meditation dominicale
Méditation dimanche de la Divine Miséricorde
Évangile selon saint Jean (20, 19-31)
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C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
Chargés de paix
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La résurrection est une sorte de "conquête de l'espace". Jésus ressuscité vient faire éclater nos prisons et nos carapaces blindées. Prisonniers de nos habitudes, incarcérés dans nos peurs, coincés dans nos rancœurs, nous sommes bousculés par le Vivant, appelés à ouvrir nos horizons et nos cœurs.
L'Eglise qui témoigne du Ressuscité est appelée à créer de nouveaux espaces de liberté où chacun puisse exister avec ses faiblesses et blessures et se laisser consoler, pardonner, transfigurer dans l’espérance par le Christ.
La miséricorde nous ouvre sa porte, entrons dans nos espaces intérieurs. Avec Thomas, découvrons que les yeux ne suffisent pas, et qu'il nous faut traverser des nuits d'épreuves et de blessures pour voir se lever la Lumière. Découvrons que parfois les mains ne suffisent plus, et qu'il faut la douceur du cœur pour nous guérir du désespoir !
Quand j'ai peur, quand je me sens usé,
c'est souvent parce que tout repose sur mes épaules,
sur mon énergie, sur ma volonté.
Alors les portes se verrouillent de l'intérieur !
Mais toi, Seigneur, tu viens
et tu m'appelles à sortir de moi,
à aller vers toi, à me donner
et à tout te confier.
Alors, les verrous peuvent sauter,
et ton Esprit en moi travailler !
O Christ, toi notre frère crucifié, ressuscité,
fais-nous voir l'amour du Père,
donne-nous de toucher la beauté d'être aimé,
permets-nous de sentir ta présence en nos cœurs,
et d'entendre le souffle de ton Esprit nous redire :
"La paix soit avec vous !"
Nous voici donc, avec les apôtres et les disciples de tous les temps, épris de ce Maître en amour qui nous revêt aujourd’hui de sa tunique sans couture et nous charge de distribuer son amour sans partage ni condition, chargés de paix pour tous.
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Elargis, Seigneur, notre cœur de Ton cœur Miséricordieux et garde-nous dans le souffle de Ton Esprit !
Equipe Evangile@Peinture – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°347 – Père Vincent Ravince spiritain – Penture Bernadette Lopez
Méditation dimanche des Rameaux et de la Passion
Evangile selon saint Matthieu (21, 1-11)
(Passion: Mt 26, 14-27, 66)
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Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Qui est cet homme ?
Nous entrons dans cette grande semaine où Jésus prend sa vie à bras le corps et en donne le sens ultime. Semaine pleine de signes, de sens, de mort et de vie ; semaine sainte ! Cette semaine a commencé par cet évangile où Jésus fait son entrée la ville de Jérusalem montée sur un âne : Signe de l'humilité de Dieu !
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Durant cette semaine éprouvante et sainte, Jésus vient nous rejoint au plus profond de nos nuits de solitude et d'abandon, de découragement et de désespoir, de violence et d'intolérance, de mensonges et de divisions. Pleinement homme et se révélant ainsi pleinement Fils d'un Dieu qui se fait le plus proche possible, qui descend le plus bas possible pour être là, avec nous. Et nous relever avec Lui. Pour déjà nous ressusciter avec Lui.
Aujourd’hui, nous agitons ces rameaux que nous mettrons dans nos pièces, tombes, ou porterons à des proches et amis. Rameaux pour dire, avec toute la création, que nous voulons Le suivre... jusqu'au bout ?
Nous sommes et serons peut-être de celles et de ceux qui se détournent et se détourneront de Lui pour l'abandonner seul face aux puissants et aux violents, comme la foule qui chante un bel "Hosanna" à pleine voix.
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Qui est cet homme ? C’est le prophète Jésus de Nazareth, dit la foule qui l’entoure. Jérusalem doit encore faire le dernier bout de chemin et recevoir en lui le Fils de Dieu. Il faudra pour cela une mort pour que les yeux se décillent.
