Liturgie du 18e dimanche du Temps Ordinaire - 2 août 2026
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Liturgie du dimanche 2 août 2026 -Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour Au plein cœur de l’été, nous retrouvons Jésus bien loin de toute habitation, dans l’évangile de ce jour. Il n’est pas seul : une grande foule le suit et l’écoute. Contrairement à ses disciples, il n’envisage pas de se séparer d’elle pour qu’elle cherche de quoi se nourrir. Il va accomplir la prophétie d’Isaïe de la première lecture : avec le Seigneur, on peut manger sans rien payer à condition de se mettre à l’écoute de celui qui donne la Parole et le pain. C’est ce que nous ferons aussi ce dimanche, où l’eucharistie nous rassemble pour un seul culte célébré en deux tables : la table de la Parole et la table de l’eucharistie
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Première lecture - Isaïe 55, 1-3
« Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses »
La prophétie d’Isaïe peut évoquer le banquet messianique de la fin des temps, signe d’une grande communion avec le Seigneur. Toutefois, il semble que cette prophétie peut se réaliser dès maintenant, à condition que le peuple écoute son Dieu selon sa demande insistante. Dieu promet de donner gratuitement une nourriture et des breuvages de qualité supérieure, qui seuls peuvent rassasier le cœur de l’homme. Pour y avoir accès, il suffit de « prêter l’oreille » et « d’écouter » la parole-sagesse de Dieu, source intarissable de vie.
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Psaume - 144
« Tu leur donnes la nourriture au temps voulu »
Le refrain du psaume décrit à merveille les largesses du Seigneur, qui donne abondance de « nourriture au temps voulu » et dont la « bonté » est non seulement « pour tous », mais aussi « pour tout ce qui vit ». Ce Dieu créateur et providentiel est aussi le Dieu libérateur et sauveur, révélé à Moïse et au peuple tout entier car il est « tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ». La finale du psaume rejoint ces propos du livre d’Isaïe : « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez-le tant qu’il est proche ». Voilà un exemple, comme tant d’autres, de l’influence des prophètes sur le grand livre de la prière d’Israël avec ses cent cinquante psaumes
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Deuxième lecture - Romains 8, 35.37-39
« Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu »
L’apôtre emploie dans la première et la dernière phrase un « nous » qui n’a rien de majesté. La question qu’il soulève et la réponse qu’il donne s’appliquent à ceux qui accueillent « l’amour du Christ » et y trouvent la force, la lumière et le bonheur qui comblent leur vie. Paul ne croit pas pour autant que tout sera facile. Il sait d’expérience que la vie est parsemée d’embûches, de dangers et de détresses, physiques et morales. Mais il garde la conviction, profonde et inébranlable, que, grâce à l’amour du Christ et de Dieu, « nous sommes les grands vainqueurs ». Rien ni personne, ici-bas comme au ciel, « ne peut nous séparer de l’amour de Dieu », qui nous est donné dans le Christ
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Évangile - Matthieu 14, 13-21
« Ils n’ont pas besoin de s’en aller »
Jésus aime se retirer « à l’écart », au désert ou sur la montagne, pour prier le Père. Sa retraite, cette fois-ci, lui permet de prendre la mesure de la nouvelle concernant la mort de Jean le Baptiste et de donner une nouvelle impulsion à son ministère public, après le rejet des siens à Nazareth. Malgré tout, des foules viennent des villes voisines, pour entendre le Maître des paraboles. À la différence de Marc et Luc, Matthieu calque son récit sur celui de l’institution de l’eucharistie. Il lui donne un caractère ecclésial en soulignant le rôle actif des Douze qui – ce n’est pas un hasard – recueillent les restes dans « douze paniers pleins ». La « compassion » de Jésus l’amène à donner une nourriture surabondante, qui comble les foules. Comment mieux dire que le Christ apporte le salut aux hommes ?
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Le rassemblement : Chaque eucharistie n’est possible que parce que l’Église se rassemble à l’appel du Seigneur. La multiplication des pains n’est pas pour un seul, ou pour des individus séparés les uns des autres. Qu’aujourd’hui en particulier, l’accueil des fidèles et le chant d’entrée soient mis en valeur pour que le corps du Seigneur soit rendu visible pour tous !
Les offrandes : Le Christ a multiplié les pains et les poissons à partir de ce qui lui a été apporté par ses apôtres. Aujourd’hui, nos offrandes eucharistiques deviendront corps et sang du Christ. Elles sont les dons du Seigneur et le symbole de nos vies, dans ce que nous avons, ce que nous faisons et ce que nous sommes. Soignons la procession des offrandes, sans rajouter toutes sortes d’objets mais par un beau mouvement qui traversera toute l’église.
