Méditation de l'Evangile 22e dimanche du Temps ordinaire 2025
Évangile selon saint Luc (14, 1.7-14)
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Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Humilité et désintéressement
Humilité et désintéressement, deux conditions indispensables pour être vrais, et nous situer dans une relation vivante et fraternelle avec les autres. Le Christ nous propose une incroyable œuvre de promotion de l'homme ; œuvre qui se poursuit quand nous invitons les pauvres, les délaissés. Aujourd’hui cela pourrait être le voisin d’à côté, une personne en détresse, une famille Roms souffrant du regard des gens…
L'humilité est la condition de cette collaboration, car être humble consiste à prendre place aux côtés de ceux qui sont exclus, et à marcher avec eux vers la libération promise par le Christ. Lui, qui a pris la dernière place, qui a traversé la nuit de l'angoisse et qui par sa vie donnée réalise le Salut du monde. Jésus, glorifié près du Père, nous invite à avancer plus haut, avec lui !
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Seigneur, donne-nous surtout d’être faibles à Ta manière dans l’amour,
et forts à Ta manière dans la foi.
À nos églises, donne le plaisir d’être des églises
assez simples pour que quiconque s’y découvre,
assez libres pour que quiconque s’y exprime,
assez vives pour que personne ne s’y ennuie.
À notre monde, donne une justice sans oppression ;
une liberté sans omissions ; une paix sans mensonges.
Le désintéressement : Jésus, au cours de ce repas, préconise une autre valeur essentielle pour vivre dans son Royaume : Le désintéressement. Le conseil de Jésus – « invite des pauvres, des estropiés » - est une manière de nous inviter à être pleinement désintéressés, en ne cherchant jamais le « donnant-donnant » et les petits calculs. Il s’agit d’apprendre « à donner sans compter, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons votre sainte volonté ». Il s’agit de substituer à une religion des mérites, où tout est calculé en termes de marchandage (je fais tel geste de charité en espérant bien en être récompensé), une religion du désintéressement, de la gratuité. Cette gratuité que les théologiens appellent « grâce » car elle est don gratuit de Dieu.
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Notre Dieu, donne-nous d’être assez fous pour oser croire,
et assez sages pour chercher à comprendre.
Chasse de nous l’hésitation et la paresse.
Combat en nous la suffisance et l’orgueil.
Fais que nous Te préférions à nous-mêmes,
et que nous aimions grâce à toi.
À nous qui sommes les pierres vivantes de Ton Église,
donne courage et gaieté, patience et passion, batailles et retrouvailles.
Ensemble, à l’écoute des souffrances,
soyons une Eglise-communion qui sème la fraternité et l’espérance,
qui annonce la joie des noces
que le Christ vient célébrer avec l’humanité,
qui annonce le Bonheur dans les Familles,
centre et cœur de la civilisation de l’amour
Regardez l'humilité de Dieu sur Youtube chorale de sainte Thérèse de l'enfant Jésus
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Equipe Méditation@Evangile - André Dumas- Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 22e dimanche du Temps Ordinaire 2025
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Vouloir suivre le Christ est une voie étroite, et chacun de nous peut parfois être dans l’illusion sur sa manière de vivre l’Évangile. Prions pour que l’Église soit pour nous un guide sûr et exigeant, qui nous aide à trouver la porte du Royaume, en croyant à la miséricorde de Dieu pour tous les hommes
Seigneur, nous t’en prions
Nous te prions, Seigneur, pour les responsables politiques, économiques et sociaux des sociétés où la cohabitation est difficile. Donne-leur la force et la sagesse pour marcher toujours plus sur le chemin du compromis et de la paix, de la responsabilité vis-à-vis des autres et du monde.
