Liturgie du 16e dimanche du Temps Ordinaire année A
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Liturgie de dimanche 19 juillet 2026 - couleur liturgique : vert
Que grandisse le Royaume
Dans les lectures du jour Jésus prolonge la parabole du semeur par trois autres paraboles. Celle du bon grain et de l’ivraie nous invite à ne pas nous fier aux apparences et à ne pas juger trop vite. La lecture du livre de la Sagesse souligne cette dimension de l’amour de Dieu, dont la puissance n’est pas écrasante : au contraire, il « gouverne avec beaucoup de ménagement » et nous aide à nous convertir. L’Esprit Saint, que saint Paul évoque dans la lettre aux Romains, fait grandir en nous l’espérance de voir advenir le royaume de Dieu comme un soleil qui nous éclaire, si nous croyons qu’une petite graine de moutarde peut devenir un arbre ou qu’un peu de levain est capable de soulever le monde. À nous d’accueillir ce que le Seigneur vient semer en nous
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Première lecture - Sagesse 12, 13.16-19
« À tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion »
Parmi les écrivains bibliques qui invoquent, vénèrent et célèbrent la toute-puissance de Dieu et sa miséricorde, aucun n’a mis en lumière comme l’auteur du livre de la Sagesse les liens étroits entre ces deux attributs : Dieu est miséricordieux parce que tout-puissant. Force, domination et puissance se déploient dans le « soin » qu’il prend « de toute chose » et dans le ménagement qu’il réserve à tous. L’auteur va encore plus loin, en concluant que Dieu agit avec miséricorde pour nous enseigner à faire de même, par amour pour tout être humain : ainsi le juste doit-il se montrer « humain ». Voilà qui ajoute, selon les mots de l’auteur, « une belle espérance », car Dieu, « après la faute », accorde « la conversion »
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Psaume - 85
« Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de vérité… regarde vers moi »
Le psaume 85 oscille entre supplication et confiance. Le psalmiste réclame l’attention de son Dieu : son écoute, son regard et son pardon. Il vit une certaine détresse, mais sa confiance en Dieu demeure inébranlable. Car il connaît d’expérience sa patience et sa propension à pardonner : Dieu est bon, plein d’amour et de tendresse et il « fait des merveilles ». Pour le psalmiste, comme pour l’auteur du livre de la Sagesse, la miséricorde est l’un des plus grands signes montrant que Dieu est « le seul », l’unique vrai Dieu. Toute-puissance divine et miséricorde sont, là aussi, inséparables.
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Deuxième lecture - Paul aux Romains ( 8, 26-27 )
« L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse »
Saint Paul souligne le rôle de l’Esprit Saint. Dans ce chapitre 8 de la lettre aux Romains, il le nomme dix-huit fois. L’extrait de ce dimanche est très court, mais il souligne un rapprochement intéressant : l’Esprit Saint intercède pour les fidèles, et il nous apprend à prier comme il faut. « Prier comme il faut », ce n’est pas adresser à Dieu une quantité de demandes, mais c’est entrer dans sa volonté. Prier, c’est d’abord ouvrir notre cœur à la présence de Dieu : l’Esprit Saint nous y aide.
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Evangile - Matthieu ( 13, 24-43 )
« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson »
Qu’il s’agisse du « bon grain », de la « graine de moutarde » ou du « levain » dans la pâte, il est chaque fois question de la croissance mystérieuse du Royaume. Les deux semeurs et la femme qui prépare la pâte sont gens d’espérance : ils font confiance à la semence et au levain. Dans l’autre parabole, en revanche, un « ennemi » survient et sème de l’ivraie qui risque d’étouffer le bon grain. Jusqu’au temps de la moisson, c’est-à-dire du Jugement, le bien et le mal coexistent. On peut rêver d’éradiquer le mal. Mais seul le maître qui a semé le bon grain pourra faire ce tri. Ce maître est l’image même d’un Dieu de miséricorde, qui demeure patient par rapport à tous et leur accorde, aux mauvais comme aux bons, le temps du repentir et de la conversion. C’est à la confiance, à la patience et à l’espérance que Jésus nous appelle
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Le décor visuel :
La liturgie fait appel à tous nos sens. Nous écoutons, parlons et chantons. Mais notre regard soutient notre prière. Par les œuvres d’art du lieu où est célébrée la messe, mais aussi par la manière de l’agencer et de le décorer. Comme proposé dimanche dernier, des céréales, des fleurs, peut-être aussi de la mauvaise herbe, aideront à mieux accueillir les paraboles dans lesquelles Jésus utilise de nombreuses comparaisons avec la nature qui germe en ce début d’été.
