Méditation de l'Evangile du 13e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 37-42)
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense ».
L'Evangile de la vie
Face aux menaces innombrables et graves qui pèsent sur la vie dans le monde d’aujourd’hui, on pourrait demeurer comme accablé par le sentiment d’une impuissance insurmontable : le bien ne sera jamais assez fort pour vaincre le mal !
C 'est alors que le peuple de Dieu, et en lui tout croyant, est appelé à professer, avec humilité et courage, sa foi en Jésus-Christ, « le Verbe de vie ».
L’Evangile de la vie n’est pas une simple réflexion, même originale et profonde, sur la vie, sur la vie humaine ; ce n’est pas non plus seulement un commandement destiné à alerter la conscience et à susciter d’importants changements dans la société : c’est encore moins la promesse illusoire d’un avenir meilleur.
L’évangile de la vie est une réalité concrète et personnelle, car il consiste à annoncer la personne même de Jésus. Jésus est le Fils, qui, de toute éternité, reçoit la vie du Père et qui est venu parmi les hommes pour les faire participer à ce don : « Je suis venu pour qu’ls aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10,10).
C'est donc le regard fixé sur le Seigneur Jésus que nous voulons l’écouter nous redire « les paroles de Dieu » et méditer à nouveau l’évangile de la vie.
En Jésus, « Verbe de vie », est donc annoncée et communiquée la vie divine et éternelle. Grâce à cette annonce et à ce don, la vie physique et spirituelle de l’homme, même dans sa phase terrestre, acquière sa plénitude de valeur et de signification : la vie divine et éternelle, en effet, est la fin vers la quelle l’homme qui vit dans ce monde est orienté et appelé. L’évangile de la vie contient ainsi ce que l’expérience même et la raison humaine disent de la valeur de la vie : il l’accueille, l’élève et la porte à son accomplissement.

Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’encyclique Evangelium vitae, Saint Jean-Paul II, 1995 (chapitre 2,29-30)
Prière universelle du 13e dimanche du Temps Ordinaire
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" Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière”, dit le Christ dans l’évangile. Seigneur, nous te confions les membres de l’Église qui œuvrent en pleine lumière ou dans l’anonymat à la diffusion de ta Paix et de ton Espérance.
Conduis-les, Seigneur, aux sources de ta joie
Avec Léon XIV, prions pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre, et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs de respect, de solidarité et de dépassement personnel.
Père très bon nous te prions
« Qui vous accueille, m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » Accueillons dans notre prière tous ceux qui prennent des responsabilités dans le monde politique, associatif, culturel et sur les terrains délicats de la solidarité.
Conduis-les, Seigneur, aux sources de ton amour !
« Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi » Accueillons dans notre prière le cri des personnes qui souffrent de la guerre, de la famine, de la maladie, de conditions de vie trop difficiles…
Conduis-les, Seigneur, aux sources de ta consolation
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! », dit le psalmiste. Prions pour notre communauté paroissiale, que chacun et chacune de nous soit animé d’un désir de Dieu toujours plus vif et profond.
Conduis-nous, Seigneur, aux sources de ta vie
Equipe PU@Evangile – extrait de PrionsenEglise – Peinture Bernadette LOPEZ
Sainte Liturgie du 13e dimanche du temps ordinaire A
Accueillir Jésus, c’est accueillir Dieu et vivre comme Jésus a vécu, c’est por
ter nous aussi notre croix. Accueillir notre prochain, c’est accueillir le projet de
bonheur de Jésus pour chacun de nos frères et sœurs croire que nous sommes
instruments de Dieu qui donne vie à chacun.
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Première lecture – Livre des Rois 4, 8-11.14-16a
« Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse »
L’hospitalité de la femme de Sunam a deux caractéristiques qui la rendent précieuse : elle est pleine de délicatesse ? la femme a répondu au besoin de solitude du prophète, elle ne s’est pas imposée et elle est gratuite, elle n’attendait rien en retour, elle ne lui a pas parlé de sa souffrance.
