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François-Dominique Roger
Articles récents

Liturgie du 26e dimanche du Temps Ordinaire

23 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Liturgie du 26e dimanche du temps ordinaire C - Dimanche 28 septembre 2025

Dans les lectures du jour

La parole de Dieu de ce dimanche nous interroge sur notre rapport aux possessions 
sont-elles une finalité, nous repliant ainsi sur notre confort (1ière lecture et évangile) ?
Ou au contraire, sont-elles outils pour devenir des justes responsables (2e lecture) 
et capables de louange du Seigneur (psaume) ?
Le retournement total des situations, tel que l’exige notre sens de la justice, 
se réalisera pleinement dans le royaume de Dieu. 
Mais c’est bien sur la terre que le renversement des valeurs se met en place. 
Vivons dans la justice, dans la foi et dans l’amour !

Première lecture - Amos 6, 1a.4-7
« Ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! » 

Ce que le prophète Amos reproche à la « bande des vautrés », c’est leur surdité, leur aveuglement : ils se croient en sécurité, amassent la richesse et se replient sur eux-mêmes au mépris des autres et de leur pays. Et nous, sommes-nous parfois sourds, aveugles et repliés sur nous-mêmes ?

Psaume - 145
« Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! »

La louange est le propre du dimanche. Elle naît de l’émerveillement devant Dieu, sa présence, son action. Elle suppose un chemin de dépouillement de soi, d’humilité pour s’ouvrir à cette présence et à cet amour : faire justice aux opprimés, donner le pain, délier les enchaînés, ouvrir les yeux des aveugles, redresser les accablés, protéger l’étranger, soutenir la veuve et l’orphelin. Voilà donc ce qu’il faut faire pour façonner le monde que Dieu veut et qu’il aime. 

Deuxième lecture - 1 Timothée 6, 11-16
« Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. »

La recherche de justice est recherche d’ajustement à Dieu. Cet ajustement se fait dans la foi, la charité, la persévérance et la douceur envers soi. Il engendre des actes tournés vers Dieu et non des actes égoïstes.

Évangile - Luc 16, 19-31
« S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. »
 
Toute la parabole de l’évangile de ce jour ne condamne pas les riches au profit des pauvres mais bien ceux qui n’écoutent ni la Loi ni les Prophètes. Et l’alliance avec Dieu suppose un certain souci de l’autre. Autocentrés, nous nous asséchons nous-mêmes le cœur et nous nous condamnons : le choix de Dieu, c’est ici et maintenant.: c’est dès ici-bas qu’il faut écouter Moïse et les Prophètes et se convertir, pour prendre soin des pauvres 

Mettre en œuvre la liturgie 

Mots clés

Eucharistie :

L’eucharistie, sommet de la vie chrétienne, est participation à la vie trinitaire, cet amour débordant qui ne demande qu’à circuler. Tous les êtres humains y sont appelés. Elle est à la fois signe et moyen de cette union intime avec le Dieu trinitaire mais aussi de l’unité de tout le genre humain. Ainsi, nous apprenons à être artisans d’amour.

Libération :

Pour nous libérer de nos attachements non ajustés à l’argent, à la nourriture, au confort matériel, le Seigneur a besoin de notre renoncement. Lors de la procession des offrandes, nous donnons ce qui nous « encombre ». Une démarche peut être proposée en ce sens : un mot déposé dans un panier, une prière intérieure, etc.

Partager :

Le partage peut prendre plusieurs formes : partager un repas, du temps, de l’argent, des compétences. C’est vaste. Quelle forme pouvons-nous développer ? Comment ouvrir la paroisse vers l’extérieur ?

 

EquipeLiturgique@Evangile - extrait de  PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation 25e dimanche du Temps Ordinaire 21 septembre 2025

21 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 1-13)

Jésus disait à ses disciples : Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » (lecture brève)


 « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ! »

Quels sont ces hommes habiles à s’enrichir avec l’argent injuste ? Dirigeants prêts à toutes les magouilles financières pour encaisser davantage ; ce sont les milliards engloutis dans la drogue et l’argent sale blanchi dans des banques honorables des pays riches ; ce sont tous ceux qui trouvent mille astuces pour éviter de payer leurs impôts ! La fraude fiscale annuelle, en France, atteint des milliards, somme qui ne peut servir à la collectivité. Jésus n'a certainement pas l'intention de nous enseigner comment tricher. Alors, que veut-il nous enseigner en nous présentant ce filou ? L'essentiel est dans la dernière phrase : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent ».

