Liturgie du 4e dimanche de Pâques - couleur liturgique : blanc
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Dans les lectures du jour
En ce 4e dimanche de Pâques, Journée mondiale de prière pour les vocations, Jésus, le Bon Pasteur, nous rassemble pour ouvrir toutes grandes les portes de notre cœur. Le Bon Pasteur pour qu’il nous aide à écouter sa voix et à ne pas nous tromper de maître.
Dans le texte des Actes des Apôtres, Pierre et tous les Apôtres invitent, avec joie et conviction, lors de la fête de la Pentecôte, à un changement de vie pour suivre le Christ ressuscité. Les foules se convertissent et trois mille personnes sont baptisées. Dans sa deuxième lettre, Pierre souligne la manière dont le Christ a donné sa vie et porté les péchés du monde. Jésus reprend l’image du pasteur, très présente dans l’Ancien Testament – notamment dans le magnifique psaume 22 – et insiste sur le lien étroit qui l’unit à chaque brebis de son troupeau. Nul ne peut aller vers le Père sans passer par lui, qui est la porte du royaume de Dieu.
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Première lecture - Actes 2, 14a.36-41
« Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés »
Les douze Apôtres sont réunis le jour de la Pentecôte et annoncent avec tant de force et de conviction la mort et la résurrection du Christ que tous leurs auditeurs sont « touchés au cœur ». Pierre leur promet le don du Saint-Esprit et les invite à se détourner du péché. Le nombre des convertis – trois mille – est impressionnant. Il nous interroge sur la manière dont nous témoignons autour de nous du fait que le Christ ressuscité nous fait vivre.
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Psaume - 22
« Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie »
Ce psaume est certainement le plus connu de tous. Il est toujours prié en entier et souligne la relation étroite du psalmiste avec le Seigneur, son berger. Jésus reprendra la même image dans l’évangile. Le berger veille sur ses brebis dans toutes les dimensions de leur vie, aussi bien matérielles que spirituelles. Il les protège du mal et de la mort, et les comble de grâce tout au long de leur vie.
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Deuxième lecture - 1 Pierre 2, 20b-25
« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger »
Dans cette lettre qu’on lui attribue, Pierre reprend certains thèmes des discours qu’il prononce dans les Actes : figure du Serviteur souffrant, importance de la conversion et du baptême. Il s’adresse toutefois à un auditoire très différent : celui des communautés chrétiennes de la diaspora d’Asie Mineure (1 P 1, 1). Ce sont des communautés déjà établies mais qui éprouvent certaines difficultés. D’où l’exhortation à se tourner vers le « modèle » qu’est le Christ, qui « a porté nos péchés » et assumé pleinement les souffrances injustes qu’on lui a infligées. Le Christ n’est pas seulement un modèle à imiter, il est aussi « votre berger, le gardien de vos âmes », qui procure, comme le Dieu berger du psaume, repos, grâce et bonheur.
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Évangile - Jean 10, 1-10
« Ses brebis à lui, il les appelle chacun par son nom »
Lorsque Jésus utilise la comparaison du berger et de ses brebis, il souligne le lien qui unit le pasteur à chaque brebis du troupeau. Il connaît chacune par son nom, elles connaissent sa voix et ne suivront jamais un étranger. Les disciples ont du mal à comprendre cette image. Jésus va alors plus loin et se présente comme la « porte des brebis ». Il invite à « passer par lui », c’est-à-dire à écouter sa voix et à développer avec lui une relation étroite pour qu’il puisse donner à chacun la vie, et la vie en abondance.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Le temps pascal :
Même si l’évangile de ce dimanche ne porte pas sur la Résurrection, il donne un éclairage à notre manière d’accueillir la vie du Christ ressuscité. Cette dimension est rappelée par la première lecture, qui se situe le jour de la Pentecôte, où les Apôtres annoncent le Christ vivant, et par la deuxième lecture, où saint Pierre fait un très beau lien entre la mort du Christ, qui donne la vie par ses blessures, et l’image du berger, « le gardien de nos âmes »
Prier pour les vocations :
Aujourd’hui, nous vivons la Journée mondiale de prière pour les vocations. Si cette prière concerne d’abord l’appel à la vocation sacerdotale et religieuse, elle n’est toutefois pas exclusive. Nous savons que l’appel du Seigneur est largement adressé à tous les baptisés pour qu’ils y répondent eux-mêmes, mais aussi pour qu’ils en soient témoins auprès de celles et ceux qu’ils rencontrent. On pourra trouver ici les documents nécessaires pour vivre au mieux cette journée : https://jeunes-vocations.catholique.fr
Les néophytes :
Les trois mille personnes qui reçoivent le baptême à la suite de la prédication de l’apôtre Pierre nous évoquent les milliers d’adultes baptisés chaque année dans notre pays. Nous nous réjouissons de cette dynamique vécue dans bien des paroisses. Ne manquons pas de nous interroger sur la manière dont nous accompagnons les néophytes afin de les aider à grandir dans la foi, et comment nous leur donnons toute leur place dans nos communautés.
