Prière universelle 4ème dimanche de Carême 2026
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ô Christ, toi qui as guéri l’aveugle de naissance, nous te prions pour tous ceux qui enseignent la parole de Dieu. Qu’ils soient des porteurs de vie et de lumière ; qu’ils permettent à la foi de grandir dans les cœurs.
Jésus qui donne la lumière aux aveugles, nous te prions
ô Christ, toi qui as permis à l’aveugle-né de retrouver une place dans la société, nous te prions pour que les nations s’engagent dans un désarmement effectif, en particulier le désarmement nucléaire et que les dirigeants du monde choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie et non celui de la violence.
Jésus, Lumière pour éclairer les nations, nous te prions
ô Christ, toi qui prends soin des pauvres, des exclus et des infirmes, nous te prions pour tous ceux qui œuvrent à leur service ; qu’ils soient des relais de solidarité et de fraternité.
Jésus, attentif aux besoins des hommes, nous te prions
ô Christ, toi qui as rendu la lumière à l’aveugle, nous te prions pour notre communauté. Dissipe nos ténèbres afin d’accéder à une plus grande clarté : celle de discerner Ta présence dans nos vies et d’être des témoins lumineux de Ton amour auprès de mon prochain.
Jésus, dont l'Esprit est à l'œuvre dans tout homme qui aime, nous te prions
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Equipe PU@Evangile – Réseau Mondiale de Prière du Pape Léon XIV Groupe Siloë - François Roger- Peinture Arcabas - Picasso
Liturgie du 4ème dimanche de Carême 2026
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Liturgie du Dimanche 15 mars 2026
4e dimanche de Carême A Couleur liturgique : rose ou violet
Dans les lectures du jour, ne pas se fier aux apparences, agir à l’image de Dieu et se comporter en enfants de lumière, grâce à Jésus qui nous a rendu la vue, tels sont les enseignements des lectures de ce 4e dimanche de Carême
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Première lecture - 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a
« Ne considère pas son apparence ni sa haute taille »
C’est Samuel qui a conféré l’onction au premier roi d’Israël, Saül. Mais son règne n’ayant guère été réjouissant, il est tombé en disgrâce aux yeux de Dieu. Dieu envoie donc Samuel à Bethléem pour trouver un roi dans la famille de Jessé. Samuel aurait bien choisi Éliab, en raison de son physique imposant. Mais Dieu écarte ce choix d’emblée, car « les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur ». Aucun des sept fils majeurs de Jessé n’est choisi par le Seigneur. Mais il en reste un, le plus jeune, qui « est en train de garder le troupeau ». C’est David. Jessé le fait venir et le Seigneur dit à Samuel : « Donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel s’exécute et «l’Esprit du Seigneur s’empara de David »
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Psaume - 22
« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal»
Les rois du Proche-Orient ancien, et surtout ceux d’Israël, étaient perçus comme ayant mission de berger auprès de leur peuple. En général, on fait une lecture individualiste et personnelle du psaume « Le Seigneur est mon berger ». Les pronoms sont à la première personne du singulier. David est berger, certes, mais le vrai berger c’est Dieu. Et donc, les pronoms personnels et possessifs peuvent traduire à la perfection la protection et les soins que Dieu lui-même accorde à David, roi et berger du peuple d’Israël
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Deuxième lecture - Éphésiens 5, 8-14
« Conduisez-vous comme des enfants de lumière »
Éphèse est la grande métropole culturelle et religieuse de l’Asie Mineure. La réputation de la ville et de l’Église chrétienne n’est plus à faire. Paul y a livré un des discours les plus importants de sa mission en Asie, mais non sans y avoir rencontré des réticences et des oppositions très marquées. Il a, en effet, été la cible d’une émeute de la part des partisans de la grande Artémis, déesse de la fécondité. On peut comprendre qu’il fasse allusion ici à ces « activités de ténèbres » qui ont rendu difficile l’adhésion des Éphésiens à la foi chrétienne. D’où l’interpellation en tête de ce passage : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière.
