meditation
Heureux ...ou malheureux ?

Entre Bénédictions et Lamentations
Luc, dans l’Evangile de ce jour, montre comment Jésus accomplit la figure de Moïse et incarne une nouvelle alliance. Après avoir institué les douze sur la montagne qui rappelle le Sinaï, Jésus descend vers la foule pour lui délivrer un enseignement qui vient accomplir la Loi déjà reçue : les Béatitudes. Elles sont ici suivies de quatre lamentations. Elles font écho, selon Luc, au discours-programme qui révèle Jésus comme l’envoyé de Dieu, venu annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Des certitudes à la foi
Les béatitudes selon Luc peuvent paraître choquantes dans un monde où tant de pauvres crient leur révolte.
L’argent, la richesse, la pauvreté… sont des questions sensibles de toutes les époques. Aujourd’hui encore, au vu du monde actuel, nous sommes aux antipodes de l’Évangile : violences, méfiances, suffisances etc., l’homme a bien du mal à dépasser l’éphémère et la superficialité.
Jésus désigne l’argent comme le péril, l’idole, le rival de Dieu : « Vous ne pouvez servir deux maîtres… ». Il dit là l’urgence d’inventer un usage original et évangélique de l’argent.

Le contre-poison, ce sont les bénédictions : « Heureux les pauvres… » là, dans ce pays intérieur de l’homme, où les mains s’ouvrent pour donner, où les oreilles du cœur écoutent et entendent, où les yeux s’ouvrent à la lumière, où l’amour dilate et transfigure. « Béni soit l’homme dont le Seigneur est l’espoir. Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, jamais son feuillage ne meurt, il donne du fruit en son temps… ».
Pauvres de cœur, pauvres de Dieu aussi. Les certitudes font place à la foi.
Pour être heureux, bien avec soi-même et avec les autres, il y a une voie, et elle est étroite : accepter d’être dépouillé de ses sécurités, vivre simplement dans la « dynamique du provisoire », selon le mot du frère Roger Schutz.
C’est là que Dieu nous appelle et se révèle, nous comblant, bien au-delà de ce que nous avions imaginé, nous rendant déjà participants de la résurrection du Christ.
À ce niveau seulement les béatitudes sont de vraies consolations et des invitations à lâcher tout ce qui nous encombre.
Equipe Evangile@Peinture - Serge LEMIERE prêtre
Détournement de barque
On imagine aisément la scène, Jésus pressé de toutes parts, qui s’extrait de la cohue en prenant place dans cette barque. Le détournement de barque fait sourire. Qu’en a pensé Pierre ? Qu’avait-il entendu du discours de Jésus avant de se faire réquisitionner ainsi ? Comment voyait-il cette foule massée autour de lui ? Rien n’est dit. Simplement était-il épuisé et défait de cette nuit de pêche sans résultat...
Jusque-là Pierre était en lui-même, laissé à son univers de pêcheur ballotté au gré des résultats ne récompensant pas toujours les efforts. Jésus montant dans sa barque, c’est son propre univers et son souci pour les autres qui débarque dans la vie de Pierre. Il va d’ailleurs être rejoint par Jésus dans son désir et lui offrir ce qu’il n’avait pu obtenir au bout d’une nuit d’efforts. La pêche miraculeuse aurait pu être le cadeau de remerciement pour assistance technique. Mais Pierre voit plus loin. Il voit la main divine derrière le présent, l’invitation à quitter le cadeau pour tenir la main qui le donne et l’emmène plus loin. Le maître est devenu Seigneur en lui donnant à voir cette foule pressante, en lui donnant à entendre une parole qui fait ce qu’elle dit, une parole qui donne la vie à profusion à qui s’y abandonne.
Pierre, grâce à Jésus qui s’est invité dans sa vie, a reçu ce nouvel horizon des autres et la force décisive inaugurant une nouvelle mission. Il ne se l’est pas donnée à lui-même, il l’a reçue au creux de sa vie dépendante des succès ou des échecs de la pêche. Désormais, c’est le souci des autres qui va constituer le mouvement profond de son existence à la suite de Jésus. Cette rencontre a définitivement changé le cours de sa barque pour une aventure plus grande et plus profonde : une pêche humaine au filet de la parole de Dieu seule capable de combler le désir de l’homme.
