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François-Dominique Roger
Articles récents

Méditation dimanche du Christ Roi de l'Univers

22 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 23, 35-43

En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis »

S'engager pour servir, c'est-à-dire régner - Ultime discernement 

Nous voilà donc parvenus au dernier dimanche de notre année liturgique 2025. Nous y célébrons une fête toute récente, puisqu’elle remonte à 1925, donc il y a cent ans : le Christ roi de l’univers. Le concile Vatican II en a changé la signification. Il s’agit désormais chaque année d’insister sur une royauté liée au mystère pascal, cela de manière différente selon les évangélistes choisis. Elle est chaque fois en lien avec les récits de la passion du Christ. Ce roi a donné sa vie pour nous. Son règne est un règne qui prône l’amour, la justice et la paix.

Le roi est aussi celui qui révèle à son peuple la destinée vers laquelle il veut le conduire. Il la révèle non par une exemplarité conventionnelle, mais en s’y engageant en premier. Jésus s’engage dans les ténèbres de la mort et nous révèle ainsi qu’il y apporte la lumière d’un à-venir certain. À peine y entre-t-il et c’est déjà le tremblement de terre de toutes les certitudes. Non, la mort n’est pas le dernier mot de l’histoire des hommes. Non, l’homme lui-même ne saurait être réduit à son péché. Le roi est serviteur en cela qu’il rend le service à son peuple d’emprunter le juste chemin, quoi qu’il lui en coûte. Car le roi aime. Et c’est cela, souvent, qui nous surprend et nous perturbe dans le récit évangélique. Le roi véritable est celui qui aime véritablement. Pas d’un amour narcissique ou intéressé, mais d’un amour absolu et vrai. Il ne communique pas, il est.

La première lecture, tirée du second livre de Samuel, définit David comme « le roi, berger de son peuple ». Ce devra être un roi rempli d’attention, de douceur de bienveillance, tout en ayant la fermeté de celui sur qui on peut compter. Dans la Bible, la véritable vocation d’un roi est de servir le plus petit au nom de Dieu, d’être serviteur comme Jésus, lui qui nous invite à faire la paix en donnant sa vie sur la Croix. Il est serviteur de tous les êtres humains meurtris et humiliés par la haine et la violence de certains rois qui aujourd’hui encore écrasent leurs frères en humanité. 

Désormais, par sa résurrection, nous sommes placés dans son royaume (2e lecture). Dans ce royaume qui nous est promis, nous sommes libérés de toutes les soumissions, de toutes les divisions. À condition, bien sûr, que nous vivions la royauté qui nous est offerte le jour de notre baptême au service de nos frères et sœurs.

C’est cette royauté dans laquelle tout baptisé est configuré. À chaque baptême est rappelé que nous participons à la dignité du Christ, prêtre, prophète et roi. En d’autres termes, il faut exercer cette royauté comme le Maître et Seigneur qui lave les pieds de ses disciples, qui donne le pain à ceux qui ont faim, qui accueille et relève ceux qui s’approchent de lui. Non pour juger ses frères ou ordonner leurs vies. Mais pour s’engager, révéler et ainsi aimer. S’engager pour servir, c’est-à-dire régner.

Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! "Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir". Que l’invitation qui surgit au cœur du credo de Nicée et du Notre Père nous introduise à cette espérance : « Que ton règne vienne ! » 

Les morts sont ceux qui ont participé à la mise en croix, « ceux qui ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ». Mutique devant la moquerie et l’insulte, il est reconnu à 
la Parole qui exauce le pauvre et l’humilié: « aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ». Le Vivant nous attend en son paradis. Et c’est ici et aujourd’hui que l’éternel se noue. Ne restons pas sur le seuil de nos vies. Embrassons ce Christ Roi qui nous fait signe désormais sous les traits de tous ces frères et sœurs qui font appel à notre cœur. C’est dans notre quotidien que se joue le Royaume. Ouvrons grand les portes de l’éternel pour être dès aujourd’hui citoyen des cieux, ouvriers de sa miséricorde et passeurs d’espérance.

 

Equipe Méditation@Evangile -  extrait de Magnificat -  père Benoist de Sinety – Marie-Dominique Minassian - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Prière universelle du Christ Roi de l'Univers

21 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière universelle

Rassemblés en ce dernier dimanche de l'Année Liturgique, prions Jésus, le Christ Roi, pour notre monde meurtri par les guerres, la violence et les rivalités entre les peuples et pour que s’affermisse la Justice et la Paix sur notre terre 

Seigneur, venu annoncer la Paix aux hommes, nous te prions.