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Évangile - Jean 9, 1-41
« “Je crois, Seigneur !” Et il se prosterna devant lui »
La guérison de l’aveugle de naissance rassemble les éléments qu’on retrouvera au procès de Jésus : la proximité du Temple, les disciples qui sont les témoins, l’aveugle qui bénéficie du salut, les parents qui restent neutres, les pharisiens qui s’opposent à Jésus et Jésus qui se manifeste comme Fils de l’homme. Retrouver la vue est une figure du salut, obtenu par la passion de Jésus et donné au baptême qui est l’illumination des catéchumènes.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Réjouis-toi:
Ce 4e dimanche du Carême est un jour joyeux, selon le chant ancien du début de la messe qui commençait par « Laetare » (Réjouis-toi). Nous entrevoyons la lumière de Pâques qui est évoquée par la guérison d’un aveugle. Le Missel prévoit que, pour ce seul dimanche de Carême, on peut décorer l’autel avec des fleurs et jouer de la musique en plus de l’accompagnement des chants.
Deuxième exorcisme :
S’il y a des catéchumènes dans la communauté, ils vivent ce dimanche leur deuxième scrutin. C’est leur renonciation au mal et la prière de tous, afin qu’ils soient libérés du péché. On soignera les gestes et les attitudes de ce rite du catéchuménat pour mieux en manifester le sens.
Illumination :
Toutes les lectures de ce dimanche évoquent la venue à la lumière. C’est une annonce du baptême où l’on passe de la nuit du péché à la lumière de la vérité qu’est le Christ. Le choix d’un même ordinaire pendant ces trois dimanches qui précèdent les Rameaux marquera une unité de cette dernière partie du Carême.
Mots clés
Enfants de lumière :
Le Christ opposait déjà la lumière à la "ténèbre", thème majeur de la spiritualité de Jean Baptiste et de la communauté de Qumran à laquelle il appartenait. Mais, surtout, Jésus s’est révélé comme la lumière venant de Dieu, c’est-à-dire qu’il nous révèle parfaitement le Père. Paul reprend cette figure pour exhorter les premiers chrétiens à vivre en vérité selon le Christ, donc dans la lumière.
L’apparence :
Les prophètes et les livres de Sagesse opposent les apparences à la vérité qui vient du cœur. Ainsi le cœur, selon la Bible, n’est pas seulement le siège des sentiments mais aussi de la compréhension et des souvenirs.
C’est lui qui permet d’établir un juste discernement et qui donne de percevoir, non pas superficiellement mais en toute vérité, les réalités que Dieu met sous nos yeux.
L’onction :
Samuel verse de l’huile sur David pour signifier le choix de Dieu et la consécration à sa mission royale ainsi que la force que le Seigneur lui confère pour exercer cette charge. C’est le même signe qui est repris par les chrétiens au baptême, à la confirmation et à l’ordination, où Dieu scelle son alliance avec une personne, lui donnant sa force, afin qu’elle accomplisse sa mission d’envoyé de Dieu
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise
Les larmes de Marie à La Salette
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Je sais, que si des hommes par milliers meurent de faim, tandis que d'autres au même instant meurent de trop manger, c'est que nous n'avons pas su partager le blé, et pétrir le pain pour nos frères humains.
Je sais, que si tant et tant de jeunes éclatent de violence, voulant prendre de force ce dont ils ont été privés, c'est qu'ils sont nés par erreur, au hasard d'une étreinte, ou voulus comme poupée par des parents-enfants, après l'automobile et le petit chien…
Je sais, que si la terre est propriété et profit pour quelques-uns,
alors qu'elle n'est que chantier de travail et de peine pour la multitude,
c'est que les hommes ont oublié que la terre est à tous, et non pas au plus fort.
Je sais, que si certains hommes il est vrai, sont plus riches d'intelligence, de santé, de courage, que d'autres, leurs richesses sont une dette envers les démunis,
mais je sais aussi que trop souvent cette dette s'accroît, sans être remboursée.
