meditation
Recadrage Pastoral

Jésus a vraiment soif de notre foi, soif d’entrer en relation personnelle avec chacun de nous. Lorsque les foules veulent le faire roi juste parce qu’il leur a donné à manger, il s’enfuit. Il veut nous révéler son mystère, nous attirer dans sa relation filiale avec son Père, nous faire participer à sa vie divine, à son bonheur éternel d’être un avec le Père et l’Esprit.
Avouons que, bien souvent, nous n’en désirons pas tant et que nous nous contenterions volontiers des joies moins élevées. Comme Pierre, nous désirons suivre le Christ jusque dans sa gloire, mais nous refusons le mystère pascal.
Quoi qu’il nous arrive, ne soyons pas effrayés, mais acceptons, dans la foi et la confiance, de recevoir la victoire du Christ à travers les contrariétés et les souffrances de cette vie.
Le Messie, auquel nous croyons, ne vient pas nous délivrer des épreuves que nous réserve la vie, mais il vient nous rejoindre au cœur de ces épreuves et nous inviter à tenir ferme dans la foi à Dieu notre Père.

Pas d’autres croix que celle du service de la vie qui requiert de lutter contre tout ce qui voudrait la violer ou la contraindre. C’est une mort à soi et une naissance en même temps au Royaume déjà là. Puissions-nous y consentir comme lui, corps et sang.
Equipe Evangile@Peinture- Peinture Bernadette Lopez- Fribourg
Oeuvre parlante

Voici un miracle qui donne à parler ! La renommée de Jésus semble l’avoir précédé. Un sourd muet lui est présenté. Acte de compassion et de foi, ou défi lancé au Christ ? Peu importe. Jésus s’exécute. Il s’isole de cette foule et du bruit, et se concentre sur l’homme qu’on lui a amené. Le silence et le tête-à-tête instaurent l’intimité nécessaire à toute communication. Jésus n’est pas d’emblée dans la parole. Jésus touche. Il y a contact. Le geste précède la parole pour rejoindre le handicap. Le doigt va dedans. La Parole va jusque-là: dedans. Le geste prépare et dépose la Parole libératrice: ouvre-toi !
L’infirmité est levée. L’écoute et la parole sont rétablies. L’homme ne se situe plus dans la foule parmi laquelle il était l’infirme dans lequel personne ne se reconnaissait. L’infirmité est ailleurs. Car maintenant, ce qui apparaît, c’est bien la foule qui n’écoute pas Jésus et parle à tort et à travers !
Rendons grâce en ce jour au Christ qui ne cesse de venir nous toucher au dedans pour nous restituer à l’écoute et à la parole, libérées parce que touchées par le Verbe qui n’a été qu’écoute et Parole du Père. Puissions-nous devenir ces êtres “ouverts” rassemblés par la réception du corps et du sang du Christ, et envoyés pour porter de tout notre être cette parole libérante à tous ceux que nous croisons.
Equipe Evangile@Peinture- Marie Minassian- Peinture Bernadette Lopez- Fribourg
Effet cordial

Il y a parfois des propos de table dont la légèreté ennuie. Ici, nous assistons à un sérieux recadrage de la part de Jésus. Le regard se promène sur les autres et il est vite fait de les juger et de les classifier selon des critères extérieurs de respect des normes ou de lois en vigueur. La réponse de Jésus se fait cinglante. S’en tenir à ce regard extérieur cultive une grave dichotomie spirituelle qui ne se nourrit que du conformisme qu’il réclame.
Jésus rétablit immédiatement le bon focus. La bonne santé spirituelle vient de la garde du cœur. Il ne s’agit pas de se conformer à une loi extérieure. Elle n’a pas le pouvoir d’atteindre le cœur, le siège de tout l’être. La porosité spirituelle va plutôt dans l’autre sens. C’est tout l’être qui va manifester ce qu’il y a dans le cœur. La cohérence n’est pas affaire de lavage, mais de veille. C’est la garde du cœur qui importe. Car la pureté est la réflexion d’une présence à soi, et plus profondément d’une présence à Dieu en soi. Le fruit de cohérence qui ressort de cette présence est la seule pureté à laquelle Jésus nous invite.

Rendons grâce pour cette exigence et cette responsabilité qu’il nous confie en nous visitant. Dieu parle au cœur de l’homme, et ne doit pas être confondu avec un Zeus qui écrase. La Parole confiée s’adresse aussi à la raison, capable d’en mesurer la justesse et la pertinence pour aujourd’hui.
En ce beau dimanche, c’est donc une Parole de proximité et de justice qui nous est transmise, pour nous et pour tous.
Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg
A qui irions-nous?