Seigneur, nous t’en prions
Seigneur accorde-nous de savoir porter le regard sur ceux qui souffrent de l’isolement, les blessés de la vie, les exclus du travail, les personnes incarcérées. Garde-nous de l’indifférence qui exclut ceux qui sont d’un si grand prix à tes yeux, afin que nous sachions accueillir chacun dans la maison de notre cœur,
Seigneur, nous t’en prions
En septembre, nous sommes invités à prier pour notre relation avec toute la création. Prions pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, sur la terre, notre maison commune, aimée de Dieu et dignes d’amour et de respect
Seigneur, nous t’en prions
Seigneur, nous te présentons la nouvelle année qui démarre pour notre communauté. Donne à chacun de te rejoindre à la place qui fut la tienne, celle du serviteur. Que chacun puisse vivre son service dans l’humilité et dans la joie des enfants de Dieu,
Seigneur, nous t’en prions
Equipe PU@Evangile – extrait de Maëlle, membre du RMPP-France – François-Dominique Roge
Liturgie de la Parole - 22e dimanche du Temps Ordinaire 2025
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dimanche 31 août 2025 – 22e dimanche du Temps Ordinaire C
Dans les lectures du jour
Leçon d’humilité, aujourd’hui. Car Dieu ne s’arrête pas aux apparences ou aux réussites éphémères. Il regarde le cœur, et il a un amour de prédilection pour les plus pauvres : il relève les humbles, comme Marie le chante dans son Magnificat. « Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser », alors tu seras comblé de grâce. Célébrons avec humilité et confiance le Seigneur qui nous sauve. S’étant abaissé en notre humanité, Jésus nous entraîne vers la Jérusalem céleste en sa joie éternelle.
Première lecture - Ben Sira 3, 17-18.20.28-29
« Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur »
Le sage observe le comportement des gens et sait distinguer la vraie humilité des prétentions à celle-ci. Les sages de la Bible recommandent fortement l’humilité du cœur et de l’esprit. Ils savent reconnaître le lien particulier des « humbles » avec le Seigneur et, à l’inverse, constatent que « la condition de l’orgueilleux est sans remède ». L’orgueilleux n’écoute que lui-même et ne sait pas méditer et appliquer « les maximes de la sagesse », tandis que le sage souscrit pleinement au commandement fondamental : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique ».
Psaume 67
« Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure »
La communauté des justes est « en fête » : elle chante, joue et danse de joie « pour Dieu ». Le Dieu qu’elle célèbre est « Père des orphelins » et « défenseur des veuves ». Le psalmiste et sa communauté savent d’expérience que Dieu est « bon pour les pauvres », c’est-à-dire les humbles. Dieu libère les « captifs » et soutient ceux qui défaillent. Il se montre généreux envers son peuple Israël, jadis esclave en Égypte et humilié par les grandes puissances, mais désormais libre pour louer et bénir le Seigneur
Deuxième lecture - Hébreux 12, 18-19.22-24a
« Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste »
Ce dernier extrait de la lettre aux Hébreux que nous donne la liturgie de ce dimanche encourage notre pèlerinage terrestre : oui, avec le Christ nous cheminons, en pèlerins d’espérance, vers la Jérusalem céleste
Après avoir célébré longuement le sacerdoce unique et éternel du Christ, l’auteur de la lettre aux Hébreux s’est aussi attardé à montrer les différences entre la Première Alliance et la Nouvelle. La Première était accompagnée de signes prodigieux (feu, obscurité, ténèbres, ouragan, son de trompettes et une voix que « les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre »). Pour la Nouvelle, dont le caractère est, disons, « plus intime », il en va autrement : on n’est plus au Sinaï, mais dans « la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ». Il n’y a aucun effroi ni prodige terrible, mais plutôt « des myriades d’anges en fête » et une « assemblée des premiers-nés », c’est-à-dire des justes qui « sont venus vers Jésus […] médiateur d’une alliance nouvelle ».
Évangile - Luc 14, 1.7-14
« Quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu »
Jésus fréquente habituellement les humbles, mais il sait aussi accepter l’invitation « d’un chef des pharisiens ». À peine entré dans la maison de son hôte, il observe que les invités ont tendance à choisir « les premières places ». Jésus prononce alors une parabole à l’intention des invités : il leur recommande de « prendre la dernière place », plutôt que « la première ». Il faut comprendre que cela ne doit pas être une stratégie calculée et que l’humilité sera toujours appréciée de Dieu :«Qui s’abaisse sera élevé »
Jésus parle en fin connaisseur des pensées et des cœurs de ceux qu’il a autour de lui. Renoncez à votre orgueil, soyez humbles comme je suis humble, vivez l’abaissement dont je vous ai laissé l’exemple : c’est ainsi que vous serez heureux.
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Mots clés
Abaissement :
Descendu du ciel pour sauver tous les hommes, Jésus est allé plus loin encore dans son abaissement. Il a manifesté son amour pour les petits, les pauvres, les malades, les exclus. Et il nous appelle à nous comporter comme lui. N’ayons pas peur des mots : avec Jésus et par lui, mieux nous nous abaissons (spirituellement, attitude intérieure), mieux il nous relèvera (certitude du salut).