Le geste de paix :Avant de communier, nous sommes invités à nous tourner les uns vers les autres pour nous donner la paix qui vient du Christ. Voilà qui nous ouvre à nos voisins : ce sont nos frères et sœurs qui sont les membres du corps du Christ, corps eucharistique que nous recevrons dans un instant.
Mots clés
Lait : Avec l’eau et le vin, le lait est une des trois boissons gratuites annoncées dans la prophétie d’Isaïe. C’est la boisson qui nourrit les tout-petits, la marque de la tendresse de Dieu ; c’est elle qui est promise quand Dieu donnera la terre à son peuple comme une bénédiction. Le Nouveau Testament en a fait le symbole de l’enseignement qui vient
de Dieu.
Séparer : Puisque la promesse de Dieu est « d’être au milieu de son peuple » et de ne jamais l’abandonner, la séparation est toujours liée au mal. Au cœur de la deuxième lecture, nous entendrons que rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ. Pour que la foule ne soit pas séparée de lui, Jésus la nourrit dans un endroit désert. Le psalmiste le rappelle : « Il est proche de tous ceux qui l’invoquent »
Saisi de compassion : Littéralement, l’expression peut se traduire par « pris aux entrailles ». Dans l’Évangile, c’est toujours Jésus qui est sujet de ce verbe ; il précède une action de salut que le Christ va opérer, comme une guérison par exemple. Ainsi, Jésus manifeste la miséricorde de Dieu. Aujourd’hui, c’est en nourrissant la foule pour lui éviter de se séparer de lui que le Christ apporte le salut au monde
Equipe Liturgique@Evangie - extrait de prionsenEglise - illustration PrionsenEglise - peinture Bernadette Lopez
Méditation 17ième dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (13, 44-52)
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En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.
Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui. » Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
« .. qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien »
Quand le filet est rempli, il y a un tri à faire… pour tirer de son trésor « du neuf et du vieux ». De quoi s’agit-il ? Ne nous trompons pas ! Quand nous discernons le sens des événements, de notre histoire, nous aimerions cacher ou jeter les morceaux les moins beaux et les plus sombres de nos vies, mais ce n’est pas à nous de jeter quoi que ce soit ! Il ne viendrait à personne l’idée de jeter les pièces trop foncées d’un puzzle ; l’image perdrait tout sens, relief et beauté !
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Sachons relire nos vies, regarder nos histoires comme Dieu les voit, et le laisser, lui, faire le tri ! Car le véritable tri, dans ma vie personnelle ou celle des autres, ne m’appartient pas : “ Ainsi en sera-t-il à la fin du monde ”. Cela est réservé au Père qui seul sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme ; et qui seul aime chacun de nous comme aucun père n’a jamais aimé ses fils !
Cette finale est à mettre en lien avec l’évangile de dimanche dernier, qui nous parlait de la patience de Dieu qui séparera l’ivraie du bon grain seulement au moment de la moisson. Mais en attendant, laissez-les pousser ensemble ! Magnifique Sagesse de Dieu ! “ Je te rends grâce Père d’avoir caché cela aux sages et aux savants, et révélé aux tout petits ! ”
Nous sommes « petits » quand nous accueillons notre faiblesse (sans rien jeter, cacher) et quand nous sommes prêts à tout risquer à la suite du Christ
Oser le combat spirituel
Bénis sois-tu, Père,
car tu nous permets de découvrir chaque jour,
par ces petits que tu as mis près de nous,
les traces de ton Royaume.
Bénis sois-tu pour Jésus ton Fils,
30 ans caché, dans l’humilité et le service,
trésor révélé de sagesse et de vie !
Bénis sois-tu pour ton Esprit qui nous pousse au combat spirituel
à tout risquer pour ton Royaume de paix et d’amour
Signes par milliers - la confiance en Dieu
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Ecoutez et discerner les signes par milliers - parole et musique sur Youtube - cliquez ci-dessous
https://youtu.be/F7Ct4neGhDk?si=tY0oCzwgn0RAGwtS
« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui »
« Jésus est lui-même la Parole, le Verbe de Dieu
venu dans la chair pour inaugurer le Royaume »
Equipe Méditation@Evangile - Extrait de l'Echo d'Ozanam N° 362 - Vincent Ravince , prêtre spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 17e dimanche du Temps Ordinaire
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Vois, Seigneur, ton Eglise à qui tu as confié le trésor de ton Evangile. Qu’elle lui reste fidèle dans ses paroles comme dans ses actes… Qu’elle le fasse connaître à tous les hommes et qu’elle les éclaire dans leur recherche de ton Royaume…
Jésus, qui nous apprend à chercher le Royaume, nous te prions
Nous te confions, Seigneur, les hommes et les femmes qui gouvernent les peuples. Comme pour le roi Salomon, que ton Esprit de sagesse leur donne de discerner le bien et le mal et l’art d’être attentifs aux peuples dont ils ont la charge,
Donne-nous un cœur qui écoute, Père nous te prions
Prends pitié, Seigneur, de tous ceux qui sont obligés de fuir leur pays à cause de la guerre, de la famine, des oppressions et persécutions de toutes sortes, à cause des incendies qui brule ta création. Regarde, Seigneur, leur vie douloureuse ; donne-leur ta force de vie.
