Liturgie du 25e dimanche du Temps Ordinaire
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Dans les lectures du dimanche 20 septembre
Dieu peut être déconcertant,
nous ne pouvons l’enfermer dans nos catégories :
« Mes pensées ne sont pas vos pensées » (1re lecture).
Pas de limite à la grandeur du Seigneur (psaume).
C’est ce qui pousse saint Paul à affirmer que, pour lui,
« vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage » (2e lecture). Car, l’évangile nous le dévoile, Dieu déborde d’amour
pour les siens et ne veut donc perdre personne.
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Première lecture - Isaïe 55, 6-9
« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins »
Isaïe est un grand Témoin, dans l’Ancien Testament, d’un Dieu de majesté : le Très-Haut, le trois fois Saint, le Seigneur de l’univers. La longue carrière du prophète du VIIIe siècle av. J.-C. lui a aussi permis de découvrir d’autres facettes de ce Dieu de gloire. Dans la première partie de l’oracle, Isaïe presse ses contemporains de saisir l’opportunité d’un Dieu qui « se laisse trouver » et vers qui on peut toujours revenir, car il est « riche en pardon ». Mais, ô paradoxe, plus on se rapproche de Dieu, plus on prend conscience de la grandeur de son mystère. Dieu reprend la parole dans la seconde partie de l’oracle pour rappeler que ses pensées et ses chemins dépassent tout entendement
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Psaume – 144 (145)
« Chaque jour, je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais »
Sans l’ombre d’un doute, le psaume 144 prolonge les propos d’Isaïe avec lequel il présente de fortes affinités de vocabulaire et de théologie. D’une part, le psalmiste partage une même vision de la grandeur et de la majesté infinies de Dieu. D’autre part, il se fait lui aussi le chantre d’un Dieu de bonté, de tendresse et de miséricorde « pour tous » et « pour toutes ses œuvres ». Le psalmiste renchérit même, par rapport au prophète, sur la question de la proximité de Dieu. Alors que le prophète exprimait un sentiment d’urgence, le psalmiste exprime ici une confiance tranquille et durable : Dieu « est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité. »
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Deuxième lecture - Philippiens 1, 20c-24.27a
« En effet, pour moi, vivre c’est le Christ et mourir est un avantage »
Paul écrit ces lignes alors qu’il est en captivité pour avoir osé annoncer l’Évangile. Dans une lettre empreinte de sérénité, il remercie les Philippiens de communier à ses épreuves ainsi qu’à la grâce qui lui a été donnée de suivre le Christ. En toute honnêteté, il leur fait part du dilemme qui le tiraille : doit-il vivre pour poursuivre son œuvre d’évangélisation, ou mourir « pour être avec le Christ » ? Il ne craint nullement la mort et, en dépit des épreuves qu’il traverse, il opte résolument pour la vie « en ce monde », qu’il veut dédier totalement au Christ et au service de ses communautés
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Évangile - Matthieu 20, 1-16
« C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers »
La parabole de Jésus reprend de manière originale l’idée dominante de la première lecture et du psaume, à savoir que Dieu est proche. Le personnage central – propriétaire d’un domaine et d’une vigne – est manifestement une image de Dieu. Or, ce qui est remarquable, c’est que ce personnage multiplie les « sorties », du matin jusqu’en soirée, pour aller au-devant de gens qu’il veut embaucher pour sa vigne. Personne parmi les ouvriers n’a eu à supplier le maître : c’est ce dernier qui part à leur recherche et les convoque. Dieu respecte sa parole quant au salaire convenu, tout en se gardant le droit de donner, par pure bonté, autant aux derniers qu’aux premiers ouvriers
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Des paraboles : Du 25e au 28e dimanche, Jésus nous enseigne en paraboles. Il est en route pour Jérusalem avec ses disciples. Ses rencontres offrent l’occasion d’un enseignement destiné à opérer chez ceux qui l’écoutent ce retournement de mentalité qui les fera devenir comme des enfants.