Quelques soient nos erreurs, refus et chemins de traverse, nous le croyons, le Christ est là pour nous, avec nous jusqu'au bout ! La joie est donc en route. Elle va connaître des heures noires, mais elle ne sera pas vaincue par les ténèbres. Le jour est ordonné à la lumière
Grande et forte semaine sainte !
Equipe Evangile@Peinture – Extrait de l’écho d’Ozanam N°345 - Vincent Ravince spiritain – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
Méditation e dimanche de carême 2023
Évangile selon saint Jean (9, 1-41)
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En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui
« Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
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L'évangile de ce dimanche nous invite à une réflexion sur le regard que nous posons sur les autres.
Notre regard n'est pas le regard de Dieu qui ne voit pas l'apparence (cf. 1ère lecture, avec le choix de David) mais la vérité de chaque personne. Dans l'évangile, les savants croyants (spécialistes des lois et des règlements) avaient déjà tout compris concernant l'aveugle né, et concernant celui qui l'aurait guéri.
Jésus, en guérissant l'aveugle un jour du sabbat révèle que l’obéissance à la loi seule rend toujours aveugle. Elle est perverse. L’obéissance aveugle… rend aveugle ! Elle fait rentrer ce qui nous échappe dans nos cases, nos catégories et nos raisonnements. Nous n’acceptons pas que quoi que ce soit nous échappe. Nous refusons qu’il y ait de l’Autre parmi nous. Nous voulons maîtriser toute nouveauté, tout événement. Pour nous, vivre consiste à maîtriser – par nos lois ou nos raisonnements – la vie. Nous refusons tout imprévu, toute nouveauté et tout ce qui n’entre pas dans notre système. En refusant l’Autre au milieu de nous, nous refusons la Vie qui surgit.
Il nous faut passer du cyclone dévastateur 'Freddy' qui détruit et aveugle, au souffle discret de Jésus qui nous donne la clairvoyance de son Esprit.
Réparer pour recréer le vivre ensemble
Fratelli Tutti § 133-134 : « Nous avons besoin de découvrir les richesses de chacun, de valoriser ce qui nous unit et de regarder les différences comme des possibilités de croissance dans le respect de tous. Un dialogue patient et confiant est nécessaire, en sorte que les personnes, les familles et les communautés puissent transmettre les valeurs de leur propre culture et accueillir le bien provenant de l’expérience des autres. » Pape François
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Être un enfant de lumière, laisser Jésus nous ouvrir les yeux. La violence des conflits a toujours pour racine un aveuglement. Entrons dans la lucidité de Dieu en regardant le monde avec ses yeux : des yeux qui discernent sans se laisser berner par l’apparence. On ne peut rien faire pour le monde si on ne commence pas par purifier son regard. Accepter de ne pas tout savoir, de ne pas tout maîtriser...
Comment je me laisse conduire par la Parole de l’Évangile ? Comment je me fais humble ?
Demandons à St Joseph de nous conduire sur le chemin de la vie, pour être des disciples du Christ, missionnaire de Sa Lumière. Bonne fête de St Joseph à tous.
Equipe Evangile@Peinture – Père Vincent Ravince spiritain – Extrait de l’Echo d’Ozanam – N°343 - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 2ième dimanche de Carême - Eclairage Temporel
Évangile selon saint Matthieu (17, 1-9)
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En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
Eclairage Temporel
Dans l'évangile de ce dimanche, 3 disciples Pierre, Jacques et Jean son frère accompagnent Jésus dans une marche vers les hauteurs. Sur le sommet du mont Tabor, ils découvrent Jésus, leur ami, tout autrement : "visage brillant comme le soleil, et ses vêtements blancs comme la lumière." Et qui discute avec des célébrités qui ont vécu des siècles avant Lui : Moïse qui a transmis les 10 grandes Paroles de Dieu, et Elie, le grand prophète, qui avait perçu la Présence de Dieu non pas dans l'ouragan mais dans le souffle de l'Esprit de Dieu.