C’est une femme accueillante. Accueil qui se vit dans la fidélité, accueil plein de sollicitude. Sollicitude de la femme, sollicitude du prophète : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Sollicitude de Dieu : la promesse de la naissance !
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Psaume - 88 (89)
« Ton amour, Seigneur sans fin je le chante ! »
Cette première moitié du psaume – jusqu’au verset 39 – dit la joie du psalmiste et de sa communauté. L’un et l’autre éprouvent le même bonheur à chanter l’amour, la fidélité, la puissance et la grâce de Dieu. C’est ce bonheur qui illumine leur démarche spirituelle. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, puisque le roi semble être fidèle, lui aussi, « au Dieu saint d’Israël ». Le ton changera cependant du tout au tout dans la seconde moitié du psaume, une lamentation évoquant les échecs et les déceptions historiques causés par la royauté.
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Deuxième lecture - Romains 6, 3-4.8-11
« De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ »
Savoir ou ne pas savoir ? Telle est la question que Paul pose à ses frères et sœurs. Alors que la lettre est d’un contenu doctrinal très dense, l’Apôtre se voit obligé de faire des mises au point et des rappels importants. C’est ce que suggère la question initiale : « Frères, ne le savez-vous pas ? » La foi est cheminement, remise en question et appel constant à la conversion. Paul rappelle certaines prémisses incontournables, « si nous sommes passés par la mort avec le Christ », pour en exposer aussitôt les conséquences. Car Paul en a la ferme conviction : nous sommes appelés à vivre une vie nouvelle, avec le Christ et pour Dieu.
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Évangile - Matthieu 10, 37-42
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi »
L’Évangile est Bonne Nouvelle. Mais « bonne nouvelle » ne veut pas dire facilité et absence d’exigences. Jésus exprime ici une série de paradoxes : c’est lui qu’il faut aimer par-dessus tout et suivre jusqu’au bout en portant sa croix, au prix même de « perdre sa vie » à cause de lui. D’autre part, il ne faut pas croire qu’il faille pour autant poser des gestes d’éclat : l’accueil d’un prophète ou d’un juste et le don d’un « simple verre d’eau fraîche à l’un de ces petits » seront récompensés comme des gestes posés à l’endroit de Jésus même.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
L’accueil : Toutes les lectures nous convient à risquer l’aventure de l’accueil. Ainsi, nous pourrons ouvrir en grand toutes les portes de l’église ; un membre de l’équipe liturgique s’y tiendra, accueillera chacun et distribuera les feuilles du dimanche. La liturgie de l’envoi pourra aussi inviter à vivre l’accueil avec les personnes que nous rencontrerons dans la semaine.
Le discours apostolique : Après avoir appelé les Douze, Jésus conclut en ce dimanche le discours apostolique de l’Évangile de Matthieu. Il réaffirme avec force le caractère radical de l’adhésion à sa personne et à son enseignement ainsi que le caractère décisif de la mission : « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé »
La vocation de l’homme : Les dimanches allant du 11e au 16e du temps ordinaire parcourent le thème de la vocation : par amour pour nous, Dieu nous appelle à lui. Pour bien marquer cette unité, nous vous proposons de chanter le même ordinaire pendant ces six dimanches.
Mots clés
Mystère pascal : La meilleure façon de signifier le mystère pascal, et donc le choix qu’il nous est demandé de vivre vis-à-vis du Christ, serait de procéder à l’aspersion lors de la démarche pénitentielle. En effet, notre baptême nous a plongés dans la mort et la résurrection du Christ, en qui nous sommes appelés à une vie nouvelle.
Mystère baptismal : Le baptême nous a plongés dans le Christ pour nous permettre de nous unir à lui. Le vivre nous met en mouvement perpétuel : mourir à nous-même pour vivre de la vie du Christ, perdre son ego pour gagner, devenir pleinement nous-même en Christ. Toute la célébration pourrait être orientée vers cet axe baptismal (par le choix des chants et l’aspersion).
Mystère eucharistique : « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » La liturgie eucharistique nous permet de rendre grâce au Père pour le don merveilleux qu’il a fait, en Jésus Christ, à ceux qui l’accueillent. Elle nous invite à entrer dans la relation d’amour qui unit le Père, le Fils et l’Esprit Saint.
