Méditation 29e dimanche du Temps Ordinaire 2025
OclocherÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc (18, 1-8)
/image%2F0991577%2F20251017%2Fob_211b10_image-0991577-20221016-ob-a74699-image.jpeg)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Dieu nous donne … l’Esprit Saint, quand nous le prions avec foi !
Prier ? … c’est exaucer Dieu. Car c’est Lui qui se réjouit que nous nous tournions vers Lui. Le prier, c’est nous disposer à recevoir ce qu’Il désire nous donner pour que nous puissions réaliser nos rêves. Le prier, c’est cesser de croire que je vais y arriver tout seul. Si Jésus nous demande de ne pas nous décourager, ce n’est pas parce que Dieu aurait les oreilles bouchées, mais parce que c’est nous qui n’y croyons pas suffisamment.
Cette parabole est une invitation à penser que la foi me fait dépasser mes peurs et mes limites… Sans la foi, Dieu ne peut rien ! La foi du coté de Dieu est assurée, c’est la nôtre qui est questionnée. L’enseignement est clair : Dieu a le désir de nous donner ce qui est bon pour nous, inutile de lui casser les oreilles, car il sait ce qui est bon pour nous, avant même que nous le lui demandions. Alors pourquoi lui demander ?
La prière est une rencontre de 2 désirs qui s’écoutent et se reçoivent mutuellement. Ces 2 désirs peuvent aussi se nommer la foi : foi de Dieu en nous et foi de nous en Dieu. Et comme il n’est pas un magicien, il nous donne … l’Esprit Saint ! Voilà ce que Dieu nous donne quand nous le prions avec foi : il nous donne sa force, sa vie, son intuition, son amour, son audace, pour que nous puissions vaincre nos adversaires intérieurs en laissant l’Esprit d’audace l’emporter en nous.
Quelle place tient la prière dans nos vies ? Aimons-nous prier ou trouvons-nous cela ennuyeux ? La conclusion de la parabole doit nous faire dresser l’oreille : « Le Fils de l’Homme trouvera-t-il la foi sur terre quand il reviendra ? » Qu'allons-nous répondre à Jésus ?
L'application Smartphone Oclocher sur YOUTUBE 3,38 minutes
Cliquez sur
Oclocher
Equipe Méditation@Evangile- Père Vincent Ravince, spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Partout où la vie cherche sa voie à travers les obstacles, Dieu est à l’œuvre
Prière universelle 29e dimanche du Temps Oredinaire
/image%2F0991577%2F20251015%2Fob_a69e5f_pauvre-veuve.jpg)
Dieu de justice, nous te prions pour que les croyants de diverses traditions religieuses s’unissent afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice et la fraternité entre les hommes.
Ensemble, nous te prions
Dieu de justice, nous te prions pour ceux qui sont en charge du droit et de l’équité : que la défense de l’offensé et des victimes anime et justifie leurs décisions.
Ensemble nous te prions
Dieu de justice, nous te confions celles et ceux qui purgent leur peine en prison ainsi que tout le personnel professionnel ou bénévole qui les accompagne.
Ensemble, nous te prions
Dieu de justice, nous te louons pour toutes les solidarités qui se vivent dans nos paroisses et… pour celles et ceux qui se dévouent au service des malades, des personnes isolées et des laissés pour compte.
Ensemble, nous te prions
/image%2F0991577%2F20251015%2Fob_541ed6_image-large.jpeg)
EquipePU@Evangile - Maïté et Michel, membres du RMPP France - François-Dominique Roger - dessin Micheline Tribout
Liturgie du 29e dimanche du Temps Ordinaire - 19 octobre 2025
/image%2F0991577%2F20251013%2Fob_ef4dde_prier-sans-se-decourager078-inpixio-i.jpg)
Dimanche 19 octobre 2025 - 29e dimanche du Temps Ordinaire
Dans les lectures du jour
La prière de demande est au cœur de la Parole de ce dimanche de la mission universelle. Moïse faiblit physiquement alors qu’il a les mains tendues vers Dieu mais sa ténacité dans la prière permettra à son peuple de remporter la victoire sur les Amalécites.
