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François-Dominique Roger
Articles récents

Liturgie 20e dimanche du Temps Prdinaire 2025

13 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

20e Dimanche  du Temps Ordinaire - 17 août 2025

Dans les lectures du jour

Jésus appelle à faire des choix dans nos vies, même si ceux-ci doivent nous coûter. La pratique de notre foi est comme une course d’endurance, nous dit l’auteur de la lettre aux Hébreux. Elle peut nous conduire à l’hostilité de ceux que nous côtoyons – le prophète Jérémie l’a expérimenté douloureusement – mais nous sommes sûrs que Dieu ne nous abandonne jamais et nous lui rendons grâce avec le psalmiste.

 

Première lecture- Jérémie ( 38, 4-6.8-10 )
« Fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure »

De tous les prophètes de l’Ancien Testament, Jérémie est celui qui s’est le plus permis d’exprimer ses propres souffrances, ses doutes et ses questions concernant la lourde mission qui lui a été confiée. Car ce n’est pas une mince tâche que d’être mandaté par Dieu « pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter » (Jr 1, 10), alors que le peuple de Juda vit la pire tragédie de son histoire. Les armées babyloniennes saccagent Jérusalem et envoient une grande partie de sa population en exil à Babylone. Certes, Jérémie lui-même ne sera pas exilé, mais il a maille à partir avec l’élite politique de Jérusalem qui voit en lui un prophète de « malheur ». Le roi Sédécias ordonne qu’il soit jeté dans une citerne sans eau et boueuse. Une fois délivré, Jérémie reprendra avec courage sa mission de prophète !

Psaume - 39
« Il m’a tiré de l’horreur du gouffre »

On estime à près d’une trentaine les psaumes inspirés du message de Jérémie. Le psalmiste évoque justement une expérience identique à celle du prophète, car il a dû être délivré, lui aussi, de « l’horreur du gouffre, de la vase et de la boue ». L’allusion à Jérémie est évidente. Le psalmiste est homme de grande espérance et, une fois libéré par le Seigneur, il entonne le « chant nouveau » que Dieu lui inspire et qu’il entend partager avec la multitude. L’invocation du psaume, « Seigneur, viens vite à mon secours », est digne de la foi à toute épreuve de Jérémie et de la certitude qu’il a reçue dès son appel par Dieu : « Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer » 

Deuxième lecture - Hébreux ( 12, 1-4 )
« Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée »

La foi n’est pas un long fleuve tranquille : Paul aurait pu utiliser cette expression qui nous est familière ! Il compare le chemin de la foi à une course d’endurance : il y a des obstacles, il faut nous débarrasser de ce qui serait trop lourd à porter, notamment le péché qui nous empêche d’avancer. Le Christ a été jusqu’au bout de la course en endurant la mort sur la Croix. Son exemple nous aide à vaincre la lassitude et le découragement.

Évangile - Luc ( 12, 49-53 )
« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »

Cette lecture se situe pratiquement à la moitié de l’Évangile de Luc. Les propos de Jésus devant ses disciples sont pour le moins étonnants. Serait-ce pour lui la manifestation d’une certaine déception ou impatience, et quelle est cette « angoisse » concernant le « baptême » qu’il doit accomplir sur la Croix ? Un peu plus tôt, on apprenait pourtant que Jésus, « le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Lc 9, 51). Il n’est pas l’homme des demi-mesures, et il met cartes sur table pour ses disciples. Il apporte « un feu sur la terre » et il veut qu’il brûle dans leur cœur. Mais, pour éviter qu’ils ne s’illusionnent, il les avertit des difficultés qui les attendent alors que les gens seront divisés dans leurs familles

 

Mots clés

La paix ou la division ? :

À plusieurs reprises dans l’Évangile, Jésus se présente comme celui qui est venu apporter la paix au monde. Ce sont même les premiers mots du chant des anges lors de sa naissance rapportée par l’évangéliste saint Luc. La remarque de l’évangile de ce dimanche est alors d’autant plus surprenante. Il nous faut l’entendre comme un appel à raviver en nous le feu de l’Esprit Saint, qui peut susciter des oppositions. Jésus lui-même a connu des critiques et de la haine, dans son propre village et de la part de ses proches. La paix qu’il annonce n’est pas une simple absence de conflit, mais un véritable amour entre les hommes.

