meditation
Je l'ai retrouvé !

C’est le cri de celui qui a perdu un objet qui lui tenait à cœur, ou encore, plus sérieusement, le cri de quelqu’un qui a retrouvé un ami, ou un enfant distrait égaré dans un grand magasin… Tous
nous avons déjà connu ce stress d’essayer de retrouver une personne ou un objet précieux… images d’aujourd’hui pour parler de retrouvailles ou de réconciliation. Et Jésus prend toutes sortes
d’exemples dans sa vie quotidienne et parle ainsi en paraboles.
Nous n’avons pas besoin d’histoires inventées pour comprendre l’importance de retrouver ou
de se réconcilier. Il m’arrive aussi de m’égarer, de
ne plus trop savoir mon chemin… et je suis heureux quand un ami ou un prêtre me montre à nouveau le bon chemin. En fait, nous passons beaucoup de temps à chercher le chemin du bonheur auquel nous
aspirons tous. Il est pourtant si proche de nous. Il est simplement la présence confiante de celui qui accueille chaque jour à nouveau.
N’est-ce pas Jésus qui incarne cette mission de Dieu, rassurant, inspirant la paix et non la colère, pour celui ou celle qui veut se rapprocher de lui ? Pas de conditions, pas de formules à dire
pour retrouver celui qui habite le plus profond de notre cœur.

Et si nous disons quelquefois : « Je l’ai retrouvé », Jésus le dit encore plus
à chaque fois que nous le retrouvons. C’est peut-être à l’occasion d’un sacrement de la réconciliation, ou tout simplement dans une réconciliation vécue en famille, en couple, avec un ami.
L’occasion de raviver en nous cette parole :
« Je l’ai retrouvé »
Père Tommy Scholtes, jésuite – Prions en église septembre 2013
Donne-nous Seigneur, la sagesse du coeur

Qui d’entre nous s’assoit pour préparer cette rentrée scolaire ? La question s’avère étonnante, pour peu que
nous ayons pris du repos pendant ces mois d’été. Néanmoins, les textes de ce dimanche sont truffés de questions qui peuvent nous amener à reprendre nos activités avec sagesse et
discernement.
Préférer Jésus à la vie tranquille ; porter sa croix plutôt que s’esquiver, renoncer à quantité de biens
pour se mettre au service, porter du fruit, utiliser nos talents. Chacune de nos rentrées est porteuse de choix qui guident l’année à venir
Et pour poser sans tarder les fondations solides sur lesquelles repose tout l’édifice de notre être
intérieur, l’Evangile de ce dimanche revient sur les exigences du christianisme et cite l’exemple de 2 hommes, tirés de la vie courante et qui évaluent leurs chances
de succès : l’un avant d’entreprendre la construction d’une tour et l’autre avant un départ au
combat.
A travers ces deux exemples, le Christ souligne que pour vivre notre vie chrétienne de façon
convaincante, il faut s’asseoir, réfléchir et planifier.Toute notre vie, nous avons des milliers de décisions à
prendre.
Vivre, c’est faire des choix. Un diabétique doit choisir entre suivre le régime proposé par le médecin ou
subir les conséquences de sa maladie plus tard. Un fumeur doit choisir entre le plaisir de la nicotine et le danger du cancer des poumons. Un alcoolique peut abuser de la boisson maintenant mais
il risque de ruiner sa famille et de souffrir de la cirrhose du foi…
Dans notre vie chrétienne, c’est la même chose. Et il s’agit bien de situations concrètes : progresser dans sa carrière, c’est bien, mais si c’est en renonçant à ses valeurs chrétiennes, ou en
manquant d’honnêteté envers d’autres qui cherchent le même poste… Faire plus d’argent, c’est bien, mais si c’est en utilisant des méthodes malhonnêtes… Une fin de semaine de loisirs avec les
amis, c’est bien mais si c’est une fois de plus en négligeant sa famille …
La première lecture et le psaume nous parlent ce dimanche d’acquérir la sagesse du cœur… C’est cette même
sagesse qui nous permet de prendre au sérieux les conseils du Christ de le suivre pour vivre en chrétien.
La sagesse du cœur ne rend pas la vie plus facile, mais elle ajoute une autre dimension, un autre sens à nos
activités, nous aide à prendre notre christianisme au sérieux, nous permet de bâtir des projets porteurs d’avenir pour les hommes, et de construire des processus de paix partout où la guerre
menace.