Pour le désarmement et la paix, Père nous te prions
Prions pour nos communautés paroissiales. Père, Toi qui nous appelles au vrai bonheur et à entrer dans la joie de ton Esprit, donne-nous de chercher Ton royaume, de trouver le Christ dans nos vies et un cœur attentif à discerner le bien du mal.
Jésus, Parole vivante du Père, nous te prions
Assiste, Seigneur, tous les baptisés et les ministres de ton Église dans l’annonce du Royaume. Révèle, Seigneur, ton visage et ta paix à tous ceux qui te cherchent dans la prière, le silence et vivent cet été un temps de retraite et de pèlerinage
Pour que nous soyons des chercheurs de Dieu, attentifs à sa présence, Père nous te prions
Bonne fête à tous les grands-parents .Père, Que ton Esprit d’amour donne à leurs familles et à leurs proches, comme nous y invite le pape Léon, non seulement de ne jamais les oublier, mais de leur porter aide et affection au long des jours,
Equipe PU@Evangile - extrait de prionsenEglise - Guy tribout- francois Roger peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 17e dimanche du Temps Ordinaire année A
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Dimanche 26 juillet 2026 - Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
La parole de Dieu nous rappelle d’abord ce que le roi Salomon, fils du roi David, a demandé au Seigneur pour exercer son pouvoir : la sagesse et le discernement. Quelques versets du psaume 118, appelé aussi « le psaume de la Loi », rappellent combien le Seigneur propose à ceux qui croient en lui un chemin pour être heureux. Saint Paul poursuit cette voie en précisant, dans sa lettre aux Romains, que Dieu ne veut rien d’autre que le bonheur des hommes en leur indiquant comment être justes dans leur vie. Enfin, Jésus vient donner corps à ce tout ce qui était annoncé : le royaume de Dieu nous est offert, comme le précisaient les paraboles des dimanches précédents, à condition que nous fassions le choix de donner de nous-mêmes pour accueillir ce trésor inestimable que Dieu nous offre.
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Première lecture - 1 Rois 3, 5.7-12
« Je te donne un cœur intelligent et sage »
La scène d’une apparition divine est une grande première dans la jeune histoire de la monarchie en Israël. D’emblée, Dieu se montre généreux envers Salomon : « Demande ce que je dois te donner » Le nouveau roi se fait humble devant Dieu : il se sait inexpérimenté et il anticipe les défis qu’il devra surmonter pour gouverner « un peuple si nombreux ». Mais il a l’humilité de demander à Dieu de lui donner les qualités requises et non la fortune et la gloire, « un cœur attentif » aux besoins et aux requêtes de son peuple et la capacité de « discerner le bien et le mal ». Cette prière plaît à Dieu à un point tel qu’il donne au roi une sagesse et une intelligence du cœur qui feront de Salomon le plus grand des sages de l’histoire d’Israël.
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Psaume - 118
« Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche »
Nous prions aujourd’hui quelques versets du « psaume de la Loi » qui en comporte 176 ! Il s’agit d’une véritable profession de foi : ce psaume est un poème en l’honneur de la Loi, une méditation sur ce don de Dieu qu’est la Loi. La manière dont il est écrit évoque d’ailleurs plutôt une litanie, qui invite à reconnaître comment la loi de Dieu aide à vivre la foi. La Loi n’est pas vécue comme une domination contraignante, mais comme un don de Dieu, des conseils pour mener sa vie. Les versets retenus ce dimanche constituent un bel écho à la manière dont le roi Salomon se prépare à vivre son règne selon la loi de Dieu.
C’est un chant d’action de grâce, une reconnaissance de l’agir de Dieu dans la vie du psalmiste. La loi de Dieu est créatrice de vie nouvelle et de bonheur. La Loi ne désigne pas une loi au sens juridique, mais la parole de Dieu.
