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François-Dominique Roger

meditation dominicale

Méditation 31e dimanche du Temps Ordinaire 3 novembre 2024

3 Novembre 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (12, 28b-34)

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

COMMANDEMENT MIROIR

La LOI ? TU NE PEUX PAS. IL EST INTERDIT. TU DOIS. IL FAUT… Pour les Juifs, Moïse avait gravé sur 2 pierres les 10 paroles de Vie données par Dieu. Les docteurs de la Loi ont ajouté des commandements, certains importants, d’autres moins… Le Judaïsme, a 613 préceptes : 248 commandements et 365 interdictions. D’où l’interrogation sur la hiérarchie entre tous. Les pharisiens décident de prendre Jésus au piège : ‘Quel est le plus grand des commandements ?’ 

Au lieu d’1 commandement, Jésus, dans l’Evangile d’aujourd’hui, épingle dans la Loi 2 préceptes : le commandement de l’amour envers Dieu et celui de l’amour envers le prochain. Ce choix montre qu’il n’est pas possible de résumer la Loi à 1 seul commandement.

C’est au cœur que l’un et l’autre renvoient. Le Royaume n’est pas dans l’ordre du juridique. Le Royaume s’ouvre quand le cœur se met à l’écoute. Il découvre alors sa vocation à aimer d’un seul et même amour Dieu et tous ceux qui sont sur notre chemin. 

Eglise St Martin - Hayange

L’obéissance de l’amour surclasse l’obéissance à la Loi car elle engage tout l’être. Les sacrifices et holocaustes demeurent extérieurs. Le sacrifice du cœur, lui, est le sacrifice intérieur qui conduira Jésus à embrasser la croix, de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force pour signifier l’amour unique du Père et de tous les hommes, « un Je t’aime éternel » ouvrant le Royaume à tous.

Sur la croix, Jésus a ouvert l’heure de l’amour plus fort que le mal et la mort. C’est l’unique sacrifice qui n’en réclame plus d’autre que celui de notre cœur brisé par tant d’amour.

« Ta croix, Seigneur, se dresse à l’horizon de notre aujourd’hui. Elle l’interpelle en silence et attend sa réponse. C’est à mon cœur que tu t’adresses. Oui, viens Seigneur Jésus, viens vivre en moi ce que tu dis »

 

Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°375 et de Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 30e dimanche du Temps Ordinaire 27 octobre 2024

27 Octobre 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (10, 46b-52)

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

DOUBLE REPÊCHAGE

Bartimée a l’énergie des pauvres et des humiliés. Alors qu’on veut le faire taire, il a l’audace de crier de plus belle. Il a finalement plus de consistance que ceux qui le rabrouent et se rangent docilement à ce que le maître leur commande. Alors… qui est réellement sur le bord du chemin : Bartimée ou bien tous ceux qui veulent l’y laisser ?

Bartimée a bien raison de crier, lui qui est définitivement déclassé, hors champ social. La foule qui suit Jésus est bien là, d’ailleurs, pour le lui rappeler en le rabrouant… triste foule qui n’a pas encore bien saisi les enseignements du maître. Un geste vaut cependant mieux que tous les discours. Jésus s’arrête donc. Il ne passe pas son chemin comme d’autres avant le samaritain. Non, il s’arrête et demande qu’on appelle ce Bartimée. Il prend le contrepied de la foule. Mieux: il implique les bien-pensants et les rend acteurs de ce qui est en train de se passer. Jésus est venu parmi nous non pas pour passer son chemin, mais pour récupérer tous ceux qui sont au bord, et rendre cette foule qui le suit plus inclusive.

L’aveugle-mendiant fait émerger ce que personne n’avait vu avant cet événement. Ces gens ne savaient pas qu’il faisaient fausse route. Ils pensaient suivre Jésus mais ils ne savaient pas qu’ils étaient sourds, ils ne se savaient pas aveugles. Ils étaient enfermés dans leur entre soi… bienheureux Bartimée qui ouvre les oreilles et les cœurs de ces gens qui s’humanisent tout à coup. Reconnectés à la Parole du Fils de Dieu, ces gens retrouvent instantanément les mots et les gestes qui encouragent, qui remettent debout. Cette foule en incluant Bartimée s’est en fait enrichie de sa soif de voir et d’entendre Jésus.

Quant à Bartimée, son toupet lui a valu sa guérison. Et même beaucoup plus… Il a écouté Jésus lui parler de salut. C’est alors une nouvelle vie qui a commencé pour lui. Il fait désormais partie de cette foule qui suit Jésus, qui se met dans ses pas, à son école, pour écouter, comme lui, pour vivre et aimer, comme lui. Cette page d’évangile nous apprend que tout part du cœur qui écoute. Écoute mon fils… exhorte S. Benoît dans sa règle à ceux qui veulent s’enrôler à cette école de Jésus. Et nous en sommes !