Mots clés
Le Bon Berger :
Dans l’Ancien Testament, l’image du berger est familière. David, comme Abel, Moïse ou Amos, était berger pour sa famille, comme souvent le plus jeune des garçons. Les moutons étaient indispensables à la vie des familles du Moyen-Orient pour la nourriture et les vêtements. David reprendra cette image dans de nombreux psaumes, dont le superbe psaume 22 prié aujourd’hui. Jésus reprend à son compte cette image familière à ses auditeurs. Le berger prend soin de son troupeau jour et nuit, le nourrit et l’abreuve, le conduit et le protège des animaux sauvages.
Les brebis :
Cette belle image du berger et de son troupeau a pu été diversement interprétée dans l’histoire de l’Église. Le pape Léon XIII, dans sa lettre Epistola tua de 1885, affirmait : « Aux pasteurs seuls a été donné l’entier pouvoir d’enseigner, de juger, de diriger ; aux fidèles a été imposé le devoir de suivre ces enseignements, de se soumettre avec docilité à ces jugements, de se laisser gouverner, corriger et conduire au salut. » Cette obéissance du troupeau à son pasteur est encore quelquefois mal comprise. À la suite des papes François et Léon, la manière dont est vécue aujourd’hui la synodalité dans l’Église donne une dimension plus évangélique à la relation vécue entre les fidèles et leurs pasteurs.
« Je suis la porte » :
L’évangéliste saint Jean présente Jésus, le Christ, comme le seul chemin qui conduit à Dieu. On trouvera cette expression plus tard dans son Évangile, lorsque Jésus dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ». L’image de la porte qu’il utilise aujourd’hui fait bien écho à ces paroles. Franchir une porte – qui peut être étroite, selon les évangélistes Matthieu et Luc – c’est passer d’un espace à un autre, c’est accéder par la foi en Jésus vivant à la vie sans fin qu’il nous promet.
écoutez la messe du 19 avril 2026 sur Youtube en cliquant sur lien ci-dessous
Messe du Jour du Seigneur à la chapelle Notre-Dame des Douleurs du Prado à Lyon
Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - Illustrations les Cahiers de PrionsenEglise
Méditation 3ième Dimanche de Pâques - 19 avril 2026
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 13-35)
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Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? »
Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe de puis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
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Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse ». Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs com pagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre ». À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Sur le chemin d’Emmaüs
S’en retournant chez eux à Emmaüs, deux hommes, parmi les compagnons de Jésus, ont le pas lourd ; comment ne pas être bouleversés, désemparés, après les évènements qui viennent de se dérouler à Jérusalem ? L’espérance d’un grand nombre s’est brisée avec la condamnation et la mort du prophète Jésus.
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Sur ce chemin de réflexion et de méditation, sans qu’ils s’en soient rendu compte, « Jésus lui-même s’approcha et fit route avec eux ». Il les rejoints et les aide à poser un autre regard, à projeter une autre lumière sur ce qui provoque encore leur tristesse et leur repli. Il les pousse même à se retourner en arrière, à repenser à la route passée, à professer leur foi : « de quoi discutez-vous en marchant ». Au trouble des disciples, il les pousse à chercher plus loin, plus profond et à reprendre le chemin des Ecritures qui allumeront en eux un feu brûlant et enflammeront leurs cœurs.
