meditation
Itinéraires spirituels
Les récits « d’appel » sont nombreux dans la Bible. Depuis Abraham jusqu’aux disciples, de nombreuses personnes ont répondu à l’appel de Dieu. Certaines réponses sont rapides, elles semblent s’imposer et les récits accentuent cette promptitude, comme dans l’évangile de ce dimanche. D’autres réponses se font attendre, elles prennent des chemins de traverse pour arriver parfois, après des grands détours, à une issue positive, telle l’histoire de Jonas.
Que retenir alors des lectures de ce dimanche ? Qu’il n’y a pas de parcours tout tracé pour répondre à Dieu. Jésus appelle à vivre, à se mettre en marche, à le suivre, à se convertir, à parler en son nom, à aimer les pauvres… En retour, il attend une réponse personnelle, élaborée pas à pas dans l’histoire et dans la vie de celui qui est interpellé. Jonas, Jean le Baptiste, Simon, André, Jacques, Jean, Marthe poursuivent, comme chacun de nous, un itinéraire spirituel qui leur est propre. D’ailleurs, les lectures d’aujourd’hui peuvent laisser penser que dans la réponse à Dieu, le plus important, c’est justement l’itinéraire emprunté. Non pas que la réponse finale n’ait pas de valeur. Mais dans le sens où toute réponse est une voie à tracer, une route dans laquelle se diriger.
Dans la suite du Christ, on avance, on recule, on trébuche, parfois on fait un peu de surplace… Le refrain du psaume peut nous aider à comprendre cela. « Seigneur, enseigne-moi tes chemins », dit le psalmiste. Chercher les chemins du Seigneur reste la voie la plus sûre vers la conversion. Le Seigneur montre son chemin aux pécheurs et aux humbles à condition que ceux-ci le demandent dans leur prière.
Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église - N°337 - Janvier 2015
Peinture tirée de Peinture et Evangile – Berna – canton de Fribourg
Où demeures-tu ?
Aujourd’hui et dimanche prochain, nous assistons à la rencontre de Jésus avec ses premiers disciples. Selon saint Jean, ceci a lieu au bord du Jourdain.
Ce qui frappe dans cet Evangile, c’est que les disciples apprennent à connaître Jésus grâce à l’intervention d’intermédiaires : Jean Baptiste conduit André et un autre disciple à Jésus, André invite son frère Simon à rencontrer le Seigneur, Simon en parle à Philippe qui, à son tour, transmet la nouvelle à Nathanaël... Et il en est ainsi depuis 2000 ans! L’appel de Dieu est transmis par quelqu’un qui, ayant rencontré Jésus, en parle à d’autres.
S. Jean dira dans sa première lettre : « Ce que j’ai entendu, ce que j’ai vu de mes yeux, ce que j’ai contemplé, ce que mes mains ont touché du Verbe de vie... je vous l’annonce.»
Dans le texte d’aujourd’hui, lorsque le Christ rencontre ses premiers disciples, il ne leur dit pas «suivez-moi»… mais : « Que cherchez-vous? » Ce sont là les premiers mots de Jésus dans l’évangile de saint Jean.
Cette question s’adresse à chacun et à chacune d’entre nous. «Que cherchons-nous? Quels sont nos désirs et nos aspirations?» Quel est le sens de notre vie? Que cherchons-nous dans la famille, au travail, au club de foot, au café, à l’église ? ...Quelles sont mes centres d’intérêts ?
Une fois ces priorités clarifiées, le contact avec Jésus conduit à un changement de direction, à une conversion. Être disciple de Jésus veut dire, entrer dans une nouvelle aventure, dans un changement de notre façon de vivre. Le nouveau nom de Simon est une indication de cette transformation : «Tu es Simon, le fils de Jean; à l’avenir, tu t’appelleras Pierre». Jésus révèle à Pierre qui il est maintenant et qui il deviendra plus tard. Le chrétien est celui ou celle qui apprend petit à petit à changer sa façon de comprendre les choses, à voir à travers les yeux du Seigneur, à adopter sa mentalité à celle du Christ. Ce contact donne un sens nouveau à ma vie et transforme mon environnement au monde.
Dans l’Eglise sans frontière, né d’un « où demeures-tu ? », chacun et chacune est appelé à manifester le Seigneur pour rendre son espace de vie, plus humain, plus fraternel. Nous sommes invités à créer une famille humaine où tout est pardonné, tout est partage, tout est tendresse et amour. Voilà ce à quoi nous sommes appelés par le Christ.
