meditation
Un coeur ouvert

C’est toujours le Seigneur qui fait le premier pas pour venir vers nous ;
il est là sans s’imposer et nous
pouvons Le rencontrer en toute liberté.
Il est une source d’eau vive : source d’une eau qui ne se tarit
jamais.
Oui, c’est à moi que Jésus se donne ! Etonnement ? Joie ? Crainte ?
Jésus pose sur la Samaritaine un regard d’amour et lui
révèle sa vraie
grandeur. Elle découvre qu’elle porte en elle un vrai trésor, une
grande
lumière. Elle qui venait puiser de l’eau, la voici inondée d’une eau vive
qui vient laver tout le poids de son péché.

Seigneur, Jésus,
comme la femme samaritaine,
tu nous donnes la vie de Dieu.
Qu’elle coule
comme une source
dans nos cœurs.
Donne-moi
un cœur ouvert à
ta vie
reçue le jour de mon baptême.
Je suis ton enfant,
Je suis précieux à tes
yeux.
Tu comptes sur moi
En ce temps de Carême, assaillis que nous sommes par les dossiers, les infos, les réunions, les sollicitations les plus diverses n’ayons pas peur de nous arrêter à la margelle de notre puits, là
où le Christ nous attend pour nous établir dans une vérité toujours plus libératrice.
« des eaux jailliront dans le désert...
et les eaux produiront une fleur de lotus magnifique ( JMP Egypte) »
Extrait du Texte : Nancy de Montpellier
Illustrations : Etienne Jung - FNP Edition
15-17, rue de l’Hôpital, B- 6060 – Gilly
Peinture Arcabas - La samaritaine
-
Notre transfiguration

Lorsqu’un homme est totalement donné à Dieu, totalement disponible à Dieu, et Jésus seul l’a été, cela transparaît sur son visage et dans son corps. C’est peut-être une expérience de cet ordre
qui est à l’origine du récit de la Transfiguration. Lorsque Jésus se met en prière sur la montagne, les trois
disciples le voient autrement, entouré de lumière.
La tradition chrétienne a connu, et nous peut-être aussi, des regards, des visages de saints d’où émanait à
certains moments une « lumière incréée », comme le disent les orthodoxes, une lumière qui manifeste quelque chose de la vie d’union avec Dieu qui habite ce corps.
Et pourtant ce corps a tout en commun avec le nôtre. C’est dans une chair semblable à la nôtre
que se manifeste la gloire de Dieu. Ce que nous
pourrions prendre pour une manifestation exceptionnelle de ce qu’est cet homme unique, Jésus, est tout autant une révélation de ce qu’est le corps humain, lorsqu’il se laisse habiter par la
présence de Dieu : un temple. Le temple dont parlait Jésus, c’était son corps, souligne saint Jean, et saint Paul en tirera pour nous les conséquences :« votre corps est un
temple du St-Esprit ».
Ne regardons donc pas la scène de la transfiguration comme un prodige qui ne concernerait que Jésus. Osons la regarder
comme la révélation de ce qu’est le corps humain dans le projet de Dieu : un temple. Mon corps est un temple, le lieu où Dieu est adoré, où il est présent. La communion au corps du Christ, à la
messe, nous rappelle cela de manière particulièrement forte : le tabernacle, le lieu de la présence sacramentelle du Christ, c’est aussi mon corps après la communion, c’est aussi le corps de mon
voisin.
Au centre de la scène, au sommet de la montagne, Jésus, le plus grand, Jésus, le Fils bien aimé, qu’il nous
faut écouter. Sa transfiguration est un signe majeur de ce qui nous lie définitivement à Dieu : un corps humain a été habité par la présence de Dieu, par la lumière de Dieu. Et tous les corps de
tous les hommes en ont été transfigurés. Ils y ont retrouvé leur dignité.
Et cela nous invite à percevoir, à contempler plus qu’à comprendre, que désormais, le chemin vers Dieu, ce que nous appelons
la vie spirituelle, n’est pas un chemin de fuite du corps, ou d’élévation, mais un chemin d’incarnation.
Comment considérer mon propre corps comme le temple du Saint-Esprit, sans mépris, mais sans effroi ? S’il est un temple, c’est qu’il n’est pas un dieu ou une idole, mais simplement le lieu où
Dieu m’a rejoint en son Fils bien-aimé.
