Méditation 1er dimanche de l'Avent 2025
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (24, 37-44)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »
DANS l'ATTENTE DU SERVITEUR DE LA PAIX
En ce 1er dimanche de l'Avent commence une nouvelle année liturgique. Que sera-t-elle ? Ce que nous croyons, et proclamons comme chrétien, c'est que le Fils de l'homme est présent au cœur de notre histoire et de nos vies
Sur la croix, le Seigneur a sauvé l’histoire monde et lui as montré la route à suivre. Accueillons cet amour bouleversant. C’est de naissance qu’il s’agit. Au milieu du tragique d’aujourd’hui, quelque chose est en train de naître : le retour du Christ qui vient habiter parmi nous. « Et Marie éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que son Fils soit formé en nous ! »
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Dans l’Evangile de ce jour, Jésus ne dresse pas un tableau très désirable autour de son retour dans la gloire. Il semblerait même que les tribulations dont il parle soient déjà là tant nous sentons notre monde en souffrance : manifestations climatiques dévastatrices, guerres partout dans le monde, violences, déshumanisions de nos sociétés informatisées
OUI, il y a de quoi perdre le sens de l'orientation, dans notre monde quand les lances sont devenues des missiles, les arcs des drones, les chevaux des chars, des tanks avec leurs bombes... Quand tant d'hommes ne rêvent que de pouvoir et de puissance, de notoriété et de célébrité, de loisirs et de plaisirs...
Parce qu’il a vécu lui aussi cette traversée de la nuit de l’angoisse, Jésus nous rejoint et nous précède Il a vécu l’affrontement à la tribulation, l’extrême passion en bout de course de son humanité broyée par ceux qu’il venait sauver. Il a vécu l’abandon de ses proches, la solitude et le non-sens d’un amour ignoré.
Et il nous revient aujourd’hui à nous disciples du Christ et missionnaire de Sa Lumière, d’assister à la naissance de son retour, d’y prendre part, d’y reprendre pied. Ce monde en travail n’échappera pas au tamis de l’inessentiel. Le point de résistance est un point d’écoute « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
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Au plus fort de la tourmente, il est un roc qui ne se dédit pas : la Parole. Elle ne passe pas. Elle demeure et accompagne. Elle fait mémoire d’une fidélité, d’une alliance, d’une promesse. Elle surplombe le temps et les jours qu’elle transforme en attente et en espérance. Elle ne se galle vote pas dans des paroles de fausses nouvelles. Elle surgit de notre cœur et se déploie pour aller plus loin, alimentant notre fraternité et notre espérance. Patiemment, Dieu avec Joseph, Marie et une immense famille, construit naissance et enfance. Dieu se dit dans la proximité et l'humilité. Ainsi, va notre Avenir.
Cette parole trouvera-t-elle une terre avide pour la recueillir, pour se laisser ensemencée ? Il est des jours qui tournent à l’urgence. Il est une traversée de la nuit qui cherche ses guetteurs d’aurore. La parole embauche et c’est maintenant. De jour comme de nuit, elle réveille la joie, la rassure
Voir au-delà des apparences, comme nous y invite l’Évangile. Il est venu, il va revenir. Voilà, ramassée en une courte phrase, toute l’espérance du temps de l’Avent. L’espérance, c’est l’esprit d’aventure de la foi qui nous fait voir tout autour de nous les possibilités de la vie qui surgit.
Vivons ce temps de l’Avent 2025 en restant éveillées, en priant et agissons tout le temps dans l'attente à Noël pour accueillir la venue du Serviteur de la paix.
Avec Jésus, durant l’Avent, laissons l’Esprit-saint déplacer, ouvrir et élargir nos horizons. Alors, en AVENT, ne restons pas en arrière !
Bel AVENT, Belle Nouvelle Année

Prière
Père céleste,
que la grâce du Jubilé 2025,
qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
et répande sur le monde entier
la joie et la paix de notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
la louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen.
Equipe Méditation@Evangile - Marie-Dominique Minassian - Extrait de l'Echo d'Ozanam - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 1er dimanche de l'Avent 30 novembre 2025
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Liturgie du 1er dimanche de l'Avent - Année A - 30 novembre 2025
Dans les lectures du jour
Ce dimanche, le premier de l’année liturgique, les lectures reposent les bases de la vie chrétienne, proche du Christ. Mettons-nous en marche !