Demandons au Seigneur de donner aux disciples ce temps son Esprit Saint et la sagesse du cœur qui
l’accompagne.
Extrait de prions en Eglise et de
@cursillos.ca
Place retenue ?
Que lisons-vous dans le journal du Républicain Lorrain ou que voyons-nous dans les journaux télévisés ? : un
tel a joué de son influence pour arriver au pouvoir, un tel a favorisé ses amis pour obtenir une décoration, un autre s’est dopé pour gagner la première place au Tour de France.. .On peut
continuer ainsi, car chaque jour apporte son lot de luttes pour gagner une première place.
Dans cette course aux postes de prestige, que ce soit sur le plan social, économique, sportif, culturel ou
politique, trop souvent tous les coups sont permis, même s’il s’agit de salir la réputation de la concurrence et de démolir sa crédibilité. Ce qui compte, c’est d’obtenir le poste convoité,
gagner ses élections, favoriser sa carrière et se tailler une place dans la société civile.
Maintenant ouvrons l’Evangile de ce dimanche, que se passe-t-il de renversant? Une parole, un ordre de Jésus
: « vas te mettre à la dernière place » Il ne s’agit pas de choisir la dernière place pour être ensuite
propulsé plus haut, mais de reconnaître nos limites et d’utiliser nos talents pour le bien des autres.
Jésus affirme que notre monde serait meilleur si, au lieu de lutter toute notre vie pour obtenir une première
place bien éphémère, nous cherchions la place la plus utile pour le bien de tous. C’est ce qu’il enseigne à ses disciples tout au long de son ministère en Galilée et en Judée.
Aujourd’hui, encore, Jésus nous appelle à le rejoindre pour découvrir la vraie vie et la vraie joie dans des
relations libres de toute jalousie, mensonge, orgueil.., il nous propose la logique du Royaume de Dieu. « Les
rois des nations dominent sur elles... Mais pour vous, il n’en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui
sert… Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert ! »
Alors si vous faites un banquet ou que vous êtes invités au Royaume, vous serez avec tous les amis de Jésus,
les pauvres, les malades, les aveugles et les boiteux, les estropiés de la vie, là où il n’y a pas de place retenue : elles se valent toutes dans l’Amour infini pour tous.
Extrait de
@Chalais.fr et de @cursillos.ca
Luttez pour entrer par la porte étroite

Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Christ continue de nous présenter les exigences du Royaume de Dieu. Les gens voulaient savoir combien de personnes seraient sauvées. Jésus refuse de répondre à
cette question et renvoie chacun à sa responsabilité personnelle.
Dieu « veut que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la
vérité. », mais la participation à la vie du
Royaume dépend de nous. C’est nous qui, au cours de notre vie, choisissons d’entrer ou de rester à l’extérieur.
« Luttez pour entrer par la porte étroite », nous dit le Christ.
Évitez de vivre une vie chrétienne incolore, inodore et insipide… il n’est pas suffisant d’être baptisé, de faire sa première communion, pour entrer dans la vie du Royaume.
La porte est ouverte et l’entrée est libre. Il n’est pas besoin de payer de taxes spéciales, de donner des pots de vin. Cependant, la
porte est étroite.
Pour emprunter cette porte étroite, il faut mettre la parole de Dieu en pratique.
Matthieu dans son évangile nous dit que pendant notre vie, nous avons le choix entre deux routes... la route
de la facilité et de l’égoïsme et la route étroite qui conduit à la vie. La route étroite est celle où nous aidons notre voisin dans le besoin , où nous ne jugeons pas les autres, où nous
pardonnons, où nous sommes conscients des souffrances des autres.
Le texte de ce dimanche parle d’abord de la porte étroite, mais il nous rappelle aussi que cette porte ne
restera pas ouverte indéfiniment. À un certain moment, elle se fermera. Le salut est possible pour chacun de nous, mais il nous faut agir maintenant et nous engager aujourd’hui dans la
construction du Royaume. L'invitation à entrer est urgente, le temps presse, demain il sera trop tard... c'est dès aujourd'hui qu'il faut profiter du temps qui nous est donné.
Au moment de croiser le seuil d’entrée, aucun titre, aucun mérite, ne pourra servir de mot de passe, aucune
appartenance de race ou de société ne pourra acheter le portier... Une seule chose compte : notre manière de vivre aujourd'hui.