Pour qu’advienne Ton règne, donne-nous?, Christ Roi de l'Univers, une foi inébranlable en Ta victoire qui est définitive. Que nous puissions construire notre vie sur la foi en Ta résurrection et accueillir en nos cœurs Ta victoire sur le mal

Seigneur, Roi de l’Univers, vers qui montent toutes nos louanges, nous te prions

Avec les deux larrons de l’Évangile, prions pour les personnes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins quotidiens, pour les personnes en prison et pour les bénévoles qui se mettent au service de la révolution fraternelle à travers les associations caritatives.

Accueillons l'amour de Dieu, qui console, pardonne et donne l'Espérance

Samedi 22 novembre, nous fêtons Sainte Cécile, 
Dieu Père, Nous te confions Toutes les Chorales et Tous les Organistes, Qu’ils vivent leur mission au Service de Ta louange dans la Fidélité à la Liturgie

Avec Sainte Cécile, Seigneur, chantons la foi et l’espérance en ton Royaume

Seigneur, Roi d'Humilité donne aux membres de nos communautés de paroisses de travailler ici-bas à la construction de Ton Royaume dans la simplicité, le dépouillement et le partage. 

Seigneur, Viens demeurer dans nos cœurs, nous t’en prions
 

 

EquipePu@Evangile – extrait de PrionsenEglise – Guy Tribout - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Liturgie du dimanche du Christ Roi de lk'Univers

18 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

" Voici l'homme" " venu pour servir, ce qui veut dire régner"

Liturgie du dimanche du Christ Roi de l’Univers   - Mettre en œuvre la liturgie

Dans les lectures du jour ce n’est pas « le roi des Juifs » que nous célébrons aujourd’hui, mais celui qui, par sa passion et par sa croix, a accompli la promesse du Royaume. Sa royauté se dit dans son extrême humilité, et la miséricorde est la seule loi s’appliquant à ses sujets. Prier ensemble « que ton règne vienne », c’est nous engager à proclamer l’amour du roi de l’univers et manifester aux plus petits, aux plus pauvres, à quel point ils sont aimés. Oui, nous avons tous notre place au paradis

Première lecture - 2 Samuel 5, 1-3
Les anciens « donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël »
 
Premier roi d’Israël, Saül avait reçu l’onction des mains du prophète Samuel. David a longtemps été à son service, mais le roi en est devenu jaloux. Après la mort de celui-ci, et selon le choix divin, David lui a succédé. Le bref récit qui nous est offert est riche d’enseignements. On parle d’un processus qu’on pourrait appeler démocratique et unanime : « toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron » et lui communiquent leurs attentes. Loin de déifier le roi, ils revendiquent une humanité commune : « Nous sommes de tes os et de ta chair » Ils évoquent aussi la mission confiée par le Seigneur : être le berger de son peuple. Il n’y a pas ici d’onction sacerdotale ou prophétique : l’onction est plutôt conférée par « tous les anciens d’Israël ». C’est dire que le rôle de David est pastoral et doit être axé sur le bien de la communauté et l’unité des tribus de Juda et celles d’Israël.
 

Psaume - 121
« C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur »

Le psaume 121 est le premier des quinze « chants des montées » qui accompagnaient le pèlerinage à Jérusalem. On retrouve ici la même unanimité que dans la première lecture : « Ville où tous ensemble ne fait qu’un » Certes, on vient au Temple pour prier et célébrer les grandes fêtes liturgiques, mais on y vient parce que c’est là « le siège de la maison de David ». La montée est joyeuse et, lorsque vient le temps du retour à la maison, on appelle « le bonheur sur Jérusalem », cette ville bien-aimée entre toutes et qui, dans sa version céleste, accueillera la multitude des élus.

Deuxième lecture - Saint Paul apôtre aux Colossiens 1, 12-20
« Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé »

Ces neuf versets constituent l’un des plus beaux hymnes christologiques du Nouveau Testament. La première partie est une exhortation à rendre grâce à Dieu : il a donné aux Colossiens « d’avoir part à l’héritage des saints » et les a « placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé ». La deuxième porte sur le rôle du Christ dans la Création : comme « premier-né, avant toute créature », il est assimilé à la figure de la Sagesse et à celle du Verbe. La troisième est centrée sur la résurrection du Christ « premier-né d’entre les morts » et "réconciliateur  par le sang de sa Croix" […] pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel »

Évangile - Luc 23, 35-43
« Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »

En ce dernier dimanche de l’année liturgique qui, de surcroît, est une solennité, on sera peut-être surpris de retrouver une page qui porte sur la crucifixion de Jésus. Il y a là un certain paradoxe : Jésus est traité comme un malfaiteur, et il est objet de dérision de la part du peuple, de leurs chefs et des soldats romains. Pourtant, ce sont ces derniers qui ont placé l’inscription « Jésus, le Nazaréen, roi des Juifs ». Comment un condamné à mort pourrait-il être roi et que pourrait donc être son royaume ? Eh bien, seul un malfaiteur sait pressentir ce royaume de grâce, de pardon, de paix et de salut, et obtient l’assurance d’en faire partie le jour même : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » C’est la promesse que Jésus, Roi des rois, offre à tous ceux et celles qui annoncent et mettent en pratique son Évangile et qui travaillent ici-bas à la construction de son royaume

L'Annonce du Royaume - La conversion du cœur- L'écoute de la Parole

Mots clés

L’onction : 

Dans la Bible, l’onction d’huile est un signe de joie ou d’honneur ; elle figure aussi dans des rites de guérison ou de consécration. Et, en matière de consécration, l’onction royale est bien sûr la plus significative. C’est celle que reçoit David lorsqu’il est reconnu comme le roi choisi par Dieu pour Israël.

Le Royaume :

L’hymne christologique que saint Paul reprend ici, dans la deuxième lecture, est magnifique, chantant la grâce du salut qui nous est obtenu par le Christ : arrachés au pouvoir des ténèbres, nous sommes citoyens du Royaume. Royaume de justice et d’amour, royaume de paix et de charité : nous avons mission de l’annoncer chaque jour.

Le paradis :

La parole de Jésus au malfaiteur qui implore la miséricorde du Seigneur (« Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ») est pour nous aujourd’hui l’assurance du salut pour qui adopte une vie conforme au « Royaume » : le paradis n’est pas seulement pour plus tard, il nous est ouvert dès aujourd’hui

 

La Charité en chair et en os - Bernadette Lopez - Marie-Dominique Minassian

Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau de pourpre (…)
Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs :
« Voyez, je vous l’amène dehors
pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation
»
Alors Jésus sortit, portant une couronne d’épines et le manteau de pourpre.
Et Pilate leur dit : « Voici l’homme »( Jean 19,2.4-5)
 

EquipeLiturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation du 33e dimanche du Temps Ordinaire

16 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21, 5-19)

En ce temps-là, comme certains disciples parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »

Jésus répondit : « Prenez garde de  ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

ATTENTION RECENTRÉE 

On imagine bien les discussions et l’émerveillement des disciples devant le Temple et ses fastes. Les belles pierres et le grandiose fascinent. Il y a comme un sentiment indestructibilité tant les grands monuments en imposent. 

Jésus ramène ses disciples à l’intérieur d’eux-mêmes. Le Temple est une figure amenée à disparaître. Ce ne sont plus désormais ces pierres-là qui abriteront la présence de Dieu mais bien ce sanctuaire du cœur de chacun. Jésus est venu inaugurer le culte nouveau. Le Temple ne sera plus de pierre mais de chair. Et cette vie de chacun est précieuse aux yeux de Dieu. Le regard s’inverse. C’est Dieu qui investit chacun de sa présence et qui lui donne de quoi vivre pour toujours. Ces choses extérieures qui nous sont chères passeront mais ce que nous sommes pour Dieu ne passera pas. 

Jésus est venu mettre tout son poids d’amour dans notre histoire pour que nous n’oublions jamais ce prix que nous avons à ses yeux. Jésus est venu inaugurer sur la croix la victoire essentielle. Il a ouvert le ciel sur la terre. Les disciples du Crucifié-Ressuscité vivent déjà depuis l’autre rive. Ils ont dans leur cœur les mots nouveaux qui mettent en échec le mal qui semble prévaloir. Citoyens de la Jérusalem céleste, ils ouvrent sur la terre le temps de l’espérance. Ils sont la lumière qui brille dans la nuit : « incarnation continuée ». 

Le grand discernement est en cours. Il cherche ses témoins.

Dans le gémissement ineffable de l’Esprit, 
l’Esprit et l’Epouse disent : :« Viens, Seigneur Jésus ! »
Et Jésus dit : « Oui, voici que je Viens ! »
"C'est Toi, notre Espérance"
« Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! » Amen
(Apoc. XXII)

 

Equipe Evangile&Peinture – Marie-Dominique Minassian –François Dominique Roger -peinture Bernadette Lopez

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Prière universelle - 33e dimanche du Temps Ordinaire

13 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

 

« C’est Toi, mon espérance » En ce dimanche du Secours catholique et IXe Journée mondiale des pauvres, dont le jubilé a lieu aujourd’hui à Rome, pour que l’Église se montre toujours fidèle à l’exemple du Christ Serviteur, 

Prions humblement le Christ serviteur

« Il vient, le Seigneur, gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture » Prions pour les responsables politiques. Qu’ils travaillent pour un monde en paix où règne la justice, respectueux de la liberté et de la dignité humaine. 