Ces prochaines semaines nous conduisent vers Noël et nous rappellent que le Seigneur reviendra. En pèlerins d’espérance, réveillons notre ardeur, allons à la rencontre de celui qui vient chez nous.
Prions, écoutons la parole de Dieu, cultivons la paix dans nos cœurs, ne nous inquiétons pas et rejetons le mal pour entrer dans la lumière de Dieu !
Mettre en œuvre la liturgie
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Première lecture - Isaïe 2, 1-5
« Venez ! montons à la montagne du Seigneur ! Qu’il nous enseigne ses chemins »
L’auteur décrit le pèlerinage des nations vers Israël. Invitées à entrer dans le projet de Dieu, elles transformeront les armes de guerre en outils agricoles. Nous voilà renvoyés au récit du livre de la Genèse : l’être humain pourra s’investir dans sa vocation première, gérer la terre pour la rendre féconde. Nous retenons de cela que l’humanité entière est en marche vers l’accomplissement que Dieu lui réserve. Sa lumière, au long de cette route, est la « torah », la parole de Dieu révélée à Moïse, l’orientation que Dieu veut donner à notre vie.
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Psaume 121
« À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : “Paix sur toi ! »
La paix n’est pas absence de conflits mais une véritable action, un engagement, un amour qui dépasse nos envies de haine et nos indifférences. Elle nous demande un vrai travail, pour ne pas nous laisser aller à la facilité.
Dans le contexte liturgique, ce psaume est une réponse à l’invitation du prophète Isaïe : « Venez, marchons à la lumière du Seigneur. » Pour le peuple juif, cette lumière émane de Jérusalem et de son temple, la maison de Dieu. Dans la foi chrétienne, la vraie demeure de Dieu est le peuple croyant. Dieu ne demeure pas dans un temple de pierre, mais un temple de chair : le cœur de l’être humain
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Deuxième lecture - Romains 13, 11-14a
« Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière »
Marcher dans la lumière, c’est marcher avec Jésus, revêtu de lui. C’est « par lui, avec lui et en lui » que nous pouvons rejeter les œuvres des ténèbres, se conduire honnêtement pour se tenir prêts à la venue de Dieu dans nos vies. Puisque nous sommes à la fin des temps, concentrons-nous sur ce qui ne passera pas, l’amour les uns des autres.
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Évangile - Matthieu 24, 37-44
« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »
Se tenir prêt, c’est simplement vivre en tant que chrétiens : rechercher et désirer la présence et la proximité de Dieu. Or, toute relation s’entretient ! Comment faire ? Par la prière sincère, non intéressée, la méditation de la parole, la participation aux sacrements. C’est de croire que le don de Dieu se réduit à une vie entre nous alors que Dieu nous appelle à une vie, une Alliance avec lui.
Points forts
Année A – Matthieu : En ce premier dimanche de l’Avent, nous commençons une nouvelle année liturgique à l’écoute de l’Évangile selon saint Matthieu. Un Évangile écrit à destination des chrétiens issus du judaïsme : Jésus est bien le Messie attendu de l’Ancien Testament, celui qui vient en accomplir les promesses.
Encart de l’Avent 2025 : Pour vivre le temps de l’Avent en paroisse, nous vous proposons une démarche à suivre tous les dimanches. Le thème choisi cette année est « Pèlerins d’espérance » : continuons d’être pèlerins malgré la fin de l’année jubilaire !
Voici le temps du long désir : Le temps de l’Avent veut nous faire redécouvrir le désir de Dieu. C’est parce que nous aurons désiré ardemment rencontrer Dieu qu’il se fera proche de nous. Par ce désir, nous aurons à cœur de nous tenir prêts et de travailler à la paix de Dieu.
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Mots clés
Avent :
Le mot Avent, (avènement, venue) est employé pour signifier la venue de Dieu sur terre. Celle-ci désigne à la fois le mystère de l’Incarnation et celui de la parousie aux derniers jours (la « parousie » ou « présence, arrivée », évoque une manifestation plus qu’un retour). Ce sont ces deux venues que nous célébrons ce dimanche dans les lectures.
Vigilance :
Conséquence de la double venue du Christ, nous sommes appelés à être vigilants pour être prêts le jour de sa venue. Pour cela, l’encart de l’Avent 2025 vous propose de cultiver une attitude : « Vivre honnêtement comme en plein jour » (deuxième lecture). La démarche pénitentielle et le temps de l’envoi pourront le mettre en avant.