Accueillir les fidèles :
Nos assemblées n’ont pas le même visage que le reste de l’année. Selon les lieux, elles peuvent être plus ou moins nombreuses, avec une présence ou une absence d’enfants et de familles. L’accueil avant la messe par le prêtre et des personnes de l’équipe liturgique et paroissiale n’en prend que davantage d’importance. Cela permet de mieux s’adresser aux fidèles et de les aider à entrer dans la manière habituelle de vivre la liturgie.
Les événements du monde :
Avant l’arrivée du Tour de France dimanche prochain a lieu aujourd’hui la finale de la Coupe du monde de football. De nombreux paroissiens sont passionnés par ces événements et passent du temps à les suivre. D’autres événements locaux ou internationaux ont pu se produire récemment, qu’ils soient heureux ou malheureux. Dans le mot d’accueil et la prière universelle, mais aussi dans l’homélie, on tiendra toujours compte de ce qui marque la vie des membres de l’assemblée.
Mots clés
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Faute et conversion :
La miséricorde de Dieu est annoncée tout au long du livre de la Sagesse. Dans la première lecture, il est rappelé que, même si Dieu dispose d’une puissance infinie, il « juge avec ménagement ». Il fait preuve d’une étonnante patience lorsqu’il attend la conversion des pécheurs. Et c’est cela qui nous donne une « belle espérance » : après la faute, le Seigneur accorde la conversion. Une conversion qui peut être sans cesse renouvelée, jusqu’à l’avènement du Royaume, comme le dit Jésus dans l’évangile.
Notre faiblesse :
En écho au livre de la Sagesse qui souligne la miséricorde de Dieu, l’apôtre Paul évoque notre faiblesse. Malgré notre bonne volonté, nous avons du mal à prier « comme il faut » L’Esprit Saint nous est donné etvient au secours de notre faiblesse. C’est une manière d’affirmer que notre relation à Dieu, dans notre prière, n’est pas l’expression de notre volonté de bien faire, mais davantage de notre abandon à la présence de l’Esprit Saint. Comme l’ont exprimé bien des saints, il s’agit moins de vouloir à tout prix être parfait que d’ouvrir nos cœurs et nos vies à l’Esprit qui intercède pour nous.
Des petits commencements :
Le monde dans lequel nous vivons est difficile et il nous arrive souvent de n’en retenir que les aspects violents et négatifs, auxquels nous participons par notre manière de vivre. Comme dimanche dernier– et dimanche prochain – Jésus rappelle que le royaume de Dieu est souvent cont
enu dans de petits gestes, et que notre manière de le vivre n’est pas parfaite. Mais il a une force incroyable, comme le levain ou une graine de moutarde, à condition que nous laissions l’Esprit Saint lui permettre de grandir en nous et autour de nous.
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« Annoncez la nouvelle : le royaume de Dieu est là, tout près de vous »
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise - peinture bernadette Lopez
Méditation 15e dimanche du Temps Ordinaire A
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (13, 1-23) (Lecture brève 13, 1-9)
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Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : " Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !"
« Le semeur sortit pour semer »
Les grains tombés sur le sol pierreux ou étouffés par les ronces n'empêchent pas le semeur de continuer à semer. Ainsi, notre faible capacité à accueillir la Parole de Dieu n'empêche pas Dieu de continuer à répandre largement la grâce de son amour. Bien plus, le semeur va semer encore plus de grains pour être certain que quelque chose pousse… Comme le grain de blé, Jésus, tombé en terre, donne beaucoup de fruits. Savoir que tout être humain porte Jésus en lui peut changer notre regard sur les autres.
Par notre baptême, nous aussi nous sommes en ce grain de blé que Dieu veut répandre : invités à ne pas rester enfermés dans nos greniers au milieu des autres grains de blé tous aussi frileux les uns que les autres ! Notre vocation consiste à devenir de beaux épis, pour donner à notre tour du fruit. Mais pour cela, il faut accepter de quitter le confort du grenier pour donner un bel épi. Il n’y a de réelle fécondité que si l’on accepte de quitter son confort. Quel bonheur d’être un épi au grand air qui donne du fruit.
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Souvent nous avons peur ! On se dit : je ne suis pas de la bonne terre, je ne suis qu’un tas de cailloux. Pas étonnant alors que rien ne germe ! Ou bien je me dis : la Parole de Dieu ce n’est pas pour moi, c’est pour les religieux, les bons chrétiens, les gens instruits ! Ceci me sert à excuser ma paresse, mon refus de m’engager ! Et je n’hésite pas à tout faire reposer sur la responsabilité des autres ! Suis-je capable de m’émerveiller devant la générosité de ses dons envers moi?
