Lectures 3e Dimanche du Temps Ordinaire C
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3e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE C • Couleur liturgique : vert
La première lecture, le psaume et l’évangile nous font entrer dans les deux dimensions de la parole de Dieu : l’écouter comme une parole vivante puisque c’est Dieu qui s’adresse à nous aujourd’hui, et « l’accomplir », c’est-à-dire la vivre et la mettre en pratique à la suite de Jésus qui nous précède sur ce chemin. Saint Paul ne dit pas autre chose, quand il affirme que les premiers que Dieu a placés dans l’Église sont ceux qui annoncent et aident à comprendre et à vivre la parole de Dieu.
PREMIÈRE LECTURE - NÉHÉMIE 8, 2-4A.5-6.8-10
« Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! »
Au retour de l’exil, le peuple juif célèbre à nouveau la fête des Tentes, une des plus prestigieuses de l’année. Il a traversé une période difficile au cours de laquelle il a eu du mal à vivre les commandements de Dieu. Le prêtre Esdras proclame la Parole et le rassure en l’invitant à ne pas regretter le passé mais à accueillir la joie du Seigneur qui le protège du malheur.
PSAUME - 18
« La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie »
De ce très beau psaume, qui commence par une louange à la Création, nous chantons les versets qui concernent la manière dont la loi du Seigneur est faite pour donner la vie aux hommes. La dernière strophe nous rappelle que la rencontre du Seigneur est toujours un dialogue : il nous parle et il nous écoute.
DEUXIÈME LECTURE - 1 CORINTHIENS 12, 12-30
« Vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. »
Cette comparaison avec le corps humain du corps du Christ que nous constituons est bien connue. Saint Paul est concret, et chacun peut saisir la portée de son appel. Comme dimanche dernier, il souligne l’importance de la diversité des dons de chacun, sans leur donner de hiérarchie. Cependant, les apôtres, les prophètes et les enseignants sont cités en premier : ce sont eux qui donnent sens à la vie de la communauté chrétienne.
ÉVANGILE - LUC 1, 1-4 ; 4, 14-21
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
L’attente du Messie est bien évidemment orientée vers le futur… Et voici que Jésus, en refermant le livre, affirme que c’est « aujourd’hui » que ce passage s’accomplit. Dans la suite de l’évangile selon saint Luc, il accomplira les premiers signes liés à la venue du Messie, en guérissant les malades et annonçant à tous la Bonne nouvelle du Royaume. Le Royaume de Dieu attendu est là, maintenant, au milieu de nous.
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Equipe Liturgique@PrionsenEglise
Méditation 2ème dimanche du Temps Ordinaire 2025
Évangile selon saint Jean (2, 1-11)
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En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
HEUREUSE CHAÎNE
Tout est en discrétion dans cet épisode. On entendrait presque tous les protagonistes chuchoter, et finalement seule résonner l’exclamation du maître du repas. La joie est sauve. Elle surgit même au cœur de cet enchaînement de paroles et de gestes.
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Tout part de Marie. Elle a vu que le vin, l’aliment de la fête, allait manquer. Elle se tourne naturellement vers son fils. Comment ne serait-il pas concerné par la situation? Elle sait qu’à lui tout est possible. C’est sa foi qu’elle communique aux serviteurs. Premier maillon du rouage de la vie divine entrée dans le monde par son oui, elle continue d’ouvrir la porte du ciel pour qu’abondent les bienfaits de Dieu sur la terre. Le ciel a désormais un visage et un nom, Jésus. Elle compte sur lui. Elle sait depuis toujours qu’il est venu pour ce monde que Dieu aime, que c’est désormais l’heure de sa grâce.