Pour que nous soyons des chercheurs de Dieu
attentifs à sa présence
Jésus, Parole vivante du Père, nous te prions
Méditation de l'Evangile du 12e dimanche du Temps Ordinaire A
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 26-33)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux »
MESSAGE DÉLIVRÉ
Jésus vient d’appeler ses disciples et les envoie sans tarder en mission. Nous venons d’entendre ses recommandations.
Il balise pour eux les dangers qu’ils vont rencontrer, au premier rang desquels les mouvements intérieurs de peur face aux obstacles. Jésus enjoint les siens à embrasser comme lui cette liberté intérieure dont la source se trouve près du Père. Les disciples ne sont pas au-dessus du maître, mais le maître est tout à côté de ses disciples. Il leur trace le chemin de la vie libre et désinhibée, déployée dans la confiance d’une proximité paternelle. Le Père est en filigrane la force d’être à laquelle Jésus encourage à se remettre. Rien ne doit freiner le désir de cette Parole de rejoindre ceux qui l’attendent. Jésus connaît de l’intérieur ce qui pourrait entraver le message et sa diffusion. Ses disciples ne vont pas échapper aux tribulations que lui-même a connues. Son expérience est maintenant transmise à ceux qui doivent désormais être le prolongement de lui-même.
Les disciples sont dans la confidence du Père et du Fils et c’est leur puissance qui se déploie en eux. Ils sont détachés, émondés pour ne plus vivre que dans cette dépendance et la force de cette relation. Plus de retour sur soi. C’est dans l’amour du Père et du Fils que se dessinent désormais tous leurs mouvements. Le corps et l’esprit reposent tout entier dans la volonté et la main d’un autre qui a soin de toute la création. Fixer le regard sur ce soin du Père pour toute la création apaise et affermit.
Seigneur, ta vie reliée au Père est ton secret de vie libre et confiante face à toutes les tribulations qui ne manquent pas à ceux qui se disposent à vivre pour le service des autres. Que ta liberté de Fils nous délivre de toute peur et nous permette d’assumer le ministère confié aujourd’hui à chacun de nous: libération et consolation de tous nos frères et sœurs.
En ce dimanche, demandons à Notre Père du ciel, la grâce d’un cœur courageux, capable de témoigner sans honte de sa foi, avec audace et humilité, dans la certitude que le Seigneur veille sur chacun de ses enfants.
Equipe Méditation@Evangile - Marie-Dominique Minassian - https://www.evangile-et-peinture.org - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle du 12e dimanche du Temps Ordinaire
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« Ne craignez pas les hommes ». Pour ton Église, ses pasteurs et tous ses fidèles : que l’annonce de ton amour, Seigneur, soit au cœur des préoccupations de chacun. Qu’à travers les vicissitudes de ce monde, elle avance avec confiance vers la construction de ton royaume.
Pleins de confiance, nous te prions, Seigneur
" C'est à toi que j'ai remis ma cause ' Seigneur, Toi qui a salué tes disciples en disant : " La paix soit avec vous", accorde-nous le don de ta paix et la force de la rendre réelle dans l'histoire.
Esprit Saint, fais de nous des bâtisseurs de paix, nous t'en prions
« Le Seigneur est avec moi ». Prions pour tous ceux qui cherchent à tuer les âmes. Viens, Seigneur réprimer leur audace. Que le message de Ton Évangile, constitue une défense un soutien, un appui, une espérance, pour repousser loin de nous ces cruels ennemis.
Jésus, Verbe de vie, nous t'en prions
« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux » Pour les membres de notre communauté de paroisses: raffermis dans la foi et la confiance par cette eucharistie, que nous soyons libérés de nos craintes et témoignons de l’immensité de ton amour.