« Voulez-vous partir, vous aussi ? », cette question, que pose Jésus à ses disciples, reste toujours d’actualité…
Tous, nous sommes capables d’affirmer les plus belles paroles de foi, quand tout va bien pour nous…et puis, quand le chemin est trop difficile, nous sommes aussi capables de douter, de « partir » et de nous retrouver dans la foule de ceux qui s’écriaient : « ce qu’il dit est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter !
Notre foi est vivante, et comme tout ce qui est vivant, elle est soumise aux aléas de l’existence et donc fragile par le fait même…
Il nous arrive parfois que des chrétiens, en qui nous avions entière confiance, nous scandalisent par leur conduite antiévangélique, et voilà que nous sommes déboussolés…
Il arrive aussi que nous sommes révoltés devant tous ces scandales qui éclatent régulièrement au sein de notre propre Église…Nous sommes heurtés de plein fouet dans notre foi : « Ce n’est pas possible ! Non jamais, je n’aurais pu imaginer cela ! »
« Voulez-vous partir, vous aussi ? ». Nous avons chacun, à notre manière de façon individuelle et collective, à donner notre réponse, comme Simon-Pierre a donné la sienne…Mais, dans ces cas-là, ce sont moins les mots, les formules qui comptent que l’engagement de notre personne.

En Église, nous sommes les serviteurs les uns des autres et non les maîtres. Le Christ est la tête de l’Église, et nous, nous sommes soumis les uns aux autres, dans un amour réciproque. Il ne peut y avoir aucune domination par abus d’autorité ou par abus de conscience de personne à l’égard de personne.
En Eglise, nous sommes quotidiennement devant des choix à opérer, dans la persévérance des décisions bien prises, et dans la conversion permanente.
Et la vraie question se pose à chacun : le suivrons-nous ? Le servirons-nous ? Lui, le Serviteur, le servirons-nous dans nos frères et sœurs ? Accepterons-nous que c’est l’esprit qui fait vivre ? Oui, la Parole est vie, elle vient alimenter l’âme, la nature la plus profonde de chacun d’entre nous.
Et si le sens du service par amour de Dieu devenait le signe par excellence du chrétien disciple, pierre vivante du Christ et missionnaire de l’amour, dans son engagement de baptisé ?
Equipe Evangile@peinture – Peinture bernadette Lopez - Fribourg
Témoins de l'impossible

L’Evangile de ce dimanche, la finale du discours sur le Pain de Vie, nous dit l’essentiel du mystère de l’eucharistie, comme un résumé : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui. »
Les paroles de Jésus ne provoquent pas pour nous le scandale comme il a eu lieu au moment où il les a prononcées. Pour nous aujourd’hui, tout semble clair. Par la foi, nous avons la certitude qu’en recevant « le pain consacré » nous accueillons le Christ vivant. En mangeant l’hostie, nous mangeons aussi le corps du Seigneur et nous buvons son sang…
Nous oublions aisément que le Dieu fait chair est le Verbe, la Parole. Et nous ignorons généralement que pour le peuple de la Bible, manger c’était aussi écouter et apprendre… Pour faire mémoire du Christ, il faut prendre, manger, goûter et savourer la PAROLE et le PAIN… On ne sépare pas la Parole et le Pain, oui c’est cela la communion.

La Messe, c’est toute la messe : à la fois repas de la Parole et repas du Pain…La liturgie nous invite d’abord à communier au Christ Parole pour épouser son enseignement, son esprit, sa personne, nourriture substantielle, qui provoque à la conversion, invite à l’engagement et suscite à l’action.
Communier au Christ, Parole et Pain, c’est entrer dans la vie de Dieu, c’est recevoir de lui des manières neuves de penser, de sentir, d’agir, c’est participer avec le Christ en nous, au salut du monde…Communions au Corps et au Sang du Christ, et nous serons les témoins de l’impossible.
Extrait Père Daniel Richard – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Bouchée d'éternité

“Je suis le pain qui est descendu du ciel”. Difficile à croire quand on ne voit en Jésus que le fils du charpentier… un regard à l’horizontale ne peut entrer dans cette perspective. Pour accueillir les paroles de Jésus il faut un regard à la verticale. Il faut la foi. Et celle-ci n’est pas naturelle. Elle vient aussi d’en haut. Un tel regard surnaturel se reçoit. Jésus transforme la vie de ceux qu’il croise car il leur propose un nouveau mode de vie: vertical. Vivre et regarder à la verticale, c’est recevoir d’en haut l’impulsion de vie. C’est adopter le style du Fils de Dieu: offert pour que le monde ait la vie. Vivre debout, c’est être donné aux autres.