Cana est bien plus qu’un mariage. C’est le récit d’une implication, celle de Dieu dans le bonheur des hommes et des femmes. Il est l’amour qui ne saurait faire défaut. Il est le maître de la joie. Heureuse chaîne de tous ceux qui veillent sur le bonheur des autres. Les disciples sont à bonne école. Ils ont vu et cru. Ils ont bu à Cana le vin de la joie, anticipant celui du Royaume. Image du festin des noces de l’Agneau, Cana inaugure le grand mouvement qui va saisir la terre entière. Le Verbe n’en finira pas de tourner vers lui ceux qui aspirent au bonheur.
Marie la première initie ce mouvement. Tournée vers son fils, elle attend tout de lui. Les serviteurs sont suspendus à sa parole et ses disciples en célèbrent les fruits. Les mariés n’ont rien su ni vu d’autre que la joie parfaite de leurs convives. Dieu s’est fait vin de la fête et ce n’est que le premier de ses signes. Il a cependant donné le tempo. Le Verbe suit son cours et rien ne restera sans effet.
Nous sommes dans l’écoute et la résonance de cet enchaînement de paroles et de gestes. Nous sommes mêlés à cette histoire à titre de serviteurs. Que rien ne fasse obstacle à sa joie: faites tout ce qu’il vous dira. C’est toujours l’heure de sa grâce. Et c’est à sa table que nous passons: amis et convives, ivres du vin nouveau.
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Chant : Un seul Baptême
Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - mise en Parole François-Dominique -Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 2ième dimanche du Temps Ordinaire
Prions pour l’Église. En cette 1700ème anniversaire du Concile de Nicée, prions pour l’Unité des chrétiens Que nous bâtissions des ponts avec les chrétiens de toutes confessions, selon la prière de Jésus : « que tous soient uns. »
Seigneur nous te prions
Prions pour les fiancés d’aujourd’hui qui engagent leur existence sur le pari fou de l’amour. Seigneur, apprends aux jeunes à dépasser leurs difficultés et à construire, jour après jour, une vie à deux où chacun trouve sa place.
Seigneur nous te prions
« Tu seras appelée ‘‘ma préférée’’ » proclame Isaïe. Prions pour tous ceux qui sont chassés de leurs maisons à cause des guerres ou des catastrophes naturelles, et pour les étrangers sans papiers qui sont à la rue. Prions pour ceux qui viennent, avec cœur, au secours de toutes ces personnes qui se vivent ’’délaissées’’.
Seigneur nous te prions
« Faites tout ce qu’Il vous dira », dit Marie aux serviteurs. Prions pour les membres de nos communautés de paroisses qu’ils entendent cette invitation de Marie et deviennent de plus en plus les serviteurs fidèles selon le cœur de Dieu.
Par l’intercession de Marie, Seigneur nous te prions
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Equipe PU@Evangile - François-Dominique Roger - Peinture Bernadette Lopez
Lectures du dimanche 19 janvier 2025 - 2e dimanche du TO
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DIMANCHE 19 JANVIER 2025 DANS LES LECTURES DU JOUR 2e DIMANCHE - Couleur liturgique : vert
Tristesse et joie : voici les mots qui marquent les textes de ce jour. Isaïe console le reste d’Israël et le conduit à la joie d’une « épousée ». Le mariage de Cana risque de mal se terminer et, grâce à l’attention de Marie, Jésus redonne vie à la fête. Saint Paul lui-même nous invite à nous réjouir des dons qui sont offerts par l’Esprit Saint à chaque membre de l’Église.
PREMIÈRE LECTURE - ISAÏE 62, 1-5
« Tu seras la joie de ton Dieu. »
Au VIe siècle avant J.-C., le peuple juif rapatrié de Babylone est malheureux : le Temple n’est pas reconstruit, la ville de Jérusalem est en mauvais état. Dieu semble se désintéresser d’eux. Le prophète vient affirmer que Dieu fait alliance avec eux parce qu’il les aime, même dans les conditions difficiles qu’ils traversent. Même lorsqu’ils se sentent abandonnés, ils font la joie de leur Dieu !