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Deuxième lecture - Romains 8, 28-30
« Ceux qu’il a appelés, il en fait des justes »
Paul nous parle de l’ampleur du projet que Dieu a conçu « d’avance », c’est-à-dire de toute éternité, pour tous ceux qui l’aiment. L’histoire du salut est celle d’une prévenance singulière de la part de Dieu. Elle comprend toute une série d’actions qui s’imbriquent l’une dans l’autre : connaissance, prédestination, justification, glorification. Paul emploie une série de mots grecs composés d’un préfixe marquant la préséance absolue de la grâce. Du même souffle, il rappelle aussi que la vie chrétienne est configuration « à l’image [en grec : à l’icône] du Fils ». Pareille configuration élève les croyants au statut de frères ou sœurs du Christ
Le chrétien, dit saint Paul, est citoyen du royaume des Cieux, appelé à être configuré à l’image du Fils de Dieu. Dans la langue de Paul, « être configuré » veut dire recevoir une nouvelle condition, un nouveau statut. Mais cela signifie également être transfiguré, c’est-à-dire, littéralement, laisser passer à travers soi une autre figure, une autre image.
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Évangile - Matthieu 13, 44-52
« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ »
Les deux premières paraboles ont une thématique très semblable : la découverte d’un bien précieux (trésor ou perle de grande valeur) fait renoncer à tout ce que l’on possède pour jouir de ce grand bien. La troisième parabole a sa propre thématique, celle du filet rempli de poissons, bons ou mauvais, et dont les pêcheurs doivent faire le partage une fois sur le rivage. Ainsi en sera-t-il au jugement dernier, alors que les anges sépareront « les méchants du milieu des justes ». La conclusion que Jésus donne à son discours vaut en quelque sorte pour toutes les paraboles. Les paraboles de Jésus sont, en effet, un trésor inépuisable pour tout « disciple du royaume des Cieux », qui saura en tirer « du neuf et de l’ancien ».
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Il y a dix ans : l’assassinat du père Jacques Hamel : Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de Saint-Étienne-du-Rouvray (diocèse de Rouen), a été tué lors d’une prise d’otages dans son église. On ne manquera pas de porter dans la prière cet événement tragique et de le citer dans la prière universelle et au mémento des défunts.
Tour de France : C’est aujourd’hui l’arrivée du Tour de France, qui sera suivie par bien des personnes. On aura pu évoquer cet événement sportif les dimanches précédents s’il est passé à proximité. On ne manquera pas d’élargir la prière à tous les sportifs. Il est important que les événements de la vie du monde soient mentionnés d’une manière ou d’une autre dans nos liturgies.
La journée des grands-parents : Nous célébrons aujourd’hui la sixième Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. « Je ne vous oublierai pas » (Is 49, 15) est le thème choisi par le pape Léon XIV pour cette journée instituée par le pape François en 2021. C’est une invitation aux familles et aux communautés ecclésiales à ne pas oublier les personnes âgées et à reconnaître en elles « une présence précieuse et une bénédiction ». Elle coïncide cette année avec la fête de sainte Anne et saint Joachim, les grands-parents de Jésus.
Mots clés
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Le discernement : Salomon, fils de David, devient roi. Dans sa prière, il fait part à Dieu de son manque d’expérience pour exercer cette responsabilité et lui demande de lui donner un cœur capable de discerner le bien du mal. Le Seigneur lui donne donc un « cœur intelligent et sage ». Cette capacité de discerner deviendra célèbre au point que l’on évoque souvent « la sagesse de Salomon », en raison de ses capacités à vouloir le bien de son peuple. Cette sagesse et ce discernement sont aussi les atouts nécessaires pour exercer un service ou une responsabilité en Église. La liturgie de ce jour peut être l’occasion de s’interroger ensemble sur la manière de vivre ces dimensions au sein d’une communauté chrétienne.
Tout donner : L’appel de Jésus à tout donner dans les deux premières petites paraboles de l’évangile peut nous paraître radical, voire excessif. Il ne faut pas oublier que Jésus ne décrit jamais le royaume des Cieux, mais emploie toujours les mots « est comparable à… ». Les paraboles sont toujours des images que Jésus explique quelquefois à la demande de ses disciples. L’appel à tout donner ne concerne pas l’ensemble de nos biens matériels, mais les choix que nous sommes appelés à faire dans nos vies pour dépasser nos satisfactions personnelles ou un confort qui ne tient pas compte des autres.
Le neuf et l’ancien : La Bonne Nouvelle annoncée par Jésus est un changement radical par rapport à la loi juive. Dans l’évangile, il évoque un scribe qui devient disciple du Royaume et « tire son trésor du neuf et de l’ancien ». Cela illustre bien cette autre affirmation : « Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir » (Mt 5, 17). Il développera cette dimension tout au long du sermon sur la montagne, dans lequel il invite à ne pas simplement respecter des commandements, mais à les habiter pour leur donner tout leur sens. Une invitation pour nous à toujours vivre de l’intérieur ce qui nous est demandé pour que vienne le royaume de Dieu.
