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François-Dominique Roger

meditation

Vendredi Saint

25 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Vendredi Saint

L’Amour est accomplit, Jésus meurt, la vie est engendrée.

Laissons notre regard être capté par Jésus. "Sachant tout ce qui allait lui arriver, Jésus s'avança". Le récit prend son impulsion ici. Cette expression était déjà présente en ouverture du lavement des pieds. Jésus ne subit pas les événements. Il les préside. Le mouvement profond est en lui. C'est à partir de lui qu'il nous faut lire ce récit et la suite des événements. C'est son moi puissant qui s'avance et qui va donner consistance à ce qui suit. "C'est moi, je le suis". Jésus est renversant de présence, parce qu'il assume l'histoire passée et à venir, parce que ce qui se vit est déjà écrit, et qu'il faut que l'Ecriture s'accomplisse jusqu'au bout. C'est le Verbe que l'Ecriture abrite et révèle. C'est l'Ecriture que le Verbe habite et à laquelle il donne corps.

En face de ce moi puissant, difficile de résister. Les soldats, Hanne, Caïphe, Pilate... Tous vont être défaits par Jésus. Tous paraîtront bien faibles, faisant usage de la violence pour essayer de le contraindre. Jésus échappe. Il est le maître des événements qu'il a choisi de vivre jusqu'au bout.

Pierre fait la même expérience. Face aux événements, dans le jardin, c'est l'épée qu'il sort de son fourreau, avouant par là sa faiblesse et son incapacité à faire face. "Non, je ne le suis pas" dira-t-il par trois fois.

Le moi de Jésus va prendre toute sa consistance à la croix. Au moment de disparaître, il confie sa mère et le disciple qu'il aimait l'un à l'autre. Il disparaît dans le lien qu'il crée entre eux. L'amour est accompli. Il peut mourir. La vie est engendrée.

Joseph d'Arimathie et Nicodème eux aussi ont été engendrés à leur identité de disciples puisqu'ils n'ont pas peur de s'occuper de la dépouille de Jésus.

Chemin de croix des enfants à St Nicolas en Forêt
Chemin de croix des enfants à St Nicolas en Forêt

Nous avons aujourd'hui nous aussi rendez-vous à la croix pour y recueillir la vie, celle du Crucifié, offert corps et sang, pour prendre consistance dans sa liberté de Fils. C'est donc de naître qu'il s'agit et de laisser Jésus nous habiter de son moi puissant pour que, comme lui, nous vivions jusqu'au bout de l'amour.


Extrait de la méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Jésus institue l'amour et le service mutuel

24 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #méditation

Jésus institue l'amour et le service mutuel

L'ambiance est quasi liturgique. Le repas est en cours. Mais c'est un repas auquel Jésus va ajouter une portée symbolique et testamentaire.

Symbolique car ce repas regarde déjà la Pâque que Jésus s'apprête à célébrer. C'est tout son être qui se prépare au passage de ce monde vers son Père. Ce qu'il vit est une récapitulation et une anticipation qui pointent vers un ailleurs. Jésus, son vêtement de maître et Seigneur, il l'avait déjà quitté en venant partager la vie des hommes.

Anticipation par ce geste d'une vie offerte. La vie de Jésus est tournée vers le Père et inséparablement vers ceux qu'il embrasse de son amour.

La portée testamentaire de ce repas, réside dans le fait que Jésus livre ici à ses disciples le mouvement de fond qui l'anime. Ce qu'il a en propre, il le transmet à ses disciples comme un secret de vie. Jésus institue ici un sacrement. Un geste, une parole. Ce sacrement est celui de la vie reçue et de la vie donnée. Ce sacrement est une respiration que Jésus institue entre lui et ses disciples, et entre eux. "vous aussi vous devez vous lavez les pieds les uns aux autres".