Pierre ne s’y est pas trompé. Nous non plus. La parole de Dieu ne nous a pas rencontrés en vain. Elle nous a réveillés, ressuscités pour nous associer à l’immense désir de Dieu que nous ayons tous la vie en plénitude. Nous en sommes chargés, par notre baptême.
Sur Ta Parole, Seigneur, en ce dimanche de la Santé, comme Pierre, jetons nos filets. Ne laissons donc pas la nuit étouffer ce désir et confions au Christ notre fragilité à être Témoin de la Bonne Nouvelle. Laissons le Seigneur nous débarquer vers cet ailleurs où il nous précède.
Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Annonces des messes du 7 au 10 février
Jeudi 7 février
9h00 Messe à Hayange suivie d’un temps d’adoration
10h00-11h30 Permanence à l’accueil Saint Martin à Hayange
17h00 Célébration à la maison de retraite « Le Tournebride »
14h00-16h00 Permanence au Presbytère de Marspich
Samedi 9 février: Week-end de LA SANTÉ « Témoin d’une Bonne Nouvelle »
9h00-11h00 Permanence à Serémange
18h00 Messe à Ranguevaux
18h00 Messe à Serémange – Danièle VACCARO (anniversaire, 5 ans)
Dimanche 10 février Dimanche de LA SANTÉ « Témoin d’une Bonne Nouvelle »
9h15 Messe au Konacker
10h30 Célébration à Marspich
10h30 Messe à Bosment
10h30 Messe à Hayange
Communauté de paroisses Saint Jean XXIII du Berceau du fer
Presbytère de Hayange : tél 03 82 85 55 54 ou 03 55 18 14 82
Tracer un chemin d'amour

Après l’approbation – « Tous lui rendaient témoignage » – est venu le doute – « N’est-ce pas le fils de Joseph ? » –, puis la colère – « Tous devinrent furieux ». Les habitants de Nazareth sont versatiles et ils ont finalement fermé leur cœur au message de Jésus. Pourtant l’Envoyé du Père n’a pas tremblé devant eux et il a poursuivi son chemin.
Que nous ressemblions au prophète ou à l’apôtre, à Jérémie ou à saint Paul, chacun est appelé à compter sur Dieu et à grandir dans son amour malgré les difficultés. Le Seigneur vérifie notre persévérance, en nous adressant sa parole, et notre patience, en témoignant de son amour envers tous.
Lors de conflits avec nos proches, le plus important n’est pas d’avoir raison mais de manifester notre écoute. Nos paroles sont entendues dans la mesure où elles témoignent de notre charité. Et nos gestes eux-mêmes sont mieux perçus lorsqu'ils parviennent à rejoindre l’autre.
Enfin, l’Évangile rappelle que la qualité de la rencontre dépend aussi de ce que nous sommes capables de recevoir de l’autre. Reste que notre amour n’est pas toujours compris ni reçu. Cette déception fut l’expérience de Jésus à Nazareth. Mais il en est sorti plus fort et résolu à poursuivre la route. Désormais, son amour dépassera les frontières de l’espace et du temps. Sa mission sera d’aller jusqu’au bout dans l’offrande de sa vie et la détermination de son amour.
Que nous soyons aimés ou rejetés, adroits ou moins habiles dans notre façon de communiquer, la foi nous aide à vivre. Notre espérance est en celui qui a pris tous les risques pour nous rejoindre et marcher à nos côtés.
