meditation
Ceci est... mon corps livré pour vous - Ceci est... mon sang versé pour vous
Chaque dimanche nous entendons ces mots de Jésus au soir de la dernière cène avec ses apôtres.
Le récit de l’institution est au cœur de chaque messe comme le fondement de notre rassemblement. Le corps livré, le sang versé, le don total de sa vie pour sceller la nouvelle Alliance qui assure à tous les convertis son amour.
Dans le corps et le sang du Christ nous reconnaissons de façon éminente la présence réelle du ressuscité. Mais cette présence, comme nous le dit le Concile Vatican II, se manifeste aussi dans la Parole proclamée, dans l’assemblée réunie, dans le ministre qui agit au nom même du Christ.
Ainsi le corps du Christ prend une double dimension : le corps eucharistique dans les espèces consacrées et le corps ecclésial dans l’assemblée des fidèles. Sur l’un et l’autre nous implorons la force de l’Esprit Saint afin que ce corps ne soit plus qu’un et que nous soyons pleinement ce que nous recevons : le corps du Christ.
Manifester le Corps du Christ devient une véritable responsabilité pour les fidèles que nous sommes. Il s’agit de le manifester dans le rassemblement eucharistique de chaque dimanche ; il s’agit aussi de le manifester dans une vie toujours plus eucharistique au long de chaque jour de la semaine. Une vie eucharistique est d’abord une vie dans la reconnaissance de tout ce que nous recevons de Dieu et des frères avec qui nous vivons au quotidien.
Une vie eucharistique c’est, dans le don du Christ, un don de nous-mêmes dans toutes les situations qui composent notre existence, un don de soi gratuit, un don de soi qui vécu dans l’amour devient source de confiance, d’espérance et de paix.
Père Pascal SARJAS- Diocèse de Metz - Photo adoration- fiche prière
Accueillir Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit
Ouvrons nos coeurs au souffle de Dieu
Une interrogation se fait jour au sien des jeunes communautés chrétiennes ? Qu’est-ce qui peut assurer leur fidélité à la personne de Jésus ? Elles croient en Jésus de Nazareth, mort et ressuscité. Jésus est le Seigneur, le Fils de Dieu, mais on ne le voit plus.
Déjà des discussions, des tensions, des dissensions naissent dans les différentes communautés et entre les communautés ! L’évangéliste Jean insiste pour leur rappeler que les Seigneur a répandu son souffle, son Esprit. C’est l’Esprit de Jésus qui assure cette fidélité ; « l’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité toute entière. »
Pentecôte marque le début d’une belle aventure qui se continue de nos jours, celle de la naissance de l’Eglise, comme Communauté des Chrétiens, puis de son essor, animée par l’Esprit.
Aujourd’hui encore, tout comme elles, et après Pâques 2015, nos communautés de paroisses ont à faire face à des situations inédites. Nous devons emboiser en nous l’Esprit de Jésus qui nous « soufflera » ce que le Seigneur attend de nous : la Sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la connaissance, l’affection filiale et la crainte de Dieu.
Voilà les dons de l’Esprit Saint qui font de nous des Fils et des Filles du Père, à la suite du Christ Jésus. Demandons, aujourd’hui, chacun et humblement depuis les Rencontres Nationales du Partage jusqu’à cette Pentecôte d’Amour, le don dont nous avons le plus besoin pour vivre et transmettre l’Evangile dans nos communautés de paroisses et nous rassembler en un seul peuple de Fils et de Filles de Dieu. « Ouvrons nos cœurs au souffle de Dieu. Sa vie se greffe aux âmes qu'Il touche. »
Extrait divers R.F. - Photo vitrail Pentecôte-cathédrale de Londres
Disciples confiés au Partage
C'est l'ultime prière de Jésus à son Père. Au moment où Jésus s'apprête à faire face à ceux qui en veulent à sa vie, il pense à ceux qui sont avec lui et les confie à son Père.
