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François-Dominique Roger

meditation

Désirs de vie

1 Juillet 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Talitha koum

Ce récit de l'Evangile de Marc, entrelaçant deux histoires, est en fait le reflet d’un seul et unique désir de vie aux prises avec la souffrance qui l’emprisonne. Jésus est au cœur de cette histoire non seulement celui de qui on peut obtenir la guérison, mais plus profondément celui qui permet à la vie de se déployer par la foi.

 

 

 Le désir de vie qui habite cette femme et ce père est le même que celui qui habite Jésus. Son désir que nous ayons la vie en nous est totale. Il n’est là que pour cela: transmettre cette vie intégrale qu’il porte en lui et qu’il veut transmettre à chacun. 

ma fille ta foi t'a sauvée

Se tourner vers Jésus, c’est reconnaître cela: la puissance de son désir de vie pour chacun. Dès lors, c’est lever le verrou des limites et des impossibilités. La maladie et la mort ne sont plus des obstacles mais des révélateurs de notre immense désir de vie qui, confié à Dieu, peut devenir le lieu de l’expérience d’un surcroît de vie. Le désir de Jésus fait aller le nôtre plus loin. Il le fait accéder à une vérité plus profonde. C’est l’expérience du salut: du désir de vie libéré de toute limite. C’est la puissance de la foi. La vie remise à Dieu qui l’a fait naître accède à une vie que plus rien ne peut atteindre. Elle a retrouvé sa balise fondamentale, sa joie imprenable, sa source de vie intarissable.

faite-là manger

 

C’est aux pieds de Jésus que cela se passe, au pied de sa croix où il a choisi d’être fixé pour toujours pour que chacun puisse lui déposer son désir blessé en quête de liberté et de vie qui ne finit pas. Et puis il nous fait passer à table, corps et sang, pour faire de nous tous le corps au pied duquel chacun peut venir déposer son désir et être remis debout par un désir plus grand qui le relève. Jésus nous institue chacun croix vivantes: relais de vie excessive, antenne du salut.

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Le feu de la Saint Jean

24 Juin 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

 

En ce 24 juin, deux éléments particuliers marquent la fête de saint Jean Baptiste : de manière bien inhabituelle, nous fêtons Jean Baptiste en faisant mémoire de sa nativité et non de sa mort – c’est un premier élément d’importance. Et, seconde particularité, nous savons que la Saint-Jean a en quelque sorte christianisé une fête d’origine païenne liée au solstice d’été. Nous avons là deux indices théologiques signifiants pour le croyant aujourd’hui, par lesquels l’Église énonce quelque chose de sa foi au Christ.

 

La naissance de Jean ouvre une ère nouvelle, celle du Christ, que désigne son nom même : « Le Seigneur fait grâce. » Ce que l’Ange du Seigneur avait demandé à Zacharie (Lc 1, 13), est en définitive accompli par Élisabeth dans la foi : nommer l’enfant, croire à l’incroyable, à Dieu qui vient dans l’histoire des hommes faire grâce en son Fils Jésus. Le Verbe se fait chair, la Parole s’incarne. Jean est nommé par celle qui a cru dans la parole efficace de Dieu et son nom est confirmé par celui qui a peiné à croire.

 

Nous, qui fêtons cette naissance aujourd’hui, sommes appelés à croire, à dire notre foi en énonçant le nom qui annonce la transformation du monde en Jésus. Fêter Jean Baptiste, c’est en effet reconnaître que les temps nouveaux s’inaugurent dans l’annonce et que chacun est appelé à participer à l’avènement du Royaume. Au tout début de l’été dans l’hémisphère nord, la fête chrétienne est venue s’inscrire dans une tradition de joie et de lumière. En celui qui l’annonce, Jean, l’Église célèbre Dieu qui fait grâce, lumière venue dans le monde (Jn 3, 19).

En fêtant la nativité de saint Jean Baptiste, nous nous rappelons que nous sommes appelés à naître de nouveau, en nous laissant renouveler par la grâce.

