Méditation commémoration de l'Armistice de 11 novembre 1918
Evangile selon St Luc (17, 1-16)
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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.
Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »
Défi communautaire
Luc nous rappelle aujourd’hui combien nos communautés sont vulnérables. Leur vie et leur croissance exigent de tous, et particulièrement des responsables, tact, pardon, respect de l’autre et droiture. Défi impossible ? Non, si comme Robert Schuman nous savons construire une communauté, européenne et de nations unies, de paix en sachent reconnaître nos erreurs et pardonner à nos ennemis et les confier au Christ, qui a rétabli la paix, commençant à tisser la toile d’une nouvelle fraternité…
À 9h45, le 11 novembre 1918, le Maréchal Foch envoie le télégramme : « Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre, 11h ».
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Dans les tranchées le clairon sonne à 11h du matin l’arrêt des combats. 18,6 millions : nombre de morts provoqués par 4 ans de combats. Près de 9,7 millions sont des militaires et 8,9 millions sont des civils.
Dans « le détail », 1 400 000 soldats français ont été tués, soit 27% des 18-27 ans. Les pertes allemandes s'élèvent elles à 2 036 897 militaires. Les pertes civiles sont les plus élevées dans l'Empire ottoman, avec 4 200 000 tués, en raison notamment de terribles famines, conséquences du blocus mis en place par les Alliés.
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Un quart : Il s'agit de la part des jeunes Français âgés de 20 ans en 1914 et morts ou portés disparus en 1918. Si l'on y ajoute les morts liées aux maladies infantiles d'avant-guerre, cette classe d'âge a perdu 52% de ses effectifs en 1918.
986 000 : C'est le nombre d'orphelins français à la fin du conflit. Une situation qui a obligé les autorités françaises à créer le statut de "Pupille de la nation", avec la loi du 27 juillet 1917. On compte également près de 600 000 veuves au lendemain de la guerre.
Un milliard : C'est le nombre approximatif d'obus tirés par les belligérants. Selon les estimations, près d'un quart de ces munitions n'ont pas explosé. Aujourd'hui encore, près de 300 tonnes d'obus sont collectées chaque année par 100 démineurs à temps complet.
En ce lundi 11 novembre 2024, nous commémorons l’armistice du 11 novembre 1918 marquant la fin des combats de la 1ère guerre mondiale. Une guerre qui a ruiné la France et les pays d’Europe. Le P. François Moreau, moine de l’abbaye saint Martin de Ligugé écrit le 9 novembre 1918 : « Quelle joie plus grande encore si cette paix extérieure nous apportait aussi la paix intérieure qu’avant la guerre nous connaissions si peu ! »
Ce qui est vrai en 1918 l’est toujours en 2024 : Le Pape François rappelait cette année 2018, lors de la fête de Pâques : « le Christ avec sa mort et sa résurrection, a vaincu le péché qui séparait l’homme de Dieu, l’homme de lui-même, l’homme de ses frères… Il a rétabli la paix, commençant à tisser la toile d’une nouvelle fraternité… Seule cette fraternité peut garantir une paix durable, peut vaincre les pauvretés, peut éteindre les tensions et les guerres, peut extirper la corruption et la criminalité »
Demandons la grâce de la paix dans le monde d’aujourd’hui, par l’intercession du vénérable Robert Schuman, promoteur de la paix en Europe, qui nous encourage à devenir les sentinelles d’une fraternité possible, à travers le pardon entre les ennemis d'hier, et la reconstruisions de l'amitié entre frères et sœurs d'un même Dieu. Ce défi communautaire ’est devenu possible aujourd’hui, à envisager l'avenir dans l'espérance de ceux qui ont foi en la paix du Christ, vainqueur du mal, à se planter sur la Terre des Hommes éternellement.
Remettons la paix au cœur de notre vision de l’avenir, comme objectif central de notre action personnelle, sociale et politique, à tous les niveaux. Désamorçons les conflits avec l’arme du dialogue. Notre prière est le « cri » qui monte des vivants et des morts, à élever vers Dieu, qui entend toujours le cri angoissé de ses enfants. Le dessein de Dieu, pour notre salut, ne change pas, et c’est “un projet de paix et non de malheur " "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous." Accueillons le retour du Christ qui revient habiter parmi nous.