Quelle place ? :
L’Évangile, c’est très concret ! Cette affaire de « première place », ça nous parle. Mais trop souvent, nous comprenons mal ce que le Christ nous dit : il ne s’agit pas de rester dans les derniers bancs, à l’église. L’humilité dont il est question est une manière de vivre et de se comporter, et c’est essentiellement notre cœur qui s’en charge.
Heureux :
Lorsque nous parlons de l’évangile des Béatitudes, c’est pour faire écho au Sermon sur la montagne. Mais, au fil des récits évangéliques, d’autres énoncés complètent, en quelque sorte, la liste des voies du bonheur. Et parmi elles, l’amour des pauvres dont Jésus nous redit aujourd’hui l’importance primordiale. Qu’il imprègne notre prière.
Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – François-Dominique Roger
Méditation de l'Evangile du 21e dimanche du Temps ordinaire 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (13, 22-30)
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En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commet
tez l’injustice.” Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
« On viendra de l’orient et de l’occident , du Nord et du Midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu »
Ce récit nous rappelle avant tout que Jésus est porteur d’une Bonne Nouvelle : le Salut de Dieu est offert à tous. On viendra des quatre points cardinaux prendre place au festin du royaume des Cieux. L’enseignement de l’Église, tiré des Saintes Écritures et de la Tradition affirme que même les non-croyants, qui s’efforcent d’avoir une vie droite, peuvent arriver au salut éternel. Cependant, Jésus déclare que la porte est étroite et que beaucoup chercheront à entrer dans le royaume sans y parvenir. Nous aurons beau avoir participé aux repas eucharistiques et enseigné son Évangile, le Seigneur pourra nous déclarer : « Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’injustice »
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Comment est-il possible que le Seigneur ne reconnaisse pas ses propres serviteurs ? C’est le problème des pharisiens qui peut aussi devenir le nôtre. Ils cherchent à entrer dans le royaume avec une pratique religieuse qui repose davantage sur la forme que sur l’engagement du cœur. Que puis-je faire aujourd’hui pour éviter de me contenter d’une petite vie honnête, qui ne fait de mal à personne mais qui pourrait s’endormir sur ses lauriers ? A Chacun de s'investir : nous devons dénoncer par nos styles et manières de vivre, ce qui abîme l'homme ! Par nos vies, nous préparons ou reproduisons peut-être un modèle de société qui exclue les petits, les plus pauvres, les marginaux, ou pousse les plus jeunes à vivre en esclaves d'habitudes contraires aux valeurs de l'Evangile ! Attention donc à nos recherches en tous sens, même spirituelles, ne débouchant sur aucun engagement, aucune conversion ! Inspire-moi Seigneur, pour que je continue à me dépasser, à grandir et à me convertir.
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Ne soyons pas des défonceurs de "portes ouvertes" par nos beaux raisonnements ! Prenons plutôt les portes de service, discrètes mais combien plus efficaces ! Restons disponibles à l'imprévu de la Foi ! Sachons faire des choix, choix d'amour, choix discrets, répétés, chaque jour renouvelés ! Ils sont notre richesse et notre épanouissement. Nous comptons facilement sur les autres pour agir à notre place. Et Jésus risque de ne trouver plus une personne qui puisse entrer par cette porte étroite. Dieu nous demande de devenir petits pour être de ceux qui rentrent par la porte étroite. Ce tout petit qui ne s'appuiera pas sur ses mérites, sachant qu'il n'en a aucun, mais du fond de lui-même en appellera à la miséricorde de Dieu... Chacun de nous est appelé à devenir ce petit-là !
Passer la porte étroite de la mort à soi, entrer dans le grand large de l’amour sans filtre, c’est cela le Royaume inauguré par Jésus.
Prier aujourd'hui
Seigneur, fais de nous des serviteurs,
humbles, discrets mais éblouissants de tendresse !
Ecarte bien grand nos bras,
ouvre très larges les portes de nos cœurs !
Fais de nous des portes de service
ou halls d'accueil pour tout homme !
Equipe Méditation@ Evangile - père Samuel Vigot - Christine Fontaine – Vincent Ravine, spiritain – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez - Micheline Tribout
Prière universelle 21e dimanche du Temps Ordinaire 2025
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Prions pour l’Eglise, signe du Salut offert à tous par le Christ, mort et ressuscité pour libérer les peuples les peuples de la terre, des barrières et des murs qui les séparent .