Voilà la bouchée d’éternité qui nous attend, à chaque eucharistie. Nous y recevons le goût de l’autre, des autres. Nous entrons dans le regard même de Dieu qui est un regard d’en haut. Enfants de Dieu, nous le sommes tous. C’est cela qui nous rend vivants: de nous découvrir les uns par les autres enfants du Père. Seule la fraternité peut éveiller à cette paternité et maternité surnaturelles. Seul Dieu peut réveiller notre vie.
Laissons-le donc nous remettre debout pour que nous puissions transmettre à tous l’envie de regarder en haut. C’est un Dieu qui a faim de nous ! Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, nous sommes appelés à partager nos vies.
Equipe Evangile@Peinture- Peinture Bernadette Lopez- Fribourg
Veille pastorale

Aujourd’hui, dans l’Évangile de St Jean. Il y a le récit d’un fait : celui d’une multiplication des pains, au pied d’une montagne, à l’approche de la fête juive de la Pâque.
Une grande foule le suit et la question de Jésus à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?». Par sa question, il provoque les disciples à apporter une réponse… Réponse de Philippe, intervention d’André… Et Jésus va partir de ce qu’il y a sur place, cinq pains d’orge et deux poissons, même si ce n’est pas grand-chose !
C’est là la clé des actions de Jésus : partir des ressources présentes, pour y puiser et résoudre les besoins exprimés !
La première réaction, c’est de considérer l’ampleur des besoins et de renoncer devant l’investissement nécessaire. La seconde c’est de considérer la pauvreté des moyens devant les besoins. Jésus choisit précisément cette voie et trace le chemin de la confiance. Le peu deviendra le lieu de l’abondance, le manque, le lieu de l’excès. Entre deux, la force d’une action de grâce qui précède le signe. L’assurance d’un “déjà-là”, d’un exaucement que le partage réalise. Et il ne suffit pas de vivre ce partage, mais il s’agit encore de ne rien perdre de cette abondance qu’il a manifestée
Une fois de plus, à travers ce fait, Jésus montre son attention aux besoins des gens,

aux attentes de la foule. Il n’y répond pas à coup de baguette magique, mais en disant : « Courage ! Vous avez en vous tout ce qu’il vous faut pour combler votre attente. Puisez dans vos ressources. Réveillez en vous vos énergies défaillantes, votre courage déprimé. Ayez confiance en vous ! »
Le « miracle de la multiplication des dons », c’est quand l’être humain laisse jaillir en lui les sources d’énergie cachées au fond de lui-même et qui sont là, présentes au cœur de chaque homme et de chaque femme… C’est cela, la Pâque des baptisés… C’est cela, le sens de notre veille pastorale : devenir ce petit rien dans les mains du Christ par lequel l’abondance d’en haut rayonne pour le monde et nos communautés de paroisses en attente.
Equipe Evangile@Peinture- Pierre MARION – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Le temps d'une traversée
Voilà dans l’Evangile des brebis sans berger, une scène “de saison” ! Après l’ébullition de la mission, Jésus sonne pour ses apôtres le temps des vacances et du repos, pour se retrouver autour de celui qui demeure, dans l’action comme au repos, l’épicentre de la vie du disciple. Première nécessité pastorale: savoir s’arrêter! Jésus les invite à l’écart loin de l’agitation et de la proximité de la foule, dans un endroit désert.

C’est bien dans un endroit désert que Jésus voulait entraîner ses apôtres, afin qu’ils puissent se ressourcer à son enseignement et approfondir les liens avec son Père. Malheureusement cette intimité n’aura duré que le temps d’une traversée en barque !
Jésus, parce qu’il voit la foule comme « des brebis sans berger ! », aussitôt les enseigne longuement. C’est sa grande proximité avec son Père, la vérité de son Père, l’amour de ce Père des Cieux qui transparait à travers sa propre vie.
Apôtres ou disciples engagés dans la vie consacrée comme prêtre, religieux ou laïcs, l’amour de Dieu le Père est notre bien commun. Jésus n’a cessé de nous le rappeler. Les apôtres l’ont propagé, et chacun de nous est invité à le relayer. Cet amour véritable du vrai berger est le seul fédérateur d’enthousiasme, de joie, de paix !