Prions le Seigneur, qui apporte la justice et la paix dans son rayonnement

" C'est par votre persévérance, que vous gagnerez votre vie" Alors que la COP 30 se déroule au Brésil, pour que l’Esprit Saint éclaire et encourage tous les dirigeants à prendre les mesures qui s’imposent face aux évolutions climatiques, 

Prions avec confiance, l’Esprit Saint

« Qu'ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu'ils auront gagné » Saint Paul fait l’éloge du travail ; prions pour que toute personne exclue du travail, du fait de son âge, de son manque de qualification ou de sa condition physique trouve un emploi ou une alternative adaptée.

Prions avec assurance, Saint Joseph travailleur

« Redressez-vous, relevez la tête, car votre rédemption approche » Prions pour notre communauté da paroisses. Qu’elle ne se laisse pas détourner ou décourager par les événements du monde, mais qu’elle sache veiller et prier aux signes de progrès du règne de Dieu dans ses activitées pastorales.

Prions avec persévérance et foi dans le Salut

Equipe PU@Evangile – PrionsenEglise – RMPP – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

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Liturgie du 33e dimanche du Temps Oredinaire 2025

11 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

33e dimanche du temps ordinaire C Couleur liturgique : vert

Dans les lectures du jour
Le Seigneur ne nous demande rien qui soit au-dessus de nos forces. S’il est aujourd’hui question du jour de son retour, ce n’est pas pour nous effrayer, au contraire : en demeurant fidèles à son amour, témoins de sa miséricorde, porteurs de sa Bonne Nouvelle, nous ne pouvons que nous réjouir du jour où nous le verrons face à face. N’ayons pas peur ! Célébrons l’espérance que Dieu nous donne et demandons-lui de nous rendre capables d’aimer les pauvres comme il les aime

 

Mettre en œuvre de la liturgie

Points forts

Presque la fin… :
Nous sommes presque au terme de cette année liturgique Cette la parole de Dieu nous rappelle que notre pèlerinage sur terre aura une fin. Pas de quoi paniquer pour autant ! Au contraire, affirmons avec joie notre foi en celui qui « est venu, est là, et reviendra ».

Journée des pauvres :
Depuis 2017, à l’initiative du pape François, le 33e dimanche du temps ordinaire est la « Journée mondiale des pauvres ». « Partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde », disait-il. Aujourd’hui, Léon XIV en fait une question de justice plus que de charité. Laissons le Seigneur nous en convaincre et nous donner les forces de pratiquer la justice.

Persévérance :
La persévérance est une vertu qualifiant la vertu d’espérance elle-même. Car comment croire et en vivre si notre confiance s’étiole ? Comment marcher à la suite du Christ sans l’effort de traverser les moments difficiles ? Que notre communion avec le Christ dans l’Eucharistie affermisse nos pas et nourrisse notre foi

 

Jubilé et Journée Mondiale des Pauvres 2025

 

Première lecture - Malachie 3, 19-20a
 « Pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera »

Malachie est le dernier des prophètes écrivains de l’Ancien Testament et, dans la Bible liturgique, il est placé juste avant les quatre Évangiles. Son nom hébreu veut dire « Mon messager ». Il mérite bien ce titre puisqu’il annonce l’avènement « du jour du Seigneur ». Dans ce bref extrait, le prophète décrit avec emphase le sort implacable auquel sont voués « tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété » : ils seront consumés par le feu. Mais il en va tout autrement pour « ceux qui craignent le nom de Dieu » : ce sera un jour de lumière et de « guérison », car « le Soleil de justice se lèvera »

Psaume - 97
« Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie »

Le psaume 97 est un psaume de la royauté divine, que les croyants célèbrent joyeusement, avec orchestre, chants de joie et acclamations. L’antienne dit bien que le Seigneur « vient ». On a ici l’indicatif présent, car le Seigneur est toujours là pour « gouverner les peuples de la terre », avec « justice et droiture ». Dans ce psaume, Israël convoque « le monde et tous ses habitants », reconnaissant de facto que leur roi est aussi le roi de la terre entière, car il vient pour « gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ». La parole de Dieu est source de joie et d’espérance pour les croyants : avec enthousiasme, ils acclament le roi. : « Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie !
 

Deuxième lecture - 2 Thessaloniciens 3, 7-12
« Qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné »

Bien sûr, le Seigneur reviendra comme il l’a promis. Mais, en attendant, il nous faut fidèlement travailler à la mission. L’apôtre invite les Thessaloniciens à l’imiter, car il reste encore beaucoup de travail apostolique à faire pour préparer la seconde venue du Christ, dont le moment précis n’est connu que de Dieu seul. Il faut demeurer actif, dans le calme, l’espérance et la persévérance, comme Jésus l’avait enseigné.