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Jésus livre son secret de solidité à ses trois plus proches disciples. Il leur dévoile sa vie profonde, sa conversation permanente entre ciel et terre pour ajuster sa vie d’homme à l’histoire sainte qui s’écrit par lui, avec lui et en lui… Il partage sa lumière, son éclairage intérieur pour illuminer les jours sombres qui s’annoncent.
La transfiguration leur révèle la divinité de Jésus. Il est Fils bien-aimé du Père et la Lumière du monde. La divine beauté de cette vision, de ce panorama qui se déploie devant eux les surprend par son émerveillement.
Les 3 disciples voudraient s'installer dans cette belle vision de bonheur où ils perçoivent quelque chose de cette Présence de Dieu en Jésus. Mais non, il leur faut redescendre dans la réalité du quotidien, mais habités d'une espérance plus forte qui va les entraîner très loin.
« Écoutez-le ». Le Carême est un temps de grâce dans la mesure où, comme les disciples, nous nous mettons à l’écoute de Celui qui parle.
Nous aussi, privilégions des temps forts de silence, de partage, de prière, de lectures, d’internet, la messe télévisée du" Jour du Seigneur", par l’écoute des frères et des sœurs dans l’Église, par les visages et histoires de ceux qui ont besoin de notre aide…
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“Relevez-vous et soyez sans crainte” Le carême est un temps de grâce dans la mesure où nous laissons La lumière, que Jésus diffuse aux disciples, éclairés le chemin vers laquelle il faut aller, en le suivant “Lui seul”
Nous aussi, ne nous réfugions pas dans une religiosité faite d’événements extraordinaires, d’expériences suggestives, par peur d’affronter la réalité avec ses duretés et contradictions. La “retraite de carême ” n’est pas une fin en soi, mais elle nous prépare à vivre avec foi, espérance et amour, la passion et la croix, pour parvenir à la Gloire de la résurrection.
Que l’Esprit Saint nous fasse vivre ce Carême avec Jésus, pour faire l’expérience de sa splendeur divine et, ainsi fortifiés dans la foi, poursuivre ensemble le chemin avec Lui, Gloire de son peuple et Lumière des nations.
Belle deuxième semaine de Carême.
Extrait de l’Echo d’Ozanam – N° 341 – Père Vincent Ravince spiritain – communauté de paroisses Frédéric Ozanam – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 7e dimanche du Temps Ordinaire 2023
Évangile selon saint Matthieu (5, 38-48)
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En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.’ Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
« Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Ce dimanche l'évangile vient encore une fois nous déranger : " Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tend-lui encore l'autre !"Cela nous semble impossible, la porte ouverte à la justification de la violence gratuite et à l'injustice. Plein de belles raisons pour ne pas même essayer de vivre ce que nous propose Jésus.
Pour Jésus, l'amour de l'ennemi n'est pas seulement l'absence de haine, le refus de se venger, ou l'oubli de la blessure. C'est une action positive envers celui qui t'a fait mal : prie pour lui, laisse aussi ta chemise, laisse-toi frapper à nouveau, laisse-toi dépouiller... plutôt que de blesser ou de faire du tort à ton frère.
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Dépouillé de ses vêtements, attaché sur la croix, Jésus brise le cycle de la violence en acceptant de mourir pour ses bourreaux. Il brise le cycle de la vengeance en faisant de son corps dépouillé, le plus beau geste d'amour ! Jésus nous appelle à instaurer un type nouveau de relations, fondées sur l'amour. A l'ennemi, on fera du bien, au voleur on donnera encore plus, jusqu'à s'offrir soi-même en amitié. Ainsi est arrêté le processus de mort ! Une dynamique de vie naît ! Seigneur Jésus efface de nos cœurs toute haine et tout mépris. C’est seulement par toi et avec toi que nous pourrons aimer comme tu nous aimes
Nous pouvons essayer de "tendre - à celui qui fait preuve de violence - l'autre." lui tendre "l'autre" être que nous sommes réellement en profondeur, créés à l'image de Dieu. Lui tendre "l'autre" image et "l'autre" regard, celui de Celui qui voit au plus profond des cœurs et qui sait qu'en chacun il a déposé un trésor qui ne demande qu'à être découvert.