Alors il n’est vraiment pas étonnant que le Pape François nous fasse, lui aussi, revenir à notre cœur avec sa toute nouvelle encyclique “Dilexit nos” ! “Il nous a aimés” ! Oui, le Christ nous a tant aimés… Mais comme c’est long d’entrer dans l’accueil profond, vrai, irréversible de cette vérité de foi. La croix est bien là pour en attester. Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique pour que, par lui, nous ayons la vie et la vie en plénitude.

Dieu-Amour nous confie la suite de son histoire. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin. Il agit désormais par nos cœurs réveillés, ressuscités, attentifs à son éternelle nouveauté.

Que l’Esprit du Synode, dans une Eglise de disciples du Christ, missionnaire de sa Lumière, appelle le cœur de chaque baptisé sur le chemin de la conversion personnelle, afin marcher ensemble prêtres et laïcs dans la communion que le Christ établit entre nous. Ne restons pas assis dans nos aveuglements, mais portons debout, en déposant le manteau de la résignation, la Joie de l'Evangile sur les chemins du monde

Groupe de travail de 351 membres - synode sur la synodalité - Photo Antoine Mékary -27/10/2024

 

Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez - extrait François Roger

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Méditation 29e dimanche du Temps Ordinaire 20 octobre 2024

20 Octobre 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (10,35-45)

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

UNE VIE DE SERVICE

On peut comprendre que les 10 apôtres soient choqués de la demande de Jacques et Jean d’être les mieux placés près de la gloire de Jésus. Pour Jésus, il n’y a pas de hiérarchie dans les 12 apôtres, même si Pierre a un rôle de leader. L’important, c’est que les 12 soient toujours soudés, qu’il n’y en ait pas 2 d’un côté et 10 de l’autre. D’ailleurs, ce sera une de ses dernières prières adressées à son Père le soir du Jeudi saint : « Qu’ils soient un, comme nous-mêmes nous sommes un ».

Jésus reprend calmement Jacques et Jean, sans s’énerver. Il veut les aider à creuser leur demande. La gloire dont ils parlent, qu’ils veulent partager avec Jésus, savent-ils vraiment ce qu’elle représente ? Et par quoi Jésus doit-il passer pour l’atteindre ? Jésus leur parle d’une coupe à boire et d’un baptême à vivre. La coupe, c’est celle de sa souffrance à venir, celle de sa Passion. Son baptême, ce sera sa mort et sa résurrection. Et effectivement les apôtres, après la résurrection de Jésus, iront eux-mêmes jusqu’à donner leur vie au nom de leur amour pour le Christ.

Jésus inverse aussi la demande de Jacques et de Jean qui cherchaient la gloire. Jésus leur parle de service. Ce qui compte, c’est d’être des serviteurs de nos frères et de nos sœurs.

Voilà, Jésus nous demande à nous aussi de purifier nos désirs. Ce n’est pas la gloire que nous devons rechercher, surtout pas en Eglise, du moins une gloire qui serait trop humaine. Ce que nous devons rechercher, c’est la gloire de Dieu. Pour cela, c’est une vie de service que nous devons mener. Une vie au service de nos proches, de l’Eglise, mais aussi au service de la société, pour qu’elle soit plus juste.

En ce moment à Rome, il y a la dernière phase du synode sur la synodalité qui a commencé il y a 3 ans. Ce synode doit permettre à l’Eglise d’être plus à l’écoute du monde d’aujourd’hui. Et d’avoir une organisation qui soit moins hiérarchique et plus fraternelle. Qui ne doit pas être divisée comme risquaient de l’être les apôtres, 2 d’un côté et 10 de l’autre. 

C’est l’unité que veut le Seigneur, cette unité pour laquelle nous faisons des efforts à tous les niveaux : paroisse, communauté de paroisses, archiprêtré, diocèse. Unité avec nos frères d’autres confessions chrétiennes aussi. Plus nous serons unis, plus nous serons missionnaires. Plus nous pourrons témoigner que c’est l’amour de Dieu qui nous sauve, lui qui, par Jésus, a donné sa vie pour nous. 