Il s'agit tout d'abord, de nous rappeler que nous ne sommes pas des propriétaires absolus de ce que nous possédons. Nous n'en sommes que des gérants. Ce rappel est important, car bien souvent nous avons une mentalité et des comportements de propriétaires absolus de tout ce que nous possédons. Même si nous ne possédons que peu de choses. Or, nous comporter, comme Jésus nous le recommande, en gérants, c'est savoir que tout ce que nous possédons, nous l'avons reçu d'autrui. Nous ne l'avons pas gagné uniquement grâce à notre travail. Nous avons reçu, et nous recevons toujours tellement de « dons ».

C’est ce que nous rappelle la formule de la liturgie lorsque nous présentons les « dons » comme « fruits du travail de l'homme et de la terre ». J'en suis gérant et donc responsable. « Rends-moi les comptes de ta gestion » demande le Maître. 

Un des grands ennemis de l'Église, c'est l'Argent !
Comprenons : l'amour de l'argent, l'idolâtrie de l'Argent. C'est dans ce sens que saint Paul écrivait à Timothée " La racine de tous les maux, c'est l'amour de l'argent. Pour s'y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l'âme de tourments sans nombre"
L'amour de l'argent : voilà la dictature par l'esprit d'un ennemi que nous devons redouter et combattre à travers la libération des esprits pour une gestion honnête, audacieuse et inventive  de l'argent, non au service des guerres, des projets de morts, mais au service de la vie, du bonheur des familles, des collectivités, de la construction du bien commun entre tous les peuples de tous les pays unis par la paix et la bienheureuse espérance de l'avènement du Royaume de Dieu

les semences de l’esprit de la paix ou les ronces de l’esprit de la guerre hybride

Bonne fête à Saint Matthieu, patron des banquiers, des changeurs et des comptables

Equipe Méditation@Evangile - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

 

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Prière universelle 25e dimanche du Temps Ordinaire

18 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière universelle

Prions pour l’Église. Qu’elle donne l’exemple à tous d’une gestion honnête de l’argent, orientée vers la construction du royaume de Dieu

Pour que l'Eglise soit fidèle à l'Evangile, Seigneur, nous te prions

Prions pour les chefs d’État et les responsables politiques. Qu’ils travaillent pour la justice et la paix au service du bien commun et non des intérêts partisans

Pour qu'advienne ton Règne d'amour, de justice et de paix, Seigneur nous te prions

Prions pour ceux qui se mettent au service des pauvres et de la justice sociale ; pour ceux qui s’engagent dans des actions de solidarité locales ou lointaines

Pour ceux qui travaillent au Royaume de Dieu, Seigneur, nous te prions

Prions pour notre diocèse de Metz, l'archiprêtré de la Fensch, les communautés de paroisses. du Bienheureux Frédéric Ozanam, du Bienheureux Marcel CALLO des sources de la fensch, de saint Jean XXIII du berceau du fer.  Que la Parole de Christ, entendue et priée ensemble, renforce notre unité et ravive la bienheureuse espérance de l'avènement du Royaume de Dieu 

Pour que nous soyons de fidèles disciples du Christ, missionnaires de sa Lumière, guide-nous Saint Joseph,

EquipePU@Evangile - PrionsenEglise – François-Dominique ϱg– Peinture Bernadette Lopez

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Liturgie de la Parole ; 25e dimanche du Temps Ordinaire C

16 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Dans les lectures du jour 21 septembre 2025

Les lectures de ce dimanche nous appellent à choisir Dieu : il nous aime ardemment et désire devenir notre Dieu. Sachons le préférer à l’argent (première lecture), à nous-même, en priant en tout lieu avec nos frères et sœurs (deuxième lecture), pour mettre notre habileté et nos vertus au service du royaume de Dieu (évangile)

Première lecture - Amos 8, 4-7
« Écoutez ceci, vous qui écrasez les malheureux pour anéantir les humbles du pays »