Jésus raconte une parabole où l’insistance d’une veuve lui obtiendra satisfaction auprès d’un juge peu vertueux. Nous entendons là des appels à être persévérants dans la prière, afin de nous ouvrir à ce que Dieu nous donnera. La patience peut nous faire découvrir quelque chose d’inattendu, auquel Dieu veut nous ouvrir. Accueillons la Parole, comme Paul le recommande à Timothée : elle nous appelle à demander à Dieu que sa volonté soit faite.
Première lecture - Exode 17, 8-13
« Les mains de Moïse restèrent fermes »
Le stratagème de Moïse dans l’attaque des Amalécites est plutôt inhabituel et suppose plusieurs miracles. Mais, à vrai dire, il y a eu de bien plus grands miracles depuis la sortie d’Égypte, et notamment avec « le bâton de Dieu » (cf. Ex 4, 2-20). Il ne faut pas oublier que Josué s’est choisi des hommes et qu’ils ont combattu vaillamment contre les Amalécites. Bien sûr, le fait qu’il compte sur « le bâton de Dieu » n’est pas une première dans l’épopée de la traversée du désert. Israël n’a pas toujours eu le dessus sur l’ennemi, mais la victoire finale s’explique à la fois par l’intervention du « bâton de Dieu » et par le charisme de Josué à la tête des troupes d’Israël.
Psaume – 120
« Le secours me viendra du Seigneur »
Il ne faut pas chercher le secours dans un horizon lointain, même au-delà des montagnes. Son origine est à trouver plus haut, c’est-à-dire de Dieu lui-même, qui habite les hauteurs qu’on ne peut atteindre. Telle est la foi du psalmiste
Deuxième lecture - 2 Timothée 3, 14 – 4, 2
« Demeure ferme dans ce que tu as appris »
Paul est fin connaisseur des Saintes Écritures. Il a eu le privilège de les étudier auprès du sage rabbi Hillel à Jérusalem puis, après sa rencontre avec le Ressuscité, auprès des Apôtres et des communautés chrétiennes. Il énonce explicitement le caractère sacré des écrits bibliques : « Toute l’Écriture est inspirée par Dieu », et anticipe la reconnaissance du canon biblique des Écritures par les Pères de l’Église. Paul est fier de son disciple Timothée : « Tu connais les Saintes Écritures » et il l’encourage : « Proclame la Parole » en tout temps, à la fois pour dénoncer « le mal » et pour annoncer la « Manifestation » et le « Règne » du Christ.
Évangile - Luc 18, 1-8
« Je vais lui rendre justice »
Luc énonce d’emblée à qui Jésus adresse la parabole, c’est-à-dire « à ses disciples », et il précise son but, les amener à « toujours prier sans se décourager ». Le récit met en scène un juge qui « ne craignait pas Dieu » et qui n’avait aucun respect pour les hommes. Dans sa ville, il y avait une veuve qui lui demandait et redemandait justice, mais en vain. Les réclamations répétées de la veuve l’ennuyaient. Tout mécréant qu’il était, le juge résolut enfin de « lui rendre justice », simplement pour sa propre tranquillité. Contrairement à ce juge mécréant, le Dieu de Jésus s’empresse de faire « justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ». Il entend nos cris de détresses aussi bien que ceux de louange
/image%2F0991577%2F20251013%2Fob_bb0a88_image-0991577-20221016-ob-a74699-image.jpeg)
Mots clés
Intercession :
Ces prières formulent des demandes, non pas tant pour faire connaître à Dieu ce que nous désirons, mais pour que nous réalisions plus précisément ce que nous attendons de lui. La prière adressée à des saints consiste à demander leur intercession en notre faveur pour les motifs que nous leur exprimons. C’est toujours Dieu qui répond à nos demandes et parfois de manière inattendue.
Ténacité :
Jésus, par une parabole, incite ses disciples à prier avec ténacité, non pas que Dieu soit indifférent à nos situations mais parce que nous éprouverons alors la confiance que nous mettons en lui. Le Christ affirme aussi que Dieu fait justice à ses élus, ce qui ne signifie pas qu’il répond à toutes leurs demandes.
L’Ecriture est inspirée :
Saint Paul, selon la tradition juive que les chrétiens ont d’ailleurs reprise, considère que l’Écriture sainte a été inspirée par Dieu. C’est-à-dire que l’esprit des rédacteurs des textes bibliques s’est ouvert à sa volonté (et non que les textes leur ont été dictés). À nous de les interpréter, en nous ouvrant aussi à l’Esprit du Seigneur, pour en avoir une juste compréhension
Mise en œuvre de la Liturgie
/image%2F0991577%2F20251013%2Fob_e52bcc_semaine-misionnaire-mondiale538.jpg)
« Missionnaire de l’espérance parmi les peuples »
Prière ( pape François)
Ô Christ, notre espérance, en cette année de grâce jubilaire pour toute l’Église,
tu nous appelles inlassablement à nous mettre en chemin sur tes pas.