Entendre ceux qui dérangent :

Nous rêvons souvent d’une paix qui ne serait troublée par aucun conflit, où chacun renoncerait à vivre et à exprimer ce qui lui tient à cœur… Nous savons bien qu’un tel monde est non seulement impossible mais ne serait pas à l’image de l’humanité. Le rêve de la tour de Babel s’est effondré. Les divisions que Jésus évoque dans l’évangile sont la conséquence de la rencontre de convictions profondes. Bien plus qu’un appel à se battre les uns contre les autres, il faut y voir une double invitation : exprimer dans toute sa force ce qui me fait vivre,mais aussi me mettre à l’écoute de ceux qui me dérangent. La véritable paix naîtra de ces rencontres.

La foi est un combat :

L’auteur de la lettre aux Hébreux parle de la foi comme une épreuve à courir avec endurance. Ces mots annoncent déjà les paroles exigeantes de Jésus dans l’évangile, qui nous rappelle que même la paix entre les hommes ne va pas de soi. En cette fin d’été, nous sommes conviés à raviver en nous le feu de l’Esprit Saint. Notre foi au Christ mort et ressuscité nous conduit-elle à faire des choix qui peuvent être difficiles mais qui nous conduisent à la vie ?

Equipe Liturgique@Evangile  - Extrait de prionsenEglise - François-Domique Roger

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Prière universelle Assomption de la Vierge Marie 2025

12 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

Seigneur, nous te confions notre Église. Qu’à l’image de Marie, elle porte avec joie l’Évangile sur les routes des hommes et femmes de notre temps. 

Avec Marie, Dieu notre Père nous te prions !
 

Avec Marie, prions pour que l'Esprit de Vérité et de Justice soient sources d’espérance er de paix pour notre monde en particulier pour les peuples qui subissent la guerre, la famine et les conséquences de lois injustes.

Avec Marie, Reine de la Paix, nous te prions 

Pour toutes les femmes qui ont le bonheur d’être mères et pour toutes celles qui sont dans cette attente… pour les familles, cellules de la société et lieux de croissance humaine et spirituelle, qu’elles sachent, à l’exemple de Marie, puiser en Dieu l’audace de la fidélité et de l’amour…

Avec Marie, Mère du Seigneur, nous te prions

Avec Marie, nous te louons, nous te chantons Seigneur. Que nos cœurs soient transformés jour après jour afin que nous devenions pleinement des témoins joyeux de la puissance de ton amour. 

Avec Marie, Sainte Mère de Dieu, Seigneur nous te prions 

Avec la Vierge élevée dans les cieux, soyons pleins de reconnaissance pour les croyants de toutes religions qui se rendent en pèlerinage auprès de Notre Dame. Que Marie soutienne tous ces pèlerins de l’Espérance dans les divers sanctuaires qui lui sont dédiés à travers le monde.

Marie, médiatrice de toutes les grâces, nous vous prions 

Equipe PU@Evangile - Maëlle, membre du RMPP – France – François-Dominique Roger – Peinture Arcabas

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Liturgie de la Parole - Assomption de la Vierge Marie

11 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Assomption de la Vierge Marie -vendredi 15 août 2025

Dans les lectures du jour

La parole de Dieu nous fait entendre toutes les dimensions de notre foi en la Vierge Marie, mère du Christ et mère de l’Église, depuis sa joie partagée avec Élisabeth, mère de Jean Baptiste, jusqu’à l’image qu’en donne d’elle l’Apocalypse, où elle apparaît dans la gloire de Dieu comme mère du Messie qui combat le mal. Cet aspect est développé par saint Paul, dans sa lettre aux Corinthiens : nous avons part à la mort et à la résurrection du Christ.

Première lecture - Apocalypse (11, 19a ; 12, 1-6a- 10ab )
« Une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles »

Le langage imagé de l’Apocalypse apparaît toujours surprenant ! Il appartient à une forme d’écriture à décrypter au mieux : la Femme est l’image du peuple d’Israël qui attend le Messie. Elle donne naissance au Christ qui vaincra le mal, mais la communauté nouvelle née du Messie continuera à devoir combattre le mal, aidée en cela par le Christ vainqueur et par Marie qui est au ciel avec son Fils. « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! » 

Psaume - 44
« Fille de roi, elle est là, dans sa gloire »

Les versets de ce jour parle du roi d’Israël, qui peut être considéré comme le Messie attendu. La suite s’adresse à sa fiancée, identifiée au peuple d’Israël lui-même. On y trouve l’image utilisée par le prophète Osée qui compare Israël à une épouse. Nous sommes déjà dans la préfiguration de l’Église, considérée comme l’épouse du Christ. Lorsque Marie entre dans la gloire de Dieu, c’est toute l’humanité qui est avec elle dans l’intimité de Dieu.