Temps pour la Création : Le temps pour la Création, commencé le 1er septembre, se poursuit. Sur le thème de « l’eau vive » en référence à un passage du livre d’Ézékiel (Ez 47, 9-12). C’est un appel à la transformation que l’Esprit de Dieu nous inspire. Ce dimanche, Dieu nous apprend à être comme des enfants : confiants en l’amour de Dieu et émerveillés de sa création.
Pensées d’amour : La première lecture nous invite à nouveau à nous tourner vers notre Dieu miséricordieux. En effet, les pensées de Dieu sont amour. Et il nous appelle à nous tourner vers lui pour nous ouvrir à son amour en abandonnant nos pensées humaines. L’acte pénitentiel pourra être développé.
Mots clés
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Injustice ? : La parabole des ouvriers de la dernière heure nous invite non pas à nous lever contre une prétendue injustice mais à nous réjouir de l’amour de Dieu : il ne méprise pas les pécheurs comme nous serions tentés de le faire. Au contraire, il donne son salut à tous les hommes, les premiers convertis comme les derniers. Allons-nous être jaloux ou nous réjouir ?
Vigne : Il sera possible de mettre en place un décor sur le thème de la vigne, par exemple un grand cep au pied de l’autel. Il pourra rester en place pour les deux dimanches suivants. Il sera apporté soit au début de la célébration, soit au moment de la proclamation de l’Évangile.
Proximité : Le Seigneur veut se rendre proche de nous et nous appelle à l’accueillir. Il nous rassure en nous disant des mots d’amour pour nous attirer à lui. En ce sens, on pourrait mettre dans le chœur un panneau avec ce simple mot :;« Viens » ou encore « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres »
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Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise - Peinture Bernadette Lopez
Méditation du 24e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 21-35)
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En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
« Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son com pagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.
« Saisi de compassion, le maître… lui remit sa dette »
Interrogé sur le pardon, Jésus répond : « Patience... » Le pardon demande-t-il de la patience ?
Pardonner, c'est se donner du temps et en donner à l'autre avant de mettre un terme à la relation ou de l'enfermer dans un jugement définitif. C'est même donner beaucoup de temps si on tient compte du chiffre - 77 fois 7 – indiqué par Jésus.
Pourtant, ce temps ne concerne pas d'abord les horloges mais le cœur. Percevoir avec le cœur, accepter de s'ouvrir à ce qui fait la vie de l’autre, voilà ce qui permet réellement d'appréhender une réalité invisible. Et, dès lors, de changer de regard sur les personnes et les situations.
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Cette parabole interroge notre regard sur le pardon, qui n'a rien à voir avec l'oubli. Jésus demande que le pardon soit renouvelé dans le temps, ce qu'aucun des personnages du texte n'est capable de faire. Dans cette parabole les personnes ne se donnent pas de temps, ni le roi qui remet sa dette immédiatement et qui revient sur ce don à la 1ère occasion, ni les serviteurs qui en ont besoin pour rendre ce qu'ils doivent.
Donner du temps, la lenteur est nécessaire. Sortir de ses enfermements financiers, affectifs, intellectuels, pour prendre conscience des conséquences de ses actes, cela exige du temps ; de même pour que la souffrance s'apaise
Dire le ‘Notre Père’, n’est pas facile :
‘Pardonne-nous comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés.’
Mais ce pardon donné est une libération.
Il ouvre à la paix, à l’avenir, à la vie et à l’amour.
Il trace en nous un passage à la tendresse de Dieu.
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Equipe Liturgique@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°369 – Vince Ravince – prêtre spiritain – Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle du 24ième dimanche du Temps Ordinaire
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Dieu, notre Père, apporte à Ton Eglise et à tous ceux qui en foi en Toi, le souffle et les mots qui témoignent de Ta miséricorde et de Ta tendresse. Prions pour tous nos prêtres qui dispensent le sacrement de Réconciliation, et pour tous les baptisés qui écoutent leurs frères et sœurs en souffrance,
Seigneur, nous te prions
Dieu de tendresse et de pitié, nous te prions pour les dirigeants et les personnes en responsabilité, afin que leurs décisions ne soient pas fondées sur la haine, sur la peur mais sur la recherche de la confiance, de la justice, de la solidarité et la paix envers les peuples,
Prions le Seigneur
Dieu lent à la colère et plein d’amour, tu nous invite à nous dépouiller des rancunes et des colères qui nous encombrent. Apprends-nous à accueillir Ton pardon, à pardonner comme toi-même et à nous monter miséricordieux envers nos frères et sœurs.