PSAUME - 95
« Racontez à tous les peuples sa gloire. »
Le psaume 95 est une action de grâce pour les merveilles que Dieu accomplit pour son peuple. Il constitue une belle réponse à la première lecture : le peuple juif fait l’expérience de l’amour indéfectible de son Dieu, il lui rend grâce et s’engage à proclamer sa gloire à tous les peuples.
DEUXIÈME LECTURE - 1 CORINTHIENS 12, 4-11
« Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. »
À plusieurs reprises, l’apôtre Paul va s’adresser de manière très directe à la communauté de Corinthe et évoquer les dérives qu’il peut y constater. Cette fois, ce sont les rivalités qui opposent les chrétiens au sujet des fonctions qu’ils y exercent. Avec pédagogie, Paul ne leur fait pas de reproches mais rappelle que c’est le même Esprit qui est à l’œuvre dans la diversité des dons.
ÉVANGILE - JEAN 2, 1-11
« Tel fut le commencement des signes que Jésus a accompli. »
Dans l’Évangile selon saint Jean, après le prologue et l’appel des disciples (Jn 1), le miracle de Cana est le premier acte du ministère public de Jésus. Il contient déjà en germe tous les éléments du salut : le repas de noce, préfiguration des noces éternelles ; l’allusion à « l’heure » de Jésus, expression reprise au moment de sa Passion ; le vin donné en abondance, qui annonce la manière dont Jésus versera son sang pour que les hommes aient la vie.
Méditation Dimanche du Baptême du Seigneur
Évangile selon saint Luc (3,15-16.21-22)
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En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »
HEUREUSE IMMERSION
« Le ciel s’ouvrit »… liturgie cosmique pour une divine investiture. Le Verbe fait chair apparaît désormais aux yeux de tout un peuple en attente. Il est à la croisée du désir de tous de voir le salut se lever dans leur vie, et de la joie de Dieu dont il se fait le réceptacle. Le fils premier-né d’une multitude en attente. Nouvelle épiphanie, moins confidentielle mais essentielle qui dessine déjà une croix de lumière sur la terre.
La joie des enfants qui avaient tressailli dans le ventre de leurs mères est maintenant à son comble. Marie et Élisabeth ont donné le fruit de leurs entrailles. Elles ont été marquées avant tout le monde par cette croix de lumière et ont porté dans leur chair la joie de Dieu qui a écouté la prière de son peuple. Il fallait le baptême dans l’Esprit de ces deux femmes pour que renaisse l’espérance de tout un peuple. Il fallait leur oui à la folie d’un Dieu d’amour prêt à partager le tout de la vie humaine pour que tout humain renaisse à la joie. Ce que l’Enfant de Noël a inspiré aux quelques témoins qui l’entouraient, monte désormais au cœur de tous. Oui, le ciel s’est ouvert, il a donné son fruit et c’est à la terre gorgée de désir de l’accueillir.
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Jésus préfigure le baptême essentiel. C’est une parole qui nous engendre. La voix qui résonne et qui est adressée à chacun et chacune d’entre nous, c’est elle qui met le feu. Le baptême de Jésus, son immersion avec tout le peuple les solidarise dans une passion qui aura le dernier mot. Le salut n’est pas autre chose que cela: la victoire de l’amour sur tout mal, le surgissement d’une paternité et d’une fraternité nouvelles.
La puissance du Très-Haut nous fait signe. Les eaux de notre baptême peuvent tressaillir. Dieu vient embrasser la terre et tous ses habitants. Il nous confie l’étreinte baptismale pour redire à tous ce que nous avons entendu au fond de notre cœur immergé dans le bonheur qu’il veut nous partager. L’aventure de la joie est à nos portes ! Elle part à l’assaut des ténèbres qui déjà se dissipent. Il y eu un soir, il y eut un matin. Un jour nouveau se lève…
Notre-Dame du fer, intercède pour que nous ravivions sans cesse la grâce de notre baptême.