Quelles sont nos sols pierreux, nos épines ? Les activités professionnelles, l'appétit de biens matériels, l'argent, la sexualité, les loisirs, les jeux, le pouvoir, l'égocentrisme peuvent faire partie des obstacles qui nous éloignent, sans toujours nous en rendre compte, de Dieu. La Parole de Dieu est la racine qui fait grandir notre foi, une foi féconde que l'on ne peut garder pour soi.
Plutôt que de chercher, de manière volontariste, à être une bonne terre, laissons-nous d'abord irriguer par sa Parole de Vie, alors nous deviendrons une terre capable de faire germer la vie. Plutôt que de chercher à mettre en pratique la Parole de Dieu, laissons-la faire sa pratique, son œuvre, en nous. Ça change tout !
Souvenons-nous que, par le baptême, nous sommes devenus à la fois des prêtres (nous portons vers Dieu les prières et les intentions des hommes), des prophètes (nous devons proclamer la Parole de Dieu) et des rois (nous avons à bâtir un Royaume, celui de Dieu, c'est-à-dire d’Amour, de paix, de défense des plus faibles).
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Seigneur, merci pour ce travail du semeur !
Dans ce monde à l'impatience dure
et sans pitié, merci pour ta patience.
Ta Parole grandie doucement en moi
comme une source de vie,
et me laisse le temps
de devenir pleinement moi-même !
Et le monde t’attend, nous attend…
le monde en a tellement besoin
aujourd’hui !
Equipe Méditation@Evangile - extrait de l'Echo d'Ozanam N°360 et de VEA- Vince Ravince, prêtre spiritain -Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne- Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 15e dimanche du Temps Ordinaire
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Regarde, Seigneur, ton Église tout entière que tu as chargée de semer Ta parole dans le cœur des hommes. Donne à toutes les personnes consacrées et à tout le Peuple de Dieu d’être les témoins vivants et joyeux de ton amour pour que Ta parole porte du fruit dans la vie du monde,
Seigneur, nous t’en prions
Regarde, Seigneur, les peuples du monde qui aspirent à la paix et au bonheur. Eclaire les dirigeants des nations, pour qu’ils aient le courage d’abandonner les projets de mort, d’arrêter la course aux armements et de placer au centre la vie des plus vulnérables. Que jamais plus la menace nucléaire ne conditionne l’avenir de l’humanité.
Seigneur, nous t’en prions
Regarde, Seigneur, celles et ceux qui souffrent de la pauvreté, de la maladie, de la faim et de la persécution, au loin ou tout près de nous. Donne à tous ceux qui veillent sur eux la force et les moyens d’ouvrir un avenir meilleur à chacun, pour que la lumière vienne illuminer leur nuit et que la vie puisse refleurir pour le bonheur de tous,
Seigneur, nous t’en prions
Regarde, Seigneur, notre communauté rassemblée en ce dimanche. Tu sèmes en nos cœurs Ta parole et tu espères qu’elle portera du fruit. Donne-nous la force de nous débarrasser de nos pierres et de nos ronces, pour que nous portions du fruit selon nos capacités et qu’à notre tour nous semions Ta parole vivante dans le cœur de celles et ceux que nous rencontrerons,
Seigneur, fais de nous des semeurs de fraternité et d'espérance nous te prions
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EquipePU@Evangile – PrionsenEglise – Réseau Mondiale de prière du Pape Léon -Peinture Bernadette Lopez
Liturgie du15e dimanche du temps ordinaire A
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Dans les lectures du jour - couleur : vert
Les mots du prophète Isaïe et la parabole présentée par Jésus utilisent la même image : la parole de Dieu n’est pas faite seulement pour être écoutée, mais pour être efficace, c’est-à-dire porter du fruit. La comparaison avec le grain semé en terre est utilisée dans les deux cas. Isaïe établit une comparaison avec la pluie qui féconde la terre. Jésus insiste sur la qualité de la terre, dans une image accessible à tous. Il invite aussi à reconnaître les différences : nous sommes constitués de sol sec et pierreux, nous pouvons porter du fruit qui ne saura grandir, et notre capacité à faire grandir la parole de Dieu dans de la bonne terre n’est pas la même pour tous. La parole de Dieu devient réellement vivante quand nous la mettons en œuvre chaque jour de notre vie.