 

Maride-Dominique Trébuchet, directrice de l’Institut catholique de Paris-prions en Eglise - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

 

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Croissance du royaume de Dieu

17 Juin 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

 

Jésus exprime par des histoires de la vie quotidienne des choses d’un tout autre ordre. Il est assez extraordinaire de prendre conscience qu’il ne parle pas du royaume de Dieu par des termes techniques ou grandioses, mais par des réalités ordinaires.

La simplicité de ces exemples ne vient pas seulement dire que Jésus voulait attirer à lui les gens simples. Elle vient aussi dire quelque chose de la manière dont le royaume de Dieu se prépare.

 

Comme nous le voyons dans l’exemple de la graine de moutarde, c’est par des  choses minuscules, apparemment insignifiantes, que se prépare cette venue. Une graine de moutarde est non seulement  quelque chose de très petit mais aussi très ordinaire. Le buisson qui normalement se développe à partir de cette semence devient dans la parabole, un arbre magnifique, dans lequel les oiseaux du ciel font leur abri.

 

C’est cela le royaume de Dieu : une petite chose qui grandit, une chose en apparence insignifiante qui devient extraordinaire.

Un frère de Taizé

 

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Communion à la vie de Dieu et des Hommes

3 Juin 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Chaque dimanche, et même chaque jour, le Seigneur nous invite à sa table pour nous nourrir du pain de la vie éternelle et nous greffer à la racine de l’amour éternel. En recevant le corps et le sang du Seigneur nous sommes intégrés au Corps du Christ dans une communion qui déploie toutes ses énergies à l’avènement du Royaume.

 

Dans l’histoire de l’Église, il y a toujours eu un lien indissociable entre le corps eucharistique (le corps et le sang du Christ reçus en nourriture) et le corps ecclésial (l’Église que nous formons dans l’unité de l’Esprit Saint). Ainsi dans la célébration de la messe, au nom de tous, le prêtre invoque l’Esprit Saint à la fois sur les offrandes que sont le pain et le vin, mais il invoque la même grâce de l’Esprit Saint sur le peuple rassemblé qui devient ainsi le signe visible du corps ecclésial.

 

Cette communion va se vivre dans une triple dimension des rites de communion comme l’indique le Missel. Tout d’abord communion dans la prière à travers la récitation du Notre Père par toute l’assemblée d’une même voix. Nous disons bien « Notre Père », nous affirmons ainsi que nous sommes un seul peuple, les enfants d’une même famille.

 

Ensuite, nous sommes appelés à manifester cette communion dans la charité fraternelle à travers le geste de paix. Celui ou celle qui est à côté de moi, que je n’ai pas forcément choisi, est mon frère ou ma sœur. En me tournant vers lui, je le reçois comme un don de Dieu et je le reconnais comme temple de l’Esprit Saint.

 

Enfin dans la communion au corps du Christ je dis « Amen » comme un acte de pur amour à Celui qui m’est présenté et qui va nourrir mon âme de disciple missionnaire.

 

En somme la communion à la vie même de Dieu ne peut se réaliser sans une communion à la vie de mes frères et mes sœurs dans la charité et dans la prière. C’est un appel à saisir que chacun a sa place unique dans le Corps du Christ et que nous sommes tous responsables les uns des autres dans la dynamique de la sainteté.

 

Père Pascal Sarjas - Diocèse de Metz (57) – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Bain Trinitaire

27 Mai 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

 

C’était un rendez-vous au sommet ! Toutes les choses importantes se passent sur une montagne avec Dieu… Les onze vont vivre une nouvelle expérience forte. L’envoi de Jésus. Ils étaient disciples, ils deviennent apôtres. Chargés de lui et envoyés par lui, ils ont désormais la tâche de faire vivre cette expérience à d’autres.

 

Ils reçoivent une part de ce pouvoir de Jésus entre ciel et terre. Ils sont chargés d’offrir un bain trinitaire à tous, et de leur donner la Parole pour chemin de vie. Jésus embrasse désormais de sa présence le temps et l’espace. Les commandements tiennent lieu de rencontre. Dieu se donne à celui qui se connecte à lui. Dieu vient faire ce qu’il propose. Allez! Tout est ramassé dans ce mot. Tout l’élan de vie de Jésus est en attente de transmission à ses apôtres, et plus largement à tous ceux à qui ils offriront le bain essentiel.