Évangile - Luc 21, 5-19
« Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu »

Ce chapitre de Luc fait partie de ce qu’on a appelé « le discours apocalyptique de Jésus ». Avec raison, les disciples s’émerveillent de la beauté du Temple. Mais Jésus voit beaucoup plus loin et leur annonce des temps de « guerres et de désordres » et des « phénomènes effrayants ». L’histoire lui donnera très vite raison, puisque Jérusalem sera conquise, son temple sera détruit par les Romains et qu’il y aura de nombreux martyrs chrétiens, entre autres sous les règnes de Néron et de Domitien, pour ne parler que du Ier siècle de notre ère. Mais Jésus demande aux siens de ne pas se « laisser égarer » et de continuer à « rendre témoignage » et à faire preuve de persévérance, car nul ne connaît le jour et l’heure du retour du Seigneur

Mots clés

Le jour du Seigneur :

Chaque dimanche est, littéralement, « jour du Seigneur ». Mais cette dénomination biblique évoque aussi le jour final où sera manifesté le triomphe de Dieu sur tous ses ennemis. Ce dernier jour ne doit donc pas nous effrayer : nous sommes de ceux qui « craignent son nom » et, le prophète veut surtout nous rassurer, le Seigneur apportera le salut.

À cause de mon nom :

Jésus ne cherche pas, lui non plus, à nous effrayer : il nous éclaire. Ses disciples subiront le même sort que lui, c’est-à-dire que même la mort n’est pas une fin, elle nous ouvre la vie. En somme, Jésus nous pose question de confiance : m’aimes-tu au point de marcher dans mes pas ? N’as-tu pas honte de mon nom, oses-tu témoigner de ta foi ? T’affirmer chrétien ? 

Rendre témoignage :

S’il est souvent question de « témoignage » dans l’Évangile, ce n’est jamais pour l’assimiler à quelque prosélytisme menaçant, ce n’est pas non plus pour réduire notre témoignage à quelques belles paroles faciles. Témoigner, c’est manifester, en paroles et en actes, que nous sommes aimés de Dieu et y engager toute notre vie.

 

 

Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roge
 

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Méditation dimanche 9 novembre Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran

8 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (2, 13-22) 

Jésus chassant les marchants du Temple - peinture d'Enrique Simonet

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite

La présence de Dieu

C’est une basilique de Pierre qui nous rassemble aujourd’hui : il s’agit de la première basilique construite à Rome sur la colline du Latran : son baptistère est dédié à saint Jean Baptiste ; sur la façade, nous pouvons lire : “Mère de toutes les Églises du monde”. Ainsi, la cathédrale de Rome n’est pas la basilique Saint Pierre comme beaucoup le pensent mais celle de Saint Jean du Latran. Chaque année, les Églises de rite romain fêtent l’anniversaire de sa consécration le 9 novembre.

Le Temple de Jérusalem, lieu de prière mais aussi de commerce, à l'époque de Jésus

Cette fête de la Dédicace de la Basilique du Latran nous invite à reconnaître et à célébrer la présence de Dieu au milieu de son peuple. Cette présence est source de renouvellement. La première lecture nous parle d’une source d’eau extrêmement abondante à l’entrée du temple. Dans ce récit, l'eau est considérée comme un symbole de la puissance vivifiante de Dieu. Sa présence est source de vie. Le prophète nous annonce que Dieu est là pour nous libérer des puissances de la mort. Il vient mettre en nous “un cœur nouveau et un esprit nouveau”. A la lumière de l’Évangile, nous comprenons que cette eau symbolise l’amour de Dieu qui vient nous renouveler et nous sanctifier. Chaque fois que nous nous rassemblons dans nos églises , c’est pour nous ouvrir à lui et nous imprégner de cette eau vivifiante.

La lettre de saint Paul aux Corinthiens nous invite à faire un pas de plus. Nous sommes la maison que Dieu construit. Cette maison est fondée sur le Christ. Paul et bien d’autres après lui ont travaillé à la construction de la communauté chrétienne ; cette communauté c’est le temple de la nouvelle alliance. Elle est consacrée au Seigneur. Elle lui appartient parce qu’elle participe à la sainteté du Dieu très saint. Toute atteinte portée contre la communauté est une atteinte à Dieu. Tous ces actes de violence qui font tant de mal sont un péché contre Dieu. Mais nous avons la ferme espérance que ce mal et cette violence n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera.