Je sais, que si des millions d'hommes vivent sans qu'ils puissent, prendre leur place dans la construction du monde, c'est que quelques-uns se croient nés pour être maîtres, et qu'il leur faut des esclaves pour pouvoir le rester.
Je sais, que si des milliers de prisonniers agonisent dans des camps, ou hurlent sous la torture, c'est que des hommes se font propriétaires de vérités, et qu'ils tuent lentement les corps pour que meure la pensée.
Je sais aussi, et j'admire, que des hommes partout se dressent courageux, et debout, jettent leur corps saignant dans les luttes pour la justice et pour la paix, mais je sais aussi que d'un corps qui combat, sans un cœur qui bat, ne peut naître une victoire, car les luttes sans amour,
sont des luttes en vain ; le sang qu'elles font couler, appelle un autre sang.
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Extrait de l’Echo d’Ozanam du 19 mars 2017- texte « JE SAIS ! » de Michel Quoist - ça reste bien actuel - François Roger ; à la lisière du Parc National des Ecrins, empruntons les méandres du chemin que nous propose Notre-Dame de La Salette pour nous faire entrer, libre de tout vieillissement, dans la nouvelle création. Merci Gérard
Méditation du 3ème dimanche de Carême 2026
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (4, 5-42)
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En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : « Donne-moi à boire , c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai »
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La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est mainte nant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
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La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde »
Mission accomplie et partagée
Il te faudra du culot pour affronter ces villageois qui croient si bien te connaître. Et pourtant c’est bien toi que Jésus envoie, toi, en qui Il place sa confiance et son espoir de réussite. C’est toi qui devras mettre les mains dans le cambouis et annoncer la Bonne Nouvelle telle que tu es. Sans fard ni apparat.
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Il sait que dans ce travail, ce ministère, tu laisseras une part de toi-même. Annoncer Jésus exige d’être vrai. « Venez voir ! Il y a un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ! Ne serait-il pas le Christ ? » Sans que Jésus ne t’ait rien demandé, tu vas rassembler tout le village pour annoncer un mystérieux personnage qui sait lire au plus profond des cœurs et des reins.
Et ça marche ! Ceux qui ont écouté ton appel se déplacent pour voir Jésus et l’invitent même à demeurer chez eux. Jésus pourra prêcher, enseigner, rompre le pain et guérir les malades. Tout cela, grâce à toi !
Tu répands la bonne odeur du Christ, sans jamais ne te mettre en avant ni crever l’écran. Tu ne laisses qu’un sillage impalpable où chacun peut rencontrer le Christ sans s’attacher au missionnaire. « Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons… » Comme la jarre qui reste vide et inutile, tu as tout donné et la mission est bien lancée, mais toi, tu ne comptes plus. Seul Jésus importe maintenant.
Servante anonyme… mais tellement efficace. Merci, Femme de Samarie.
Parfois, rarement, merveilleusement, il y a ce que S. Bernard a appelé une visite du Verbe, sans qu'on ait eu le sentiment exact de sa venue, de son départ. Il nous reste un parfum inimitable, une parole venue du plus profond de notre être et qui désormais nous habite, nous exprime tout entier.
Fr. Christian, Heureux ceux qui prient. Maison de prière pour toutes les nations (2024), p.86
Equipe Evangile@Peinture - frère Eric-Thomas Macé Couvent St Jacques à Paris - Peinture Bernadette Lopez – Fribourg
Prière universelle 3ème dimanche de Carême 2026
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Donne, Seigneur l’Eau Vive, à Ton Eglise,
appelée à puiser ses forces au puits de Ta Parole pour s'abreuver à la source de l'espérance de Ta Bonne Nouvelle. Fais-là grandir en Ta Présence en Esprit et en Vérité
Seigneur, nous t’en prions
Donne, Seigneur, l’Eau Vive de Ta Paix,
en ce monde en guerre, nous te prions, par l’intercession de la Vierge Marie, Mère de Dieu, d’envoyer les saints anges pour refouler en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus dans le monde pour perdre les âmes
Seigneur, nous t’en prions
Donne, Seigneur, l’Eau Vive qui étanche les soifs,
au milliard d’êtres humains qui n’ont pas encore accès à l’eau potable.