Seigneur Dieu, toi qui veux le bien de toute l’humanité, continue de multiplier pour nous les signes de ta confiance et de ta miséricorde. Que ton Fils Jésus nous aide à discerner afin que nous choisissions de suivre ta volonté jusqu’au bout. Envoie-nous ton Esprit Saint pour que nous puissions toujours faire les choix de la vraie vie. Nous te le demandons par Jésus le Christ notre Seigneur qui vit et règne dans l’unité de l’Esprit Saint, Dieu pour les siècles.
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - Illustration de PrionsenEglise - Peinture Bernadette Lopez
Méditation de l'Evangile du 16e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile selon saint Matthieu (13, 24-43)
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En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” » (…)
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson
Nous sommes toujours impatients de la conversion… des autres ! Jésus accepte le mélange des bons et des mauvais. Il va jusqu'à provoquer le scandale en allant vers les pécheurs. Car il est patient comme son Père. Il sait que les actes les meilleurs peuvent cacher une forme d'orgueil. Et des défauts peuvent masquer de réelles qualités. Parfois, nous croyons que telle personne est du bon blé, mais elle est de l'ivraie ! Ou que telle autre est de l'ivraie, mais aux yeux du Seigneur, c'est du bon blé !
Ce monde est l'enjeu d'un combat et le diable qui a semé l'ivraie de la division. Des forces de défiance et division sont l'œuvre.
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Mais Jésus nous révèle que Dieu a un regard patient, un regard tolérant. Par des paraboles, Jésus nous parle d’abord de croissance. Alors que nous disons : "Tout va de plus en plus mal, tout fiche le camp " Dans le regard de Dieu, tout ce qu'il y a de bien en ce monde est en croissance. Comme le levain qui fait gonfler la pâte, comme cette petite graine qui devient un grand arbre. Dieu nous apprend l'art des recommencements. Et nous invite à recommencer sans nous décourager, à refaire ces choix essentiels, pour que le bon grain germe en nous et ne se laisse pas étouffer.
Le regard de Dieu est un regard tolérant. À ses serviteurs qui disent : " Veux tu que nous arrachions la mauvaise herbe ?" Il leur répond : "Surtout pas ! Laissez tout grandir, sinon vous allez tout gâcher ! Laissez à chacun sa chance jusqu'au bout." Dieu accepte le jeu de notre liberté jusque dans ses conséquences.
Nos attitudes sont à l'opposé, pessimistes, peureuses, impatientes, sectaires, intolérantes, capables de condamner à tort et à travers. Comme Dieu, faisons fructifier ce qu'il y a de bon tout en freinant les forces de divisions et sectarismes.
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Seigneur, je croyais que ton Royaume des cieux c'était un pays pour demain,
un projet très lointain. Mais ce Royaume avance en moi.
Seul celui qui aime en devine la croissance !
Parfois nous avons une très haute idée de nous-mêmes,
et nous contemplons de haut l'ivraie !
Mais tu connais mieux que nous ce qu'il y a en nous :
Un champ mélangé ! Un peu de blé et beaucoup d'ivraie !
Tu sais combien les mauvaises herbes peuvent donner,
elles aussi, de belles fleurs artificielles ! Fleurs de l'égoïsme,
fleurs de l'indifférence, fleurs du plaisir et du succès facile.
Tu sais combien ces mauvaises herbes montent vite
et combien elles accaparent toutes nos énergies !
Toi le jardinier vient semer ta Parole de vie
dans les broussailles de nos illusions,
afin que tes semences de paix et de pardon,
d'amour et de vie germent en nous
comme un magnifique bouquet,
aux fleurs bien réelles !
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Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’écho d’Ozanam N°361 -b 23 juillet 2023 – Vince Ravince – prêtre spiritain – peinture Bernadette Lopez
Prière universelle du 16e dimanche du Temps Ordinaire
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Pour l’Eglise appelée à annoncer le Royaume et à semer la Parole de Dieu… Qu’elle sache aller au-devant de tous en discernant le bon grain de l’ivraie et qu’elle ne laisse personne au bord du chemin…
SEIGNEUR, que ta parole nous aide à grandir dans la foi, nous te prions
Pour que les chrétiens sachent discerner le bon grain de l’ivraie dans les transformations politiques, sociales et économiques qui leur sont proposés… Qu’ils rendent, en toute confiance, témoignage de leur foi et de leur respect dans la Parole de Dieu…et à devenir témoin de cette vie nouvelle par la charité, la justice, la paix et le service des plus fragiles.