L’Évangile nous parle de la purification du temple de Jérusalem. Jésus nous présente ce lieu comme “la Maison de son Père”. Jésus revendique le droit de défendre ce lieu sacré : “vous êtes ici chez moi : je ne vous laisserai pas faire de ce lieu une caverne de voleurs". il annonce venir "détruire la guerre jusqu'au bout du monde"  

" Il parlait du sanctuaire de son corps "

Ce temple dont parle Jésus ce n’est pas seulement un bâtiment de pierres. Les disciples comprendront plus tard qu’il s’agit du temple de son Corps, dont nous sommes les membres. Et aujourd’hui comme autrefois, un grand ménage s’impose. Il ne s’agit plus des animaux qui étaient bien commodes pour les sacrifices. C’est qu’il nous faut balayer c’est la course à l’argent, à l’égoïsme, à la violence, à la guerre. Pour cela, nous ne sommes pas seuls : le Seigneur ne cesse de nous rejoindre. Il n’a plus besoin de fouets avec des cordes. Notre seule rencontre avec lui est le point de départ d’une vie renouvelée. Par le sacrement du pardon, de l'eucharistie, il vient nous purifier. Là où le péché abonde, son amour surabonde et fait place à sa paix.

La Bonne Nouvelle de ce dimanche c’est que le christianisme n’est pas lié à un lieu mais à la personne de Jésus Christ. Chaque dimanche, il rejoint nos communautés chrétiennes réunies en son nom. Aujourd’hui, c’est le Christ qui nous accueille en sa maison pour nous inviter à boire le vin nouveau dans le Royaume de Dieu.

Si nous nous rassemblons en Eglise, en communauté ecclésiale , c’est pour puiser à la source de l’amour qui est en Dieu. Le seul véritable temple c’est lui. C’est autour de lui que tous les hommes sont appelés à se rassembler. Tout au long de notre vie, nous sommes en marche vers cette grande fête qui n’aura pas de fin. En ce jour, nous te supplions, Seigneur, de nous aider à former ensemble ce temple des cœurs où l'Esprit Saint se communique et se fait connaître en union à Dieu.

Basilique romaine Saint Jean-du-Latran " Mère de toutes les Eglises du monde"
Communauté de paroisses Saint Jean XXIII du Berceau du Fer -La Chapelle de l'Unité du Konacker - Saint Sixte de Marspich- Saint Martin de Hayange- Sainte Rita de Saint Nicolas en Forêt - Saint Barthélémy de Ranguevaux -Saint Denis de Neufchef- Saint Joseph de Serémange-Erzange

Equipe Méditation @Evangile – Sources : Revue Feu Nouveau - François-Dominique Roger -

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Prière universelle- 9 novembre - Dédicace de la Basilique du Latran

6 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière universelle

Basilique St Jean du Latran

En ce jour où nous fêtons la dédicace de l’église Saint-Jean de Latran, la cathédrale de Rome, prions pour le pape Léon XIV, évêque de Rome, et pour toute l’Église ; que chaque baptisé porte des fruits toujours nouveaux pour le bien de toutes et tous.

Ensemble, prions le Seigneur

Prions pour les dirigeants et puissants de notre humanité, qu’avec l’aide de Dieu ils travaillent à « détruire la guerre jusqu’au bout du monde » et deviennent de véritables artisans de paix.

Ensemble, prions le Seigneur

Prions pour les membres souffrants du Corps du Christ, en leur esprit, en leur âme, en leur corps. Que le Seigneur soit pour eux refuge et force, que, par des frères et sœurs aimants, bienveillants, il soit leur secours dans la détresse.

Ensemble, prions le Seigneur

Prions les uns pour les autres que nous nous laissions toujours plus habiter par l’Esprit. Fais de nous une communauté de pierres vivantes qui puisse devenir source de vie pour tous ceux que nous rencontrons.

Ensemble, prions le Seigneur

 

Equipe PU@Evangile - extrait de la revue puise à la source - François-Dominique Roger

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Méditation du dimanche 9 novembre - Fête de la dédicace de la Basilique du Latran

4 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Dédicace de la Basilique du Latran – dimanche 9 novembre 2025

Points forts

◦ La basilique du Latran :
En a fête de ce jour, c’est l’occasion de rappeler que le pape est le premier – et non le chef – des évêques et que la basilique du Latran est la cathédrale de Rome. Cela aide à comprendre combien l’Église n’a pas, malgré les apparences, une structure pyramidale mais une dimension collégiale et synodale.

◦ Nos églises de pierres :
Une église de pierres est présente dans presque chaque commune. Beaucoup appartiennent au patrimoine culturel et religieux et demeurent perçues comme des lieux sacrés. Il est de la responsabilité de la communauté chrétienne de continuer à en faire un lieu d’accueil et de prière. La célébration de ce dimanche peut être l’occasion de porter et remercier tous ceux laïcs et prêtres qui assurent l’avenir et de l’entretien de ces églises de pierres.