Rends-nous disponibles pour répondre à ton appel en tout lieu et toute circonstance.
Ô Christ, Consolateur, toi qui veilles sans cesse sur notre humanité
et ne souhaites oublier personne, donne-nous un esprit de service et de compassion.
Que l’amour débordant de ton cœur nous rende proches et attentionnés
pour nos frères et sœurs, en particulier les personnes isolées, blessées, fragilisées, les minorités ethniques et nos frères chrétiens persécutés dans de nombreux pays.
Ô Christ, Source d’eau vive, fais de nous des hommes et des femmes de prière
qui gardent allumée l’étincelle de l’espérance.
Donne-nous en particulier d’accueillir et d’accompagner les catéchumènes
dont la foi brûlante est une bénédiction pour ton Église.
Ô Christ, Fils bien-aimé du Père, que nos communautés chrétiennes
puisent dans la grâce du mystère pascal et de tes sacrements
la force de l’Esprit Saint
pour devenir à Ta suite missionnaire de l’espérance parmi les peuples.
Amen.
Equipe Liturgie@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger
Méditation 28e dimanche du Temps Ordinaire 12 octobre 2025
Évangile Luc 17, 11-19
/image%2F0991577%2F20251009%2Fob_17db50_web-28eme-di-to-c-20251012.jpeg)
En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit :« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
« Relève toi et va : ta foi t’a sauvé »
La pointe de l’évangile, elle est dans ce mot du Christ au lépreux reconnaissant : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Ta foi ! Alors qu'il ne s'agit pas d’un bon juif mais d'un Samaritain, un étranger, qui n'a justement pas une foi très orthodoxe, qui ne prie pas le Dieu d’Israël en son Temple à Jérusalem mais ailleurs, sur le mont Garizim. Alors qu’il s’agit d’un homme au banc de la société, stigmatisé par cette maladie repoussante. Enfin, et c’est un comble, Jésus va jusqu’à lui attribuer le mérite de sa guérison : « Ta foi t’a sauvé. »
En effet, ce qui compte pour le Christ, ce n'est pas l'étiquette sur le flacon, ce n’est pas d’obéir au règlement, c'est cette capacité du cœur à rendre grâce, cet élan de gratitude envers ce Dieu qui guérit. La foi, c’est cette liberté retrouvée de pouvoir se retourner vers l’origine de la vie.
/image%2F0991577%2F20251009%2Fob_8dbf36_web-28e-di-to-c-20221009.jpg)
Tous ont eu leur vie radicalement transformée, tous ont été réintégrés dans le monde des vivants ; un seul a su le reconnaître, un seul revenir à la source du Salut et se jeter face contre terre aux pieds de Jésus dans un geste d’adoration que Jésus transforme en geste de conversion : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Il nous arrive de nous demander ce qu'est la foi : Est-ce que j'ai la foi ? Quelle place tient-elle dans ma vie ? Qu'est-ce que ça change dans ma vie ?
Jésus répond : La foi, c'est ce qui relève. C'est ce qui libère. C'est ce qui fait sauter toutes les chaînes qui entravent, à commencer par celles qui touchent à l’intime, à la vie même de l’esprit, à notre relation personnelle à Dieu. La foi, c’est cet élan de gratitude, cette reconnaissance envers celui qui est à l’origine de tout.
Jésus a lutté toute sa vie contre les exclusions, contre toutes les formes d'exclusion, notamment les barrières dressées au nom de la religion. À l’époque, un livre de la Bible, le Lévitique, régissait minutieusement les rapports de l'homme avec Dieu : la lèpre était un motif d'exclusion majeur de la communauté. Pire, elle était considérée – et il en allait ainsi à l’époque de toute maladie - comme un fruit du péché et donc enfermait dans une culpabilité sans issue.
Les dix lépreux sont guéris mais un seul sera véritablement sauvé d’avoir reconnu la force, la gloire de Dieu à l’œuvre dans sa vie. Sauvé, c’est-à-dire à jamais accueilli dans la famille de Jésus.
