meditation dominicale
Méditation 30e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile Luc 18, 9-14
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En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Justice des hommes - Justice de Dieu
Nous vivons dans une société de revendication des droits. Notre société promeut des droits qu’il nous revient de faire valoir : droit à la citoyenneté, droit à une protection sociale, droit à l’éducation et à la santé, et bien d’autres encore. Mais malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux devant l’accès à ces droits. Alors, pour pouvoir en bénéficier, il faut parfois se battre et se justifier ! Ce combat marque notre relation aux autres : on les considère bien souvent comme des obstacles. Nos droits s’arrêtent là où ceux de nos voisins commencent. Mais ce combat marque aussi notre relation à Dieu. Ne nous est-il jamais arrivé de mettre Dieu à l’épreuve en revendiquant notre droit à recevoir de lui telle ou telle faveur en échange d’une bonne action ? Comme si nos droits et ceux de Dieu se faisaient concurrence !
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Le pharisien de l’évangile jeûne deux fois par semaine et verse le dixième de tout ce qu’il gagne. C’est très beau de sa part. Même s’il ne fait qu’observer les commandements, tout le monde ne peut pas en dire autant. Mais quelle est la finalité de ses bonnes actions ? Est-ce le fait de pouvoir se tenir debout devant Dieu, de lui faire face pour obtenir sa faveur ?
Le publicain, lui, n’ose pas lever les yeux vers le ciel. Sa prière laisse Dieu libre de l’exaucer : « Montre-toi favorable au pécheur que je suis. » Autrement dit : « Si tu le juges bon, Seigneur, selon ta volonté, accorde-moi ta faveur. »
Dieu est infiniment libre. C’est sa seule bonté qui est à l’origine de notre création. Notre existence tient au seul fait que Dieu l’a voulue par amour. Ses faveurs sont destinées à tous. Et parce que Dieu est juste et bon, nous pouvons nous fier à sa parole et à son alliance avec nous.
Jésus dit que c’est le publicain, et non le pharisien, qui est devenu juste à son retour chez lui. De quelle justice s’agit-il ? Si c’est de la justice qui distribue les droits et les devoirs, le pharisien est certainement plus juste que le publicain. Car il a jeûné et il a fait l’aumône. Il est juste au regard de la loi. Mais s’il s’agit de la justice qui relève de la foi en un Dieu libre et miséricordieux pour tous, alors le publicain, parce qu’il a mis sa confiance en Dieu, est bien devenu juste.
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À l’heure de la mort de Jésus, le centurion devant la croix dira : « Celui-ci était réellement un homme juste » (Lc 23, 47). Parce qu’il n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu, et parce qu’il a tout remis à son Père par amour pour nous, Jésus est le juste par excellence.
Telle est la justice à laquelle Dieu nous appelle : lui faire confiance et lui offrir notre vie par amour. C’est une justice, certes beaucoup plus exigeante que celle qui rétribue les bonnes actions. Elle repose sur deux libertés : la nôtre et celle de Dieu. Mais elle est beaucoup plus exaltante car elle est communion à la relation même de Jésus à son Père.
Cette justice est un chemin. Chacun peut faire un pas de plus pour s’approcher de cette justice. Accomplir des bonnes actions sans attendre de récompense, prendre la défense de ceux à qui on ne reconnaît aucun droit, prier au nom de ceux qui ne savent ou ne peuvent pas prier, tout cela nous exerce à la confiance en Dieu qui accomplit sa promesse : il nous élève et nous rend libres devant lui.
Equipe Méditation@Evangile - Frère Jean-Baptiste Régis - Prier dans la ville - François Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 29e dimanche du Temps Ordinaire 2025
OclocherÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc (18, 1-8)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Dieu nous donne … l’Esprit Saint, quand nous le prions avec foi !
