meditation dominicale
Méditation 14e dimanche du Temps Ordinaire 6 juillet 20025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (10, 1-12.17-20)
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En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous"
« Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois,
sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. » Les 72 disciples revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
« Votre paix ira reposer sur lui »
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Comme les 72 envoyés, nous pouvons, nous aussi, apporter la paix, la réconciliation chez ceux chez qui nous entrons, et là, tout simplement accueillir simplement toutes les valeurs de partage. Rien de plus simple et de plus concret !
Jamais autant qu’aujourd’hui l’envoi n'est plus pressant. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ». Ne pensez pas, si vous recevez cette parole, à la raréfaction du nombre des prêtres : il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui se disent disciples de Jésus. Nous voici, tous ensemble et chacun de nous personnellement, responsables de l’annonce de la Bonne Nouvelle du Royaume. Responsables de l’annonce, mais pas du résultat. Nous ne sommes pas responsables de la manière dont cette annonce est reçue. Si les gens n’en veulent pas, nous n’avons pas à nous culpabiliser, ni, d’ailleurs, à chercher à leur forcer la main. L’essentiel est de bien nous situer. Pour Jésus, l'apostolat ne consiste pas en discours compliqués. Avant d'être une parole, l'Evangile est d'abord une manière de vivre en actions : communiquer la paix et la joie " Paix à cette maison !";;; faire le bien, faire reculer le mal qui, atteint nos frères et sœurs " guérissez ceux qui sont malades"... vivre avec un Dieu présent à nos existences " le Règne de Dieu est tout proche " . En Jésus, s'accomplit la Parole, le Verbe de Dieu venu dans la chair pour inaugurer le Royaume…
Prière : semeur de fraternité et d'espérance
Nous n’avons pas d’abord à délivrer un message,
mais en priorité à établir une relation d’amitié.
Seigneur, toi qui as envoyé tes disciples,
deux par deux, sur les routes, porter ta Bonne Nouvelle,
fais que nous ayons l'audace de répondre à ton appel,
de nous dépouiller de ce qui alourdi notre marche,
afin de mieux passer les frontières, de mieux rencontrer nos frères et sœurs.
Alors nous pourrons moissonner dans la joie,
ce que tu as semé patiemment, depuis l'origine, au cœur de l'homme
EquipeMéditation@Peinture - Vincent Ravince prêtre spititain- François- Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation Solennité de Saint Pierre et Saint Paul
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (16, 13-19)
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En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ?
Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Prions en Église Une, sainte, catholique et apostolique
La fête des saints Pierre et Paul est une proclamation de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. « Apostolique », c’est-à-dire que l’Église est fondée sans interruption sur la foi transmise par les apôtres. Pierre et Paul sont des témoins éminents de cette foi. Depuis la profession spontanée de Pierre (Mt 16, 16) jusqu’à l’espérance inébranlable de Paul (2 Tm 4, 17), leurs messages soutiennent l’adhésion et l’unité des chrétiens de toute culture et de tout temps. Car la mission de l’Église est de porter le Christ au monde.
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C’est cela la catholicité : le fait d’annoncer l’Évangile à tous, qui que l’on soit. L’Église s’adresse à tous les peuples. Pierre et Paul nous apprennent qu’il ne s’agit ni d’une multinationale ni d’une ONG, car le rassemblement en une même foi est un élan vers Dieu….. une ouverture à lui. Le Christ et son Esprit rassemblent l’Église, comme le révèlent Pierre et Paul et les communautés qu’ils ont formées, et non le charisme d’un dirigeant. C’est dans ce sens que l’Église est sainte. Non pas que ses membres soient sans péché, mais parce qu’elle est sanctifiée par l’Esprit Saint.
Saint Pierre et saint Paul, deux hommes qui ont répondu pleinement à leur vocation malgré leurs limites, leurs péchés, leurs infidélités ; deux témoins de l’Amour de Dieu pour l’humanité, qui iront jusqu’au martyre à Rome. Deux témoins de la foi qui nous encouragent à répondre à l’appel que Dieu nous adresse, à surmonter nos faiblesses et nos infirmités, pour annoncer le Royaume de Dieu à temps et à contretemps.