Pleins de confiance, nous te prions, Seigneur
Equipe PU@Evangile - extrait de PrionsenEglise - Illustration PrionsenEglise et Eglise de Metz
Liturgie du 12ième dimanche du Temps Ordinaire
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12e dimanche du temps ordinaire A
Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
« Ne craignez pas » dit Jésus à ses disciples. Il est clair que la parole de Dieu n’est pas toujours bien accueillie. Le prophète Jérémie en a fait l’expérience. Et pourtant, il a mis sa confiance dans le Seigneur (1re lecture). Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens (psaume). Le texte de Paul fait écho à ces paroles d’espérance en invitant à s’appuyer sur le Christ. Nouvel Adam, le Christ a triomphé une fois pour toutes du péché et de la mort.
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Première lecture - Jérémie 20, 10-13
« Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas »
Jérémie est persécuté pour avoir dénoncé les mauvais agissements du peuple, qui s’éloigne de son Dieu. Il ne cède pourtant pas à la peur, il la dépasse en mettant sa confiance en Dieu. Apprenons à faire de même ! Que l’écoute de la parole de Dieu et notre prière commune fassent de nous des hommes et des femmes de paix, malgré nos craintes et nos incertitudes. Dans l’épreuve, le prophète s’en remet à Dieu.
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Psaume - 68
« Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés. Que le ciel et la terre le célèbrent ! »
Face au silence de Dieu, au cœur de l’épreuve, le psalmiste reconnaît la bonté et l’amour de son Dieu. Il dépose en ses mains, un sacrifice de louange. Autrement dit, il offre à Dieu sa confiance et sa joie de l’avoir pour Dieu avant même que Dieu n’ait répondu à sa prière.
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Deuxième lecture – Paul aux Romains 5, 12-15
« Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute »
Les quatre premiers versets ont fait couler beaucoup d’encre et donné naissance à la notion chrétienne de « péché originel ». Hélas, on a peut-être trop insisté sur la première moitié du texte : Adam serait responsable de tous nos maux et, en particulier, de notre mortalité commune. Or, dans la seconde partie, Paul présente un argument beaucoup plus important : par Jésus, qui fait figure de nouvel Adam, « combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude » ! On a abondamment parlé du péché originel, mais a-t-on suffisamment pris conscience de la surabondance de la « grâce originelle » obtenue par le Christ ? Le don du Christ dépasse la faute d’Adam.
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Évangile - Matthieu 10, 26-33
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme »
Jésus s’emploie à rassurer ses disciples devant les difficultés de la mission qui les attend. D’où le refrain qui vient scander ce discours : « Ne craignez pas… » La mission est exigeante et l’auditoire peut résister même à ce qui est une bonne nouvelle. Mais ce n’est pas tout de ne pas craindre : il faut oser. Oser proclamer l’Évangile « sur les toits » et oser se déclarer, « devant les hommes », disciple de Jésus. Faire confiance à l’amour du Père et à l’intercession de Jésus auprès du Père.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Mission de l’Église : Une des principales missions de l’Église est d’annoncer la parole de Dieu quoiqu’il en coûte. Pour marquer cela, la liturgie du rassemblement pourra se faire autour du livre de la Parole. Il pourra être porté en procession à l’ambon au début de la célébration.
La vocation de l’homme : Du 11e au 16e, les dimanches du temps ordinaire parcourent le thème de la vocation : par amour pour nous, Dieu nous appelle à lui. Pour bien marquer cette unité, nous vous proposons de chanter le même ordinaire pendant ces six dimanches.
Au cœur de l’épreuve : Le psaume est une prière graduelle au cœur de l’épreuve. Le psalmiste commence par une plainte, puis il se détache de lui-même. Il s’en remet alors à Dieu et lui offre sa louange, sa confiance plutôt que sa plainte. Pour marquer cette progression, les deux premières strophes peuvent être chantée par un soliste et la troisième par tous.
Mots clés
Confiance : La confiance en Dieu est un des grands thèmes de ce dimanche : sortons de la peur qui nous replie sur nous-même. Notre monde a soif d’amour. Comment pouvons-nous garder pour nous la bonne nouvelle de l’amour de Dieu ? Tout au long de la célébration, nous prierons pour grandir dans la confiance en Dieu afin d’annoncer à tous de qu’ils sont aimés de Dieu.