Prier ? … c’est exaucer Dieu. Car c’est Lui qui se réjouit que nous nous tournions vers Lui. Le prier, c’est nous disposer à recevoir ce qu’Il désire nous donner pour que nous puissions réaliser nos rêves. Le prier, c’est cesser de croire que je vais y arriver tout seul. Si Jésus nous demande de ne pas nous décourager, ce n’est pas parce que Dieu aurait les oreilles bouchées, mais parce que c’est nous qui n’y croyons pas suffisamment.
Cette parabole est une invitation à penser que la foi me fait dépasser mes peurs et mes limites… Sans la foi, Dieu ne peut rien ! La foi du coté de Dieu est assurée, c’est la nôtre qui est questionnée. L’enseignement est clair : Dieu a le désir de nous donner ce qui est bon pour nous, inutile de lui casser les oreilles, car il sait ce qui est bon pour nous, avant même que nous le lui demandions. Alors pourquoi lui demander ?
La prière est une rencontre de 2 désirs qui s’écoutent et se reçoivent mutuellement. Ces 2 désirs peuvent aussi se nommer la foi : foi de Dieu en nous et foi de nous en Dieu. Et comme il n’est pas un magicien, il nous donne … l’Esprit Saint ! Voilà ce que Dieu nous donne quand nous le prions avec foi : il nous donne sa force, sa vie, son intuition, son amour, son audace, pour que nous puissions vaincre nos adversaires intérieurs en laissant l’Esprit d’audace l’emporter en nous.
Quelle place tient la prière dans nos vies ? Aimons-nous prier ou trouvons-nous cela ennuyeux ? La conclusion de la parabole doit nous faire dresser l’oreille : « Le Fils de l’Homme trouvera-t-il la foi sur terre quand il reviendra ? » Qu'allons-nous répondre à Jésus ?
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Equipe Méditation@Evangile- Père Vincent Ravince, spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Partout où la vie cherche sa voie à travers les obstacles, Dieu est à l’œuvre
Méditation 28e dimanche du Temps Ordinaire 12 octobre 2025
Évangile Luc 17, 11-19
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En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit :« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
« Relève toi et va : ta foi t’a sauvé »
La pointe de l’évangile, elle est dans ce mot du Christ au lépreux reconnaissant : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Ta foi ! Alors qu'il ne s'agit pas d’un bon juif mais d'un Samaritain, un étranger, qui n'a justement pas une foi très orthodoxe, qui ne prie pas le Dieu d’Israël en son Temple à Jérusalem mais ailleurs, sur le mont Garizim. Alors qu’il s’agit d’un homme au banc de la société, stigmatisé par cette maladie repoussante. Enfin, et c’est un comble, Jésus va jusqu’à lui attribuer le mérite de sa guérison : « Ta foi t’a sauvé. »
En effet, ce qui compte pour le Christ, ce n'est pas l'étiquette sur le flacon, ce n’est pas d’obéir au règlement, c'est cette capacité du cœur à rendre grâce, cet élan de gratitude envers ce Dieu qui guérit. La foi, c’est cette liberté retrouvée de pouvoir se retourner vers l’origine de la vie.
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Tous ont eu leur vie radicalement transformée, tous ont été réintégrés dans le monde des vivants ; un seul a su le reconnaître, un seul revenir à la source du Salut et se jeter face contre terre aux pieds de Jésus dans un geste d’adoration que Jésus transforme en geste de conversion : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Il nous arrive de nous demander ce qu'est la foi : Est-ce que j'ai la foi ? Quelle place tient-elle dans ma vie ? Qu'est-ce que ça change dans ma vie ?
Jésus répond : La foi, c'est ce qui relève. C'est ce qui libère. C'est ce qui fait sauter toutes les chaînes qui entravent, à commencer par celles qui touchent à l’intime, à la vie même de l’esprit, à notre relation personnelle à Dieu. La foi, c’est cet élan de gratitude, cette reconnaissance envers celui qui est à l’origine de tout.