« Venez, et vous verrez » Comme André et Simon, Jacques et Jean le Seigneur nous invite à le suivre et à construire, jour après jour, un vivre ensemble ici et maintenant. Il nous appelle par notre nom et nous indique le chemin qui s’ouvre devant nous : «Tu es Michel, Marie-Madeleine, Bernadette, Jean-Claude! Tu t’appelleras messager de la paix, éducateur de la foi, protecteur du plus faible, bénévole de l’encouragement…» Nous ne sommes plus des étrangers, ni des gens de passage dans notre monde, nous sommes chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, Charlie... de la Maison de Dieu.
Extrait de cursillos.ca - R.F. - Photos de Migrants en Afrique et d’un camp de Réfugiés en Syrie
La déchirure
Le prophète Isaïe avait supplié Dieu d’interrompre son silence, de descendre du ciel « Ah! Si tu déchirais les cieux et descendait ». Isaïe avait l’impression qu’un mur existait entre Dieu et nous.
Avec la naissance et le baptême de Jésus, le ciel se déchire et Dieu vient habiter parmi nous, le temps d’attente est terminé... Jésus effectue une «déchirure » dans notre univers clos. Il nous permet de communier avec le monde divin. Au lieu de nous enfermer dans notre égoïsme, nous sommes invités à nous ouvrir aux autres et à Dieu.
Notre monde n’est plus la prison dans laquelle l’humanité s’était enfermée depuis qu’elle avait eu peur de Dieu, depuis le soupçon d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden : « J’ai entendu ton pas dans le jardin, dit Adam à Dieu. J’ai eu peur… et je me suis caché. » La liberté d’expression est enfin rétablie.
La scène du baptême nous révèle la mission de Jésus qui s’est fait solidaire de nous tous en se joignant aux pécheurs qui viennent recevoir le baptême de Jean.
Dans le Jourdain, Jésus révèle la solidarité profonde de Dieu. Il ne nous considère pas comme des pestiférés, mais comme des gens blessés par l’obscurantisme, malades de mysticisme dont il se soucie et qu’il veut sauver. Il est Celui qui libère la Parole. Par son incarnation il devient pour nous un Messie humble, solidaire et fraternel.
Cette fête du baptême de Jésus, sur qui descend l’Esprit Saint et que le Père révèle comme fils bien-aimé, nous invite aussi à réfléchir sur notre propre baptême. Le baptême est une grande libération. Il y a tellement de faux dieux dans nos vies : l’argent, le travail, l’état, la nation, le pouvoir, la religion.. Le baptême nous invite à n’adorer que Dieu seul et nous libère du joug de l’obscurantisme.
Cette grâce baptismale reçue dans notre enfance, est continuellement renouvelée par la Parole de Dieu, par nos eucharisties dominicales, nos rencontres avec la communauté de foi, nos prières quotidiennes, nos lectures, nos activités, etc.
Mon baptême n’est pas une histoire qui commence avec moi. Il est l’aboutissement d’un long cheminement et la continuation de l’expérience de foi des apôtres, des martyrs, de toutes les religions, des nombreux baptisés à travers les siècles
C’est grâce à cette longue chaine de croyants et de croyantes que Dieu a pu dire à notre baptême ce qu’il a révélé à son fils Jésus : Tu es ma fille, tu es mon fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour.
Pour nous, « le ciel s’est déchiré » et Dieu est venu habiter chez nous. Renouvelons aujourd’hui la grâce de notre baptême, en célébrant la liberté d’expression du Christ.
Extrait de cursillos.ca François Roger
L'épiphanie...fête missionnaire
Dans son message du 1er janvier 2015, le Pape François invite le monde à briser les murs de tous les esclavages qui porte un coup mortel à la fraternité universelle et à s’engager par la reconnaissance dans l’autre d’un frère, d’un être humain qui a une égale dignité … le tout avec force, courage et espérance.
En effet, l’homme n’a pas seulement des droits, mais des devoirs envers ses frères : «Il délivrera le pauvre qui appelle, et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie…»
Cette conviction résonne avec force face au contexte mondial actuel. L’Évangile y voit un chemin de paix véritable. Non seulement y croire, mais se mettre en route, se laisser travailler le cœur par l’Esprit de vérité, de justice, de réconciliation et par un engagement personnel à refermer cette terrible plaie ouverte dans le corps de la société humaine qu’est l’esclavage sous toutes ses formes d’aujourd’hui...
