Liturgie Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Jésus-Christ
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Dimanche des Rameaux et de la Passion - 29 mars 2026 -Couleur liturgique : rouge
Dans les lectures du jour
Les lectures de ce dimanche nous mettent en présence de celui qui incarne au mieux la Passion. Ce mot français traduit le fait de souffrir à l’extrême, il s’applique également à l’amour (la passion amoureuse) : en Jésus, c’est en raison de son amour infini pour nous qu’il va être mis à mort, la Croix devient alors signe chrétien par excellence, signe de l’amour source de vie. En regardant la Croix, nous ouvrons nos cœurs à la grâce du mystère pascal du Sauveur
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Récit de l’entrée à Jérusalem
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 1-11)
Six jours avant la fête de la Pâque, lorsque le Seigneur fit son entrée à Jérusalem, les enfants allèrent à sa rencontre. Ils tenaient en main des branches de palmier, et criaient à pleine voix : « Hosanna au plus haut des cieux ! Sois béni, toi qui viens dans l’abondance de ta miséricorde ! » Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire ! Qui donc est ce roi de gloire ? C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ; c’est lui, le roi de gloire. « Hosanna au plus haut des cieux ! Sois béni, toi qui viens dans l’abondance de ta miséricorde ! »
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Première lecture - Isaïe 50, 4-7
« Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours »
La prophétie d’Isaïe présente l’attitude juste d’un serviteur de Dieu, que le Christ a manifestée : il a accompli sa mission jusqu’à donner sa vie par amour et il a mis sa confiance en son Père qui ne déçoit pas. Jésus supporte les outrages et les crachats et il compte sur le secours inconditionnel de Dieu.
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Psaume 21(22)
« Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin »
Dans la détresse, ou devant celle de nos proches, notre prière peut parfois se réduire à un cri, à l’image du Christ souffrant sa Passion. Si le Seigneur se tient à nos côtés, alors, nous marcherons dans l’espérance. Dans ce psaume de lamentation, Jésus porte en effet non seulement la souffrance mais l’extrême de la souffrance qui mène à cette terrible question – « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », qui sera la dernière parole de Jésus. Jésus vit et assume une grande partie de ce psaume : les moqueries des passants, les chiens et les vauriens qui l’entourent, les blessures portées à tout son corps et le partage au sort de ses vêtements. Mais Jésus, comme le psalmiste, fait confiance à son Dieu qui ne l’abandonnera pas à la mort et le ressuscitera le troisième jour.
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Deuxième lecture -Philippiens 2, 6-11
« Il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur »
L’abaissement du Christ a d’abord été son incarnation, ce que nous oublions parfois. Partageant notre condition humaine, il en a accepté toutes les conséquences, jusqu’à subir l’injustice qui le conduira au supplice de la croix. « C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. » Il ne faut pas oublier que Paul en fait la base de l’agir chrétien : « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus »
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Évangile -- Matthieu 26, 14 – 27, 66
« Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »
Le récit de la Passion chez saint Matthieu rapporte aussi la dernière cène. Il nous indique par-là combien ces gestes de Jésus lors de son dernier repas sont les symboles de son sacrifice sur la Croix. La perspective de la Résurrection est aussi présente à la fin du récit, en mentionnant la crainte des Juifs de voir la promesse du Christ se réaliser : « Trois jours après, je ressusciterai. »
Mettre en œuvre la liturgie
Points forts
Suivre le Christ :
Autant que possible, on organisera une procession, même courte, entre le lieu de la bénédiction des rameaux et l’église. Ce déplacement est symbolique, comme nous le fait comprendre l’invitation par le diacre ou le prêtre : « Imitons les foules de Jérusalem. » Comme elles, nous marcherons derrière le Christ, représenté sur la croix de procession, pour l’accompagner lors de son entrée triomphale afin d’y vivre sa Passion.
Bénédiction :
Contrairement à ce qu’on pense souvent, une bénédiction ne transforme pas l’objet béni. Par exemple, on bénit la mer chaque année. C’est donc de notre relation à l’objet qu’il est question : nous prions pour que nous
reconnaissions cet objet comme quelque chose qui nous relie à Dieu dans l’usage que nous en ferons.
Acclamations :
Ce sont les principales manifestations de la foule lors de l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Par-là, loin de se tenir à distance d’un prédicateur venu de Galilée et qui bouscule les institutions religieuses, les acclamations reconnaissent Jésus comme Messie. Faisons le choix d’acclamations simples et toniques permettant la participation de tous !
Mots clés
Ânon :
Alors que les soldats circulaient à cheval, l’âne, et a fortiori son petit, l’ânon, est un animal pour les pauvres. C’est sous cette figure que le Christ veut apparaître à son entrée à Jérusalem. Par ce choix, Jésus accomplit une prophétie de Zacharie qui souligne la douceur du roi qui monte un ânon. Ainsi donne-t-il l’esprit du Royaume qu’il est venu inaugurer : un royaume pour les petits et les pauvres.
Hosanna :
Ce mot araméen, la langue utilisée par les Palestiniens à l’époque de Jésus, signifie « de grâce, sauve nous ». Ce qui était à l’origine une imploration lancée au Seigneur est devenu une acclamation joyeuse, en raison des acclamations destinées au Christ quand il entre triomphalement à Jérusalem. Nous la reprenons à chaque eucharistie dans le Sanctus qui cite aussi une phrase d’Isaïe et une autre de l’Apocalypse.
Ouvrir l’oreille :
Avoir une oreille ouverte, c’est savoir écouter. Sans doute est-ce la première attitude que réclame la condition de serviteur. Le prophète est d’abord celui qui écoute le Seigneur et qui lui est docile. C’est pourquoi il peut accomplir sa mission en annonçant la parole du Seigneur. Jésus se présente aujourd’hui comme le modèle du serviteur qui écoute et qui obéit
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise
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