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Première lecture - Isaïe 55, 10-11
« Ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat »
Pour consoler les exilés et les exhorter à la conversion, le prophète Isaïe sait utiliser des images efficaces. Il emploie ici la double image de la pluie et de la neige qui fécondent la terre. Ainsi en va-t-il de la parole de Dieu qui descend du ciel, elle aussi, et qui produit immanquablement des fruits. C’est dire que tous les magnifiques oracles de salut rassemblés dans ce deuxième livret d’Isaïe (chapitres 40 à 55) vont s’accomplir : joie, paix et justice resplendiront de nouveau à Jérusalem et sur toute la terre.
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Psaume - 64
« Tu couronnes une année de bienfaits, sur ton passage, ruisselle l’abondance »
Le psalmiste s’extasie devant l’abondance et la munificence des bienfaits que Dieu prodigue à la terre et à ses habitants. Ce dernier tiers du psaume est consacré exclusivement à la bénédiction que sont les pluies et autres sources d’eau que le Créateur ne cesse de dispenser à la terre. Le titre du psaume porte la mention de « chant » et donne à penser qu’il aurait servi à une antique fête liturgique des semailles et des moissons. Mais la portée du psaume est universelle : « la terre » que Dieu « visite » est bien celle que Dieu a créée à l’origine, et qu’il a dotée de multiples sources et cours d’eau.
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Deuxième lecture - Romains 8, 18-23
« La création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore »
Paul jette un regard original sur la Création, déjà mise à mal par « le pouvoir du néant » et « l’esclavage de la dégradation ». Il invite cependant ses lecteurs à ne pas céder au défaitisme. Paul leur demande d’espérer vivement « la révélation des fils de Dieu » et « la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu ». Malgré les tourments qui affligent le monde présent, il faut savoir lire les signes avant-coureurs de la gloire à venir : un nouveau monde s’apprête à naître grâce à l’Esprit Saint qui a ressuscité Jésus.
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Évangile - Matthieu 13, 1-23
« Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, de soixante ou de trente pour un »
Cette parabole est sans doute une des plus connues de l’Évangile. Les images semblent si parlantes qu’on est en droit de se demander pourquoi Jésus est contraint de l’expliquer à ses disciples. Si nous la comprenons si bien, c’est que nous en avons toujours entendu l’explication, mais aussi parce qu’elle nous atteint directement. Nous savons bien que nous avons en nous un mélange de sol pierreux, de bonne terre, de ronces, de bonnes intentions qui ne durent pas. Jésus nous appelle en fait à nous interroger sur la manière de « mettre de l’engrais » et d’arroser, comme l’évoquent les premiers textes, pour que la Parole semée puisse porter du fruit, dans des proportions différentes selon les personnes. Il fait appel à nos expériences familières pour ensuite nous amener à percevoir la nouveauté du Royaume qu’il annonce. La parabole est elle-même une semence appelée à croître dans le cœur des chacun.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
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Liturgie de la Parole :
La parole de Dieu est au cœur des textes de ce dimanche, dans la première lecture et l’évangile. Il serait intéressant de lui donner une importance symbolique plus forte en procédant à ce que les orthodoxes appellent la « petite entrée » : le premier lecteur porte le lectionnaire jusqu’à l’ambon, pendant qu’on chante un refrain d’acclamation à la parole de Dieu. Il ne s’agit pas de la procession de l’évangile ni du chant d’un alléluia, mais d’une ouverture plus marquée de la liturgie de la Parole.
L’attention à nos assemblées :
Tout au long de l’été, nos assemblées vont connaître une modification de leur composition. Des personnes seront absentes, d’autres seront présentes pour un temps de vacances. On sera davantage attentifs à l’accueil de chacune et de chacun, aux indications pratiques – placement, carnet de chants, etc…– et on pourra aussi solliciter des personnes pour participer à la liturgie (lectures, service de l’autel, chant ). On les mentionnera toujours à l’accueil et à l’envoi.
Du blé dans le chœur :
Nous arrivons à la période où le blé – et d’autres céréales – est bientôt prêt pour la moisson. C’est une évidence à la campagne, c’est moins visible dans les villes. Il serait intéressant, pour ce dimanche et les deux suivants, d’imaginer un décor à l’aide d’épis de blé, non seulement dans le chœur, mais aussi à l’entrée de l’église ou dans d’autres lieux comme sur des piliers. Même en ville, Trouver des personnes qui apporteront ce qu’il faut pour imaginer un décor en lien avec les évangiles de ces dimanches.
Mots clés
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La Parole vivante : Même si l’usage veut que le christianisme soit quelquefois associé aux « religions du livre » (Bible et Coran), il nous faut quelquefois préciser que nous sommes d’abord une « religion de la Parole ». En effet, comme le précise le prophète Isaïe dans la première lecture, la parole de Dieu est vivante et porte du fruit. La Bible, et notamment le Nouveau Testament, nous révèle ce que Dieu nous a transmis par le Christ. Nous croyons cependant que Dieu continue à nous parler au quotidien et que sa parole est vivante chaque fois que nous la mettons en pratique.