« Luttez pour entrer par la porte étroite ». Ce
n'est pas l'appartenance à un groupe, à une race, à une famille, ni la pratique de quelques rites, qui peuvent nous donner une illusoire assurance... C'est l'engagement de tout notre être, de
tous nos instants, à la suite de Jésus. Le Christ est exigeant mais il donne un sens nouveau à notre vie. « Je suis venu pour que vous ayez la
vie et que vous l’ayez en abondance. »
Extrait de @cursillos.ca - Père Yvon-Michel Allard
L'avènement d'un monde nouveau

J’ai toujours été étonné d’entendre les premiers mots de Jésus dans l’évangile de Marc. Jésus vient d’être baptisé par Jean et ses premières paroles sont un appel à
la conversion : « Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » En quelques mots, tout est dit de la mission qui sera celle de Jésus.
Mais pour comprendre sa mission, il nous faudra le suivre sur les routes de Galilée, marcher avec lui et
comme lui, l’écouter et chercher à comprendre ce qu’il dit, s’étonner de ses miracles et de son attention aux petits et aux pauvres, passer par le Golgotha et le tombeau vide.
En marchant sur les pas de Jésus, nous découvrons que le salut vient de Dieu et non pas d’alliances sombres
et étranges. Suivre Jésus ne relève pas d’habitudes qui pourraient friser la lassitude, mais bien d’un choix personnel. On n’hérite pas de la foi : il faut la choisir, risquer un oui à une parole
d’amour qui bouleverse et change tout. Sans cesse, il nous faut dépasser la nostalgie de nos projets personnels pour dire oui au projet de Dieu.
L’invitation de Jésus à la conversion est une urgence : le début d’un monde nouveau est en jeu. Jésus annonce
un baptême, une loi nouvelle, un autre monde dans l’avènement duquel nous devons engager nos vies, sans avoir peur de nager à contre-courant. Le règne de Dieu est tout proche. Dès lors, il faut
prendre des décisions pour éviter la compromission, au risque de marquer des ruptures et des séparations. C’est à ce prix que nous pourrons risquer le pas suivant sur le chemin de la vie que Dieu
nous dessine. Un feu nouveau éclaire nos ténèbres.
Père Benoît Gschwind
Prions en Eglise août 2013
Marie, Reine du ciel

Tous ces jours derniers, avec les Nuits des étoiles, nous avons levé la tête pour scruter le ciel et admirer
la multitude des étoiles : merveilleux spectacle des nuits d’été !
Avec la fête de l’Assomption, nos yeux demeurent tournés vers le ciel. Mais cette fois, le télescope n’est pas
nécessaire, c’est la foi de l’Eglise qui est notre lunette pour reconnaître en Marie, la Mère du Sauveur.
Au terme de sa vie terrestre, Marie entre dans l’éternité de Dieu, elle est élevée toute entière, corps et
âme, dans la Gloire de Dieu. Première de la constellation humaine à participer à la résurrection de son Fils, elle nous attire à Lui, mystérieusement. Telle est bien notre foi.
Marie est la Reine du Ciel, véritable Etoile du 15 août. Femme de notre race, elle est aussi une sœur dans la
foi. Elle nous accompagne au long de notre pèlerinage terrestre vers la joie de Pâques. Toute son existence est une hymne à la vie, une hymne d’amour à la vie depuis la conception en son sein de
l’Auteur de la vie jusqu’à l’heure du Calvaire… Confions-nous à son intercession silencieuse.
Reine du Ciel, réjouis-toi,
Car le Seigneur que tu as porté est ressuscité comme il l’avait dit.
Reine du Ciel, priez pour nous !
Une sœur de Chalais
N'ayez pas peur, soyez sans crainte

Les premiers mots de l'Évangile d’aujourd’hui sont un appel à bannir la peur: « Soyez sans crainte...parce
que le Père a trouvé bon de vous donner le Royaume »
Luc a délibérément placé cette parole de Jésus dans un temps de peur, au cours de cette longue "montée à
Jérusalem". Jésus se dirige vers sa condamnation à mort, et ses disciples effrayés le suivent avec appréhension. Selon toutes apparences, c'est l'échec définitif qui approche: l'échec d'un
projet, d'une vie.
Chacune de nos vies a un peu la saveur de la défaite… occasion manquée, désillusion dans nos projets de vie,
maladie débilitante, incapacité de mettre fin à une habitude qui porte atteinte à notre santé (cigarette, drogue, alcool), manque de temps pour réaliser nos rêves, échec dans la carrière,
chicanes de famille, vieillesse, souffrances, etc.