Jésus a lutté toute sa vie contre les exclusions, contre toutes les formes d'exclusion, notamment les barrières dressées au nom de la religion. À l’époque, un livre de la Bible, le Lévitique, régissait minutieusement les rapports de l'homme avec Dieu : la lèpre était un motif d'exclusion majeur de la communauté. Pire, elle était considérée – et il en allait ainsi à l’époque de toute maladie - comme un fruit du péché et donc enfermait dans une culpabilité sans issue.
Les dix lépreux sont guéris mais un seul sera véritablement sauvé d’avoir reconnu la force, la gloire de Dieu à l’œuvre dans sa vie. Sauvé, c’est-à-dire à jamais accueilli dans la famille de Jésus.
Et nous, quel type de lépreux sommes-nous ? Sommes-nous capables de reconnaître, de nommer le mal qui nous ronge ? Sommes-nous capables de nous relever, de reconnaître, de nommer Celui qui nous libère ? Sommes-nous capables de nous tourner vers Celui qui est le chemin, la vérité et la vie et mettre notre avenir entre ses mains ?
EquipeMéditation@Evangile - Frère Jean-Pierre Mérimée – Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille – dimanchedanslaville.org–– François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation de l'Evangile du 27e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ( 17, 5-10 )
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En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »
« Si vous aviez de la foi ! »
OUVERTURE et ECOUTE. Deux mots qui prennent de la densité, liés tout à la fois à la Parole de Dieu et aux partages sollicités par les relations que nous avons avec nos proches mais également avec les milieux que nous fréquentons aussi bien professionnels, associatifs, sociaux…
« Quand on est sur le registre de la foi, on ne compte pas ». C’est certainement avec cette vision des choses que Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui va répondre à ses disciples : « Si vous aviez la foi, comme une graine de moutarde … » L’important c’est de vivre et de chercher à travers nos actes une cohérence de vie.
Découvrir et Vivre l’Evangile ensemble Aujourd’hui c’est justement partager un maximum de cohérence.
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Jésus nous propose de découvrir et de vivre cette cohérence aujourd’hui en nous rappelant l’importance du service qui nous identifie à ce que le Christ a vécu au gré des jours. A son image, nous sommes invités à vivre le service que nous pouvons comparer à la sève qui nourrit notre foi. Nous parlons souvent de ceux qui ont la foi et ceux qui ne l’ont pas comme si nous étions dans une compétition. C’est là une erreur qui guette aussi bien les disciples et nous avec eux. Nous le disons et l’affirmons, la foi ne se mesure pas. La foi est un Don de Dieu universel : la Foi est à traiter par chacun comme un grain de moutarde pour la faire grandir.
Jésus ne donnera jamais une définition de la Foi, mais on comprend à la lecture des Evangiles que la Foi n’est pas une baguette magique, ni même une croyance : Jésus parle de la Foi comme d’une dynamique relationnelle qui peut surprendre. En effet, dans l’Evangile de ce jour, il renvoie ses disciples vers la notion de service.
La Foi, est : EFFORT, CONFIANCE, PERSEVERANCE, elle est aussi : DISCERNEMENT.
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La Foi par sa richesse, peut être transgression des codes culturels, moraux et religieux lorsqu’ils sont utilisés et aliènent, déshumanisent l’humain (la samaritaine, la guérison du lépreux ...) ne jamais oublier, que Foi est LIBERTE.
Jésus affirme donc que si nous avions de la foi, gros comme la plus petite des graines, nous pourrions faire fleurir la vie au cœur des situations les plus désespérées. Loin de vivre dans un esprit de peur, ayons assez de foi pour déraciner la haine et planter l'amour autour de nous, même quand cela paraît impossible !
Mais avec, au cœur, la foi au Christ, avec, au cœur, un amour infini, plein de respect pour chacun, loin de juger les apparences mais en découvrant ce qui est caché, ce que Dieu voit, ce que Dieu a semé et fait grandir : sa présence au cœur de l’homme.
Fruits de l'Evangile d'aujourd'hui "les fruits de nos projets, de nos missions"
Joie des disciples envoyés par Jésus, les esprits leur sont soumis.