Soyons ensemble au service d’un monde qui a soif de paix et de justice, soyons ensemble au service de la gloire de Dieu par notre vie de prière, notre vie en Eglise, notre vie de baptisés au service du Royaume de Dieu. L’autorité est le service d’un groupe pour aider les personnes à grandir, à devenir elles-mêmes responsables. Le serviteur est celui qui prend « un temps pour voir…un temps pour choisir…un temps pour agir… ». (pape François)

Sachons pour cela partager la coupe de bénédiction que nous offre le Seigneur, lors de l’eucharistie, et demandons à l’Esprit Saint de guider, l’Eglise à un style de vie synodale et le monde à construire un temps pour changer les guerres en une paix et une justice durable.


Equipe Méditation@Evangile – Extrait de Jean-Christophe Cabanis par François Roger -  Peinture Bernadette Lopez 

 

Prière proposée par les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) pour accompagner cette semaine qui rappelle à chaque chrétien son devoir d’être missionnaire et d’annoncer l’Évangile : 

Père très bon, Tu nous as donné ton fils Jésus
qui a offert sa vie par amour pour l’humanité,
pour les hommes et femmes d’hier et d’aujourd’hui.
Nous sommes sauvés, pardonnés, invités au banquet
à chaque Eucharistie, au banquet éternel.

À la suite de la Vierge Marie, que notre oui soit oui.
Donne-nous de nous rappeler que le jour de notre baptême,
nous avons revêtu le Christ, le plus beau vêtement pour participer au repas des noces.

En cette année de prière voulue par le Saint-Père,
que nos rendez-vous avec toi dans la prière et dans tes sacrements
soient la respiration de notre âme et la source d’un élan missionnaire inlassable.

Garde-nous fidèles afin que nos frères et sœurs
qui ne te connaissent pas encore puissent dire "Voyez comme ils s’aiment"
et deviennent eux aussi des disciples missionnaires jusqu’aux extrémités de la terre.
Amen

 

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Méditation du 28e dimanche du Temps Ordinaire 2024

13 Octobre 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (10, 17-30)

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : ‘Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.’ » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. (…) Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors,  qui  peut  être sauvé ? »  Jésus  les  regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : «  Voici  que  nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura  quitté, à cause  de  moi et  de  l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.»

L’EVANGILE DE LA VIE

C’est l’Evangile du jeune homme riche qui nous est donné à méditer en ce début de la semaine missionnaire mondiale. A la question du jeune homme riche « Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui rappelle les commandements : « Ne commet pas de meurtre… »

Dès l’origine de l’humanité et de la Bible, la mort est entrée da manière violente dans l’histoire. A la vie ôtée d’Abel par Caïn, se substituera la vie donnée par le Christ qui ouvre le chemin de salut.

La multiplicité des attentats contre la vie dans l’histoire de notre l’humanité continue à être marquée : homicides, guerres, massacres, génocides, malnutrition, famine, dégradations écologiques, diffusion de la drogue, encouragement à des comportements sexuels dangereux pour la vie…

Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, l’avortement, l’euthanasie, , tout ce qui constitue une violation à l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les tentatives de contrainte psychiques, tout ce qui offense à la dignité de l’homme, comme les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes, les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable. Toutes ces pratiques et d’autres analogues, sont en vérité, infâmes.

Tandis qu’elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s’y livrent plus encore que ceux qui les subissent, et elles insultent gravement à l’honneur du Créateur..

Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et comme conséquence des procès de Nuremberg, les Nations Unies ont condamné judiciairement  la destruction intentionnelle d’un peuple entier et sa culture, appelant ce crime contre l’humanité « génocide ».

Aujourd’hui ce « génocide » s’accompagne de la destruction immuable et intentionnelle de l’environnement dans lequel un peuple peut vivre d’une manière qu’il a choisi doit être considéré comme un crime contre l’humanité, désigné par le terme « écocide ». Les pays les plus développées ont déjà commis des autoécocides sur de grandes parties de leurs propres pays.  

Le monde devient plus violent qu'au début de ce siècle, et d'ici la fin 2024 on a atteint au moins huit guerres majeures, en plus de dizaines de conflits armés à la recherche de territoires ou de gouvernements.

L'année dernière est considérée comme la plus meurtrière due aux conflits depuis le génocide rwandais de 1994, avec un total de 237 000 morts. Parallèlement à la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, qui a accumulé des milliers de morts depuis le 7 octobre, et à l'invasion Russe de l'Ukraine, en février 2022, des conflits armés de grande ampleur se déroulent actuellement au Burkina Faso, Somalie, Soudan, Yémen, Birmanie, Nigeria et Syrie, en Éthiopie, au Darfour…

Barrage près de Kherson en Uckraine

Ces guerres témoignent d'interventions humaines ayant abouti à la destruction de grands écosystèmes, comme l'assèchement de la mer d'Aral ou la destruction des forêts du Viêt Nam ou du Cambodge, la déforestation en Amazonie,  la destruction du barrage près de Kherson et de ses conséquences
« Que devons-nous faire pour avoir la vie éternelle ? » Au nom de notre l’humanité les Nations Unies doivent inscrire une proposition contre l’écocide et condamner tous les systèmes et tous ceux qui la provoque ?