Nous pourrions ne pas nous sentir concernés par cet appel. Pourtant, ne privilégions-nous jamais l’argent ou nous-mêmes à Dieu ? Amos, le premier des prophètes écrivains, est éleveur de bovins et piqueur de sycomores, dans la région de Teqoa . Il a son franc-parler et ses oracles sont sans merci envers les riches qui s’acharnent sur « le malheureux » et sur « les humbles du pays », c’est-à-dire les pauvres. Les riches du temps ne s’embarrassent d’aucun stratagème pour augmenter leur fortune et attendent frénétiquement la fin de « la fête de la nouvelle lune » et du « sabbat » pour augmenter leur fortune aux dépens des pauvres, en diminuant les mesures et en faussant les balances. Ils achètent à prix dérisoire « le faible » et « le malheureux » pour en faire des esclaves. Amos demande justice pour les pauvres, car il sait que son Dieu « n’oubliera aucun des méfaits » de ces riches et puissants.

Psaume - 112
« Louez le nom du Seigneur : de la poussière il relève le faible »

Nous pouvons douter de la providence de Dieu lorsque nous voyons l’état du monde. Dieu agit-il vraiment pour nous ? Dieu s’est fait dépendant de notre liberté, c’est pourquoi le mal existe dans le monde. Il n’attend que cela que nous nous tournions vers lui et que nous le laissions agir pour nous relever, nous aimer.

Deuxième lecture - 1 Timothée 2 ,1-8
« Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute »

Paul encourage Timothée, son « disciple bien-aimé », « à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes ». La prière est primordiale dans nos vies de chrétiens. Ne relativisons pas son importance, ne nous en dédouanons pas sous prétexte de manquer de temps. Car la prière est le poumon de la vie chrétienne : sans elle, nous ne pouvons vivre en Dieu. Mettons-nous en route, et demandons à Dieu la grâce de la prière.

Évangile - Luc 16, 1-13
« Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. »

Avons-nous toujours bien conscience du fait que, dans nos décisions, dans l’amour que nous donnons ou que nous refusons, nous posons un choix ? Car Dieu est venu nous sauver mais nous avons encore à choisir d’accepter ce salut. Comment ? Par nos choix : Dieu ou l’argent ? Moi ou l’autre ? Aimer ou être indifférent ? Jésus relativise l’importance de l’argent, en demandant toutefois aux « fils de la lumière » de mettre leur ingéniosité au service des « fils de ce monde », en cherchant à les convertir au « bien véritable ».

Mots clés

Prière universelle

La prière universelle est lieu de prière et non d’action. Pourtant, elle ne peut pas être détachée d’une certaine responsabilité que nous avons en tant que chrétiens. Saint Paul rappelle qu’elle ne peut pas être séparée de la pratique des vertus « sans colère ni dispute ». Nous vous suggérons d’appuyer votre prière universelle sur la deuxième lecture.

Dieu premier ?

Les lectures de ce jour invitent à mettre Dieu à la première place dans nos vies. Pourquoi ? Pour répondre à l’appel et au désir amoureux de Dieu : « Vous serez mon peuple et je serai votre Dieu. » L’antienne d’ouverture le rappelle bien et peut être psalmodiée au début de la célébration.

Prière 

L’importance de la prière est rappelée dans la deuxième lecture : prier « sans colère ni dispute ». Comment puis-je prier sincèrement Dieu de tout amour si je suis, et je reste, en colère contre mon frère ? L’accent pourra être mis sur la prière communautaire, au moment du Notre Père par exemple.

 


Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – François-Dominique Roger
 

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Méditation en la Fête de la Croix glorieuse

14 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 13-17)

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.»

« Il faut que le Fils de l’homme soit élevé »

Ce que proclame aujourd’hui la foi de l’Eglise en cette journée de la fête de la Croix Glorieuse, c’est que la vie et le bonheur ne sont liés ni au succès, ni à l’avoir, ni au pouvoir. La vie et la joie véritables peuvent ouvrir leur chemin jusque dans l’échec, la souffrance et la mort, depuis que de la mort du Christ sur la Croix a surgi la vie, et que du tombeau vide a jailli l’espérance.