Nous pouvons nous réjouir des fruits de nos projets, de nos missions.
Mais Jésus réoriente cette joie.
Son objet n’est pas le pouvoir exercé dans la mission
et une réussite qui nous appartiendrait,
elle est orientée vers un sujet, celui qui en est la source.
Joie d’inscrire nos vies, nos actes dans l’agir même de Dieu, qui est son cœur.
(Colette Hamza, xavière)
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Mois de la Création
Le 4 octobre est la finale du mois de la création (dans la dynamique de l'encyclique « Laudato Si »), jour de fête de St François d'Assise. Journée de réflexion sur la paix, journée du migrant et du réfugié avec ce thème « migrants missionnaires d'espérance » ! Nous sommes tous migrants car nous allons à la rencontre des autres non pas comme des prophètes de malheur mais comme ambassadeurs de l'espérance.
François, l’homme de Dieu, quitte sa maison, abandonne son héritage ; il se fait pauvre et sans ressource, mais le Seigneur l’accueille.
Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)
Bonne fête aux Thérèse, aux François et à nous tous porteurs de promesses et d'espérance !
Equipe Méditation@Evangile - père Christian Bezol – extrait de VEA - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 25e dimanche du Temps Ordinaire 21 septembre 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 1-13)
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Jésus disait à ses disciples : Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » (lecture brève)
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ! »
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Quels sont ces hommes habiles à s’enrichir avec l’argent injuste ? Dirigeants prêts à toutes les magouilles financières pour encaisser davantage ; ce sont les milliards engloutis dans la drogue et l’argent sale blanchi dans des banques honorables des pays riches ; ce sont tous ceux qui trouvent mille astuces pour éviter de payer leurs impôts ! La fraude fiscale annuelle, en France, atteint des milliards, somme qui ne peut servir à la collectivité. Jésus n'a certainement pas l'intention de nous enseigner comment tricher. Alors, que veut-il nous enseigner en nous présentant ce filou ? L'essentiel est dans la dernière phrase : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent ».
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Il s'agit tout d'abord, de nous rappeler que nous ne sommes pas des propriétaires absolus de ce que nous possédons. Nous n'en sommes que des gérants. Ce rappel est important, car bien souvent nous avons une mentalité et des comportements de propriétaires absolus de tout ce que nous possédons. Même si nous ne possédons que peu de choses. Or, nous comporter, comme Jésus nous le recommande, en gérants, c'est savoir que tout ce que nous possédons, nous l'avons reçu d'autrui. Nous ne l'avons pas gagné uniquement grâce à notre travail. Nous avons reçu, et nous recevons toujours tellement de « dons ».
C’est ce que nous rappelle la formule de la liturgie lorsque nous présentons les « dons » comme « fruits du travail de l'homme et de la terre ». J'en suis gérant et donc responsable. « Rends-moi les comptes de ta gestion » demande le Maître.
Un des grands ennemis de l'Église, c'est l'Argent !
