meditation
Ils retournèrent à Jérusalem remplis de joie

Pas de doute, ceux qui ont croisé les disciples ce jour-là ont dû se retourner sur leur passage. Qu’a-t-il bien pu arriver à ces hommes qui courent presque de joie vers
Jérusalem ?
Eh bien, il n’est pas exagéré de dire qu’une joie surnaturelle leur donne des ailes ! Ils sont transformés, revêtus du Christ ; leur force d’en haut, leur joie que nul ne peut plus leur
enlever. Ils portent en leur cœur un immense trésor, la densité d’une aventure hors norme, telle que l’humanité n’en a jamais connu et
n’en connaîtra jamais plus. Et comme il leur tarde de proclamer l’incroyable nouvelle du Christ vivant, ressuscité et reparti vers le Père, mais plus que jamais présent en nos cœurs jusqu’à la
fin des temps.
L’ascension est la fête de l’espérance qui nous habite. Au milieu de l’injustice, de la misère et de la violence, nous sommes invités à devenir les mains, les yeux et le cœur de Dieu dans notre
monde d’aujourd’hui. Notre famille, notre paroisse, notre lieu de travail et de loisirs, devraient être plus accueillants, plus fraternels, plus chaleureux, parce que nous sommes là pour répondre
à l’invitation du Christ en ce jour de son ascension vers le Père.« Ne restez pas là à regarder le ciel »
Extrait de Panorama N°497- mai 2013
Image Evangile et Peinture
La venue de l'Esprit Saint

En préparation à la fête de la Pentecôte, nous avons aujourd’hui la promesse que le Père enverra l’Esprit Saint, le Défenseur, qui accompagnera son Église à travers les tourmentes de
l’histoire.
L’Église est née du souffle de l’Esprit. Alors qu’un petit groupe de personnes terrifiées et
paralysées par la peur étaient enfermés derrière des portes verrouillées, l’Esprit Saint a ouvert ces portes et a envoyé les disciples à travers le monde. Cet Esprit Saint c’est le printemps qui donne un nouveau souffle et redonne vie à la foi et à l’espérance enfouies sous des cendres
de nos défaites et de nos désillusions.
Alors qu’aujourd’hui, nous vivons dans une période de grandes turbulences. : l’assistance dominicale est
plus restreinte, les Conseils de Fabrique gèrent la décroissance, les paroisses se regroupent pour former des unités pastorales, l’Esprit Saint, notre Défenseur, est présent pour nous aider à
traverser ce temps d’incertitudes.
L’Église n’en est pas à sa première crise. Le texte des Actes des Apôtres raconte «la crise de la
circoncision», qui a provoqué un changement majeur chez les chrétiens de la première génération. L’Esprit Saint a permis que l’on en arrive à un compromis : «L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé...»
Dans les premiers siècles, l’eucharistie se célébrait en langue grecque. C’était la langue que les gens comprenaient. Plus tard, on a imposé le latin partout dans le monde. Quand le Concile
Vatican II a autorisé la messe dans la langue des gens, les traditionalistes ont crié à la trahison.
Au 19e
siècle, les valeurs de la révolution française : liberté, égalité, fraternité, paraissaient scandaleuses pour la majorité des chrétiens. Aujourd’hui on y reconnaît les fruits de l’Évangile. De
même pour la démocratie, que l’Église a longtemps dénoncée et qui nous semble maintenant aller de soi.
On
pourrait aussi mentionner les changements dans les lois du jeûne, du calendrier liturgique, de la préparation aux sacrements, etc. L’Église a connu des centaines de changements à travers les siècles. C’est là un signe de vitalité et de capacité à s’adapter aux
besoins du temps.

