meditation
Qui est mon prochain ?
« Beaucoup d’entre nous, et moi aussi, nous sommes désorientés, nous ne sommes plus attentifs au monde dans lequel nous vivons, nous
ne prenons pas soin de ce que Dieu a créé pour tous, et nous ne sommes plus capables, non plus, de prendre soin les uns des autres.
Qui est responsable du sang de ces frères et sœurs ? Personne ! Tous, nous répondons : "Ce n’est pas moi, ce
sont les autres " Mais Dieu demande à chacun d’entre nous : " Où est le sang de ton frère qui crie vers moi ?"
Aujourd’hui, personne ne se sent responsable. Nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle. Nous
sommes tombés dans l’attachement hypocrite du prêtre et du serviteur de l’autel, dont parle Jésus dans la parabole du Bon Samaritain :
nous regardons le frère à demi-mort sur le bord de la route. Peut-être pensons-nous "le pauvre !" et nous continuons notre chemin.
Ce n’est pas notre affaire. Et cela nous suffit. La culture du bien-être, qui nous conduit à penser avant tout à nous-mêmes, nous rend insensibles au cri des autres, nous fait vivre dans des
bulles de savon, qui sont belles, mais qui ne sont rien, qui sont l’illusion du futile, du provisoire qui porte à l’indifférence envers les autres, et conduit ainsi à la mondialisation de
l’indifférence.
Nous nous sommes habitués à la souffrance de l’autre. Elle ne nous regarde pas, elle ne nous intéresse pas,
ce n’est pas notre affaire !(...) La mondialisation de l’indifférence nous rend "innommables" responsables sans nom et sans visage. (...)
Je voudrais vous demander : qui parmi nous a pleuré pour ces faits, pour la mort de ces frères
et
sœurs ? Qui a pleuré pour ces personnes qui étaient sur les barques ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui désiraient quelque chose pour faire vivre leurs
familles ? Notre société a oublié l’expérience des pleurs, du "souffrir avec" : la mondialisation de l’indifférence ! (...)
Demandons pardon pour l’indifférence envers tant de frères et sœurs, (...) et pour ceux qui, par leurs
décisions au niveau mondial, ont créé des situations qui conduisent à ces drames. »
Extrait de l’homélie du pape François à Lampedusa (Sicile), le lundi 8 juillet
2013. Photo de personnes réfugiées débarquant à Lampedusa
Dieu appelle tout le monde à la moisson
L’envoi en mission des 72 disciples, dans le récit de l’évangile de ce dimanche, vient croiser opportunément les préparatifs de départ en vacances d’un certain nombre d’entre nous !
L’intention de Luc qui a été le compagnon de Paul dans ses voyages, et cela jusqu’à Rome, est de montrer que
la mission n’est pas réservée aux Douze apôtres, et qu’elle ne se réduit pas aux limites de celle de Jésus. C’est « à toutes les nations qui sont sous le ciel » que l’Esprit de Pentecôte veut
faire entendre la Bonne Nouvelle de l’Évangile, à ces « 72 nations » qui, dans la Bible, symbolisent la totalité du monde habité.
Qu’il parte ou non en vacances, le disciple de Jésus doit se considérer comme le pèlerin de la nouvelle
évangélisation, en avant-coureur de sa présence : « Il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. » Sa mission est plus qu’une œuvre à
réaliser, c’est une vie dont il lui faut témoigner en ayant au cœur et sur les lèvres la salutation qui crée la relation : « Shalom ! » Sur les plages, sur les chemins de Compostelle, dans les
pays visités, dans les déserts du monde contemporain, il s’agit pour lui d’être un témoin d’humanité en se faisant proche de tout homme rencontré.
Voilà bien l’enjeu des consignes pratiques données aux 72 disciples… le Christ ne dit pratiquement rien du
message à transmettre, mais il leur rappelle comment ils doivent se comporter. Il ne parle pas du contenu de la foi mais des comportements concrets des messagers : leur habillement, leurs
bagages, leur manière d'entrer en relation. Ces consignes sont aussi valables pour nous aujourd’hui qu’elles l’étaient au temps du Christ.
En ce début de vacances, c’est l’occasion de prendre avec des proches de notre famille, des amis, le temps de
partager ce qui nous fait vivre, ce qui nous guérir de nos peurs, du stress, de l’agitation...Une occasion aussi pour aller vers des personnes nouvelles, se faire proches d’elles, «échanger,
dialoguer, se connaître...
Extrait d’une sœur bénédictine de l’ abbaye de Pradine
Photo @jardiniersdedieu.com
"Suis-moi"
L’évangile d’aujourd’hui nous dit que le Christ, malgré le rejet qui l’attend, prend résolument avec courage le chemin
vers Jérusalem. Il est prêt à aller jusqu’au bout de son amour pour nous, quoiqu’en soit le prix à payer.