Seigneur Jésus, toi qui viens baptiser dans l’Esprit et le feu, viens allumer le feu dans notre monde.
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Equipe Evangile&Peinture - Marie-Dominique Minassian - mise en parole François Roger- Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle Baptême du Seigneur
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Envoie, Seigneur, ton Esprit sur ton Eglise
Que chaque baptisé, en cette année sainte, soit signe de ton Amour et témoigne, avec joie et persévérance de l’Evangile, dans sa famille, ses relations, au travail et jusqu’aux périphéries de l’Eglise
Seigneur, nous t’en prions
Envoie, Seigneur, ton Esprit sur les dirigeants des nations
Qu’ils restent attentifs aux besoins de tous et, spécialement, des plus pauvres… de ceux qui sont opprimés, persécutés…, de ceux qui souffrent de la guerre, engendrant de la misère… Que leurs décisions ouvrent des chemins d’espérance et de paix pour tous
Seigneur, nous t’en prions
Envoie, Seigneur, ton Esprit sur tes fidèles. Seigneur Jésus, par Ton baptême, tu as éveillé tous les baptisés à la venue de l’Esprit Saint et à l’écho de la voix du Père. Pour que nous ravivions sans la grâce de notre baptême, en répandant autour de nous la lumière de ta Bonne Nouvelle
Seigneur, nous t’en prions
Envoie, Seigneur, ton Esprit sur les futurs baptisés, leurs parents et les équipes de préparation au baptême… sur les catéchumènes et leurs accompagnateurs…
Que des communautés chrétiennes, vivantes et fraternelles, les accueillent chaleureusement… Qu’elles les encouragent et les soutiennent dans leur cheminement
Seigneur, nous t’en prions
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Equipe PU@Evangile - Guy Tribout - François Roger- Peinture Bernadette Lopez
Lectures du dimanche 12 janvier 2025 - Baptême du Seigneur
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DIMANCHE 12 JANVIER 2025 DANS LES LECTURES DU JOUR BAPTÊME DU SEIGNEUR
Le prophète Isaïe nous fait entendre les mots cités – déjà au e dimanche de l’Avent – par Jean le Baptiste, invitant à préparer le chemin du Seigneur. Ces mots prennent tout leur sens dans l’évangile : Jean annonce la venue du Seigneur et Jésus vient donner un nouveau sens au baptême. Par le don de l’Esprit Saint, nous devenons comme lui les enfants bien-aimés en qui le Père trouve sa joie. L’apôtre Paul nous appelle à accueillir cette grâce.
PREMIÈRE LECTURE - ISAÏE 40, 1-5.9-11
« Comme un berger, il fait paître son troupeau »
Le texte du prophète Isaïe commence par des mots de consolation et se termine par la relation étroite qui unit le berger à son troupeau : il le rassemble et porte les agneaux sur son cœur. Ces expressions viennent donner sens à l’annonce de la venue du Seigneur, qui vient « avec puissance » et révèle sa gloire. Cette puissance n’est pas une volonté de domination, mais une force d’amour qui vient aplanir dans le cœur de l’homme tout ce qui l’empêche de l’accueillir.
PSAUME - 103
« Tu renouvelles la face de la terre »
Ce psaume est à la fois une louange à la création et une action de grâce pour l’attention que le Seigneur porte à tout être vivant. Nous sommes invités à bénir le Seigneur pour sa présence au cœur du monde : il vient nous renouveler par son amour.
DEUXIÈME LECTURE - TITE 2, 11-14 ; 3, 4-7
« Il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde »
Sommes-nous sauvés par la grâce ou par les œuvres ? Ce débat théologique a longtemps opposé des confessions chrétiennes. L’apôtre Paul rappelle que nous sommes sauvés par la miséricorde du Seigneur, qui nous a fait renaître par le baptême. Mais si la grâce de Dieu est première, elle nous apprend à vivre « dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété ».