La vie est confiée à l’homme comme un trésor à ne pas dilapider, comme un talent à faire fructifier, nous rappelle l’Evangile de la vie aujourd’hui. Rendons grâce à Dieu, au cours de cette semaine missionnaire mondiale, de creuser en nous le désir d’hériter dés aujourd’hui de la vie éternelle. Laissons-nous guider par les mots du Pape François « Allez et invitez tout le monde à la noce » Quelle aventure enthousiasmante !

Au jeune homme riche, Jésus ne dit pas autre chose…. Les lectures de ce dimanche apportent une résonance particulière à cette tonalité de la mission ; la vraie richesse vient de la Parole de Dieu, qui " juge des intentions et des pensées du cœur " source de vie éternelle. Puisse-t-elle nourrir notre foi et notre vie, et faire de nous ses témoins en tous lieux d’humanité.


Equipe Méditation@Evangile – Extrait de L’Evangile de la vie de St Jean-Paul II par François Roger – Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 27e dimanche du Temps Ordinaire 2024

6 Octobre 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Evangile selon saint Marc (10, 2-16)

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

DIVIN PROJET

Ce récit du Livre de la genèse sur la création de l’homme et de la femme dont l’Evangile de ce jour nous parle est un enseignement sur un aspect parmi les plus beaux et les plus délicats de la vie humaine : la sexualité

Pour comprendre le sens de la sexualité, nous devons être très attentifs à ce que Dieu nous dit, à ce qu’il nous enseigne, car l’une des premières conséquences du péché originel est d’introduire un désordre dans les relations entre les deux sexes. Dans notre monde où règne le péché, ce désordre est présent plus que jamais, entraînant des confusions, des souffrances, et des problèmes à grande échelle.

Le sujet est tellement important aux yeux de Dieu que les Evangiles mêmes nous rapportent le commentaire personnel de Jésus lui-même de ce passage de la Genèse. Dans sa conversation avec les Pharisiens que nous venons d’entendre dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus met l’accent sur les vérités radicales au sujet de notre sexualité. 

Regardons donc les trois caractéristiques de ce projet divin. La première chose que Dieu nous enseigne au sujet de la sexualité humaine, c’est qu’elle est bonne ; elle fait intrinsèquement partie de son projet d’amour sur nous et sur notre humanité    ;    
 
La deuxième vérité que Dieu veut nous montrer au sujet de la sexualité est qu’elle est déterminée par deux sexes distincts. Quand Dieu crée les êtres humains, il les crée homme et femme. Cette structure totale de la complémentarité ressort très fortement de la première lecture. Eve est créée à partir de la côte d’Adam, au même niveau qu’Adam, partageant sa propre dignité. Elle est une personne, créée à l’image de Dieu, tout comme Adam. Adam a besoin de cette relation avec une autre personne pour atteindre son propre accomplissement.

Adam et Eve sont égaux en dignité, ils sont complémentaires sexuellement. Cette complémentarité, nous pouvons tous la reconnaître. Normalement, nous faisons tous l’expérience de la force d’attraction très mystérieuse que nous ressentons pour le sexe opposé. 

L’homme et la femme sont supposés devenir des époux, mari et femme ; créés pour être complémentaires, et être le noyau d’une nouvelle famille.

La troisième vérité essentielle que Dieu veut nous enseigner au sujet de la sexualité humaine concerne notre manière d’en user. Les deux premières vérités nous enseignent ce qu’est la sexualité. La troisième est en rapport avec la manière dont nous devons la vivre. L’intimité sexuelle, dans le dessein de Dieu, a une finalité réelle, spécifique : elle est un langage d’amour entre époux. En d’autres mots, c’est une manière de communiquer et de se donner soi-même qui est propre au mariage exclusivement, c’est-à-dire à un engagement durable entre un homme et une femme qui veulent fonder une nouvelle famille.

Voilà ce que nous dit la Genèse :
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un
.
"

Les deux ne font plus qu’un : le mariage est entre un homme et une femme. Ils ne font plus qu’un : c’est une union de personnes, un lien qui ne peut être rompu ou interrompu, si ce n’est par la mort de l’un d’entre eux, tout comme l’enfant qui provient de cette union ne peut pas être "interrompu". 