Et l’unité ? C’est sans doute le trait le plus surnaturel de l’Église, car nous croyons que c’est à travers elle que Dieu fait de tous les peuples une seule et même famille
Equipe Méditation@Evangile - Karem Bustica,- Père Gilles Lherbier- François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

Prière : POURQUOI JE RESTE CATHOLIQUE
Il y a des jours où l’on doute.
Des jours où l’on ne comprend plus…
Pourquoi rester dans une Église que beaucoup abandonnent ?
Pourquoi continuer à croire alors que tout semble silencieux ?
Moi, je suis resté catholique. Et je le resterai.
Pas parce que tout est parfait.
Mais parce que malgré tout… Dieu est là.
J’ai vu des scandales, J’ai entendu des critiques.
J’ai parfois eu envie de partir…
Mais j’ai aussi vu des prêtres fidèles,
des saints dans l’ombre,
des cœurs transformés à genoux,
et la paix de Dieu là où le monde n’en voit plus.
Je reste catholique parce que :
• Ici, l’Eucharistie est réelle.
• Ici, la Vierge Marie veille.
• Ici, les sacrements nous relèvent.
• Ici, la Croix est vivante.
• Ici, on ne cherche pas à séduire… on cherche à sanctifier.
À toi qui doutes…
À toi qui t’es éloigné…
À toi qui cherches des réponses…
Ce livret est pour toi.
Voir le site - Catho Biblio
Il explique avec clarté, amour et profondeur pourquoi rester catholique, et pourquoi revenir si tu t’es éloigné Tu y trouveras des réponses fondées sur la Bible, les paroles des saints, l’histoire de l’Église et une comparaison avec les autres confessions chrétiennes.
Méditation Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (9, 11b-17)
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En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.
Ceci est… mon corps livré pour vous - Ceci est… mon sang versé pour vous
Chaque dimanche nous entendons ces mots de Jésus au soir de la dernière cène avec ses apôtres.
Le récit de l’institution est au cœur de chaque messe comme le fondement de notre rassemblement. Le corps livré, le sang versé, le don total de sa vie pour sceller la nouvelle Alliance qui assure à tous les convertis son amour.
Dans le corps et le sang du Christ nous reconnaissons de façon éminente la présence réelle du ressuscité. Mais cette présence, comme nous le dit le Concile Vatican II, se manifeste aussi dans la Parole proclamée, dans l’assemblée réunie, dans le ministre qui agit au nom même du Christ.
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Ainsi le corps du Christ prend une double dimension : le corps eucharistique dans les espèces consacrées et le corps ecclésial dans l’assemblée des fidèles. Sur l’un et l’autre nous implorons la force de l’Esprit Saint afin que ce corps ne soit plus qu’un et que nous soyons pleinement ce que nous recevons : le corps du Christ.
Manifester le Corps du Christ devient une véritable responsabilité pour les fidèles que nous sommes. Il s’agit de le manifester dans le rassemblement eucharistique de chaque dimanche ; il s’agit aussi de le manifester dans une vie toujours plus eucharistique au long de chaque jour de la semaine. Une vie eucharistique est d’abord une vie dans la reconnaissance de tout ce que nous recevons de Dieu et des frères avec qui nous vivons au quotidien.
Une vie eucharistique c’est, dans le don du Christ, un don de nous-mêmes dans toutes les situations qui composent notre existence, un don de soi gratuit, un don de soi qui vécut dans l’amour devient source de confiance, d’espérance et de paix.
Prière : la religion du corps
Eucharistie ! Célébration de notre propre mort et résurrection au cœur de cette ‘alliance nouvelle et éternelle’ où le Christ fait corps avec son peuple en se livrant corporellement. Pas une religion au monde ne parle du corps comme la religion chrétienne. Le christianisme est la religion du corps. Ce n’est pas fortuit si l’évangile de Jean, réputé pour être le plus mystique, s’ouvre par ces mots :"Le Verbe s’est fait chair".