Et nous, quel type de lépreux sommes-nous ? Sommes-nous capables de reconnaître, de nommer le mal qui nous ronge ? Sommes-nous capables de nous relever, de reconnaître, de nommer Celui qui nous libère ? Sommes-nous capables de nous tourner vers Celui qui est le chemin, la vérité et la vie et mettre notre avenir entre ses mains ?
EquipeMéditation@Evangile - Frère Jean-Pierre Mérimée – Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille – dimanchedanslaville.org–– François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 28e dimanche du Temps Ordinaire
/image%2F0991577%2F20251009%2Fob_358f0a_semaine-misionnaire-mondiale538.jpg)
En ce dimanche qui ouvre la Semaine Missionnaire mondiale, prions pour l’Église, communauté de baptisés, dont la vocation comme prêtre, prophète et roi est d’être disciples du Christ, missionnaires de l’espérance parmi les peuples
Seigneur, nous t’en prions
« On n’enchaîne pas la Parole de Dieu ! » Père, en ces temps troublés, nous te présentons tous les endroits du monde où s’élèvent des prières et des supplications pour plus de paix, de justice et de fraternité. Donne aux croyants de différentes religions d’unir leurs efforts pour que la Parole de Dieu prenne de plus en plus de place dans nos vies
Seigneur, nous t’en prions
Les dix lépreux de l’évangile étaient mis au ban de la société, rejetés, condamnés par la maladie… Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes sont enchaînées dans les lèpres de l’addiction, de la maladie, du désespoir. Pour les lépreux de notre temps, afin qu’ils trouvent écoute et soutien,
Seigneur, nous t’en prions
Prions pour notre communauté rassemblée, que le souffle de l’Esprit Saint suscite en elle une foi missionnaire de l’espérance et que chacun de nous apprenne à rendre grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits
Seigneur, nous t’en prions
Equipe PU@Evangile – extrait de PrionsenEglise et de Magnificat – François-Dominique Roger
Liturgie du 28e dimanche du Temps Ordinaire
/image%2F0991577%2F20251006%2Fob_5f79e4_va-ta-foi-t-a-sauve077-inpixio-inpixi.jpg)
28e dimanche du Temps Ordinaire – 12 octobre 2025
Dans les lectures du jour La particularité des guérisons des lépreux que nous rapportent la première lecture et l’évangile, c’est qu’elles bénéficient à des étrangers, un Syrien et un Samaritain, en plus des neuf Juifs qui ont aussi approché Jésus. C’est donc l’universalité du salut qui est au cœur de la parole de Dieu de ce dimanche : voilà l’Évangile que prêche saint Paul (deuxième lecture). Avec le psalmiste, nous sommes invités à rendre grâce à Dieu pour « ses merveilles » et la révélation de « sa justice aux nations ». C’est ce que nous faisons à chaque eucharistie, puisque ce mot signifie « rendre grâce », « remercier ». À nous de discerner quelles sont les merveilles que le Seigneur a réalisées pour nous, autour de nous, pour notre communauté et pour le monde
Première lecture - 2 Rois 5, 14-17
« Il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »
Le général syrien Naaman a d’abord douté que le Jourdain puisse purifier sa peau contaminée par la lèpre. En obéissant au prophète Élisée, il a reconnu la puissance du Dieu d’Israël. Pour continuer à rendre grâce à Dieu, il emporta un peu de la terre d’Israël comme signe de reconnaissance en celui qu’il vénère désormais…le voilà guéri et converti au Dieu unique d’Israël
Psaume - 97
« Le Seigneur fait connaître sa victoire et révèle sa justice aux nations »
Dans les psaumes, le mal prend diverses figures : ennemi personnel ou ennemi du peuple, maladie, injustice, péché. Quoi qu’il en soit, le Seigneur peut montrer sa puissance de salut en apportant paix, guérison, pardon, et c’est le motif de l’action de grâce du psalmiste. Avec lui, chantons notre joie devant la victoire,« yasha’ » (sauver, salut) de Dieu. S’il est ici question des événements fondateurs d’Israël, on ne manquera toutefois pas de reconnaître la perspective universaliste de la troisième strophe : « la terre entière » est témoin du salut et elle est conviée à partager les acclamations, les chants et les musiques du psalmiste
Deuxième lecture - 2 Timothée 2, 8-13
« Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons »
Paul est en prison au moment où il écrit cette deuxième lettre à Timothée, qui est son disciple « bien-aimé ». On voit à quel point l’apôtre sait unir les questions doctrinales et les considérations pastorales. D’entrée de jeu, il résume son évangile ainsi : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David. » La mémoire de la résurrection du Christ et la reconnaissance de sa « messianité » sont les deux piliers qui sous-tendent ses écrits et son ministère apostolique. Convaincu de la liberté souveraine et indéfectible de la parole de Dieu, il ne sous-estime en rien sa souffrance de prisonnier. En finale de cet extrait, il envisage deux scénarios positifs et deux négatifs : soit on vit et règne avec le Christ, soit on rejette le Christ et on se prive de la richesse de sa parole.
