de Dieu. Ceux qui l’écoutent ce jour-là ne le savent pas encore, mais celui qui parle est l’auteur même de leur vie. Voilà pourquoi il parle avec autorité. Voilà la source de sa légitimité. Ils rencontrent celui qui a désiré la vie pour tous les hommes depuis toute éternité. L’esprit impur l’a bien compris. Lui qui au contraire possède les autres, ne peut que fuir devant lui.

Cette Visitation tourne à la Révélation. L’adversaire est déjà terrassé, et le vainqueur nommé. Le saint de Dieu... reste à parcourir le cœur des hommes, à le conquérir pour qu’il en vienne non seulement à le reconnaître, mais à l’aimer de tout son être, qu’il ne soit plus le jouet de ces esprits impurs en quête d’une âme isolée et faible.

Jésus continue de prêcher. Sa parole d’autorité est à la porte de nos cœurs et elle frappe toujours. L’écho en chacun n’est pas audible dans la renommée et le spectaculaire qui nous attire, mais dans l’espace qu’il crée tout au fond de nous, dans le silence. Ce jour-là, à Capharnaüm, Jésus a entrepris une conversation avec chacun de nous. Sa parole nous est parvenue. Que disait-il au fait ? On ne sait plus, mais on se souvient que sa parole nous a fait du bien. C’est maintenant notre réponse qu’il attend, notre cœur séduit et reconnaissant que sa parole se soit déplacée jusqu’à nous...

Seigneur, ta parole nous retourne. Nous n’étions pas dignes de toi, mais tu as écarté tout ce qui nous séparait de toi pour ce cœur à cœur, cette joie sans filtre de retrouver ton souffle au creux de notre existence. Que ta voix ne nous quitte pas, Seigneur. Que ton autorité nous enveloppe, nous couvre de son manteau et nous envoie comme tu voudras vivre de toi.

Equipe Évangile&Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez – composition F. Roger
 

 

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Un temps pour changer

24 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1, 14-20) - 3e dimanche du temps ordinaire
Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation

« Encore quarante jours », Le temps est court pour le repentir de Ninive selon Jonas. Jonas est appelé et envoyé en une mission qu’il refuse d’abord, puis il obéit au Seigneur. Il part porteur de message aux habitants païens de cette ville « corrompue ». Jonas joue ici le prophète du malheur. Mais ce malheur n’arrivera pas. 

« Le temps est limité », ainsi Saint Paul met en garde les chrétiens de Corinthe. La première communauté chrétienne pensait que le retour de Jésus allait arriver dans peu de temps. « Le temps est limité » : chacun pense à sa propre vie. Nous sommes invités, pour le temps que nous avons, à prendre du recul et d’aller à l’essentiel, revoir nos priorités en faisant évoluer le monde dans le bon sens. 

« Les temps sont accomplis » nous dit Jésus dans l’Evangile. IL vient annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu ! Il parle du temps mais d’une manière autre que les deux premières lectures. Il parle d’un temps favorable pour l’avènement du Royaume. C’est le temps de l’accomplissement d’une attente. Le Règne de Dieu s’est approché, Dieu se manifeste directement et ce n’est plus un Dieu lointain, il est parmi nous et nous sommes appelés à l’accueillir. 
Jésus appelle à la conversion, c’est-à-dire à un retournement, à un changement d’attitude et de regard ici et maintenant. C’est notre réponse à la grâce, au don gratuit de Dieu. C’est une réponse à l’amour et non plus une peur d’un châtiment. 

Jésus commence sa mission par l’appel de 4 pêcheurs de poissons. Ils se laissent pêcher par Lui. Ils le suivent pour devenir pêcheurs d’hommes et de femmes, sans filets, c’est à l’inverse de ce qu’ils faisaient avant. Ils vont appeler à sortir du marasme du péché, de tout ce qui nous éloigne de Dieu et du prochain…à une vie nouvelle avec le Christ. 

Nous sommes appelés aujourd’hui à changer de regard sur tout : sur Dieu, sur soi, sur les autres, sur le monde avec tout ce qu’il porte comme menaces de guerres, de conflits autour de l’eau, de détresse, de stress, de surmenage et de solitude accentuée par la pandémie…porter un regard nouveau sur ce qu’il se passe à ma porte, dans mon quartier…bref aller à l’essentiel pour que le Règne de justice, de paix et de bonheur, advienne ! 