SEIGNEUR, donne-nous un cœur qui écoute, nous t'en prions
Pour tous les hommes et femmes qui travaillent et vivent du fruit de la terre… Que leur labeur, leurs difficultés professionnelles et économiques soient reconnues et prises en considération… malgré le dérèglement climatique et les conséquences des guerres qu’ils trouvent leur épanouissement dans le travail bien fait et le respect de la « maison commune » qui brule
SEIGNEUR, toi qui envoie les anges enlevés du Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal, nous t'en prions
Esprit Saint, fais de nous des bâtisseurs fidèles et créatifs de paix quotidienne : dans nos cœurs, nos familles, nos communautés et nos villes. Que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation et chaque choix de dialogue soient semences de fraternité et d’espérance pour le Royaume des Cieux, en gestation
SEIGNEUR, qui sonde les reins et scrute les cœurs, nous te prions
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Equipe PU@Evangile - Micheline et Guy Tribout – François Roger - peinture Bernadette Lopez
Saint Donald et Saint Vladimir
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En ce jour, où nos fêtons Saint Donald et Saint Vladimir qui sont unis au ciel, demandons l’intercession de ces deux saints pour la paix sur terre.
Demandons à Saint Donald de veiller sur tous les Donald du monde pour qu’ils soient habités du même désir de sainteté qui a illuminé sa vie et qu’ils deviennent des artisans de paix.
Intercédons auprès de Saint Vladimir pour que la paix et la concorde puissent régner sur son territoire et sur le monde entier.
Sant Donald Et Saint Vladimir, priez pour nous. Priez pour nos dirigeants, obtenez-nous la paix
Ecouter le podcast "Marcher avec les saints"
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Prier avec Saint Donald et Saint Vladimir
Aujourd'hui, nous élevons notre prière pour la paix dans le monde,
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Seigneur de la Vie,
Toi qui as salué tes disciples en disant :
« La paix soit avec vous »,
accorde-nous le don de ta paix
et la force de la rendre réelle dans l’histoire
prière extraite du pape Léon XIV pour le désarmement et la paix le 5 mars 2026
Liturgie du 16e dimanche du Temps Ordinaire année A
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Liturgie de dimanche 19 juillet 2026 - couleur liturgique : vert
Que grandisse le Royaume
Dans les lectures du jour Jésus prolonge la parabole du semeur par trois autres paraboles. Celle du bon grain et de l’ivraie nous invite à ne pas nous fier aux apparences et à ne pas juger trop vite. La lecture du livre de la Sagesse souligne cette dimension de l’amour de Dieu, dont la puissance n’est pas écrasante : au contraire, il « gouverne avec beaucoup de ménagement » et nous aide à nous convertir. L’Esprit Saint, que saint Paul évoque dans la lettre aux Romains, fait grandir en nous l’espérance de voir advenir le royaume de Dieu comme un soleil qui nous éclaire, si nous croyons qu’une petite graine de moutarde peut devenir un arbre ou qu’un peu de levain est capable de soulever le monde. À nous d’accueillir ce que le Seigneur vient semer en nous
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Première lecture - Sagesse 12, 13.16-19
« À tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion »
Parmi les écrivains bibliques qui invoquent, vénèrent et célèbrent la toute-puissance de Dieu et sa miséricorde, aucun n’a mis en lumière comme l’auteur du livre de la Sagesse les liens étroits entre ces deux attributs : Dieu est miséricordieux parce que tout-puissant. Force, domination et puissance se déploient dans le « soin » qu’il prend « de toute chose » et dans le ménagement qu’il réserve à tous. L’auteur va encore plus loin, en concluant que Dieu agit avec miséricorde pour nous enseigner à faire de même, par amour pour tout être humain : ainsi le juste doit-il se montrer « humain ». Voilà qui ajoute, selon les mots de l’auteur, « une belle espérance », car Dieu, « après la faute », accorde « la conversion »
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Psaume - 85
« Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de vérité… regarde vers moi »
Le psaume 85 oscille entre supplication et confiance. Le psalmiste réclame l’attention de son Dieu : son écoute, son regard et son pardon. Il vit une certaine détresse, mais sa confiance en Dieu demeure inébranlable. Car il connaît d’expérience sa patience et sa propension à pardonner : Dieu est bon, plein d’amour et de tendresse et il « fait des merveilles ». Pour le psalmiste, comme pour l’auteur du livre de la Sagesse, la miséricorde est l’un des plus grands signes montrant que Dieu est « le seul », l’unique vrai Dieu. Toute-puissance divine et miséricorde sont, là aussi, inséparables.
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Deuxième lecture - Paul aux Romains ( 8, 26-27 )
« L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse »
Saint Paul souligne le rôle de l’Esprit Saint. Dans ce chapitre 8 de la lettre aux Romains, il le nomme dix-huit fois. L’extrait de ce dimanche est très court, mais il souligne un rapprochement intéressant : l’Esprit Saint intercède pour les fidèles, et il nous apprend à prier comme il faut. « Prier comme il faut », ce n’est pas adresser à Dieu une quantité de demandes, mais c’est entrer dans sa volonté. Prier, c’est d’abord ouvrir notre cœur à la présence de Dieu : l’Esprit Saint nous y aide.