Jésus institue l'amour et le service mutuel. Ils sont le fruit de cette réception première de l'amour du maître serviteur. Jésus baptise ainsi ses disciples dans le geste qu'ils auront à reproduire pour d'autres. C'est l'ordination fondamentale. C'est l'eau du baptême qui fait entrer dans cette inclination profonde de Jésus pour nous, et qui nous incline patiemment vers tous ceux qu'il aime.

En ce début de triduum pascal, entrons dans le silence du geste de Jésus. Entendons peut-être notre difficulté à nous laisser rejoindre par Jésus dans cette profondeur de vie qu'il souhaite nous communiquer, et laissons-le nous toucher, nous baptiser dans son grand désir que nous ayons part à sa vie. Engageons-nous dans sa Pâques en nous mettant librement et avec amour au service de nos frères.

Extrait méditation de l’’Equipe Evangile@Peinture – peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Solidarité positive et miséricordieuse

13 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Solidarité positive et miséricordieuse

Jésus est mis à l'épreuve. Il est au Temple en train d'enseigner. Tout le peuple venait à lui nous dit-on. Il est l'attraction du moment. Il a l'attention de tous. Le moment est donc bien choisi par ses adversaires pour cette mise à l'épreuve. Sa chute se fera devant tous. Mais c'est sans compter l'Esprit qui opère sans cesse les retournements les plus inattendus.

La force de l'évidence est soulignée par la mise en scène. La femme est placée au centre. Elle est le problème. La situation de flagrant délit écarte toute possibilité d'ambiguïté. Elle est coupable. Et la Loi de Moïse est formelle. Elle doit être lapidée. Tout est dit. Elle est déjà jugée.

Jésus ne conteste pas la culpabilité, ni la Loi de Moïse et sa prescription. Ce serait se mettre en faute. Il tire les conséquences de la situation et place tout le monde devant sa propre responsabilité pour exécuter ce que leur jugement commande: la mort de cette femme. Qui va en être l'auteur ? Pour cela, il faut être vierge de tout péché dit Jésus. Il remet simplement tout le monde dans le même camp : dans la communauté des pécheurs. Personne n'en est exempt: donc tous solidaires! Ce faisant, Jésus fait autorité et renverse le rapport de force. Il est littéralement en train d'écrire cette loi nouvelle de l'inscrire sur la terre, comme au ciel, mettant au cœur de la relation avec les autres la miséricorde entre les pécheurs que nous sommes tous. Le problème n'est donc en réalité ni la femme ni Jésus mais nous et notre besoin de juger qui nous isole les uns des autres et nous coupe d'une solidarité - positive et miséricordieuse.

Puissions-nous donc devenir ces espaces accueillants où la sanction n'est pas le dernier mot à opposer au péché mais bien la miséricorde qui réintègre dans la communauté, relance le désir et le réoriente vers la vie.

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez- Berna

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Difficile joie

6 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Difficile joie

Quel contraste dans cette page d'Evangile ! La joie intense du Père de retrouver son fils perdu. Une joie célébrée par un festin qui rassemble tout le monde. Mais tout le monde n'a pas le cœur à la joie. Au contraire. Il y a même l'idée que ce festin n'aurait jamais dû avoir lieu, que le motif n'en vaut pas la peine. Car un tel festin devrait récompenser la fidélité, et non pas la débauche. Non, la joie n'est pas accessible à ceux qui pensent mérite et récompense. Pour mériter, il faut que son histoire soit conforme aux attentes. Mais c'est au fond passer à côté de la vie qui est partage simple du quotidien.

La vie n'est pas un dû mais un don. Le don c'est maintenant et il ouvre les portes de l'avenir. Il est porteur d'espérance. Le comprendre transforme réellement notre quotidien. La vie consiste alors à être reconnaissant et à se réjouir de ce don en le partageant. Sinon, c'est se condamner à vivre dans l'attente d'un dû qui ne viendra jamais, et au ressentiment qui ronge et isole.