"L'autre" chemin et regard est celui qui nous est proposé durant ce Carême. 40 jours pour avancer ensemble vers plus de fraternité. Et cela commence par de petits pas à poser chaque jour et à chaque instant. Bonne marche de carême vers la lumière de Pâques à tous.
Equipe Evangile@Peinture – Extrait de l’Echo d’Ozanam n°339 – Vincent Ravince – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 3e dimanche du Temps Ordinaire A 2023
Évangile selon saint Matthieu (4, 12-23)
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Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’ À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
LE SALUT DE DIEU EST EN MARCHE
Voici Jésus à Capharnaüm et Matthieu ; dans l’Evangile d’aujourd’hui, emploie une formule apparemment banale « A partir de ce moment » ; il s’agit d’un grand tournant ; « A partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Effectivement, dans l’épisode d’aujourd’hui, qui nous relate le début de la vie publique de Jésus, nous sommes à un grand tournant ; avec l’effacement de Jean-Baptiste et le début de la prédication de Jésus, l’humanité a franchi une étape décisive : du temps de la promesse nous sommes passés au temps de l’accomplissement.
Et désormais, le Royaume est là, parmi nous, non seulement en paroles mais en actes : car la finale du texte de l’Evangile d’aujourd’hui est tout un programme : « Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Evangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. » La prophétie d’Isaïe que nous avons lue en première lecture trouve ici sa pleine réalisation et Saint Matthieu le souligne puissamment. Jésus proclame : « Le royaume des Cieux est tout proche. »,
Et immédiatement Jésus annonce que pour faire connaitre cette Bonne Nouvelle, il compte sur des témoins les hommes qu’il choisit pour être ses collaborateurs. La démarche est significative Jésus ne se lance pas seul dans l’accomplissement de sa mission il fait à des hommes ordinaires, l’honneur d’y être associe.
Quand Jésus appelle ses premiers disciples il les choisit parmi les hommes dont le métier est la pêche, il les nomme pêcheurs d’hommes. Tirer les hommes de la mer, c’est les empêcher de se noyer, c’est les sauver. Jésus associe les apôtres à sa mission de sauveur.
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La fraternité entre les apôtres trouvera son fondement et sa solidité non plus dans une parenté humaine mais dans la paternité de Dieu. Pierre, André, Jacques, Jean et les autres sont appelés à devenir frères de tous, pour annoncer le salut à la multitude des hommes. Et ils iront 2 par 2, annoncer, au nom de Jésus, que le Royaume des Cieux est là.
Pour ces hommes, choisis pour être témoins, voici l'irruption de l'inattendu, d'une présence qui va ouvrir un nouvel avenir, ouvrir la vie. Bientôt, Jésus dira à ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde ! ».
Cette lumière qui éclaire veut aussi se diffuser, se répandre. Aujourd’hui, c’est à nous que Jésus le dit, nous qui au baptême avons été illuminés par le Christ. La grande lumière dont parle Isaïe, ce n’est pas seulement Jésus mais dorénavant c’est le peuple des baptisés, portant le cierge de leur baptême pour éclairer ceux qui sont dans le désespoir, accomplir le projet de Dieu dans l’aujourd’hui de nos vie et resplendir sur le visage de l’Eglise.
Cette lumière, dit le Concile, c'est "la lumière du Christ", mais elle "resplendit sur le visage de l'Église", dont l'Esprit Saint désire "illuminer tous les hommes". Le salut de Dieu s'est maintenant
Equipe Evangile@Peinture - Marie-Noëlle Thabut,- Peinture Bernadette Lopez - dimanche 22 janvier 2023
Méditation 22e dimanche du Temps Ordinaire année C
Evangile Luc 14, 1. 7-14
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Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Les valeurs du Royaume
Jésus propose une règle rarement appliquée dans les relations sociales : Inviter des pauvres, des estropiés, des aveugles, des exclus qui ne pourront jamais rendre l'invitation. Comportement basé non plus sur l'amour de soi ou d'un "proche", mais sur le comportement même de Dieu !