Dieu nous parle à travers les situations changeantes et nous invite à vivre notre foi dans un monde en constante évolution. Cet
Esprit est pour nous source de vie nouvelle. Il nous guide, nous accompagne et nous donne le courage de faire face à toutes les situations difficiles de nos vies.
«Soyez sans crainte. Le Défenseur, l’Esprit Saint vous enseignera tout ce que je vous ai
dit». Jésus est là, présent par son Esprit à l’œuvre aujourd’hui comme hier.
Réflexion sur l'évangile dominical par le Père Yvon-Michel Allard - Canada.
Image du livre de Patrick Fontaine - édition RDF - Image de Taizé
Un commandement nouveau

« Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est
l’amour que vous aurez les uns pour les autres ». Voilà notre marque distinctive de véritables disciples du Christ. Les rites, les institutions, les sacrements, sont subordonnés à
cela et n’ont d’autre fonction que d’entretenir et d’exprimer l’amour que nous avons les uns envers les autres.
L’amour fraternel au sein de nos communautés n’est pas évident. L’histoire nous enseigne que les chrétiens ont été violemment déchirés au sujet de questions de théologie, de dogme, de liturgie, de politique, etc. Les pays d’Europe se sont déchirés au nom de la religion, ce qui a causé la mort de millions de personnes. Le fanatisme religieux a conduit à des atrocités terribles... au nom de Dieu.
Sur le plan individuel, le même genre de divisions nous accablent et nous déchirent. Nos amours sont fragiles et risquent
de ne pas tenir dans les moments difficiles. Des couples de plusieurs années se séparent et souvent se poursuivent devant les tribunaux. L’indifférence, l’égoïsme, la haine, la vengeance, la
violence, font parti de nos comportements.

L’amour dont parle le Christ dans l’Evangile est une source d’eau vive qui fait jaillir un nouveau printemps.
C’est un baume qui guérit les blessures. Cet amour est profond, fidèle, un amour plus fort que la haine, plus fort que l’injustice et plus fort que la mort.
C’est là le signe distinctif par lequel les chrétiens peuvent être reconnus! C’est le commandement nouveau que le Christ nous a laissé en héritage : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».
Cet amour mutuel se traduit de mille façons dans la vie quotidienne : l’écoute, l’accueil, l’attention à l'autre, le service des plus faibles, la compassion, le pardon, la miséricorde, ... Il se traduit dans des actes simples de la vie de tous les jours et dans des actions communautaires en faveur du bien commun.
En nous aimant les uns les autres comme le Christ nous a aimés, nous participons à la construction de la cité nouvelle, la cité où «il n’y aura ni mort, ni deuil, ni pleurs, ni douleurs, ni violence, ni guerre, ni exploitation», où l’amour nous habitera jusqu’à rayonner sur nos visages, et fera de nous des témoins de la Résurrection : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » Cela ne fera pas de bruit, cela risque même de passer inaperçu, mais au fond tout aura changé. Un chemin s’est ouvert devant nous.
Réflexions par le
Père Yvon-Michel Allard, Canada
Photo du camp de réfigiés Syrien à la frontière de Turquie
Les vocations, signe de l'espérance fondée sur la foi

Chaque année, la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations a lieu le 4ème dimanche de Pâques, qui est aussi appelé « le dimanche du Bon
Pasteur ». Cette année elle met en valeur le thème donné par le pape Benoît XVI, en lien avec l’année de la foi :« Les vocations,signe de
l’espérance fondée sur la foi ».
Qu’est-ce que la vocation ?
Chacun est appelé à faire quelque chose de sa vie. Si une personne décide de se mettre au service d’une cause plus importante que ses
seules préférences personnelles, on dit qu’elle répond à une vocation.
La vocation, c’est donc une certaine manière de vivre sa vie, de la comprendre et de l’ordonner comme un
service. Mais l’appel, l’origine de la vocation n’émane pas de la personne. La vocation, c’est « être appelé », « être appelé par » et « être appelé pour ». Cela
demande une écoute, une réponse.
Pour les chrétiens, l’appel vient de Dieu, de la Parole du Christ invitant à le suivre et à être ses témoins
dans le monde et dans l’histoire. Tout chrétien, par son baptême, est appelé à faire de sa vie une réponse et un service. La vocation baptismale se déploie dans tous les états de la vie : mariage
chrétien, célibat...
Quelle que soit notre vocation, nous sommes tous appelés à la sainteté, à participer à la plénitude de
l’amour de Dieu donc, à aimer, à être heureux et à rendre heureux.
Parmi les chrétiens, certains sont appelés à
consacrer leur vie dans un don total à Dieu et au service d’une mission comme prêtre, diacre, religieux ou religieuse, laïc consacré... C’est ce qu’on appelle aussi les « vocations particulières
».
Croire qu’il y a en moi plus que moi...et ce plus c’est la bonté divine d’où jaillit ma vocation, et qui fait de moi un acteur d’espérance.
Extrait du Message du Pape Benoit XVI pour la journée mondiale de prière pour les vocations en
2013.
C'est le Seigneur