C'est touchant de sentir l'amour de Jésus pour ses disciples... De fait, ils sont au cœur de sa prière et de son souci. Que demande-t-il pour eux ? Il demande pour eux ce qu'il a lui-même reçu du Père.
D'abord la grâce de la communion, dans son nom. Père... Le Fils désigne ses héritiers. Sa vie, personne ne la lui prend, il la donne résolument et librement.
En quelques mots, tout est dit du grand projet de Dieu pour l’humanité. Il nous fait cadeau de ses dernières volontés, et il nous envoie dans le monde à la manière dont lui-même a été envoyé, pour être dans le monde sans lui appartenir, sans en dépendre. Là, au cœur du monde, nous avons à être parole et visage de Dieu pour nos frères. Nous avons à leur témoigner un amour bien plus grand que nous. L’amour du Christ ne passera jamais. Il rend libre
Notre force sera toujours la sienne, puisée dans l'intimité d'une relation qu'il nourrit de son propre désir que nous ayons sa vie en nous, sa joie.
Laissons-nous donc toucher par ce désir de Jésus qui nous confie en partage à son Père et laissons sa parole nous habiter: Aide-nous à Te regarder dans l’Esprit Saint et garde-nous dans l’Amour de Ton Père.
Extrait de l’Equipe Evangile@Peinture - Photo Rencontre du Partage à Metz
Il est là au milieu de nous
Pourquoi regarder le ciel ? L’Ascension, c’est la dernière grande « épiphanie » du Christ ressuscité.
Pourquoi le ciel ? Il est le lieu inaccessible, et donc le domaine de Dieu. Mais le Christ qui est « descendu du ciel » pour manifester à l’homme l’amour de Dieu, remonte au ciel pour prendre avec lui toute l’humanité dans la vie même de Dieu.
Dernière épiphanie du Christ ressuscité, l’Ascension manifeste que, désormais, le Christ est vivant au milieu des hommes dans son humanité divinisée. Et cela est pour nous source d’espérance car nous pouvons maintenant, en tant qu’hommes, entrer dans la vie de Dieu et partager l’amour trinitaire auquel nous sommes conviés.
Reconnaissons cette présence du Christ
- parmi les plus pauvres, dont les prisonniers, les affamés, les persécutés,
- parmi les dons reçus dont les missionnaires de l’Évangile et les pasteurs qui enseignent la Parole qui guident des hommes libres qui recherchent la vérité,
- parmi chacun de nous qui construisons l’Église, Corps du Christ, et qui devons la construire dans le monde de notre quotidein. Chacun et chacune à notre place, avec le charisme qui nous est donné que nous avons à reconnaitre et à vivre sous l’impulsion de l’Esprit.
Nous attendons la manifestation en gloire du Christ ressuscité, mais ne passons pas à côté de lui en ne voulant pas le reconnaitre, maintenant, en chacun de nos frères. Le reconnaitre où ? Dans notre communauté, notre quartier, nos collègues de travail, dans notre Rencontre de Partage que nous allons vivre… Pourquoi regarder le ciel ? Le Christ est venu, il reviendra dans la gloire, mais il est là au milieu de nous.
Père Angelo SOMMACAL, - Diocèse de Fréjus-Toulon- Extrait des fichiers dominicales - Vitrail - Ascension du Christ - cathédrale Notre -Dames des Anges - Los Angeles
"Vous êtes mes amis"
La page d’évangile du 6e dimanche de Pâques est un hymne composé en l’honneur de l’amour de Dieu et de l’amour des autres. Jésus livre le cœur de son message et nous confie son testament.
«Vous êtes mes amis» : ceci est le cœur même de notre relation avec Dieu. Parce que nous sommes ses amis, il nous met au courant des pensées et des plans de Dieu pour notre monde.
Dieu nous invite à construire un monde de paix, de compréhension, de pardon, de partage, d’amitié et d’amour. Et ceci commence au cœur de nos familles où les enfants apprennent la tendresse, l’accueil, le pardon, la tolérance, le respect des autres, l’amour de Dieu.