Les disciples cheminent ; ils avancent et Emmaüs est tout proche ; les deux voyageurs, un temps découragé, ont encore besoin de leur maître en Ecritures, et de sa Parole : « Reste avec nous ». « Il entra pour rester avec eux », « il se mit à table avec eux ». Jésus ressuscité est tout entier dans la présence et partage le pain. C’est tout... Et c’est énorme ! Le signe attendu est là. Dans le tout petit signe du partage du pain, se cache la Vie Pleine, la Vie plus forte que la mort. Le ciel qui sourit à la terre ! « Leurs yeux s’ouvrent ».
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Ce qui a été déposé pour toujours dans leur cœur les a arrachés à eux-mêmes et chassez toute torpeur ; leur foi en est éclairée, affermie. Les disciples ressuscitent. Ils peuvent retourner « nouveau » à Jérusalem. Le chemin qu’ils ont désormais à prendre et celui du témoignage du Christ par toute leur vie, de la mission ; et dans la proclamation de l’Evangile du Ressuscité naîtra la communion avec le Christ et leurs frères et sœurs de la communauté naissante de Jérusalem.
Cette expérience du Christ avec les disciples d’Emmaüs, n’est-elle pas la nôtre aussi, lorsque, laissant le Christ cheminer avec nous, et en nous, nous pouvons découvrir sa Présence et son Esprit à l’œuvre dans nos existences ? La paix qui nous vient alors de sa Parole, le partage fraternel, la communion réalisée, fortifient notre cœur et animent notre voix, pour proclamer à notre tour : « Christ est ressuscité ! »
Jésus, glorifié par le Père, accomplit les Ecritures et réalise les promesses de Dieu. « Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute chair ». Par l’Esprit Saint, Dieu se communique et se fait connaître.
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Equipe Méditation@Evangile –Jacqueline – Jean-Marie – François – rencontre Edace à l’église St Joseph à Yutz - le 13 mars 2016 - Peinture Arcabas
Prière universelle 3ième dimanche de Pâques
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« Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha et il marchait avec eux ». Tu viens sans relâche, Seigneur Jésus, à la rencontre des pasteurs et des fidèles laïcs de ton Église : que Ta parole habite nos cœurs pour apporter Ton espérance au monde.
Seigneur, nous t’en prions
« Tu nous apprends, Seigneur, le chemin de vie ».Tu marches, Seigneur Jésus, avec tous nos frères et sœurs chrétiens, avec tous les croyants ; prions pour notre pape Léon qui vient porter en Terre Africaine Ta parole de vie et de paix pour les peuples du monde entier.
Seigneur, nous t’en prions
« Mettez votre foi et votre espérance en Dieu ». Pour notre terre, pour les peuples qui souffrent des guerres, pour les victimes des injustices et des catastrophes, que l’Esprit Saint inspire à tous les gouvernants le désir de bâtir en ce monde une paix et une justice durable.
Christ ressuscité, nous t’en prions
« Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent » Tu es là, Seigneur Jésus, dans notre communauté ici rassemblée, que l’écoute de Ta parole et la fraction du pain nous donnent de vivre avec toi tous les jours pour annoncer ton Évangile.
Seigneur, nous t’en prions
Equipe PU@Evangile – PrionsenEglise- Peinture Arcabas
Liturgie du 3ième dimanche de Pâques - dimanche 19 avril 2026
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Liturgie du 3e dimanche de Pâques A – Couleur liturgique : blanc
Dans les lectures du jour
Croire, c’est laisser le Christ rejoindre nos routes. Les deux disciples en font l’expérience sur la route d’Emmaüs. Aujourd’hui, le Christ nous invite à le laisser nous rejoindre sur nos routes humaines, éclairer nos vies par sa parole, nourrir notre marche par le pain partagé
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Première lecture - Actes 2, 14.22b-33
« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins »
Le témoignage de la Résurrection est fondé sur le témoignage direct des Apôtres : Jésus, avec qui ils ont passé plusieurs années, est ressuscité des morts. Ce témoignage est le socle de notre foi, il a été mis par écrit pour que, deux mille ans plus tard, nous puissions toujours le recevoir.