Pour une prise de conscience planétaire urgente des problèmes de l’eau, de sa gestion, de son utilisation, dans le respect de l’environnement
Seigneur, nous t’en prions
Donne, Seigneur, l’Eau Vive de Ta Parole aux catéchumènes,
aux nouveaux baptisés de nos communautés de paroisses. Comme la samaritaine, donne à chacun d’eux de se laisser atteindre par le regard du Christ et de se laisser purifier par l’Eau Vive qui jaillit en vie éternelle.
Seigneur, nous t’en prions

Equipe PU@Evangile – extrait du berceau du fer – Guy Tribout - François Roger- illustration livret spirituel CCFD Terre Solidaire 3e dimanche de Carême
Liturgie du 3ème dimanche du Carême 2026
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Liturgie du 3éme dimanche de Carême
Dans les lectures du jour L’eau est source de vie, elle est aussi don de Dieu. Le peuple d’Israël, dans sa traversée du désert, fait la douloureuse expérience de la soif. Saint Paul nous rappelle que l’espérance ne déçoit pas. Jésus en est le vivant exemple dans sa rencontre avec la Samaritaine : il est lui-même la source d’eau vive. Il appelle à rencontrer son Père en esprit et en vérité et se révèle comme le Messie, le Sauveur du monde. Il nous invite à regarder ce monde avec confiance et à ouvrir les yeux sur les champs dorés de la moisson, c’est-à-dire à accueillir celles et ceux qui vivent la rencontre du Christ Sauveur.
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Première lecture - Exode 17, 3-7
« Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira »
L’épreuve du désert n’est pas facile à vivre pour le peuple d’Israël. Les Hébreux en veulent à Dieu et s’en prennent à Moïse. Celui-ci intervient auprès du Seigneur, qui accomplit par lui le miracle du jaillissement de l’eau. Le Seigneur a beau se rendre proche de son peuple, celui-ci le rend responsable des épreuves traversées. Dans les difficultés, il est toujours bon de pouvoir se confier à une personne comme Moïse qui va restaurer la confiance et la vie.
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Psaume - 94
« Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit »
Ce psaume de louange ouvre chaque jour l’office des Laudes, la prière du matin de l’Église. Aujourd’hui, il nous invite à nous réjouir avec le peuple d’Israël pour la merveille que Dieu accomplit pour lui dans le désert. L’invitation à la confiance et à l’écoute de la Parole qui conclut le psaume s’adresse à chacun d’entre nous pour ce temps de Carême.
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Deuxième lecture - Romains 5, 1-2.5-8
« L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » « L’espérance ne déçoit pas »
Cette superbe affirmation faut aussi écho à ce que nous avons entendu dans la première lecture. Même lorsque la vie est difficile, nous sommes appelés à espérer en Dieu… et nous ne serons jamais déçus, à condition d’accueillir en nos cœurs l’Esprit Saint et de marcher à la suite du Christ qui a donné sa vie par amour pour les hommes.
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Évangile - Jean 4, 5-42
« Nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde »
Le récit de la rencontre de Jésus et de la Samaritaine est extrêmement riche. Il se termine par le témoignage de la femme aux habitants de sa ville qui vont se mettre en route vers le Christ après l’avoir écoutée. Après avoir entendu parler de Jésus, ils le rencontrent en vérité et reconnaissent en lui le Sauveur du monde. Aujourd’hui, de nombreux groupes appellent à témoigner du Christ auprès de chacun. Comme pour la Samaritaine, le témoignage doit conduire celui qui le reçoit à vivre une rencontre réelle et intime avec le Christ lui-même.
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Le temps de la Parole :
Les 3e, 4e et 5e dimanches de Carême de l’année A nous font entendre trois évangiles de l’initiation catéchuménale, fondamentaux dans notre foi chrétienne. Les textes sont à la fois longs et vivants, connus et sans cesse à redécouvrir. On les proclamera toujours dans leur intégralité, avec quelquefois, en présence d’enfants ou de jeunes, des intervenants dans les dialogues afin de les rendre plus accessibles.