Porter du fruit : Dans l’évangile, Jésus énumère les terrains de nos vies qui ne sont pas propices à l’éclosion de la Parole qu’il sème en nous. Il souligne cependant que tous ne portent pas du fruit dans la même proportion : la Parole germe a raison de cent, soixante ou trente pour un. Il est intéressant de s’apercevoir que, pour le Christ, si tous sont appelés à faire fructifier la Parole et à la faire vivre, les capacités différentes de chacune et de chacun sont respectées. Nous ne sommes pas jugés sur nos performances, mais sur le fait d’accueillir et de faire porter du fruit à la Parole, selon nos possibilités.
En paraboles : Nous connaissons si bien les paraboles comme celles du semeur que nous pouvons nous étonner du fait que les disciples ne les comprennent pas toujours. Jésus fait cependant une œuvre pédagogique admirable. Il prend toujours appui sur ce qui est familier dans le quotidien de ses auditeurs pour les conduire plus loin… et cela a commencé le jour de sa naissance à Bethléem ! L’Incarnation, c’est bien la manière de Dieu de venir habiter au milieu des hommes et de donner sens à leur histoire par sa parole vivante
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Equipe Liturgique – extrait de PrionsenEglise – illustration PrionsenEglise
Méditation du 14e dimanche du Temps Ordinaire
Evangile selon saint Matthieu (11, 25-30)
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En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
INTIMITÉ REPOSANTE
Jésus partage une nouvelle fois son secret de vie, son abri sûr. Il fait bon être dans son intimité, écouter son cœur ouvert sur le Père de qui il reçoit tout et à qui il restitue toute chose. Son action de grâce nous tourne vers sa source et s’étend de proche en proche à ceux qui partagent désormais ses pas. Sa prière se tourne, dans un mouvement qui les embrasse, vers ses disciples et ses frères dans le Père.
L’invitation qui leur est faite de partager son joug coule de sa relation au Père. C’est un prolongement de sa prière. Nous sommes l’objet de son action de grâce aujourd’hui. Nous sommes de ces petits introduits dans son secret de vie heureuse parce que filiale et reconnaissante. Tout coule et s’écoule en débordement d’amour, de lumière et de vérité. Le trait d’union entre ciel et terre c’est le Christ, Fils du Père et Frère de tous.
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L’invitation est faite à entrer dans sa mission d’alliance et son ministère de réconciliation et de consolation. Bienheureuse pauvreté qui nous vaut un si riche intercesseur. C’est de son corps et de son sang qu’il va payer cet amour si grand.
Pour les chrétiens, Jésus a achevé la Révélation, plus rien n’est caché. Il n’y a plus de secret ni de mystère que seul connaîtrait le Vatican. Il n’y a plus besoin d’aller chercher ailleurs, dans d’autres révélations privées, apparitions, ou littérature particulière. Tout est dit en Jésus Christ mort et ressuscité.
C’est donc sous le regard fixé sur le Seigneur que nous voulons l’écouter nous redire les mots de sa prière prononcés un jour, pour qu’elles parviennent jusqu’à nous, et nous enveloppent dans Son ascension et Sa résurrection chaque jour. Tu es venu et tu viens pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance. Vraiment : pas d’autre bonheur que Toi de vivre cette intimité reposante !
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écoutez sur YouTube en cliquant ci-dessous
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Equipe Méditation@Évangile - Marie-Dominique Minassian- Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 14e dimanche du Temps Ordinaire
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Prions pour l’Eglise, qu’elle porte témoignage de l’Évangile de la vie, qu’elle soit une maison ouverte où toute existence est célébrée. Apprends-nous, Seigneur à demander l’Esprit pour témoigner de l’Evangile de la vie, nous t’en prions
Seigneur de la vie, Tu nous as créés par amour et appelés à vivre en plénitude. En Jésus, Verbe de vie, est annoncée et communiquée la vie divine et éternelle. Apprends-nous, Seigneur, à accueillir ce don de la vie et à la porter à son accomplissement, nous t’en prions
Merci, Seigneur, pour tous ceux qui recherchent et travaillent à la paix entre les hommes et les peuples. Esprit Saint, fais de nous des bâtisseurs fidèles et créatifs de paix quotidienne : dans nos cœurs, nos familles, nos communautés et nos villes, nous t’en prions.