Cet élan prend sa source à la Bonne Nouvelle de Jésus Christ que nous sommes chargés de répandre chacun selon son appel ou sa vocation. En 2021, c’est à nous que Jésus demande d’être les pêcheurs d’hommes, appelés à travailler ensemble au Salut de chacun et de tous, à sortir l’humain vers la vie. L’Évangile est donc une « heureuse annonce », c’est l’annonce de l’amour de Dieu gratuit, il se donne à nous et nous appelle à être à notre tour un don pour les autres. « Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps  🌍  Mon Fils se laisse toucher » annonce la Mère de l’Espérance à Pontmain.

 

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Baptême Inaugural

10 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Marc (1,7-11)
En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
 

BAPTÊME INAUGURAL
Jean-Baptiste était déjà tenu pour un prophète et respecté comme tel. Il ouvrait pour ceux qui venaient à lui des perspectives nouvelles. Mais voir la réalisation d’une prophétie, c’est encore une autre expérience ! En l’occurrence, c’est ce que vont vivre ceux qui assistent à la scène. Pourtant, de l’extérieur, rien d’étrange. Mais ils sont tout à coup comme immergés dans un monde nouveau que l’on savait devoir advenir, mais qui était encore à venir. Voici que ce monde nouveau émerge sous leurs yeux avec le baptême de Jésus. Plus rien ne sera désormais comme avant. Jean-Baptiste était un prophète. Il devient un témoin. Jésus était celui devait venir. Il est l’Emmanuel, Dieu parmi nous. Les pénitents, qui venaient recevoir le baptême d’eau, sont devenus les témoins de ce nouveau baptême dans l’Esprit qui les institue nouveau-nés dans l’histoire sainte.

Le temps s’est replié avec les cieux ouverts. Il va désormais vivre la Parole, en faire le récit par le geste, et donner raison à la bonté de Dieu. Des hommes, des femmes, à la suite de Jésus vont devenir les témoins de ce jour du temps où la terre et le ciel se sont unis pour désigner celui qui a pris le visage du salut pour tant d’autres. Le Fils de Dieu inaugure une manière d’être au monde, entre ciel et terre, dans battement de l’Esprit. Et nous sommes pris dans l’événement qui dure. 

Par notre baptême, nous avons été insérés dans cette histoire sainte. Le visage du Christ se reflète dans nos visages. La Parole de Dieu surplombe nos existences pour leur donner ce poids d’amour et d’éternité dont elles avaient soif. Elles étaient au bord du Jourdain. Les voici plantées en pleine histoire, en plein récit, pour que de leurs vies jaillissent l’Esprit qui les habite désormais. Tout le monde va repartir hébété, débordé, habité par ce qu’il vient de vivre, bouleversé par ce qui semblait n’être qu’une démarche d’homme, personnelle. C’est bien plus.

Jésus nous a inclut dans son histoire. Ce qui nous arrive lui arrive et vice versa. Dieu s’est inventé une proximité à nulle autre pareille. Et de la soif de chacun il a fait la procession d’un peuple qui traverse les âges pour faire exister l’Évangile sur terre, être les témoins de la folie de Dieu, vivre de sa bonté pour y immerger le monde qui nous entoure. 

Le baptême de Jésus continue son œuvre et passe par nous tous pour que l’évangile devienne réellement bonne nouvelle pour tous. L’actualisation de l’événement nous est confiée. Rendons-la audible, palpable par notre chair habitée, plongée dans l’élan du Fils de Dieu, qui vient de lui pour nous prendre avec lui, vers lui et en lui.


Equipe Evangile&Peinture – M D Minassian – Peinture Berna – mise en œuvre F Roger

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Commentaire du dimanche de l'Epiphanie

3 Janvier 2021 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile selon saint Matthieu (2,1-12)
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : ‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Les signes et l’Écriture

Ils sont dans nos crèches, habillés comme des étrangers et accompagnés de chameaux. Un âgé, un jeune et un « sans âge » aux différentes couleurs de peau. Leur métier ? Les étoiles ! La carte du ciel n’a plus aucun secret pour ces savants habitués à scruter les signes des astres. Cependant, l’étoile qu’ils ont vue se lever à l’orient ne suffit pas pour les conduire à la crèche… Un roi des Juifs vient de naître, mais ce n’est pas à Jérusalem. Cette ville bouleversée est la halte où les mages découvriront l’Écriture. Leur quête peut alors reprendre : le Christ doit naître à Bethléem. Et ils le trouvent. 