Dieu n’est pas de ceux qui utilisent la peur pour nous
amener à la soumission. Bien au contraire. Il nous invite à l’espérance et l’action : «Relevez la tête, soyez sans crainte, gardez vos lampes allumées».
Notre vie a un sens, même si, pour une raison ou pour une autre, elle a une apparence d'échec, même si nous
sommes trahis par nos amis, démolis par nos adversaires, incompris par notre famille, terrassés par la maladie.
Dieu nous invite à aller de l’avant, comme Abraham qui, à un âge avancé, a quitté son pays, sans trop savoir
où il allait.
Dans notre pèlerinage plein d’obstacles, la foi nous fournit une boussole, nous offre un
point d’appui, nous garantit la présence de Dieu. « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde »
Le texte d’aujourd’hui nous invite à l’espérance, à l’action, à la vigilance : «Soyez semblables à des gens
qui attendent leur maître à son retour de noces… gardez vos lampes allumées», utilisez le mieux possible le temps qui vous est donné.
Il ne s’agit donc pas de choisir entre le ciel et la terre mais bien d’agir de façon à ce que cette terre soit le plus bel endroit possible, selon le plan de Dieu... une terre où règne la paix,
la compréhension, l’attention à l’autre, le partage, la fraternité et l’amour… une terre où l’on construit un monde meilleur.
Utilisons nos talents le mieux possible. On nous a beaucoup donné, on nous demandera beaucoup. « À qui on a
beaucoup confié, on réclamera davantage», affirme le texte d’aujourd’hui.
« Restons en tenue de service
et gardons nos lampes allumées… Le Seigneur, à son arrivée, nous fera passer à table et nous servira chacun à son tour. »
Extrait de cursillos.ca
Accumuler...nous fait perdre"sens"
Un homme vient demander à Jésus son arbitrage dans une affaire de succession. "Qui m’a établi pour faire vos partages ?" Le Christ refuse d’entrer dans le jeu de la rivalité, de la
concurrence, de condamner ou d’exclure l’un à l’avantage de l’autre. Mais il élève le débat : Quelle richesse accumulez-vous, qu’est-ce qui fait votre bonheur ? Une question de simple
justice entre frères, est l’occasion de nous rappeler que là n’est pas l’essentiel. « La vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. » Alors, où est
l’essentiel ?
Pour nous le faire découvrir, Jésus raconte l’histoire d’un homme qui avait fait fortune, au point de se dire : « Repose-toi, mange, bois, profite de la vie. » Aujourd’hui, Jésus pourrait mettre en scène des hommes d’affaires, des sportifs ou artistes qui ont accumulé des fortunes, et qui se posent la question : « Où placer ce que j’ai gagné. » A ceux-là, comme à chacun d’entre nous, Dieu dit : « Insensé ! Cette nuit-même on te redemande ta vie et ce que tu as préparé, qui donc l’aura ? »
Il est donc « insensé » celui pour qui toute la vie est
centrée sur lui-même et son désir de sécurité dans la possession. Parabole caricature. Cet homme a sombré dans
l’égoïsme !
L’égoïsme coupe de Dieu et des autres.
Cet insensé, c’est nous, chaque fois que nous vivons en n’ayant d’autre horizon que la satisfaction de nos désirs et de nos envies. Dans la 2e lecture, Paul nous aide à vérifier où nous en sommes : si nous cédons aux désirs mauvais et à l’appétit de jouissance, nous demeurons prisonniers de nos fantasmes, nous ne recevrons pas en héritage le Royaume de Dieu, auquel nous ne pouvons accéder qu’en adoptant le comportement de l’homme nouveau…
Entre l’idolâtrie et la diabolisation des biens et richesses, Paul nous enseigne une voie médiane, qui consiste à rechercher « les réalités d’en haut », tout en poursuivant notre pèlerinage ici-bas.
Profitons de ce temps estival, de nos pèlerinages pour vérifier notre degré de liberté face aux sollicitations du monde.