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Psaume - 15
« Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie »
Bien que l’au-delà de la mort soit demeuré longtemps indéfini dans la foi d’Israël, les psaumes n’ont cessé de professer une confiance inébranlable au Dieu « refuge » et protecteur des justes. Non seulement il ne peut les « abandonner à la mort », mais il leur apprend « le chemin de la vie ». Pierre avait donc raison d’invoquer la figure de David et de citer longuement le psaume 15 : Dieu a ressuscité Jésus le juste, et ce chemin de la vie nous est ouvert à tout jamais pour « une éternité de délices »
Nous aussi, à la suite des croyants qui nous ont précédés, bénissons le Seigneur qui nous donne la vie, le bonheur et l’espérance
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Deuxième lecture - 1 Pierre 1, 17-21
« Vous avez été rachetés par un sang très précieux, celui d’un agneau sans défaut, sans tâche, le Christ »
La lettre de Pierre est une catéchèse baptismale. L’auteur rappelle à ses auditeurs qu’ils ont été « rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ ». Pour les premiers chrétiens, l’image était transparente : Jésus est l’agneau pascal par excellence, porteur d’un salut encore plus grand que celui de l’agneau immolé par les Hébreux au soir de la première Pâque (Ex. 12). Ce rachat marque le point culminant d’une histoire du Salut conçue par Dieu « dès avant la fondation du monde », et qui se poursuivra jusqu’à « la fin des temps ». Notre « foi » nous enracine ici et maintenant dans une très longue et belle histoire de salut, et notre « espérance en Dieu » en est marquée définitivement.
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Évangile - Luc 24, 13-35
« Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux »
Le parcours et l’expérience des disciples d’Emmaüs sont uniques et leur rencontre avec le Ressuscité demeure l’une des plus inspirantes des Évangiles. « Les événements » des derniers jours à Jérusalem les ont complètement bouleversés et la mort de Jésus sur la Croix a mis fin brutalement à toutes leurs espérances. Trois jours après le drame, il fallait se rendre à l’évidence : leur Maître n’avait pas pu « délivrer Israël ». Mais lorsque Jésus les rejoint incognito sur la route et se met à interpréter, « dans toute l’Écriture, ce qui le concerne », un nouveau bouleversement se produit en leurs cœurs. Ils peuvent ainsi mieux comprendre le Christ, et c’est au moment où celui-ci prononce une bénédiction et rompt le pain pour le partager avec eux que l’illumination ultime des disciples se produit.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
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La route d’Emmaüs :
La liturgie du rassemblement ou de l’accueil pourra interroger chacun comme le Christ a questionné les disciples d’Emmaüs : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Comme eux, nous avons besoin de nous arrêter pour ouvrir au Christ ressuscité notre cœur et notre vie.
La partage et la fraction du pain :
L’évangile des disciples d’Emmaüs nous dit l’importance de la fraction du pain. Celle-ci pourra être mise en valeur. Par exemple, la communion pourrait n’être donnée qu’avec de grandes hosties fractionnées.
Reconnaître le Ressuscité :
En ce dimanche, la liturgie de l’eucharistie nous invite à chanter notre action de grâce au Père qui nous donne de reconnaître son Fils ressuscité. Le cœur brûlant, c’est les yeux ouverts sur les signes de la foi que nous recevons la présence du Ressuscité et communions à sa vie.
Mots clés
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Présence :
Les textes liturgiques nous invitent à trouver les signes de la présence du Christ ressuscité dans notre vie avec nos frères. La mise en évidence des modes de présence du Christ ressuscité sera faite par l’encensement :
l’assemblée, le prêtre, l’ambon et le livre de la Parole, l’autel, le pain et le vin.
La rencontre :
La rencontre avec le Christ au sein de la liturgie eucharistique nous renouvelle. Ainsi, la liturgie de l’envoi peut nous envoyer annoncer à nos frères et sœurs le Christ, dont nous reconnaissons la présence dans nos
vies. Une prière basée sur l’évangile pourra accompagner l’envoi.
Être des témoins :
Le temps pascal est un temps privilégié pour témoigner : celui où les disciples ouvrent les yeux, comprennent et vont annoncer la résurrection du Christ, sa victoire sur la mort. Laissons-nous toucher par l’enthousiasme des néophytes et, ensemble, allons témoigner de cette joie toute particulière de Dieu et de son amour.
Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – illustration Les Cahiers de PrionsenEglise _ Peinture : Arcabas - Bernadette Lopez
Veillée de prière pour la paix présidée par le pape Léon XIV -11 avril 2026
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Veillée de prière pour la paix: «La guerre divise, l’espérance unit»
Le Christ à traverser la mort pour nous donner la vie et la paix. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix, ce n’est pas comme le monde la donne que je vous la donne nous dit le pape Léon XIV.