Les mages étaient aussi des hommes de recherche et d’inquiétude. Ils cherchaient à comprendre les événements du monde, à se libérer du sens de la destinée humaine et des chaînes de l'esclavage de leur époque.
Face à leurs questionnements, ils ont reçu un signe, celui de «l’étoile». Un appel à se mettre en route… une route de purification passant par l’épreuve de l’agressivité du vieux roi Hérode et le dépouillement de leurs certitudes ancestrales.
Une vérité lumineuse leur fut révélée dans la tendresse et la fragilité d’un petit enfant.
Et là, l’Esprit leur parle : «ils repartent par un autre chemin», celui de leur conversion, celui de l’amour, autre que celui d’Hérode, violent, paranoïaque et dominateur. Les mages venus de très loin ont déposé leurs valeurs devant l’Enfant-Dieu et ont reçu en échange la révélation d’un autre chemin à suivre, à vivre, déjà orientés vers le Ressuscité, vers leur véritable pays, le ciel.
Depuis notre baptême, nous aussi sommes mis en marche, guidés par l’Esprit, et nous voyons dans la lutte contre le mal une naissance, dans le service du frère une joie, et dans la croix un amour. L’étoile a brillé pour «illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort».
Fête de l’Épiphanie, fête missionnaire par excellence, missionnaire de joie, de sens, d’amour, de paix, afin «que vienne la lumière sur nos visages et que resplendisse la gloire du Seigneur sur toutes les nations».
Extrait méditation Père Serge LEMIÈRE- Diocèse de Coutances
Peinture Arcabas – adoration des rois mages
Photo de la statue symbolisant la libération de l'esclavage à Gorée - Photo de l'adoration des mages - crèche de l'église de Hayange
Journée de la paix 2015 : " Non plus esclaves, mais frères "
Premier jour de l’année 2015… Journée mondiale de la paix ! Au temps de Marie, on désirait la paix autant qu’aujourd’hui. Ça faisait 200 ans que le monde d’alors était en guerre tout autour de la Méditerranée. L’empereur César Auguste avait vaincu tous les ennemis de Rome et les peuples soumis avaient baissé la tête. Il avait alors décrété la «pax romana», une paix qui était le résultat de toutes les victoires de Rome sur les peuples esclaves à son Empire... C’était le silence des vaincus et César avait pu fermer le temple de Janus, le dieu de la Guerre.
Là où les romains semaient la désolation, ils appelaient cela paix ! C’est la paix des grands cimetières... C’est la paix résultant des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki ! C’est la paix offerte aux 50 millions de cadavres de la seconde guerre mondiale.… Triste réalité et paix bien tardive.
Au moment où César Auguste proclamait à Rome la «pax romana», en Palestine, les anges annonçaient la naissance de Jésus et donnaient un sens bien différent au mot paix : « Paix sur la terre à ceux et celles qui sont aimés de Dieu !».
Le Christ, à travers S. Paul nous donne la clé qui permet d’arriver à la paix véritable : entre nous, il n’y a ni juifs ni grecs, ni esclaves ni hommes libres, ni hommes ni femmes... Tous nous sommes égaux, tous nous sommes les fils et les filles de Dieu...» La « Pax Christi » est différente de celle des hommes et n'est pas donnée à la manière du monde.
Pour que notre monde soit en paix, il faut que les hommes et les femmes de notre siècle soient en paix. Chacun de nous peut devenir, dans son petit coin de monde, un fils ou une fille de la paix, apportant ainsi sa contribution à la paix universelle. Des millions de personnes agressives, vindicatives, esclaves d’une société de consommation, ne peuvent créer un monde de paix…
Si nous réussissons à faire briller notre visage de paix sur les autres, cette paix s’élargira pour briser les murs de l’esclave qui portent un coup mortel à la fraternité universelle et représente une terrible plaie ouverte dans le corps de la société contemporaine: pour qu’il y ait la paix, il faut que l’être humain reconnaisse dans l’autre un frère qui a une égale dignité… C’est le souhait que nous offrons au début de cette nouvelle année.