La parabole nous donne des pistes. Le père qui va chercher chacun de ses fils là où il se trouve nous en dit long sur le fait que nous sommes cherchés par Dieu plus que nous le cherchons. Ses entrailles de Père n'ont pas d'autre souci que ce lien qui nous unit. Oui il y a de quoi se réjouir d'être l'objet de tant d'amour.

Reste à partager le repas: tous invités au festin des noces de l'Agneau. C'est l'invitation permanente à repartir de ce don. Il n'y a plus qu'à y croire vraiment, à laisser les comptes du passé de côté pour entrer dans l'aujourd'hui de Dieu et de sa miséricorde. Nous étions perdu, il nous a embrassés et rassemblés. Heureux les invités au festin !

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – peinture Bernadette Lopez

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Un champ mi-figue mi-raisin ?

28 Février 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Un champ mi-figue mi-raisin ?

Voilà une page d'Evangile un peu déroutante mais qui sonne comme un recadrage... Le point de départ c'est un fait divers: le massacre de gens en train d'offrir un sacrifice, donc d'accomplir un acte religieux. Et puis un second: la mort de gens écrasés par la chute d'une tour à Siloé. Dans les deux cas, rappelle Jésus, personne n'a mérité ce qui est arrivé. Les victimes ne sont coupables de rien !

Les occasions d'actualiser les exemples de ce type aujourd'hui ne manquent pas. Combien de faits divers nous arrachent ce sentiment d'incompréhension ? Les victimes d’accidents, d’attentats aveugles, de catastrophes naturelles, inondations, cyclones...Finir ainsi n'a pas de sens... Alors, dit Jésus, il est temps de se rendre compte qu'il y a une manière de vivre qui peut nous extraire de ce malaise, mi-figue mi-raisin.

Les textes du jour nous entraînent à aller plus loin. L'image du vigneron fait écho à Jésus, qui vient prendre soin de nous pour que nous portions du fruit. Et notre vie a du sens tant que ce fruit demeure. Jésus vient donc nous rappeler qu'il y a urgence à vivre et à aimer, à changer....

Le cœur du Carême est notre conversion radicale. Cette Année de la miséricorde insiste sur cette radicalité, sous la forme d’un pèlerinage à faire ou de gestes symboliques à accomplir, mais aussi en nous tournant complètement vers notre Père : ce Dieu qui appelle, celui qui connaît la misère de son peuple, ses souffrances. Il est celui qui libère intérieurement. . Et si notre vie et notre justice résident dans l'amour que nous y injectons, alors la mort n'a plus de prise sur notre vie puisque nous savons l'amour éternel...

On pourrait dire que le Carême est un temps où le laboureur retourne ses terres, y apporte le fumier nécessaire, aère la terre. Mais c’est bien de nous qu’il s’agit. Nous sommes invités à nous laisser retourner radicalement par ces interpellations de Dieu qui est avec nous et, par le baptême, en nous.

Puissions-nous donc, en ce 3e dimanche de carême, accueillir la grâce de Dieu qui nous veut en vie, et nous arrache au non-sens qui pourrait nous guetter, en nous rappelant le sens profond de notre existence qui est d'aimer jusqu'au bout. Alors, quand ils surviendront, la mort et le non-sens ne nous surprendront pas. Ils n'auront pas le dernier mot.

Méditation des Equipe Evangile@Peinture et Prions en Eglise
Peinture de Bernadette Lopez- Frib
ourg

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S'ouvrir à l'étranger

21 Février 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

S'ouvrir à l'étranger

« Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux... » St Paul aux Philippiens 3,20

Ne pas rester indifférent au sort de nos semblables ; ne pas se dérober à la solidarité de nos frères et sœurs en humanité que nous voyons dans le besoin...
Nous sentir concernés par leur sort, au point de rechercher les causes de leurs souffrances, de dénoncer et de combattre les injustices : alors, nous sommes « lumière » dans les ténèbres de la mal-gouvernance, des iniquités des systèmes économiques nationaux et mondiaux...
Devenir "lumière" suppose de s’être d’abord laissé éclairer, illuminer de l’intérieur par le Christ. La lumière est une énergie qui se dépense et qui se consume. Comment pourrions-nous alors être lumière du monde sans que cela consume quelque chose de notre être, de notre temps, de notre tranquillité, de nos forces ?