 

Comment vivre aujourd’hui cet envoi ? Peut-être en recevant ensemble ce grand désir de Jésus que nous ayons sa vie et sa plénitude en nous. Peut-être en vivant un peu plus de sa Parole. En laissant le bain de ses commandements opérer ses transformations, forcer nos résistances, nous obliger à force de vérité.

Comment désirer comme Jésus pour tous et dans tous les temps? Comment vivre cette extension de notre propre désir, le porter dans cet au-delà de soi qui se risque dans cet envoi vers tous?

 

Sommes-nous suffisamment dociles à cette Parole exigeante qui nous déplace et nous projette les uns vers les autres pour vivre ce que nous évangélisons ?

Sommes-nous suffisamment des connecteurs, ouverts et disponibles au bain de Dieu qui veut se donner à chaque instant ?

 

Jésus nous a baptisés corps et sang. Il nous apprend à le faire réellement à chaque eucharistie. Nous mangeons et buvons sa vie, son désir, son élan, son envoi. Le bain Trinitaire de Dieu, c’est par notre vie désormais. Dieu nous a tout donné. Pas d’autre commandement que de tout donner à notre tour.  « Allez ! » comme le prophétiser le Père Finet à la fin de ses retraites dans le Foyer de Charité à Châteauneuf de Galaure.

 

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

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DISCIPLES CONFIÉS AUX DONS DE DIEU

13 Mai 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

 

Dans la prière que Jésus adresse à Dieu son Père dans l’Evangile de ce dimanche, il intercède pour ses disciples et demande 4 dons pour eux : l’unité : « qu’ils soient un » ; la joie : « qu’ils aient en eux ma joie » ; que le Père les garde du Mauvais et enfin qu’ils soient sanctifiés dans la vérité.

 

L’unité comme signe donné au monde demande un investissement incessant, et les divisions dans le Corps du Christ au long de l’histoire du christianisme sont comme une blessure à soigner chaque jour.

 

La joie qui s’enracine dans le mystère de la mort et de la résurrection du Christ est le signe de l’espérance qui habite le cœur du disciple et elle est vraiment nécessaire dans ce monde rempli de pessimisme et de désillusion.

 

L’appel à ce que Dieu nous garde du Mauvais rejoint la phrase du Notre Père « ne nous laisse pas entrer en tentation » et marque la nécessité de la grâce de l’Esprit Saint pour éviter le mal, la violence, la haine et tout ce qui nous détourne de l’amour.

 

La sanctification dans la vérité nous rappelle que c’est dans la Parole de Dieu qui contient toute la vérité de la Révélation, que nous trouvons le chemin pour suivre le Christ dans toutes les dimensions de notre vie de chaque jour. Il est le chemin, la vérité et la vie ; il est Celui qui nous ouvre la porte de la vie éternelle à laquelle nous sommes promis en tant que fils et filles de Dieu.

 

Que la prière du Christ ouvre dans notre cœur une brèche pour accueillir le don de Dieu et nous laisser remplir de son amour afin que nous soyons ses disciples dans l’offrande de notre vie.

 

Extrait - Père Pascal Sarjas - Diocèse de Metz (57) – Peinture Bernadette Lopez

 

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Allez dans le monde entier

10 Mai 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Allez dans le monde entier

Avec l’Ascension de Jésus, la nature humaine monte au ciel : le monde de Dieu et le monde des hommes s’interpénètrent.

 

L’Ascension n’est pas la fin d’une histoire, c’est le début d’une autre, de notre histoire. Comme le Christ a envoyé ses apôtres, Il nous envoie, nous qui sommes les lointains héritiers des apôtres, pour annoncer au monde entier la bonne nouvelle : Jésus a vaincu la mort, Il a déjà gagné sur le monde des ténèbres. Rien n’arrive sur terre que le Christ n’ait déjà vaincue. Les croix terrestres se portent désormais avec la certitude de la victoire finale.

