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François-Dominique Roger

meditation

La Sainte Trinité, mystère d'un Dieu qui parle

14 Juin 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

La Sainte Trinité, mystère d'un Dieu qui parle

Lorsque je dis à quelqu’un : « Je te donne ma parole », je suis tout entier engagé en celle-ci. Ma parole demeure dans le cœur de mon interlocuteur comme une certitude de ce que j’ai promis. Elle me rend présent à l’autre et est pleine de l’esprit dans laquelle je l’ai prononcée. Je demeure cependant qui je suis, sans être diminué en rien ni changé par le don de ma parole. Mais je suis engagé par le don que j’ai fait.

Dieu nous donne sa Parole. Elle est déjà présente dans les prophètes, elle se trouve désormais irrévocablement donnée en Jésus. Il est en lui-même la parole du Père, le Verbe fait chair. Le Christ Jésus habite en nos cœurs par la foi, nous dit saint Paul. C’est-à-dire qu’il demeure en nos cœurs comme la certitude de ce que Dieu a promis. Et par cette Parole remplie de l’Esprit dans lequel elle a été prononcée, Dieu tout entier est rendu présent à nos vies.

Le mystère de la Sainte Trinité est le mystère d’un Dieu qui parle. Le Verbe qu’il engendre est son image. Ce Verbe est plein de l’Esprit dans lequel le Parlant engendre sa Parole. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique...» « Je te donne ma Parole, dit Dieu ; tu peux la croire. Elle porte en elle l’Esprit qui est le mien. Elle déploiera en toi sa puissance si tu la laisses être en toi ma Parole vivante et non une lettre morte…»

Le Samedi saint, le Verbe de Dieu est entré dans le silence. Au matin de Pâques, toujours dans le même Esprit, il est suscité à nouveau, ressuscité, parlant plus fort

Commentaire Père Emmanuel Schwab (Paris) - Prions en Eglise Juin 2014

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La Paix soit avec vous !

7 Juin 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Meditation

La Paix soit avec vous !


La résurrection de Jésus a bouleversé les disciples à leur époque, tout comme elle nous ébranle, nous aussi, aujourd’hui, elle est au cœur de notre foi chrétienne.
Dans ce passage de l’Evangile de la Pentecôte, les disciples se cachent et s’enferment craignant les autorités juives. Ils se souviennent de ce que leur a dit Jésus, mais jusqu’à ce soir-là, rien n’a pu leur redonner confiance. Ils se rassemblent pour se fortifier !
Et puis, Jésus est au milieu d’eux. Avant même la première question, avant le premier cri de surprise, il leur adresse cette salutation : « La paix soit avec vous ! »
Il la répétera deux fois, comme pour calmer le trop-plein d’émotions qui submerge les disciples.

« La paix soit avec vous ! » Comme la présence du Ressuscité peut calmer, apaiser, consoler ! Ce qui était vrai au temps des disciples l’est aussi pour nous.

Passé et présent se mêlent et se répondent. Les manifestations célébrant le 70e anniversaire du Débarquement nous invitent à honorer les soldats qui vinrent libérer l’Europe et la France du joug nazi, à nous souvenir avec gratitude du sacrifice des dizaines de milliers de victimes, militaires et civiles, tombées au cours de l’opération Overlord.

Un tel combat semble n’avoir jamais de fin. Les tensions internationales en Ukraine, en Syrie, en Afrique de Nord illustrent la fragilité des temps de paix. Même si les guerres modernes se jouent sur des terrains inédits, avec d’autres armes, moins de victimes militaires, mais toujours des morts pourtant : les menaces du terrorisme, d’autres façons de déstabiliser les sociétés, les mafias de la drogue, les trafiquants d’êtres humains, l’extrême pauvreté et les dérèglements climatiques qui chassent les peuples de leur terre, les affrontements économiques, les réseaux sociaux malsaints, le matracage médiatique...

La Paix soit avec vous !

