Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
François-Dominique Roger

Liturgie du 4e dimanche de Pâques - couleur liturgique : blanc

21 Avril 2026 , Rédigé par Espace Liturgique

Dans les lectures du jour

En ce 4e dimanche de Pâques, Journée mondiale de prière pour les vocations, Jésus, le Bon Pasteur, nous rassemble pour ouvrir toutes grandes les portes de notre cœur. Le Bon Pasteur pour qu’il nous aide à écouter sa voix et à ne pas nous tromper de maître.
Dans le texte des Actes des Apôtres, Pierre et tous les Apôtres invitent, avec joie et conviction, lors de la fête de la Pentecôte, à un changement de vie pour suivre le Christ ressuscité. Les foules se convertissent et trois mille personnes sont baptisées. Dans sa deuxième lettre, Pierre souligne la manière dont le Christ a donné sa vie et porté les péchés du monde. Jésus reprend l’image du pasteur, très présente dans l’Ancien Testament – notamment dans le magnifique psaume 22 – et insiste sur le lien étroit qui l’unit à chaque brebis de son troupeau. Nul ne peut aller vers le Père sans passer par lui, qui est la porte du royaume de Dieu.

 

Première lecture - Actes 2, 14a.36-41
« Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés »

Les douze Apôtres sont réunis le jour de la Pentecôte et annoncent avec tant de force et de conviction la mort et la résurrection du Christ que tous leurs auditeurs sont « touchés au cœur ». Pierre leur promet le don du Saint-Esprit et les invite à se détourner du péché. Le nombre des convertis – trois mille – est impressionnant. Il nous interroge sur la manière dont nous témoignons autour de nous du fait que le Christ ressuscité nous fait vivre.

Psaume - 22
« Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie »

Ce psaume est certainement le plus connu de tous. Il est toujours prié en entier et souligne la relation étroite du psalmiste avec le Seigneur, son berger. Jésus reprendra la même image dans l’évangile. Le berger veille sur ses brebis dans toutes les dimensions de leur vie, aussi bien matérielles que spirituelles. Il les protège du mal et de la mort, et les comble de grâce tout au long de leur vie.

 

Deuxième lecture - 1 Pierre 2, 20b-25
« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger »

Dans cette lettre qu’on lui attribue, Pierre reprend certains thèmes des discours qu’il prononce dans les Actes : figure du Serviteur souffrant, importance de la conversion et du baptême. Il s’adresse toutefois à un auditoire très différent : celui des communautés chrétiennes de la diaspora d’Asie Mineure (1 P 1, 1). Ce sont des communautés déjà établies mais qui éprouvent certaines difficultés. D’où l’exhortation à se tourner vers le « modèle » qu’est le Christ, qui « a porté nos péchés » et assumé pleinement les souffrances injustes qu’on lui a infligées. Le Christ n’est pas seulement un modèle à imiter, il est aussi « votre berger, le gardien de vos âmes », qui procure, comme le Dieu berger du psaume, repos, grâce et bonheur.

Évangile - Jean 10, 1-10
« Ses brebis à lui, il les appelle chacun par son nom »

Lorsque Jésus utilise la comparaison du berger et de ses brebis, il souligne le lien qui unit le pasteur à chaque brebis du troupeau. Il connaît chacune par son nom, elles connaissent sa voix et ne suivront jamais un étranger. Les disciples ont du mal à comprendre cette image. Jésus va alors plus loin et se présente comme la « porte des brebis ». Il invite à « passer par lui », c’est-à-dire à écouter sa voix et à développer avec lui une relation étroite pour qu’il puisse donner à chacun la vie, et la vie en abondance.
 

Mettre en œuvre la liturgie

Arcabas

Points forts

Le temps pascal : 
Même si l’évangile de ce dimanche ne porte pas sur la Résurrection, il donne un éclairage à notre manière d’accueillir la vie du Christ ressuscité. Cette dimension est rappelée par la première lecture, qui se situe le jour de la Pentecôte, où les Apôtres annoncent le Christ vivant, et par la deuxième lecture, où saint Pierre fait un très beau lien entre la mort du Christ, qui donne la vie par ses blessures, et l’image du berger, « le gardien de nos âmes »

Prier pour les vocations : 
Aujourd’hui, nous vivons la Journée mondiale de prière pour les vocations. Si cette prière concerne d’abord l’appel à la vocation sacerdotale et religieuse, elle n’est toutefois pas exclusive. Nous savons que l’appel du Seigneur est largement adressé à tous les baptisés pour qu’ils y répondent eux-mêmes, mais aussi pour qu’ils en soient témoins auprès de celles et ceux qu’ils rencontrent. On pourra trouver ici les documents nécessaires pour vivre au mieux cette journée : https://jeunes-vocations.catholique.fr

Les néophytes : 
Les trois mille personnes qui reçoivent le baptême à la suite de la prédication de l’apôtre Pierre nous évoquent les milliers d’adultes baptisés chaque année dans notre pays. Nous nous réjouissons de cette dynamique vécue dans bien des paroisses. Ne manquons pas de nous interroger sur la manière dont nous accompagnons les néophytes afin de les aider à grandir dans la foi, et comment nous leur donnons toute leur place dans nos communautés.

Mots clés

Bernadette Lopez

Le Bon Berger : 
Dans l’Ancien Testament, l’image du berger est familière. David, comme Abel, Moïse ou Amos, était berger pour sa famille, comme souvent le plus jeune des garçons. Les moutons étaient indispensables à la vie des familles du Moyen-Orient pour la nourriture et les vêtements. David reprendra cette image dans de nombreux psaumes, dont le superbe psaume 22 prié aujourd’hui. Jésus reprend à son compte cette image familière à ses auditeurs. Le berger prend soin de son troupeau jour et nuit, le nourrit et l’abreuve, le conduit et le protège des animaux sauvages. 

Les brebis : 
Cette belle image du berger et de son troupeau a pu été diversement interprétée dans l’histoire de l’Église. Le pape Léon XIII, dans sa lettre Epistola tua de 1885, affirmait : « Aux pasteurs seuls a été donné l’entier pouvoir d’enseigner, de juger, de diriger ; aux fidèles a été imposé le devoir de suivre ces enseignements, de se soumettre avec docilité à ces jugements, de se laisser gouverner, corriger et conduire au salut. » Cette obéissance du troupeau à son pasteur est encore quelquefois mal comprise. À la suite des papes François et Léon, la manière dont est vécue aujourd’hui la synodalité dans l’Église donne une dimension plus évangélique à la relation vécue entre les fidèles et leurs pasteurs.

« Je suis la porte » : 
L’évangéliste saint Jean présente Jésus, le Christ, comme le seul chemin qui conduit à Dieu. On trouvera cette expression plus tard dans son Évangile, lorsque Jésus dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ». L’image de la porte qu’il utilise aujourd’hui fait bien écho à ces paroles. Franchir une porte – qui peut être étroite, selon les évangélistes Matthieu et Luc – c’est passer d’un espace à un autre, c’est accéder par la foi en Jésus vivant à la vie sans fin qu’il nous promet.

 

Chapelle Notre-Dame du Prado à Lyon - La Crèche - La Croix - Le tabernacle

écoutez la messe du 19 avril 2026 sur Youtube en cliquant sur lien ci-dessous

Messe du Jour du Seigneur à la chapelle Notre-Dame des Douleurs du Prado à Lyon

 

Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - Illustrations les Cahiers de PrionsenEglise

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article