 

Ce qui était visible chez notre Rédempteur quand Il était sur terre est désormais passé dans les mystères sacramentels. Son corps n’est certes plus visible sur la terre, mais Jésus continue de nous accompagner sur la terre car Il est totalement présent dans l’Eucharistie. Amour suprême, Il se donne à manger pour nourrir et fortifier notre âme. Par l’Eucharistie, le Christ est présent pour tous les hommes, sur toute la terre, jusqu’à la fin du monde.

 

Réjouissons-nous de ce merveilleux don et demandons à la Sainte Vierge Marie de nous aider à profiter pleinement de toutes les grâces que nous apporte chaque communion faite avec dévotion.

 

Extrait de l’équipe de l’Evangile au Quotidien - belle fête de l’Ascension, retour triomphal du Christ au ciel.

 

 

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Connaître Dieu

6 Mai 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Connaître Dieu

 

Voici les disciples en ordre de marche! Demeurez, gardez, aimez-vous les uns les autres. Voilà la feuille de route transmise par Jésus à ses plus proches. Il vient de manger avec eux, et de leur faire vivre un geste impensable. Lui le Maître a lavé les pieds de chacun de ses disciples. L’amour est venu habiter parmi les hommes.

 

Jésus est venu pour tous, les juifs comme les païens, il n’y a pas de frontière à son Amour ! Toute personne, quelle que soit son histoire, est invitée à être plongée par le baptême dans cet Amour !

 

Dans son Évangile, Jean nous rappelle cet Essentiel : connaître Dieu, ça n’est pas le connaître simplement avec sa tête, et avec de grandes études de théologie, mais le connaître d’abord en aimant les autres à la manière du Christ…

J’aurai beau être le plus grand croyant, le plus grand pratiquant, s’il me manque l’amour, je ne suis rien… et aimer peut aller jusqu’à donner toute sa vie comme le Christ !

 

Et aimer, c’est aussi prendre conscience de cette chance et cette joie extraordinaire d’avoir été choisi par le Christ pour être témoin de cet amour et porter du fruit !

Et dans cet Évangile de Jean, il est toujours question de « NOUS » au pluriel… Aimer, c’est bien sûr, une démarche personnelle, mais aussi une démarche communautaire « en Église » … Seul, on va plus vite, mais ENSEMBLE on va plus loin !

 

S’aimer les uns les autres avec nos différences, nos richesses, celles de notre cœur et aussi avec nos pauvretés, celles de nos vies et de nos histoires… s’aimer soi-même et nous aimer les uns les autres... en puisant à la Source intarissable de cet Amour…

 

Que le Seigneur, avec Jean, nous aide à puiser à la Source de notre Foi qu’est ce grand Amour dont nous sommes aimés... Y puiser par la prière, l’Eucharistie, la rencontre fraternelle en Église et la relecture de notre vie … Que nous puissions aller aux périphéries pour témoigner de cette Foi dans le service des plus petits à la manière du Christ !

 

Jo Gohier – Prêtre – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

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La vie en plénitude

29 Avril 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

La joie du Père vigneron

Comment dire une appartenance réciproque? Comment dire un lien vital ? Jésus le pédagogue s’y emploie de manière très simple. L’image de la vigne est belle. Elle dit à la fois le fruit qu’elle est amenée à produire mais aussi le soin dont elle est entourée pour que ce fruit puisse advenir. Un travail et une attention constante du Père lui-même.

 

La joie du Père vigneron, c’est le cep orné de ses sarments vigoureux. Le soin qu’il apporte, c’est la taille. La taille limite la croissance afin d’assurer une fructification de qualité. Appliqué aux sarments que nous sommes, branchés sur le Fils et dans les mains du Père, que peut-il donc nous arriver ? Sinon d’offrir au monde ce fruit du Royaume - amour, paix et joie - à tous ceux que nous croisons ?