De Rio de Janeiro, le pape François, martèle que le chrétien est le révolutionnaire, parce que sa foi le libère de tout
ce qui peut le rendre dépendant et l'enchaîner:
« Certes, l’avoir, l’argent, le pouvoir peuvent
donner un moment d’ébriété, l’illusion d’être heureux ; mais, à la fin, ce sont eux qui nous possèdent et nous poussent à avoir toujours plus, à ne jamais être rassasiés. Mais nous ne sommes pas
alimentés. Je ne veux pas d’une jeunesse esclave. Chers amis, la foi est révolutionnaire. Et je te demande : est ce que tu es prêt à entrer dans cette vague de révolution de la foi ? C'est
seulement en entrant dans cette vague que ta jeune vie aura du sens et qu'ainsi elle sera féconde. »
Jésus va encore plus loin : Il y a d’autres richesses à ambitionner ! Il appelle chacun à vivre l’Evangile, à être riche aux yeux de Dieu. Alors tout prend et reprend sens !
Extrait de @vazy-jetecrois
image Hermanoleon.clipart
Seigneur, apprends-nous à prier

Depuis les apôtres, cette demande est celle de tous les disciples de Jésus qui souhaitent aller à la
rencontre du Seigneur. Seigneur, apprends-nous à prier est une invitation concrète et accessible à entrer dans la prière par : le Notre Père, la prière reçue de Jésus-Christ, médité à la lumière
de sa vie et des Écritures ; la prière de l'Église qui apprend à prier en célébrant la liturgie et les sacrements ; la prière personnelle...
La prière chrétienne repose sur cette certitude que le Seigneur nous précède et qu’il attend notre
supplication pour poursuivre son œuvre en nous et autour de nous. Nous continuerons donc de demander, de chercher et de frapper à la porte ; mais nous découvrirons toujours plus que c’est lui, le
Seigneur, qui fait les premiers pas vers nous.
Le fils de Dieu donne à ses disciples les mots pour parler à Dieu révélé comme Père. Cette prière est
comme le reflet entre Jésus et son Père, et ainsi chaque croyant entre dans cette intimité trinitaire.
Pour participer à cette intimité entre Jésus et son Père, pour vivre les caractéristiques de la prière :
demande, recherche et accueil, nous avons besoin de l’Esprit Saint. C’est lui qui nous guide vers cette vérité.
Au JMJ de Rio, le Pape François prie avec les jeunes venus du monde entier : « chercher vous
les premiers à apporter le bien, à ne pas vous habituer au mal, mais à le vaincre. »
« Seigneur, apprends-nous à prier », apprends-nous à
retrouver nos valeurs chrétiennes, à donner à Dieu la place qui lui revient et aux autres l’amour auquel ils ont droit. « Vous Notre Père qui es aux cieux... »
Extraits divers
Photo du Christ de Rio
S'asseoir, aux pieds du Christ
Le texte que nous méditons ce dimanche, la visite de Jésus chez Marthe et Marie présente un aspect important de la réalité chrétienne : l’action qui est le fruit de notre engagement envers les autres, et l’écoute de la parole de Dieu. Luc, dans son évangile, souligne l’importance de
« s’asseoir aux pieds de Jésus pour écouter sa parole ».
La parole de Dieu clarifie nos priorités et change notre attitude envers les autres et envers Dieu. Elle donne un sens
aux événements de tous les jours, y compris les grandes joies aussi bien que les souffrances, la maladie et la mort elle-même.
Dans notre monde de consommation, plusieurs ne savent plus contempler, adorer et prier… La course effrénée de la vie, de l’argent, des voyages, risque de nous faire perdre l’esprit
d’intériorisation et de faire de nous des êtres superficiels, ou le succès et l’efficacité deviennent plus importants que Dieu et l’amour des autres.
Face à une Marthe débordée et énervée de voir sa sœur ne rien faire, Jésus l’invite à s’asseoir, position du
disciple. Marthe est appelée à devenir disciple à son tour. Invitation à s’asseoir, comme Marie, aux pieds du maître, en position d’écoute, d’intériorité, de « contemplation ». Par son
écoute respectueuse, Marie perçoit la profondeur de la Parole, et devient sacrée, habitée de Dieu.
Nous sommes tous invités aujourd’hui à notre tour à réévaluer l’aspect contemplatif de notre vie chrétienne,
à redonner la primauté à la rencontre de Dieu dans la prière et dans la méditation, à faire de la parole de Dieu une nourriture quotidienne.
«Ta parole, Seigneur est lumière pour mes
pas.» Voilà ce que nous enseigne l’évangile de ce jour et que les jeunes en route vers les JMJ de Rio vont expérimenter en s'asseyant aux pieds du Christ du Corcovado
cette semaine.
Extrait des réflexions sur l'évangile dominical par le Père Yvon-Michel Allard, Canada.
Photo du Christ de Corcovado à Rio de Janiero au Brésil
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