Méditation par Frère Jean-Marie Gueullette – Lyon
extrait dominicains@ml.retraitedanslaville.org
Cardinal Jean-Marie Lustiger
décédé en la fête de la transfiguration le 5août 2007
Icône : « Relevez-vous et n’ayez pas peur !»
Photo de la pièce de Théâtre "Transfiguration" Bill Viola
Un coeur à l'écoute
Ecouter...c’est autre chose qu’entendre !
En nous mettant à l’écoute de ce qui nous habite, ce que l’autre nous dit et en laissant résonner Ta Parole, nous sommes invités à
choisir entre ce qui nous rends grands ou petits, entre ce qui nous rends profondément heureux ou qui ne donne qu’un bonheur passager, entre ce qui rend le monde meilleur et ce qui
nous enferme dans l’égoïsme.
Aujourd’hui plus que jamais, l’adversaire de Dieu attaque le croyant dans sa qualité de croyant, en le
persuadant qu’il suffit de se contenter des nourritures terrestres : le sport, les études, la carrière, l’argent, le pouvoir. Face à cette recherche de liberté absolue et d’autonomie totale, le
Christ nous rappelle que ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre... mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Que notre confiance
en Ta Parole, en Ton Amour pour tous et toujours
augmente en nos cœurs
et nous inspire à faire les bon choix.
Seigneur Jésus,
tu es seul
dans le désert
et tu te mets à la disposition
de Dieu ton Père.
Donne-moi un cœur à l’écoute
de Ta Parole de vie,
un cœur d’amour et de
pardon.
Que je cherche sans cesse
à combattre le mal
et à faire le
bien.
Textes : Nancy de Montpellier
Illustrations : Etienne Jung
FNP Editions
15-17, rue de l’Hôpital-B- 6060 - Gilly
Chercher d'abord le Royaume des cieux et sa justice

"Vous ne pouvez servir en même temps Dieu et l’argent" : voilà ce que Jésus nous rappelle dans l’Evangile de ce dimanche, avant de nous
exhorter à ne pas nous inquiéter de ce que nous mangerons et de quoi nous nous vêtirons.
Jésus ne condamne pas le fait d’avoir de l'argent mais bien «de servir l'argent».
Lui qui, à Nazareth, avait travaillé avec son père, à la sueur de son front, lui qui a reproché au mauvais serviteur de ne pas avoir fait fructifier son argent à la banque dans la parabole des
talents, ne condamne pas l’usage de l’argent mais l’asservissement à l’argent.
Jésus dénonce l'esclavage de l'argent qui est le véritable cancer de nos sociétés. Sous le rythme infernal, notre société occidentale impose la course au standing, au luxe extrême, aux gadgets de toutes sortes. On gaspille les ressources de la planète aux profits d’un petit nombre de spéculateurs. On continue le pillage des pays pauvres au profit des pays riches. La cupidité de Wall Street a provoqué la crise économique actuelle et a ruiné des millions de personnes. Pendant que croulait l’économie mondiale, certains requins de la finance engrangeaient des sommes colossales. À cause de leurs décisions irresponsables, un nombre incalculable d’honnêtes gens ont perdu leur emploi. Cette crise a provoqué un désarroi sans précédent dans tous les pays du globe.
Ce que le Christ souligne aujourd’hui, c’est qu'il ne faut pas prendre l'argent comme une idole ou une divinité qui nous asservisse complètement. Jésus veut nous arracher à l'idolâtrie et au pouvoir de l'argent, car l’argent peut être un merveilleux serviteur, mais il est un très mauvais maître.
A la fin du texte, Jésus résume son enseignement en une formule dense et vive : «Cherchez d'abord le Royaume des cieux et tout le reste vous sera donné par surcroit !» Cela doit être notre premier soucis et non pas le dernier. Dans cette recherche du Royaume, nous trouverons la justice, le partage équitable, le développement, la fraternité humaine et la paix entre nous.
source Père Jean-Michel Allard cursillos.ca
photo Wall-Street
Aimez vos ennemis

L’évangile d’aujourd’hui nous offre une parole difficile à entendre. « Aimez vos ennemis ». Parole d’autant plus difficile à vivre
lorsque l’on est confronté au mal. Et pourtant cette parole est bien présente dans l’Evangile. Jésus nous rappelle que l’Amour de Dieu n’a pas de limites. Aimer ses ennemis ne veut pas dire se
laissé faire mais essayer de rétablir la vérité.