Dieu s’est fait corps
Corps d’homme engendré dans le corps de la femme, la Vierge Marie.
Corps mis au monde, couché au milieu des moutons, à Bethléem, mot signifiant ‘la maison du pain’.
Corps donné sous le signe de l’agneau immolé dans le pain rompu, symbole de la nourriture partagée.
Corps crucifié et transfiguré dans le rayonnement de la gloire des corps ressuscités.
Corps du Christ dont nous sommes les membres dans l’Eglise.
" vous même, vous êtes purs...mais non pas tous..."
Dieu me révèle mon corps, ma peau et mon sang
Mon apparence et mon intériorité, ma vitalité et ma vulnérabilité
La grâce de me livrer
Ceci est mon corps, donné en mission d’aimer
Ceci est mon corps, Temple de l’Esprit.
Ecoutez : Peuple de frères, peuple du partage
Equipe Méditation@Evangile - Père Pascal Sargas- Diocèse de Metz - Prière de Pierre Talec -mise en Lumière François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation - Fête de la Sainte Trinité (C) 15 juin 2025
Évangile selon saint Jean (16, 12-15)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
L’amour libre du Père, du Fils et de l’Esprit saint
À de nombreuses reprises dans l’Évangile, Jésus nous révèle le mystère de Dieu. Non seulement le Dieu un et unique, origine et créateur de l’univers et que l’homme doit adorer, mais aussi et surtout ce Dieu qui est mystère de communion de vie et d’amour, en un mot mystère de famille. Et si l’Église célèbre aujourd’hui la Sainte Trinité, ce n’est pas pour encenser un dogme de théologie ou faire un cours de catéchèse fondamentale sur le Dieu en trois personnes, ou même contredire nos connaissances mathématiques en affirmant que 1+ 1+1 = 1. C’est pour nous faire entrer dans l’adoration et l’émerveillement devant un tel mystère.
Dans l’intimité du Christ
Nous sommes appelés, au Ciel, dans l’éternité, à contempler et à nous réjouir de la vision de Dieu, une vision béatifique. Nous verrons l’humanité glorifiée du Christ, celle qui a réjoui les apôtres au Cénacle lors des apparitions pascales. Nous verrons aussi ce qui bat dans le cœur du Christ : l’amour du Père et de l’Esprit.
En effet, Jésus désire nous partager ce qui habite son cœur, il veut nous faire entrer dans son intimité, dans sa relation avec le Père et l’Esprit saint : "Le Père aime le Fils, et il a tout remis dans sa main" ; "Dieu lui donne l’Esprit sans mesure" (Jn 3, 34-35). "Il faut que le monde sache que j’aime le Père" (Jn 14, 31). "Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie" (Mt 3, 17). "L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître" ; "Lui me glorifiera" (Jn 16, 14-15).
Un mystère grand et beau
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Jésus aurait pu cacher cette facette de sa vie, par respect de la vie privée et nous serions restés au stade de l’adoration d’un Dieu monolithique, d’un seul bloc. Mais il a choisi de nous faire connaître ce secret de sa vie intérieure, de nous introduire dans la confidence de sa vie divine. Dieu n’est pas un être solitaire, lointain et qui demande simplement notre soumission : il est un Dieu d’amour, de relation, de proximité, qui nous invite à la communion. Comme cela est représenté dans l’icône de la Trinité de Roublev : au milieu des trois personnes, sur la table, est déposée une coupe de communion, symbole de l’Eucharistie, sacrement de l’unité et de la charité : heureux les invités au repas de noces de l’Agneau ! Heureux ceux qui entrent dans la communion des trois personnes divines. Nous sommes "invités", au sens fort du terme : in-vita, (pénétrer) dans la vie. Dieu partage sa vie, il ne veut pas la garder jalousement pour lui tout seul. C’est la surabondance de son amour, l’excès de sa tendresse, qui le pousse à ouvrir sa communion intime aux petites créatures que nous sommes.