Le rêve d’un monde uni qui devient réalité avec la fraternité entre français et allemands, ciment d’une construction Européenne qui veut nous donner cette paix durable tant recherchée par tant de sacrifices.

Tout comme en ce dimanche soir, le troisième jour, Jésus s’est invité auprès de ses disciples pour les rassurer et les encourager, autant aujourd’hui même, il vient également à nous, de manière inattendue, pour nous apaiser et nous motiver à poursuivre Son œuvre de pardon, de réconciliation et d’unité A nous aussi, aux Israéliens, aux palestiniens et au monde, il dit : « La paix soit avec vous ! »

Extraits Dominique Quinio et François Roger

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Père, l'heure est venue

31 Mai 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Père, l'heure est venue

En ce septième dimanche de Pâques, entre Ascension et Pentecôte, l’Eglise nous invite à méditer la prière de Jésus qui révèle la grande intimité qui unit Jésus et son Père, et au cœur de cette intimité, le grand désir commun de nous la faire partager : le Christ prie pour ses disciples, pour nous et demande à son Père de nous garder fidèles à son nom.

Dans cette prière très dense du Christ, dans son échange avec son Père, il s’agit donc pour nous d’entrer dans le temps et même, davantage, d’entrer dans la vie éternelle. Non pas dans le lointain mais déjà dans « l’aujourd’hui de Dieu » pour ceux qui le connaissent et connaissent celui que Dieu a envoyé. Quel programme !

L’heure du Christ ne fait pas du Père le grand horloger manipulateur de l’humanité depuis les origines, et la vie éternelle n’est plus une promesse repoussée à une fin des temps bien vague et hors du temps.

Père, l'heure est venue

La vie éternelle s’inscrit dans une démarche de foi qui est commencée pour chacun quand l’approfondissement de la connaissance du Père et du Christ change notre relation à Dieu, à l’humanité et au monde. Jésus prie pour que nous réalisions l’unité parfaite dont le Père et lui sont le modèle et parle d’une « fidélité à ton nom que tu m’as donné en partage. »

Le temps entre Ascension et Pentecôte invite à oser la prière fraternelle d’un seul cœur et à témoigner sans hésitation de l’amour du Père et du Fils dans l’Esprit. C’est bien le Dieu en relation qui change nos propres relations et nous donne l’audace d’habiter ce monde que Dieu aime pour le transformer !

Que l’Esprit Saint nous éclaire pour accueillir ces paroles en vérité et entrer dès aujourd’hui, en communion avec nos frères, dans cette intimité que le Fils nous révèle.

méditation du Père Pierre-Yves Pecqueux - extrait de Prions en église - Peinture Berna – Evangile et Peinture - Equipe du chapelet de Hayange

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Je suis avec vous tous les jours

29 Mai 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Je suis avec vous tous les jours

« L’Ascension du Seigneur », célèbre l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, c’est-à-dire la fin de sa présence visible sur terre ; elle préfigure notre vie dans l’Eternité. Son départ symbolise un nouveau mode de présence, à la fois tout intérieure, universelle et hors du temps, Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi.

Désormais, avec l’Ascension du Seigneur, le ciel est ouvert, et la présence de Jésus s’étend « au ciel et sur la terre ». Il se présente à nos côtés « tous les jours », en quelques endroits de la terre que nous puissions être, désormais tout ce qui est lié sur la terre est lié au ciel, tout ce qui est scellé au ciel se répand dans le monde.

L’Ascension marque le début de l’accomplissement de la présence universelle de Jésus. Il demeure avec nous, nous ne serons jamais seuls. Même absent il est vivant, sa présence est désormais dans son corps qui est l’Eglise dont nous sommes les membres et dans les sacrements et tout particulièrement celui de l’Eucharistie.