◦ Des lieux d’accueils :
La scène violente de l’évangile où Jésus chasse les marchands du Temple contribue à nous interroger sur la manière dont nos lieux de prière sont accueillants à tous, malgré la diminution du nombre d’eucharisties qui y sont célébrées. La violence de l’actualité n’incite pas toujours à laisser ces lieux ouverts… Pourtant, bien des communautés paroissiales parviennent à se donner les moyens, humains, techniques et financiers pour permettre à tous de se rendre dans une église pour y prier. Cela demeure un des éléments du témoignage évangélique

Mettre en œuvre la liturgie

Dans les lectures de ce jour
Le temple de Jérusalem, détruit en 586 av. J.-C., est au cœur de la vision du prophète Ézékiel qui ouvre un avenir au peuple d’Israël en exil. Le psaume fait écho à cette espérance. Dans l’évangile, Jésus va plus loin : alors que le Temple, lieu de la présence de Dieu, a été reconstruit, il se définit lui-même comme le nouveau sanctuaire. Dieu n’est plus enfermé dans une maison bâtie par la main des hommes, mais il habite dans la personne du Christ, dont la vie sera détruite mais qui se relèvera après trois jours. Paul rappelle qu’il est la « pierre de fondation » et que nous sommes aussi le sanctuaire où Dieu fait sa demeure

 

Première lecture - Ézékiel 47, 1-2.8-9.12 
« Sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient » 

Il n’est pas étonnant qu’Ézékiel soit très attaché au temple de Jérusalem puisqu’il en était l’un des servants. Il a assisté à la destruction de ce temple et s’est trouvé parmi les exilés prisonniers des Babyloniens. La foi au Seigneur Dieu de son peuple lui permet de résister et, encore plus, d’espérer. Il encourage ses compagnons d’infortune. Le Seigneur Dieu est bien capable de relever un temple où, à nouveau, il résidera au milieu de son peuple. Le Temple sera le signe d’une nouvelle fécondité. Aussi l’imagine-t-il comme une source foisonnante et abondante d’eau vive, qui fait surgir la vie, qui assure la prospérité.

Psaume - 45 
« Dieu est pour nous refuge et force » 

Les versets du psaume 45 retenus pour ce dimanche sont une très belle réponse à la première lecture. Le psalmiste affirme que le Seigneur est toujours présent, qu’il est un secours dans la détresse, même quand le monde paraît s’écrouler. Il reprend même l’image du fleuve – alors qu’il n’y a pas de fleuve à Jérusalem… – comme un signe de l’abondance de la vie que le Seigneur promet à son peuple et de la paix qu’il annonce, lui qui détruit la guerre. Le sens du nom de « Jérusalem », « Ville de la paix », pourra devenir réalité. 

Deuxième lecture - 1 Corinthiens 3, 9c-11.16-17 
« Vous êtes une maison que Dieu construit » 

Lorsque Paul annonce à la communauté de Corinthe qu’elle est une maison que Dieu construit, on pense bien évidemment à l’image de l’apôtre Pierre qui qualifie les chrétiens de « pierres vivantes ». Paul reprend d’ailleurs, dans cette image de la construction, le fait que Jésus est la pierre de fondation, la pierre angulaire . Cependant, ce n’est pas seulement la communauté rassemblée qui est le lieu de la présence de Dieu. Chacun est appelé à être lui-même « le sanctuaire de Dieu » : « l’Esprit de Dieu habite en vous. » Saint Jean reprendra à de multiples reprises cette image de l’homme qui est appelé à être la demeure de Dieu. 

Évangile - Jean 2, 13-22 
« Mais lui parlait du sanctuaire de son corps » 

Nous sommes au tout début de l’Évangile selon saint Jean, après le prologue sur le Verbe et le miracle de Cana. Et voilà que Jésus annonce déjà la signification profonde de sa présence au milieu de hommes. Le Temple, malgré la présence des marchands, demeure le lieu sacré de la présence de Dieu, ce que Jésus rappelle. Mais il se présente alors lui-même comme le nouveau sanctuaire, présence vivante de Dieu au milieu des hommes. Et c’est seulement après sa résurrection que les disciples comprendront le sens réel des paroles prononcée ici. Le psaume 117 l’annonçait déjà : « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Ps 117, 22).

Mots clés

◦ Pierres vivantes :
Le texte de saint Pierre qualifiant les disciples du Christ de « pierres vivantes » (1 P 2, 5) n’est pas une des lectures de ce jour, mais il est cité à deux reprises, dans la prière d’ouverture et dans l’antienne de communion. Auparavant, Pierre aura repris l’image de la pierre d’angle que constitue Jésus (1 P 2, 4). Saint Paul y fait allusion d’une autre manière en évoquant « la maison que Dieu construit ».