Soyons attentifs aux signes de sa venue dès aujourd’hui
Equipe Méditation@Evangile – Echo d’Ozanam N°272 - Vincent Ravince - Le Rosaire en Equipe n°500 - François Roger
Méditation du 32e dimanche du Temps Ordinaire 10 novembre 2024
Évangile selon saint Marc (12, 38-44)
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En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence, elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre»
OBOLE INTÉGRALE
Il n'y a pas d'amour véritable qui ne se traduise en gestes pratiques. Tout ce qui n’est pas donné est perdu... Si aimer, c'est agir, c'est aussi donner sans compter. Au temple, les riches donnent beaucoup, mais préservent pour eux bien plus encore. La pauvre veuve donne apparemment si peu, mais elle ne garde rien. En elle, Jésus se reconnaît. « Heureusement pour les pauvres qu'il y a les pauvres : eux savent donner », disait saint Vincent de Paul.
Quand on voit ce que peuvent gagner des joueurs de foot, des pilotes de Formule 1 ou de grands dirigeants d’entreprise qui licencient par centaines leurs ouvriers, alors que tant d'hommes, de femmes et d'enfants, manquent du strict nécessaire, nous ne pouvons pas ne pas réagir, agir, nous remettre en question. L'amour ne calcule pas. Cette femme qui a tout donné, sans calculer, est la vivante image, icône, de Dieu qui nous a tout donné en son Fils.
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Pour toi, Seigneur,
un cœur qui s'ouvre et se donne
vaut plus que tous les spectacles et miracles,
plus que toutes les processions et célébrations,
plus que toutes les démonstrations de gloire et puissance !
Car, au cœur de ce simple geste, c’est Toi qui te donnes,
et qui fait resplendir, pour le bonheur de ceux et celles
qui te cherche, toute la richesse de ton amour !
Alors Seigneur, que nos yeux ne perdent rien du don que tu nous fais à chaque instant pour que notre vie réponde à la tienne. Que notre indigence s’offre à toi et que se lève en nous Ton Jour.
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"Fais paraître ton Jour, et le temps de ta grâce, Fais paraître ton Jour : que l'homme soit sauvé !"
Prions à la paix dans le monde, par l’intercession du vénérable Robert Schuman, promoteur de la paix en Europe, qui nous encourage à devenir les sentinelles d’une fraternité possible, d’un bonheur à construire entre tous les peuples de la terre.
Notre-Dame du fer, Viens semer la fraternité et l'espérance dans nos cœurs , nous vous en prions
Equipe Méditation@Evangile - Echo d'Ozanam N°115 - Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918
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Seigneur, nous te rendons grâce pour le temps de paix, très fragile, que vivent encore entre eux les peuples d’Europe, interrompu par la guerre en Ukraine. Nous te prions pour tous les peuples qui, sur d’autres continents, connaissent eux aussi la guerre et les conflits, souvent dans l’indifférence du monde.
Dieu de Miséricorde, comme le vénérable Robert Schuman, apprends-nous les chemins de la fraternité et de la paix.
Seigneur nous te rendons grâce pour tous ceux qui, au nom de leur foi sont soucieux de la dignité de l’homme. Ils sont artisans de paix dans leur famille, leur travail, leur commune, au sein d’associations. Nous te prions pour ceux qui sont victimes d’injustice, de mépris, de misère, de violence.
Dieu de Miséricorde, comme le vénérable Robert Schuman, apprends-nous les chemins de la fraternité et de la paix.
Seigneur nous te rendons grâce pour ceux qui acceptent des responsabilités politiques, économiques, sociales et syndicales. Nous te prions pour qu’ils aient toujours le souci du bien commun en vue de construire une société fondée sur la vérité, la justice, la charité.
Dieu de Miséricorde, comme le vénérable Robert Schuman, apprends-nous les chemins de la fraternité et de la paix.