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Evangile - Matthieu ( 13, 24-43 )
« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson »
Qu’il s’agisse du « bon grain », de la « graine de moutarde » ou du « levain » dans la pâte, il est chaque fois question de la croissance mystérieuse du Royaume. Les deux semeurs et la femme qui prépare la pâte sont gens d’espérance : ils font confiance à la semence et au levain. Dans l’autre parabole, en revanche, un « ennemi » survient et sème de l’ivraie qui risque d’étouffer le bon grain. Jusqu’au temps de la moisson, c’est-à-dire du Jugement, le bien et le mal coexistent. On peut rêver d’éradiquer le mal. Mais seul le maître qui a semé le bon grain pourra faire ce tri. Ce maître est l’image même d’un Dieu de miséricorde, qui demeure patient par rapport à tous et leur accorde, aux mauvais comme aux bons, le temps du repentir et de la conversion. C’est à la confiance, à la patience et à l’espérance que Jésus nous appelle
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
Le décor visuel :
La liturgie fait appel à tous nos sens. Nous écoutons, parlons et chantons. Mais notre regard soutient notre prière. Par les œuvres d’art du lieu où est célébrée la messe, mais aussi par la manière de l’agencer et de le décorer. Comme proposé dimanche dernier, des céréales, des fleurs, peut-être aussi de la mauvaise herbe, aideront à mieux accueillir les paraboles dans lesquelles Jésus utilise de nombreuses comparaisons avec la nature qui germe en ce début d’été.
Accueillir les fidèles :
Nos assemblées n’ont pas le même visage que le reste de l’année. Selon les lieux, elles peuvent être plus ou moins nombreuses, avec une présence ou une absence d’enfants et de familles. L’accueil avant la messe par le prêtre et des personnes de l’équipe liturgique et paroissiale n’en prend que davantage d’importance. Cela permet de mieux s’adresser aux fidèles et de les aider à entrer dans la manière habituelle de vivre la liturgie.
Les événements du monde :
Avant l’arrivée du Tour de France dimanche prochain a lieu aujourd’hui la finale de la Coupe du monde de football. De nombreux paroissiens sont passionnés par ces événements et passent du temps à les suivre. D’autres événements locaux ou internationaux ont pu se produire récemment, qu’ils soient heureux ou malheureux. Dans le mot d’accueil et la prière universelle, mais aussi dans l’homélie, on tiendra toujours compte de ce qui marque la vie des membres de l’assemblée.
Mots clés
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Faute et conversion :
La miséricorde de Dieu est annoncée tout au long du livre de la Sagesse. Dans la première lecture, il est rappelé que, même si Dieu dispose d’une puissance infinie, il « juge avec ménagement ». Il fait preuve d’une étonnante patience lorsqu’il attend la conversion des pécheurs. Et c’est cela qui nous donne une « belle espérance » : après la faute, le Seigneur accorde la conversion. Une conversion qui peut être sans cesse renouvelée, jusqu’à l’avènement du Royaume, comme le dit Jésus dans l’évangile.
Notre faiblesse :
En écho au livre de la Sagesse qui souligne la miséricorde de Dieu, l’apôtre Paul évoque notre faiblesse. Malgré notre bonne volonté, nous avons du mal à prier « comme il faut » L’Esprit Saint nous est donné etvient au secours de notre faiblesse. C’est une manière d’affirmer que notre relation à Dieu, dans notre prière, n’est pas l’expression de notre volonté de bien faire, mais davantage de notre abandon à la présence de l’Esprit Saint. Comme l’ont exprimé bien des saints, il s’agit moins de vouloir à tout prix être parfait que d’ouvrir nos cœurs et nos vies à l’Esprit qui intercède pour nous.
Des petits commencements :
Le monde dans lequel nous vivons est difficile et il nous arrive souvent de n’en retenir que les aspects violents et négatifs, auxquels nous participons par notre manière de vivre. Comme dimanche dernier– et dimanche prochain – Jésus rappelle que le royaume de Dieu est souvent cont
enu dans de petits gestes, et que notre manière de le vivre n’est pas parfaite. Mais il a une force incroyable, comme le levain ou une graine de moutarde, à condition que nous laissions l’Esprit Saint lui permettre de grandir en nous et autour de nous.
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« Annoncez la nouvelle : le royaume de Dieu est là, tout près de vous »
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise - peinture bernadette Lopez
Méditation 15e dimanche du Temps Ordinaire A
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (13, 1-23) (Lecture brève 13, 1-9)
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Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : " Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !"