« La paix que Jésus nous donne n'est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun. »
Convertissons-nous à la paix du Christ, faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur.
C'est par ces mots que Léon XIV a conclu son message de Pâques avant de donner la bénédiction « Urbi et Orbi ». Il a invité tous les chrétiens à se joindre à une « veillée de prière pour la paix » qui s’est tenu dans la basilique Saint-Pierre ce samedi 11 avril à 18h, lors de laquelle il a prié en communion avec toute l’assemblée humaine rassemblée sur la place St Pierre, dans la basilique, et à travers le monde par tous les moyens de communication d’aujourd’hui pour que Dieu accorde la paix.
« Très chers amis, que la paix soit avec vous tous ! C’est la paix du Christ ressuscité, fruit de son sacrifice d’amour sur la croix. C’est pourquoi nous Lui adressons notre supplication » :
Seigneur Jésus,
tu as vaincu la mort sans armes ni violence :
tu as anéanti son pouvoir par la force de la paix.
Donne-nous ta paix,
comme aux femmes hésitantes le matin de Pâques,
comme aux disciples cachés et effrayés.
Envoie ton Esprit,
souffle qui donne la vie, qui réconcilie,
qui fait des adversaires et des ennemis des frères et des sœurs.
Inspire-nous la confiance de Marie, ta mère,
qui, le cœur déchiré, se tenait au pied de ta croix,
solide dans la foi que tu ressusciterais.
Que la folie de la guerre prenne fin
et que la Terre soit soignée et cultivée par ceux qui encore
savent engendrer, savent préserver, savent aimer la vie.
Écoute-nous, Seigneur de la vie !
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cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter la veillée sous Youtube
Veillée de prière pour la paix présidée par le pape Léon XIV | 11 avril 2026
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Rosaire de la paix - Chapelet à Marie Reine de la paix sous son regard avec les mystères Glorieux
Méditation 2e dimanche de Pâques - Dimanche de la Divine Miséricorde
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)
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C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
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Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
CHARGÉS DE PAIX
La résurrection est une sorte de "conquête de l'espace". Jésus ressuscité vient faire éclater nos prisons et nos carapaces blindées. Prisonniers de nos habitudes, incarcérés dans nos peurs, coincés dans nos rancœurs, nous sommes bousculés par le Vivant, appelés à ouvrir nos horizons et nos cœurs. L'Eglise qui témoigne du Ressuscité est appelée à créer de nouveaux espaces de liberté où chacun puisse exister, avec ses faiblesses et blessures et se laisser pardonner, transfigurer par le Christ.
Elargissons nos espaces intérieurs, avec Thomas, nous découvrons que les yeux ne suffisent pas, et qu'il faut traverser des nuits d'épreuves et de blessures pour voir se lever la lumière.
Nous redécouvrons que parfois les mains ne suffisent plus, et qu'il faut la douceur du cœur pour guérir le désespéré ! Quand j'ai peur, quand je me sens usé, c’est souvent parce que tout repose sur mes épaules, sur mon énergie, sur ma volonté. Alors les portes se verrouillent de l'intérieur !
Mais toi, Seigneur, tu viens et tu m'appelles à sortir de moi, à aller vers toi, à me donner et à tout te confier. Alors, les verrous peuvent sauter, et ton Esprit en moi travailler !
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O Christ, toi notre frère crucifié, ressuscité,
fais-nous voir l'amour du Père,
donne-nous de toucher la beauté d'être aimé,
permets-nous de sentir ta présence en nos cœurs,
et d'entendre le souffle de ton Esprit nous redire :
"La paix soit avec vous !"
Nous voici donc, avec les disciples de tous les temps, épris de ce Maître en amour qui nous revêt aujourd’hui de sa tunique sans couture et nous charge de distribuer son amour sans partage ni condition : paix pour tous
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Méditation@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°347 du 16 avril 2023 – Vince Ravince prêtre spiritain – peinture Bernadette Lopez
Prière universelle - 2e dimanche de Pâques - dimanche de la Divine Miséricorde
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« Jésus vint, et il était là au milieu d’eux » Prions pour l’Église, qui a pour mission de faire connaître la miséricorde de Dieu, qui console, pardonne et donne l’espérance
Dieu d’amour, nous te prions
« La paix soit avec vous! » Prions pour les responsables des affaires publiques et les gouvernants des nations. Dieu de miséricorde, souffle sur eux ton Esprit de paix et de liberté.