Seigneur nous te rendons grâce pour toutes les communautés chrétiennes ou civiles qui se réunissent à travers le monde en ce lundi pour faire mémoire de toutes les victimes des guerres d’hier et d’aujourd’hui. Elles sont à l‘écoute de ta Parole et partagent Ton Corps. Nous te prions pour qu’elles accueillent Ta paix et en soient les témoins dans tous les pays où elles vivent.
Dieu de Miséricorde, comme le vénérable Robert Schuman, apprends-nous les chemins de la fraternité et de la paix.
Equipe PU@Evangile
Prière universelle 32e Dimanche du Temps ordinaire
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Prions l’Eglise, pour les évêques de France qui sont en assemblée plénière à Lourdes. Prions pour que leurs paroles soient entendues et que nos communautés soient confortées pour cheminer ensemble, prêtres et laïcs en Eglise synodale avec Jésus.
Dieu de l’espérance, nous te prions
Demain 11 novembre, nous ferons mémoire des désastres qui ont ravagé les pays du monde, en particulier en Europe durant la 1iére guerre mondiale
Prions pour tous ceux qui, aujourd’hui, ont encore à souffrir de conflits meurtriers, dans leur corps et leur esprit.
Accorde-nous la grâce de la paix, Toi seul Jésus en connaît le chemin
Pour les veuves, pour les orphelins, pour celles et ceux qui souffrent de solitude ou de manque d’amour, pour les chrétiens qui se dépensent sans compter pour accompagner les plus petits de la société,
prions le Seigneur
Nous te prions Seigneur pour notre communauté paroissiale. Que la générosité et les gestes des deux femmes de l’ancien et du nouveau testament nous inspirent, pour venir en aide à ceux et celles qui vivent dans le dénuement évangélique et pour construire la paix au sein de chaque collectivité locale, nationale et mondial
Seigneur, par l'intercession du Vénérable Robert Schumann, nous t’en prions
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Equipe PU@Evangile - PrionsenEglise - Pierre Lemaire - Peinture Bernadette Lopez
Liturgie de la Parole - 32e dimanche du Temps Ordinaire
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32e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
DANS LES LECTURES DU JOUR - DIMANCHE 10 NOVEMBRE 202
Deux veuves discrètes sont au cœur de la parole de Dieu de ce dimanche. Nous connaissons bien ce qui leur est arrivé : celle de Sarepta fait une confiance absolue au prophète Élie et le nourrit, celle du Temple donne en offrande tout ce qu’elle a pour vivre. Leur humilité et leur capacité de partage sont données en exemple : parce qu’elles ont donné sans compter, elles sont protégées par le Seigneur (psaume) et attendues dans son royaume (2e lecture).
PREMIÈRE LECTURE - PREMIER LIVRE DES ROIS 17, 10-16
« Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre »
Le prophète Élie lutte contre l’intrusion des dieux païens en Israël, auxquels on attribue la fertilité du sol, et annonce une sécheresse qui ne cessera qu’à sa Parole. La veuve de Sarepta, une païenne très pauvre, va cependant tout donner pour nourrir le prophète. Grâce à cette générosité, elle pourra faire vivre son fils et le prophète Élie.
PSAUME 145
« Il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain »
Le psaume 145 ne compte que dix versets. C’est une louange au Dieu qui comble les affamés, protège l’étranger et fait justice aux opprimés. Jésus reprendra ce psaume à son compte (Mt 25) lorsqu’il se présentera lui-même comme le visage des plus petits. Ce psaume constitue un très bel écho au partage raconté dans la 1re lecture.
DEUXIÈME LECTURE HÉBREUX 9, 24-28
« Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude »
Comme les dimanches précédents, la lettre aux Hébreux souligne l’importance du sacrifice unique du Christ qui s’est offert pour détruire le péché. Quand il viendra dans sa gloire, ce ne sera plus à cause du péché, mais pour donner la vie et le salut « à ceux qui l’attendent ».
ÉVANGILE MARC (12, 38-44)
« Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres »
L’exemple donné par Jésus vient de son observation de ceux qui fréquentent le Temple et font des dons, souvent importants. Il les critique parce qu’ils aiment les places d’honneur et la considération, et qu’ils prient longuement et ostensiblement. Il donne en exemple une pauvre veuve qui donne peu, mais qui donne tout ce qu’elle a pour vivre. Selon l’évangile, la valeur du don ne réside pas dans sa quantité, mais dans le sens que nous lui donnons.