Prions pour toutes les personnes qui peinent sous le poids du fardeau, à cause de souffrances physiques, de blessures morales, de difficultés de toutes sortes et d’épreuves difficiles à surmonter. A tous ceux et celles qui ont faim de bonheur, soif de dignité, prions le Seigneur
Prions pour tous les membres de nos communautés de paroisses, présents ou absents : nous avons tant besoin de l’amour de Dieu. Que nous apprenions à aimer avec fidélité et à nous laisser porter par l’Evangile de la vie. Ensemble, prions.
EquipePU@Evangile - PrionsenEglise - Illustration les cahiers de PrionsenEglise
Liturgie du 14e dimanche du Temps Ordinaire
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Dans les lectures du jour
Les lectures de ce dimanche viennent nous rassasier par leur douceur. La première lecture annonce la venue du Messie qui, juste, humble et pauvre, brisera l’arc de la guerre. Plein de tendresse et d’amour (psaume), le Seigneur nous a envoyé son Fils pour que nous puissions vivre selon son Esprit (2e lecture). En effet, c’est avec beaucoup de douceur que Jésus nous appelle à venir à lui, à lui déposer nos fardeaux, à nous laisser aimer (évangile).
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Première lecture - Zacharie 9, 9-10 « Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi ».
Zacharie ose secouer la torpeur des survivants de l’Exil et les inviter à la joie. Il leur annonce un roi à venir – mais quand et comment ? – qui sera humble, pacifique et victorieux. Sa domination universelle n’est pas sans rappeler celle du roi Salomon, mais sa « pauvreté » laisse entrevoir une royauté tout à fait différente. Le messie de Dieu inaugurera une ère nouvelle de paix et de justice, qui dépassera ce que toute royauté humaine peut procurer et qui bénéficiera aussi bien aux nations qu’aux habitants d’Israël.
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Psaume – 144 (145) « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. »
L’appel du prophète n’aura pas été vain : le psalmiste et sa communauté exaltent, louent et bénissent leur Dieu et roi, « toujours et à jamais ». Ils n’ont de cesse de professer les attributs de ce Dieu : tendresse, patience, amour et bonté « pour tous » et « pour toutes ses œuvres ». Leur profession de foi repose sur une triple conviction : la parole de Dieu est toujours vraie ; Dieu est fidèle en toutes ses œuvres ; son soutien est indéfectible pour « tous ceux qui tombent » et « pour tous les accablés ».
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Deuxième lecture - Romains ( 8, 9.11-13 ) « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus (…) donnera aussi la vie à vos corps mortels ».
La résurrection du Christ est un soleil resplendissant pour chaque chrétien. Par elle, le Christ nous a restitués dans la beauté de la Création. Sur terre, Jésus a voulu vivre toutes les humiliations, les souffrances et les actes humains. Ainsi, par sa résurrection, nous recevons toute cette vie et donc tous les biens de la rédemption.
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Évangile - Matthieu (11, 25-30) « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »
Jésus s’est révélé aux disciples, des petits. Leur petitesse a commencé dans l’abandon de tout, notamment de toutes leurs sécurités pour suivre Jésus. Petit à petit, à l’école du Christ, ils ont appris la pauvreté du cœur. Celle qui demande de rejeter la recherche de pouvoir et de contrôle. Celle à laquelle nous sommes tous appelés pour recevoir la révélation de Dieu.
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Venez à moi : Au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves, nous sommes invités à venir à Jésus. La liturgie du rassemblement nous invite à nous ouvrir à la parole de Dieu dans un esprit de simplicité. Pour cela, un support visuel peut présenter l’image de saints ayant vécu la pauvreté de cœur (François d’Assise, Bernadette Soubirous, Jeanne Jugan…)
Levez les yeux vers le Seigneur : La liturgie de la Parole nous fait contempler Jésus, Messie humble et pauvre. Elle nous invite à une conversion de notre cœur, de notre regard et nous introduit dans l’action de grâce. Pour le signifier, le livre de la Parole peut accompagner la procession d’entrée, entouré par des enfants porteurs de lumière. Ceux-ci les reprennent lors de l’acclamation de l’Évangile.
Vivez dans la joie de l’Esprit : La liturgie eucharistique pousse à la louange de Dieu, source de tout amour et de toute joie. Nourris, nous sommes conviés, par la liturgie de l’envoi, à mettre nos pas dans ceux du Christ. Celle-ci nous invitera à rayonner, dans l’humble quotidien de nos vies, de la douceur, de la paix et de la joie du Christ.