Notre vie chrétienne peut se développer dans la mesure où nous permettons à cette amitié avec Dieu de grandir et de s’épanouir.
L’Église, selon saint Jean, est le rassemblement des amis de Dieu. Nous sommes très différents les uns des autres : nous appuyons des partis politiques divergents, appartenons à des races distinctes, avons des revenus différents, des champs d’intérêt qui ne sont pas les mêmes... Malgré ces divergences, nous formons l’Église de Dieu. Ce qui nous rassemble, c’est l’amitié que Dieu a pour nous et l’amitié que nous avons les uns envers les autres. Et cette amitié s’appuie sur le respect, l’ouverture et le service. L’une des belles images que nous ayons de Jésus est celle du lavement des pieds. À genoux devant ses apôtres, il est à leur service. «Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien car je le suis.» Et il ajoute : «dès lors, si je vous ai lavé les pieds, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres»
Le Christ est venu parmi nous pour nous révéler le vrai visage de Dieu. Cette découverte change notre conception du monde. Jusque-là, on croyait que Dieu avait des comptes à régler avec l’humanité pécheresse, que le Messie venait pour punir les pécheurs que nous sommes. En Jésus-Christ, nous découvrons un Dieu qui est Amour, qui n’a pas de comptes à régler mais qui vient à notre recherche afin de nous offrir son amitié. Il nous déclare son amour et nous invite au partage en nous aimant les uns les autres.
Notre Dieu est celui qui ouvre les bras à l’enfant prodigue, recherche la brebis perdue, accueille Marie-Madeleine, s’invite chez Zachée, protège la femme adultère, fait table commune avec les publicains et les pécheurs, guérit l’aveugle de Jéricho, promet le paradis au bon larron, entre en contact avec son prochain, partage avec les pauvres, etc.
Aimer-Partager-Servir. Dans cet esprit, Bienvenue à nos amis SSVP des régions francaises aux Rencontres Nationale du Partage 2015 en Moselle à Metz
Extrait des réflexions du Père Yvon-Michel Allard, s.v.d. – Canada – François Roger ssvp Moselle
Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit
Dans le texte d’Evangile de ce dimanche, l’expression «porter du fruit» est répétée six fois en quelques lignes. Ce sont les fruits et non les belles paroles qui nous identifient en tant que disciples du Christ.
Notre foi peut se développer si elle est vivante, si elle joue un rôle actif dans notre vie de tous les jours, si elle porte du fruit. C’est pourquoi nous venons rencontrer le Seigneur chaque dimanche afin d’écouter sa parole et reprendre des forces pour la semaine qui commence.
Porter du fruit ne veut pas dire faire des choses extraordinaires, ça veut dire bien faire les choses ordinaires. Rattachés au Christ comme les sarments à la vigne, éclairés par l’Esprit Saint, nous pouvons alors donner du fruit en abondance. Les fruits de l’Esprit, nous dit Saint Paul sont : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la douceur, la fidélité, la tendresse, la capacité de contrôler nos colères»...
Porter du fruit, c’est donner un coup de main au voisin malade ou handicapé, visiter les vieux parents qui vivent dans la solitude, venir en aide à ceux et celles qui souffrent, savoir écouter et encourager, pardonner à ceux et celles qui nous ont offensés, faire un peu de bénévolat, participer à la vie de la paroisse, à la vie associative, partager son travail, ses connaissances avec ceux et celles qui sont dans le besoin, etc.
Le texte d’aujourd’hui nous rappelle qu’il faut entretenir une relation régulière avec le Christ, afin que notre foi et notre engagement ne s’éteignent pas, comme la flamme d’une lampe qui manque d’huile. Grâce à la sève vivifiante de la vigne, les œuvres de bonté peuvent se produire et se multiplier.