Évangile - Luc 17, 11-19
« Relève toi et va : ta foi t’a sauvé. »
La disproportion entre neuf lépreux juifs et un seul lépreux samaritain, tous guéris, attire notre attention sur l’attitude des uns et des autres. La bonté divine dépasse les frontières du peuple juif et les étrangers qui en bénéficient montreront d’autant plus de reconnaissance au Seigneur. Un monde nouveau se profile, celui du royaume de Dieu
/image%2F0991577%2F20251006%2Fob_0fa923_semaine-misionnaire-mondiale538.jpg)
Mots clés
La lèpre :
Plus qu’un problème de santé, la lèpre a aussi pour conséquence l’isolement parce qu’elle est contagieuse par le toucher. Le rejet des lépreux symbolisait aussi la distance qu’on voulait prendre avec le Mal et ses effets.
La terre :
Naaman veuille rapporter de la terre du pays d’Israël peut nous apparaître comme un acte superstitieux. Mais la reconnaître comme le don de Dieu, c’est se reconnaître comme consacré à lui. C’est la foi du peuple hébreu que partage l’étranger Naaman.
Mon évangile
Saint Paul confesse sa foi ; elle tient en quelques mots : il est le disciple de Jésus, le Christ, descendant de David, mort et ressuscité. Voilà la raison pour laquelle il prêche la Bonne Nouvelle, autrement dit l’Évangile. Il ne retient rien de sa propre vie pour cette mission qui lui procure la vraie liberté, au-delà de son emprisonnement.
Mettre en œuvre de la liturgie
Points forts ◦ L’action de grâce :
Comme l’indique l’antienne de l’évangile, nous sommes appelés aujourd'hui à rendre grâce au Seigneur parce qu’il agit en notre faveur. Dans la prière eucharistique, nous nous joignons à l’action de grâce du Christ que lui-même a exprimée par une prière de bénédiction ou « il dit la bénédiction ». Que les acclamations de cette journée nous permettent d’exprimer notre joie
L’eau purifiante :
L’eau du Jourdain mentionnée dans la première lecture préfigure l’eau du baptême qui lave et ouvre à la vie éternelle. Elle a purifié Naaman. En choisissant l’aspersion comme quatrième forme de l’acte pénitentiel, on rappellera notre baptême, avec le symbole de l’eau qui vient du côté ouvert du Christ, source de vie éternelle.
La parole de Dieu :
Naaman obéit à la parole du prophète Élisée ; Paul évoque trois fois la parole de Dieu, dont une fois en disant « mon évangile » ; Jésus guérit les dix lépreux par sa parole, sans même les toucher. C’est dire cette force de la Parole. Mettons bien en valeur le lectionnaire la décoration de l’ambon en ce dimanche. Que nos chants soulignent aussi l’importance de la Parole pour notre foi !
Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger
Méditation de l'Evangile du 27e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ( 17, 5-10 )
/image%2F0991577%2F20251004%2Fob_e22d0d_27-tocev.jpg)
En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »
« Si vous aviez de la foi ! »
OUVERTURE et ECOUTE. Deux mots qui prennent de la densité, liés tout à la fois à la Parole de Dieu et aux partages sollicités par les relations que nous avons avec nos proches mais également avec les milieux que nous fréquentons aussi bien professionnels, associatifs, sociaux…
« Quand on est sur le registre de la foi, on ne compte pas ». C’est certainement avec cette vision des choses que Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui va répondre à ses disciples : « Si vous aviez la foi, comme une graine de moutarde … » L’important c’est de vivre et de chercher à travers nos actes une cohérence de vie.