Les disciples ont repris leur vie habituelle de pêcheurs. Ils vont pêcher de nuit, le cœur aussi obscur que le ciel sans étoile Pourtant le Ressuscité se manifeste. Mais leurs cœurs ont du mal à
recouvrer la vraie lumière.
L’Évangile du troisième dimanche de Pâques relatant une pêche miraculeuse fait
dialoguer la Parole de Dieu et notre vie personnelle, notre vie relationnelle, notre vie en Eglise. Il suffit de cueillir au passage les mots qui nous parlent.
« JE M’EN VAIS À LA
PÊCHE ». Tout prend naissance dans une invitation amicale et communautaire : « Nous allons avec toi ». Occasion de repérer ce que nous devons aux autres,
tous les gestes simples : un sourire, une invitation, un coup de téléphone amical et une rencontre… Seigneur voici ma vie, nos vies. Merci de les traverser.
« JÉSUS ÉTAIT LÀ
SUR LE RIVAGE ». Présence mystérieuse du Christ à chacune de nos actions. Il est présent à nos
réalités. Joie d’en reprendre conscience !
« JETEZ LE FILET » Non seulement il s’intéresse à notre travail mais il
intervient, il encourage, il oriente. Invitation à regarder, sentir sa présence.
« C’EST LE SEIGNEUR ». D’abord c’est une confidence à peine murmurée par les plus proches, et puis c’est une certitude qui monte du fond de notre cœur et
nous pousse à agir, à reconnaître les dons de Dieu. Pierre se jette à l’eau, les autres ramènent dans la barque les filets pleins de poissons. Tout est transfiguré.
« VENEZ DÉJEUNER » Tout est prêt pour l’accueil, et même,
ils ont été sollicités pour les préparatifs. Mais c’est Jésus qui lance l’invitation. C’est lui qui va mener et qui se donne à le
reconnaître..
« IL PREND LE PAIN ET LE LEUR DONNE » Comment ne pas faire le lien avec l’Eucharistie ?
Il prend toute notre vie : nos relations, nos entreprises, nos résultats, nos échecs aussi et il les remplit de sa vie, les transfigure.
« SIMON, FILS DE JEAN M’AIMES-TU ? » Par trois fois Jésus pose la question mais pas avec les mêmes mots. Pierre, sincère, répond je t’aime comme on aime un
ami, tu le sais. Jésus se contente de cet amour humain que Pierre peut mesurer, donner, mais c’est toujours la même mission que le Christ confie : « Sois le pasteur de mes
brebis. »
Si nous pouvions le reconnaître dans sa Parole, dans sa nourriture, au sein de notre communauté, nos yeux, nos oreilles,
nos cœurs s’ouvriraient. Jésus ressuscité se donne à reconnaître jour après jour, et les sacrements vécus et partagés sont autant de moments où il se donne. Puissions-nous sortir de l’eucharistie
en disant :
« C’EST LE SEIGNEUR », et en vivant de lui tout au long de la semaine.
Thomas, une autre approche de la foi