Nous, chrétiens nous voyons dans la Croix du Christ la preuve ultime de l’amour infini de Dieu qui « a donné son Fils unique » pour que tout homme obtienne la vie éternelle.

Le Christ est solidaire et il meurt pour que la haine et le péché soient vaincus par l’amour. Il meurt en solidarité avec tous ceux et celles qui souffrent des injustices de notre monde, qui sont victimes de la discrimination, de la brutalité de la guerre, des tortures, des emprisonnements

Le Christ donne sa vie et il souhaite que ceux et celles qui le suivent portent leur croix par amour pour les autres, en vivant les valeurs de l’Evangile. Dieu le Père n’a pas condamné son Fils à une mort violente, ce sont les hommes qui l’ont cloué à la croix. Mais Dieu a accepté que Jésus aille jusqu’au bout de l’amour. C’est le sens profond de la fête d’aujourd’hui. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». 

Regardons simplement la Croix du Christ : Jésus apporte salut et vie éternelle à tous ceux qui élèvent leur regard vers lui avec foi. La Croix, instrument de mort, devient bois de Vie. Le Christ y révèle l’amour du Père : l'Amour de Dieu est rendu visible, tangible, par le Signe de la Croix. C’est là que Dieu nous aime jusqu’à l’extrême, non par la souffrance en elle-même, mais jusque dans la souffrance, par l’amour.

Ce 14 septembre 2025 marque exactement le 60e anniversaire de l’ouverture de la quatrième et dernière session du concile Vatican II. Le pape Paul VI rappelait alors avec force dans son discours la vocation essentiellement missionnaire de l’Église : « L’Église, dans ce monde, n’est pas une fin en soi ; elle est au service de tous les hommes ; elle doit rendre le Christ présent à tous, aux individus et aux peuples, de la manière la plus large et la plus généreuse possible ; c’est sa mission » Quand nous imitons l’abaissement du Christ serviteur, quand nos gestes d’amour relèvent les plus petits de nos frères, nous participons à la mission de l’Église, dans l’espérance de faire fructifier les semences de l'Evangile qui feront grandir l'humanité et le création toute entière dans la joie et le paix du Christ ressuscité

 C’est ainsi que la Croix est glorieuse et qu’elle est signe d’Espérance,
déployant toutes ses résonances d’humanité dans notre vie.
Car aujourd’hui comme hier, Jésus et son Evangile
ne cessent de traverser nos murailles, d’ouvrir nos tombeaux
et de susciter et ressuscité l’humanité de Dieu 

 

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Seigneur, que ta victoire règne sur nos nuits et que se lève ton jour ici, maintenant

Equipe Méditation@Evangile - Extrait de @cursillos.ca - @croire.com – 
Paul-Joseph Schmitt - François-Dominique Roger- Peinture Bernadette Lopez

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Prière universelle Fête de la Croix glorieuse

11 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

 

En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour l’Église, que la croix qui est signe de la victoire du Christ sur le péché renouvelle le cœur de tous les baptisés.

Les yeux levés vers la Croix glorieuse, Seigneur, nous te prions.

En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour les nations, que la croix qui est signe de contradiction de l’esprit du monde guide les peuples vers l’Évangile.

Ensemble, prions le Seigneur

En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour les personnes malades, les blessés de la vie, que la croix qui est signe de la faiblesse vaincue soit source de consolation et d’espérance.

Ensemble, prions le Seigneur

En ce jour où nous fêtons la Croix glorieuse, prions pour nous qui sommes pécheurs, que la croix qui est signe de l’amour miséricordieux du Seigneur nous rappelle le pardon de Dieu.

Les yeux levés vers la Croix glorieuse, Seigneur, nous te prions

 

EquipePU@Evangile – extrait de le revue « Magnificat » – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

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Liturgie de la Fête de la Croix glorieuse

9 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Dimanche 17 septembre – Fête de la Croix glorieuse

Dans les lectures du jour

La fête de la Croix glorieuse, célébrée le 14 septembre, commémore 
l'exaltation de la croix sur laquelle le Christ a souffert et est mort, 
symbolisant ainsi le salut et la rédemption pour l'humanité

La Croix glorieuse est bien plus que l’instrument cruel qui donne la mort. 
Elle est le signe de l’amour divin qui se donne jusqu’au bout pour sauver 
tous les hommes. Elle marque la victoire du Christ sur le mal et la mort.