Le suivre sur ce chemin vers Jérusalem, c’est accepter de ne jamais s’installer, de ne jamais s’arrêter sur
la route de la vie, pas de terrier, pas de nid, le disciple est un homme« en marche ».
La Bonne Nouvelle, c'est cette invitation à marcher à la suite du Christ " qui n'a pas d'endroit où reposer
la tête ", à se préoccuper du Royaume de Dieu, à être disponible à la présence de Dieu qui s'offre de manière toujours nouvelle. Regarder en arrière signifiera alors préférer autre chose que
cette présence gratuite et divine.
Autrement dit, il s’agit de toujours regarder devant soi, tournés vers
l’avenir. Le disciple doit regarder demain avec confiance, être un bâtisseur d’avenir.
Les gens dans l’évangile d’aujourd’hui invoquent toutes sortes de raisons pour remettre à plus tard ce
service du Royaume qui exige beaucoup et tout de suite. Il y a plein de croyants qui veulent dire oui à Dieu… mais après les affaires, l’argent, le prestige. Plus tard, s’il reste du temps
! Dieu conteste nos priorités. "Laisse-moi d'abord enterrer mon père.... Laisse-moi d'abord faire mes adieux
à mes parents..."
Ce qui frappe dans les demandes des candidats-disciples, c’est le "permets-moi"
adressé à Jésus. N’est-ce pas de cela qu’ils ont à se libérer ? Pour construire le Royaume de Dieu, un Royaume de frères et de sœurs sans « pouvoir » les uns sur les autres, ne devons-nous pas
cesser de demander la permission, mais plutôt nous conduire en adultes qui prennent leurs responsabilités ?
Les réponses données par Jésus aux 3 disciples
potentiels les invite à un certain « lâcher prise », à accepter de ne pas savoir où ils vont, à accepter de n’être plus protégé par une permission reçue, à accepter de se risquer d’avancer au
large...
En ce début de vacances pour beaucoup, si nous prenions le temps de faire le point sur notre vie chrétienne ?
Si nous prenions davantage conscience que le cœur de notre foi chrétienne est de suivre le Christ en l’accompagnant afin de vivre en sa présence, faire route avec lui et le peuple de Dieu, comme des égaux qui partagent le travail et leur pain ?
Extrait de @vas-y-je te crois
Photo Equipe Liturgique du berceau du fer
Pour-vous, qui suis-je ?

Pour vous, qui suis-je ? Pour Pierre qui confesse sa foi, il n’y a pas de doute, Jésus est le messie.
Pour les
autres disciples les divergences d’opinion des uns et des autres embrouillent leur discernement qui, corrompu par celui du monde, l’incertitude et leur manque de foi, les empêchent de voir que
les œuvres témoignent en faveur de Jésus.
Qu’en est il de nous qui bien souvent croyons au pouvoir de l’argent, de la science, et avons du mal à croire
que Dieu est réellement présent en nos vies. Dans une société qui ne tolère plus la faiblesse, les paroles du Christ appelant à marcher à sa suite avec nos limites, nos souffrances, nos
incapacités, à prendre nos croix, sont exigeantes.
Prendre sa croix demande beaucoup d’humilité : c’est
renoncer à son désir d’autosuffisance, c’est reconnaître la primauté du Messie de Dieu et faire une confiance en celui qui, seul, peut évangéliser ces parts douloureuses de nos vies.
Qui suis-je pour vous ? Suis-je pour vous le Messie de Dieu, en êtes vous certain au fond de vous même,
ou laisser-vous le monde, les divergences d’opinion, les aprioris pervertir votre bon sens spirituel ?
Le Christ nous invite à continuer sa prière : « et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis
je ? ». Peut être devrions nous tout d’abord nous dire qui sommes nous, qu’elle est notre véritable identité, afin de mieux répondre dans la foi, « Tu es le Fils du Dieu vivant », qui
par son sacrifice sur la croix déploie sa force dans ma faiblesse, pour que ma croix ne soit pas un obstacle mais un tremplin pour aller vers le Père.
Alors la foule que nous formons à travers les réalités du monde d’aujourd’hui pourra proclamer le retour du
Christ, Messie de Dieu, dans tout ce qui fait les évènements quotidiens de nos vies. Chacune de nos croix fait avancer la foule vers la résurrection du Christ afin que nous croyons que Jésus est
le Messie, le Fils de Dieu, et afin, que par notre foi, nous ayons la vie en son nom.
Extrait de Jean Pierre Gondin.
Simon, vois-tu cette femme ?

Jésus est invité chez un Pharisien, Simon. Ce dernier est entouré de ses amis, des professionnels de la religion et des chefs religieux du pays.
Nous apprenons que la femme qui s’introduit dans la salle à dîner, sans y être invitée, offre à Jésus trois
marques d’hospitalité. Elle lave ses pieds avec ses larmes, les couvre de baisers et y verse un parfum d’une grande valeur.