Samedi 9 novembre
18 H 30 Messe au Konacker
Dimanche 10 novembre - 32ème Dimanche du Temps Ordinaire
9 H 15 Messe à Saint-Nicolas-en-Forê
10 H 30 Messe à Hayange
Lundi 11 novembre
9 H 30 Messe à Ranguevaux
Espace Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - illustration Les Cahiers de PrionsenEglise
Méditation 31e dimanche du Temps Ordinaire 3 novembre 2024
Évangile selon saint Marc (12, 28b-34)
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En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
COMMANDEMENT MIROIR
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La LOI ? TU NE PEUX PAS. IL EST INTERDIT. TU DOIS. IL FAUT… Pour les Juifs, Moïse avait gravé sur 2 pierres les 10 paroles de Vie données par Dieu. Les docteurs de la Loi ont ajouté des commandements, certains importants, d’autres moins… Le Judaïsme, a 613 préceptes : 248 commandements et 365 interdictions. D’où l’interrogation sur la hiérarchie entre tous. Les pharisiens décident de prendre Jésus au piège : ‘Quel est le plus grand des commandements ?’
Au lieu d’1 commandement, Jésus, dans l’Evangile d’aujourd’hui, épingle dans la Loi 2 préceptes : le commandement de l’amour envers Dieu et celui de l’amour envers le prochain. Ce choix montre qu’il n’est pas possible de résumer la Loi à 1 seul commandement.
C’est au cœur que l’un et l’autre renvoient. Le Royaume n’est pas dans l’ordre du juridique. Le Royaume s’ouvre quand le cœur se met à l’écoute. Il découvre alors sa vocation à aimer d’un seul et même amour Dieu et tous ceux qui sont sur notre chemin.
L’obéissance de l’amour surclasse l’obéissance à la Loi car elle engage tout l’être. Les sacrifices et holocaustes demeurent extérieurs. Le sacrifice du cœur, lui, est le sacrifice intérieur qui conduira Jésus à embrasser la croix, de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force pour signifier l’amour unique du Père et de tous les hommes, « un Je t’aime éternel » ouvrant le Royaume à tous.
Sur la croix, Jésus a ouvert l’heure de l’amour plus fort que le mal et la mort. C’est l’unique sacrifice qui n’en réclame plus d’autre que celui de notre cœur brisé par tant d’amour.
« Ta croix, Seigneur, se dresse à l’horizon de notre aujourd’hui. Elle l’interpelle en silence et attend sa réponse. C’est à mon cœur que tu t’adresses. Oui, viens Seigneur Jésus, viens vivre en moi ce que tu dis »
Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’Echo d’Ozanam N°375 et de Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Bernadette Lopez
Prière universelle 31e dimanche du Temps Ordinaire
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Dieu a choisi Moïse comme messager de sa parole.
Pour que l’Eglise demeure fidèle à l’annonce de l’Evangile et révèle à tous l’amour dont ils sont aimés,
D’un même cœur, prions le Seigneur
Prions pour la paix entre les peuples de la terre. Que le Christ, enfin, enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent et resserrer les liens de l’amour mutuel. Que tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communion fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.
Par l’intercession du Vénérable Robert Schumann, Notre-Dame du fer, nous vous en prions
Que Dieu nous inspire dans nos démarches de citoyens, que nos lois correspondent à son amour universel et servent au bien de tous les hommes.
Prions le Seigneur
Que l’Esprit Saint saisisse tous nos cœurs, toutes nos âmes, tous nos corps, tous nos esprits. Qu'il unifie toutes nos pensées, nos paroles et nos actions dans l'amour de Dieu et de notre prochain Qu’il transforme tous les Hommes en témoins de vérité, de justice et d’amour fraternel.