Dieu notre Père, nous t'en prions
Prions pour les gouvernants et pour tous les hommes de bonne volonté qui se rassemblent partout à travers le monde pour sauver la paix, en s’engagent à lutter avec force contre les signes de destruction et de mort qui sont répandus dans l'esprit, le cœur, le corps et l'âme des peuples du monde
Dieu de justice, nous t'en prions
Dieu de tendresse, apporte à nos frères et sœurs meurtris par la guerre et la famine, la chaleur et l’appui de la solidarité et de la charité universelle. Aide nos frères et sœurs découragés par les destructions de toutes sortes à rencontrer sur leur chemin de vie, la force et l’espérance de Ton amour pour pardonner et reconstruire un environnement en paix
Dieu de tendresse, nous t'en prions
Dieu de bonté, fortifie et vivifie la foi de nos communautés, afin qu’elles soient un ferment d’unité et de paix dans nos Cités et dans nos Familles. Que chacun d’entre nous s’efforce d’ouvrir la porte étroite de son cœur et de sa maison en accueillant l’amour de Dieu, qui console, pardonne et donne l'espérance
Dieu de bonté, nous t'en prions
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Equipe PU@Evangile - Eglise St Joseph - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Liturgie de la Parole - 21e dimanche du Temps Ordinaire 2025
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21e dimanche du Temps Ordinaire21e dimanche du temps ordinaire C
Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
Le prophète Isaïe invite le peuple d’Israël à s’ouvrir à toutes les nations et le psaume lui fait écho. L’auteur de la lettre aux Hébreux appelle à grandir dans la foi malgré les difficultés rencontrées. Jésus fait écho aux deux lectures : il invite une fois de plus à vivre sa Parole au quotidien dans nos gestes et nos actes et à réaliser que le royaume de Dieu est ouvert à tous.
Première lecture - Isaïe 66, 18-21
« Moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue »
Le prophète qui a écrit au VIe siècle la dernière partie du livre d’Isaïe insiste sur l’universalité de la mission confiée à Israël. C’est au moment où le peuple de Dieu se sent moins assuré de son avenir qu’il a besoin d’entendre cet appel, qui lui redonne confiance et lui demande de s’ouvrir aux nations de toute langue, « jusqu’aux îles lointaines ». Le peuple juif est le peuple du Livre. Cet appel à l’ouverture n’a jamais rien perdu de son actualité et nous invite à être porteurs de la Bonne Nouvelle pour tous les hommes, pour tous les peuples et pour toute la création
Psaume 116
« Louez le Seigneur, tous les peuples »
Constitué de deux versets, ce psaume de louange est le plus court du psautier ! Il contient deux aspects essentiels de la foi d’Israël. Il commence par l’invitation à l’action de grâce (« Louez le Seigneur ») adressée à tous les peuples. En cela, il fait parfaitement écho à l’appel à l’universalité du prophète Isaïe dans la première lecture. Il rappelle ensuite que le Seigneur a protégé le peuple d’Israël, une reconnaissance chantée dans bien des psaumes, dont le psaume 39. Le peuple hébreu est une nouvelle fois appelé à annoncer à tous cette fidélité du Seigneur qui s’étend d’âge en âge.
Dieu choisit ce peuple comme témoin pour les nations, ainsi Jésus confier a-t-il à ses disciples la mission d’aller « dans le monde entier » et de proclamer l’Évangile
Deuxième lecture - Hébreux 12, 5-7.11-13
« Redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent »
L’auteur de la lettre aux Hébreux cherche à redonner courage au peuple d’Israël qui endure souffrance et persécution. Malgré la comparaison avec les leçons qu’un père donne à ses enfants, il ne faudrait pas comprendre les difficultés rencontrées comme une punition ou une épreuve envoyée par Dieu, mais plutôt comme un appel à découvrir que la souffrance peut aider à grandir dans la foi, à produire « un fruit de paix et de justice ». Nous avons à nous aider les uns les autres sur ce chemin.
Évangile - Luc 13, 22-30
« Il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers »
Une fois encore, Jésus appelle à l’accueil de tous. Ceux qui l’ont rencontré et ont entendu sa Parole – et chacun de nous en fait partie – peuvent imaginer avoir leur place assurée dans le royaume de Dieu. Or, l’écoute de la Parole doit produire du fruit. Jésus évoque ceux qui pensent avoir bonne conscience et commettent l’injustice, tout en rejetant ceux qui n’appartiendraient pas à la communauté élue. Comme dans les autres textes de ce dimanche, Jésus rappelle que tous ont leur place au festin du royaume de Dieu.