Voilà ce qui fonde l’enseignement de l’Eglise au sujet du divorce et du remariage. Il est facile de méconnaître cet enseignement, estimant que les annulations sont une manière catholique de divorcer. Le divorce et l’annulation d’un mariage sont très différents. 

Divorcer et se remarier veut dire qu’un vrai lien marital était réellement formé, ensuite rompu, et qu’un autre lien est formé. Une annulation est la reconnaissance que du fait que, dès le point de départ, il y avait un obstacle à la formation d’un lien marital, si bien que l’union entre un homme et une femme n’a jamais été réalisée.

Bien que le Seigneur appelle certains à un mariage spirituel avec lui-même dans l’Eglise, par les ministères ordonnés, la majorité de ses enfants sont appelés au mariage et à la vie de famille. Dans ce monde déchu, et parce que nous sommes tous blessés par le péché et assaillis par les tentations des forces du mal, qui veulent empêcher ces unions entre l’homme et la femme, il n’est pas facile de réaliser pleinement la vocation au mariage et au célibat.

La Sainte Famille

Voilà la vérité : Jésus sait que construire un mariage et une famille sains et saints dans un monde où règne le péché est une entreprise qui dépasse les forces humaines. Mais si nous construisons sur lui comme fondation, une communion d’amour naturelle entre nos corps, nos esprits, nos cœurs et nos âmes, alors lui-même nous guidera. Avec lui comme guide, le projet de Dieu sur la sexualité humaine n’est plus seulement un idéal de beauté, mais une réalité incroyablement exaltante. Etendu à l’humanité des familles du monde, elle conduit à nous rétablir dans le Jardin d’Eden, refoulant en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus dans le monde pour perdre nos esprits, nos cœurs, nos corps et nos âmes

Rendons grâce à Dieu de nous avoir créés et pour nous avoir révélé ce projet divin sur la sexualité humaine. et promettons-lui de faire tout notre possible pour que ce projet puisse se réaliser, avec le secours de sa grâce. L’alliance qui lie l’Homme et Dieu se retrouve dans l’alliance entre les humains. Donnons le meilleur de nous-mêmes pour être heureux en famille.
.

Equipe Méditation@Evangile - Extrait de Praedicatho – François Roger- Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 24e dimanche du Temps Ordinaire 15 septembre 2024

15 Septembre 2024 , Rédigé par François ROGER Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (8, 27-35)

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. »

PAROLE CRUCIFIÉE 

Il ne savait pas qu’il ne savait pas ce qu’il disait. Difficile apprentissage, pour Pierre, de la parole. De la fulgurance de la formule surgie d’une question posée en route à la prétention d’en connaître la profondeur, il n’y a qu’un pas. Pierre n’a pas mis longtemps pour le franchir et faire l’expérience de la grâce et de la chute. La grâce d’une parole de reconnaissance mettant un nom qui sonne comme une libération pour tout un peuple en attente. La chute d’un homme qui a cru que cette parole était un pouvoir. La chute d’un homme qui a écrasé cette parole qui cherchait à se dire et à se déployer au-delà de la formule. 

Comme c’est difficile d’écouter, d’écouter la parole jusqu’au bout du chemin qu’elle trace. Pierre a voulu reprendre le contrôle. Le Christ ne peut pas terminer sur une croix. Il déraille. Les anciens, les scribes, les grands prêtres ne peuvent pas décider une telle chose. L’histoire n’est pas celle-là… la parole de pouvoir se cache, prend à part, essaie d’être à la manœuvre. La parole libre se livre, se partage au grand jour, ne craint pas les conséquences, ne se dérobe en rien. La parole libre embrasse et par là possède tous les pouvoirs. Elle désarme, parce qu’elle choisit. La parole souveraine choisit la croix pour montrer son pouvoir d’être tuée et de ressusciter.

Il faut encore un peu de temps et de chemin à Pierre, aux disciples et à la foule pour accepter ce trajet devant lequel ils sont soudainement placés. L’abîme qui sépare Jésus des siens est patent. Sa solitude est déjà celle de la croix. Pourtant, c’est le monde entier qu’il va prendre dans son cœur, sauver sur la croix, serviteur de l’amour, Christ régnant sur tous les temps à venir, libérateur de tous les pouvoirs de mort.

Oui, il te faudra aller jusque-là pour nous sauver de nous-mêmes, de nos idées, de nos tentations de pouvoirs et de nos abus de paroles. Toi, c’est en parole et en actes que tu traces la route de tes disciples y compris de ceux qui avaient des envies d’être par-dessus leur maître. Béni sois-tu de nous remettre à notre place: à ta suite, bienheureux larrons trouvés dignes de ta vie en croix.