Découvrir et Vivre l’Evangile ensemble Aujourd’hui c’est justement partager un maximum de cohérence.
/image%2F0991577%2F20251004%2Fob_227a1b_image-0991926-20251004-ob-3045ea-web-2.jpeg)
Jésus nous propose de découvrir et de vivre cette cohérence aujourd’hui en nous rappelant l’importance du service qui nous identifie à ce que le Christ a vécu au gré des jours. A son image, nous sommes invités à vivre le service que nous pouvons comparer à la sève qui nourrit notre foi. Nous parlons souvent de ceux qui ont la foi et ceux qui ne l’ont pas comme si nous étions dans une compétition. C’est là une erreur qui guette aussi bien les disciples et nous avec eux. Nous le disons et l’affirmons, la foi ne se mesure pas. La foi est un Don de Dieu universel : la Foi est à traiter par chacun comme un grain de moutarde pour la faire grandir.
Jésus ne donnera jamais une définition de la Foi, mais on comprend à la lecture des Evangiles que la Foi n’est pas une baguette magique, ni même une croyance : Jésus parle de la Foi comme d’une dynamique relationnelle qui peut surprendre. En effet, dans l’Evangile de ce jour, il renvoie ses disciples vers la notion de service.
La Foi, est : EFFORT, CONFIANCE, PERSEVERANCE, elle est aussi : DISCERNEMENT.
/image%2F0991577%2F20251004%2Fob_b22fcd_web-27e-di-to-c-20221002.jpg)
La Foi par sa richesse, peut être transgression des codes culturels, moraux et religieux lorsqu’ils sont utilisés et aliènent, déshumanisent l’humain (la samaritaine, la guérison du lépreux ...) ne jamais oublier, que Foi est LIBERTE.
Jésus affirme donc que si nous avions de la foi, gros comme la plus petite des graines, nous pourrions faire fleurir la vie au cœur des situations les plus désespérées. Loin de vivre dans un esprit de peur, ayons assez de foi pour déraciner la haine et planter l'amour autour de nous, même quand cela paraît impossible !
Mais avec, au cœur, la foi au Christ, avec, au cœur, un amour infini, plein de respect pour chacun, loin de juger les apparences mais en découvrant ce qui est caché, ce que Dieu voit, ce que Dieu a semé et fait grandir : sa présence au cœur de l’homme.
Fruits de l'Evangile d'aujourd'hui "les fruits de nos projets, de nos missions"
Joie des disciples envoyés par Jésus, les esprits leur sont soumis.
Nous pouvons nous réjouir des fruits de nos projets, de nos missions.
Mais Jésus réoriente cette joie.
Son objet n’est pas le pouvoir exercé dans la mission
et une réussite qui nous appartiendrait,
elle est orientée vers un sujet, celui qui en est la source.
Joie d’inscrire nos vies, nos actes dans l’agir même de Dieu, qui est son cœur.
(Colette Hamza, xavière)
/image%2F0991577%2F20251004%2Fob_ef86d2_fr-2025-logo-tpc.jpg)
Mois de la Création
Le 4 octobre est la finale du mois de la création (dans la dynamique de l'encyclique « Laudato Si »), jour de fête de St François d'Assise. Journée de réflexion sur la paix, journée du migrant et du réfugié avec ce thème « migrants missionnaires d'espérance » ! Nous sommes tous migrants car nous allons à la rencontre des autres non pas comme des prophètes de malheur mais comme ambassadeurs de l'espérance.
François, l’homme de Dieu, quitte sa maison, abandonne son héritage ; il se fait pauvre et sans ressource, mais le Seigneur l’accueille.
Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)
Bonne fête aux Thérèse, aux François et à nous tous porteurs de promesses et d'espérance !
Equipe Méditation@Evangile - père Christian Bezol – extrait de VEA - Vincent Ravince spiritain - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 27e dimanche du Temps Ordinaire
/image%2F0991577%2F20251002%2Fob_694554_web-27e-di-to-c-20221002.jpg)
« Augmente en nous la foi ! »
Ô Dieu de toute grâce, augmente la foi de ton Église et de ses responsables pour qu’elle puisse Te servir avec amour.