Marie qui conserve en son cœur tout ce qui se passe dans sa vie et dans son monde de violence, Marie qui fuit en Égypte avec Joseph afin de sauver leur enfant, reçoit avec reconnaissance la bénédiction : « Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi! Qu'il t'apporte la paix !»
Souhaitons-nous une Heureuse Année 2015 dans la joie de Noël, dans la Paix à partager par nos engagements à reconnaître l’inviolable dignité de chaque personne humaine...
Extrait de la méditation du Père Yvon-Michel Allard - Cursillos.ca Peinture Arcabas – la fuite en Egypte Photo d’une embarcation d’Immigrés tunisiens vers Lampedusa Vœux de la société Saint Vincent de Paul 2015
La Sainte Famille... chemin de discernement et d'aventure
En ce jour où se célèbre la Sainte Famille, l’évangéliste Luc raconte que la Vierge Marie et saint Joseph, selon la Loi de Moïse, portèrent l’Enfant au temple pour l’offrir au Seigneur, et que deux personnes âgées, Siméon et Anne, mues par l’Esprit Saint, allèrent à leur rencontre et reconnurent en Jésus le Messie . Siméon le prit dans ses bras et rendit grâce à Dieu parce que finalement il avait « vu » le salut ; Anne, malgré son âge avancé, trouva une vigueur nouvelle et se mit à parler de l’Enfant à tous.
C’est une belle image : deux jeunes parents et deux personnes âgées, rassemblées par Jésus. Vraiment, Jésus fait se rencontrer et unit les générations ! Il est la source inépuisable de cet amour qui vainc toute fermeture, toute solitude, toute tristesse.
Cet évangile nous ramène intensément à cette réalité de la famille : des joies et des espérances mais aussi la préoccupation et l’inquiétude devant des choix inattendus de l’enfant, l’impression d’avoir perdu son enfant quand son chemin diverge radicalement des projets que ses parents portaient.
Pour autant combien la confiance de Marie et Joseph est totale, combien leur obéissance à la Loi du Seigneur les remplis de force devant toutes les « surprises » de leur vie : l’Annonciation et le oui de Marie, le oui de Joseph à une paternité qui lui tombe dessus et la mise en route « quand fut accompli le temps prescrit par la Loi de Moïse » pour consacrer l’enfant au Seigneur.
Dans la nuit de leur incompréhension humaine, ils posent un acte de foi, ils progressent dans la foi sans abandonner leurs responsabilités de parents car « Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse et la grâce de Dieu était sur lui. »
Tout le mystère de la famille est dans cette perspective : le don reçu et partagé.
Le don reçu c’est cet enfant-Dieu : il est le cadeau que Marie partage avec Joseph avant de le donner un jour au monde.
L’Assemblée synodale en cours est consacrée d’une façon particulière, à la vocation et à la mission de la Famille dans l’Église et dans la société, aux problèmes du mariage, de la vie familiale, de l’éducation des enfants, et au rôle des familles dans la mission de l’Église.
Prions ensemble pour que, à travers ces évènements, l’Église, à l’mage de Siméon, d’Anne et de la Sainte Famille, accomplisse un véritable chemin de discernement et d'aventure et qu’elle prenne les moyens pastoraux adaptés pour aider les familles à affronter les défis actuels avec la lumière et la force qui viennent de l’Évangile.
Extrait de la méditation Denise Laurens Berge et de la lettre du pape François aux familles
Noël - Nativité du Seigneur
Cette nuit, près de la crèche, c'est une naissance que nous avons célébrée. Celle de Dieu dans notre histoire. Mais aussi celle de son histoire dans notre temps. Désormais tout ce que nous disons de Dieu, parce qu'il a voulu naître et partager notre humanité, peut se dire de l'homme. Une naissance comme un mariage. L'humanité s'en trouve bouleversée. En elle a été semée une Lumière. Une trace repose en chacun et chacune.
Sa naissance est notre naissance. Nous sommes nés de lui. Sa clarté est notre présent et notre avenir. Cette nuit, notre nuit a été percée par sa présence. A ceux qui croient, il a été donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu. Et nous le sommes... Désormais nous marchons à sa Lumière.
Marie en acceptant que se fasse la volonté de Dieu en elle est née de lui. Fille de Dieu, accueillante à sa vie en elle. Que tout se fasse... Marie nous montre ce que peut donner le temps, notre temps quand il s'ouvre à la volonté du Dieu vivant. Le Verbe se fait chair. Sa Lumière prend notre chair pour se dire.