Comprenons : l'amour de l'argent, l'idolâtrie de l'Argent. C'est dans ce sens que saint Paul écrivait à Timothée " La racine de tous les maux, c'est l'amour de l'argent. Pour s'y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l'âme de tourments sans nombre"
L'amour de l'argent : voilà la dictature par l'esprit d'un ennemi que nous devons redouter et combattre à travers la libération des esprits pour une gestion honnête, audacieuse et inventive de l'argent, non au service des guerres, des projets de morts, mais au service de la vie, du bonheur des familles, des collectivités, de la construction du bien commun entre tous les peuples de tous les pays unis par la paix et la bienheureuse espérance de l'avènement du Royaume de Dieu
Bonne fête à Saint Matthieu, patron des banquiers, des changeurs et des comptables
Equipe Méditation@Evangile - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation de l'Evangile du 21e dimanche du Temps ordinaire 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (13, 22-30)
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En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commet
tez l’injustice.” Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
« On viendra de l’orient et de l’occident , du Nord et du Midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu »
Ce récit nous rappelle avant tout que Jésus est porteur d’une Bonne Nouvelle : le Salut de Dieu est offert à tous. On viendra des quatre points cardinaux prendre place au festin du royaume des Cieux. L’enseignement de l’Église, tiré des Saintes Écritures et de la Tradition affirme que même les non-croyants, qui s’efforcent d’avoir une vie droite, peuvent arriver au salut éternel. Cependant, Jésus déclare que la porte est étroite et que beaucoup chercheront à entrer dans le royaume sans y parvenir. Nous aurons beau avoir participé aux repas eucharistiques et enseigné son Évangile, le Seigneur pourra nous déclarer : « Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’injustice »
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Comment est-il possible que le Seigneur ne reconnaisse pas ses propres serviteurs ? C’est le problème des pharisiens qui peut aussi devenir le nôtre. Ils cherchent à entrer dans le royaume avec une pratique religieuse qui repose davantage sur la forme que sur l’engagement du cœur. Que puis-je faire aujourd’hui pour éviter de me contenter d’une petite vie honnête, qui ne fait de mal à personne mais qui pourrait s’endormir sur ses lauriers ? A Chacun de s'investir : nous devons dénoncer par nos styles et manières de vivre, ce qui abîme l'homme ! Par nos vies, nous préparons ou reproduisons peut-être un modèle de société qui exclue les petits, les plus pauvres, les marginaux, ou pousse les plus jeunes à vivre en esclaves d'habitudes contraires aux valeurs de l'Evangile ! Attention donc à nos recherches en tous sens, même spirituelles, ne débouchant sur aucun engagement, aucune conversion ! Inspire-moi Seigneur, pour que je continue à me dépasser, à grandir et à me convertir.
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Ne soyons pas des défonceurs de "portes ouvertes" par nos beaux raisonnements ! Prenons plutôt les portes de service, discrètes mais combien plus efficaces ! Restons disponibles à l'imprévu de la Foi ! Sachons faire des choix, choix d'amour, choix discrets, répétés, chaque jour renouvelés ! Ils sont notre richesse et notre épanouissement. Nous comptons facilement sur les autres pour agir à notre place. Et Jésus risque de ne trouver plus une personne qui puisse entrer par cette porte étroite. Dieu nous demande de devenir petits pour être de ceux qui rentrent par la porte étroite. Ce tout petit qui ne s'appuiera pas sur ses mérites, sachant qu'il n'en a aucun, mais du fond de lui-même en appellera à la miséricorde de Dieu... Chacun de nous est appelé à devenir ce petit-là !
Passer la porte étroite de la mort à soi, entrer dans le grand large de l’amour sans filtre, c’est cela le Royaume inauguré par Jésus.
Prier aujourd'hui
Seigneur, fais de nous des serviteurs,
humbles, discrets mais éblouissants de tendresse !
Ecarte bien grand nos bras,
ouvre très larges les portes de nos cœurs !
Fais de nous des portes de service
ou halls d'accueil pour tout homme !
Equipe Méditation@ Evangile - père Samuel Vigot - Christine Fontaine – Vincent Ravine, spiritain – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez - Micheline Tribout
Méditation du 20e dimanche du Temps Ordinaire 2025
Evangile selon saint Luc ( 12 49-53 )
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Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : 3 contre 2 et 2 contre 3 ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, ma mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
« Je suis venu apporter un feu sur la terre »
Jésus, par sa vie et ses paroles, « met les pieds dans le plat ». Il est un empêcheur de danser en rond. Par le don de sa vie, il fait apparaître au grand jour toutes les divisions qui existent, de nos jours encore, hélas ! Sa présence déstabilise une construction qui avait l’air solide. Cette construction, c’est notre tour de Babel, la cité de notre prétention cruelle, égoïste. Du coup, les alliances les plus étroites se fissurent, même les alliances familiales. Du coup, la violence cachée devient évidente.
Et les violents rejettent leur violence sur leur victime.