Les extraits de l’Écriture proclamés pour cette fête nous préparent 
à la vénération de la Croix, source de notre vie. 
Par son incarnation puis sa passion-résurrection, 
Jésus est seul Sauveur de tous les hommes. 
Vers lui, levons les yeux et rendons grâce à Dieu

Première lecture 8 Nombres 21, 4b-9
« Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze il restait en vie ! »

C’est par l’intercession de Moïse puis la miséricorde de Dieu que le peuple est sauvé. L’élévation du serpent de bronze, signe de ce salut, annonce pour nous l’élévation de la croix du Christ, signe de son amour.

Psaume 77
« Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté »

Les hommes sont souvent infidèles à Dieu mais lui demeure toujours fidèle à son Alliance : le peuple est protégé par Dieu, toujours prêt à oublier, à pardonner. Plus encore, les révoltes du peuple ont été l’occasion de mettre en pleine lumière « les titres de gloire de Dieu », Dieu le Très-Haut devenu rédempteur, Dieu le Miséricordieux, Dieu le Rocher

Deuxième lecture- Philippiens 2, 6-11
« Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix »

Saint Paul chante l’œuvre du salut accomplie pour nous par le Christ : l’abaissement extrême de l’Incarnation pour prendre sur lui les péchés des hommes lui valent d’être exalté auprès du Père. 
Paul indique à ses amis que l’humilité lui semble être le meilleur moyen pour parvenir à l’unité. Pas n’importe quelle humilité mais celle de Jésus. Elle s’est manifestée dans la fidélité à son Père jusqu’au bout et dans le don de sa vie : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » Cette humilité est le secret de son élévation auprès du Père. Et il nous promet de partager sa gloire

Évangile - Jean 3, 13-17
« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé »

Regarder le serpent de bronze élevé sur un mât permettait de rester en vie. Avec Jésus, élevé sur la Croix, la vie offerte à tous est la « vie éternelle », autrement dit la vie divine elle-même ! Chez Jean, la Croix est le moment de son « élévation », autrement dit de sa résurrection, de son exaltation
Si nous fêtons la Croix glorieuse, c’est parce que la Croix (Passion et mort de Jésus suivies de la Résurrection) est le lieu du salut des hommes ; la Croix dit la victoire de l’amour

 

La Croix Glorieuse de Pontmain

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » Jean 3, 16

Mots clés

Gloire :
Le qualificatif « glorieux » peut parfois être utilisé dans une phrase à connotation négative : « Ben dit donc, ce n’est pas glorieux… » Mais, dans la Bible, la gloire est l’attribut de Dieu, éternellement vivant. Sa gloire est la puissance de son amour créateur et sauveur, gloire qu’il donne à son Fils en le ressuscitant pour qu’Il nous appelle à la vie éternelle. Gloire devient synonyme d’amour parfait, source de vie.

Abaissé, élevé :

La métaphore spatiale, liée à la représentation du monde communément admise, le ciel au-dessus de la terre, les enfers en-dessous, est l’un des langages du salut : 
le Christ est « descendu du ciel », il s’est abaissé en notre humanité, et même jusqu’aux enfers, et Dieu l’a relevé, exalté jusqu’en sa gloire éternelle. En veillant à ne pas le prendre au premier degré, ce langage nous permet d’exprimer notre foi.

Vie éternelle :

La vie éternelle ne doit pas être imaginée seulement pour plus tard.
Elle est avant tout qualitative et nous est offerte dès maintenant,
dans la mesure où nous suivons celui qui est le Chemin, la Vérité, la Vie :
le Christ, Sauveur de tous les hommes

 

Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation 23e dimanche du Temps Ordinaire C

7 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile selon saint Luc (14, 25-33)

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

La préférence, secret de l’amour

Renoncer. Osons-le dire, le mot n’est pas très tendance... Pourtant, le Christ le présente comme une évidence de la vie de disciple, à l’image de ce bon gestionnaire en bâtiment et de ce roi qui commence par s’asseoir. 