Crainte : Les appels à la confiance des textes de ce dimanche passent le fait de ne pas craindre de témoigner de l’amour de Dieu. Pour insister sur cette dimension, nous vous proposons de développer la démarche pénitentielle.
Paternité : La revanche de Dieu attendue par Jérémie prendra, avec le Christ, la forme d’un amour plus grand encore : le pardon. En ce dimanche de la fête des pères, méditons sur le visage paternel d’un Dieu qui prend soin de tous ses enfants.
Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise et revue Eglise de Metz février 2026
Méditation de l'Evangile du11ième dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (9, 36 – 10, 8)
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En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route,
proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement »
« Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission »
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Qui étaient ces 12 hommes appelés ? Simon-Pierre, André, Jacques et Jean, des pêcheurs originaires de Galilée. Philippe sans doute d’origine grecque, comme peut-être Barthélémy ; probablement les intellectuels de la bande. Thomas est davantage connu parce que Jean le présente comme le type même de ceux qui veulent vérifier avant de croire. Matthieu est ce publicain méprisé de tous à cause de sa profession et que Jésus réhabilite en l’appelant à sa suite. Jacques : certains disent qu’il était le « cousin » de Jésus, et Thaddée, un surnom pour désigner sans doute un nommé Jude, frère de Jacques et donc, de la famille de Jésus. Et enfin les 2 « zélotes », Simon et Judas, qui ont peut-être mené la lutte armée contre les Romains... Donc un ensemble bien disparate, tant par l’origine que par la condition sociale et les convictions, où le lettré côtoie l’illettré, l’intellectuel côtoie le manuel et le collaborateur côtoie le résistant. Toutes les conditions étaient réunies pour que l’équipe éclate à la première occasion ! Pourtant, ça a marché. Pourquoi ?
« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement »
Ce devrait être le moteur de la vie de tous les chrétiens. Mais nous vivons dans une société où tout se paie. Demeurent cependant des espaces de gratuité. A nous de les élargir à la mesure de notre générosité. L’expansion du christianisme au cours des 1ers siècles a mis en œuvre cette gratuité. Ces centaines d’hommes et de femmes ont parcouru les routes et les mers. Ce n’est pas l’appât du gain ni la recherche de la fortune qui les ont lancés à l’aventure. Ce qui les a motivés, c’est simplement le désir de travailler à l’annonce d’un monde nouveau ; un monde où l’on pourrait vivre fraternellement et où les foules « fatiguées et découragées » pourraient enfin se remettre en marche vers un monde réconcilié par le Christ.
Il faut ce soit Jésus-Christ
qui choisisse les pierres
de sa maison.
Une seule pierre mauvaise
ou mal placée peut ébranler,
faire écrouler tout l’édifice :
Qui osera s’ingérer
dans la construction ?
Qui osera faire l’architecte
en faire l’œuvre :
L’architecte de Dieu ou Dieu lui-même ?
Laisser faire Dieu !
Prière " L' ARCHITECTE "du Bienheureux Antoine Chevrier (1826-1879)
EquipeMéditatioin@Evangile - extrait de l'Echo d'Ozanam N°356 18 Juin 2023- Vince Ravince prêtre spiritain - peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 11e dimanche du Temps Ordinaire
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Nouveau peuple de Dieu, l’Église a pour mission l’annonce de l’Évangile à tous les peuples. Que tous ensemble et individuellement, nous répondions à appel du Christ, en proclamant la vie et en guérissant les blessures, par nos paroles et nos actes.