Aux chercheurs de Dieu que nous sommes, le récit de ce jour rappelle quelques éléments importants au moment de discerner nos chemins. 

Le premier est l’habitude de scruter les signes. Forts, faibles, déroutants ou imperceptibles, c’est en y faisant attention, patiemment, que nous arrivons à les découvrir. Dieu se dit dans notre vie. 

Le deuxième est la fréquentation de l’Écriture. La lire, l’écouter, la partager avec d’autres, l’étudier, l’approfondir. L’Écriture est parole de Dieu. 

Un autre élément est le questionnement, le fait de pouvoir échanger nos intuitions, nos doutes et nos certitudes avec un aîné dans la vie spirituelle, qui saura nous conseiller. 

L’Église nous aide à discerner. Quel que soit le chemin, l’enjeu est de cueillir les fruits de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Ga 5, 22-23).

Equipe Evangile@Peinture Karem Bustica, Prions en Église - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Fête de la Sainte Famille

27 Décembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Visitation Rituelle - Méditation de l'Evangile selon saint Luc ( 2,22-40)

Rien de plus banal que ce couple, Marie et Joseph, qui vient honorer Dieu et sa Loi prescrivant de lui consacrer le premier-né masculin. Et pourtant, une fois encore, le texte déborde de mystère. Il semble se placer à la croisée du temps dans une admirable convergence des êtres et des promesses. Syméon reçoit dans ses bras l’attente de toute une vie au soir de la sienne, et Anne, comme en écho, venait confirmer par sa louange l’événement du jour. L’enfant poursuit son chemin, mais il bouleverse déjà les cœurs religieux qu’il est venu combler. Cette vie en genèse est bien la lumière d’un monde.

Syméon et Anne ont vu se lever le soleil des temps nouveaux au couchant de leur vie. L’attente est terminée. C’est la célébration qui prévaut, même si une nouvelle annonciation est faite à Marie. Le tragique n’est pas absent du merveilleux et du mystère. Il l’accompagne, comme l’ombre accompagne la lumière. Mais l’heure n’est pas encore venue. Cette vie promise à de grandes choses balbutie à peine quelques mots. Le temps donnera son fruit. En attendant, il est confié aux bons soins du père et de la mère. Dieu ne prend pas d’autre chemin que celui de l’humain. Mais le quotidien lui aussi a vécu sa Visitation au Temple. Comment continuer à vivre sa vie avec ces événements, ces paroles prononcées ? Rien ne peut plus être comme avant. Désormais résonnent les mots de la prophétie accomplie, les mots du prophète débordés de joie, les mots ouverts à l’avenir, la chair de l’espérance. Comment regarder désormais cet enfant si ce n’est par ce prisme nouveau de ce jour décisif ?

Jésus ne leur appartient déjà plus. Il appartient à l’espérance de ceux qui l’attendent. Il est venu au monde pour cela, pour tous ceux-là qui guettent un monde nouveau. Les yeux de ses parents ne peuvent plus désormais oublier qu’il n’est pas leur enfant. Ils ne peuvent plus l’enfermer dans leur vouloir. Il est né d’un autre vouloir. Marie et Joseph eux non plus ne s’appartiennent plus. Le glaive a entamé son travail de séparation. Ils sont au service d’une parole en cours, d’une parole qui va leur échapper. Ils sont l’icône des mains ouvertes qui ne peuvent se refermer sur l’enfant reçu. Il est destiné à passer de bras en bras pour que tous puissent toucher Dieu. Il sera à tous et pour tous. La joie ne relève pas du sang. Elle est le tremblement de la chair traversée par la grâce. Il est venu au milieu de nous pour cela: un tremblement de joie.

Soyons ces bras ouverts, accueillants à ce grand bouleversement d’un Dieu qui n’en finit pas de nous faire grandir en sagesse et en grâce à mesure que nous laissons sa parole nous entraîner au-delà du premier coup d’œil. En Jésus, il y a bien plus qu’un enfant. Il y a Dieu. Heureux ceux qui laissent Dieu prendre le temps de l’être !
 

Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian – Peinture Berna - composition F Roger

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Aujourd'hui, vous est né un sauveur

25 Décembre 2020 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (1, 1-18)
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Aujourd’hui, nous est né un Sauveur

Il fait nuit. Aujourd’hui d’un feu alimenté avec du bois mort, les bergers dorment. Sauf un, commis à la garde du troupeau. La nuit est pleine de mystère : on peut rêver et contempler les étoiles. Mais il faut se méfier. Le loup rôde autour de l’enclos. Le voleur aussi.

Un berger veille est nous ignorons le cours de ses pensées. Peut-être évoque-t-il ce couple aperçu dans les parages : la jeune femme semblait fatiguée. L’homme avait l’air d’un honnête travailleur. Lun et l’autre en quête d’un abri. 

Non loin du champ où paissent les brebis, se dresse la masse inquiétante de la résidence d’Hérode. Souvent les bergers voient aller au rythme de leurs chevaux, les défenseurs de la citadelle. Ils en ont peur. Au service de leurs bêtes depuis l’enfance, ignorant la Torah et les prophètes, méprisés par les pharisiens qui les disent aussi stupides que leurs moutons, les bergers n’ont pas d’avenir.
 

Dans cette nuit semblable aux autres et qui promet un lendemain bien gris, un homme veille… Surgit alors une lumière éclatante. Ses compagnons tirés de leur sommeil s’interrogent. Bientôt l’ange du Seigneur les interpelle. Peut-être ont-ils appris qu’autrefois Dieu avait parlé à son peuple. Mais savent-ils que Dieu avait parlé aime d’amour les pauvres et les petits ?
 

La parole qu’ils entendent est inouïe : « Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple. Il vous est né aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur qui est le Christ Seigneur. »
 

Pour eux, pauvres et misérables, que signifie cette joie ? En outre, à l’époque, le sauveur, c’est l’empereur de Rome, bien plus puissant qu’Hérode ! Quant au messie, Israël l’attend depuis des siècles. Emerveillés, les voici en marche, bercés par le chant des anges : « Gloire à Dieu…paix aux hommes… » 

Ils vont à la crèche, s’extasient devant l’Enfant, croisent le regard lumineux de Marie, l’humble sourire de Joseph. Ils ne savent pas encore que l’enfant s’appelle Jésus.
 

Dans leur enthousiasme, ils vont répandre la nouvelle. Ces hommes que l’on croyait muets, car personne ne leur donnait la parole, surprennent leurs auditeurs. Nous ne savons pas comment Bethléem accueille le message, mais Hérode, bien renseigné, n’hésitera pas à massacrer des innocents. L’annonce de Noël, imprégnée de joie, met l’accent sur l’aujourd’hui du Salut. « Maître des temps et de l’histoire », Dieu nous aime assez pour nous donner son Fils. Fidèle à lui-même, il s’adresse aux tout-petits. Il leur confie un message qui les dépasse infiniment et qui traverse les siècles.

Il n’y a qu’une nuit de Noël. Une parole des anges aux bergers. Est-ce que, pour autant, Dieu se tait ? Non pas. L’Amour s’est révélé et continue de se dire au fol de l’histoire et dans toutes les langues. Regardons autour de nous. L’amour n’est pas mort. Dieu parle par ses enfants et pour ses enfants. 
 

Nuit de Noël à l'église St Joseph de Serémange

Peu importe la couleur, la culture, la religion. Des migrants en péril sont secourus en Méditerranée, des soignants se mobilisent pour servir les victimes d’un virus. Nous avons trop souvent coutume de nous plaindre – et les raisons ne manquent pas – d’une société victimes de ses excès, des jalousies et du culte effréné du moi. 

Pourtant, la lumière de Noël ne cesse pas de briller pour la joie des pauvres, à travers le témoignage de ceux qui la maintiennent contre vents et marées. L’Evangile passe ainsi de main en main... Il porte du fruit. Nous sommes les bergers de ce monde et les destinataires du chant des anges ; « Gloire à Dieu… paix aux hommes. »

Equipe Evangile@Peinture – Texte Père Georges Auduc - Paray-le-Monial - Illustration Anne Wouters fnp-édition Gilly - Berna Fribourg - Composition François Roger
 

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