Ste Jeanne d'Arc - Eglise St Martin - Hayange

Le renoncement pensé en termes de pur abandon ou acte héroïque n’a aucun intérêt. Le renoncement porte du fruit quand il exprime une préférence. On a bien calculé le pour et le contre et on fait le choix radical de Dieu. Nos amis les saints, qui sont aussi les amis de Dieu - sans cesser d’être nos amis - nous montrent la beauté et la grandeur de leur choix. On pense à un François d’Assise, qui a tout abandonné. On pense aussi à la petite Jeannette de Domrémy, qui au procès de Rouen, accusée d’avoir désobéi à ses parents, en rajoute : « Eussé-je eu cent pères et cent mères que je serais de toute façon partie ». 

Même dynamique dans le mariage qui est aussi un renoncement pour exprimer le choix d’un unique, un amour qui se veut total. On renonce aux autres possibilités, pour vivre son choix à fond. Il n’y a pas d’autre alternative. C’est ici que le mot passion dit à la fois la croix et l’amour total. 

Tout cela, à vue humaine, peut faire peur. Nos forces sont limitées. Mais nous ne sommes pas seuls : cela doit d’abord se vivre dans un chemin pour marcher derrière le Christ, premier de cordée. Il est le seul à pouvoir nous appeler à cet amour total qui est préférence, « même à sa propre vie ».

 

Hommage à Jacqueline Aubry décédée 15 mars 2016 à l'Ile Bouchard

sur You Tube 4.06 mm

Prière

Seigneur, donne-moi de ne pas passer ma vie, 
et ma liberté, sans rien faire par peur de bouger ! 
Donne-moi de risquer mon corps et mon cœur, 
mes biens et mon intelligence, 
ma réputation et mon avenir. 
Donne-moi de savoir m'asseoir pour accueillir, 
dans le silence de la prière, 
ton Esprit, source et force de mes choix. 
Apprends-moi à me dépouiller de tout ce que je veux garder 
et qui m'empêche de te suivre. 
Accorde-moi à bâtir ma vie sur le roc de Ta Parole.

 

Equipe Méditation@Evangile – Frère Xavier Loppinet - Couvent de Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy – François-Dominique Roger -Peinture Bernadette Lopez

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Prière universelle 23e dimanche du Temps Ordinaire 2025

4 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

Nous te prions, Seigneur, pour que Ton esprit d’amour reste vivant au cœur de Ton Eglise. Que tous ses membres se laissent éclairer par la sagesse et conduire par l’Esprit Saint

Seigneur, nous t’en prions

Seigneur Jésus, conduit tous les peuples, leurs dirigeants et responsables dans tous les pays, à rompre cet engrenage de violences, de destructions, de génocide par la famine qui n’engendrent que haine et mort, pour emprunter le chemin du dialogue, de la Justice sociale, de la paix, et de l’amour entre frères. 

Seigneur, nous t’en prions

Seigneur Jésus, cette année, nous fêtons les 800 ans du Cantique des Créatures composé par Saint François à Assise Aide-nous à découvrir Ta présence en toute créature, afin que nous nous sentions responsables de cette maison commune où Tu nous invites à prendre soin, à respecter et à protéger la vie sous toutes ses formes et dans toutes ses possibilités.   

Avec notre Pape Léon nous t’en prions.

La Croix prend bien des formes dans nos vies : épreuve de la maladie, de la souffrance ; divisions des familles ; exclusion et indifférence, chômage…  Que ta miséricorde, Seigneur, console les personnes dont la croix est trop lourde.

Seigneur, nous t’en supplions.

Les enfants, les jeunes, ont retrouvé le chemin de l’école et des cours. Nos paroisses redémarrent leurs activités… Nos associations lancent de nouveaux projets…Nous te confions, Seigneur, ces nouveaux départs afin qu’ils soient l’occasion, pour tous, de grandir dans les différentes étapes de la vie…

Seigneur, nous t’en prions

Equipe PU@Evangile _ Soeur Françoise, membre du RMPP-France - PrionsenEglise- François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez - Micheline Tribout

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Liturgie de la Parole - 23e dimanche du Temps Ordinaire C

2 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Liturgie de la Parole - 23e dimanche du Temps Ordinaire - 7 septembre 2025

Dans les lectures du jour

Deux mots, semblant antagonistes, peuvent exprimer 
l’essentiel de la parole de Dieu de ce jour : la Sagesse et la Croix.
Oui, Dieu va à rebours de la logique du monde. 
Son amour sauveur est Sagesse, même s’il exigera de Jésus la mort en Croix. 
Nous voici donc appelés à épouser nous aussi cette logique de l’amour : pour suivre avec le Christ le chemin de la vie, acceptons notre croix et nous serons sauvés.