Nous t’en prions, Seigneur
C’est aujourd'hui la Journée mondiale du migrant et du réfugié,
Prions pour tous les migrants qui tentent de trouver une vie digne dans leur pays d’accueil. Prions aussi pour les associations qui travaillent à leur intégration.
Nous t’en prions, Seigneur
Seigneur, Toi qui créas toutes choses avec amour, regarde les peurs qui encombrent les esprits des hommes aujourd’hui. Ne les laisse pas se laisser envahir par le désespoir et l’angoisse du lendemain.
Donne ta force à tous les artisans de paix et la persévérance aux négociateurs qui travaillent à faire cesser les conflits entre les peuples.
Nous t’en prions, Seigneur
Seigneur, nous te prions pour tous les membres de nos communautés : qu’ils se mettent au service selon les dons que le Seigneur leur a donnés, afin de les partager avec leurs frères et sœurs.
Seigneur, accueille nos prières
/image%2F0991577%2F20251003%2Fob_bf6a99_migrants.png)
Equipe PU@Evangile - Soeur Françoise - Pierre Lemaire - PrionsenEglise - François Roger
Liturgie du 27e Dimanche du Temps Ordinaire
/image%2F0991577%2F20250930%2Fob_e40d58_26e-dim-to073-inpixio-inpixio-inpixio.jpg)
Liturgie du 27e dimanche du Temps Ordinaire - 5 octobre 2025
Dans les lectures du jour
Devant la violence et le mal, la tentation est forte de reprocher à Dieu son silence (première lecture). Pourtant, Dieu n’est pas sourd ! Il s’intéresse à ses enfants : « Il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il conduit » (psaume 94). Il nous invite à lui faire confiance, à ne pas avoir peur de lui et à le servir avec amour (deuxième lecture). Avec les Apôtres, prions le Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Première lecture - Habacuc 1, 2-3; 2, 2-4
« Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? »
Combien il est difficile de ne pas récriminer contre Dieu ou contre nos frères et sœurs lorsque les obstacles s’accumulent ! C’est pourquoi, dans la deuxième partie de la lecture, Dieu appelle avec douceur à la fidélité et à la patience : aie foi, aie confiance, voie la beauté de tes frères, voie comme je t’aime, nous dit-il.
Psaume - 94
« Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! »
Le psalmiste ne prie pas en solitaire. En témoignent les nombreux impératifs pluriels : « Ne fermez pas votre cœur », « Écoutez la voix du Seigneur », « Venez, crions de joie », « Allons jusqu’à lui en rendant grâce », etc. Les deux premières strophes sont axées sur l’écoute, l’acclamation, l’adoration et la reconnaissance du Dieu d’Israël. Mais, dans la troisième, le ton change du tout au tout avec cette question : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » On a beau vivre de belles liturgies et prier les psaumes, le défi sera toujours de se mettre cordialement à l’écoute de la parole de Dieu et de la mettre en pratique
Deuxième lecture - 2 Timothée 1, 6-8.13-14
« Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. »
La peur est parfois bénéfique, elle nous empêche de nous mettre en danger. Cependant, elle ne doit pas devenir un frein et un obstacle en nous empêchant de servir Dieu. Heureusement, Dieu nous a donné son esprit, pour que nous ayons la force, l’amour et le discernement nécessaires pour rendre témoignage de son amour
Évangile - Luc 17, 5-10
« Augmente en nous la foi ! »
Comme les Apôtres, nous savons bien que notre foi est faible. Pourtant, elle ne peut pas grandir en un jour. Comme une plante, elle doit être arrosée et alimentée avec un soin particulier. Comment ? Toutes les lectures nous le disent : par l’humilité, le service de Dieu, l’absence de récrimination et surtout par l’écoute de la parole d’amour de Dieu pour nous
/image%2F0991577%2F20250930%2Fob_0b7e69_eglise-en-fete.jpg)
Mots clés
Foi :
« Augmente en nous la foi ! », demandent les Apôtres à Jésus. Jésus rappelle qu’avoir une grande foi permet de se mettre au service de Dieu avec humilité. Cette prière pourra scander toute la célébration, notamment au moment de,la prière universelle.
Service :
Un service vrai et humble ne récrimine pas lorsque les difficultés arrivent. Il n’attend pas non plus de récompense pour avoir bien fait. C’est bien difficile… La démarche pénitentielle pourra proposer un temps de silence : chacun reconnaîtra sa faiblesse. Puis, ensemble, tous demanderont la grâce de servir Dieu.