Dieu, notre Père, nous t’en prions
Dieu qui nous veut vivant dans ton amour et ta joie, dès à présent, nous te prions pour notre communauté paroissiale : que chacun d’entre nous sache accueillir le pardon divin. Que nos cœurs se tournent vers Dieu pour accueillir sa libération, sa guérison et son amour
Dieu des vivants et des morts, nous t’en prions
Equipe PU@evangile – PrionsenEglise – Jardiniers de Dieu – peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 24ième dimanche du Temps Ordinaire année A
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24e dimanche du temps ordinaire A Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
Pardonner. Voilà le mot-clé de ce dimanche.
Pardonner pour vivre, pardonner pour aimer plutôt
que de fermer son cœur et de vivre dans la rancune (1re lecture). Car le pardon restaure, guérit, remet sur pied,
« te couronne d’amour et de tendresse » (psaume).
C’est pour nous aimer que Dieu nous demande de pardonner (évangile) car nous appartenons au Seigneur (2e lecture), c’est-à-dire que nous sommes l’un à l’autre dans une relation d’amour
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Première lecture - Ben Sira 27, 30 – 28, 7
« Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître »
Dieu nous aime, n’en doutons jamais. Jamais il ne nous condamnera pour nos rancunes, nos colères ou les pardons que nous ne voulons pas donner. Cependant, si nous choisissons de rester dans un esprit de vengeance, nous nous coupons de Dieu. Par amour pour nous-mêmes et pour Dieu, choisissons l’amour plutôt que la rancune.
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Psaume - 102
« Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour »
Le psaume 102 évoque avec bonheur les nombreux bienfaits que Dieu prodigue à l’homme et s’attarde notamment sur le pardon divin. Le refrain est une véritable profession de foi au Dieu qui s’est révélé à Moïse comme étant « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour ». Mais le psalmiste approfondit le sujet et s’émerveille de voir l’étendue de la miséricorde de Dieu : « Il pardonne toutes tes offenses […], ne nous rend pas selon nos offenses […], aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés. » Une telle prise de conscience ne peut qu’inciter les croyants à se montrer eux-mêmes miséricordieux envers les autres.
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Deuxième lecture - Romains 14, 7-9
« Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants »
Le Seigneur est venu sur terre pour nous donner sa vie, vivre toutes nos misères pour nous donner tout ce qu’il a réalisé. À nous de renoncer à faire les choses par nous-mêmes pour recevoir ce don et vivre de sa vie. Car Dieu nous veut vivant, dans son amour et sa joie, dès à présent. Saint Paul nous rappelle que nous appartenons au Christ par le baptême. Nous devons en tirer les conséquences et vivre en accord avec cette conviction.
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Évangile - Matthieu 18, 21-35
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? »
La parabole rapportée dans ce texte rappelle que, pour les fidèles de Dieu Père et de son Fils Jésus, le pardon est sans limite. Tous, nous avons bénéficié, par miséricorde, de la grâce, de la chance de pouvoir appeler Dieu notre Père, mais trop facilement, nous faisons obstacle à ce qu’un frère ou une sœur puisse bénéficier d’une telle faveur ! Il nous reste bien du chemin à faire pour être bons comme Dieu est bon et pour pardonner comme Jésus nous a appris à le faire. Pardonner n’est pas une question de mathématique, mais d’imitation du « Père du ciel », qui ne refuse jamais le pardon à qui le lui demande. La miséricorde de Dieu défie tous les calculs.
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Discours sur la vie en communauté : En ce 24e dimanche du temps ordinaire, nous lisons la fin du discours sur la vie en communauté de l’Évangile selon saint Matthieu. Il nous invite à nous dépouiller des rancunes et des colères qui nous encombrent. Tout au long de la célébration, des propositions sont faites pour recevoir le pardon et laisser le Christ panser nos blessures.