L’eucharistie, en ces jours de communion dans notre communauté des paroisses du berceau du fer, c’est Dieu au milieu de nous, Dieu avec nous. Avec ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, c’est notre vie, nos souffrances supportées, nos joies et nos espérances qui sont comme emportées vers le ciel, Il y a de nous au ciel, il y a du ciel au milieu de nous. Dieu est avec nous, à tout jamais.

Extraits de croire.com et de Panorama
Image Hermanoléon Clipa
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Rendre compte de l'espérance qui est en nous

24 Mai 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Rendre compte de l'espérance qui est en nous

Appelé à vivre au souffle de l’Esprit de Vérité, l’Apôtre Pierre dans sa lettre de ce jour est ferme, fraternelle et incontournable. Rendre compte de l’espérance qui est en nous, c’est donner à nos compagnons d’humanité le goût du sel, ce goût de la vie qui nous est donnée en abondance.

C’est à notre manière d’être, de vivre et de servir que nos contemporains pourront entrevoir en nous et à travers nous le visage de celui qui donne du sens à notre vie, le visage resplendissant de celui qui, par sa mort et sa résurrection, fonde toute notre espérance et ouvre à l’humanité entière un chemin de salut.

Notre monde a besoin d’hommes et de femmes pour dire et crier à qui veut l’entendre que, depuis le matin du tombeau vide, les ténèbres n’ont plus droit de cité en notre humanité. Christ est mort, Christ est ressuscité et notre monde doit à présent devenir ce qu’il n’est pas encore: capable de voir, capable de comprendre, capable de reconnaître l’Esprit de vérité.

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son père, il dessinait à ses disciples le profil des témoins dont notre monde a besoin: «Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.» Demeurer fidèle aux commandements de Jésus, l’aimer et nous laisser aimer par le Père, voilà le chemin du disciple, un chemin qui nous identifie au Christ lui-même et fait de nous d’authentiques témoins du Règne qui vient.

Le pape François l’a bien compris. Il ne cesse de rendre compte de l’espérance qui est en lui, rappelant, dans une belle cohérence de vie, de gestes et de paroles, le chemin du Christ et de l’Evangile. Un chemin qui nous conduira toujours vers nos frères, les pauvres, qui ont comme nous faim de pain, de paix et de joie. Nous sommes tous des mendiants d’espérance et de bonheur.

Comment allons-nous rendre compte de l’espérance qui est en nous… « Dans la douceur et le respect » selon ce que dit l’apôtre Pierre ? Que l’Esprit de Pentecôte nous donne son Souffle et le Feu de l’espérance...

Extrait de prions en Eglise -Père Benoît Gschwind – assomptionniste
Image de la paroisse N.D. de l’Espéran
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Celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi

17 Mai 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi

En ce 5ème dimanche de Pâques Jésus nous dévoile le désir qui est le sien de nous faire partager sa présence, même lorsqu’il aura disparu de nos yeux de chair. Rien ne lui importe plus que de nous voir prendre le chemin qu’il nous trace vers le Père. Il se fait lui-même notre chemin... pourquoi craindrions-nous ?
Jésus évoque son départ prochain devant ses disciples et il ajoute qu’il reviendra les chercher. Ils n’ont donc pas à être bouleversés: «Ne soyez pas bouleversés. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.»
Dans nos vies, nous vivons parfois des heures semblables à celles des premiers chrétiens et des peurs angoissantes s’abattent sur nous, à cause d’un avenir incertain, une fracture dans nos relations, une crise économique imprévue, un handicap débilitant, une maladie incurable, une sérieuse diminution physique qui accompagne la vieillesse, etc.
À nos drames individuels, s’ajoutent les craintes collectives : le chômage, la violence, la surpopulation, la faim dans le monde, la pollution, les conflits qui se multiplient.

À travers ces tempêtes de la vie, le Christ nous rassure et nous offre une direction et une protection : «Je suis avec vous tous les jours... Je suis le chemin, la vérité et la vie».

Celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi

L’évangile d’aujourd’hui rappelle que nous sommes appelés non seulement à croire en Jésus mais aussi à utiliser nos talents pour faire ce qu’il a fait. «Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais» : apporter le réconfort à ceux et celles qui sont affligés, accompagner les malades, protéger les faibles et les vulnérables, manger avec les pécheurs, défendre le droit des opprimés, dénoncer l’injustice. Nous sommes les mains, les pieds et le cœur, le corps du Christ dans notre monde.

La première lecture d’aujourd’hui est révélatrice de l’importance du service pour les chrétiens. Les disciples, après la résurrection, commencèrent à comprendre le message de Jésus, ils se donnèrent des structures qui correspondent à son enseignement : ils instituèrent des diacres pour servir aux tables, prendre soin des veuves, aider les pauvres, visiter les malades. C’est un symbole significatif qui nous rappelle que la «pratique religieuse» consiste avant tout à incarner dans nos vies les exigences de l’Évangile, c’est-à-dire savoir se mettre au service des autres.

Jean souligne même que la célébration de l’eucharistie ne prend toute sa valeur que si nous sommes au service les uns des autres, comme le Christ l’a été durant sa vie et comme il a voulu le souligner par le lavement des pieds. Le Christ est un exemple vivant de ce que nous devons faire dans notre vie de tous les jours. «Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi»

Extrait des réflexions sur l'évangile dominical par le Père Yvon-Michel Allard, cursillos.ca
Images extraites de Evangile et Peinture et Hermanoléon Clipart

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Jésus vient donner la vie en abondance

10 Mai 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Jésus vient donner la vie en abondance


En ce jour où l’Eglise nous invite à prier pour les vocations, les textes proposés portent notre méditation sur le berger, rassemblant en Lui, toute l’humanité, où Jésus se définit comme, la porte, le portier, le berger.
Malgré toutes nos revendications d’indépendance et d’autonomie, nous avons besoin d’un gouvernail, d’être guidés vers le bonheur, de trouver son chemin vers une vie pleine et entière. Le Christ nous offre cette protection contre les éléments qui pourraient nous faire du tord et nous détruire.

Jésus vient donner la vie en abondance

Nous pouvons bien sûr suivre d’autres guides, et beaucoup se présentent à nous comme des «sauveurs providentiels». On nous promet un corps parfait, sans ride, qui ne vieillit pas, le bonheur instantané si nous achetons telle maison, telle voiture; les vacances de nos rêves, de placement en bourse ou une assurance qui nous procurera un avenir assuré. Avec la crise économique mondiale des années 2008 des milliers de personnes se sont rendu compte de la fragilité de ces promesses.
Jésus se présente à nous aujourd’hui comme le guide, le passage, la porte qui donne accès à un monde meilleur. Derrière cette porte, il n’y a pas un Dieu qui fait peur, un Dieu qui demande des performances extraordinaires, mais un Dieu qui aime, qui accueille le fils prodigue, la fille pécheresse, le bon larron, Pierre repenti, Paul le persécuteur.

La préoccupation du Seigneur n’est pas de nous enfermer dans un enclos afin de nous protéger, mais bien de nous faire découvrir la beauté de l’air libre, des grands horizons, des espaces illimités : «Il entrera et sortira et trouvera du pâturage».
Suivre Jésus n’est pas, comme certains le pensent, vivre une vie à moitié, c’est au contraire vivre pleinement : «Je suis venu pour que vous ayez la vie et l’ayez en abondance.»

Jésus vient donner la vie en abondance

En cette journée mondiale de prière pour les vocations, disposons donc notre cœur à être une “bonne terre”, à aller sans peur pour servir, pour écouter, accueillir et vivre la Parole et porter ainsi du fruit. Plus nous saurons nous unir à Jésus par la prière, l’Eucharistie, les Sacrements célébrés et vécus dans l’Église, plus grandira en nous la joie de participer avec Dieu au service du Royaume de miséricorde et de vérité, de justice et de paix. Et si l’on décidait d’être heureux !...