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Mots clés
Douceur : La liturgie de ce jour est empreinte de douceur. Elle nous rappelle que le Seigneur nous appelle, avec douceur, à nous laisser aimer et à aimer. Nous vous proposons de l’exprimer tout au long de la célébration, lors des différents appels à la prière.
Joug : L’image du joug doit être expliquée. Autrefois, il servait à atteler des bœufs. Cela les aidait en partageant la charge de l’attelage et ne l’alourdissait pas. Ainsi, lorsque Jésus nous appelle à prendre son joug, ce n’est pas pour nous accabler mais pour alléger le poids de nos fardeaux.
Vocation de l’homme : Les dimanches allant du 11e au 16e du temps ordinaire parcourent le thème de la vocation : par amour pour nous, Dieu nous appelle à lui. Pour bien marquer cette unité, nous vous proposons de chanter le même ordinaire pendant ces six dimanches.
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Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – illustration Les cahiers de PrionsenEglise
Méditation de l'Evangile du 13e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 37-42)
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense ».
L'Evangile de la vie
Face aux menaces innombrables et graves qui pèsent sur la vie dans le monde d’aujourd’hui, on pourrait demeurer comme accablé par le sentiment d’une impuissance insurmontable : le bien ne sera jamais assez fort pour vaincre le mal !
C 'est alors que le peuple de Dieu, et en lui tout croyant, est appelé à professer, avec humilité et courage, sa foi en Jésus-Christ, « le Verbe de vie ».
L’Evangile de la vie n’est pas une simple réflexion, même originale et profonde, sur la vie, sur la vie humaine ; ce n’est pas non plus seulement un commandement destiné à alerter la conscience et à susciter d’importants changements dans la société : c’est encore moins la promesse illusoire d’un avenir meilleur.
L’évangile de la vie est une réalité concrète et personnelle, car il consiste à annoncer la personne même de Jésus. Jésus est le Fils, qui, de toute éternité, reçoit la vie du Père et qui est venu parmi les hommes pour les faire participer à ce don : « Je suis venu pour qu’ls aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10,10).
C'est donc le regard fixé sur le Seigneur Jésus que nous voulons l’écouter nous redire « les paroles de Dieu » et méditer à nouveau l’évangile de la vie.
En Jésus, « Verbe de vie », est donc annoncée et communiquée la vie divine et éternelle. Grâce à cette annonce et à ce don, la vie physique et spirituelle de l’homme, même dans sa phase terrestre, acquière sa plénitude de valeur et de signification : la vie divine et éternelle, en effet, est la fin vers la quelle l’homme qui vit dans ce monde est orienté et appelé. L’évangile de la vie contient ainsi ce que l’expérience même et la raison humaine disent de la valeur de la vie : il l’accueille, l’élève et la porte à son accomplissement.

Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’encyclique Evangelium vitae, Saint Jean-Paul II, 1995 (chapitre 2,29-30)
Prière universelle du 13e dimanche du Temps Ordinaire
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" Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière”, dit le Christ dans l’évangile. Seigneur, nous te confions les membres de l’Église qui œuvrent en pleine lumière ou dans l’anonymat à la diffusion de ta Paix et de ton Espérance.
Conduis-les, Seigneur, aux sources de ta joie
Avec Léon XIV, prions pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre, et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs de respect, de solidarité et de dépassement personnel.
Père très bon nous te prions
« Qui vous accueille, m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » Accueillons dans notre prière tous ceux qui prennent des responsabilités dans le monde politique, associatif, culturel et sur les terrains délicats de la solidarité.
Conduis-les, Seigneur, aux sources de ton amour !
« Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi » Accueillons dans notre prière le cri des personnes qui souffrent de la guerre, de la famine, de la maladie, de conditions de vie trop difficiles…
Conduis-les, Seigneur, aux sources de ta consolation
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! », dit le psalmiste. Prions pour notre communauté paroissiale, que chacun et chacune de nous soit animé d’un désir de Dieu toujours plus vif et profond.
Conduis-nous, Seigneur, aux sources de ta vie
Equipe PU@Evangile – extrait de PrionsenEglise – Peinture Bernadette LOPEZ
Sainte Liturgie du 13e dimanche du temps ordinaire A
Accueillir Jésus, c’est accueillir Dieu et vivre comme Jésus a vécu, c’est por
ter nous aussi notre croix. Accueillir notre prochain, c’est accueillir le projet de
bonheur de Jésus pour chacun de nos frères et sœurs croire que nous sommes
instruments de Dieu qui donne vie à chacun.