Qui est Jésus dans ma vie ?

Un prénom dans une prière apprise par cœur ? Une idole ou star de plus, parmi d'autres stars ? Quelqu'un de célèbre qui a vécu il y a longtemps ? Un ami intime à qui je peux parler de tout ? Et peut-être beaucoup plus qu'un ami ? 
Tu es Celui qui m'emmène et toujours plus loin m'entraîne près de ton Père et près de mes frères. 
Celui qui m'apprend l'humilité et la grandeur, le silence et la parole, l'ouverture et l'accueil, l'amitié et le pardon, le goût de me donner pour faire vivre et en vivre. 
Celui qui me saisit et m’élève à la hauteur de ta grandeur. 
Celui qui me trace d’une huile sainte à mon baptême, 
Celui qui me marque d’une marque ineffaçable, celle de ton immense bonté pour moi et toute l’humanité. 
Tu es Celui qui m'envahit d'une force Celle de ton Esprit, souffle de ta vie.

 


Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez - Extrait de l'Echo d'Ozanam N°107 -Vincent Ravince - prêtre spiritain 

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Méditation 21e dimanche du Temps Ordinaire 25 août 2024

25 Août 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Evangile Jean (6, 60-69)

Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! » Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le fils de l'homme monter là où il était auparavant ?... C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.

Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. 

Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »

« Voulez-vous partir, vous aussi ? »

Dans la 1ère lecture, Josué est amené à choisir ! Face à la tentation que représentent les idoles cananéennes, l'engagement que Josué demande au peuple prend la forme d'un choix radical. Avec enthousiasme, le peuple répond « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres 
dieux ! Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu ! »

« Voulez-vous partir, vous aussi ? » Le Christ attend, impuissant, la libre réponse de l'homme. C'est Pierre qui parle au nom de tous. Sa profession de foi prend une allure moins assurée que dans les autres évangiles 
: « A qui pourrions-nous aller ? » A certaines heures de désarroi, il ne reste que cette certitude : quitter le Christ ne mènerait à rien : Je ne sais où tu veux me conduire, Seigneur, encore moins si j'aurai la force de t'y suivre, mais où pourrais-je aller sans toi ? 

"Voulez-vous partir vous aussi ?". C'est l'heure du choix. La plupart du temps, nous avons à faire de petits choix fatigants et quotidiens comme dans une randonnée où le chemin n’est pas balisé. Chaque pas demande une grande attention. Dans notre vie, chaque jour, des pas à faire, des choix à poser… 
Choix qui constituent dans notre identité, et notre identité de chrétien. Le choix est clair dans l'évangile : continuer à écouter Jésus ou partir nous aussi. Accepter d'écouter sa parole et en vivre. Le texte d'aujourd'hui parle à nouveau de "manger sa chair et boire son sang". Il y a là des allusions claires à la mort de Jésus. Le style qu'il a adopté, les choix qu'il a posés l'ont mené jusqu'au don de sa vie, jusqu'à la mort, par fidélité à son engagement envers Dieu et envers les autres, surtout les plus abimés et les plus méprisés. 

"Voulez-vous partir vous aussi ?". Choisirons-nous d'engager notre vie dans la ligne de Jésus, de vivre selon son esprit, d'adopter son style de vie ? Ou bien choisirons-nous un chemin moins exigeant, une voie qui flatte notre désir de réussite immédiate ? Le chemin que propose Jésus, ce sont les béatitudes, le bonheur pour ceux qui, au cœur de l'épreuve, font confiance à Dieu le Père. Ce qui compte, c'est notre relation aux autres et surtout aux plus démunis et aux plus faibles. C'est la façon dont nous restons dignes de notre humanité, fidèles à notre être profond qui est image et ressemblance de Dieu. 

Le monde nous prend pour des fous. Nous nous accrochons à une parole, à du pain et du vin, à presque rien, en somme, et nous proclamons par notre Espérance que ce pain et ce vin sont la porte unique vers la vie qui ne s'éteint plus, vers la vie avec Celui de qui vient toute vie. C'est vrai que nous sommes fous. 2000 ans après, il ne nous reste plus que ces quelques mots du Maître et le pain partagé chaque dimanche. 

Seigneur, ceux qui veulent t'emboîter le pas n'ont pas à s'évader de la vie. 
Bien au contraire... « Manger ta chair et boire ton sang », c'est accueillir tout ton être. 
Transfusion de sang divin... pour transformer nos existences, nos sociétés, le monde.