Aimer ses ennemis est bien souvent au dessus
de nos forces. Mais pour autant devons nous abandonner l’idéal ? Il sert à grandir. Mitterrand et Kohl l’ont bien compris, en se tenant la main ils posent un geste de pardon et d’amitié
entre les ennemis d’hier et ce malgré les souffrances atroces endurées par les peuples au cours de 2 guerres mondiales.
Le comité norvégien du Prix Nobel a accordé le Nobel de la Paix
2012 à l'Union européenne pour plus de 60 ans d'avancées dans le domaine de la paix, la réconciliation entre les peuples, la démocratie et les droits de l'homme en Europe,
récompensant ainsi l'Union européenne dans son ensemble pour avoir fait depuis 1945 de la réconciliation entre la France et l’Allemagne une réalité et pour avoir promu avec régularité à
l'échelle d'un continent ses valeurs fondatrices : la liberté, la démocratie, la justice, l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme.
Fondée en 1945 pour prévenir d’autres conflits mondiaux, la Paix est la
mission fondatrice de l’Organisation des Nations unies. L’ONU et l’Union Européenne sont une source d'inspiration pour les peuples du monde entier en propageant la paix entre les ennemis, par l’intervention des
casques bleus, par l’aide humanitaire et l'aide au développement.
« Aimez ses ennemis » ne peut donc
pas se vivre seul, mais doit se partager à travers la construction d’un idéal de valeurs, en famille, au travail, dans les communautés d’agglomérations , dans les communautés de paroisse, à
travers les structures financières, administratives, politiques, sportives, associatives, religieuses..
« Aimez vos ennemis ». La justice
voulue par Dieu, c’est de désarmer le mal par une attitude sans haine et par une volonté de paix. C’est l’attitude de Dieu lui-même que chacun de nous doit rechercher ;
« Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Source diverse F.Roger
Photo d’une rencontre à Verdun
Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais
accomplir. » Jésus n'est ni un révolutionnaire qui veut tout changer, pour repartir à zéro, ni un conservateur qui
ne veut rien changer, comme si le passé était parfait en tout.
Que fallait-il conserver des anciennes coutumes et des lois de Moïse? Fallait-il continuer à circoncire les nouveaux chrétiens, puisque, maintenant, il y avait le baptême? Fallait-il
célébrer le sabbat puisqu’on avait le dimanche? Fallait-il respecter les restrictions de l'alimentation casher ?, etc.
Le problème du changement, de l’évolution, de l’adaptation aux temps modernes, reste l'une des questions qui
se pose à tous les temps. Elle provoque d’innombrables conflits entre ceux de la droite et ceux de la gauche, entre anciens et modernes, traditionalistes et progressistes, tenants du statut
quo et adeptes du changement. Dans les périodes de mutation rapide, les conflits se multiplient. Cette tension se retrouve dans tous les secteurs de la population : en Église, en politique, en éducation, en famille.
Pour Jésus, comme au Concile Vatican II, il n'est pas question d'abolir complètement
le passé, ni de le conserver tel qu’il est. Dans une sorte d'accomplissement,d'achèvement, il faut lui donner
une vie nouvelle, afin d’ouvrir la fenêtre pour laisser le vent de l’Esprit soufflé. Ce n'est pas parce qu'une tradition est ancienne qu'elle est encore valable aujourd’hui. Ce n'est pas
parce qu'une idée est nouvelle qu'elle est meilleure que celle du passé.
Dans l’Evangile d’aujourd’hui Jésus vient « accomplir» les promesses de l’Ancien Testament :
« Ne croyez pas que je sois venu abolir la loi et les prophètes. Non, je suis venu pour les
accomplir ». Jésus veut améliorer, compléter, parfaire. Il nous invite à surpasser la justice des scribes et des pharisiens. et nous pousse à aller plus loin.
Comme les disciples, rassemblons-nous autour de Jésus sur la montagne de nos célébrations et demandons lui de
nous rendre adultes dans la foi. C’est à partir de notre foi, que surgit le Jésus des accomplissements. « Je ne Viens pas démolir ton histoire de vie, ton activité, ton monde relationnel, je
viens l’accomplir, je viens la transfigurer.» C’est bien là que Jésus nous attend, prêt à nous aider par sa
présence. Il nous rappelle aujourd’hui que c’est d’amour dont il parle, et non de loi, non de droit ou de devoir ! Jésus veut aller bien au-delà… et cet au-delà se trouve au plus profond de notre
cœur !