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Mots clés
Une communauté ouverte :
Pendant trois dimanches de suite (dimanche dernier et dimanche prochain), la parole de Dieu insiste sur la nécessaire ouverture à tous, aussi bien dans la première lecture, pour le peuple d’Israël, que dans l’évangile, quand Jésus évoque le festin du royaume de Dieu. Comme le peuple d’Israël, nos communautés peuvent être victimes du repli sur soi, de la difficulté de s’ouvrir à celles et ceux qui viennent d’ailleurs. Que la parole de Dieu soit pour chacun invitation à l’accueil de l’autre
Les souffrances :
L’épreuve et la souffrance sont difficiles à traverser pour tous. Comme dans la lettre aux Hébreux, on peut être tenté de les voir comme « leçons » envoyées par Dieu. Or le Christ nous rappelle sans cesse que les épreuves ne sont pas la conséquence du péché. Elles peuvent cependant être pour chacun source de transformation ou de conversion. La présence du Christ qui a vaincu la mort est pour nous soutien et force. Mais il faut aussi que nous soyons pour les autres le visage du Christ qui est chemin de vie.
Écouter la Parole :
Nous entendrons les textes de la parole de Dieu avec une intelligence accrue si nous avons préparé cette écoute en les lisant avant la messe. Dans l’évangile, Jésus renvoie ceux qui disent l’avoir écouté par ce qu’ils n’ont pas mis en pratique les paroles entendues. Sans nous sentir toujours coupables de ce que nous n’avons pas pu accomplir, nous pouvons, à la lecture et à l’écoute de chaque texte, nous interroger ainsi : « En quoi cette Parole me concerne-t-elle ?
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Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger
Méditation du 20e dimanche du Temps Ordinaire 2025
Evangile selon saint Luc ( 12 49-53 )
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Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : 3 contre 2 et 2 contre 3 ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, ma mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
« Je suis venu apporter un feu sur la terre »
Jésus, par sa vie et ses paroles, « met les pieds dans le plat ». Il est un empêcheur de danser en rond. Par le don de sa vie, il fait apparaître au grand jour toutes les divisions qui existent, de nos jours encore, hélas ! Sa présence déstabilise une construction qui avait l’air solide. Cette construction, c’est notre tour de Babel, la cité de notre prétention cruelle, égoïste. Du coup, les alliances les plus étroites se fissurent, même les alliances familiales. Du coup, la violence cachée devient évidente.
Et les violents rejettent leur violence sur leur victime.
Il y a, hélas, en nous, quelque chose qui refuse l’amour et la foi en l’amour.
A l’heure pascale, le Christ vient annoncer un monde de paix et d’amour.
Laissons-nous visiter par la Parole pour qu’elle illumine nos propres ténèbres
Prière à Marie depuis la côte des Vignes
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Donne la paix à notre terre,
Ô Mère de miséricorde
nous confions à ton cœur et à ton amour
le peuple entier et l’Eglise de cette terre.
Garde nous de toute injustice, de toute division,
de toute violence et de toute guerre.
Garde nous de la tentation et de l’esclavage du péché et du mal.
Sois avec nous !
Aide-nous à vaincre le doute par la foi, l’égoïsme par le service,
l’orgueil par la mansuétude, la haine par l’amour.
Aide-nous à vivre l’Evangile et la folie de la Croix
afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils à la vraie vis, avec le Père,
dans l’unité de l’Esprit Saint.
Ô Mère du Christ, sois notre réconfort
et donne force à tous ceux qui souffrent :
aux pauvres, à ceux qui sont seuls,
aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés.
Donne la paix à notre terre divisée ;
et à tous, la lumière de l’espérance.