Première lecture - Sagesse 9, 13-18
« c'est ainsi que les hommes ont appris ce qui Te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés »
 Nous ne pouvons connaître la volonté de Dieu que parce qu’il l’a révélée en son Fils et parce qu’il nous donne son Esprit Saint. Reprenons conscience de cette grâce.

Psaume 89
« Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse »

Avec ce psaume, nous prolongeons notre prière qui demande la Sagesse : apprends-nous la vraie mesure de nos jours. Que notre supplication soit sincère, que nos cœurs s’ouvrent à la grâce. Ce qui fait la véritable qualité de la vie, c’est qu’on soit conscient de « la vraie mesure de nos jours » et qu’on fasse, quotidiennement, l’apprentissage de l’amour du Seigneur et de sa douceur. Voilà qui fera la vraie valeur de « l’ouvrage de nos mains »

Deuxième lecture - Philémon 9b-10.12-17
« Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi »

L’Apôtre Paul est, selon son dire, « un vieil homme », maintenant prisonnier à cause du Christ. Cette très brève lettre est empreinte d’une douceur et d’une cordialité remarquables. Même affaibli, Paul a trouvé le moyen de permettre à l’esclave Onésime, qui s’était éloigné de son maître Philémon, de recevoir « la vie dans le Christ ». Paul demande à Philémon d’accueillir de nouveau son esclave et de le traiter sans contrainte « comme un frère bien-aimé ». Le comportement de Paul est exemplaire. Il met en pratique ce qu’il avait dit si clairement aux Galates : « Il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous vous ne faites plus qu’un dans le Christ » 

Évangile - Luc 14, 25-33
« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple »

Jésus ne parle pas ici à ses disciples seulement, mais aux grandes foules qui le suivent sur la route. Dans la synagogue de Nazareth, il a cité et commenté un texte d’Isaïe pour définir sa mission, en se disant envoyé « pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres ». Et il a déjà proclamé les Béatitudes et prononcé des paraboles sublimes. En revanche, il se montre particulièrement incisif lorsque vient le temps de définir les exigences pour devenir l’un de ses disciples. Il faut faire un choix radical : préférer Jésus à quelque membre que ce soit de sa propre famille, être prêt à donner sa vie pour lui et à porter sa croix. Mais ce choix est déjà une grâce et un bonheur inouï, car suivre le Christ, c’est suivre le chemin qui mène au royaume des Cieux.

Mots clés
 
Intentions de Dieu :

Alors que beaucoup de nos contemporains peinent à connaître Dieu, à s’ouvrir à la Révélation, le livre de la Sagesse nous parle des « intentions » de Dieu ! La grâce de « comprendre ses volontés » est à demander dans la prière et à accueillir par la proclamation de la Parole et la communion eucharistique. Un partage de la Parole peut permettre d’y réfléchir ensemble.
 
Sagesse :

La Sagesse appartient à Dieu, c’est par elle qu’il se révèle, c’est par elle qu’il nous sauve. Cette « sagesse » est aussi l’un des sept dons du Saint Esprit : demandons-la, ouvrons-lui nos cœurs. Puis, au fil des jours, essayons d’en vivre. Jésus, Verbe fait chair, est le parfait modèle à suivre : vivre selon la sagesse de Dieu, c’est aimer comme lui, être miséricordieux comme lui, et donc renoncer à notre orgueil.
 
Porter sa croix :

Le christianisme n’est pas une religion de la souffrance, religion morbide qui nous condamnerait à la douleur, à la tristesse et finalement à la désespérance… Non ! Mais c’est par sa mort en Croix et sa résurrection que le Christ sauve le monde et la Croix devient porte de la vie. Le disciple l’accepte par amour, à l’exemple du Sauveur.
 

Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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