Deuxième lecture - Saint Paul apôtre, aux  Corinthiens ( 15, 20-27a )
« C’est dans le Christ que tous recevront la vie »

Quelques versets après l’affirmation fondamentale la plus ancienne de la foi au Christ ressuscité, saint Paul élargit la perspective. Nous avons part à la mort et à la résurrection du Christ. Le péché est arrivé dès la création de l’homme, symbolisé par Adam, et c’est par Jésus, Dieu fait homme, que le péché et la mort seront vaincus. À chacun de nous d’accueillir cette force qui nous est donnée par le Christ qui règne avec le Père.. " Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance "

Évangile- Luc  ( 1, 39-56 )
« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur »

Le récit par saint Luc de l’Annonciation, puis de la visite à Élisabeth est plein de joie. Marie s’est rendue disponible à la demande du Seigneur et vient faire partager son exultation à la mère de Jean Baptiste, petit enfant à naître qui tressaille à son tour dans le sein de sa mère. Le chant du Magnificat, reprise du cantique d’Anne, que l’Église chante chaque jour dans sa prière, est l’expression de ce bonheur intense et l’annonce d’un amour qui bouleverse le monde : les humbles et les affamés seront comblés

 

Mots clés

Des lectures complexes :

Les deux premières lectures ont un langage complexe et un sens qui n’est pas immédiatement compréhensible. Donnons quelques clés de lecture pour aider à mieux entrer dans la signification pleine de symboles de l’Apocalypse, et rappelons que saint Paul détaille le  cœur même de notre foi en la Résurrection. Dans les deux lectures, on affirme la victoire de la vie sur la mort : c’est dans ce Royaume où le mal est vaincu que Marie est élevée.

La joie de la rencontre :

Dans l’évangile proclamé aujourd’hui, la joie se traduit par plusieurs expressions : dans le sein d’Élisabeth, le futur Jean Baptiste tressaille d’allégresse. Élisabeth, pleine du bonheur de la rencontre avec Marie, la qualifie d’heureuse, car elle a cru à l’accomplissement des paroles du Seigneur. Du cœur de Marie jaillit alors le chant du Magnificat, qui commence par une action de grâce : l’esprit de Marie exulte, tous la diront bienheureuse. Le Seigneur fait des merveilles, non seulement par elle, mais pour toutes les générations qu’il comblera de son amour. 

Le Magnificat :

Après sa rencontre pleine de joie avec Élisabeth, Marie rend grâce à Dieu par ce que nous appelons le Magnificat, chanté quotidiennement dans la prière de l’Église. Elle reprend les termes du cantique d’Anne , femme stérile à qui Dieu donne la grâce de devenir la mère du futur prophète Samuel. Nous sommes dans le même contexte : Marie et Élisabeth s’apprêtent à donner la vie et vivent cela comme un bonheur intense. Marie rend grâce pour ce qui lui arrive et élargit sa prière aux dimensions de l’humanité entière. Dieu vient combler tous ceux qui espèrent, en particulier les pauvres et les affamés, et reste fidèle à son Alliance pour toujours, cette Alliance qui va se renouveler par la venue au monde de son fils Jésus

 

Equipe Liturgique @ Evangile - PrionsenEglise - François-Dominique Roger - Peinture Arcabas

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Méditation 19e dimanche du temps ordinaire

9 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 32-48) - Lecture brève

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Heureux le serviteur !

Heureux le serviteur que le maître trouvera en train de veiller ! En quelques mots, tout est dit de l’attitude de celui qui sert. Dans l’Évangile du 19e dimanche du temps ordinaire, le service est une béatitude, un chemin de bonheur pour celui qui s’y engage. Le Christ ne cesse de nous montrer ce chemin qu’il dessine pour nous et qu’il emprunte lui-même comme serviteur des serviteurs. Heureux êtes-vous si vous êtes serviteurs les uns des autres ! 

Le service est un état de veille permanent. C’est être toujours prêt, disponible, capable de réagir à l’appel de son maître, à l’urgence du moment, à l’appel du frère. Il n’existe pas, je crois, de plus belle image pour nous inviter à la disponibilité et à l’humilité et pour faire de nous des veilleurs, des hommes et des femmes plongés dans l’attente de Dieu. Revêtir l’habit du serviteur, c’est choisir de devenir veilleur.

Nul ne sait ni le jour, ni l’heure ! Pour le serviteur il ne peut être question de repos. Attendre Dieu, le veiller, le guetter, le chercher, c’est être capable d’attention à ce qui, en nous et autour de nous, devient soudain signe de sa présence et Parole de l’Esprit. 