Seigneur, Toi qui donne gratuitement, nous t'en prions
Sauvés par le sang du Christ, tous les hommes aspirent à la paix et au bonheur. Pour que les dirigeants des grandes puissances de ce monde soient au service du bien commun et de la paix,
Seigneur, Prince de la Paix, nous t'en prions
Avec l'ouverture de la coupe du monde de football, prions pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs telles que le respect, la solidarité et le dépassement personnel,
Seigneur, pour les valeurs du sport, nous te prions
La fin de l’année scolaire est décisive pour de nombreux jeunes. Pour que chacun puisse affronter sereinement l’épreuve de la sélection et trouve la voie de son plein épanouissement,
Seigneur, Souffle de vie, nous t’en prions
Jésus nous dit la beauté de la gratuité, il nous invite à rendre grâce pour les dons de Dieu et à témoigner de son amour. Pour que sa parole ravive notre charité et soutienne la mission de chacun,
Seigneur nous t’implorons
EquipePU@Evangile - extrait de priosenEglise - RMPP -peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 11e dimanche du temps ordinaire A
« Nous sommes le peuple qu’il conduit » Tous les hommes sont appelés à faire partie du peuple de Dieu. « Toute la terre m’appartient », déclare Dieu à Moïse. L’annonce de la Bonne Nouvelle, Jésus l’étend à toutes les nations. À sa suite, les premiers Apôtres ont pour mission de faire obstacle au mal et de remettre l’humanité debout.
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Première lecture - Exode 19, 2-6a
« Vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte »
Ce cours extrait du livre de l’Exode fonde la notion de « sacerdoce commun des baptisés » : dès la Première Alliance, Dieu choisit Israël pour en faire la lumière des nations. À sa suite, et grâce au baptême qui nous configure au Christ Vrai Prêtre, nous sommes envoyés dans le monde pour faire grandir le Royaume.
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Psaume – 99 (100)
« Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse ! »
Le peuple de Dieu est « peuple de prêtres » pour chanter sa gloire et proclamer son amour. Unissons nos voix à celles de tous ceux qui nous ont précédés : ensemble nous sommes « son peuple, son troupeau ». Reconnaissons l’immense bienveillance de Dieu ! Le psaume nous donne les mots pour l’exprimer.
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Deuxième lecture - Romains 5, 6-11
« Si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils […] à plus forte raison serons-nous sauvés en ayant part à sa vie »
L’apôtre Paul cherche lui aussi, à sa manière, à montrer combien l’amour de Dieu pour les hommes est grand. Il explique aux disciples de la communauté de Rome que si le Christ a donné sa vie pour nous, ce n’est pas en récompense de nos mérites, mais gratuitement. Nous n’y sommes pour rien, seul le sang du Christ fait de nous des justes. Par sa mort et sa résurrection, nous sommes réconciliés avec Dieu. Si nous sommes déjà sauvés, il nous faut cependant vivre en enfants de Dieu en ayant part à la vie du Christ. La lettre aux Romains tente de reformuler le mystère du salut des pécheurs.
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Évangile - Matthieu 9, 36 – 10, 8
« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson »
Nous sommes dans la continuité de la première lecture. Jésus est touché par les foules « désemparées et abattues comme des brebis sans berger ». Qui témoignera auprès d’elles de l’immense amour divin ? Comme Dieu fit confiance aux fils d’Israël au désert, Jésus compte sur ses disciples pour révéler la tendresse de Dieu et l’avènement prochain de son règne. Il choisit douze Apôtres (même nombre que celui des tribus d’Israël). Il n’épluche pas leur CV ni ne passe par un cabinet de recrutement. Il les envoie pour témoigner comme lui de l’amour miséricordieux du Seigneur auprès des foules abandonnées par les chefs religieux d’alors. Un amour qu’ils manifesteront en accomplissant comme leur maître des gestes de guérison et de libération du mal.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Temps ordinaire : Après le Carême, le temps pascal et les solennités qui ont suivi, nous retrouvons les dimanches du « temps ordinaire A » et l’Évangile de saint Matthieu. Si la numérotation des dimanches ne prend pas la suite du dernier dimanche du temps ordinaire avant le Carême (du 6e, le 15 février dernier, on passe au 11e dimanche, aujourd’hui), c’est parce que cette deuxième partie du temps ordinaire est décomptée à partir de la fin (34e dimanche).
Disciples-missionnaires : Jésus « appelle » ses douze disciples puis il « les envoie en mission ». De même, par le baptême, nous sommes, appelés et envoyés. « En vertu du baptême reçu, chaque membre du peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire . Chaque baptisé […] est un sujet actif de l’évangélisation » (pape François, Evangelii gaudium no 120).