Merci mon Dieu, de me rappeler que dans toutes les difficultés que je peux rencontrer, il y a toujours une
résolution dans l’Amour !
Source : Père Yvon Michel Allard
Image extraite de www.jardiniersdedieu
Etre Sel et Lumière

"Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde"
Les mini-paraboles du sel, de la ville et de la lampe prolongent la réflexion de Jésus sur la responsabilité des disciples ;
Elles s’adressent moins à des disciples en particulier qu’à la communauté chrétienne dans son ensemble. Elles posent une même exigence, celle du rayonnement et de la diffusion de la Parole de
Dieu. Voilà ce que Jésus nous redit, et Il va préciser sa pensée à l’aide de ces deux images : le sel et la
lumière.
Le sel de la terre
Le sel permet la conservation, il rend les aliments savoureux. Dans cet Évangile, de la même façon, le « sel de la terre » qu’est le
chrétien doit conserver le monde des hommes dans son Alliance avec Dieu et le rendre savoureux. Il doit permettre au Royaume de grandir en ce monde. La condition, c’est bien sûr que ce sel ait de
la saveur, qu’il ne se dénature pas, qu’il ne perde pas sa capacité de « salaison» ! Autrement dit : être chrétien de nom, ça ne suffit pas. Il faut en avoir la saveur, la force ; il faut, dans
le quotidien du monde, se fondre dans la vie des hommes, en relever le goût de Dieu...
La lumière du monde
Notre baptême nous appelle à vivre en enfants de lumière. La lumière n’est pas
nécessaire en plein jour ! C’est dans la nuit qu’elle devient indispensable… Or, bien des hommes sont dans la nuit : nuit de la souffrance et de la solitude, nuit du désespoir, nuit des
difficultés de toutes sortes. Au cœur de ces nuits, le chrétien doit être lumière : témoigner de l’espérance possible, bâtir le Royaume où chacun se sait aimé et reconnu, annoncer sur un chemin
de confiance, le Christ Sauveur jusqu’à ce que sa gloire soit pleinement manifestée. Alors, il n’y aura plus de nuit!
Jésus nous associe à ce qu’il est et nous charge de transmettre le goût du Royaume en partageant et en
répandant la Parole. La Parole de Dieu, lorsqu’elle nous fait vivre, nous rend capables de courage. Elle nous transforme, nous révèle le potentiel d’Esprit Saint en toutes choses, nous entraîne à
parler de Dieu par toute notre vie et à voir la lumière qu’il y a en chacun de nous...
source extraite de croire.com
image Evangile et Peinture
Mes yeux ont vu ton Salut

Ce dimanche 2 février, nous fêtons la fête lumineuse de la Présentation du Seigneur. En dehors des crêpes qui virevolteront de la poêle à l'estomac, il s'agit dans l'Evangile d'évoquer deux
mouvements puissants qui se rencontrent : le juste Syméon est poussé pa l’Esprit au Temple, au moment ou un
couple, avec un petit enfant et deux oiseaux, entre pour accomplir ce que dit la loi de Moïse, la loi du Seigneur .
Syméon, Celui qui attend l’accomplissement des prophéties, porte l’espérance de son peuple, et la promesse de
voir le salut. Marie et Joseph, poussés par la loi des Ecritures, portent Celui qui donne la Loi Nouvelle. L’enfant change de bras pour être reconnu comme la lumière des nations. L’espace des
Ecritures d’Israël s’élargit pour resplendir sur tous les peuples.
A notre tour nous pouvons, en écoutant les Ecritures, reconnaître, comme Anne, le Christ dans notre vie
quotidienne et porter aussi cet enfant, pour le présenter à nos frères, et devenir dans sa lumière, pareil au feu du fondeur.