Dans notre monde, il y a les pressés qui font tout pour être les mieux placés et qui trouveront toujours une place. Et il y a ceux qui n'osent même pas penser qu'il puisse y avoir une place pour eux et qui sont perpétuellement délaissés. Mais dans le Royaume de Dieu, ce n'est pas à nous de gagner notre place à force de records ou de magouilles. C'est Dieu qui place gratuitement.
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L’important c'est que nous soyons chacun à notre place, celle qui correspond aux dons que Dieu nous a faits. Dieu ne mesure pas notre valeur à nos diplômes, à notre look devant la caméra. Si tu veux entrer dans le Royaume, il faut être humble et désintéressé, vivre dans le monde de la gratuité. Or on vit dans un monde de compétition, où chacun veut être le meilleur, le 1er, un gagneur. Pas question de s’écraser, ni de s’abaisser. Pour réussir, on est capable d’écraser les autres, les plus faibles et les plus démunis. Pas question de nous laisser distancer par d’éventuels concurrents. Or, dans le Royaume que Jésus est venu inaugurer, c’est tout le contraire, à tel point que « les premiers seront derniers et les derniers seront premiers », et que « tout homme qui s’élève sera abaissé et celui qui s’abaisse sera élevé. »
Les valeurs du Royaume sont diamétralement opposées aux valeurs qui nous font courir. Et ce sont ces valeurs seules qui permettent aux hommes d’être vrais et d’éviter de se croire supérieurs aux autres. L’étymologie du mot humble, en latin humilis, vient de humus, la terre, et pas n’importe quelle terre, mais plus précisément le terreau.
Être humble, c’est être une bonne terre, qui se laisse bien travailler pour être féconde. Elle arrive en tête de toutes les valeurs du Royaume : Elle seule peut nous permettre, en nous laissant façonner par le Christ et en imitant ses manières de vivre et d’être en relation, d’être vrais.
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Jésus, au cours de ce repas, préconise une autre valeur essentielle pour vivre dans son Royaume : La gratuité. Elle aussi va nous faire ressembler au Christ, à Dieu. Le conseil de Jésus – « invite des pauvres, des estropiés » - est une manière de nous inviter à être pleinement désintéressés, en ne cherchant jamais le « donnant-donnant » et les petits calculs. Il s’agit d’apprendre « à être généreux… à donner sans compter, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons votre sainte volonté » selon la prière de St Ignace de Loyola, adoptée comme prière par le scoutisme. Il s’agit de substituer à une religion des mérites, où tout est calculé en termes de marchandage (je fais tel geste de charité en espérant bien en être récompensé), une religion de la gratuité. Cette gratuité que les théologiens appellent « grâce » car elle est dont gratuit de Dieu. Le Royaume, c’est un monde où « tout est grâce ».
Par toi, la dernière place est devenue source de joie et d'espérance ; car qui que nous soyons, où que nous soyons, dans l'échelle sociale, nous pouvons avancer… et marcher avec toi,… pour le bonheur de tous
Equipe Evangile@Peinture – Père Vincent Ravince - communauté de paroisses Frédéric Ozanam - Peinture Bernadette Lopez
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Méditation 16e dimanche du Temps Ordinaire 17 juillet 2022
Évangile selon saint Luc (10, 38-42)
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En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
DIVINE HOSPITALITÉ
Voilà un épisode de la vie de Jésus qui fait grincer des dents les maîtresses de maison qui se reconnaissent bien dans les récriminations de Marthe.
Car Jésus arbitre bel et bien entre les deux sœurs, et offre, au passage, une double lecture.
Le premier niveau de lecture est un reflet de l’état intérieur de Marthe. Si l’hospitalité offerte génère accaparement et stress, c’est le climat qui en vient à changer et qui va se répercuter sur le bien-être de la personne accueillie. Un tourbillon est rarement apprécié, même si cela part d’un bon sentiment. On le comprend bien.