Grâce à la foi, le serviteur devient veilleur et, tout comme Abraham autrefois, le serviteur se met à l’écoute de Dieu et de sa parole. Il risque et engage sa vie et sa disponibilité. Il devient instrument du travail de l’Esprit. 

Revêtir la tenue de service, c’est travailler au monde nouveau que la Bonne Nouvelle nous invite à construire de nos mains. Grâce à la foi, le serviteur prend à son tour, lui aussi, le chemin de cette patrie des cieux que Dieu prépare pour son peuple. Le Royaume est là, ici et maintenant. La table dressée en est le signe. Notre vie ouverte en est le fruit.

Tenez vous prêts 

N’ayons pas peur, Jésus nous conduit vers le Père. Soyons vigilants, il est l’heure de préparer nos cœurs. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » (extrait de l’homélie Place Saint-Pierre - Dimanche 22 octobre 1978 - Messe solennelle d’intronisation du pape Jean-Paul II).Frères et sœurs, n’ayons pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter sa puissance ! Permettez au Christ de parler à l’Homme. Lui seul a les Paroles de vie, oui, de vie éternelle ! 

Litanie pour la paix (à chaque fois on peut répondre)
Ô Dieu, délivre-nous !

Des paroles et des actes qui suscitent la discorde, les préjugés et la haine,
Des soupçons et des craintes qui font obstacle à la réconciliation, 
Des mensonges crus et diffusés au sujet d’autres peuples et pays, 
De l’indifférence cruelle face aux cris des affamés et des sans-logis,
De tout ce qui nous empêche d’accomplir ta promesse de paix.
Vers la liberté et le pardon que nous trouvons en toi, Ô Dieu, conduis-nous !
Vers la tâche difficile d’aimer nos ennemis, Ô Dieu, conduis-nous !
Vers la promesse d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle, 
Vers la plénitude de la justice, 
Vers la puissance de Ta paix. Ô Dieu, conduis-nous !

 

Oui, j'ai confiance en l'Esprit Saint, pour donner du Bonheur dans les Familles

Equipe Evangile@Peinture - Père Benoît Gschwind  -PrionsenEglise – Saint Jean Paul II - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez -Fribourg

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Prière universelle 19e dimanche du Temps Ordinaire 2025

8 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière Universelle

L’Eglise est héritière de la promesse que Dieu a faite à Abraham, père des croyants. 
Qu’elle sache témoigner de sa foi et rendre grâce à tous ceux qui ont la charge de transmettre la Parole du Christ

Dieu, père de tous les hommes, nous te prions

Pour tous ceux qui recherchent la vérité, la justice et la paix sur cette terre
Que ton Esprit, Seigneur, continue à guider leurs pas vers une société plus humaine dans le respect mutuel entre les êtres et le respect des ressources de la planète 

Seigneur, nous T’en prions

Pour toutes les personnes au service de notre sécurité et de notre protection, gendarmes, pompiers, policiers, militaires, agents de surveillance, personnels hospitaliers, les urgences… Qu’elles demeurent en « tenue de service » dans tous les moments difficiles auxquels elles sont confrontées

Seigneur, nous T’en prions

Pour tous les membres de notre communauté de paroisses. Seigneur, tu nous appelles à veiller, à être prêts pour ton retour.  Pour que chaque Eucharistie ravive en nous ce désir de la rencontre, la grâce de bien la préparer et d’en témoigner

Seigneur, apprends-nous à veiller dans l’espérance de ton retour, nous T’en prions

 

Equipe PU@Evangile – François-Dominique Roger – Image Micheline Tribout

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Liturgie de la Parole - 19e Dimanche du Temps Ordinaire - 10 août 2025

5 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Dimanche 10 août 2025 -b19e dimanche du temps ordinaire C - Couleur liturgique : vert

Dans les lectures du jour
Le grand enjeu de la vie des hommes est de vivre leur présent selon l’idée qu’il se font de l’avenir. Le sage de l’Ancien Testament s’appuie sur les événements du passé pour fonder sa foi en Dieu qui a réalisé sa promesse : libérer son peuple de ses ennemis. C’est ce que reprend la lettre aux Hébreux, insistant sur la foi qui a animé les grands témoins comme Abraham et Sarah. Cette foi leur a permis d’accueillir les actions de Dieu en leur faveur. De même, le Christ, par une parabole, appelle ses disciples à vivre dans l’attente du retour de leur Maître et dans l’esprit que lui-même a mis en pratique : un esprit de service. En lui obéissant, nous serons des serviteurs fidèles

 

Première lecture - Sagesse 18, 6-9
 « Assurés des promesses auxquelles ils avaient cru »
La foi du peuple hébreu s’appuie davantage sur les actions salvifiques de Dieu que sur des dogmes. La Sagesse de l’Ancien Testament rappelle la sortie d’Égypte qui est la preuve suprême, à la fois, de la fidélité de Dieu et de sa puissance d’action. C’est pourquoi cet événement est célébré comme un mémorial aux fêtes de la Pâque.