Le Seigneur est tendresse et pitié : Jésus nous invite à venir à lui. C’est lui qui nous rassemble et c’est lui qui nous guérit de nos rancunes. Pour marquer cela, le temps d’accueil doit être soigné et chaleureux. Des fleurs pourront être disposées à l’entrée. Elles pourront être accompagnées d’une image et d’un texte, par exemple : « Laissez-vous réconcilier par Dieu avec vos frères. »
Temps de la création : Le temps pour la Création, commencé le 1er septembre, se poursuit, sur le thème de « l’eau vive » (Ez 47, 9-12). C’est un appel à la transformation que l’Esprit de Dieu nous inspire. Cette célébration tournant autour du pardon, le thème de l’écologie intégrale pourrait être rappelé : aimer Dieu pour aimer nos frères et sœurs du monde entier
Mots clés
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Pardon : Tous les textes de ce dimanche tournent autour du pardon. Un geste de pardon peut être mis en place. Chacun pourrait être invité à noter sur un papier le nom des personnes à qui il n’arrive pas à pardonner lors de l’acte pénitentiel. Le célébrant peut aussi inviter chacun à faire l’offrande de son fardeau, de sa rancune au moment de la procession des offrandes.
Pénitence : Toute messe inclut une démarche pénitentielle quelle qu’en soit la forme. Or, la pénitence n’est pas l’aveu des péchés. Ce n’est pas une démarche culpabilisante. Au contraire, la pénitence est une conversion : nous sommes tous appelés à nous tourner vers Dieu pour accueillir sa libération, sa guérison, son amour.
Offenses : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » : en grec, saint Matthieu parle de « remise de dettes ». Cela nous apprend que le pardon est affaire de relation, tout comme l’offense. Le Notre Père pourra être introduit en ce sens.
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Equipe liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise - Peinture Bernadette Lopez
Méditation Evangile selon Matthieu 23ème dimanche du Temps Ordinaire
Evangile selon saint Matthieu (18, 15-20)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »
« Si ton frère a commis un péché… »
L'Evangile est une Bonne Nouvelle : "Si ton frère a commis un péché…". Autrement dit, quoi qu'il ait fait, l'autre reste ton frère ! Ezéchiel parlait du "méchant" qu'il faut avertir et menacer. Jésus, lui, parle de "ton frère". Le frère, c'est celui qui m'est lié de façon unique et définitive. Lui et moi avons beau dire et beau faire, ou mal faire, nous restons frères. Car nous avons le même Père. C'est en effet une bonne nouvelle que nous annonce ici Jésus. Il nous dit que nous sommes solidaires les uns des autres. Nous ne pouvons pas nous désintéresser de ce que font les autres, des chemins de traverse où ils risquent de s'égarer, des erreurs ou fautes qu'ils commettent.
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En fait, ce que nous dit Jésus, c'est, non pas de faire la leçon à l'autre, de l'accuser et de le rejeter, mais de lui donner le bras pour l'aider à cheminer, à reprendre pied sur la route de la vie. Et c'est ce qu'a fait Jésus qui lui aussi a vécu la solidarité des ébranlés. L'apôtre Paul, qui a toujours des formules fortes, ira jusqu'à dire aux Corinthiens : "Jésus qui n'avait pas péché, Dieu l'a pour nous identifier au péché". Le Christ Jésus, en allant jusqu'au bout de sa mission et de sa foi en Dieu, s'est rendu solidaire de notre pauvre humanité engluée dans ses misères et son péché.
Si nous représentons le Christ en croix les bras étendus, c'est bien pour symboliser cela : loin de nous rejeter ou condamner, il nous tend les bras, ses mains. Mains fraternelles, à nous, ses frères.
Seigneur, tout pécheur, avant d'être un coupable à punir,
est un frère à aimer.
Les remèdes que tu proposes
sont la douceur, la discrétion, la persévérance.
Si tu respectes la liberté de celui qui refuse ton amour,
tu lui gardes les bras ouverts,
tu continues de l'aimer, tu restes son ami.