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Que ce mystère est grand et beau ! Nous le contemplerons pendant toute l’éternité et il nous comblera de joie ! Dieu est une circulation d’amour donné et d’amour reçu, d’amour échangé. Ce n’est pas une idée ou une définition dogmatique ! c’est une vie, une réalité, la plus grande des réalités. C’est l’origine même de notre création, cet amour vivant qui circule entre les trois personnes divines, ne formant qu’un seul
Dieu dans l’unité de l’amour. Car c’est l’amour qui unifie, c’est l’amour qui rend un.
Oui, si nous célébrons aujourd’hui la Sainte Trinité, c’est pour grandir dans l’émerveillement et le désir de la contempler un jour, au Ciel. La joie vient de la vérité, de cette vérité qui est vie divine, libre circulation de l'amour trinitaire.. " l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné."
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Equipe Méditation@Evangile - Thomas Lapenne - Chapelain du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon - François-Dominique Roer - Peinture Benadette Lopez
Méditation PENTECÔTE 2025
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Évangile selon saint Jean (14, 15-16.23b-26)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
Une langue de feu !
L’Esprit-Saint, quand on y pense, a de curieuses façons de se présenter ! Au baptême du Christ dans le Jourdain, il prend l’apparence d’un oiseau, une colombe. À la Pentecôte, il se manifeste par un bruit retentissant, comme un violent coup de vent, et par des langues qu’on aurait dit de feu qui se partagent sur chacun des disciples. Des langues, oui, des langues ! Vous savez cet organe de 10 centimètres en moyenne, situé dans votre cavité buccale, qui sert à manger, à parler, à déglutir... Pourquoi un tel signe ? Parce que l’Esprit Saint, après avoir ouvert notre oreille, veut ouvrir notre bouche. Il veut nous délivrer de notre mutisme et nous sortir de nos dialogues de sourds. Nous avons tant de difficultés à parler, à communiquer, à nous entendre, à nous comprendre les uns les autres.
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Nos lieux de vie sont bien souvent de vraies Babel ! C’est que nous ne savons pas parler la seule langue vraiment universelle qui soit, la seule capable d’accorder tous les êtres humains, quels que soient leur origine, leur milieu social, leur sexe ou leur âge : la langue de la charité.
Viens donc, Esprit Saint, en nos âmes ! Introduis-nous dans la vérité tout entière ! Sois notre langue, notre langage, notre parole, notre défense. Aide-nous à penser comme Dieu pense, à aimer comme Dieu aime, à parler comme Dieu parle, toi l’Esprit de vérité, qui sonde les profondeurs de Dieu et les cœurs si compliqués des hommes !
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Seigneur, donne-nous l'Esprit de Pentecôte, audible en toutes langues, à toutes cultures, captable par-delà toutes les frontières, toutes les mers et toutes les montagnes…, à travers tous les murs !
Envoie-nous de cet Esprit qui nous ouvre au savoir, au progrès, au beau !
Inspire-nous de cet Esprit qui dérange, qui provoque !
Laisse-nous entendre ton Esprit ? hors des murs de notre église, de notre chapelle, loin de notre clocher
Pour que je puisse me laisser modeler, me purifier, me rendre disponible,
pour que ce monde se laisse façonner et s'ouvrir davantage, mieux accueillir et bien partager…
Pour qu'il apprenne à aimer et à se laisser aimer !
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Equipe Méditation@Evangile - Frère David Perrin - Couvent de la Vierge du Rosaire à Bordeaux - Vincent Ravince - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 7ème dimanche de Pâques 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (17, 20-26)
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En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.« Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.. « Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux
L'ACCUEIL DE L'AMOUR
Ce passage correspond à la fin de la grande prière de Jésus, juste avant son arrestation. C’est une prière pour l’unité, et non pour l’uniformité ! L’unité dont parle Jésus ne veut pas que tout le monde fasse la même chose, en même temps sous prétexte de ne pas faire de différence. Ça ce serait l’uniformité. Au contraire, Jésus aime la diversité, il respecte la différence de chacun et veut que soit reconnue l’unicité de chacun. Et cette unité-là ne s’obtient que par un seul moyen : l’accueil de l’amour dont Jésus nous aime. C’est le seul moyen pour que l’unité puisse respecter la pluralité. En effet, à la fin de sa prière Jésus dit : « Je leur ai fait connaître ton nom, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » C’est le vœu de Jésus que nous recevions cet amour qui est un don du Père, un don qui nous rend capable d’aimer comme lui nous aime.