Sauvés par le Christ : La lettre aux Romains est lue jusqu’au 24e dimanche du temps ordinaire. Saint Paul présente le mystère de notre salut en Jésus Christ. Fruit de l’amour fou de Dieu pour nous qui sommes pécheurs, grâce de la réconciliation. Le mystère pascal, mort et résurrection de Jésus, est au cœur de notre foi et de chaque eucharistie : nous en rendons grâce.
Mots clés
Royaume de prêtres : Dans le cadre de l’Alliance, Dieu fait d’Israël le « royaume de prêtres » chargés du culte. Dans la Nouvelle Alliance, accomplie en Jésus, c’est l’Église – famille des baptisés – qui est « royaume de prêtres » (Ap 1, 6). En effet, « les fidèles laïcs participent, pour leur part, à la triple fonction de Jésus-Christ : sacerdotale, prophétique et royale » (Jean-Paul II, Christifideles laici no 14).
La moisson : Puisqu’elle correspond à une récolte, la moisson vient à la fin du parcours ouvert par les semailles, puis les bons soins du cultivateur veillant sur ses champs. Dans la Bible, la moisson évoque ainsi le jugement de Dieu à la fin du monde. Mais Jésus parle au présent et appelle des ouvriers pour aujourd’hui : la mission se poursuit, jusqu’à la moisson.
Gratuitement : Jésus insiste sur la gratuité du don de Dieu (à recevoir)
et donc sur la nécessaire gratuité de la charité (à donner). Dans le grec du Nouveau Testament, ce terme « gratuité » est très proche de celui, biblique, de la « grâce », surtout dans la forme adverbiale dérivée du mot disant le don de Dieu (cf. Jn 4, 10).
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Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise
Méditation Evangile dimanche du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Évangile selon saint Jean (6, 51-58)
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En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement .
Vivre éternellement
Quand nous venons à la messe, qu’est-ce que nous donnons ou offrons réellement ?
Est-ce que nous pensons à confier à Dieu quelque chose de notre vie ? Mais pourquoi apporter quelque chose de notre vie, en offrant le pain ? Pour que Dieu transforme ce pain en sa propre vie. Pour que notre « pain quotidien » soit transformé, transfiguré, habité, divinisé par la présence réelle du Christ.
A l’offertoire, le prêtre le dit très clairement : « Nous te présentons ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, il deviendra le pain de la vie » Si la messe ne suscite chez nous qu’un ennui, c’est peut-être que nous arrivons à la messe sans rien apporter de nos vies, le cœur vide. Ayons une présence « réelle » à la messe et non pas formelle.
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La messe, c’est la rencontre de 2 présences réelles… la présence réelle du Christ, qui, elle, ne fait aucun doute, et notre présence réelle, qui, elle, est parfois distraite, éphémère. Bien plus, nous communions à la présence réelle du Christ pendant la messe pour devenir nous-mêmes une présence réelle du Christ après la messe.
Si nous sommes bien là, présents réellement à la messe, y apportant non pas seulement un petit grain de blé ou de riz mais toute notre vie, alors nous repartirons habités d’une présence divine, nous serons présence de Dieu au cœur de nos familles et quartiers, là où nous vivons.
À la communion, Dieu nous redonne ce pain, mais il est habité de la présence réelle du Christ. Quand nous nous nourrissons de ce pain, nous recevons en nous l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus. Alors nous pouvons découvrir, nous aussi, non seulement une énergie humaine, mais une véritable énergie divine, pour continuer notre travail, mener à bien nos responsabilités, vivre toute notre vie comme don, appelle et mission avec la force de l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit d’amour.
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Seigneur Ressuscité,
entraîne-nous dans le corps à corps
de la vie, de l'amour, de la communion !
Faisant corps avec toi,
fais que nous soyons des jeunes, des femmes, des hommes,
envahis par ton Esprit, habités par ta Parole, remplis de ta vie !
EquipeMéditation@Evangile - extrait de l'Echo d'Ozanam du 18 juin 2017 - Vince Ravince spiritain - peinture Bernadette Lopez
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