Paix :
La première lecture de ce premier dimanche de l’Avent insiste sur la paix, le travail de la paix. Les actualités nous montrent toujours, quel que soit le temps, que c’est le moment d’œuvrer pour cette paix. La prière universelle pourra être centrée sur ce thème et le geste de paix être mis en avant.
Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger - illustration extraite de PrionsenEglise
Méditation dimanche du Christ Roi de l'Univers
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 23, 35-43
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En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis »
S'engager pour servir, c'est-à-dire régner - Ultime discernement
Nous voilà donc parvenus au dernier dimanche de notre année liturgique 2025. Nous y célébrons une fête toute récente, puisqu’elle remonte à 1925, donc il y a cent ans : le Christ roi de l’univers. Le concile Vatican II en a changé la signification. Il s’agit désormais chaque année d’insister sur une royauté liée au mystère pascal, cela de manière différente selon les évangélistes choisis. Elle est chaque fois en lien avec les récits de la passion du Christ. Ce roi a donné sa vie pour nous. Son règne est un règne qui prône l’amour, la justice et la paix.
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Le roi est aussi celui qui révèle à son peuple la destinée vers laquelle il veut le conduire. Il la révèle non par une exemplarité conventionnelle, mais en s’y engageant en premier. Jésus s’engage dans les ténèbres de la mort et nous révèle ainsi qu’il y apporte la lumière d’un à-venir certain. À peine y entre-t-il et c’est déjà le tremblement de terre de toutes les certitudes. Non, la mort n’est pas le dernier mot de l’histoire des hommes. Non, l’homme lui-même ne saurait être réduit à son péché. Le roi est serviteur en cela qu’il rend le service à son peuple d’emprunter le juste chemin, quoi qu’il lui en coûte. Car le roi aime. Et c’est cela, souvent, qui nous surprend et nous perturbe dans le récit évangélique. Le roi véritable est celui qui aime véritablement. Pas d’un amour narcissique ou intéressé, mais d’un amour absolu et vrai. Il ne communique pas, il est.
La première lecture, tirée du second livre de Samuel, définit David comme « le roi, berger de son peuple ». Ce devra être un roi rempli d’attention, de douceur de bienveillance, tout en ayant la fermeté de celui sur qui on peut compter. Dans la Bible, la véritable vocation d’un roi est de servir le plus petit au nom de Dieu, d’être serviteur comme Jésus, lui qui nous invite à faire la paix en donnant sa vie sur la Croix. Il est serviteur de tous les êtres humains meurtris et humiliés par la haine et la violence de certains rois qui aujourd’hui encore écrasent leurs frères en humanité.
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Désormais, par sa résurrection, nous sommes placés dans son royaume (2e lecture). Dans ce royaume qui nous est promis, nous sommes libérés de toutes les soumissions, de toutes les divisions. À condition, bien sûr, que nous vivions la royauté qui nous est offerte le jour de notre baptême au service de nos frères et sœurs.
C’est cette royauté dans laquelle tout baptisé est configuré. À chaque baptême est rappelé que nous participons à la dignité du Christ, prêtre, prophète et roi. En d’autres termes, il faut exercer cette royauté comme le Maître et Seigneur qui lave les pieds de ses disciples, qui donne le pain à ceux qui ont faim, qui accueille et relève ceux qui s’approchent de lui. Non pour juger ses frères ou ordonner leurs vies. Mais pour s’engager, révéler et ainsi aimer. S’engager pour servir, c’est-à-dire régner.
Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! "Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir". Que l’invitation qui surgit au cœur du credo de Nicée et du Notre Père nous introduise à cette espérance : « Que ton règne vienne ! »
Les morts sont ceux qui ont participé à la mise en croix, « ceux qui ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ». Mutique devant la moquerie et l’insulte, il est reconnu à
la Parole qui exauce le pauvre et l’humilié: « aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ». Le Vivant nous attend en son paradis. Et c’est ici et aujourd’hui que l’éternel se noue. Ne restons pas sur le seuil de nos vies. Embrassons ce Christ Roi qui nous fait signe désormais sous les traits de tous ces frères et sœurs qui font appel à notre cœur. C’est dans notre quotidien que se joue le Royaume. Ouvrons grand les portes de l’éternel pour être dès aujourd’hui citoyen des cieux, ouvriers de sa miséricorde et passeurs d’espérance.