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Nous voilà donc au cœur d’une intimité qui aurait pu se suffire à elle-même, mais c’est tout le contraire. Dans la prière que Jésus adresse à son Père, tout y est: l’action de grâce, l’intercession, le passé, le présent et l’avenir. Enracinée dans l’unité aimante avec son Père, sa prière crée un pont de grâce et embrasse le monde qu’il est venu sauver.
Cette prière de Jésus nous a tous consacrés à l’amour, dédiés les uns aux autres, configurés pour l’unité qui prend sa source en ce dialogue éternel du Père et du Fils.
Exauçons Dieu, vivons de cette grâce et bâtissons avec lui le pont de la joie pour tous ceux qui nous entourent. Répandons le parfum d’Évangile qui assainira le climat. Nous avons maintenant notre part dans l’éco-système trinitaire
Equipe Méditation@P=Evangile - Vincent Ravince - Marie-Dominique Minassian - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 6ème dimanche de Pâques ( C) 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 23-29)
« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.» Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »
La maison de Dieu
Jésus prépare les disciples à son départ. Bientôt, il disparaîtra à leurs yeux mais sa présence habitera leur cœur pour toujours. La fin de notre temps pascal est marquée par l’Ascension et la Pentecôte. La paix et la joie en seront les signes.
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Notre paix vient de celui qui a traversé la souffrance et la mort pour nous rejoindre là où nous sommes. Elle vient de l’Esprit Saint qui marche à nos côtés. Notre joie sera de voir le Fils rejoindre le Père. En Jésus, notre frère, chacun pourra désormais partager l’intimité du Père. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. »
L’Exode est bien fini. Dieu n’est plus dans la Tente, cheminant au milieu d’un peuple en route vers la Terre promise. Il n’est plus confiné au Temple de Jérusalem dans le Saint des saints, que seuls quelques privilégiés pouvaient atteindre. Désormais, le Seigneur habite en chacun de nous.
Mais, pour cela, il nous faut suivre l’enseignement de Jésus et prendre le risque d’aimer. Les disciples de Jésus ont eu cette audace de communiquer la vie de Dieu. Ils ont reçu la force de croire que nos existences et nos communautés étaient devenues son sanctuaire.
Oui, viens, Seigneur, nous emplir de ta joie, de ta paix, de ta couleur ciel. Que ton Esprit Saint nous garde en mémoire vive de chacun de tes mots et gestes venus du Père pour que nous ayons la vie, son amour, et que nous l’ayons en plénitude. " Bon courage ! "
Equipe Méditation@Evangile - PrionsenEglise - Vincent Leclercq, prêtre assomptionniste – Francois-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation du 5ième dimanche de Pâques 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (13, 31-33a.34-35)
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Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
« VOICI QUE JE FAIS TOUTES CHOSES NOUVELLES »
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« Voici que je fais toutes choses nouvelles » : ciel nouveau, terre nouvelle, Jérusalem nouvelle ; voilà notre avenir, nous dit Saint Jean, notre « à-venir » en deux mots, ce qui vient. Finies les larmes, la mort, finis les pleurs, les cris, la tristesse… c’est du passé : premier ciel, première terre ont disparu. Autrement dit, le passé est passé, FINI.
Evidemment Jean anticipe ; il nous a bien prévenus : son livre est un livre de visions, il révèle l’avenir pour donner le courage d’affronter le présent.