Dieu de paix et de liberté, nous te prions
« Les portes étant verrouillées » À l’image des Apôtres, donne-nous, Seigneur, de réussir à ouvrir nos cœurs pour mieux vivre ensemble, avec le souci de ceux qui vivent dans la solitude, la maladie, la peur du lendemain.
Dieu de bonté, nous te prions
« Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » Béni sois-tu, Seigneur, toi qui nous donnes la communion fraternelle et la persévérance !
Pour les membres de notre communauté de paroisse, Dieu de vie, nous te prions
Equipe PU@Evangile – extrait de PrionsenEglise – Magnificat - Peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 2e dimanche de Pâques
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Dimanche 12 avril 2026
Dimanche de la Divine Miséricorde A Couleur liturgique : blanc
Dans les lectures du jour
Ce 2e dimanche de Pâques est appelé dimanche de la Divine Miséricorde. Pourquoi avoir choisi ce dimanche plutôt qu’un autre ? Parce que les disciples accueillent le Ressuscité, après une période de peur et de doute (évangile) ; ils fêtent la victoire sur la mort de Jésus, qui nous entraîne à sa suite en nous faisant « renaître » (2e lecture). Cette victoire provoque chez eux la louange envers ce Dieu de vie qui fait de la Pâque un « jour de fête et de joie » (psaume). Elle amène les disciples à des attitudes nouvelles de partage et d’accueil (1re lecture).
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Première lecture - Actes 2, 42-47
« La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les, Apôtres »
Voilà comment l’Esprit crée l’Église. Le portrait idyllique de la première communauté (1re lecture) insiste sur l’assiduité des disciples de Jésus à quatre activités, marques identitaires de l’Église : l’écoute de l’enseignement des Apôtres, la communion fraternelle (spirituelle et matérielle), la fraction du pain (l’eucharistie), les prières. L’auteur des Actes insiste sur le partage des biens : la foi au Ressuscité implique une fraternité concrète. La joie des disciples et le respect que leur porte le peuple ont un effet de contagion qui se traduit par l’accroissement de la communauté.
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Psaume - 117
« Éternel est son amour ! »
C’est l’expérience de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui nous pousse à la louange, à la joie et à la fête. Oui, Christ est ressuscité, il a vaincu la mort. Il nous fait renaître de sa vie. Sortons de la peur et louons le Seigneur car « éternel est son amour » !
L’action de grâce dans la Bible est plus qu’un simple « merci » adressé à Dieu. Elle est une véritable profession de foi. Le psalmiste convoque ici l’ensemble du peuple et l’invite à proclamer hautement, par des « clameurs de joie et de victoire », la pérennité de l’amour du Seigneur. Cette joie profonde n’exclut pas les épreuves, mais la confiance du psalmiste demeure constante. Le verset 22 est devenu emblématique de la « merveille » que représente la résurrection du Christ : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. »
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Deuxième lecture - 1 Pierre 1, 3-9
« En lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire »
Renaître pour une vivante espérance grâce à la miséricorde de Dieu. La bénédiction prononcée par Pierre est centrée, elle aussi, sur l’un des attributs de Dieu : sa miséricorde. Elle est une véritable expression de sa foi et elle repose sur l’expérience de l’amour du Christ : « Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi. » Voilà qui prépare le terrain à la béatitude que nous allons entendre dans l’évangile de ce jour, lorsque Jésus s’adresse à Thomas.
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Évangile - Jean 20, 19-31
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
« En ce premier jour de la semaine », les disciples demeurent enfermés dans la peur. Dès sa première apparition, Jésus leur adresse un message de paix et les voilà « remplis de joie ». Cette bonne nouvelle est aussitôt suivie d’un envoi en mission : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vois envoie. » Or la mission qui leur est confiée est d’abord, et avant tout, celle de la rémission des péchés, liée au don de l’Esprit Saint. Quant au disciple Thomas, Jésus ne lui fait pas rigueur de sa réaction d’incrédulité. Il reconnaît sa profession de foi (« Mon Seigneur et mon Dieu ! ») et la béatitude qu’il prononce nous montre clairement que la foi ne repose pas sur la vision. Pour « voir » Jésus, il faut d’abord croire en lui
La foi est une vraie rencontre avec le Ressuscité
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Ne pas s’enfermer dans la peur :
La liturgie du rassemblement, au début de la célébration, invite tous les chrétiens tentés de s’enfermer dans leurs peurs à s’accueillir fraternellement les uns les autres et à s’ouvrir dans la foi à la présence, au milieu d’eux de celui qui les a rassemblés.