Equipe Méditation@Evangile - extrait de Magnificat - père Benoist de Sinety – Marie-Dominique Minassian - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle du Christ Roi de l'Univers
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Rassemblés en ce dernier dimanche de l'Année Liturgique, prions Jésus, le Christ Roi, pour notre monde meurtri par les guerres, la violence et les rivalités entre les peuples et pour que s’affermisse la Justice et la Paix sur notre terre
Seigneur, venu annoncer la Paix aux hommes, nous te prions.
Pour qu’advienne Ton règne, donne-nous?, Christ Roi de l'Univers, une foi inébranlable en Ta victoire qui est définitive. Que nous puissions construire notre vie sur la foi en Ta résurrection et accueillir en nos cœurs Ta victoire sur le mal
Seigneur, Roi de l’Univers, vers qui montent toutes nos louanges, nous te prions
Avec les deux larrons de l’Évangile, prions pour les personnes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins quotidiens, pour les personnes en prison et pour les bénévoles qui se mettent au service de la révolution fraternelle à travers les associations caritatives.
Accueillons l'amour de Dieu, qui console, pardonne et donne l'Espérance
Samedi 22 novembre, nous fêtons Sainte Cécile,
Dieu Père, Nous te confions Toutes les Chorales et Tous les Organistes, Qu’ils vivent leur mission au Service de Ta louange dans la Fidélité à la Liturgie
Avec Sainte Cécile, Seigneur, chantons la foi et l’espérance en ton Royaume
Seigneur, Roi d'Humilité donne aux membres de nos communautés de paroisses de travailler ici-bas à la construction de Ton Royaume dans la simplicité, le dépouillement et le partage.
Seigneur, Viens demeurer dans nos cœurs, nous t’en prions
EquipePu@Evangile – extrait de PrionsenEglise – Guy Tribout - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Liturgie du dimanche du Christ Roi de lk'Univers
Liturgie du dimanche du Christ Roi de l’Univers - Mettre en œuvre la liturgie
Dans les lectures du jour ce n’est pas « le roi des Juifs » que nous célébrons aujourd’hui, mais celui qui, par sa passion et par sa croix, a accompli la promesse du Royaume. Sa royauté se dit dans son extrême humilité, et la miséricorde est la seule loi s’appliquant à ses sujets. Prier ensemble « que ton règne vienne », c’est nous engager à proclamer l’amour du roi de l’univers et manifester aux plus petits, aux plus pauvres, à quel point ils sont aimés. Oui, nous avons tous notre place au paradis
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Première lecture - 2 Samuel 5, 1-3
Les anciens « donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël »
Premier roi d’Israël, Saül avait reçu l’onction des mains du prophète Samuel. David a longtemps été à son service, mais le roi en est devenu jaloux. Après la mort de celui-ci, et selon le choix divin, David lui a succédé. Le bref récit qui nous est offert est riche d’enseignements. On parle d’un processus qu’on pourrait appeler démocratique et unanime : « toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron » et lui communiquent leurs attentes. Loin de déifier le roi, ils revendiquent une humanité commune : « Nous sommes de tes os et de ta chair » Ils évoquent aussi la mission confiée par le Seigneur : être le berger de son peuple. Il n’y a pas ici d’onction sacerdotale ou prophétique : l’onction est plutôt conférée par « tous les anciens d’Israël ». C’est dire que le rôle de David est pastoral et doit être axé sur le bien de la communauté et l’unité des tribus de Juda et celles d’Israël.
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Psaume - 121
« C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur »
Le psaume 121 est le premier des quinze « chants des montées » qui accompagnaient le pèlerinage à Jérusalem. On retrouve ici la même unanimité que dans la première lecture : « Ville où tous ensemble ne fait qu’un » Certes, on vient au Temple pour prier et célébrer les grandes fêtes liturgiques, mais on y vient parce que c’est là « le siège de la maison de David ». La montée est joyeuse et, lorsque vient le temps du retour à la maison, on appelle « le bonheur sur Jérusalem », cette ville bien-aimée entre toutes et qui, dans sa version céleste, accueillera la multitude des élus.