Premier ciel, première terre, cela nous renvoie au récit biblique de la Création ; donc pour aborder ce passage de l’Apocalypse, il faut ouvrir le livre de la Genèse. Le premier chapitre présentait la Création, ce que l’Apocalypse appelle « la première création » comme tout entière bonne : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon. » (Gn 1,31). Et pourtant, nous faisons chaque jour l’expérience des pleurs, des cris, de la tristesse, de la mort, comme dit encore l’Apocalypse. Et c’est la suite du livre de la Genèse, le récit du fruit défendu, qui nous dit ce qui pervertit la bonté de la Création ; il nous dit que la racine de toutes nos souffrances est dans la faille qui s’est creusée entre Dieu et l’humanité : ce soupçon originel qui ruine sans merci l’Alliance proposée… soupçon qui pousse l’humanité à prendre des chemins qui ne lui réservent que des échecs.
Tout au long de l’histoire biblique, le peuple élu s’est entendu rappeler par les prophètes dans la voie de l’Alliance : la seule voie du vrai bonheur, c’est que Dieu habite vraiment parmi nous… que nous soyons son peuple, qu’il soit notre Dieu, que l’Alliance soit restaurée sans faille, comme un dialogue d’amour, comme des fiançailles… c’est la soif d’Israël tout au long de son histoire.
LES NOCES DE DIEU AVEC L’HUMANITE
Désormais la victoire est totale, suggère l’Apocalypse . Et avec elle, toute forme de mal : toute forme de souffrance, de larmes, de cris, de mort. Ce que l’humanité attend, sans toujours le savoir, ce que l’univers tout entier attend, c’est l’accomplissement de ce grand projet que Dieu forme depuis la création du monde : instaurer avec l’humanité une Alliance sans ombre, un dialogue d’amour.
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Le thème des noces de Dieu avec l’humanité nous paraît toujours audacieux, mais il est très présent dans la Bible dès l’Ancien Testament, chez les prophètes Osée ou Isaïe, par exemple, et dans le Cantique des Cantiques. Il est présent aussi dans le Nouveau Testament, à commencer par le récit des noces de Cana, pour ne citer que lui.
Et dans notre texte de l’Apocalypse, on réentend cette promesse sous deux formes : d’abord, dans l’image de la Jérusalem nouvelle, « toute prête, comme une fiancée parée pour son époux » ; et ensuite dans l’expression « Dieu avec eux » : le mot « avec » ici est très fort, il dit l’Alliance de l’amour, l’Alliance d’un couple. « Et j’ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux. » Tous ceux qui, parmi nous, portent le merveilleux prénom d’Emmanuel (qui signifie littéralement « Dieu avec nous ») sont des rappels vivants des promesses de Dieu…
Et voici que la Jérusalem nouvelle « descend d’auprès de Dieu ». Le centre de la nouvelle Création porte le nom de la ville sainte qui, depuis tant de siècles, symbolise l’attente du peuple élu : le nom même de Jérusalem signifie « Ville de la justice et de la paix… Et, en même temps, cette nouvelle cité « descend d’auprès de Dieu », et elle est dite « nouvelle » : ce qui veut dire qu’elle n’est pas seulement œuvre humaine. Cela signifie que le Royaume de Dieu que nous attendons et auquel nous essayons de travailler est à la fois en continuité ET en rupture avec cette terre : voilà de quoi galvaniser notre énergie ! Nous sommes invités tout simplement à collaborer avec Dieu.
Notre œuvre sur cette terre contribue au renouvellement de la Création, car l’intervention de Dieu transfigurera nos efforts.
On entend résonner ici les paroles de Paul : « Les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous. Car la Création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu… elle garde l’espérance, car elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet : la Création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l’enfantement. » (Rm 8,19-22).
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Equipe Evangile@Apocalypse – extrait de Marie-Noëlle Thabut,- François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Méditation du 4ième dimanche de Pâques 2025
Évangile selon saint Jean (10, 27-30)
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En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
LIEN SÛR
Il n’en faut pas plus… non, il n’en faut pas plus pour être rassurés. Jésus résume à merveille les biens qui suffisent pour vivre.