Et si pour cette fois nous regardions l’Apôtre Thomas d’une autre façon ? Non plus comme celui qui a osé douter de la venue du Christ en sa résurrection, mais au contraire comme un croyant qui se
trouve confronté à ses propres interrogations ? Peut-être alors saurions-nous saisir que cet homme nous donne à voir sa foi bien davantage que ses limites…
En ce dimanche où l’Église fête la Divine Miséricorde du Seigneur, c’est-à-dire son pardon, sa douceur et son cœur source de tout amour, Thomas nous pousse à utiliser tous nos sens pour vivre de la présence du Christ revenu à la vie. Pour entrer dans la joie de ses frères, il a besoin de voir et de toucher son Maître et Seigneur…
Cette approche n’est pas celle de tous. À chacun de trouver sa route. Il n’empêche, les lectures de ce dimanche accordent
une grande place au corps dans ses multiples dimensions. Nous sommes donc conviés à ne pas omettre que pour percevoir l’Esprit à l’œuvre, le corps ne peut être absent. Cette réalité, nos frères
et sœurs malades ou handicapés l’ont comprise depuis longtemps. L’espérance de la guérison ou même d’un soulagement est toujours désirée et cela passe par des gestes et des paroles de
consolation.
La paix que propose le Christ va dans ce sens, elle n’a pas d’autres buts que d’apaiser et d’encourager celles et ceux dont le fardeau pèse trop lourd. Si le Ressuscité est apparu à de nombreuses
reprises, c’est peut-être pour dire à l’homme qu’il ne l’a jamais abandonné, et qu’il est toujours présent dans les sacrements pour soulager et réconcilier.
Extrait de Prions en Eglise N°316
Père Christophe Husson
Le lavement des pieds

Nous sommes le jeudi saint. Demain, Jésus, traité comme un esclave touchera le fond de la souffrance
humaine.
Aujourd’hui, Jésus affirme qu’il est Maître et Seigneur.
Mais en lavant les pieds de ses disciples, geste d’esclave pour son maître, il inverse la logique des choses, et exerce sa
Seigneurie, non selon les valeurs du monde mais dans l’humilité et le service. Et donne ainsi son enseignement suprême : le maître se fait serviteur. Il fait don de sa personne au profit
d’autrui, car l’amour est premier.
Jésus le dit, son royaume n’est pas de ce monde.Par son geste, il bouleverse nos catégories et nous invite à faire advenir le seul
règne qui soit : celui de l’amour.
Extrait de Panorama N°495 –
monastère N.D. de Beaufort
Peinture
Arcabas
L'Amour jusqu'à la Croix
Dans le texte de la Passion que nous lisons en ce dimanche des Rameaux et de la Passion, Jésus est entouré de nombreux
personnages : les autorités religieuses, Pilate, Caïphe, Judas, Pierre, les autres disciples, Simon de Cyrène, le bon larron, Joseph d’Arimathie, les femmes qui suivent Jésus, le centurion, les
soldats.
À travers cette foule de gens qui prennent parti pour ou contre le Christ, Luc nous présente un Seigneur plein de
miséricorde, de tendresse et de pardon, L’évangéliste a perçu et exprimé la sensibilité de l'amour du Père qui s'est manifesté en Jésus, surtout à l'égard des pauvres, de ceux qui souffrent, de
ceux qui sont marginalisés par la société, comme en témoigne les paroles de Jésus, sur la croix qui révèlent l’identité de notre Dieu.
« Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils
font »
Cette parole est le cri le plus fort de l’évangile de l’amour et de notre Dieu. Ce
cri de pardon nous parvient au milieu des injures et des moqueries lancées par la foule, par les autorités et par les soldats. L’évangéliste invite à se sentir impliqué dans le récit de la Passion.
« Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le
paradis »
Jésus accueille le malfaiteur crucifié avec lui. Au seuil de la mort, Jésus
ouvre à ce malheureux une perspective d’espérance et de vie. À travers les siècles, le Christ offrira cette même espérance à des milliers d’autres. Il continue de le faire encore aujourd’hui.
« Entre tes mains, je remets mon esprit
»
St Luc nous indique que la mort de Jésus n’est pas un événement vide de sens : il s’agit d’un acte d’amour,
du «passage vers le Père». Le Seigneur a vécu en communion étroite avec son Père et maintenant, dans l’angoisse de Gethsémani et les tourments de la crucifixion, il remet sa vie en toute
confiance entre les mains de son Père.
Il fallait que Jésus passe par sa Passion et sa mort, la mort sur la Croix, pour que toutes les générations sachent
jusqu’où va l’Amour de Dieu pour son peuple. Pour nous aujourd’hui, qui vivons cette montée vers Jérusalem dans le monde qui est le nôtre, la
Résurrection éclaire déjà le chemin de Croix des personnes et des peuples. Jésus Christ nous précède. Nous pouvons Le suivre dans la confiance, Il est vainqueur de la mort.
Extrait de
@cursillos.ca
" Va et désormais ne pêche plus "