( depuis Saint Jean-Paul II )
Equipe Méditation@Evangile - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 20e dimanche du Temps Ordinaire 2025
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« Il m’a tiré de l’horreur du gouffre » Prions pour les chrétiens persécutés à travers le monde. Afin qu’ils tiennent bon pour annoncer au monde l’espérance de la Bonne Nouvelle,
Seigneur nous te prions
« Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche » Notre monde est fragilisé par les guerres, les tensions internationales, les difficultés économiques… Pour que les dirigeants politiques progressent dans la recherche du bien commun afin que chaque peuple retrouve l’espérance, la justice, le don de la réconciliation, la paix, la fraternité et le bonheur dans les Familles
Dieu de la paix et du bonheur, nous te prions
« Cinq personnes de la même famille seront divisées. » Prions pour les familles déchirées et pour les enfants tiraillés entre leurs parents. Afin que s’ouvrent pour eux des chemins d’écoute et de respect,
Seigneur, nous te prions
« Je suis venu apporter un feu sur la terre », disait Jésus. Pour que ce feu de l’Esprit Saint soit à l’œuvre dans nos communautés paroissiales, dans nos familles, dans nos nations et dans toute la Création
Seigneur, nous te prions
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Equipe PU@Evangile – PrionsenEglise - Sr Véronique, Xavière , membre du RMPP-France – François-Dominique Roger - peinture Bernadette Lopez
Méditation - Fête de l’ASSOMPTION de la Vierge Marie 2025
Evangile Saint Luc 1, 39-56
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En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Elisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes ; il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. » Marie demeura avec Elisabeth environ 3 mois, puis elle s'en retourna chez elle.
ACCUEILLIR L'AUTRE DANS LE MYSTERE DE SA VIE HABITEE PAR L'ESPRIT
Marie, venue porter la bonne nouvelle de Celui qu’elle porte, reçoit d'Élisabeth la confirmation de sa mission : « Heureuse, celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».
C’est l'autre que je rencontre qui peut révéler la présence de Dieu en moi. Loin d’arriver avec tout son savoir face à des ignorants, porter la Bonne Nouvelle, c'est la révéler à travers l'histoire de ceux que nous rencontrons. C’est cette capacité, comme Marie, d'écouter, accueillir l'autre dans ce qu'il a de plus grand, dans le mystère de sa vie habitée par l'Esprit. C’est l’humilité de Marie qui a attiré le regard de Dieu sur elle. L’œil humain se laisse éblouir par ce qui est voyant. Dieu ne regarde pas l’apparence mais le cœur et il est charmé par l’humilité.
Avec l’Assomption de Marie, nous pouvons dire que l’humilité est le chemin qui conduit au Ciel. Quand Marie dit ‘oui’, elle pense que ce que Dieu lui demande est le meilleur pour elle ! Ne nous laissons pas accabler par tous les bruits de violence, guerre et mort autour de nous. Quel que soit notre âge, laissons l’enfant qui demeure en nous recevoir la bonne nouvelle, annonçant que cette plénitude de vie est aussi pour nous, et pour toute l’humanité.
Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles,
fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus
entre les milles paroles de ce monde,
fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons
chaque personne que nous rencontrons, en particulier,
celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté.
Marie, femme de décision, illumine notre esprit et notre cœur,
pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus,
sans hésitations.
Donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser
entraîner pour que d’autres orientent notre vie.
Marie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds
aillent « en hâte » vers les autres,
pour apporter la charité et l’Amour de ton Fils Jésus,
pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Evangile,
et le Bonheur dans les Familles. Amen.
Equipe Méditation@Peinture -- Vincent Ravince - spiritain - François-Dominique Roger- Peinture Arcabas -
Liturgie 20e dimanche du Temps Prdinaire 2025
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20e Dimanche du Temps Ordinaire - 17 août 2025
Dans les lectures du jour
Jésus appelle à faire des choix dans nos vies, même si ceux-ci doivent nous coûter. La pratique de notre foi est comme une course d’endurance, nous dit l’auteur de la lettre aux Hébreux. Elle peut nous conduire à l’hostilité de ceux que nous côtoyons – le prophète Jérémie l’a expérimenté douloureusement – mais nous sommes sûrs que Dieu ne nous abandonne jamais et nous lui rendons grâce avec le psalmiste.
Première lecture- Jérémie ( 38, 4-6.8-10 )
« Fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure »
De tous les prophètes de l’Ancien Testament, Jérémie est celui qui s’est le plus permis d’exprimer ses propres souffrances, ses doutes et ses questions concernant la lourde mission qui lui a été confiée. Car ce n’est pas une mince tâche que d’être mandaté par Dieu « pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter » (Jr 1, 10), alors que le peuple de Juda vit la pire tragédie de son histoire. Les armées babyloniennes saccagent Jérusalem et envoient une grande partie de sa population en exil à Babylone. Certes, Jérémie lui-même ne sera pas exilé, mais il a maille à partir avec l’élite politique de Jérusalem qui voit en lui un prophète de « malheur ». Le roi Sédécias ordonne qu’il soit jeté dans une citerne sans eau et boueuse. Une fois délivré, Jérémie reprendra avec courage sa mission de prophète !