En premier lieu, le lien avec lui. Nous sommes dans son périmètre, à portée de sa voix, en position d’écoute. Il ne tient qu’à nous de recevoir sa parole et de le suivre. Cette familiarité n’est pas feinte. Sa proximité non plus. Nous sommes en intime connexion. Le fruit de cette connexion est au présent.
La vie éternelle n’est pas une promesse. C’est un don pour vivre aujourd’hui, un don qui nous arrache à la mort, à toutes les morts qui nous empêchent de vivre, à tous les venins qui nous empoisonnent.
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Sa voix est le don qui nous relie à lui de manière définitive. En l’acceptant, nous devenons son bien, l’objet de son amour, de ses soins. Nous sommes en lieu sûr, en territoire aimé, protégé. L’enclos de sa parole nous est accessible. Il nous place au lieu même d’une communion d’amour que rien ne saurait atteindre. C’est l’espace du Royaume qui nous est ouvert. Pas de meilleur bien que celui-là.
Vivre de ce lien d’unité entre le Père et le Fils façonne notre vie. Il est source de notre identité la plus vraie. Il irrigue notre désir d’aimer à notre tour. Il repose notre cœur inquiet de tant de choses. « Une seule est nécessaire » avait dit Jésus à Marthe, la tournant vers Marie qui avait choisi cette fameuse « meilleure part ».
L’écoute de ta voix, Seigneur, nous conduit en ce lieu sûr de ta main, de ton cœur qui nous reçoit du Père, nous aime et nous garde. Tu ne nous as pas lâchés. Jusqu’à la croix, c’est dans ta main et dans ton cœur que nous étions. C’est toi qui nous tenais, alors que nous étions loin, dispersés. Nous sommes aujourd’hui dans l’enclos de tes bien-aimés. C’est ton souffle que tu nous donnes en plus de ta voix pour que par tes mains et ton côté percés nous n’oublions jamais ce gage de ton amour sans retour: de quoi vivre sans limite…
Équipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Extrait du Message du Pape François pour la 62e Journée mondiale de prière pour les vocations
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Pèlerins d’espérance : le don de la vie
En cette 62e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, le pape François souhaite vous adresser une invitation joyeuse et encourageante à être des pèlerins de l’espérance, en donnant généreusement votre vie.
La vocation est un don précieux que Dieu sème dans les cœurs, un appel à sortir de soi-même pour s’engager sur un chemin d’amour et de service. Et toute vocation dans l’Église – qu’elle soit laïque, au ministère ordonné ou à la vie consacrée – est un signe de l’espérance que Dieu a pour le monde et pour chacun de ses enfants.
Accueillir son chemin vocationnel
Toute vocation perçue au plus profond du cœur fait germer la réponse comme un élan intérieur vers l’amour et le service, comme une source d’espérance et de charité .
Nombreux sont les jeunes qui cherchent à connaître le chemin que Dieu les appelle à parcourir : certains reconnaissent – souvent avec étonnement – la vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée ; d’autres découvrent la beauté de l’appel au mariage et à la vie familiale ainsi qu’à l’engagement pour le bien commun et au témoignage de la foi parmi les collègues et les amis.
Discerner son chemin vocationnel
La découverte de sa vocation se fait à travers un chemin de discernement. Ce parcours n’est jamais solitaire, il se développe au sein de la communauté chrétienne et avec elle.
Toute vocation ouvre à la mission d’être présence du Christ là où il y a le plus besoin de lumière et de consolation. En particulier, les fidèles laïcs sont appelés à être « sel, lumière et ferment » du Royaume de Dieu à travers l’engagement social et professionnel.
Accompagner le cheminement des vocations
L’Église a besoin de pasteurs, de religieux, de missionnaires, d’époux qui sachent dire “oui” au Seigneur avec confiance et espérance. La vocation n’est jamais un trésor enfermé dans le cœur, mais elle grandit et se renforce dans la communauté qui croit, aime et espère.