Le second niveau de lecture rejoint une insistance récurrente chez Jésus: bienheureux ceux qui écoutent ma parole… dit-il. Marie se situe à ce niveau de l’hospitalité qui n’est plus de l’ordre du service, mais bien de l’être-là, de l’être-avec, du partage. Mieux, Marie perçoit en Jésus bien plus qu’un hôte. Elle y perçoit une source de vie. Comment lui reprocher de s’en abreuver? Sa soif est même touchante pour Jésus. L’accueil de sa parole est, du reste, tout autant un signe d’hospitalité. En retour, il devient l’hôte qui accueille la soif de Marie.
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Divine hospitalité qui révèle tant de choses de nous-mêmes... Marie fait en réalité honneur à l’hôte originel qui ouvre sa table partout où il passe. Elle a reconnu en Jésus celui qui a fait de sa vie et de l’hospitalité une respiration permanente, de la mutuelle présence un cadeau perpétuel. Marie a été séduite par ce style de vie. Elle est allée chercher ce cœur à cœur de la Parole pour ne plus le quitter. Peu importe où il la mènera.
Demeurer aux pieds de Jésus n’est pas une indication géographique mais un axe et une orientation existentielle première, dans laquelle tout le reste de la vie - agitation y compris - trouvera toujours son sens et son repos. Marie a choisi ce que Marthe ne pouvait voir, prise par son devoir. Marie ne s’en est pas extraite, prise par sa soif. Et Jésus ne peut la blâmer, pris par sa tendresse.
Finalement Marthe apparaît isolée dans sa frustration. La seule issue peut survenir par en haut: par cette double joie qui pourrait l’envahir, que Jésus soit si bien accueilli à elles deux, dans le service et l’être-avec, et que sa sœur profite de la parole de cet hôte merveilleux.
Il n’y a au fond que la jalousie qui nous barre en tous temps le chemin de la joie en plénitude. Parce qu’il y a tant de motifs d’être heureux, si ce n’est pour soi, au moins pour les autres... Bienheureux ceux qui écoutent la parole et la mettent en pratique. Là est la source d’une joie imprenable.
Prière
Seigneur, à moi qui perds mon temps à vouloir le rentabiliser,
tu me dis : "Arrête de t'agiter !"
Oui, je m’agite, je fais du vent et j’oublie le nécessaire.
Je m'agite et je me perds de vue, et je te perds de vue.
Ma journée, ma vie est comme un puzzle éparpillé en mille morceaux. C'est tellement vrai que parfois je pense que te prier, t'écouter est secondaire.
Seigneur apprends-moi, à me poser pour goûter le plaisir d’exister, à me taire pour écouter la vie qui bat en moi, à m'asseoir près de toi, à perdre du temps avec toi, pour raviver en moi le goût de l'essentiel !
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - Peinture Bernadette Lopez
Méditation 15e dimanche du Temps Ordinaire année C
15 ème Dim. Ord. C - Luc 10 25-37 : « Va, et toi aussi, fais de même. »
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En ce temps-là, un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’ Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
Le Bon Samaritain
Être soi-même le ‘Prochain’ de tout homme ! Aimer c'est agir et servir efficacement, de façon que tout homme trouvé blessé sur notre route, soit soigné, soutenu… Mais cela suffit-il ? La Sécurité sociale aussi rend service. C'est un organisme animé, comme beaucoup d'autres, par le sens de la solidarité humaine et un altruisme dont les racines sont chrétiennes.
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Mais que nous demande vraiment Jésus ? Dans l'évangile de Luc, la parabole du bon samaritain est aussitôt suivie du célèbre récit de Marie écoutant Jésus, alors que Marthe s'affaire. Jésus répond à Marthe, qui est débordée et demande un coup de main de sa sœur : "elle a choisi la meilleure part !"