Croire sans avoir vu :
Avec Thomas, reconnaissons la présence du Ressuscité au milieu de nous : la liturgie de la Parole met en mouvement l’assemblée et la conduit pour faire sienne la confession de foi de l’Église de toujours (Église apostolique) et de partout (Église catholique).
Rayonner de la vie nouvelle des ressuscités :
La liturgie de l’envoi convie les chrétiens à se laisser transformer par
l’Esprit du Seigneur ressuscité et à proclamer, dans la dispersion de la vie quotidienne, la nouveauté de la vie qu’ils auront célébrée dans le rassemblement liturgique.
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Mots clés
Foi :
La foi est une réponse de l’homme à l’amour de Dieu. « Mon Seigneur et mon Dieu » : Thomas reconnaît avoir été aveugle, il reconnaît Dieu pour ce qu’il est et adhère à l’amour qui lui est donné. La profession de foi sera mise en valeur par une monition d’introduction qui la mettra en lien avec les textes du jour.
Aspersion :
Le rite de l’aspersion fait référence à notre baptême par lequel nous avons été plongés dans la mort et la résurrection de Jésus Christ. Lors de la Veillée pascale, nous avons renouvelé les promesses de notre baptême. Or, c’est Pâques tous les dimanches ! Le rite peut donc être vécu tous les dimanches. Mais il est particulièrement pertinent pendant le temps pascal.
Paix :
« La paix soit avec vous ! » C’est le Christ ressuscité qui nous donne sa paix pour que nous la recevions et la partagions. Le rite de la paix pourra partir de l’autel : des chrétiens ou des servants d’autel reçoivent la paix du prêtre qu’ils vont ensuite porter à l’assemblée. Si c’est le cas, il faudra que l’assemblée attende d’avoir reçu la paix pour la partager.
Equipe Liturgique@Evangile- extrait de PrionsenEglise
Jour de Pâques 2026 - Dimanche de la Résurrection
CHRIST EST RESSUSCITE !
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Ce que proclame aujourd’hui la foi de l’Eglise, c’est que la vie et le bonheur ne sont liés ni au succès, ni à l’avoir, ni au pouvoir. La vie et la joie véritables peuvent ouvrir leur chemin jusque dans l’échec, la souffrance et la mort, depuis que la mort a surgi la vie, et que du tombeau ouvert a jailli l’espérance.
L’affirmer n’est pas pour autant une invitation à la paresse, à la morne résignation et à la soumission aux fatalités. L’évènement de Pâques fait de nous les plus libres, les plus responsables et les plus audacieux des hommes passionnés d’ouvrir, jusque dans nos impossibles, des chemins de résurrection et de vie.
Avec la Pâques de Jésus, l’histoire du monde et celle de chacun d’entre nous a basculé sur le versant de Dieu, une nouvelle création a commencé et des décombres de la vieille humanité surgit une humanité nouvelle : celle-là même de Dieu.
« Christ est ressuscité ! » Les mots trébuchent lorsque nous tentons de désigner cet évènement unique dans les profondeurs insaisissable de l’existence. Comment rendre compte d’une telle explosion d’espérance et de vie ! Et comment dire ce qui est de Dieu ! Le silence, parfois, est le plus intense.
Nous n’en aurons jamais fini de laisser l’évènement de Pâques déployer toutes ses résonances d’humanité dans notre vie. Car aujourd’hui comme hier, Jésus et son Evangile ne cessent de traverser nos murailles, d’ouvrir nos tombeaux et de suscité et de ressuscité l’humanité de Dieu.
LA VIE COMME VOCATION
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L’exitance n’est ni un hasard, ni un simple parcours biologique, c’est une vocation inscrite dès l’origine dans le cœur de l’homme. Dieu ne destine pas l’homme à un bonheur terrestre, mais à une participation active à sa propre vie.