Equipe Evangile@Peinture - Père Vincent Leclercq – PrionsenEglise_ Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Parole en genèse

Plusieurs commencements nous sont offerts en ce dimanche. A moins que ce ne soit un seul et même événement... L’évangéliste introduit son récit par une adresse à Théophile. L’intention est simple : soutenir sa foi. Commencement de l’Évangile selon Luc…
La liturgie nous propulse ensuite immédiatement dans un autre commencement. On assiste à quelque chose d’unique. Envoi en mission ? Jésus sort des tentations aux désert et revient sur les lieux de ses origines, là où il a grandi. Une puissance l’habite et l’anime. Et c’est à la synagogue que tout va prendre sens. Jésus se voit remettre le Livre pour la lecture. Il lui donne sa voix, l’accueille de tout son être et concentre à ce moment-là tous les regards. La densité du moment est palpable dans le texte.
L’Écriture devient Parole. Elle trouve en Jésus l’espace de sa résonance, l’ajustement parfait. L’éternel entre dans le temps :" aujourd’hui s’accomplit ce passage de l'Evangile que vous venez d'entendre. " Le commencement est en fait accomplissement. L’Évangéliste l’a bien saisi. Son récit raconte ce passage de la promesse de Dieu à sa réalisation. Dieu continue de faire ce qu’il dit.
Aujourd’hui. C’est cela l’action liturgique de l’Église et de la communauté chrétienne : vivre ensemble ce passage de l’Écriture à la Parole. D’accueillir en soi la promesse et d’entrer dans son accomplissement, aujourd’hui. La mise en chair de l’Écriture nous attend à chaque fois que nous entendons la Parole. C’est une action de l’Esprit. Ce n’est que dans cette puissance que le Verbe est donné au monde par Marie. Sa chair est en vue d’une naissance, d’un accomplissement, d’un bien pour tous ceux qui en sont privés.

La même expérience nous attend. L’aujourd’hui de Dieu nous atteint à chaque eucharistie. Et nous attestons de la réalisation active de cette promesse en parole et en acte. Cela s’appelle le témoignage. Cette page d’Évangile nous rappelle ce dont nous devons rendre compte à notre tour comme serviteurs de la Parole. Elle est notre témoignage, notre seule consistance, notre solidité, notre attestation. Et nos vies, paroles et actes, sont sa manifestation, la liturgie véritable.
Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian_ peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Que la fête commence !
"Tout ce qu’il vous dira, faites-le !" Quelle belle confiance exprimée par Marie dans cette page d’évangile. Jésus est à la noce et le temps est à la fête. Le vin coule à flots et les invités ont déjà tellement bu qu’il n’y a plus de vin. À la demande de Marie, sa mère, Jésus change l’eau en vin pour que la fête se poursuive.
Mais le miracle de ce jour, le vrai miracle, n’est sans doute pas tant que l’eau soit changée en vin, mais que la fête, la vraie fête commence enfin, alors même que tout le monde la croyait définitivement finie ! « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ! » L’appel de Marie aux serviteurs s’inscrit dans sa propre réponse à l’ange : « Qu’il me soit fait selon ta parole ! » Une sorte de « n’ayez pas peur » qui invite à la confiance en la parole de son fils. Ce vin nouveau est du meilleur. De celui qui se doit d’être servi en premier.
Du manque, on passe soudain à l’abondance. Un trop plein de vin qui dit un débordement de vie. En changeant l’eau en vin, Jésus s’affirme Fils de Dieu, et Dieu lui-même, maître de la nature, maître de la vie. Ce vin nouveau ouvre de nouvelles soifs. Il ouvre des perspectives, un avenir à la fête, certes, mais davantage encore à la parole de Dieu qui va pouvoir se frayer un chemin pour rejoindre les affamés et les assoiffés de Dieu.

Ce vin nouveau ouvre à la joie sans mettre les têtes à l’envers. Il ouvre un appétit et annonce un monde inédit. Tant attendue, la fête de la vie commence. La fête de notre salut se fait jour. À Cana, une autre noce débute, celle d’une nouvelle alliance de Dieu avec son peuple. Nous étions perdus. Aujourd’hui, nous sommes la joie de Dieu !