Chaque jour, nous avons la mission de nous présenté comme chrétien, et ce n'est pas si facile, que cela soit
dans nos milieux professionnels, à l'école, dans la rue, au milieu de nos familles et de nos amis. Comment me reconnaisse-t-il comme chrétien? Nous sommes tous, plus ou moins, enlisés dans une
société qui ne nous laisse parfois que peu de marge pour affirmer notre foi et nos convictions. Etre chrétien, ce n'est pas une sinécure, ni faire partie d'un club des amis de la messe du
dimanche. Cela nous engage. Jusqu'où ? Jusqu'à proclamer comme le vieillard Syméon : " Maintenant, ô Maître,, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix selon Ta Parole, car mes yeux ont vu
le Salut que tu préparais à la face des peuples". Pourrai-je rajouter, jusqu'au don de moi-même, jusqu'au témoignage de la manifestation de ma foi devant tous ? Il ne suffira pas de retourner les
crêpes le 2 février, il faudra aussi nous retourner avec Bonne Chandeleur
source P. François
RENARD
image Evangile et Peinture
Venez à ma suite...
Jésus quitte Nazareth et vient à Capharnaüm "carrefour des païens" . Là commence sa vie publique. : il
se met à proclamer l’imminence du royaume de Dieu et appelle chacun à la conversion. A partir de ce moment, tout change pour Jésus : Dieu se révèle Père ; le Fils est un homme au milieu
de son peuple ; l’Esprit soutient la diffusion de la Bonne Nouvelle.
Pour assumer sa mission, le Fils de Dieu ne reste pas seul : il appelle des disciples et choisit des
hommes et des femmes à venir à sa suite pour répandre l’Évangile avec lui. Ensemble, ils parcourent toute la
Galilée enseignant dans les synagogues, proclamant la venue du Royaume et guérissant les malades. Ce sont des « pécheurs d’hommes ». Simon-Pierre, André, Jacques et Jean sont les compagnons de la
première heure.
« Venez à ma suite... » : puissent nos prénoms continuer aujourd’hui la liste ! Jésus vient à
nous , il nous rejoints dans nos existences, et nous demande seulement de l’écouter et de lui faire confiance. Le programme nous est révélé jour après jour et chacun de nous peut écrire la page
d’évangile qui lui revient en propre, pour la plus grande joie de Dieu, la nôtre et celle de nos frères. L’Esprit de Dieu qui poursuit l’œuvre du Seigneur, fait la synthèse des talents qui nous
sont confiés et les fait fructifier pour construire l’unité dans la paix.
source :
croire.com et panorama
image : Jesus parmi les hommes
Je ne le connaissais pas

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jean-Baptiste vient de baptiser Jésus et le désigne en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ».
Cette parole nous est redite à chaque messe au moment de communier. Mais ce qui est étonnant ici, c’est que Jean Baptiste ajoute par
deux fois : « Je ne le connaissais pas ». N’est-il pas le coussin de Jésus ? Ses disciples ne fréquentaient-ils pas ceux de Jésus ?
Souvent quand un proche meurt et que nous relisons ensemble sa vie, nous recevons une révélation de ce qu’il
était et de ce qu’il nous a vraiment apporté.
Alors si nous pouvons dire de nos proches : » Je ne la connaissais pas », combien plus des
migrants et des réfugiés. Nous ne les connaissons pas, mais peut-être pourraient-ils eux aussi nous révéler des dimensions insoupçonnées qui pourraient nous faire grandir en humanité ? Aller
vers un monde meilleur, comme nous le propose le pape François, commence par là : la relation avec les autres, les plus proches comme les plus lointains, peut-être une richesse
extraordinaire qui nous fait découvrir un monde meilleur en train de naître.
C’est ce qui s’est passé pour Jean-Baptiste, il a fallu que Jean voie « l'Esprit descendre du ciel comme une
colombe » sur Jésus pour qu'il le reconnaisse comme celui qui devait venir, il a fallu que le Père lui révèle que ce Jésus qu’il croyait connaître est « l’Agneau de Dieu qui enlève le
péché du monde ».
Chaque dimanche, la liturgie de chaque messe nous fait vivre cette reconnaissance : elle installe Dieu
dans notre vie et nous fait entrer dans la connaissance de la vie de Jésus. Remplis nos cœurs de ton Esprit Saint, pour qu’il nous fasse découvrir le Fils de Dieu par la liturgie et l'Evangile,
et qu’unis dans la diversité de nos cultures nous puissions rendre ce témoignage « le migrant et le réfugié que je connais dans ma ville est mon frère, en Jésus »
source : Dominique Fontaine, aumônier du Secours Catholique
affiche de la 100e journée mondiale du migrant et du réfugié
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