Il y a, hélas, en nous, quelque chose qui refuse l’amour et la foi en l’amour.
A l’heure pascale, le Christ vient annoncer un monde de paix et d’amour.
Laissons-nous visiter par la Parole pour qu’elle illumine nos propres ténèbres
Prière à Marie depuis la côte des Vignes
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Donne la paix à notre terre,
Ô Mère de miséricorde
nous confions à ton cœur et à ton amour
le peuple entier et l’Eglise de cette terre.
Garde nous de toute injustice, de toute division,
de toute violence et de toute guerre.
Garde nous de la tentation et de l’esclavage du péché et du mal.
Sois avec nous !
Aide-nous à vaincre le doute par la foi, l’égoïsme par le service,
l’orgueil par la mansuétude, la haine par l’amour.
Aide-nous à vivre l’Evangile et la folie de la Croix
afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils à la vraie vis, avec le Père,
dans l’unité de l’Esprit Saint.
Ô Mère du Christ, sois notre réconfort
et donne force à tous ceux qui souffrent :
aux pauvres, à ceux qui sont seuls,
aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés.
Donne la paix à notre terre divisée ;
et à tous, la lumière de l’espérance.
( depuis Saint Jean-Paul II )
Equipe Méditation@Evangile - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 17e dimanche du Temps Ordinaire 27 juillet 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (11, 1-13)
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Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »
Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
« Seigneur, apprends-nous à prier », une demande simple et magnifique !
Un jour donc, quelque part, Jésus était en prière. Les disciples ont été fascinés par ce spectacle. J’ose dire que la prière « nous entre » d’abord par les yeux. Parfois, sans que nous l’ayons cherché, nos yeux se posent sur quelqu’un qui prie et nous éprouvons la même émotion que les disciples de Jésus.
Oui, il y a une fontaine de miséricorde et elle porte un nom : le Père. C’est justement le premier mot qu’utilise Jésus pour nous apprendre à prier. Et ce Père nous appelle à la louange, à l’action, au partage, au pardon et au combat contre la tentation.
La prière, c’est d’abord une décision : donner du temps à Dieu. Un Père doit pouvoir parler à ses enfants ; les disciples ont soif d’écouter leur Maître. Il faut être disponible à la présence de Dieu: il faut choisir un bon moment pour Dieu, prévoir le lieu, faire attention à son attitude corporelle, être décidé à chasser tout ce qui détourne du silence et de l’écoute. Mais aussi se laisser surprendre par l'inattendu de Dieu.
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Le nerf de la prière, si je puis dire, c’est la demande. Le « Notre Père » n’est fait que de demandes. Et Jésus veut que nous sachions insister comme cet ami importun qui vient déranger son voisin en pleine nuit. Ne craignez pas d’être sans gêne.
Demandez, cherchez, frappez… Dieu est notre Père, il ne risque pas de faire la sourde oreille ! Il vous donnera tout ce dont vous avez besoin. Jésus suggère même de demander l’Esprit Saint au cas où nous aurions oublié : « Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à celui qui le lui demande ! mais l’essentiel, c’est que notre prière se nourrisse de la Parole de Dieu et du contact personnel avec Jésus, celui sur qui la voix de Dieu s’est fait entendre : « En lui, j’ai mis tout mon amour. Écoutez-le ! »
Toute la vie chrétienne découle de cette rencontre vivifiante avec Jésus, aussi bien pour conduire sa vie dans la droiture et la fidélité, que pour devenir missionnaires de la Bonne Nouvelle. La prière est l’âme de tout apostolat. C’est l’Esprit Saint, reçu à votre confirmation, qui nous guide dans la prière et nous donne la force intérieure pour être messagers de la joie de l’Évangile, jusqu’à notre dernier souffle.
2025 Année de la prière
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L'Esprit Saint seul nous permet de reconnaître le jeu de l'ennemi.
L'Esprit saint nous permet de discerner un œuf d'un scorpion, un poisson d'un serpent.