Dieu a besoin de nous pour créer un monde meilleur, un monde de respect, de partage et d’amour. Il a besoin de nos mains, de nos pieds, de notre cœur, de notre esprit dans un univers souvent sans merci pour les plus faibles. Les textes d’aujourd’hui rappellent que si nous sommes unis au Christ, comme les sarments à la vigne, nous recevrons sa force et sa vie, nous seront coresponsables les uns des autres et nous seront ensemble, porteurs de beaucoup de fruit.
" Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit "
Extrait Père Yvon-Michel Allard, Canada. Graphisme Evangile et Peinture - Berna
Je connais mes brebis
Chaque année, lors du 4e dimanche de Pâques, la liturgie nous parle du bon pasteur, symbole du berger qui conduit son troupeau et qui est présent dans tout l’ancien orient, pour désigner les rois et les chefs de clans. Dans la Bible, cette image s’applique aussi à Dieu, le pasteur de son peuple. Jésus lui-même se présente comme «le bon pasteur.» qui permet à ceux et celles qui lui sont confiés de «vivre pleinement» : «Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance».
St Jean, dans son évangile, met l’accent sur l’individualité de chacun et l’importance que nous avons pour Dieu. «Je suis le bon pasteur. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent». Lorsque quelqu’un est important pour nous, nous connaissons son nom, qu’il s’agisse des membres de notre famille, de nos amis, de nos collègues, des gens de notre entourage. La connaissance d’une personne nous permet de l’aimer et de la respecter.
La haine, par contre, détruit l’individualité, et regroupe les gens en leur donnant une étiquette négative. Les préjugés et la haine réduisent un groupe à une étiquette, une abstraction. On ne connaît plus le nom des personnes, ils n’ont plus de visage, nous ne savons plus qui ils sont. La gestapo tatouait un numéro sur le bras des prisonniers juifs. Ils n’étaient plus des individus mais des ennemis de l’état, sans visage, sans personnalité propre. Ils devenaient des prisonniers avec un numéro d’identification. Les numéros et les catégories rendent la haine, la torture et le meurtre plus facile.
Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Seigneur refuse cette négation de la personne. Il connaît ses brebis et il les appelle par leur nom. Le bon pasteur est le Dieu des Juifs, des Samaritains, des Musulmans, des Hindous, des Chrétiens : «J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie.» Le bon pasteur est celui qui se préoccupe, qui prend le temps de connaître, qui répond aux besoins d’une personne à la fois : Marie Madeleine, Zachée, la cananéenne, le bon larron, le paralytique, la samaritaine, le lépreux, Nicodème, l’aveugle de Jéricho, etc.
En ce dimanche du bon pasteur et de prière pour les vocations, nous sommes invités à marcher dans les traces du Seigneur, à sortir du confort et de la rigidité du moi pour centrer notre vie en Jésus Christ, à mettre les pas de notre existence dans les pas de Jésus, et du dévouement généreux aux autres ! Soyons donc de bons pasteurs pour les gens autour de nous, notre vie en deviendra chaque jour plus riche et plus joyeuse !
Extrait de la réflexion sur l'évangile par le Père Yvon-Michel Allard
A vous d'en être les témoins
Comment accueillir la présence nouvelle du Christ ressuscité ? Comment faire nôtre sa puissance transformante dans nos existences ?
Dans l’Evangile de St Luc, au matin de Pâques, deux anges annoncent aux femmes venues au tombeau que Jésus est vivant. Cela ne suffit pas, Jésus ressuscité vient lui-même rejoindre deux disciples enfermés dans la nuit de la désespérance sur la route d’Emmaüs. Puis, c’est au groupe des Onze qu’il rend visite en leur disant : « Paix à vous ! ». Par ces petits mots, Jésus brise le silence de la mort et rétablit la communication.