◦ La pierre de fondation :
Dans la deuxième lecture, saint Paul rappelle que Jésus lui-même est la pierre de fondation. Chacun est appelé à prendre part à la construction de l’Église en la bâtissant sur le fondement que représente le Christ. Jésus lui-même aura employé cette image en donnant à Simon un nouveau nom : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Tout en demeurant la pierre angulaire (cf. Ac 4, 11), Jésus choisit l’apôtre Pierre pour être la première pierre de son Église.

◦ Le sanctuaire de son corps :
Le Nouveau Testament, en particulier la mort et la résurrection de Jésus, au moment où le rideau du Temple se déchire, bouleverse totalement la conception que le peuple d’Israël se faisait de la sacralité du Temple, lieu de la présence mystérieuse de Dieu. Le Christ est lui-même présence de son Père, première pierre de l’Église de pierres vivantes que les chrétiens sont appelés à constituer. Nos églises de pierres n’ont de sens réel que si elles demeurent le lieu de la prière et de la vie d’une communauté qui est le corps du Christ.

 

Commémoration des Bienheureux et Fidèles Défunts d'une communauté priante à l'église St Martin à Hayange

EquipeMéditation@Evangile _ extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation commémoration de tous les Fidèles Défunts 2novembre 2025

2 Novembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-6) 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Pourquoi prier pour les morts ?

En ce jour où l’Église célèbre la messe en mémoire de tous les fidèles défunts, nous pouvons nous demander quel est le sens de cette célébration.

Le premier sens, c’est de rappeler que notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants : Dieu, qui est bon, a créé le monde bon. Certes, cette bonté a été altérée par le péché et par la mort, mais elle n’a pas été détruite. Dieu nous le promet. Sa bonté sera encore là à la fin des temps quand la mort et le péché auront disparu. Nos défunts ont vécu de cette bonté, ils l’ont exprimée par des actes, des paroles, ils ont donné la vie. Nous avons pu les oublier, mais pas Dieu. Il les fera ressurgir au dernier jour. 

L'offrande de soi, la pureté du cœur, de l'esprit, du corps et de l'âme

Le deuxième sens, c’est de rappeler notre foi au Christ, Seigneur des morts et des vivants (Rom 14, 9) : Jésus a connu la mort mais il l’a vaincue par sa résurrection, non seulement pour lui mais pour tous ceux qui croient en lui. Jésus est l'aîné d’une multitude de frères. Lorsque l’Église fait mémoire de sa mort et de sa résurrection, elle annonce en même temps la résurrection de ceux et celles qui se sont attachés à lui dans la foi. Nous ne savons ni quand ni comment cela se passera, mais nous croyons que les morts revivront et que nous les retrouverons. Ce sera alors une fête paradisiaque dans laquelle les anges et les hommes exulteront de joie dans une création transfigurée par la lumière divine.

Le troisième sens, c’est d’affirmer la solidarité entre le monde visible et le monde invisible, la communion des saints. Si nous célébrons la messe, c’est parce que nous croyons que cet acte liturgique aide les défunts à aller vers Dieu. Par exemple, en les aidant à opérer des réconciliations nécessaires avant de pouvoir entrer dans la lumière de Dieu « sans ombre ni trouble au visage » (psaume 33) : des réconciliations avec des proches décédés mais peut-être aussi avec des proches encore vivants. Peut-être ai-je moi aussi des pardons à demander à mes défunts ? Et dans l’autre sens, peut-être des pardons à leur accorder ?

Ce dimanche, comme tous les dimanches, nous célébrerons de manière plus marquée la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ et spécialement, en ce 2 novembre, jour de commémoration de tous les fidèles défunts de l’année jubilaire 2025, nous pouvons nous réjouir car la Bonne Nouvelle de la résurrection du Christ a résonné jusque dans les profondeurs du Royaume des morts.

Oui, ce 2 novembre 2025 de l’année jubilaire, que le Seigneur fasse que nos larmes mêlées à celles de Notre Dame de La Salette purifient le cœur des vivants et des morts ; qu’elles nous rendent capables de faire confiance, d’espérer, d’aimer,de combattre en enfants de Lumière pour intercéder pour nous, pour soutenir et désarmer le bras de fer de Son Fils.

Notre Dame de La Salette -1846 - " Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés"

Equipe Méditation@Evangile - Frère Franck Guyen – Couvent Saint-Thomas d'Aquin de Lille - Extrait de Prier dans la ville - François-Dominique Roger

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