Dépousièrons intérieurement nos parcours de chrétiens: soyons des chrétiens lumineux, chaleureux, engagés.

Extrait de chemin vers l’essentiel – Théodore Adrien Sarr- ccfd-terre solidiare

S'ouvrir à l'étranger
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Conduit par l'Esprit

14 Février 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Conduit par l'Esprit


« Jésus, rempli d’Esprit saint,
quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit,
il fut conduit à travers le dése
rt...»

A l’époque, le désert était réputé être le lieu
où se déchainent les forces des ténèbres.
Le démon attend que Jésus ait faim
pour se manifester.
Jésus, qui ne s’est pas incarné « pour rire »
va connaître lui-aussi la tentation.
Par contre, quand on s’y laisse conduire par l’Esprit,
le désert est un lieu de purification
et permet la rencontre de Dieu.

Esprit Saint,
conduis-moi dans ce désert du Carême
pour que s’enracine en moi la grâce
de ne pas exercer ma volonté de puissance
et pour que, à la suite de Jésus,
j’aie le goût de faire la volonté du Père
et
non la mienne.

texte : Monique Hébrand – fnp edition.com

carême 2016 Chemin vers l'essentiel

carême 2016 Chemin vers l'essentiel

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Histoire de pêche

7 Février 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Histoire de pêche


Jésus est un habile recruteur ! Une foule le suit déjà pour écouter ses paroles de vie. Pour se garder à bonne distance et être vu et entendu de tous, il réquisitionne la barque de Simon et délivre son message. Celui-ci en reconnaît d'ailleurs la pertinence et l'autorité puisqu'il l'appelle Maître. Jésus aurait pu en rester là. Un prédicateur solitaire qui s'adjoint ponctuellement les services de qui se trouve sur son chemin.

Mais ce n'est pas son intention. Jésus se constitue une équipe. Il sait qu'il a besoin de témoins. La manière dont il les choisit n'est pas banale. Il leur donne de vivre la meilleure pêche jamais faite, et ce quelques heures après une nuit sans succès. Simon ne s'y trompe pas: "sur ta parole". Il s'abandonne dans la confiance à cette parole qu'il vient d'entendre quand Jésus parlait aux foules. Cette parole sait et fait ce qu'elle dit. C'est sa force, son autorité. Mais sans la confiance, sans la foi en cette parole, rien ne peut se passer. Simon et ses compagnons en font l'expérience. L'abondante pêche est un signe surnaturel qui fait irruption dans leur vie. Simon ne se sent pas digne de cette parole. Elle excède par ses fruits nos capacités d'accueil. Cette parole dépasse et déborde. Elle le place en position de vérité: "je suis un homme pécheur". Le Maître se révèle Seigneur. La vocation surgit ici. La parole se fait promesse. Simon et ses compagnons peuvent s'avancer en confiance vers cette parole qui les appelle. Ils en ont vu la pertinence dans leur domaine d'expertise...

Jésus assume ce qu'ils sont pour les emmener plus loin dans la signification de leur vie. Pour les mettre au service d'une parole dont la fécondité est largement démontrée. Il n'y a rien qui ne soit pas utile au Royaume. Jésus appelle. Il continue d'appeler. C'est une réciprocité. Il monte dans notre barque pour offrir sa parole à la foule en attente. Ce faisant il nous comble de ce qui fait notre joie la plus intime. Il transforme nos longues nuits de peine en matin de pêche miraculeuse. En montant dans notre barque, Jésus nous fait passer sur les rives lumineuses d'une promesse qui change notre vie et l'oriente vers les autres. Il y a un avant et un après. Désormais, tu seras au service de cette parole qui donne la vie...