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Deuxième lecture - Saint Paul apôtre aux Colossiens 1, 12-20
« Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé »
Ces neuf versets constituent l’un des plus beaux hymnes christologiques du Nouveau Testament. La première partie est une exhortation à rendre grâce à Dieu : il a donné aux Colossiens « d’avoir part à l’héritage des saints » et les a « placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé ». La deuxième porte sur le rôle du Christ dans la Création : comme « premier-né, avant toute créature », il est assimilé à la figure de la Sagesse et à celle du Verbe. La troisième est centrée sur la résurrection du Christ « premier-né d’entre les morts » et "réconciliateur par le sang de sa Croix" […] pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel »
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Évangile - Luc 23, 35-43
« Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
En ce dernier dimanche de l’année liturgique qui, de surcroît, est une solennité, on sera peut-être surpris de retrouver une page qui porte sur la crucifixion de Jésus. Il y a là un certain paradoxe : Jésus est traité comme un malfaiteur, et il est objet de dérision de la part du peuple, de leurs chefs et des soldats romains. Pourtant, ce sont ces derniers qui ont placé l’inscription « Jésus, le Nazaréen, roi des Juifs ». Comment un condamné à mort pourrait-il être roi et que pourrait donc être son royaume ? Eh bien, seul un malfaiteur sait pressentir ce royaume de grâce, de pardon, de paix et de salut, et obtient l’assurance d’en faire partie le jour même : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » C’est la promesse que Jésus, Roi des rois, offre à tous ceux et celles qui annoncent et mettent en pratique son Évangile et qui travaillent ici-bas à la construction de son royaume
Mots clés
L’onction :
Dans la Bible, l’onction d’huile est un signe de joie ou d’honneur ; elle figure aussi dans des rites de guérison ou de consécration. Et, en matière de consécration, l’onction royale est bien sûr la plus significative. C’est celle que reçoit David lorsqu’il est reconnu comme le roi choisi par Dieu pour Israël.
Le Royaume :
L’hymne christologique que saint Paul reprend ici, dans la deuxième lecture, est magnifique, chantant la grâce du salut qui nous est obtenu par le Christ : arrachés au pouvoir des ténèbres, nous sommes citoyens du Royaume. Royaume de justice et d’amour, royaume de paix et de charité : nous avons mission de l’annoncer chaque jour.
Le paradis :
La parole de Jésus au malfaiteur qui implore la miséricorde du Seigneur (« Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ») est pour nous aujourd’hui l’assurance du salut pour qui adopte une vie conforme au « Royaume » : le paradis n’est pas seulement pour plus tard, il nous est ouvert dès aujourd’hui
Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau de pourpre (…)
Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs :
« Voyez, je vous l’amène dehors
pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation »
Alors Jésus sortit, portant une couronne d’épines et le manteau de pourpre.
Et Pilate leur dit : « Voici l’homme »( Jean 19,2.4-5)
EquipeLiturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger
Méditation du 33e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21, 5-19)
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En ce temps-là, comme certains disciples parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »
ATTENTION RECENTRÉE
On imagine bien les discussions et l’émerveillement des disciples devant le Temple et ses fastes. Les belles pierres et le grandiose fascinent. Il y a comme un sentiment indestructibilité tant les grands monuments en imposent.
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Jésus ramène ses disciples à l’intérieur d’eux-mêmes. Le Temple est une figure amenée à disparaître. Ce ne sont plus désormais ces pierres-là qui abriteront la présence de Dieu mais bien ce sanctuaire du cœur de chacun. Jésus est venu inaugurer le culte nouveau. Le Temple ne sera plus de pierre mais de chair. Et cette vie de chacun est précieuse aux yeux de Dieu. Le regard s’inverse. C’est Dieu qui investit chacun de sa présence et qui lui donne de quoi vivre pour toujours. Ces choses extérieures qui nous sont chères passeront mais ce que nous sommes pour Dieu ne passera pas.
Jésus est venu mettre tout son poids d’amour dans notre histoire pour que nous n’oublions jamais ce prix que nous avons à ses yeux. Jésus est venu inaugurer sur la croix la victoire essentielle. Il a ouvert le ciel sur la terre. Les disciples du Crucifié-Ressuscité vivent déjà depuis l’autre rive. Ils ont dans leur cœur les mots nouveaux qui mettent en échec le mal qui semble prévaloir. Citoyens de la Jérusalem céleste, ils ouvrent sur la terre le temps de l’espérance. Ils sont la lumière qui brille dans la nuit : « incarnation continuée ».
Le grand discernement est en cours. Il cherche ses témoins.