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Equipe Méditation@Evangile - Echo d’Ozanam N°211 – 6 septembre 2020 - Vince Ravince - peinture Bernadette Lopez
Prière Universelle du 23ème dimanche du Temps Ordinaire
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« Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel »
Prions pour l’Église et tous les guetteurs que Dieu a appelés pour assurer le ministère de la communion et de la réconciliation dans ton Église.
Conduis-les, Seigneur, aux sources de la vie !
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même, l’Amour ne fait rien de mal au prochain »
Seigneur, que les chefs d’État et tous les hommes politiques se mettent au service de leurs peuples et travaillent à construire un monde humain et fraternel, où cesseront les horreurs de la guerre et où paix et justice régneront.
Seigneur, nous t’en prions
« Tu ne voleras pas, tu ne convoiteras rien »
Seigneur, ces semaines éprouvantes de canicule nous ont fait prendre conscience de l’importance de l’eau. Avec le Pape Léon, prions pour une gestion juste et durable de l’eau, ressource vitale pour nous, afin que tous puissent y accéder de façon équitable.
Conduis-nous, Seigneur, aux sources de la vie !
« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom je suis là au milieu d’eux »
Seigneur, tu es là au milieu de nous, tu viens habiter en nous. Viens nous transformer et nous donner un cœur ouvert et fraternel envers tous, pour que nos paroles et nos actions soient imprégnées de ta Présence.
Seigneur, nous t’en prions
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Equipe PU@Evangile – RMPP Sr Françoise Raison – PrionsenEglise – Illustration RMPP - Micheline Tribout
Liturgie du Dimanche 6 septembre 2026
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23e dimanche du temps ordinaire A Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
Les lectures de ce 23e dimanche du temps ordinaire invitent à la correction fraternelle. Dieu charge le prophète Ézékiel d’être un guetteur pour la maison d’Israël. Le peuple s’est éloigné de Dieu : le prophète l’invite à revenir vers lui. Dans l’évangile, Jésus invite ses disciples à se soucier de leur frère. Si celui-ci est fautif, il faut insister auprès de lui pour qu’il se détourne du mal.
Commentant les dix commandements, Paul dit :
« que l’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour »
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Première lecture - Ézékiel 33, 7-9
« Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël »
Un guetteur veille, surveille, avertit pour éviter des désastres. Être guetteur de son prochain, qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui ? Prier beaucoup, demander l’Esprit Saint et se laisser guider. Veiller sur son prochain, cela demande beaucoup d’humilité et d’amour.
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Psaume – 94 (95)
« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! »
La louange ouvre le cœur à Dieu, il le pousse à reconnaître de quel amour fou nous sommes aimés. Ce n’est qu’alors que nous pourrons réellement nous mettre à l’écoute de la voix du Seigneur : car nous aurons la certitude que sa voix est douce et amoureuse et non accablante et culpabilisatrice. Ce psaume, avec lequel l’Église prie chaque jour, nous rappelle d’ouvrir nos cœurs à sa parole. Car, sans lui, nous serions perdus
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Deuxième lecture – Paul aux Romains 13, 8-10
« Le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour »
L’amour est un don de Dieu. Il est l’essence même de Dieu. Or cet amour est partage, il doit être transmis, être toujours en mouvement. Il ne se garde pas jalousement pour soi-même, sinon il n’est plus. C’est pourquoi saint Paul nous appelle à partager avec notre prochain cet amour infini qui vient de Dieu. C’est ce que saint Paul rappelle aux chrétiens de Rome, disant même que « le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour ».
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Évangile - Matthieu 18, 15-20
« S’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain »
Juste après avoir évoqué la joie que provoque au ciel le retour de la brebis égarée, Jésus émet une série de considérations portant sur le devoir de « correction fraternelle », lorsqu’un membre de la communauté est offensé par un « frère ». Ce devoir est équivalent à celui du prophète envers le pécheur. Tout doit être fait pour ramener les fautifs dans le droit chemin : confrontation privée, discussion à deux ou trois, appel « à l’assemblée de l’Église ». Autrement dit, le devoir de correction fraternelle est de la plus haute importance. La communauté se doit d’être un milieu de conversion et de pardon. Quand elle prie au nom de Jésus, son pouvoir d’intercession ne connaît pas de limite
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Temps de la Création : Le temps de la Création, commencé le 1er septembre, se poursuit sur le thème de « l’eau vive » en référence à un passage du livre d’Ézékiel (Ez 47, 9-12). C’est un appel à la transformation que l’Esprit de Dieu nous inspire. Nous vous proposons une louange au Seigneur pour la beauté de sa création, en filigrane de cette célébration.