Psaume - 39
« Il m’a tiré de l’horreur du gouffre »
On estime à près d’une trentaine les psaumes inspirés du message de Jérémie. Le psalmiste évoque justement une expérience identique à celle du prophète, car il a dû être délivré, lui aussi, de « l’horreur du gouffre, de la vase et de la boue ». L’allusion à Jérémie est évidente. Le psalmiste est homme de grande espérance et, une fois libéré par le Seigneur, il entonne le « chant nouveau » que Dieu lui inspire et qu’il entend partager avec la multitude. L’invocation du psaume, « Seigneur, viens vite à mon secours », est digne de la foi à toute épreuve de Jérémie et de la certitude qu’il a reçue dès son appel par Dieu : « Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer »
Deuxième lecture - Hébreux ( 12, 1-4 )
« Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée »
La foi n’est pas un long fleuve tranquille : Paul aurait pu utiliser cette expression qui nous est familière ! Il compare le chemin de la foi à une course d’endurance : il y a des obstacles, il faut nous débarrasser de ce qui serait trop lourd à porter, notamment le péché qui nous empêche d’avancer. Le Christ a été jusqu’au bout de la course en endurant la mort sur la Croix. Son exemple nous aide à vaincre la lassitude et le découragement.
Évangile - Luc ( 12, 49-53 )
« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »
Cette lecture se situe pratiquement à la moitié de l’Évangile de Luc. Les propos de Jésus devant ses disciples sont pour le moins étonnants. Serait-ce pour lui la manifestation d’une certaine déception ou impatience, et quelle est cette « angoisse » concernant le « baptême » qu’il doit accomplir sur la Croix ? Un peu plus tôt, on apprenait pourtant que Jésus, « le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Lc 9, 51). Il n’est pas l’homme des demi-mesures, et il met cartes sur table pour ses disciples. Il apporte « un feu sur la terre » et il veut qu’il brûle dans leur cœur. Mais, pour éviter qu’ils ne s’illusionnent, il les avertit des difficultés qui les attendent alors que les gens seront divisés dans leurs familles
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Mots clés
La paix ou la division ? :
À plusieurs reprises dans l’Évangile, Jésus se présente comme celui qui est venu apporter la paix au monde. Ce sont même les premiers mots du chant des anges lors de sa naissance rapportée par l’évangéliste saint Luc. La remarque de l’évangile de ce dimanche est alors d’autant plus surprenante. Il nous faut l’entendre comme un appel à raviver en nous le feu de l’Esprit Saint, qui peut susciter des oppositions. Jésus lui-même a connu des critiques et de la haine, dans son propre village et de la part de ses proches. La paix qu’il annonce n’est pas une simple absence de conflit, mais un véritable amour entre les hommes.
Entendre ceux qui dérangent :
Nous rêvons souvent d’une paix qui ne serait troublée par aucun conflit, où chacun renoncerait à vivre et à exprimer ce qui lui tient à cœur… Nous savons bien qu’un tel monde est non seulement impossible mais ne serait pas à l’image de l’humanité. Le rêve de la tour de Babel s’est effondré. Les divisions que Jésus évoque dans l’évangile sont la conséquence de la rencontre de convictions profondes. Bien plus qu’un appel à se battre les uns contre les autres, il faut y voir une double invitation : exprimer dans toute sa force ce qui me fait vivre,mais aussi me mettre à l’écoute de ceux qui me dérangent. La véritable paix naîtra de ces rencontres.
La foi est un combat :
L’auteur de la lettre aux Hébreux parle de la foi comme une épreuve à courir avec endurance. Ces mots annoncent déjà les paroles exigeantes de Jésus dans l’évangile, qui nous rappelle que même la paix entre les hommes ne va pas de soi. En cette fin d’été, nous sommes conviés à raviver en nous le feu de l’Esprit Saint. Notre foi au Christ mort et ressuscité nous conduit-elle à faire des choix qui peuvent être difficiles mais qui nous conduisent à la vie ?
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Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de prionsenEglise - François-Domique Roger
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