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Dans le gémissement ineffable de l’Esprit,
l’Esprit et l’Epouse disent : :« Viens, Seigneur Jésus ! »
Et Jésus dit : « Oui, voici que je Viens ! »
"C'est Toi, notre Espérance"
« Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! » Amen
(Apoc. XXII)
Equipe Evangile&Peinture – Marie-Dominique Minassian –François Dominique Roger -peinture Bernadette Lopez
Prière universelle - 33e dimanche du Temps Ordinaire

« C’est Toi, mon espérance » En ce dimanche du Secours catholique et IXe Journée mondiale des pauvres, dont le jubilé a lieu aujourd’hui à Rome, pour que l’Église se montre toujours fidèle à l’exemple du Christ Serviteur,
Prions humblement le Christ serviteur
« Il vient, le Seigneur, gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture » Prions pour les responsables politiques. Qu’ils travaillent pour un monde en paix où règne la justice, respectueux de la liberté et de la dignité humaine.
Prions le Seigneur, qui apporte la justice et la paix dans son rayonnement
" C'est par votre persévérance, que vous gagnerez votre vie" Alors que la COP 30 se déroule au Brésil, pour que l’Esprit Saint éclaire et encourage tous les dirigeants à prendre les mesures qui s’imposent face aux évolutions climatiques,
Prions avec confiance, l’Esprit Saint
« Qu'ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu'ils auront gagné » Saint Paul fait l’éloge du travail ; prions pour que toute personne exclue du travail, du fait de son âge, de son manque de qualification ou de sa condition physique trouve un emploi ou une alternative adaptée.
Prions avec assurance, Saint Joseph travailleur
« Redressez-vous, relevez la tête, car votre rédemption approche » Prions pour notre communauté da paroisses. Qu’elle ne se laisse pas détourner ou décourager par les événements du monde, mais qu’elle sache veiller et prier aux signes de progrès du règne de Dieu dans ses activitées pastorales.
Prions avec persévérance et foi dans le Salut
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Equipe PU@Evangile – PrionsenEglise – RMPP – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
Liturgie du 33e dimanche du Temps Oredinaire 2025
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33e dimanche du temps ordinaire C Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour
Le Seigneur ne nous demande rien qui soit au-dessus de nos forces. S’il est aujourd’hui question du jour de son retour, ce n’est pas pour nous effrayer, au contraire : en demeurant fidèles à son amour, témoins de sa miséricorde, porteurs de sa Bonne Nouvelle, nous ne pouvons que nous réjouir du jour où nous le verrons face à face. N’ayons pas peur ! Célébrons l’espérance que Dieu nous donne et demandons-lui de nous rendre capables d’aimer les pauvres comme il les aime
Mettre en œuvre de la liturgie
Points forts
Presque la fin… :
Nous sommes presque au terme de cette année liturgique Cette la parole de Dieu nous rappelle que notre pèlerinage sur terre aura une fin. Pas de quoi paniquer pour autant ! Au contraire, affirmons avec joie notre foi en celui qui « est venu, est là, et reviendra ».
Journée des pauvres :
Depuis 2017, à l’initiative du pape François, le 33e dimanche du temps ordinaire est la « Journée mondiale des pauvres ». « Partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde », disait-il. Aujourd’hui, Léon XIV en fait une question de justice plus que de charité. Laissons le Seigneur nous en convaincre et nous donner les forces de pratiquer la justice.
Persévérance :
La persévérance est une vertu qualifiant la vertu d’espérance elle-même. Car comment croire et en vivre si notre confiance s’étiole ? Comment marcher à la suite du Christ sans l’effort de traverser les moments difficiles ? Que notre communion avec le Christ dans l’Eucharistie affermisse nos pas et nourrisse notre foi
Première lecture - Malachie 3, 19-20a
« Pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera »
Malachie est le dernier des prophètes écrivains de l’Ancien Testament et, dans la Bible liturgique, il est placé juste avant les quatre Évangiles. Son nom hébreu veut dire « Mon messager ». Il mérite bien ce titre puisqu’il annonce l’avènement « du jour du Seigneur ». Dans ce bref extrait, le prophète décrit avec emphase le sort implacable auquel sont voués « tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété » : ils seront consumés par le feu. Mais il en va tout autrement pour « ceux qui craignent le nom de Dieu » : ce sera un jour de lumière et de « guérison », car « le Soleil de justice se lèvera »
Psaume - 97
« Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie »
Le psaume 97 est un psaume de la royauté divine, que les croyants célèbrent joyeusement, avec orchestre, chants de joie et acclamations. L’antienne dit bien que le Seigneur « vient ». On a ici l’indicatif présent, car le Seigneur est toujours là pour « gouverner les peuples de la terre », avec « justice et droiture ». Dans ce psaume, Israël convoque « le monde et tous ses habitants », reconnaissant de facto que leur roi est aussi le roi de la terre entière, car il vient pour « gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ». La parole de Dieu est source de joie et d’espérance pour les croyants : avec enthousiasme, ils acclament le roi. : « Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie !
Deuxième lecture - 2 Thessaloniciens 3, 7-12
« Qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné »
Bien sûr, le Seigneur reviendra comme il l’a promis. Mais, en attendant, il nous faut fidèlement travailler à la mission. L’apôtre invite les Thessaloniciens à l’imiter, car il reste encore beaucoup de travail apostolique à faire pour préparer la seconde venue du Christ, dont le moment précis n’est connu que de Dieu seul. Il faut demeurer actif, dans le calme, l’espérance et la persévérance, comme Jésus l’avait enseigné.
Évangile - Luc 21, 5-19
« Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu »
Ce chapitre de Luc fait partie de ce qu’on a appelé « le discours apocalyptique de Jésus ». Avec raison, les disciples s’émerveillent de la beauté du Temple. Mais Jésus voit beaucoup plus loin et leur annonce des temps de « guerres et de désordres » et des « phénomènes effrayants ». L’histoire lui donnera très vite raison, puisque Jérusalem sera conquise, son temple sera détruit par les Romains et qu’il y aura de nombreux martyrs chrétiens, entre autres sous les règnes de Néron et de Domitien, pour ne parler que du Ier siècle de notre ère. Mais Jésus demande aux siens de ne pas se « laisser égarer » et de continuer à « rendre témoignage » et à faire preuve de persévérance, car nul ne connaît le jour et l’heure du retour du Seigneur
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Mots clés
Le jour du Seigneur :
Chaque dimanche est, littéralement, « jour du Seigneur ». Mais cette dénomination biblique évoque aussi le jour final où sera manifesté le triomphe de Dieu sur tous ses ennemis. Ce dernier jour ne doit donc pas nous effrayer : nous sommes de ceux qui « craignent son nom » et, le prophète veut surtout nous rassurer, le Seigneur apportera le salut.
À cause de mon nom :
Jésus ne cherche pas, lui non plus, à nous effrayer : il nous éclaire. Ses disciples subiront le même sort que lui, c’est-à-dire que même la mort n’est pas une fin, elle nous ouvre la vie. En somme, Jésus nous pose question de confiance : m’aimes-tu au point de marcher dans mes pas ? N’as-tu pas honte de mon nom, oses-tu témoigner de ta foi ? T’affirmer chrétien ?
Rendre témoignage :
S’il est souvent question de « témoignage » dans l’Évangile, ce n’est jamais pour l’assimiler à quelque prosélytisme menaçant, ce n’est pas non plus pour réduire notre témoignage à quelques belles paroles faciles. Témoigner, c’est manifester, en paroles et en actes, que nous sommes aimés de Dieu et y engager toute notre vie.
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roge
Méditation dimanche 9 novembre Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (2, 13-22)
Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite
La présence de Dieu
C’est une basilique de Pierre qui nous rassemble aujourd’hui : il s’agit de la première basilique construite à Rome sur la colline du Latran : son baptistère est dédié à saint Jean Baptiste ; sur la façade, nous pouvons lire : “Mère de toutes les Églises du monde”. Ainsi, la cathédrale de Rome n’est pas la basilique Saint Pierre comme beaucoup le pensent mais celle de Saint Jean du Latran. Chaque année, les Églises de rite romain fêtent l’anniversaire de sa consécration le 9 novembre.
Cette fête de la Dédicace de la Basilique du Latran nous invite à reconnaître et à célébrer la présence de Dieu au milieu de son peuple. Cette présence est source de renouvellement. La première lecture nous parle d’une source d’eau extrêmement abondante à l’entrée du temple. Dans ce récit, l'eau est considérée comme un symbole de la puissance vivifiante de Dieu. Sa présence est source de vie. Le prophète nous annonce que Dieu est là pour nous libérer des puissances de la mort. Il vient mettre en nous “un cœur nouveau et un esprit nouveau”. A la lumière de l’Évangile, nous comprenons que cette eau symbolise l’amour de Dieu qui vient nous renouveler et nous sanctifier. Chaque fois que nous nous rassemblons dans nos églises , c’est pour nous ouvrir à lui et nous imprégner de cette eau vivifiante.