L'Esprit Saint nous permet de découvrir que Dieu est notre Père sur la terre comme au ciel, et que sa volonté est de vous sauver de l'emprise de l'ennemi.
Par l'Esprit Saint nous avons la force de résister à la tentation de douter de Dieu et de nous révolter.
Par L'Esprit Saint nous avons la force de pardonner et vivre en paix avec tous.
Par l'Esprit saint nous découvrirons que celui qui prend Dieu pour appui reçoit, sans défaillance, le pain de l'âme et celui du corps jour après jour. Par l'Esprit Saint nous pouvons prier en toutes circonstances sans nous lasse : lui seul peut nous faire comprendre à quel point Dieu a besoin de notre prière. Lui seul peut nous apprendre que Dieu ne peut pas donner à celui qui ne demande pas. Vous demanderez pour Vous autant que pour les autres.
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Par l'Esprit Saint Nous voyons Dieu agir en ce monde. Nous supportons les épreuves sur cette terre sans être brisés par elles. Nous avons la force de tout endurer.
Par l'Esprit Saint, nous ressuscitons. Dieu fait fructifier en nous les semences de l'Evangile, qui font grandir dans l'attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle, lorsque les puissances du mal seront vaincues. La gloire de Dieu sera manifestée pour toujours.
L'Esprit nous donne force au milieu des épreuves dès maintenant et, pour plus tard, la vie dégagée de toute mort. Les fruits de l'Esprit sont paix, patience, endurance, confiance, bonté, bienveillance, maîtrise de soi.
Sans l'Esprit Saint la terre serait un enfer. L'Esprit Saint est la Vie !
Prière
« Demandez, on vous donnera »
Père, nous sommes parfois ces demandeurs
déçus, découragés par des prières stériles.
Apprends-nous à te prier, en fils libres et vrais.
Donne-nous de croire vraiment
au don que tu nous as promis, ton Esprit, ta vie.
Qu'il donne vie à nos prières,
et nous fasse accueillir l'inattendu de tes réponses.
Alors, avec puissance et humilité, notre prière,
s'élargira, s'élèvera jusqu’à s’unir à Ta volonté.
EquipeMéditation@Evangile – extrait méditation de Christine Fontaine – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 16e dimanche du Temps Ordinaire - 20 juillet 2025
Méditation 16 e dimanche du temps ordinaire - Lc 10 38-42
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En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une soeur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
« Une seule chose est nécessaire »
Marthe est appelée à devenir disciple à son tour. Invitation à s'asseoir, comme Marie, aux pieds du maître, en position d'écoute, d'intériorité, de « contemplation ». Ce mot vient du mot "temple", espace sacré. Marie, par son écoute respectueuse, perçoit la profondeur de la Parole, et devient sacrée, habitée de Dieu.
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Chaque dimanche nous nous réunissons pour nous accueillir les uns les autres et refaire ensemble l'expérience de la présence du Christ qui nous accueille comme des amis intimes. Nous avons fait effort pour bien l'accueillir : nous avons bien préparés les lieux, l'animation, les chants... Mais parfois ensuite on continue de trop s'agiter : aller et venues d'animateurs qui ont toujours quelque chose à faire (bougie à allumer, page à tourner, micro à déplacer) !
Ne passe-t-on pas à côté de l'essentiel, comme Marthe ? A-t-on fait effort pour s'asseoir, écouter, accueillir la Parole ? Chaque Eucharistie nous invite à choisir l'Unique nécessaire. L’inquiétude, le souci, nous replient sur nous-mêmes. Le temps des vacances peut nous aider à retrouver la paix intérieure et la liberté d’accueillir.
Prière
Seigneur, à moi qui perds mon temps
à vouloir le gagner, le rentabiliser, tu me dis : "Arrête de t'agiter !"
Oui, je m’agite, je fais du vent et j’oublie le nécessaire.
Je m'agite et je me perds de vue, je te perds de vue.
Ma journée, ma vie est comme un puzzle éparpillé en mille morceaux.