Bénédiction du pape François depuis sa vie éternelle
« Chers jeunes, je confie votre cheminement à la suite du Seigneur à l’intercession de Marie, Mère de l’Église et des vocations. Marchez toujours comme des pèlerins de l’espérance sur le chemin de l’Évangile ! Je vous accompagne de ma Bénédiction et je vous demande s’il vous plaît de prier pour moi. »
Rome, Polyclinique “A. Gemelli”, le 19 mars 2025
FRANÇOIS
Sois loué, Père, pour ton Fils qui a donné sa vie pour que le monde vive.
En Lui, comme Marie, je t’offre tout ce que j’ai…tout ce que je suis.
Méditation du 3ieme dimanche de Pâques 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (21, 1-19)
« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson »
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En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
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Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi »
« Jetez le filet à droite de la barque… »
Croire, c’est une histoire d’amour…
Comme elle est révélatrice cette page d’évangile de Jean. La résurrection de Jésus va susciter bien des controverses : les rationalistes la disent impossible, les théologiens vont écrire écrivent des livrent entiers sur ce sujet. Mais lui, Jésus ressuscité, demande simplement une adhésion d’amour «Pierre, m’aimes-tu?»
C’est l’amour qui ouvre les yeux de la foi
Reconnaître quelqu’un, c’est une histoire d’amour. Ne demandez pas à une fiancée comment il se fait qu’elle reconnait son « amour » à certains petits détails qu’elle seule a remarqués…
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La foi n’est pas d’abord croire à des idées, mais faire confiance à quelqu’un
On parle souvent de la Foi comme une adhésion à des vérités. Mais il est important de constater que la foi est d’abord une adhésion à quelqu’un. Cela ne crée pas la vérité, mais cela permet de voir plus vite, plus complètement, plus positivement. Seul l’amoureux connaît bien la personne qu’il aime.
Finalement, la foi est une réponse d’amour à quelqu’un qui nous invite
Dieu n’est pas un problème, c’est quelqu’un. C’est quelqu’un « se tient à la porte » et qui frappe pour entrer si on Lui ouvre. Il n’entrera pas de force. On lui ouvrira que si on l’aime.
Prenons conscience de la différence qui existe entre ces deux types de question : « Avez-vous un peu de poissons ? » et « Pierre m’aimes-tu? » A la première question, on répond par un constat numérique. A la seconde question, on ne peut répondre que si on aime. Toutes nos réponses de foi sont de ce deuxième type : « Veux tu faire Alliance avec moi ? Veux tu m’aimer ? Crois-tu en moi ? Veux tu me faire confiance et vivre avec moi désormais ? »
Prière « Venez manger »
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Aujourd’hui, encore, le Christ nous invite à la table du Seigneur, au banquet des noces de l’Agneau avec l’humanité, dont l’Eglise est la figure et le témoin. Chacun y a une place unique et spécifique
De même, dans nos vies d’hommes et de femmes aujourd’hui, Jésus est près de nous et nous ne le reconnaissons pas toujours. Pourtant il nous donne des signes de sa présence active, attentionnée, à nos côtés. Saurons-nous lire ces signes ? Alors, comme Pierre, nous pourrons lui dire : « Seigneur, tu sais tout. Tu sais bien que je t’aime vraiment. »
Prions pour le Conclave qui s’ouvre ce mercredi 7 mai. Prions le Seigneur pour que l’Esprit Saint vienne éclairer l'esprit cardinaux à nommer un successeur à Pierre, comme Pèlerin de de la Fraternité et de l’Espérance
Seigneur tu es au-delà de la barque, de l'Eglise,
nous redisant que tu es toujours au-delà de nous !
Tu nous poses aujourd'hui la question, trois fois :
« Et toi, m'aimes-tu vraiment ?"
Dans ce monde agité par des vagues de désespoir,
donne-nous de jeter, comme un filet,
nos bras qui s'ouvrent, nos yeux qui s'émerveillent,
nos lèvres qui chantent, nos corps qui embrassent !
Avec toi, nous pourrons alors tirer à terre un filet rempli
de gestes de Pardon et de Partage, d'Amour et de Paix !
EquipeMéditation@Evangile - Noël Quesson - Vincent Ravince - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
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