Discours sur la vie en communauté : En ce 23e dimanche du temps ordinaire, l’évangile nous propose de lire le discours de Jésus sur la vie en communauté. Sa lecture se poursuit jusqu’à dimanche prochain. Aujourd’hui, il nous appelle à être responsables et à prier les uns pour les autres. Pour approfondir ce thème, retrouvez nos pistes et formations dans la rubrique Ressources et formations.
Une liturgie qui nous enseigne : La liturgie de la Parole de ce jour nous révèle la profondeur des liens spirituels qui nous unissent. La liturgie de l’eucharistie nous fait rendre grâce au Père qui, dans le Christ, fait de nous « un seul corps ». La liturgie de l’envoi nous exhorte à vivre et mettre en pratique la liturgie de la Parole. Laissons-nous donc porter et enseigner par cette belle liturgie dominicale.
Mots clés
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Aimons : Pour signifier la coloration d’amour mutuel de ce dimanche, la liturgie de l’accueil sera soignée. Par exemple, vous pouvez aménager un espace d’accueil avec un bouquet, une banderole avec un message, comme « Aimons-nous les uns les autres », et, pourquoi pas, une image montrant la solidarité.
Paix : Le geste de paix peut être développé, ce dimanche. Par exemple, des personnes de l’assemblée ou des servants de messe, peuvent recevoir la paix autour de l’autel. Puis ils iront la porter, la propager comme venant de Jésus Christ, de qui vient toute paix. Les fidèles seront avertis pour attendre de recevoir avant de donner.
Se réconcilier : La démarche pénitentielle sera développée autour de l’idée de la réconciliation et du pardon : c’est Jésus Christ, présent au milieu de nous, qui nous aide à aimer et qui nous donne son pardon et sa paix. Il ne s’agit pas de se réconcilier par soi-même, avec ses propres forces et donc sans Dieu.
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Equipe Liturgique@Evangile – Extrait de PrionsenEglise – illustration Prionsenglise – Micheline Tribout
Méditation 22ième dimanche du Temps Ordinaire
Evangile selon saint Matthieu (16, 21-27)
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En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas.» Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »
« L'œuvre que Dieu veut faire en nous, à travers nous »
Si Jésus remet Pierre à sa place, il ne le repousse pas. Il lui demande d'aller derrière lui, en vrai disciple. Pour être vraiment disciple de Jésus, il faut l'accepter tel qu'il est et non pas tel que nous voudrions qu'il soit. Et le suivre sur son chemin, et non pas le faire passer de force sur les nôtres.
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Au début, nous sommes disposés à nous donner beaucoup de mal pour Dieu, à travailler pour sa gloire, mais en même temps pour la nôtre. Nous sommes comme Pierre, nous voulons en quelque sorte dicter à Dieu sa conduite…
Et puis vient le jour où nous abandonnons nos beaux plans, pour épouser ce que Dieu veut vraiment. Nous ne faisons plus des œuvres pour Dieu, mais nous consentons à l'œuvre que Dieu veut faire en nous, à travers nous.
Être chrétien c'est alors aller à contre-courant du monde, c'est avoir le courage de se dire « pour Jésus » dans un milieu incroyant ou moqueur…. Chaque Eucharistie nous rappelle que nos vies sont faites pour être données, partagées !
Ne dis pas : Je suis trop pauvre. Donne-toi librement !
Ne dis pas : Je suis trop faible. Lance-toi en avant !
Si le fardeau est trop lourd, pense aux autres :
Si tu ralentis, ils s'arrêtent.
Si tu t'assieds, ils se couchent.
Si tu hésites, ils reculent.
Si tu faiblis, ils tombent.
Mais si tu marches, ils courront !
Si tu leur donnes la main, ils te soutiendront !