Equipe Evangile@Peinture - Père Benoît Gschwind, PrionsenEglise – Peinture Bernadette Lopez-Fribourg
Aux sources de notre baptême
Entrée dans la famille de Dieu
En prenant chair parmi les hommes, le Fils n’avait pas quitté le Père. Cependant, sur les bords du Jourdain où Jésus est baptisé par Jean, a lieu un rendez-vous solennel entre le Christ et le Père. Trois signes l’attestent : Il est en prière, l’Esprit qui descend sur lui, et la parole du Père authentifie son identité divine.
Plongés dans l’eau baptismale « au Nom du Père, du Fils et de l’Esprit », nous naissons à notre identité par vocation, celle d’enfants bien-aimés à l’image du Fils. Nés de nouveau - nous sommes introduits dans une nouveauté de vie pour devenir des hommes et des femmes « à l’image et à la ressemblance de Dieu ».
Au sein d’une communauté baptismale
En parvenant au bord du Jourdain, Jésus ne vient pas accomplir une démarche solitaire. Il rejoint « tout le peuple ». Luc prend soin de rappeler que les candidats au baptême de Jean ne sont pas des petits saints : collecteurs d’impôts malfamés, soldats brutaux et pilleurs, et même des pharisiens qui, à tort, se croient justes... Jésus se fait solidaire de ce peuple de pécheurs pour l’entrainer sur la voie d’un renouveau, pour construire son Église.
Le baptême est célébré dans une communauté baptismale. Sa dimension ecclésiale n’est pas toujours perçue et vécue, par les familles et par les communautés chrétiennes.
Pour une mission
Après son baptême, « poussé par l’Esprit », Jésus est vainqueur du diable au désert, et il inaugure la prédication de l’Évangile, reprenant à son compte la prophétie d’Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi... Il m’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle... ».
Le baptême est un engagement missionnaire. Le baptisé est consacré prophète. Il porte le rayonnement de l’Église entre ses mains. Par sa foi et son espérance, par ses comportements personnels et sociaux, par sa charité active et inventive, par sa prière, il combat l’esprit du mal et il témoigne que Dieu aime le monde et que l’Esprit y travaille pour « renouveler la face de la terre ».
Equipe Evangile@Peinture – Joseph Proux, prêtre- Fiches Dominicales – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Etre présents au Roi des Nations

À quelques mois des élections européennes, la fête de l’Épiphanie suscite notre optimisme et notre engagement. Toutes les nations marchent dans la même direction ! Bien sûr, cette promesse concerne toutes les nations d’Europe et des autres continents. Les voilà associées à l’héritage d’Israël, appelées à faire corps dans le Christ Jésus, en apportant leurs trésors au Roi des nations.
Or, l’écart entre le rappel de l’espérance chrétienne et l’actualité troublée de notre monde souligne la dimension politique de toute liturgie eucharistique. Rassemblant des hommes et des femmes de tous les pays, la messe relativise les frontières, sans pourtant confondre les apports de chacun.
L’Enfant de la crèche reçoit trois cadeaux différents, ce qui a poussé la dévotion populaire à imaginer trois personnages différents, comme pour indiquer que notre communion au même corps du Christ ne supprime pas la singularité de chacun.
La constitution de l’assemblée chrétienne n’est possible que parce que chaque personne y est reçue personnellement. Dans la prière comme dans le chant, dans l’écoute comme dans les gestes, la contribution de chacun est nécessaire, dans la diversité de nos existences, de nos choix, de nos espoirs.
C’est même en nous que se joue cette diversité, car aujourd’hui, nous pouvons déposer aux pieds du Christ l’or de notre louange, l’encens de notre prière et la myrrhe de notre péché. Nos existences, remises avec confiance dans l’eucharistie, seront allégées et nourries, pour habiter avec joie ce monde qui nous attend, parfois sans le savoir.
Equipe Evangile@Peinture - Luc Forestier PrionsenEglise– Image Bernadette Lopez- Fribourg
La Famille, lieu de notre incarnation
Nous venons juste de fêter Noël et déjà nous célébrons la Sainte Famille. Aujourd’hui, nous ne contemplons pas seulement la naissance de Jésus mais aussi son besoin de grandir en famille. Nous quittons le dénuement de la crèche de Bethléem pour nous enrichir des trente ans de sa vie cachée à Nazareth. Jésus y apprendra son humanité. Et Marie et Joseph, comme tous parents, sont appelés à donner celui qu’ils ont reçu de Dieu.