Psaume - 32
 « Nous attendons notre vie du Seigneur » 
Ce qui fait la joie du croyant n’est pas d’abord d’être exaucé dans ses demandes présentées au Seigneur mais de savoir qu’il tient sa vie de Dieu. La foi consiste à être assuré de la bonté de Dieu, ce qui permet de vivre, dès aujourd’hui, dans l’espérance que l’amour de Dieu se manifestera.

Deuxième lecture - Hébreux 11, 1-2.8-19
 « La foi est une façon de posséder ce que l’on espère » 

L’auteur de la lettre aux Hébreux livre ici un témoignage éclatant sur la foi des « anciens », qu’il décrit comme étant « une façon de posséder ce que l’on espère ». Parmi ces anciens, les patriarches Abraham, Isaac et Jacob, sans oublier Sara, l’épouse d’Abraham et la mère d’une « descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel ». Tous les quatre étaient « des étrangers et des voyageurs », et ils ont cheminé en aspirant « à une patrie meilleure, celle des cieux ». Aucun d’eux, cependant, n’était né en terre d’Israël, mais tous ont cru dans les promesses de Dieu. Abraham demeure le père des croyants, juifs et chrétiens, interpellés par Jésus qui les invite à faire « les œuvres d’Abraham ».

Évangile - Luc 12, 32-48
 « Restez en tenue de service » 

Jésus vient de fustiger les pharisiens et les docteurs de la Loi qui chargent « les gens de fardeaux impossibles à porter », alors qu’eux-mêmes n’osent pas y toucher . Il s’en prend à leur duplicité et les accuse de bâtir les tombeaux des prophètes que leurs pères ont tués. Sorti de la maison du pharisien qui l’avait invité, Jésus retrouve les foules et ses disciples. Il qualifie ces derniers de « petit troupeau » et insiste sur le bonheur qui leur est donné d’avoir déjà part au Royaume. S’ensuit une série de recommandations positives : la pratique de l’aumône, la recherche cordiale d’un « trésor inépuisable », la « tenue de service » et l’attente du « maître à son retour des noces ». Ces propos s’appliquent à tous, y compris les disciples. Tous doivent se comporter comme « l’intendant fidèle et sensé » que le maître, à son retour, pourra féliciter pour avoir bien accompli sa tâche.
 

Mots clés

La délivrance pascale :
La Pâque juive célébrait la libération de l’esclavage en Égypte : une véritable délivrance, sur laquelle s’appuie le livre de la Sagesse pour en rappeler sa signification (la foi du peuple hébreu) et la manière dont elle est fêtée (offrir un sacrifice). Nos fêtes pascales prolongent et couronnent notre libération du péché.

Petit troupeau :
Les prophètes d’Israël et les derniers écrits de l’Ancien Testament soulignent que, malgré les destructions, un petit reste du peuple sera épargné. C’est alors un « petit troupeau ». Il est le signe de la miséricorde de Dieu et de l’espérance d’une résurgence de la puissance de ce peuple. 
C’est à partir de ces « quelques-uns » que Dieu redonnera vie.

Le trésor :
Ce qui nous est le plus cher constitue notre trésor. On comprend pourquoi ce mot est courant dans la Bible. Si le trésor évoque souvent les richesses spirituelles ou de sagesse, il devient, dans l’Évangile, une image pour désigner les richesses du royaume de Dieu. Les richesses matérielles peuvent même être des obstacles à l’entrée dans le Royaume.

 


Equipe Lturgique@Evangile - Extrait de prionsenEglise - François-Dominique Roger

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Méditation 18e dimanche du Temps Ordinaire

2 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 13-21)

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” Puis il se dit : “Voici  ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

« Mais Dieu lui dit : Tu es fou …»

La parabole d’aujourd’hui nous parle d’un « monsieur plus » qui veut toujours plus et n’existe que pour cela. Dieu lui dit qu’il en est devenu un « monsieur fou ! » qui va devenir, à la fin de son histoire, un « monsieur zéro ! ». Paul, à la suite du Christ, invite les chrétiens à bâtir leur vie sur les réalités d’en haut.