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture de Bernadette Lopez - Fribourg

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Une parole qui pousse ailleurs!

31 Janvier 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

une parole qui pousse ailleurs !
une parole qui pousse ailleurs !

« A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux » Hier comme aujourd’hui, quelle violence chez les personnes soi-disant « religieuses » ! Mais ce n’est pas la conviction religieuse qui les guide, c’est le pouvoir qu’elles peuvent exercer en son nom afin de dominer et de s’imposer sous le patronage divin. Et les gestes suivent « ils se levèrent, poussèrent Jésus hors la ville, on l'évacue sur un escarpement de la colline » Jésus passant au milieu d’eux va voir plus loin quelle terre accueillante a vraiment soif de la vie.

Soyons donc vigilants quant à nos réactions personnelles ou communautaires lorsque nous pensons réagir en chrétiens. Avons-nous au cœur la référence à Jésus ? « les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu », le combat contre nous-mêmes, contre notre violence, contre la critique, le manque de reconnaissance, l'agression verbale lorsque nous ne sommes pas animés par l’amour de Dieu et du prochain.

Le Verbe de Dieu va-t-il trouver en nous cette terre assoiffée de la vie en plénitude? Sa parole va-t-elle faire événement en nous ? Va-t-elle trouver grâce ? Ou bien allons-nous sombrer dans l’abime du ravin ? Ne prenons pas le risque d'évacuer la vie offerte par le Christ Jésus. Il vient à nous, corps et sang, pour nous offrir le seul mode de vie possible: le sien. L'exode permanent exposant sa vie au risque du rejet. Alors, la vie sera-t-elle accueillie au milieu de nous ? Passera-t-elle par nous pour nous envoyer porter le Verbe d'amour à qui veut bien l'entendre et l'accueillir ?

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture - Peinture de Bernadette Lopez - Fribourg

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Témoins et auteurs en paroles et en gestes

24 Janvier 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Témoins et auteurs en paroles et en gestes

La page d'Evangile de ce jour est originale. Elle nous présente un double passage. De l'oral à l'écrit, et de l'écrit à l'oral. Prenons la première partie de l'Evangile. Saint Luc explicite les raisons de son entreprise d'écriture. Il fait œuvre de pédagogie. Il écrit pour soutenir la foi de son lecteur. Le témoignage consigné par écrit est destiné à nourrir la foi des autres.

La deuxième partie de l'Evangile nous en présente le cœur, l'objet principal : Jésus qui rend lui même témoignage au prophète. L'écrit s'actualise par la voix de Jésus. Son actualité ne réside pas dans la simple lecture, mais dans la mise en œuvre de ce qui est lu. "Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins." disait Dieu par la voix de ce même prophète (Is 55,11)

Jésus est cette parole qui sort de la bouche de Dieu. Il est le Verbe. Il est là pour réaliser ce qu'il dit. C'est la puissance de la Parole.

Et pour nous ? Que se passe-t-il ? Nous, nous sommes les destinataires de Saint Luc. Son témoignage documenté nous arrive pour vivre nous aussi ce double passage. D'abord passage de l'écrit à l'oral. Ce que nous lisons de la vie de Jésus doit pouvoir s'actualiser en nous et par nous. Notre acte de lecture, s'il est vrai, doit pouvoir nous mettre en acte de vivre selon la volonté de Dieu, comme Jésus. Et puis passage de l'oral à l'écrit. Notre témoignage, à mesure que nous incarnons, en parole et en gestes, ce que la vie du Christ nous inspire, s'écrit dans la vie de nos contemporains aussi sûrement que dans un livre...

Puissions-nous donc devenir ces lecteurs assidus de la Parole pour en devenir toujours davantage les acteurs: témoins et auteurs de la vie d'en haut.

Méditation de l’ Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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