Paix :
La paix, tout comme la force, l’amour et la pondération, est nécessaire pour servir Dieu et annoncer l’Évangile. Ainsi, ce dimanche, le geste de paix pourra être orienté : ce n’est pas notre paix que nous donnons, c’est la paix du Christ serviteur que nous offrons
Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglse - François-Dominique Roger
Méditation 26e dimanche du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 19-31)
/image%2F0991577%2F20250927%2Fob_cc04d3_dieu-ecoute-celui-qui-crie436.jpg)
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trou ver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
Être proche de ceux qui sont loin
A travers l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous explique une parabole qui doit nous faire réfléchir. Il s’agit de deux hommes : d'un côté, il y a un riche qui se goinfre et qui est vautré dans son bien-être. A sa porte, il y a un pauvre malheureux qui meurt dans un état de délabrement extrême, où seuls les chiens viennent lui lécher ses ulcères.
/image%2F0991577%2F20250928%2Fob_b7c982_phpgerkxy.jpeg)
Le riche et le pauvre sont proches, mais un mur les sépare. Le riche ignore le pauvre. Alors que le riche n'a pas de nom, le pauvre est nommé : Lazare. Si le riche n'est pas nommé, c'est qu'il représente tous ceux qui se laissent aliéner par leur avoir, ils n’ont plus d’être. Et c’est l'inversion, le pauvre est irrémédiablement heureux, le riche irrémédiablement malheureux. Un grand abîme les sépare à tout jamais. La vie éternelle est déjà commencée, et notre vie d’aujourd’hui n'en est que l’apprentissage.
Aujourd’hui, les fortunés sont-ils en capacité de voir, d’entendre et de comprendre les cris de ceux qui sont en souffrance autour d’eux, les cris de tous les déracinés dans notre vaste monde, le cri de tous ceux qui sont touchés par la faim et la guerre : l’Afghanistan, l’Ethiopie, la Somalie, le Sud Soudan, la bande de Gaza, l’Ukraine, le Yémen…
Alors ne pas voir la détresse de nos semblables, détruit le cœur de l’être humain en lui enlevant sa dignité. Cette situation ne peut pas durer. Ce que nous faisons aujourd'hui engage l’avenir bien au-delà de ce qu’on en voit.
L'égoïsme et l'indifférence ne sont pas seulement des défauts ou des péchés. C'est surtout un grand malheur. Aujourd’hui, l'égoïste ne cherche son bonheur que dans l'accumulation des biens de consommation et dans l’argent. L’homme en quête d’argent restera toujours insatisfait. Rien ne pourra le combler pleinement. Tant qu'il continuera à vivre dans cet état d'esprit, il ne sera jamais vraiment heureux. Comme chrétiens, nous savons que le secret du vrai bonheur se trouve dans la Bonne Nouvelle de l'Evangile. Ce qui fait la valeur d'une vie, c'est la manière dont nous regardons l'autre et surtout la manière dont nous l'aimons à travers les gestes d'ouverture, d'accueil, de respect et de disponibilité.
La vraie richesse, c’est la qualité de nos relations humaines ! L’heure est au réveil. C’est l’heure de l’amour plus grand.
/image%2F0991577%2F20250927%2Fob_498403_image-0991926-20160924-ob-b96e8d-vingt.jpg)
Prière
Seigneur pardonne-nous, nous nous sommes habitués
à la souffrance et détresse des autres.
Apprends-nous à ne plus nous contenter d'aimer
nos proches et ceux que nous aimons,
mais à aimer d'abord ceux qui ne sont pas aimés,
et à les faire aimer de nos amis.
Fais que nous ne soyons plus heureux tout seuls !
Force-nous à abattre nos murs de suffisance
et à ouvrir nos cœurs pour découvrir
la richesse d'aimer, ceux que tu aimes !
Esprit d’amour, souffle en tempête pour casser
nos refus de partager, effacer nos silences
face aux pauvres de nos portails.
Seigneur Dieu, bénis sois-tu pour ceux et celles qui,
comme Vincent de Paul et Frédéric Ozanam,
s’ajustent à ta volonté, et servent les plus pauvres.
Equipe Méditation@Evangile – Vincent Ravince – François Riehl – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez
/image%2F0991577%2F20251102%2Fob_74680a_mes-yeux-ont-vu-le-salut552.jpg)