Dieu entre dans l’histoire, prend l’initiative d’une Alliance, puis d’une proximité radicale dans l’incarnation.
En Jésus-Christ, la vie divine rejoint la condition humaine, traverse la mort et ouvre un chemin de résurrection. Cette vie reçue ne peut demeurer individuelle, elle devient appel à responsabilité envers le prochain. L’Esprit de la Pentecôte fait de chaque croyant un temple vivant et un témoin de l’Evangile de vie. Le projet de Dieu est que nous la vie en abondance.
Par le don de sa vie, Jésus scelle l’Alliance Nouvelle et Eternelle.
A chaque fois que l’Eucharistie est célébrée, le sacrifice d’Alliance accomplit par Jésus, est rendu, présent dans l’Esprit par les gestes rituels qu’il a ordonné de faire en mémoire de lui (1 Co 11 ;25). Quand nous participons à la messe et que nous communion avec foi au Corps et au Sang du Christ, nous bénéficions des grâces qui nous permettent de vivre plus étroitement dans cette Alliance nouvelle.
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« Moi je suis venu pour qu’ils aient la vie en abondance » (Jean 10,10). La résurrection du Christ ne nous donne rien de moins que l’accès à une vie nouvelle. Par la grâce du baptême moyennant la foi, ce passage de la mort à la vie s’accomplit en nous. Jésus est la porte : c’est en passant par Lui que nous sommes sauvés. (cf. Jean 10,9)
Prière de Mère Teresa

La vie est beauté, admire-la. - La vie est félicité, profites-en.
La vie est un rêve, réalise-le - La vie est un défi, relève-le.
La vie et un devoir, fais-le - La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, soigne-la bien - La vie est richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en - La vie est un mystère, pénètre-le.
La vie est une promesse, tiens-la - La vie est tristesse, dépasse-la.
La vie est un hymne, chante-le - La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, lutte avec elle - La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le - La vie est la vie, défends-la
Equipe Méitation@Eangile - Paul Joseph Schmitt – Evêque de Metz (1958-1987) - extrait du livret "Carême à domicile" Jean-François Mertz - vicaire général du diocèse de Metz
Samedi Saint Grand Silence
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (28, 1 10)
« Il est ressuscité et il vous précède en Galilée »
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Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
LE GRAND SILENCE DU SAMEDI SAINT
Jésus est mort. On l’a enseveli dans un tombeau. L’Église est en deuil parce qu’on lui a enlevé l’époux. Pourtant, le diable sait qu’il a perdu. Dans sa défaite, il se contente de cette petite satisfaction : la mort du fils de Dieu. Mais comme il est intelligent, il sait que cette mort va se retourner contre lui. La mort est entrée dans le monde comme la conséquence des péchés de l’humanité. Elle retenait captives toutes les âmes des justes dans les enfers (qu’il ne faut pas confondre avec l’enfer au singulier). C’était la victoire de Satan.
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Lorsque Jésus meurt, il descend aux enfers, comme nous le disons dans le Credo. Le diable est terrifié : le fils de Dieu est là, dans le royaume de la mort. Le visage de Jésus s’illumine, sa lumière envahit le royaume des ténèbres et Jésus ressuscite. Le royaume de la mort devient le royaume des vivants. C’est la victoire définitive de Jésus sur son ennemi. Il l’a vaincu en détruisant la mort. Jésus vide les enfers en prenant avec lui toutes les âmes des justes.
Désormais, la mort est un passage vers la vie éternelle. Oui, Jésus est mort ; il fallait qu’il meure pour triompher de son adversaire en le dépouillant de ses biens. Nous n’attendrons pas demain matin pour fêter cette victoire. Dès que la nuit tombera ce soir, nous allumerons un feu. Tout à coup, une lumière déchirera la nuit. Avec le feu pascal, nous célébrerons la victoire définitive de Dieu sur les ténèbres. Préparons notre cœur avec cette journée de silence à célébrer dans la joie celui qui nous dit : « J’étais mort et me voilà vivant ! (Ap1,18) ».
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cliquez ci-dessous pour écouter
Frère François-Dominique Forquin - Couvent Notre-Dame du Chêne à Nancy
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Equipe Méditation@Evangile - Père Samuel Vigot - Prier Aujourd'hui - François-Dominique Roger
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