Nous avons un peu de mal à l’imaginer, mais L’Esprit de Dieu prend le relais et se charge de répandre cette bonne nouvelle auprès des croyants que nous sommes mais aussi auprès des non-croyants.
Ce temps de vacances, de repos et de changement d’activité, nous invite à prendre ce recul, nous invite à nous mettre à son écoute, à effectuer cette rencontre cœur à cœur avec le Christ.
Ce n ‘est que le temps d’une « traversée en barque », mais si je nous nous reposons en Lui : Lui, il agit ! Il saura nous accompagner à la rencontre de tous ces frères d’autres continents, les naufragées de l’autre rive qui ont soif d’une vie de liberté, soif d’une vie de fraternité, soif d’amour, soif de Lui !
Yves Tricou diacre du Diocèse de Lyon – image Evangile et Peinture Berna - Fribourg
SANS FILETS

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus appelle ses disciples et les envoie. Les consignes sont claires : point besoin de s’encombrer pour prendre la route : ni pain, ni argent, ni besace. Les disciples ne sont pas simplement invités à n’emporter que le strict minimum, ils sont priés de n’emporter que le seul nécessaire à savoir le bâton et les sandales qui leur permettront d’avancer, de faire du chemin et de remplir leur mission.
Être appelé et être envoyé, voilà le dénominateur commun de toute mission d’Église. Personne ne peut s’arroger à lui seul une mission. Tout commence par la mission reçue et partagée. Les disciples sont appelés et envoyés. Deux par deux ! Tout commence par cette impérieuse nécessité d’être deux, de ne pas être seul, d’être avec un autre. Deux, c’est un début de communauté. Il faut être Église, communauté, pour annoncer la Bonne Nouvelle et transmettre tout le souffle qu’elle porte en elle. Dès lors que nous ne sommes pas seuls, la route se fait plus facile, plus audacieuse et surtout plus lumineuse lorsque qu’elle flirte avec les ténèbres.

Être deux, c’est pouvoir compter en toutes circonstances sur un frère, sur une sœur, sur l’amitié d’un autre, et ce jusque dans la correction fraternelle. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20).
Puissions-nous donc revisiter pour nous-mêmes les assurances et les protections dont nous nous entourons pour vivre notre mission de baptisés, et retrouver la liberté offerte par la force d’une parole qui nous envoie vers les autres pour être témoins ensemble de sa puissance de vie quand elle est accueillie.
Benoît Gschwind, assomptionniste – PrionsenEglise – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Annoncer, enseigner, guérir : trois piliers de la Parole

Dans l’Evangile de ce jour, Marc nous rappelle que le jour du sabbat, Jésus se mit à enseigner dans la synagogue. Jésus nous rappelle ici qu’il ne suffit pas de dire « le Royaume vient, convertissez-vous ! » pour que quelque chose se passe, surtout dans son lieu d'origine, Nazareth. On aura beau mettre tout son talent, toute son autorité, élaborer de savantes théologies, construire des cathédrales de vérités, ça ne pourra pas suffire. Or, chez lui comme ailleurs, Jésus ne se contente pas de proclamer, d’annoncer mais aussi il enseigne et il guérit.
Il enseigne parce qu’il faut bien donner les clefs de la Parole à ceux à qui elle s’adresse, pour qu’elle soit bien entendue.
Que signifie « l’avènement du Royaume » si vous ignorez qu’il ne s’agit pas ici de la restauration d’un territoire, mais de la façon que Dieu à d’être au monde, ce qui se manifeste dans la justice et la bonté de ses « sujets » ?

Que veut dire « se convertir » si personne ne vous a appris que ce qui vous attend, ce n’est pas la condamnation, mais plutôt la miséricorde du Père, la fin des exclusions, la libération de la peur et du joug de la Loi ? Jésus devait bien enseigner pour que l’annonce du Royaume soit une vraie bonne nouvelle !
Jésus guérit aussi. La guérison est le fruit de la proclamation et de l’enseignement. Lorsque nous sommes « enseignés », libérés de la peur du jugement, nos cœurs s’allègent, nos esprits s’emplissent de joie, nos têtes se redressent. Les miracles témoignent de ces guérisons intérieures qui sont autant de conversions. Lorsque nos esprits s’ouvrent, que nos cœurs se « déferment », alors le Royaume est vraiment en train d’arriver. En chacun de nous.

Aujourd’hui encore, ils manquent, les prophètes, les fils et filles de Dieu, les témoins, les dénonciateurs d’injustice et les promoteurs de paix. Comme le cardinal Jean-Louis Taucan qui vient de rejoindre le Père, qui se sentira responsable de sa proclamation « qu'avec le cœur et l’intelligence, on peut sauver le monde ». Il prophétisait : « Au fond, il n’y a rien de plus révolutionnaire que le christianisme. » D’où sa question ultime : « Quand le christianisme va-t-il commencer à exister ? » Où sont-ils les enfants de Dieu qui prennent la relève ? Entendez-vous l’appel ?
Extrait de Frère Jocelyn Dorvault - Couvent du Caire – peinture Bernadette Lopez- Fribourg
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