Simon est scandalisé par Jésus qui laisse la pécheresse lui prodiguer ces marques de respect et d’amour en public.
La femme qui est le centre de toute cette histoire d’évangile ne prononce pas une seule parole. Mais le Christ
la protège et lui dit : «Femme, ta foi t’a sauvée. Tes péchés sont pardonnés.» Simon ne voyait que « la prostituée », Jésus a vu tout ce qu’il y avait de
bon dans cette pauvre femme. Il pose sur elle, un regard de compassion et de miséricorde. C’est pourquoi le Seigneur interpelle son hôte en lui disant : « Simon, vois-tu cette femme? Regarde-la avec un peu plus d’amour et tu découvriras son histoire individuelle, ses qualités personnelles et sa grande dignité»
Aujourd’hui, à travers Simon le Pharisien, le Christ nous demande de nous regarder nous mêmes avant de juger
les autres, d’éviter d’accrocher des étiquettes aux personnes.
En suivant ce regard de Jésus, nous comprendrons que Dieu n'est pas "celui qui juge", mais "celui qui remet
les dettes", qui pardonne aux pécheurs, libérant ainsi les capacités à aimer. Le Christ nous rend libres : tout pécheur que nous sommes, nous sommes
avant tout aimés, aimés d une tendresse débordante.
Extrait méditation du Père Yvon-Michel Allard
Image Evangile et peinture
" Ne crains pas, je suis avec toi"
Dans l’évangile d’aujourd’hui, deux cortèges se croisent. La première, joyeuse et enthousiaste, entoure Jésus et ses disciples
qui entrent dans Naïm. La seconde sort de la ville pour enterrer un mort. L'une est centrée sur Jésus, l'autre sur la mort d'un jeune homme
La relation entre les deux situations celle de Jésus en marche, celle de la veuve, soumise à la fatalité va se
faire par le regard de Jésus "remué dans ses entrailles», qu’il porte sur la détresse d'une femme seule.
Jésus est présent à sa vie, ouvert à ce qui lui advient, il n’esquive pas, il ressent. Jésus se manifeste
alors comme agissant, s’adressant, unifiant. La première chose qu’il demande à la mère, ne pas pleurer, ne pas se laisser submerger, ne pas se laisser enfoncer dans la détresse, le néant, le
vide. Jésus se maintient ouvert, il maintient ouvert les autres…Jésus apporte un ordre qui s’impose à lui, à elle, aux autres, il commande aussi aux porteurs et enfin au jeune homme même. « Jeune
homme, je te l'ordonne, lève-toi.» Le mort se redresse. La puissance de la Parole de Jésus apparaît ici dans toute sa majesté. C’est une parole créatrice, une parole de vie. « il le rendit à
sa mère».
Ce miracle est d’abord une révélation de l’identité de Jésus, de son mystère profond de fils de Dieu, Messie
et Sauveur de l’humanité, mais c’est aussi l’immense compassion de Dieu qui ne se contente pas de regarder notre détresse, mais qui par la puissance de sa résurrection, vient
l’habiter. Notre Dieu est un Dieu de vie et non de mort.
Au cœur de nos plus tristes expériences, la proximité de Dieu nous redonne vie et espérance : « Ne crains pas, je suis avec toi ».
L'Eucharistie, de l'anonymat à la communion
Dans l’évangile d’aujourd’hui, le repas offert par le Christ aux gens fatigués et affamés est le symbole de nos
rencontres eucharistiques. Le miracle n’est pas tant la «multiplication des pains» que la capacité de partager le peu que nous avons : «Donnez-leur
vous-mêmes à manger» dit le Seigneur à ses disciples qui veulent renvoyer les gens. Au lieu de disperser les foules dans les villages, Jésus choisit de les rassembler et leur
donner à manger.
C'est en écoutant sa Parole, en nous nourrissant de son Corps et de son Sang, que le Christ nous fait passer de l'état de multitude à l'identité de communauté, de l’anonymat à la communion. L’Eucharistie est le Sacrement de la communion, qui nous fait sortir de l’individualisme pour vivre ensemble la suite du Christ, la foi en Lui.
Le pape François nous invite à un examen de conscience « comment est-ce que je vis l’Eucharistie ? Est-ce que je la vis de façon anonyme ou comme moment de vraie communion avec le Seigneur, mais aussi avec tant de frères et sœurs qui partagent ce repas ? Comment sont nos célébrations eucharistiques ? »
L’eucharistie est une invitation au partage, à la fraternité, à l’accueil des autres : “donner , partager ”,. Jésus se donne à nous dans l'Eucharistie, partage notre chemin, se fait nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route se fait difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Dans l'Eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa route, celle du service, du partage, du don, et ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s'il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l'amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer.