Journée internationale des droits des femmes :
La journée internationale des droits des femmes n’est pas à proprement parler un événement religieux, même si de nombreuses prières, notamment œcuméniques, sont organisées ce jour-là. Elle a lieu cette année un dimanche. C’est l’occasion, alors que l’évangile nous donne en exemple une femme qui accueille le don de Dieu, de souligner, et pas seulement dans la prière universelle, la présence des femmes dans tous les domaines de la vie de l’Église.
Premier scrutin pour les catéchumènes :
Le nombre de baptêmes d’adultes a considérablement augmenté en quelques années. Des catéchumènes sont présents presque dans chaque paroisse. Ils célèbrent aujourd’hui leur premier scrutin. On prendra le temps de le vivre dans la liturgie après l’homélie, d’utiliser les oraisons prévues à cette occasion, de leur donner une place particulière dans l’assemblée et dans les moyens de communication de la paroisse.
Mots clés
Le signe de l’eau :
Il n’y a pas de vie sans eau, nous le savons bien, et certains peuples font la douloureuse expérience du manque d’eau dans leur existence quotidienne. Dans la première lecture, le peuple d’Israël et Moïse réalisent que l’eau est aussi la vie qui nous vient de Dieu. Cette image sera portée à son apogée dans la rencontre de Jésus à la Samaritaine. Comme pour le pain et le vin, Jésus se saisit de cet élément vital pour les hommes et lui donne une signification symbolique essentielle.
En esprit et en vérité :
La discussion sur les lieux d’adoration – et d’apparitions du Christ ou de la Vierge – est souvent assez vive. Elle ne date pas d’aujourd’hui : la Samaritaine interrogeait déjà Jésus sur le lieu où il fallait adorer Dieu. Jésus lui fait la réponse qui est celle de tout l’Évangile : ce qui essentiel, c’est d’adorer en esprit et en vérité. Quel que soit le lieu, l’important est de vivre une démarche intérieure de rencontre avec le Christ.
« Si tu savais le don de Dieu » :
Jésus se révèle progressivement dans son dialogue avec la Samaritaine. Plutôt que de se présenter d’emblée comme le Messie, il l’invite à un regard sur sa propre vie et la conduit à le reconnaître comme l’envoyé du Père. La démarche est la même pour les disciples, qu’il appelle à regarder les fruits de la moisson, et pour les autres Samaritains, qui vont faire à leur tour ce parcours de la reconnaissance du Messie. Le don de Dieu est en nous : il nous faut nous aussi refaire sans cesse ce chemin de foi. Le Carême nous en donne une magnifique occasion.
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Equipe Liturgique@Evangile - extraits de PrionsenEglise -
Méditation 2ème dimanche de Carême 2026
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1-9)
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En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma
joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts »
Va, quitte ton pays !
« Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai » (Gn12,1-4a) Cette parole adressée à Abraham, qui partit sans savoir où il allait, n’est-elle pas fondatrice de notre démarche quotidienne de notre foi ? A chaque nouvelle étape de notre vie de croyant, il faut quitter, marcher, se fier sans retour à Celui qui est toujours en avant de nous…
Nous, petits, on a été baptisés, on nous a envoyés au catéchisme…
S'il n'y a eu que cela, on n’en est peut-être resté à une religion plus ou moins formaliste… C’est pourquoi des gens, devenus adultes, disent qu’ils ne croient plus en rien !
Ils n'ont fait aucune expérience, ils n'ont pas su découvrir que leur histoire personnelle était une histoire sainte. Il n'y a eu personne pour les engager sur cette voie d'une rencontre avec un Dieu qui se révèle, se fait connaître tout proche.
Et nous ? Nous avons peut-être eu la chance de faire cette rencontre, grâce à un parent, un camarade, un événement subit. Nous pouvons dire comme Pierre et tant d'autres : « je l'ai rencontré !» Alors, on croit cette Parole qui fonde notre existence. Et notre vie personnelle nous pouvons la lire comme une histoire « sainte ». C’est-à-dire une histoire où Dieu est présent.