Voilà le secret de cette grande liberté face aux biens terrestres. La vraie richesse, le vrai bonheur, c’est non pas d’être richesse « pour soi », mais pour Dieu, dit Jésus. Cela ne nous dicte pas une solution toute faite. Mais cela ouvre nos cœurs à un bonheur indestructible. alors que, nous le savons, nous perdons forcément un jour tout ce qui est « dans nos greniers », ou sur nos comptes bancaires  Le coffre-fort ne suit pas le cercueil. »

C’est Dieu qui est la seule la valeur stable éternelle. Tout le reste est éphémère, passager. Et Jésus, à ce sujet, reprend les mots mille fois répétés dans la Bible : il est fou («nabu »l en hébreu), celui qui réduit son horizon à la terre…il est sage ( maskil » en hébreu) celui, dont la richesse est Dieu !

Alors, merci à toi qui (loin d’écouter les « fac news » qui déforme) sais voir l’invisible qui grandit . 
Merci à toi qui as le sens des relations, de l’harmonie, capable de mobiliser sans casser, et de redonner vie. 
Merci à toi qui, sans te mettre en avant, agis discrètement mais avec efficacité pour le bien de tous. 
Merci à toi qui visites, ranges, nettoies, décores, organises, plies, comptes, chantes, imprimes, animes, tris, réunis, embellis. 
Merci à toi qui es une oreille attentive aux plus démunis, à ceux qui sont éprouvés, aux cassés par la vie. 
Merci à toi qui, ne pouvant plus en faire autant qu’avant, tu t'informes de tout, souris à tous, et prie.

Comment sortir de cette incroyable fermeture du cœur ?
Au lieu de se contempler, de se comparer, de gesticuler et de s’autoglorifier, 
chaque jour lire la Parole de Dieu, et la comprendre !
Chaque jour prier, parler à Celui qui est Tout.
Chaque jour Le contempler, c'est-à-dire se taire pour l’écouter, et voir plus loin, plus grand, plus vrai dans son action quotidienne pour annoncer la paix aux hommes et à toute la création

Prière

Seigneur, garde-nous de la folie d’amasser égoïstement pour nous-mêmes,
et d’en oublier notre grandeur et notre vocation.
Donne-nous de vivre en accueillant sans cesse la seule vraie richesse 
qui ne trompe pas :  Toi, Seigneur !
Seul Ton Esprit peut nous faire discerner l'essentiel.
Alors, loin d’être en concurrence avec les autres, 
nous participerons avec joie à leur progression, en travaillant à leur bonheur !

Pour que notre cœur devienne la demeure de Dieu
et qu’en Lui nous trouvions la vraie richesse,
apprends-nous à construire notre vie et notre un monde 
où chacun de nous ait du pain à manger, du travail pour le gagner, 
de l’amour pour le partager.
« Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël
»

" Nous devons déborder d’espérance pour témoigner
de manière crédible et attrayante de la foi et de l’amour
que nous portons dans notre cœur. " Amen

Pape François, bulle d'indiction du Jubilé, n°18


Equipe Méditation@Evangile – Noël Quesson – Vincent Ravince – François Roger- Peinture Bernadette Lopez

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Prière universelle 18e dimanche du Temps Ordinaire

31 Juillet 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Prière universelle

« Que nous passions nos jours dans la joie et les chants »
Jésus, pain de la vie, regarde les Pèlerins d’Espérance de ton Eglise qui cheminent partout dans le monde. Pour les jeunes rassemblés à Rome pour le jubilé. Consolide en eux la foi, l’espérance et la solidarité fraternelle

Jésus, pain de Vie, nous t’en prions

« Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? »
Jésus, pain de la Justice et de la Paix, Que ce pain du ciel, devienne pain de la route pour tous ceux qui ont faim et soif de Justice et de Paix. Viens Esprit du Seigneur, viens nous guérir des guerres qui détruisent notre humanité et Ta création

Jésus, pain de Justice et de Paix, nous t’en prions

« Que nos cœurs pénètrent la sagesse »
Jésus, pain du partage, regarde la foule de tous ceux qui sont affamés de pain et de dignité. Apprends-nous à construire un monde où chacun ait du pain à manger, du travail pour le gagner, de l’amour pour le partager

Jésus, pain du Partage, nous t’en prions

« Être riche en vue de Dieu »
Jésus, source de la Vie, regarde les membres de notre communauté paroissiale. Fais grandir en nous le désir de goûter et de vivre de Ta Parole de Vie à la source des richesses de l’Évangile vécu au quotidien.