 

Equipe Evangile@Peinture - Extrait de l'Echo d'Ozanam N°417- Vincent Ravince- prêtre spiritain - Peinture Bernedette Lopez - Fribourg

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Méditation 16e dimanche du Temps Ordinaire 21 juillet 2024

21 Juillet 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

16ème Dim. Ord B - Marc ( 6 30-35 )

En ce temps-là, après leur première mission, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

‘Ils étaient comme des brebis sans berger’

Dans l'Evangile de ce jour, Jésus est saisi de compassion envers ces gens, parce qu’ils sont comme des brebis sans berger. Alors, il se met à les enseigner longuement. Cette foule recherchait un guide, en langage biblique un ‘berger’. Or Jésus répond à cette demande en instruisant longuement cette foule, mais l’évangéliste ne rapporte pas cet enseignement.

Prenons conscience de cet irrésistible besoin de l’humanité de connaître et comprendre son environnement et sa destinée, mais aussi du constant risque d’égarement, parce que tant d’hommes errent comme des brebis sans berger. Des doctrines et des pratiques de tous genres, des ésotérismes, des mysticismes, des dévotions, etc., se déversent par de multiples réseaux, jusqu’à former un énorme supermarché de la religiosité.

Or, Dieu a envoyé des rois, des prophètes pour enseigner son peuple, se faire connaître et répondre à toutes les questions fondamentales de l’humanité. Dieu a fait encore bien plus que cela, il a envoyé son Fils répondre à nos questions. Ainsi, en commençant son ministère de ‘Pasteur’, Jésus a entrepris lui-même d’instruire son peuple, pour lui montrer le chemin de la vie.

À partir de dimanche prochain, nous recevrons le substantiel enseignement de Jésus, en actes et en paroles, sur le Pain de vie. Il s’agit bien d’un enseignement permanent, car Jésus continue à nous instruire chaque dimanche, c’est une des principales fonctions de la liturgie que de communiquer sans interruption la Parole de Dieu, que nous ne soyons plus jamais des « brebis sans berger », mais que les pasteurs des Églises organisent sans faille la communication du Berger, Jésus, avec ses assemblées.

Nos sociétés ne manquent pas de ‘bergers’. Dans le secteur des religions et des courants spirituels, il y a pléthore ! Des familles peuvent être ainsi tiraillées ou déchirées par les adhésions et les choix des enfants ou leurs fréquentations. Quelles sont vos expériences et vos appréciations à ce sujet ? Comment partager la conviction que seul Jésus est le Bon Pasteur ? 

 

Dieu, berger de ton peuple, nous te bénissons pour la sollicitude de ton Fils pour tes assemblées et pour chacun de nous. Mais vois aussi le désarroi de tant ’hommes, déroutés par la multitude des doctrines et par les conflits à l’intérieur de nos Églises. Ils se sentent comme des brebis sans pasteur. Que la bonne nouvelle de Ta Paix retentisse dans le monde entier, que tous les hommes trouvent place sur la barque qui les sauvera des tempêtes de la haine et du mal.

 

Equioe Evangile@Peinture - Extrait de l'Echo d'Ozanam N°413 - Vincent Ravince - communauté spiritain de Fameck - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Prière universelle 15e dimanche du Temps Ordinaire

14 Juillet 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (6, 7-13) 

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient

TRANSMISSION APOSTOLIQUE 

Jésus, pour la 1ère fois, envoie les douze, 2 par 2. Deux, c'est déjà, une communauté. C'est le passage du singulier au pluriel, du "Je" au "Nous". C'est déjà l'Eglise ! Jésus "envoie". Il s'agit de partir. Et le seul bagage c'est un bâton pour marcher et des sandales aux pieds. La vie du chrétien c'est donc la marche ! La maison des disciples de Jésus c'est le chemin. Marc précise que si le disciple entre dans une maison, ce n'est qu'en prévision de son départ. Mais la marche que Jésus ouvre devant nous n'est pas celle des jambes et des pieds, c'est la marche du cœur ! Il s'agit moins d'aller jusqu'au bout de la terre que d'aller jusqu'au bout de soi-même ! Jésus, qui a foi en eux, malgré leurs limites et leurs faiblesses, envoie ses disciples en mission sans leur transmettre d’exposé théologique. Il n’a pas besoin de professeurs mais de témoins ! Ni provisions, ni argent, ni vêtement de rechange, parce que les disciples du Christ, vagabonds de Dieu, n’ont rien à vendre, mais portent une richesse folle, un trésor inestimable ! Il fallait qu'ils n'aient rien pour qu'on voie bien qu'ils avaient tout !