Si tu te donnes à eux et te laisses saisir, ils t'aimeront
Si tu es solide et leur fais confiance, ils vivront !
Si tu pries avec eux, et risque ta vie pour eux,
ils croiront en Dieu !
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Equipe Méditation@Evangile – Extrait de l’Echo d’Ozanam N°367- Vincent Ravince , spiritain- Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 22ième dimanche du Temps Ordinaire A
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Seigneur nous te « Transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu », nous dit saint Paul. Pour que chaque chrétien et pour que l’Eglise tout entière entende cet appel de saint Paul,
Seigneur, nous t’en prions
« Chaque fois que je dois dire la parole, je dois crier ‘‘violences dévastations’’ » se plaint Jérémie. Prions pour tous les peuples qui vivent aujourd’hui de tels malheurs. Donne aux chefs d’états le courage et les moyens d’agir pour une paix désarmée et désarmante
Esprit Saint ouvre les voies de la Réconciliation, nous t’en prions
Pour tous les enseignants, les éducateurs, les catéchistes, les responsables de groupe de formation qui vont reprendre le travail cette semaine ou dans les jours à venir… Qu’ils aident les enfants, les jeunes et les adultes à grandir intellectuellement, humainement et spirituellement
Seigneur, nous t'en prions
« Ne prenez pas pour modèle le monde présent », nous supplie saint Paul. Libère-nous de toutes ces idéologies contemporaines qui enferment l’homme sur des chemins d’esclavage et de mort, sous prétexte de progrès. Donne-nous d’adhérer à une façon nouvelle de penser et d’agir qui plaisent à Dieu.
Seigneur, fait paraître ton jour, à travers les réseaux sociaux, nous t’en prions
Seigneur, nous te prions pour notre communauté paroissiale.
Qu’elle remette régulièrement tous ses projets devant toi, afin de transmettre la foi et témoigner du feu de l’Evangile sur le chemin d’un monde sauvé par le Christ !
Ensemble, prions le Seigneur
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Equipe PU@Evangile - PrionsenEglise – PMPP – Peinture Bernadette Lopez - Micheline Tribout
Liturgie du 22e dimanche du temps ordinaire A
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Liturgie du dimanche 30 août 2026 - Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
La parole de Dieu est radicale, sans demi-mesure.
Le Christ n’aime pas les tièdes, et il attend de nous
un engagement aussi radical que le sien.
Puisque le Seigneur nous aime d’un amour irrévocable,
il nous appelle au choix décisif de la vie,
même si le chemin passe par la Croix.
Reprenons conscience de sa présence et de son appel
à annoncer au monde son amour, source de vie et de paix
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Première lecture - Jérémie 20, 7-9
« Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi »
Dès son appel initial, Jérémie savait que sa mission serait difficile. Mais Dieu lui assurait son soutien inconditionnel. Le prophète constate toutefois que l’appui de Dieu n’est pas à la hauteur des difficultés qu’il rencontre et du rejet dont il est l’objet. Jérémie accuse Dieu de l’avoir « séduit », trompé en quelque sorte. Il est victime au quotidien de railleries, d’insultes et de moqueries, et il se voit contraint d’annoncer « violence et dévastation », alors que la ville de Jérusalem est menacée de toutes parts. Mais le « feu » et la passion qui brûlent en lui en feront, au plus fort de l’épreuve, un grand semeur d’espérance et le visionnaire d’une nouvelle alliance.
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Psaume - 62 (63)
« Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres ! »
Le psalmiste utilise l’image de la soif pour décrire l’ardeur et l’intensité de son désir de Dieu. Un désir d’autant plus intense que Dieu semble être lointain. Le psalmiste se décrit en effet comme « une terre aride, altérée, sans eau ». Il vit une période de désert spirituel et ressent une certaine nostalgie par rapport au sanctuaire. Sa prière va cependant au-delà de la nostalgie et se change rapidement en une magnifique profession de foi : « Ton amour vaut mieux que la vie » Dès lors, l’avenir s’annonce radieux ; le psalmiste sait qu’il peut bénir et louer Dieu de nouveau et lui réaffirmer son attachement le plus profond
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Deuxième lecture - Romains 12, 1-2
« Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre personne tout entière, en sacrifice vivant, saint »
Le texte de Paul aux Romains est une exhortation pleine de la tendresse de Dieu. Saint Paul nous exhorte à l’offrande et à l’adoration telles que nous les vivons au cours de la messe et en vivant au mieux la volonté de Dieu. Dieu nous demande de viser la perfection. Cela suppose le refus d’un « modèle » basé sur l’air du temps, sur l’air du monde et notre adhésion à une nouvelle « façon de penser », de discerner la volonté de Dieu, inspirée par l’Évangile du Christ.