L'essentiel est là qui transforme le service en geste d'amour : L'écoute de l'autre ! Avant de dire à quelqu'un : "Tu as faim, voici à manger", sommes-nous capables de nous arrêter quelques minutes pour l'entendre dire son histoire, sa souffrance et sa peine ? Autant que de lui donner ce dont il a besoin, soyons capables de recevoir ce que lui a à nous dire, ce qu'il a à nous donner !
Merci Seigneur, toi qui te fais sans cesse notre prochain, de nous apprendre à écouter, à servir et à aimer celui qui souffre, sans choisir, sans nous soucier de son rang social, de sa couleur de peau, de son passé, de son mérite, mais seulement de la dignité qu’il a à tes yeux ! Alors, si nous faisons le premier pas, tout homme se fera proche de son frère, proche de toi !
Equipe Evangile@Peinture – Père Vincent Ravince – Peinture Bernadette Lopez
Méditation 14e dimanche du Temps Ordinaire année C
14ème Dim. Ord. C Luc 10 1-20: « Les 72 disciples revinrent tout joyeux »
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Comme les 72 envoyés, nous pouvons, nous aussi, apporter la paix, la réconciliation chez ceux chez qui nous entrons, et là, tout simplement accueillir simplement toutes les valeurs de partage. Rien de plus simple et de plus concret !
Jamais autant qu’aujourd’hui l’envoi ne fut plus pressant. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ». Ne pensez pas, si vous recevez cette parole, à la raréfaction du nombre des prêtres dans des assemblées dominicales qui diminuent : il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui se disent disciples de Jésus.
Nous voici, tous ensemble et chacun de nous personnellement, responsables de l’annonce de la Bonne Nouvelle du Royaume au côté du prêtre qui célèbre la messe, les mariages, les baptêmes, les enterrements, communions..
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Il n'est pas seul, il est entouré d'une équipe de diacres, de laïcs engagés dans leur communauté de paroisses, tous envoyé, pour une Eglise de disciples du Christ, missionnaire, témoins de sa lumière pour les préparations aux baptêmes, confirmations, mariages, enterrements, communions, baptêmes, à la coordination pastorale d'une église locale, missionnaire du Christ, disciple de Sa Lumière.
Ensemble, nous n’avons pas d’abord à délivrer un message, mais en priorité à établir une relation d’amitié, d'écoute, et de partage.
Seigneur, toi qui as envoyé tes disciples, deux par deux, sur les routes, porter ta Bonne Nouvelle, fais que nous ayons l'audace de répondre à ton appel, de nous dépouiller de ce qui alourdi notre marche, afin de mieux passer les frontières, de mieux rencontrer nos frères.
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Prions pour les vocations sacerdotales, pour toutes les vocations des laïcs.
Père, fais se lever parmi les chrétiens de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
qui maintiennent la foi vivante et gardent une mémoire pleine de gratitude de ton Fils Jésus,
par la prédication de sa parole et l'administration des sacrements, par lesquels tu renouvelles continuellement tes fidèles.
Donne-nous de saints ministres de ton autel, qui soient des gardiens attentifs et fervents de l'eucharistie, sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde.
Appelle des ministres de ta miséricorde, qui dispensent la joie de ton pardon par le sacrement de la réconciliation.
Père, fais que l'Église accueille avec joie les nombreuses inspirations de l'Esprit de ton Fils
et, qu'en étant fidèles à ses enseignements, elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal, à la vie consacrée, aux missions des laïcs engagés à travers l'initiation chrétienne, la pastorales des jeunes et des vocations, la pastorale des familles, la diaconie, la pastorale de la santé et des personnes handicapées, à la mission de la formation, du dialogue et de l'ouverture au monde et à la communication.
Soutiens les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées, les laïcs engagés, et tous les baptisés dans le Christ, afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission au service de l'Évangile et de la création nouvelle.
Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.
Marie, Reine des apôtres, prie pour nous !
Equipe Evangile@Peinture - Extrait Père Vincent Ravince - Peinture Bernadette Lopez- Photos Roger François
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