Dieu de lumière, tu nous as comblés en Jésus Christ, ton Fils bien aimé. Il s’est dépouillé de tout, pour vivre en pauvre dans notre humanité. Mais l’immense richesse de son amour, il nous la partage chaque jour : Il nous libère du mal, il nous communique la Bonne Nouvelle, il nous appelle à sa suite, il nous ouvre les portes de la vie, il nous a obtenu le pardon, il fait advenir ton Règne au milieu de nous, il nous permet de devenir tes enfants. Nous te bénissons pour la Mission que Jésus poursuit aujourd’hui dans ses Églises et nous te prions : que ton Esprit vienne au secours de nos faiblesses, qu’il nous enrichisse de la seule richesse, ton Règne en nous. Que nos paroles, nos gestes et nos initiatives de chaque jour, dans les humbles tâches de nos métiers et de nos activités, soient au service de ton Règne d’amour et de paix.

Prière

Fais, Seigneur, que nous ayons l'audace de nous dépouiller 
de tout pour mieux passer les frontières de nos cœurs  
et rencontrer nos frères : Ouverts, simples et vrais !  
Fais que nous marchions sur tous leurs chemins  
où tu nous envoies, pour chasser le mal  
et témoigner de ton Amour, Bonne Nouvelle pour tous !


Equipe Evangile&Peinture - Extrait de l'Echo d"Ozanam N°412-  Vincent Ravince - communauté spiritains de Fameck - Peinture Bernadette Lopez 

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Méditation 14e dimanche du Temps Ordinaire 30 juin 2024

7 Juillet 2024 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile selon saint Marc (6, 1-6) 

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

SEIGNEUR, APPRENDS- NOUS A ETRE VRAIS

Notre époque est caractérisée par l’apparition de « l’homme sans vocation ». On ne conçoit plus de réels projets d’avenir. Nos amitiés se réduisent au cadre étroit de l’instant présent : confort économique, satisfaction des besoins sentimentaux, sécurité à la maison et au travail, liberté absolue... À l’opposé de ces objectifs très personnels et souvent très égoïstes, la vraie vocation de l’être humain est d’être au service des autres. Elle est communautaire et fraternelle, et donne un sens à la vie. Pour être au service des autres, nous n’avons pas besoin d’être des gens exceptionnels ! L’évangile nous invite à réfléchir sur nos échecs, occasion de nous accepter nous-mêmes, de grandir dans l’estime de soi, et de faire croître notre foi. 

Ce défi me fait penser à Jésus qui (après tant de jours exceptionnels) revient dans son village. Pour les habitants de son village, il n'est que le ‘fils du charpentier’. Lorsque Jésus dépasse la frontière de ce qui est connu, de ce qui a toujours été fait, quand il ouvre des chemins nouveaux, alors on commence à s'étonner, puis ce sont les rumeurs et les peurs face à la nouveauté. « Il faut qu'il reste comme nous, qu'il ne change pas, et surtout qu’il ne nous change pas ! » Jésus revient chez lui alors qu’ailleurs il a posé tant de beaux signes pour ouvrir les cœurs et les regards. Mais dans son village les gens se méfient et l'enferment dans ce qu'ils croient savoir de lui.

C'est le risque d'enfermer les autres, et le monde, et l'avenir, dans notre propre vision toujours bien étriquée, lorsque nous ne sommes pas abreuvés à la Source véritable qui nous ouvre et nous découvre à nous-mêmes.
Profitons de ce temps de vacances et de repos pour nous laisser questionnés et bousculés par la Parole de Dieu, pour nous laisser entraîner à l'extérieur de nous-mêmes, pour nous laisser grandir au rythme de l'Esprit du Ressuscité.
Bon week-end, sans oublier de voter... pour éviter l'enfermement et les peurs qui habitaient ces pauvres habitants de Nazareth !

Equipe Méditation@Evangile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°411  – Père Vincent Ravince – communauté spiritaine de Fameck – peinture Bernadette Lopez

Notre Dame de la prière - Ile Bouchard

Quand tu te fais l’un de nous, Seigneur, 
fils de charpentier ou voisin d’à côté, 
quand ta voix vient de trop près, nous ne t’écoutons plus ! 
Nous ne voulons te voir que là où cela nous arrange ! 
Mais toi, tu veux nous sauver au cœur de nos faiblesses, là où ça dérange : 
Dans notre vie quotidienne, 
là où sont ancrées nos manies, 
nos petitesses et nos rétrécissements du cœur. 
Seigneur, apprends-nous à être vrais, 
à nous ouvrir à ta Parole, 
à laisser s'engouffrer en nous ton Esprit.

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