« Celui-ci est mon Fils bien aimé. Écoutez-le »
Plutôt que d’imaginer une lumière plus aveuglante que des milliers de soleils, essayons de comprendre la gloire comme l’excès de l’Amour qui est en Dieu
Seigneur, tu as mis un feu en nos cœurs.
Nous connaissons un peu mieux le visage de ton Fils.
Fais que, comme un soleil, Il brille en nos cœurs,
pour que nos vies soient reflets de ta lumière !
Fais de nous des rayons de bonheur beaux à voir,
qui transforment et transfigurent
la vie autour d'eux !
Au-delà des épreuves et des déchirures,
laisse éclater en nous la puissance de ton Esprit,
pour que vienne ton règne
de Justice et d'Amour !
Là encore, le Seigneur nous répète : « Relevez-vous et soyez sans crainte ». Redescendons dans la plaine et que la grâce dont nous aurons fait l’expérience nous soutienne pour être des artisans, de synodalité dans la vie ne nos communautés et de Bonheur dans la vie de toutes nos Familles.
Que l’Esprit Saint nous fasse vivre ce Carême 2026 dans l’ascèse avec Jésus, pour faire l’expérience de sa splendeur divine et, ainsi fortifiés dans la foi, poursuivre ensemble le chemin avec Lui, Gloire de son peuple et Lumière des nations.
Equipe Méditation@Evangile – Extraits : de la Roche d’Or 2026 - P.Olivier Sournia ; de l’Echo d’Ozanam N°185 – Père Vince Ravince ; du message de carême 2020 du Pape François – illustration Bernadette Lopez
Prière universelle 2ème dimanche de Carême
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« Seigneur, il est bon que nous soyons ici », dit saint Pierre.
Prions pour l’Église. En ce temps de carême, que la Parole de Dieu prenne de plus en plus de place dans nos vies et nous conduise à témoigner de sa présence aimante au milieu de notre monde blessé.
Jésus transfiguré, nous Te prions
« Soyez sans crainte », nous dit Jésus.
Prions pour les défenseurs de la vie et de la dignité humaine, que leurs actions contribuent à transfigurer le monde et à construire une paix juste et durable entre les peuples de toutes leurs nations.
Jésus, lumière du monde nous Te prions
« Va, quitte ton pays » dit Yahvé à Abram
Prions pour les migrants, les déplacés, celles et ceux que la violence des guerres, la faim et les désastres climatiques obligent à fuir. Demandons pour eux l’espérance d’une vie meilleur et la force de se reconstruire.
Jésus, en qui le Père à mis tout son amour, nous Te prions
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Prions pour notre communauté paroissiale, responsable aujourd'hui de la transmission de la foi. Que chacun de ces membres osent annoncer, suivant leur vocation, la Parole de Christ qui fait vivre
Seigneur Jésus, nous T'écoutons et Te prions
Equipe PU@Peinture – François-Dominique Roger - photo du "carême à domicile" 2026 du diocèse de Metz
Liturgie du 2ème dimanche de Carême 2026
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Dans les lectures du jour Dieu manifeste sa présence de plusieurs manières.
La Genèse nous montre comment il appelle Abraham à quitter son pays pour devenir le père d’une grande nation.
Saint Paul nous rappelle qu’en Jésus, il nous a donné sa grâce avant tous les siècles et qu’en lui, il détruit la mort et fait resplendir la vie.
L’épisode de la Transfiguration souligne le lien étroit qu’il a avec Jésus, son Fils bien-aimé, en qui il trouve sa joie.
Par notre baptême, Dieu a fait de nous ses enfants bien-aimés.
Il trouve en nous sa joie et nous comble de sa grâce.