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Première lecture – Livre des Rois 4, 8-11.14-16a
« Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse »
L’hospitalité de la femme de Sunam a deux caractéristiques qui la rendent précieuse : elle est pleine de délicatesse ? la femme a répondu au besoin de solitude du prophète, elle ne s’est pas imposée et elle est gratuite, elle n’attendait rien en retour, elle ne lui a pas parlé de sa souffrance.
C’est une femme accueillante. Accueil qui se vit dans la fidélité, accueil plein de sollicitude. Sollicitude de la femme, sollicitude du prophète : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Sollicitude de Dieu : la promesse de la naissance !
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Psaume - 88 (89)
« Ton amour, Seigneur sans fin je le chante ! »
Cette première moitié du psaume – jusqu’au verset 39 – dit la joie du psalmiste et de sa communauté. L’un et l’autre éprouvent le même bonheur à chanter l’amour, la fidélité, la puissance et la grâce de Dieu. C’est ce bonheur qui illumine leur démarche spirituelle. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, puisque le roi semble être fidèle, lui aussi, « au Dieu saint d’Israël ». Le ton changera cependant du tout au tout dans la seconde moitié du psaume, une lamentation évoquant les échecs et les déceptions historiques causés par la royauté.
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Deuxième lecture - Romains 6, 3-4.8-11
« De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ »
Savoir ou ne pas savoir ? Telle est la question que Paul pose à ses frères et sœurs. Alors que la lettre est d’un contenu doctrinal très dense, l’Apôtre se voit obligé de faire des mises au point et des rappels importants. C’est ce que suggère la question initiale : « Frères, ne le savez-vous pas ? » La foi est cheminement, remise en question et appel constant à la conversion. Paul rappelle certaines prémisses incontournables, « si nous sommes passés par la mort avec le Christ », pour en exposer aussitôt les conséquences. Car Paul en a la ferme conviction : nous sommes appelés à vivre une vie nouvelle, avec le Christ et pour Dieu.
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Évangile - Matthieu 10, 37-42
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi »
L’Évangile est Bonne Nouvelle. Mais « bonne nouvelle » ne veut pas dire facilité et absence d’exigences. Jésus exprime ici une série de paradoxes : c’est lui qu’il faut aimer par-dessus tout et suivre jusqu’au bout en portant sa croix, au prix même de « perdre sa vie » à cause de lui. D’autre part, il ne faut pas croire qu’il faille pour autant poser des gestes d’éclat : l’accueil d’un prophète ou d’un juste et le don d’un « simple verre d’eau fraîche à l’un de ces petits » seront récompensés comme des gestes posés à l’endroit de Jésus même.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
L’accueil : Toutes les lectures nous convient à risquer l’aventure de l’accueil. Ainsi, nous pourrons ouvrir en grand toutes les portes de l’église ; un membre de l’équipe liturgique s’y tiendra, accueillera chacun et distribuera les feuilles du dimanche. La liturgie de l’envoi pourra aussi inviter à vivre l’accueil avec les personnes que nous rencontrerons dans la semaine.
Le discours apostolique : Après avoir appelé les Douze, Jésus conclut en ce dimanche le discours apostolique de l’Évangile de Matthieu. Il réaffirme avec force le caractère radical de l’adhésion à sa personne et à son enseignement ainsi que le caractère décisif de la mission : « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé »
La vocation de l’homme : Les dimanches allant du 11e au 16e du temps ordinaire parcourent le thème de la vocation : par amour pour nous, Dieu nous appelle à lui. Pour bien marquer cette unité, nous vous proposons de chanter le même ordinaire pendant ces six dimanches.
Mots clés
Mystère pascal : La meilleure façon de signifier le mystère pascal, et donc le choix qu’il nous est demandé de vivre vis-à-vis du Christ, serait de procéder à l’aspersion lors de la démarche pénitentielle. En effet, notre baptême nous a plongés dans la mort et la résurrection du Christ, en qui nous sommes appelés à une vie nouvelle.
Mystère baptismal : Le baptême nous a plongés dans le Christ pour nous permettre de nous unir à lui. Le vivre nous met en mouvement perpétuel : mourir à nous-même pour vivre de la vie du Christ, perdre son ego pour gagner, devenir pleinement nous-même en Christ. Toute la célébration pourrait être orientée vers cet axe baptismal (par le choix des chants et l’aspersion).
Mystère eucharistique : « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » La liturgie eucharistique nous permet de rendre grâce au Père pour le don merveilleux qu’il a fait, en Jésus Christ, à ceux qui l’accueillent. Elle nous invite à entrer dans la relation d’amour qui unit le Père, le Fils et l’Esprit Saint.
Pour que nous soyons des chercheurs de Dieu
attentifs à sa présence
Jésus, Parole vivante du Père, nous te prions
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