En dépit de toutes ces apparitions, l’incrédulité reste forte, il y a méprise sur la nouvelle identité du Seigneur ressuscité, voilà qu’il est assimilé à un fantôme, un esprit sans chair ni os. Mais est-ce possible que Jésus, le Verbe incarné, ressuscite ainsi ? En mangeant du poisson grillé devant les Onze, il leur manifeste sa réalité corporelle, il y a bien continuité entre sa mission terrestre et son entrée dans la gloire.
Sans fin, Jésus est l’Envoyé du Père. Toutes les Ecritures contiennent ce message de vie, leur sens caché est à déchiffrer encore aujourd’hui, et le Christ ressuscité continue d’ouvrir nos intelligences à ce mystère inouï. Plus encore, il fait de nous des témoins véridiques de sa victoire de la vie sur la mort. ? « A vous d’en être les témoins ! ». A nous de faire en sorte que la résurrection ait le dernier mot dans nos vies, avec l’aide de l’Esprit ! La résurrection de la chair est bien difficile à croire, pour nous encore aujourd'hui. Le croyons-nous assez ? Difficile naissance de notre foi...
Extrait de la méditation- monastère de Chalais
Un regard sur l'apôtre Thomas
Saint Thomas est un merveilleux compagnon du Christ, et il peut nous aider à vivre notre vocation de disciples.
Au soir de Pâques
Le soir de Pâques, on comprend que les autres apôtres aient été accablés, autant par la mort de leur Maître, que par la honte de leur trahison. « Ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient », mais en vérité, c’est dans leur propre peur qu’ils étaient enfermés.
Il semble qu’après le désastre de la Passion, tous ont peur, sauf Thomas. C’est un homme de courage et de décision, qui n’hésite pas à parcourir pendant ce temps là, les rues de Jérusalem, conscient qu’il a trahi le Christ, mais lui gardant un amour sincère, animé par la certitude qu’il a été - comme tous les hommes - infiniment aimé par Celui qui est allé jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême de l’amour .
Et pendant les huit jours qui suivent !
Puis il rentre au Cénacle, dans une grande désolation intérieure, et retrouve ses compagnons d’infortune. Alors, « les autres disciples dirent à Thomas : Nous avons vu le Seigneur ! Mais il leur déclara : Si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je n’enfonce pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas !" Sa réponse à leur déclaration humainement « délirante » est celle d’un homme de bon sens, solide et réaliste, qui appelle ses frères à garder la raison. Il ne veut pas laisser ses compagnons s’égarer dans une hallucination collective.
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Voilà que, huit jours plus tard, « Jésus vient …et il était là au milieu d’eux. » Lorsque Jésus est entré dans cette pièce, Thomas a dû se prosterner immédiatement devant lui, et il n’a pas eu besoin de toucher son corps et ses plaies ! Entendant le Christ l’appeler, l’humilier d’une certaine manière, et le réconforter en public, il a été follement heureux. Et il a fait cet acte de foi superbe, qui est l’une des plus courtes et des plus belles professions de foi de tout l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », comme s’il disait : « Je me suis trompé, quelle chance ! Seigneur je t’adore et je t’aime ! » La Résurrection de Jésus devient le chemin de vie de Thomas dans son humanité.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu »
Cette rencontre se termine par une très belle leçon que donne Jésus à Thomas, mais aussi à tous les apôtres et à nous-mêmes sous la forme de béatitude : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».
Oui, pour nous, il s’agit de croire en Jésus pour avoir la vie en son nom ! Plus question de verrouiller les portes, de privatiser notre foi et de rechercher le minimum commun d’une vie en société qui ne dérangerait personne. Le Christ a donné sa vie pour faire du pardon qu’il nous offre le nouveau moteur de la relation entre les hommes.
Oui Thomas porte un regard sur la force du Ressuscité, dans une mission pour tout l’homme et tous les hommes, ici et au-delà de toutes frontières. « Jésus vient, et il est là au milieu de nous ». Et dans la dynamique de la résurrection tout se met en mouvement...
Extrait de la méditation de Philippe card. Barbarin
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