 

Laissés à nous-mêmes nous pourrions certes grandir, mais ne pas porter ce fruit attendu, cette vie en plénitude qu’il nous a promise. Dieu ne veut pas plus pour nous, il veut mieux. Depuis les premières pages de la Genèse, depuis que l’homme sa créature a été posé dans vie, Dieu en prend soin. S’abandonner en ses mains c’est croire en sa bonté. Ne nous a-t-il pas offert pour toujours le meilleur, son Fils unique? Au fond, c’est lui qui nous espère en nous regardant.

 

Puissions-nous donc voir toutes choses à cette lumière: comme ce soin du Père apporté à sa vigne, comme la réalisation en cours de sa promesse de vie en plénitude prononcée en son Fils, et offerte d’ores-et-déjà, corps et sang, à ceux qui croient. Oui, la vie est plénitude, c’est maintenant !

 

Equipe Evangile@Peinture-Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

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Écouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur

22 Avril 2018 , Rédigé par E.A.P. Publié dans #Méditation

Ce dimanche est le plus souvent appelé « dimanche du Bon Pasteur ». Il invite tous les chrétiens à se laisser guider par Jésus Christ pour découvrir leurs vocations. Ce dernier peut être pour eux « la pierre d’angle », la « lumière du monde », le « pain de vie », la « vigne » la « porte », le « chemin, la vérité et la vie ». L’évangéliste Jean ne cesse d’évoquer des « Je suis » comme pour dire l’éternité de Dieu.

 

C’est sans doute pour cela qu’avec le texte de l’Evangile du Bon Pasteur, l’Église a déclaré ce dimanche « journée mondiale de prière pour les vocations » manifestant ainsi sa volonté d’orienter tous les chrétiens à découvrir de quelle manière chacun peut se sentir appelé à suivre le Christ. Sans oublier « les brebis qui ne sont pas de cet enclos », une façon d’inviter chacun de nous à partager cette Bonne Nouvelle qu’en Jésus Christ tous les hommes sont « enfants de Dieu », sauvés par la victoire définitive de la Vie sur la mort : vie donnée par Jésus, reçue par nous afin qu’à notre tour nous la partagions à d’autres qui pourront la recevoir.

Cette journée mondiale de prière pour les vocations, en faisant nôtres ces quelques

Le Bon Pasteur

points d’attention, peut renouveler notre prière :

1.   Une prière centrée sur celui qui appelle : le Christ, et ainsi entretenir une familiarité avec le Seigneur. « Jésus est devenu la pierre principale » comme l’exprime si bien l’apôtre Pierre (Ac 4, 11).

2.   Une prière qui invite à fréquenter et à entrer en dialogue avec la Parole de Dieu dans la Bible.

3.    Une prière habitée par les clameurs du monde, il n’y a pas de vocation sans mission !

4.    Une prière qui permet l’expression des joies, des peines, des attentes et des rêves de chacun. Une prière où s’exprime le soin les uns pour les autres.

5.    Une prière qui fait la promotion de la vie comme réponse à l’amour de Dieu pour chacun, ne sommes-nous pas enfants de Dieu par vocation .

6.    Une prière qui soit, par l’émerveillement et l’action de grâce, la reconnaissance des charismes et des qualités de chacun.

7.   Une prière qui ne hiérarchise pas les vocations.

Aujourd’hui, en ce 55e Journée mondiale de prière pour les vocations, avec Pierre et les « douze », nous découvrons que croire c’est se laisser guider par Jésus Christ :

Écouter :«Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté.»

Discerner :« Chaque chrétien devrait pouvoir développer la capacité à “lire à l’intérieur” de sa vie  et à saisir où et à quoi le Seigneur l’appelle pour continuer sa mission.»

Vivre : « Chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale, pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant. »

Ecoutons la voix de ce bon berger nous mener sur ses sentiers. Regardons-le donner sa vie pour nous. Et devenons comme lui et avec lui les gardiens de ses biens.

 

textes extrait des fiches dominicales- Peinture Bernadette Lopez- Photo Eglise St Martin

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