L’évangile que l’Eglise nous offre en ce dimanche se situe dans le Temple de Jérusalem. Ce Temple, la maison de Dieu, Jésus l’a purifié en chassant les marchands qui l’utilisaient pour leur
commerce.
Aujourd’hui, les chefs religieux en font un tribunal. L’accusée, une femme, coupable d’adultère, doit
être lapidée, selon la loi.
Jésus voit cette femme, comme il a vu Marie Madeleine, la Samaritaine, Pierre après son reniement, le bon larron.
Jésus la regarde avec respect, Il ne pointe pas vers elle un doigt accusateur.
Serait-ce la loi nouvelle qu’il trace, en silence sur le sol où il s’est abaissé ? La loi de l’amour et du pardon ? Nul ne le sait,
mais cette loi, Jésus la grave dans la pierre des cœurs afin que sous la poussée de sa main créatrice, ils s’ouvrent à la vie.
« Qu’il lui jette le premier la pierre, celui qui est sans péché ! »
En se remettant à dessiner, sans regarder personne, Jésus les laisse se juger eux mêmes, sans se sentir accusés ou montrés du doigt.
Ils se retirent les uns après les autres. Et l’évangile ajoute : «Ils s’éloignèrent les uns après les autres, en commençant par les plus vieux! »
Jésus sauve cette femme en lui révélant le visage de bonté et de miséricorde de Dieu. Le pardon la libère de
son passé. Jésus ne mentionne même pas son péché. Il ne s’intéresse qu’à son avenir : «Va et désormais ne pèche plus».
Le Christ nous dit ce matin que le monde sera meilleur si nous commençons par changer
nous-mêmes! Avec Dieu, nous ne sommes jamais étiquetés, mis de côté, condamnés, considérés comme
irrécupérables. Il pose sur nous, comme sur la femme adultère, un regard plein de tendresse et nous dit à nous aussi : «Moi non plus je ne te condamne pas… va et ne pèche plus».
Extrait de @cursillos.ca
Un Père qui pardonne...
Aujourd’hui, en lisant l’évangile, qui relate la parabole de l’enfant prodigue, nous pouvons comprendre enfin
qui est Dieu : un Père qui veille, qui attend, ouvre ses bras, pardonne…
Le départ du fils reflète bien des situations vécues dans de nombreuses familles. Ici et là, en Europe, en Afrique... des milliers de jeunes s’éloignent de la maison paternelle avec le désir
d’affirmer leur autonomie et d’exercer leur liberté. Ils quittent famille, ville, village et pays. Ils pensent trouver bonheur et opportunités dans un ailleurs à construire. Mais le rêve ne
correspond pas toujours à la réalité et le retour n’est pas facile…
Si cette parabole est si touchante, c’est parce qu’elle est une grande histoire d’amour et l’expression de la plus belle image de Dieu. Un père prodigue, généreux, miséricordieux. Un géniteur de
réconciliation qui réintègre le fils cadet et le réconcilie avec le fils aîné. Pour le père, l’amour ne se négocie pas et la fidélité ne crée pas des obligations.
L’Évangile ne fait rien d’autre que raconter l’amour de Dieu. Un Dieu qui peut réunir ses enfants aussi bien par le chemin de la révolte que par celui de l’obéissance. Ce même Dieu, aujourd’hui,
voudrait bien que sa Parole prenne chair dans nos visages, dans nos vies et dans la réalité des évènements du monde et de l’Eglise. Sur la croix, Jésus est venu réconcilier tout homme avec Dieu,
un Père qui pardonne...
Extrait de Père Jean-Paul Sagadou - Prions en Eglise – mars 2013
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