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Évangile - Matthieu 16, 21-27
« Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera »
Si les disciples ont été témoins des nombreux miracles de Jésus, s’ils ont entendu son sermon sur la montagne et ses paraboles, ils n’ont pas percé son mystère. Pierre ne veut rien entendre des souffrances à venir que Jésus évoque et se permet de faire « de vifs reproches » à son Maître. Dans ses pensées tout humaines, Pierre ne peut imaginer qu’un Messie puissant et victorieux. C’est au tour de Jésus de rabrouer Pierre et de rappeler à ses disciples qu’eux aussi doivent passer par le renoncement à leur propre vie et par la Croix. Le suivre jusqu’au bout et jusque dans le don de sa propre vie par amour pour les autres et pour Dieu, il n’y a pas d’autre manière d’être disciple de Jésus.
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
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« Tu m’as séduit » : Le Seigneur, séducteur ? C’est en effet sur ce registre du charme que le prophète Jérémie parle de sa vocation. Il s’en dit victime dans un premier temps, pour reconnaître finalement que l’amour du Seigneur est vainqueur de ses résistances. Et nous ? La vocation est personnelle mais elle ouvre toujours sur la mission : nous sommes choisis pour annoncer l’Évangile.
Sacrifice vivant : Saint Paul nous demande de nous offrir à Dieu « en sacrifice vivant ». Nous aimerions souvent évacuer la thématique négative du sacrifice telle qu’elle a été perçue par des générations de chrétiens… À présent, elle trouve sens dans le contexte de la « tendresse de Dieu » en quête de notre désir spirituel, à rebours du discours ambiant mais seule voie vers le bien et le bonheur.
Prendre sa croix : Jésus ne cache pas les exigences du chemin de vie qu’il a ouvert pour nous : ce chemin passe par la Croix, ce chemin est à vivre en portant chacun notre croix. En annonçant sa passion, le Christ annonce aussi sa résurrection, c’est bien ce qui donne sens à notre vie. Et c’est bien ce que célèbre chaque eucharistie
Mots clés
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Pensées : A priori, nous ne pouvons connaître les pensées de Dieu, elles semblent demeurer impénétrables. Nous les croyons de l’ordre du mystère, alors qu’en son Fils, Dieu a tout dévoilé, tout révélé, de ses pensées : il n’a d’autre dessein que de sauver tous les hommes par la Croix de Jésus. « À la lumière de Pâques, laissons-nous émerveiller par le Christ ! Laissons son immense amour changer notre cœur ! » (Léon XIV, Pâques 2026).
Prix de la vie : La vie a-t-elle un « prix » ? Bien sûr, Jésus ne parle pas d’un prix marchand et plus ou moins monnayable. Le prix de la vie, c’est la vie elle-même, qui se reçoit de Dieu et s’offre à sa volonté. La logique de l’Évangile est subversive : pour gagner la vraie vie, il faut tout perdre, il faut renoncer librement aux tentations trompeuses de la facilité et des satisfactions immédiates.
À chacun selon… : Évoquant le jugement dernier, Jésus donne une précision importante : cessons de juger les autres sur les apparences, seul le Seigneur connaît les cœurs. De plus, puisqu’il donne à chacun ses « talents », son charisme, c’est ce qu’il verra au dernier jour : qu’ai-je fait des dons de Dieu ? Quelle a été ma conduite au cours de ma vie ? Dieu aime et attend chacun de nous personnellement.
Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – Illustration de PrionsenEglise - Bernadette Lopez
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