C'est tellement vrai que parfois je pense que te prier, t'écouter est secondaire.
Seigneur apprends-moi, l'esprit libre et le corps détendu,
à éteindre ma TV, mon PC, mon smartphone ou iPhone,
à me poser pour goûter le plaisir d’exister,
à me taire pour écouter la vie qui bat en moi,
à m'asseoir près de toi, à perdre du temps avec toi,
pour raviver en moi le goût de l'essentiel !
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Prière de confiance dans l'intercession de
Notre Dame de Pont-Main
Mère de l’Espérance
et Reine de la Paix
Très douce Vierge Marie,
tu as, dans ton apparition à Pontmain
rappelé l’importance de la prière,
fortifié en nos cœurs
l’Espérance et apporté la Paix.
Daigne accueillir favorablement aujourd’hui,
la prière ardente que nous vous adressons
pour que s’établisse dans nos cœurs,
nos familles, notre Nation et toutes les Nations,
la Paix, fruit de la Justice, de la Vérité, de la Charité.
Augmentes-en nos âmes
le désir de vivre pleinement notre Foi,
sans aucune compromission
dans toutes les circonstances de notre vie.
Aide-nous à toujours comprendre les autres
et à les aimer profondément en Dieu. Amen.
Le Couronnement de Marie
Apocalypse 12,1-2 ⚫ Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle set enceinte; elle crie, dans les douleurs et la torture d'un enfantement
Vierge Marie, Mère de Dieu, intercède pour qu'advienne le Règne du Christ, l'amour, la justice, la paix sur terre et dans le ciel. Pour que nous en soyons les acteurs et les témoins là où nous sommes. Marie, médiatrice de toutes les grâces , nous vous en prions
Equipe Méditation@Evangile - Vincent Ravince - prêtre spiritain - François Roger - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 15e Dimanche du Temps Ordinaire 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (10, 25-37)
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En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même.
« Va, et toi aussi, fais de même »
Être soi-même le ‘ Prochain ’ de tout homme ! Aimer c'est agir et servir efficacement, de façon que tout homme trouvé blessé sur notre route, soit soigné, soutenu…
Mais cela suffit-il ? La Sécurité sociale aussi rend service. C'est un organisme animé, comme beaucoup d'autres, par le sens de la solidarité humaine et un altruisme dont les racines sont chrétiennes. Mais que nous demande vraiment Jésus ?
Dans l'évangile de Luc, cette parabole est aussitôt suivie du célèbre récit de Marie écoutant Jésus, alors que Marthe s'affaire. Jésus répond à Marthe, qui est débordée et demande un coup de main de sa sœur : "elle a choisi la meilleure part !" L'essentiel est là qui transforme le service en geste d'amour : L'écoute de l'autre !
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Avant de dire à quelqu'un : "Tu as faim, voici à manger", sommes-nous capables de nous arrêter quelques minutes pour l'entendre dire son histoire, sa souffrance et sa peine ? Autant que de lui donner ce dont il a besoin, soyons capables de recevoir ce que lui a à nous dire, ce qu'il a à nous donner !
Prière
Merci Seigneur, toi qui te fais sans cesse notre prochain,
de nous apprendre à écouter, à servir et à aimer celui qui souffre,
sans choisir, sans nous soucier de son rang social, de sa couleur de peau,
de son passé, de son mérite, mais seulement de la dignité qu’il a à tes yeux !
Alors, si nous faisons le premier pas,
tout homme se fera proche de son frère, proche de toi !
Soulignions l'importance du message de Jésus pour la survie de l'humanité.
Ou bien on continuerons à nous enfoncer dans le sectarisme en tous genre, *
et donc dans les violences sans fin…
ou bien, par le pardon et l’amour des ennemis, frères dans l’histoire
les hommes accéderont à une ère véritable de paix
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Equipe Méditation@Evangile - PrionsenEglise - Vincent Ravince - Prêtre spiritain - Francois-Dominique Roger- Peinture Bernadette Lopez
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