Cette nuit nous avons remis notre désir de vivre et d'aimer au pied de la crèche. Tout est là. Dans notre désir. C'est déjà notre réponse à son grand désir que nous ayons sa vie. Il s'accomplira au pied de la croix, où nous apprenons que l'amour est don.
Puissions-nous en jour de Noël ressourcer nos existences à la source de notre histoire: au cœur même de Dieu qui nous a conçus. Puissions-nous y trouver l'élan quotidien pour devenir les témoins incandescent de l'Amour-Don.
Extrait Equipe Evangile@Peinture
Photo de la crèche des réfugiés chrétiens à Irbil ( Kurdistant irakien )
Noël - Nativité du Seigneur
La Nativité du Seigneur
Cette nuit, près de la crèche, c'est une naissance que nous avons célébrée. Celle de Dieu dans notre histoire. Mais aussi celle de son histoire dans notre temps. Désormais tout ce que nous disons de Dieu, parce qu'il a voulu naître et partager notre humanité, peut se dire de l'homme. Une naissance comme un mariage. L'humanité s'en trouve bouleversée. En elle a été semée une Lumière. Une trace repose en chacun et chacune.
Sa naissance est notre naissance. Nous sommes nés de lui. Sa clarté est notre présent et notre avenir. Cette nuit, notre nuit a été percée par sa présence. A ceux qui croient, il a été donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu. Et nous le sommes... Désormais nous marchons à sa Lumière.
Marie en acceptant que se fasse la volonté de Dieu en elle est née de lui. Fille de Dieu, accueillante à sa vie en elle. Que tout se fasse... Marie nous montre ce que peut donner le temps, notre temps quand il s'ouvre à la volonté du Dieu vivant. Le Verbe se fait chair. Sa Lumière prend notre chair pour se dire.
Cette nuit nous avons remis notre désir de vivre et d'aimer au pied de la crèche. Tout est là. Dans notre désir. C'est déjà notre réponse à son grand désir que nous ayons sa vie. Il s'accomplira au pied de la croix, où nous apprenons que l'amour est don.
Puissions-nous en jour de Noël ressourcer nos existences à la source de notre histoire: au cœur même de Dieu qui nous a conçus. Puissions-nous y trouver l'élan quotidien pour devenir les témoins incandescent de l'Amour-Don.
Extrait Equipe Evangile@Peinture
Photo de la crèche des réfugiés chrétiens à Irbil ( Kurdistant irakien )
La Nativité du Seigneur
Cette nuit, près de la crèche, c'est une naissance que nous avons célébrée. Celle de Dieu dans notre histoire. Mais aussi celle de son histoire dans notre temps. Désormais tout ce que nous disons de Dieu, parce qu'il a voulu naître et partager notre humanité, peut se dire de l'homme. Une naissance comme un mariage. L'humanité s'en trouve bouleversée. En elle a été semée une Lumière. Une trace repose en chacun et chacune.
Sa naissance est notre naissance. Nous sommes nés de lui. Sa clarté est notre présent et notre avenir. Cette nuit, notre nuit a été percée par sa présence. A ceux qui croient, il a été donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu. Et nous le sommes... Désormais nous marchons à sa Lumière.
Marie en acceptant que se fasse la volonté de Dieu en elle est née de lui. Fille de Dieu, accueillante à sa vie en elle. Que tout se fasse... Marie nous montre ce que peut donner le temps, notre temps quand il s'ouvre à la volonté du Dieu vivant. Le Verbe se fait chair. Sa Lumière prend notre chair pour se dire.
Cette nuit nous avons remis notre désir de vivre et d'aimer au pied de la crèche. Tout est là. Dans notre désir. C'est déjà notre réponse à son grand désir que nous ayons sa vie. Il s'accomplira au pied de la croix, où nous apprenons que l'amour est don.
Puissions-nous en jour de Noël ressourcer nos existences à la source de notre histoire: au cœur même de Dieu qui nous a conçus. Puissions-nous y trouver l'élan quotidien pour devenir les témoins incandescent de la Lumière de Bethléem.
Extrait Equipe Evangile@Peinture
Photo de la crèche des réfugiés chrétiens à Irbil ( Kurdistant irakien )
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