Jésus, source de Vie, nous t’en prions

 

Equipe PU@Peinture – PrionsenEglise – Pèlerinage de Notre-Dame des Neiges à Neufchef – Pèlerinage de sainte Anne à Budange-Fameck

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Liturgie de la Parole - 1_e Dimanche du Temps Ordinaire - 3 août 2025

29 Juillet 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

18e dimanche du temps ordinaire C -  dimanche 3 août 2025 - Couleur liturgique : vert

Dans les lectures du jour 

Chacune à sa manière, les trois lectures bibliques de ce jour nous appellent à ne pas vivre centrés sur nous-mêmes, mais à nous ouvrir au dessein de Dieu pour les hommes : qu’ils entretiennent des relations de paix et de charité. Sans cette perspective, la vie paraît bien morne à Qohèleth ; de même le Christ considère comme fou celui qui amasse pour lui-même. Il oppose à cette attitude la figure de celui qui est « riche en vue de Dieu », donc ouvert aux autres dans la charité. C’est aussi le message que saint Paul adresse aux Colossiens en les adjoignant de vivre en hommes nouveaux, c’est-à dire selon le Christ et non pas selon les désirs terrestres

Première lecture - Qohèleth 1, 2 ; 2, 21-23
« Que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ? »
La réflexion d’un sage de l’Ancien Testament peut nous paraître très pessimiste. Désemparé face à l’incapacité de l’homme de maîtriser son avenir, il nous fait entrevoir qu’il vaut mieux s’en remettre à Dieu dans la confiance.

Psaume - 89
« Apprends-nous la vraie mesure de nos jours »
Conscient de la fragilité de la vie humaine, le psalmiste demande au Seigneur de l’éclairer sur le sens de la destinée humaine. Lui qui est le maître du temps, qu’il nous fasse vivre pleinement notre présent !

Deuxième lecture - Colossiens 3, 1-5.9-11
« Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut. »
La vie nouvelle que le Christ nous a offerte, et dans laquelle nous entrons par le baptême, nous oriente vers le Seigneur. C’est avec lui, et selon son Esprit, que nous devons désormais organiser notre vie terrestre. Paul rappelle vivement aux Colossiens qu’ils sont « ressuscités avec le Christ » et qu’ils se sont « débarrassés de l’homme ancien » pour se revêtir de « l’homme nouveau ». Les distinctions de classe, de religion sont donc abolies et le Christ « est tout, et en tous ». C’est avec le Christ, et selon son Esprit, que nous devons désormais organiser notre vie terrestre.

Évangile -  Luc 12, 13-21
« Gardez-vous bien de toute avidité »
Une demande adressée à Jésus au sujet d’un héritage est l’occasion pour lui d’un enseignement plus vaste sur notre désir de possession. Si nous sommes focalisés sur la jouissance égoïste des biens matériels, nous délaisserons l’attention à nos proches et nous serons incapables de nous tourner vers Dieu

Mots clés 

Vanité :  
La vanité peut se définir comme une considération excessive de ses propres capacités et de leur impact sur son entourage, mais ce sentiment paraît futile et sans effet. Le sage de l’Écriture semble désabusé devant la fragilité de la condition humaine. Aurait-il oublié Dieu ? 

L’homme nouveau :  
Après sa résurrection, le Christ s’est manifesté selon une existence nouvelle : son corps a été glorifié par le passage de la mort à la vie nouvelle. C’est un homme nouveau. Le baptême nous fait entrer dans cette vie nouvelle et nous sommes appelés à vivre désormais en hommes nouveaux. 

Avidité :  
Parmi les sept péchés capitaux, on trouve l’avarice. C’est une exagération de l’attrait pour les biens matériels qui nous ont nécessaires en oubliant que ceux-ci nous ont été confiés par Dieu. Le Christ nous appelle à trouver une juste distance vis-à-vis de la possession pour que nous vivions vraiment libres

 

Equipe Liturgique@Evangile - PrionsenEglise - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez

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Méditation 17e dimanche du Temps Ordinaire 27 juillet 2025

26 Juillet 2025 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation Dominicale

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (11, 1-13)

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.

Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

« Seigneur, apprends-nous à prier », une demande simple et magnifique ! 

Un jour donc, quelque part, Jésus était en prière. Les disciples ont été fascinés par ce spectacle. J’ose dire que la prière « nous entre » d’abord par les yeux. Parfois, sans que nous l’ayons cherché, nos yeux se posent sur quelqu’un qui prie et nous éprouvons la même émotion que les disciples de Jésus. 