ÉVANGILE - LUC 3, 15-16.21-22
« Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie »
Cet épisode de la vie de Jésus nous étonne comme il a surpris Jean Baptiste et ses contemporains. Jésus n’a pas besoin d’un baptême de conversion, mais il vient partager la vie des hommes pour les mener à son Père par l’Esprit Saint. Nous sommes témoins d’une merveilleuse expérience trinitaire : le Père se manifeste par l’Esprit Saint et révèle sa relation intime avec son Fils « en qui il trouve sa joie ».
Equipe Liturgique@Evangile – PrionsenEglise – François-Dominique Roger
Méditation Epiphanie du Seigneur
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 1-12)
Nous sommes venus d’Orient adorer le roi Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
PÉLERINS AVERTIS
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Il y a de la détermination dans cette quête de l’enfant à l’étoile. Jérusalem et ses habitants ont de quoi être stupéfaits. Ils ont beau être au plus près de l’évènement qui vient de se produire, le ciel et ses messages ne semblaient pas être leur première préoccupation au contraire de ces mages qui n’ont pas hésité à prendre la route pour venir honorer ce petit roi. Hérode peut se faire du souci. Le lieu de la naissance était pourtant connu. Mais pas la date. Il fallait pour cela scruter, sonder, écouter la création témoin de l’événement. Le peuple n’était pas en éveil. Son attente s’était diluée dans la succession des jours. Et le roi nourri de son pouvoir ne pouvait s’imaginer détrôné. Le réveil est brutal, à la mesure de l’immobilité intérieure qui contraste avec la mobilité des mages pèlerins.
Chez eux, le mouvement a suivi l’écoute. L’astre qui s’est levé les a mis en route. Leur quête personnelle met du coup tout le monde sur le pont. Voici que l’événement de cette naissance vient bousculer l’ordre établi et le cours des choses. Oui, il y a de quoi reprendre le cours de l’histoire depuis les Écritures qui en racontent le tracé lumineux. Tous avaient perdu le contact vivant avec l’histoire en cours en perdant la balise et la boussole des Écritures. Ils étaient comme des connaissants endormis qui n’avaient rien fait de l’information. Des sachants avachis dans leurs certitudes et leurs fonctions. Mais l’histoire est en plein accomplissement et toute la création tressaille d’allégresse depuis le oui de Marie. Un tremblement de joie qui n’a pas fini d’atteindre tous ceux qui écoutent la vie se dérouler et remonter jusqu’à Dieu.
Revenons au Livre, à la promesse qu’il contient. Il nous dira l’attente comblée en cet enfant dont la naissance a tout changé. Il nous contera cette royauté humble qui inspire prosternation et ne sera qu’élévation de lumière jusqu’au plus profond de nos nuits. Oui, une étoile s’est levée un jour du temps pour tous les temps. Elle nous guide aujourd’hui sur nos sentiers. Elle délivre notre écoute et l’amène à voir. Dieu s’est fait chemin.
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Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – François Roger - Peinture Arcabas
Prière universelle Epiphanie du Seigneur - 5 janvier 2025
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« Nous sommes venus nous prosterner devant Lui », disent les mages d’Orient. En cette Année Sainte qui commence, prions pour l’Église. Donne à chacun de ses membres de prendre davantage de temps pour adorer le Sauveur du monde, Jésus, Lui qui s’est fait homme, en commençant par être fragile comme un enfant.
Jésus, étoile manifestée à toutes les nations, nous te prions
« Allez-vous renseigner avec précision sur l’Enfant », dit Hérode aux mages. En cette Année Sainte qui commence, la lumière de la justice et de la paix sur Jérusalem, annoncée par Isaïe, n’est pas une réalité en Terre sainte. Prions pour tous ceux qui souffrent de violence et d’injustice et pour que la paix vienne sur cette terre
Jésus, lumière de la justice et de la paix, nous te prions
« Ils virent l’Enfant avec Marie sa mère » En cette Année Sainte qui commence, prenons le temps de découvrir qui est réellement Marie. Et comme Jésus l’a demandé à Jean au pied de la croix, n’hésitons pas à la prendre chez nous, pour qu’elle nous révèle le secret de son cœur : son fils Jésus.