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Première lecture - Genèse 12, 1-4a
« En toi seront bénies toutes les familles de la terre »
L’appel de Dieu à Abraham est radical. Il lui faut quitter sa terre et ses proches pour suivre en toute confiance le chemin que Dieu lui indiquera. Abraham vivra d’autres demandes surprenantes au long de sa vie. Il y répondra à chaque fois avec une confiance absolue. Toutes ses réponses aux appels de Dieu seront source d’une vie abondante. Aujourd’hui, il quitte tout pour « devenir une grande nation ». En ce temps de Carême, c’est une invitation, adressée à chacun, à laisser ce qui nous emprisonne pour faire grandir en nous la vie.
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Psaume - 33
« Que ton amour, Seigneur, soit sur nous »
Le psaume 33 rend grâce au Seigneur pour les merveilles de sa création et pour la manière dont il veille sur les hommes. Ce sont ces versets de confiance qui portent aujourd’hui notre prière. À la suite d’Abraham, nous sommes invités à mettre tout notre espoir dans l’amour du Seigneur. On y fait l’éloge de la parole du Seigneur, de sa fidélité, de son amour pour « le bon droit et la justice » et on souligne le grand amour qu’il porte à la terre. La troisième strophe se lit au pluriel et se fait rassembleuse avec le « nous » qui exprime les attentes et les espoirs de tous les membres de la communauté, pour que Dieu les garde en vie et les délivre de la mort
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Deuxième lecture - Paul à Timothée 1, 8b-10
« Il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile »
Paul, qui est prisonnier à Rome, invite son collaborateur bien-aimé Timothée, jeune et de santé fragile à prendre sa « part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile ». Du même souffle, il lui rappelle la grandeur de sa vocation et du projet que Dieu a rendu « visible » dans la manifestation de « notre Sauveur, le Christ Jésus » qui « a détruit la mort » une fois pour toutes dans sa mort-résurrection et qui « a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile ». Cette annonce commencée par le Christ est maintenant prise en charge par ses Apôtres, ses disciples et tous ceux et celles pour qui aujourd’hui, comme Timothée, prennent part à l’annonce du Royaume avec la présence de Dieu qui nous comble de sa grâce.
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Évangile - Matthieu 17, 1-9
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
L’événement extraordinaire que représente la Transfiguration est vécu par trois Apôtres seulement, parmi les plus proches de Jésus : Pierre, Jacques et Jean. Ils sont à la fois émerveillés et déroutés. Le Père leur révèle la divinité de Jésus, Jésus est bien son Fils bien-aimé. Ils garderont au cœur cette révélation lumineuse, qui est déjà l’annonce de la résurrection de Jésus, même s’ils ne la comprendront réellement qu’après la mort et la résurrection du Christ. Comme eux, nous avons à nous laisser illuminer dans le mystère du secret de notre dialogue intime avec Jésus lui-même.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Jésus, notre lumière :
Il y a quelques semaines, Jésus nous invitait à être « lumière du monde. » (Mt 5, 14). Aujourd’hui, l’évangile nous le montre transfiguré par la lumière de Dieu lui-même. Nous savons qu’il est la lumière véritable, venant éclairer tout homme en ce monde (Jn 1, 9). Alors que la nuit du monde et nos propres ténèbres intérieures nous empêchent bien souvent d’avancer, que ce 2e dimanche de Carême soit l’occasion de nous laisser illuminer, transfigurer jusqu’au plus profond de nous-même par la lumière du Christ.
Nous sommes ses enfants bien-aimés :
Lors de cet évangile de la Transfiguration, le Père redit à Jésus les mêmes mots entendus lors de son baptême au Jourdain : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Par notre baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu. Jésus ne cesse de nous révéler que son Père est aussi notre Père. Les mots que Dieu adresse à Jésus, il les redit sans cesse à chacun de nous : « Tu es mon enfant bien-aimé. » Que ce temps de Carême ravive en nous cette relation intime et filiale au Père, qui vient faire en nous sa demeure.