Oui, il y a une fontaine de miséricorde et elle porte un nom : le Père. C’est justement le premier mot qu’utilise Jésus pour nous apprendre à prier. Et ce Père nous appelle à la louange, à l’action, au partage, au pardon et au combat contre la tentation. 

La prière, c’est d’abord une décision : donner du temps à Dieu. Un Père doit pouvoir parler à ses enfants ; les disciples ont soif d’écouter leur Maître. Il faut être disponible à la présence de Dieu: il faut choisir un bon moment pour Dieu, prévoir le lieu, faire attention à son attitude corporelle, être décidé à chasser tout ce qui détourne du silence et de l’écoute. Mais aussi se laisser surprendre par l'inattendu de Dieu.

Le nerf de la prière, si je puis dire, c’est la demande. Le « Notre Père » n’est fait que de demandes. Et Jésus veut que nous sachions insister comme cet ami importun qui vient déranger son voisin en pleine nuit. Ne craignez pas d’être sans gêne. 

Demandez, cherchez, frappez… Dieu est notre Père, il ne risque pas de faire la sourde oreille ! Il vous donnera tout ce dont vous avez besoin. Jésus suggère même de demander l’Esprit Saint au cas où nous aurions oublié : « Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à celui qui le lui demande ! mais l’essentiel, c’est que notre prière se nourrisse de la Parole de Dieu et du contact personnel avec Jésus, celui sur qui la voix de Dieu s’est fait entendre : « En lui, j’ai mis tout mon amour. Écoutez-le ! »

Toute la vie chrétienne découle de cette rencontre vivifiante avec Jésus, aussi bien pour conduire sa vie dans la droiture et la fidélité, que pour devenir missionnaires de la Bonne Nouvelle. La prière est l’âme de tout apostolat. C’est l’Esprit Saint, reçu à votre confirmation, qui nous guide dans la prière et nous donne la force intérieure pour être messagers de la joie de l’Évangile, jusqu’à notre dernier souffle.

2025 Année de la prière

L'Esprit Saint seul nous permet de reconnaître le jeu de l'ennemi.
L'Esprit saint nous permet de discerner un œuf d'un scorpion, un poisson d'un serpent. 
L'Esprit Saint nous permet de découvrir que Dieu est notre Père sur la terre comme au ciel, et que sa volonté est de vous sauver de l'emprise de l'ennemi.
Par l'Esprit Saint nous avons la force de résister à la tentation de douter de Dieu et de nous révolter. 
Par L'Esprit Saint nous avons la force de pardonner et vivre en paix avec tous. 
Par l'Esprit saint nous découvrirons que celui qui prend Dieu pour appui reçoit, sans défaillance, le pain de l'âme et celui du corps jour après jour. Par l'Esprit Saint nous pouvons prier en toutes circonstances sans nous lasse : lui seul peut nous faire comprendre à quel point Dieu a besoin de notre prière. Lui seul peut nous apprendre que Dieu ne peut pas donner à celui qui ne demande pas. Vous demanderez pour Vous autant que pour les autres.

 

Par l'Esprit Saint Nous voyons Dieu agir en ce monde. Nous supportons les épreuves sur cette terre sans être brisés par elles. Nous avons la force de tout endurer. 
Par l'Esprit Saint, nous ressuscitons. Dieu fait fructifier en nous les semences de l'Evangile, qui font grandir dans l'attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle, lorsque les puissances du mal seront vaincues.  La gloire de Dieu sera manifestée pour toujours. 
L'Esprit nous donne force au milieu des épreuves dès maintenant et, pour plus tard, la vie dégagée de toute mort. Les fruits de l'Esprit sont paix, patience, endurance, confiance, bonté, bienveillance, maîtrise de soi. 
Sans l'Esprit Saint la terre serait un enfer. L'Esprit Saint est la Vie ! 

Prière

L'Annonce du Royaume - 3e Mystère Lumineux

« Demandez, on vous donnera »

Père, nous sommes parfois ces demandeurs 
déçus, découragés par des prières stériles. 
Apprends-nous à te prier, en fils libres et vrais. 
Donne-nous de croire vraiment 
au don que tu nous as promis, ton Esprit, ta vie. 
Qu'il donne vie à nos prières, 
et nous fasse accueillir l'inattendu de tes réponses. 
Alors, avec puissance et humilité, notre prière, 
s'élargira, s'élèvera jusqu’à s’unir à Ta volonté.

 

EquipeMéditation@Evangile – extrait méditation de Christine Fontaine – François-Dominique Roger – Peinture Bernadette Lopez

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