Extrait de la Réflexion sur l'évangile dominical par le Père Yvon-Michel Allard
http://www.quelleestmavocation.com
images affiche vocation 2014 - JMJ Brésil

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Reste avec nous Seigneur

2 Mai 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Reste avec nous Seigneur

"Reste avec nous Seigneur, car le soir tombe et le jour déjà touche à sa fin"
Voici les deux disciples en route vers Emmaüs, fuyant le lieu où ils avaient cru voir se concrétiser leurs espérances. Jérusalem ! La ville où, tout se passe. Fausse route, route de déception et de tristesse. Découragés, les deux disciples retournent à leur village. «Nous espérions, mais maintenant nous n’avons plus d’espérance».
Ce manque d’espérance, nous le retrouvons, dans nos propres vies, nous qui devons parfois faire face à des situations humainement sans issue, un deuil cruel, un échec professionnel, une maladie, un revers de fortune, une dépendance à la drogue, à l’alcool, au jeu, une infidélité désastreuse, mais aussi dans la vie de l’Église comme une flamme fragile, nous espérions que le christianisme puisse se développer ...nous espérions que nos enfants, avec l’éducation qu’ils ont reçue de nous, puissent transmettre le flambeau de la foi à leurs enfants…
Nous sommes tous, à un moment ou l’autre, sur la route d'Emmaüs, nous rentrons à la maison, la tête basse, découragés et sans solutions à nos problèmes. Le cœur n’y est plus. Notre route s’enfonce déjà dans la nuit...
C’est à ce moment que Dieu veut entrer de nouveau dans notre vie. Il vient à travers un ami, un collègue de travail, un étranger, un événement heureux. Il écoute avec attention nos histoires et nos mésaventures, il en fourni des clés d’interprétation, Et voici qu’à travers ses paroles, il se met à éclairer nos réalités quotidiennes d'une lumière nouvelle.

Reste avec nous Seigneur

Petit à petit, comme pour les disciples d’Emmaüs, la lumière se fait. La Parole de Dieu fournit un éclairage différent. Avec calme, l’ami fait revoir nos événements sous un angle nouveau. «Reste avec nous... il se fait tard, le jour baisse... viens à table chez-nous».
A table, à la fraction du pain, les disciples d’Emmaüs le reconnaissent et peuvent maintenant retourner à Jérusalem en plein cœur de la nuit pour retrouver les autres, ceux qu'ils ont abandonnés le matin même, pour s’échanger le message pascal : «Le Seigneur est ressuscité». Et c’est la grande joie. La foi vivante, la foi véritable commence là où commence la joie de la Rencontre. «Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux».
Les disciples d'Emmaüs sont nos précurseurs. En effet, ils en sont déjà aux trois piliers de la foi de ceux qui n'ont jamais vu Jésus : l'Écriture, que Jésus leur fait comprendre, le Partage du pain, symbole de l'amour qui doit nous unir, la Communauté que nous appelons Église, que les deux disciples retrouvent et qui nous rassemble tous les dimanches..
Reste avec nous Seigneur, car le soir tombe, et l’aube d’un jour nouveau est déjà là...

Extrait de cursillos.ca Père Yvon-Michel Allard
Peinture Arcabas – Photo extraite de Partage SV
DP

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La porte de la Miséricorde

26 Avril 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

La porte de la Miséricorde

Le pape François canonise ce dimanche 27 avril au Vatican, en présence du pape émérite Benoît XVI, deux de ses prédécesseurs. Avec Jean XXIII (1958-1963), le pape qui a convoqué le Concile, il confirme Vatican II comme socle de l'Église. Et pour Jean-Paul II (1978-2005), qui fut pape durant 27 ans, il consacre une personnalité au destin hors du commun, à laquelle toute une génération de catholiques s'est identifiée.