Quitter son pays :
Dieu invite Abraham à tout quitter, son pays, sa maison et ses proches, et à faire une confiance totale à Dieu qui le conduira. Certains d’entre nous vivent cette expérience de tout quitter pour se consacrer à Dieu. Mais tous ne sont pas appelés à vivre cette vocation. En revanche, il nous est demandé de nous interroger sur ce qui nous emprisonne, bien souvent à l’intérieur de nous-même, et qui nous empêche d’accueillir l’aventure spirituelle que Dieu propose à chacun.
Mots clés
Une grande nation :
L’aventure du peuple d’Israël prend sa source dans la réponse d’Abram à l’appel de Dieu à tout quitter : il deviendra ainsi le père d’une multitude de croyants. Les trois grandes religions monothéistes reconnaissent toutes cette paternité d’Abraham. La manière dont Dieu se rend présent à l’humanité se traduit toujours par un appel personnel auquel celui à qui il est adressé répond en toute confiance et en toute liberté.
Appelés à une vocation sainte :
Sommes-nous sauvés par nos œuvres ou par la grâce de Dieu ? Cette discussion théologique ancienne a fait l’objet d’un « consensus différencié » entre catholiques et protestants. Saint Paul est très clair sur cette question : c’est d’abord la grâce de Dieu qui nous appelle à une vocation sainte. Mais il précise à Timothée que l’annonce de l’Évangile comporte une part de souffrances. Lorsque nous nous ouvrons à la grâce de Dieu, il nous donne la force d’être les témoins de son Évangile et de progresser sur le chemin de la sainteté.
La joie de Dieu :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » Ces mots, comme bien d’autres dans l’Écriture, nous redisent que Dieu lui-même éprouve des sentiments qui nous le rendent proche. Comme des parents heureux de la vie de leurs enfants, notre Père du ciel trouve son bonheur dans la mission de son Fils Jésus ; et il sera en revanche marqué par les difficultés que son Fils rencontrera dans sa vie au milieu des hommes. Chaque fois que nous écoutons sa Parole, que nous répondons à son appel et que nous témoignons de son amour pour les hommes, nous contribuons nous aussi à la joie du Père
Equipe Liturgique@evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger -illustration PrionsenEglise - Les Cahiers de PrionsenEglise
Méditation 1er dimanche de Carême 2026
Parole de Dieu - Psaume 51, 3-6-13, 16-17
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Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté
en ta grande tendresse, efface mon péché.
Lave moi tout entier de mon mal,
et de ma faute purifie-moi.
Car mon péché, moi, je le connais,
ma faute est devant moi sans relâche ;
contre toi, toi seul, j’ai péché,
ce qui est coupable à tes yeux, je l’ai fait.
Dieu, crée en moi un cœur pur,
restaures-en ma poitrine un esprit ferme ;
Ne me repousse pas loin de ta face,
ne m’enlève pas ton esprit de sainteté.
Affranchis-mo du sang, Dieu, Dieu de mon salut,
et ma langue acclamera ta justice ;
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
La Joie d'être sauvé
En entrant dans le Carême, il convient que nous ayons un grand désir. La fête de Pâques nous plongera à nouveau dans la grâce filiale, une grâce infiniment plus grande que celle dont nous vivons déjà, une grâce dont nous n’aurons pleinement connaissance que dans l’éternel face à face avec le Père. Or, l’esprit Saint est déjà l’Hôte intérieur qui nous attire au plus profond de nous-même et ainsi prépare notre cœur au don qu’il nous promet. Pour cela, il ne faut pas que l’impiété nous jette hors de nous-même ni que l’orgueil s’installe dans notre cœur Nous serions alors loin de la face de Dieu.
Mais Dieu veut rendre notre cœur pur et libre si nous acceptons de nous laisser attirer, le demandons et nous laissons appauvrir. Notre générosité grandira non pas à partir de notre effort mais de notre accueil émerveillé de la miséricorde surabondante. La joie d’être sauvé jaillira de la joie de Dieu de nous sauver et pourra déborder vis-à-vis de nos frères.
Equipe Méditation@Evangile – extrait du hors-série du Magnificat N°100 - Père Hervé Guillez – psaume extrait de la Bible de Jérusalem
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