La famille est le lieu de notre incarnation. Nous y vivons nos plus grandes joies mais aussi parfois de terribles épreuves : des naissances et le deuil, des éloignements et les retrouvailles, de douloureux conflits mais aussi nos plus belles réconciliations. Quel que soit notre âge, nous y apprenons beaucoup : la joie de l’enfance, le bonheur de fonder un foyer, la grâce de vieillir en accompagnant enfants et petits-enfants sur leur chemin…
En grandissant « en sagesse, en taille et en grâce » à Nazareth, le Seigneur choisit de nous rejoindre chaque jour dans notre lien aux autres. Devant la crèche, n’oublions pas de confier nos familles au Père. Par son Fils, nous sommes devenus enfants de Dieu. Nous ne pouvons bien comprendre cette filiation qu’en nous aimant les uns les autres. Notre vie, nos familles, nos communautés chrétiennes sont à la fois une grâce reçue et une mission à accomplir. Elles sont un lieu pour se donner et permettre à l’autre de trouver sa place dans l’« à-venir » du monde. La réponse de Jésus à l’amour du Père a grandi à Nazareth dans l’Esprit Saint. Marie l’a sans doute médité en son cœur : tout ce qui n’est pas donné est perdu.
Puissions-nous donc, à notre tour, être ces aimants qui ne captent pas les autres pour eux-mêmes, mais qui sachent vivre leurs affections avec la distance suffisante pour que grandisse en chacun cette identité profonde d’enfant du Père.
Equipe Evangile@Peinture - Père Vincent Leclercq - PrionsenEglise- Peinture Bernadette Lopez-Fribourg
Dieu, si proche de nous !
L’ inattendu de Dieu se fait jour et nous réveille au cœur de la nuit. Un Sauveur nous est né dans la cité de David. Dieu n’avait jamais cessé de conduire son peuple, d’appeler des hommes, des prophètes pour parler à son peuple et le guider dans sa marche vers la Terre promise, jamais Dieu ne s’était fait aussi proche.
Nous espérions un sauveur, un roi et Dieu prend le chemin des petits et des pauvres pour naître à l’écart de la ville, au milieu des champs. « Vous trouverez un nouveau né, emmailloté et couché dans une mangeoire ! » Voilà le signe donné aux bergers qui se hâtent déjà vers l’étable.
La nuit réveille en nos mémoires ces rumeurs d’enfance qui nous ont bercées et appris à contempler avec tendresse le visage de l’enfant de la crèche jusqu’à le prendre en nos mains pour le montrer à nos frères et sœurs en humanité.
Jamais Dieu ne s’était fait aussi proche de nous. Le voilà qui a visage d’homme. Dieu est quelqu’un de chez-nous. C‘est un enfant du pays, quelqu’un de notre famille. Laissons-nous surprendre par cette étonnante proximité de Dieu qui vient arracher son peuple à ses terres d’esclavage et qui dans le même mouvement nous indique le lieu de ses combats.
Dieu se fait fragile, vulnérable. Il prend le chemin et le parti des petits et des pauvres. Dieu ne cesse de naître au milieu de nos pauvretés et de nos petitesses. C’est Noël chaque jour !
Partout en notre humanité où il y a un oublié de la vie, un petit, un pauvre, un affamé, un assoiffé, nous croisons et reconnaissons le visage de l’Enfant-Dieu. C’est Noël tous les jours ! Grande joie pour notre humanité : un Sauveur nous est né. C’est Noël aujourd’hui !
Equipe Evangile@Peinture Père Benoît Gschwind - PrionsenEglise - Photo Républicain Lorrain
/image%2F0991577%2F20251102%2Fob_74680a_mes-yeux-ont-vu-le-salut552.jpg)