Les deux papes ont en commun d’avoir permis, par leur audace visionnaire, au catholicisme d’affronter les défis de l’époque et de poursuivre sa mission d’évangélisation.
Depuis l’an 2000, ainsi l’a voulu le pape Jean-Paul II, le dimanche après Pâque est celui de la Divine Miséricorde. Une miséricorde dont parlait Jean XXIII dans un discours improvisé au moment de l’ouverture de Vatican II : « L’Église préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité. » C’est bien dans cette lignée que se situe le Jean-Paul II. « N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! »
Pourtant dans l’Evangile de ce dimanche, les disciples semblent abandonnés à la maigre protection de portes fermées à clef, eux qui ont vu un tombeau ouvert !
Et Jésus vient ce matin, avec une parole de paix qui prend en compte leur peur légitime, avec ses plaies ouvertes, qui légitiment leur peur. Souffrance, passion, mort ne lui ont pas été épargnées, il ne promet pas aux disciples ni à nous-mêmes un autre chemin.

La porte de la Miséricorde

Mais montrant ses blessures et donnant l’Esprit Saint, il ouvre pour eux une porte dans leur peur et dans leur mort : la porte de la miséricorde et du pardon. Fortifiés d’avoir vu les plaies dans les mains du Ressuscité, les disciples pourront comme lui affronter les péchés des hommes sans se laisser détruire mais en les anéantissant par le pardon qui vient de Dieu. Voilà les portes de justice qui s’ouvrent, celles qui laissent passer l’Amour qui seul demeure éternellement, le pardon qui résiste aux violences et détruit la haine.
Les disciples ont vu le Seigneur, celui qui revenu de la mort l’a détruite. Ils ont cru que Celui-ci est le Christ, le Fils du Dieu vivant, et par leur foi ils ont eu et annoncé pour nous la vie éternelle donnée par le Dieu de miséricorde infinie.
Grâce à l’apôtre Thomas qui a vu et qui a cru, nous pouvons, sans l’avoir vu ou en l’ayant vu, croire dans le Christ, ressuscité des morts et manifesté dans la chair.
Au soir de sa vie, Jean XXIII tiendra ses propos « Ce qui compte le plus dans la vie est Jésus-Christ béni, sa Sainte Eglise, son Evangile, la vérité et la bonté. » Mon Seigneur, et mon Dieu, que vive Vatican II !

Extrait de Dominique Greiner et Chalais.com
Image de Saint Jean XXIII et de Saint Jean-Paul II – Le Jour du Seigneur

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Un coeur confiant

5 Avril 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Le Seigneur vient nous sortir de nos enfermements, de nos tombeaux, de tous ce qui empêche d’être pleinement vivant : nos peurs, nos mesquineries, nos jugements, nos manques d’amour pour nous-mêmes et pour les autres...

Nous avons pris la route le mercredi des cendres et nous savons qu’elle est parfois tellement encombrée de cailloux qu’il devient difficile de marcher ; prenons un petit moment pour la désencombrer, la déblayer...

Seigneur Jésus,                                                                                                                               toi la résurrection et la vie,                                                                                                                tu as rendu la vie                                                                                                                               à ton ami Lazare.

Tu es plus fort que la mort.                                                                                                      Donne-nous un cœur confiant                                                                                                         et remplis d’espérance,                                                                                                                 prêt à t’accompagner                                                                                                                      sur la route de Jérusalem                                                                                                                et à t’accueillir vivant                                                                                                                        le Jour de Pâques.                                                                                                                      

Voici la renaissance, le retour à la vie.                                                                                            Le baptisé est celui qui passe d’une vie mortelle à une vie de gloire                                             Oui, c’est aujourd’hui l’heure de passer de la mort à la vie avec le Christ                                              en renouvelant notre foi en lui.                                                                                                  

 

Textes : Nancy de Montpellier                                                                                               Illustrations : Etienne Jung                                                                                                           FNP Edition                                                                                                                                     15-17, rue de l’Hôpital, B- 6060 – Gilly

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