« Le semeur sortit pour semer »
Les grains tombés sur le sol pierreux ou étouffés par les ronces n'empêchent pas le semeur de continuer à semer. Ainsi, notre faible capacité à accueillir la Parole de Dieu n'empêche pas Dieu de continuer à répandre largement la grâce de son amour. Bien plus, le semeur va semer encore plus de grains pour être certain que quelque chose pousse… Comme le grain de blé, Jésus, tombé en terre, donne beaucoup de fruits. Savoir que tout être humain porte Jésus en lui peut changer notre regard sur les autres.
Par notre baptême, nous aussi nous sommes en ce grain de blé que Dieu veut répandre : invités à ne pas rester enfermés dans nos greniers au milieu des autres grains de blé tous aussi frileux les uns que les autres ! Notre vocation consiste à devenir de beaux épis, pour donner à notre tour du fruit. Mais pour cela, il faut accepter de quitter le confort du grenier pour donner un bel épi. Il n’y a de réelle fécondité que si l’on accepte de quitter son confort. Quel bonheur d’être un épi au grand air qui donne du fruit.
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Souvent nous avons peur ! On se dit : je ne suis pas de la bonne terre, je ne suis qu’un tas de cailloux. Pas étonnant alors que rien ne germe ! Ou bien je me dis : la Parole de Dieu ce n’est pas pour moi, c’est pour les religieux, les bons chrétiens, les gens instruits ! Ceci me sert à excuser ma paresse, mon refus de m’engager ! Et je n’hésite pas à tout faire reposer sur la responsabilité des autres ! Suis-je capable de m’émerveiller devant la générosité de ses dons envers moi?
Quelles sont nos sols pierreux, nos épines ? Les activités professionnelles, l'appétit de biens matériels, l'argent, la sexualité, les loisirs, les jeux, le pouvoir, l'égocentrisme peuvent faire partie des obstacles qui nous éloignent, sans toujours nous en rendre compte, de Dieu. La Parole de Dieu est la racine qui fait grandir notre foi, une foi féconde que l'on ne peut garder pour soi.
Plutôt que de chercher, de manière volontariste, à être une bonne terre, laissons-nous d'abord irriguer par sa Parole de Vie, alors nous deviendrons une terre capable de faire germer la vie. Plutôt que de chercher à mettre en pratique la Parole de Dieu, laissons-la faire sa pratique, son œuvre, en nous. Ça change tout !
Souvenons-nous que, par le baptême, nous sommes devenus à la fois des prêtres (nous portons vers Dieu les prières et les intentions des hommes), des prophètes (nous devons proclamer la Parole de Dieu) et des rois (nous avons à bâtir un Royaume, celui de Dieu, c'est-à-dire d’Amour, de paix, de défense des plus faibles).
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Seigneur, merci pour ce travail du semeur !
Dans ce monde à l'impatience dure
et sans pitié, merci pour ta patience.
Ta Parole grandie doucement en moi
comme une source de vie,
et me laisse le temps
de devenir pleinement moi-même !
Et le monde t’attend, nous attend…
le monde en a tellement besoin
aujourd’hui !
Equipe Méditation@Evangile - extrait de l'Echo d'Ozanam N°360 et de VEA- Vince Ravince, prêtre spiritain -Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne- Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 15e dimanche du Temps Ordinaire
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Regarde, Seigneur, ton Église tout entière que tu as chargée de semer Ta parole dans le cœur des hommes. Donne à toutes les personnes consacrées et à tout le Peuple de Dieu d’être les témoins vivants et joyeux de ton amour pour que Ta parole porte du fruit dans la vie du monde,
Seigneur, nous t’en prions
Regarde, Seigneur, les peuples du monde qui aspirent à la paix et au bonheur. Eclaire les dirigeants des nations, pour qu’ils aient le courage d’abandonner les projets de mort, d’arrêter la course aux armements et de placer au centre la vie des plus vulnérables. Que jamais plus la menace nucléaire ne conditionne l’avenir de l’humanité.
Seigneur, nous t’en prions
Regarde, Seigneur, celles et ceux qui souffrent de la pauvreté, de la maladie, de la faim et de la persécution, au loin ou tout près de nous. Donne à tous ceux qui veillent sur eux la force et les moyens d’ouvrir un avenir meilleur à chacun, pour que la lumière vienne illuminer leur nuit et que la vie puisse refleurir pour le bonheur de tous,
Seigneur, nous t’en prions
Regarde, Seigneur, notre communauté rassemblée en ce dimanche. Tu sèmes en nos cœurs Ta parole et tu espères qu’elle portera du fruit. Donne-nous la force de nous débarrasser de nos pierres et de nos ronces, pour que nous portions du fruit selon nos capacités et qu’à notre tour nous semions Ta parole vivante dans le cœur de celles et ceux que nous rencontrerons,
Seigneur, fais de nous des semeurs de fraternité et d'espérance nous te prions
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EquipePU@Evangile – PrionsenEglise – Réseau Mondiale de prière du Pape Léon -Peinture Bernadette Lopez
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