La lettre de saint Paul aux Corinthiens nous invite à faire un pas de plus. Nous sommes la maison que Dieu construit. Cette maison est fondée sur le Christ. Paul et bien d’autres après lui ont travaillé à la construction de la communauté chrétienne ; cette communauté c’est le temple de la nouvelle alliance. Elle est consacrée au Seigneur. Elle lui appartient parce qu’elle participe à la sainteté du Dieu très saint. Toute atteinte portée contre la communauté est une atteinte à Dieu. Tous ces actes de violence qui font tant de mal sont un péché contre Dieu. Mais nous avons la ferme espérance que ce mal et cette violence n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera.
L’Évangile nous parle de la purification du temple de Jérusalem. Jésus nous présente ce lieu comme “la Maison de son Père”. Jésus revendique le droit de défendre ce lieu sacré : “vous êtes ici chez moi : je ne vous laisserai pas faire de ce lieu une caverne de voleurs". il annonce venir "détruire la guerre jusqu'au bout du monde"
Ce temple dont parle Jésus ce n’est pas seulement un bâtiment de pierres. Les disciples comprendront plus tard qu’il s’agit du temple de son Corps, dont nous sommes les membres. Et aujourd’hui comme autrefois, un grand ménage s’impose. Il ne s’agit plus des animaux qui étaient bien commodes pour les sacrifices. C’est qu’il nous faut balayer c’est la course à l’argent, à l’égoïsme, à la violence, à la guerre. Pour cela, nous ne sommes pas seuls : le Seigneur ne cesse de nous rejoindre. Il n’a plus besoin de fouets avec des cordes. Notre seule rencontre avec lui est le point de départ d’une vie renouvelée. Par le sacrement du pardon, de l'eucharistie, il vient nous purifier. Là où le péché abonde, son amour surabonde et fait place à sa paix.
La Bonne Nouvelle de ce dimanche c’est que le christianisme n’est pas lié à un lieu mais à la personne de Jésus Christ. Chaque dimanche, il rejoint nos communautés chrétiennes réunies en son nom. Aujourd’hui, c’est le Christ qui nous accueille en sa maison pour nous inviter à boire le vin nouveau dans le Royaume de Dieu.
Si nous nous rassemblons en Eglise, en communauté ecclésiale , c’est pour puiser à la source de l’amour qui est en Dieu. Le seul véritable temple c’est lui. C’est autour de lui que tous les hommes sont appelés à se rassembler. Tout au long de notre vie, nous sommes en marche vers cette grande fête qui n’aura pas de fin. En ce jour, nous te supplions, Seigneur, de nous aider à former ensemble ce temple des cœurs où l'Esprit Saint se communique et se fait connaître en union à Dieu.
Equipe Méditation @Evangile – Sources : Revue Feu Nouveau - François-Dominique Roger -
Prière universelle- 9 novembre - Dédicace de la Basilique du Latran
En ce jour où nous fêtons la dédicace de l’église Saint-Jean de Latran, la cathédrale de Rome, prions pour le pape Léon XIV, évêque de Rome, et pour toute l’Église ; que chaque baptisé porte des fruits toujours nouveaux pour le bien de toutes et tous.
Ensemble, prions le Seigneur
Prions pour les dirigeants et puissants de notre humanité, qu’avec l’aide de Dieu ils travaillent à « détruire la guerre jusqu’au bout du monde » et deviennent de véritables artisans de paix.
Ensemble, prions le Seigneur
Prions pour les membres souffrants du Corps du Christ, en leur esprit, en leur âme, en leur corps. Que le Seigneur soit pour eux refuge et force, que, par des frères et sœurs aimants, bienveillants, il soit leur secours dans la détresse.
Ensemble, prions le Seigneur
Prions les uns pour les autres que nous nous laissions toujours plus habiter par l’Esprit. Fais de nous une communauté de pierres vivantes qui puisse devenir source de vie pour tous ceux que nous rencontrons.
Ensemble, prions le Seigneur
Equipe PU@Evangile - extrait de la revue puise à la source - François-Dominique Roger
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