Communion, partage. Prions pour que la participation à l’Eucharistie nous provoque toujours à suivre le Seigneur chaque jour, à être instruments de communion, à partager avec Lui et avec notre prochain ce que nous sommes. Alors notre existence sera vraiment féconde.
Extrait de l’homélie du Pape François pour la messe pour la solennité du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu), sur le parvis de la basilique Saint-Jean-du-Latran, ce 30 mai 2013 au soir.
Intimité
En se faisant homme, le Fils éternel du Père « élargit » la Trinité jusqu’à nous
faire entrer en elle. Il nous dévoile le mystère intime de Dieu ; il nous fait entrer dans la singularité de sa prière au Père.
Il nous fait don de l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils. Et cet Esprit répand en nos cœurs l’amour même dont Dieu aime, nous permettant d’accomplir le commandement nouveau qui est d’aimer comme Jésus aime.
Et pour que nous puissions ainsi imiter Jésus, et par lui imiter Dieu notre Père, ce même Esprit reprend ce qui vient de Jésus pour nous le faire connaître. C’est dans le mystère pascal que la sainte Trinité se dévoile tout entière. Là, le Fils, en notre humanité, s’abandonne à l’amour du Père. L’Esprit que le Père donne au Fils sans mesure et que le Fils retourne au Père en action de grâces, également sans mesure, ressuscite Jésus dans une nouveauté de vie sur laquelle la mort n’a plus aucun pouvoir.
Ainsi, nous connaissons Dieu. De l’intérieur. Nous connaissons Dieu non d’une connaissance livresque, mais dans l’intimité d’un amour partagé. Et tout se résume dans sa louange à la gloire de la Sainte Trinité par laquelle le prêtre conclut la prière eucharistique, qui dit le mouvement de toute notre vie: « Par Jésus, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. » Amen !
Extrait de Prions en Eglise mai 20132 - Père Emmanuel Schwah
Photo Michel Rondet : "L'Esprit est-il en tous " site Bayard
A la portée de tous : Pentecôte 2013

Depuis ce jour où il fait de quelques hommes repliés sur leurs peurs et enfermés dans leur cénacle
d’infatigables témoins de la Bonne Nouvelle, l’Esprit ne cesse de provoquer chacune de nos histoires personnelles à plus de vie.
L'Esprit Saint nous donne non seulement de comprendre, d’accueillir et de respecter l’autre pour ce qu’il est ou pour ce qu’il fait, mais aussi de reconnaître et de nommer en l’autre le
Ressuscité, qui fait toutes choses nouvelles. Par lui, le Christ qui est en moi reconnaît le Christ qui habite le cœur de mon frère, et nous parlons la même langue, la langue de
Dieu.
L’Évangile que nous vivons est à la portée de tous les hommes. Il est langage que tous peuvent comprendre, sous toutes les latitudes. L’Esprit rassemble les foules et elles deviennent peuple. Source d’unité entre le Père et le Fils, l’Esprit Saint bouscule et renverse les frontières, les repoussant plus loin, ailleurs !
N’éteignons pas l’Esprit : il nous communique l’être et la vie du Christ. L’Église n’a pas
d’autre force que le souffle de l’Esprit pour être signe du
Royaume de Dieu au cœur de ce monde. Jour après jour, l’Esprit fait naître et renaître nos communautés, il
anime et fait vivre nos communautés de paroisses. L’Esprit nous rassemble en Peuple de Dieu, il nous appelle à marcher vers le Père. Laissons-nous conduire par l’Esprit : il nous emmène à
faire communion autour des prêtres, des équipes d’animation pastorale et de tous les fidèles laïques en responsabilité. Viens Esprit de feu, viens faire de nous des témoins !
Extrait de Prions en Eglise - Père Benoît Gschwind, assomptionniste
Images : St Jacques Anne Tiessé - Communauté du berceau du fer
Que leur unité soit parfaite

Quelques jours après l’Ascension du
Seigneur, la liturgie nous propose de revenir sur un moment unique : Jésus prie son Père, nous révélant l’unité de la Trinité, à laquelle, ô mystère, nous sommes invités à participer. Plus
qu’une invitation, c’est même une vocation. C’est le projet d’amour du Père pour l’homme – avant même la création du monde – que le Christ est venu réaliser.
C’est part et en Lui, que l’homme ne fait qu’un avec le Père et le Fils, et réalise sa filiation. En lui, nous
sommes tous frères, appelés à bâtir un monde de justice et de paix. Alors, laissons nous réconcilier avec Dieu !
Animés de cette confiance en Dieu qui réalise ses promesses, ne nous lassons pas, comme Jésus, de lever les
yeux au ciel et de prier le Père pour ces hommes qui sont nos frères.
Méditation extraite de
Panorama N°497
Photo revue Prier
N°348
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