Jésus, étoile de nos vies, nous te prions
En cette Année Sainte qui commence, prions encore et encore pour la paix dans nos familles et dans le monde. Prions pour que tous, nous prenions ce chemin vers la vie, comme les mages, qui étaient venus d’Orient adorer Jésus. Demandons à notre Dieu de nous ouvrir des chemins nouveaux de pardon et de réconciliation.
Jésus, notre lumière, guide-nous, nous t'en prions
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Equipe PU@Evangile – Pierre Lemaire – Colomiers – Dessin Micheline Tribout - François Roger
Epiphanie du Seigneur - Dans les lectures du Jour
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DIMANCHE 5 JANVIER 2025 - ÉPHIPHANIE DU SEIGNEUR • Couleur liturgique : blanc
La naissance de Jésus est le signe paradoxal que Dieu agit avec force : il naît avec la fragilité d’un nourrisson, mais il a mission de sauver l’humanité de la mort. Cet événement de Bethléem laisse entrevoir la réalisation d’un grand projet, à la mesure de la reconnaissance que Jérusalem, après l’exil à Babylone, avait attendu de tous les peuples, puisque Dieu l’avait ramenée sur sa terre.
En célébrant l’Épiphanie, nous fêtons la manifestation du Christ venu pour le salut
de toutes les nations, dont les mages sont le symbole. Après avoir été visité par les bergers de Bethléem, les pauvres de son peuple, Jésus, avec ses parents, reçoit
des mages (des savants étrangers) qui l’honorent de leurs présents et de leur présence.
PREMIÈRE LECTURE - ISAÏE 60, 1-6
« Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière. »
Revenant de l’exil à Babylone, Israël retrouve Jérusalem. Fort de sa reconstruction, il peut entrevoir que les peuples le reconnaîtront comme celui qui a été choisi par Dieu pour faire connaître son alliance avec les hommes. Alors, on peut imaginer que des peuples, venus d’aussi loin que le sud de l’Arabie, feront hommage à la Ville sainte.
PSAUME - 71
« Tous les rois se prosterneront devant lui. »
Le peuple de Saba vivait au sud de l’Arabie, l’actuel Yémen. Cette région était réputée pour son or, ses pierres précieuses, ses parfums et son encens. Ses richesses et son éloignement d’Israël en faisaient un lieu mythique d’opulence et de pouvoir. Aussi, envisager que ces souverains entretiennent des relations commerciales ou diplomatiques avec le petit Israël était tout à son honneur.
DEUXIÈME LECTURE - ÉPHÉSIENS 3, 2-3a.5-6
« Par révélation, il m’a fait connaître le mystère. »
Habituellement, le mystère est quelque chose qui ne peut pas être connu ou compris. À l’inverse, Paul déclare que Dieu lui a révélé son mystère qui est la volonté de Dieu d’ouvrir le salut à tous les hommes. C’est la raison pour laquelle l’Apôtre consacrera toute sa vie à l’annonce de la mort et de la résurrection du Christ.
ÉVANGILE - MATTHIEU 2, 1-12
« Ils se réjouirent d’une très grande joie. »
Quel contraste entre Hérode, fixé à son trône, et les mages qui, après un long voyage, vont jusqu’à la crèche ! L’Évangile est toujours du côté de ceux qui bougent, qui acceptent un déplacement intérieur : celui de la foi. Nous aussi, allons jusqu’à la crèche, non pour une visite extérieure mais pour un émerveillement intérieur, venu d’une parole : « Il vous est né un sauveur ! »
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Equipe Lecture@Evangile - PrionsenEglise
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