D’un même cœur, prions le Seigneur
Equipe PU@Evangile - peinture Bernadette Lopez
Toussaint - Commémoration de Tous les fidèles Défunts
« Tu te souviens de ces après-midis de Toussaint, m’a-t-elle dit, quand nous allions en pèlerinage au cimetière. Le matin, à la messe, Monsieur le curé s’était évertué avec de grands effets de manche de son aube toute blanche, à nous expliquer que la Toussaint, ce n’était pas la fête des morts. Mais qu’est-ce qu’il s’imaginait ? Que nous allions au cimetière pour voir des morts ?
Tu te souviens du monde qu’il y avait ces après-midi-là au cimetière ? On ne savait plus où donner de la tête : « Tiens te revoilà ! Il faut la Toussaint pour qu’on se revoie. »
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Eh oui, c’est l’occasion de revoir sa famille. « Et ton oncle Gaston, comment ça va ? Oh ! ça fait bien six mois qu’il nous a quittés. Il est là, dans la deuxième rangée. Ça faisait dix ans que sa femme l’attendait. Elle ne l’avait jamais attendu si longtemps, la pauvre. Mais cette fois -ci, elle ne le lâchera plus. C’est ça la vie : on se trouve, on se perd de vue, on se retrouve et on se reperd de vue, mais au bout du compte on se retrouve toujours. »
J’aimerais bien lui demander à Monsieur le curé, si c’est des histoires de morts, çà ! C’est quand même lui qui nous a raconté l’histoire de la Madeleine, quand le matin de Pâques, elle est allée au tombeau pour voir Jésus, et que l’ange lui a dit : « Ne chercher pas parmi les morts celui qui est Vivant ! »
« Alors, si c’était vrai à Jérusalem,
pour quoi ça ne serait pas vrai chez nous, la cité sainte ? »
Equipe Méditation@Evangile – Extrait de « Un Prénom un Saint–notre saint quotidien » – Editions du Signe 2001 – par Pierre BECKER (1933-2017) ordonné prêtre en 1960 – curé de Serémange-Erzange (1994-2000)
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L’union du ciel et de la terre
Au début du mois de novembre,
la commémoration des fidèles défunts succède immédiatement à la Toussaint. Ce rapprochement manifeste le lien entre le ciel, d’où jaillissent les intercessions des saints en notre faveur, et la terre,
d’où montent nos prières pour tous ceux qui nous ont quittés.
Un beau message d’espérance !
En nous déterminant pour l’amour au quotidien, nous pouvons déjà,
ici et maintenant, traverser le mur de la mort
et vivre dans la communion avec les saints.
Seigneur, entends les prières de notre assemblée
qui montent pour tous nos fidèles défunts qui nous ont quittés.
Qu’elles soient habitées
par l’espérance suscitée par la Parole créatrice du Christ dans le cœur de chacun,
Seigneur, nous t’en prions
Méditation pour la fête de la TOUSSAINT
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« Le peuple immense, le peuple de ceux qui ont tenté de parler juste »
Agir et parler juste, habiter la Parole... Tel est le programme de vie du disciple à la lumière des Béatitudes à l'opposé du mensonge et du vain bavardage. Tel est le chemin qui mène à la sainteté ordinaire.
Approchons-nous pour entendre...
La scène est solennelle. Comme, avant lui, Moïse, Jésus s’assied sur la montagne et ses disciples s’approchent. Approchons-nous pour entendre nous aussi, véritablement, ce qu’il dit. Lorsqu’il était au désert, tenté par Satan, Jésus avait répondu au tentateur qui lui proposait de transformer les pierres en pain : « Il est écrit : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
Après le désert, Jésus a enseigné dans les synagogues, il a annoncé la bonne nouvelle du Royaume, il a guéri maladies et fatigues dans le peuple. Des paralytiques, des lunatiques, des démoniaques sont venus à lui de partout. Et nous voilà, un chapitre plus loin, près de lui. Jésus, le fils de Dieu, ouvre la bouche, et nous sommes là, foule bigarrée, avec nos écuelles et nos mains vides pour accueillir ce qui sort de sa bouche et en vivre.
De nouvelles promesses, déroutantes
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Les commandements de la première alliance, pour ceux qui les avaient réellement entendus, n’étaient pas des ordres rigides, mais des promesses, l’indication d’un horizon : « Tu as en toi la force de ne pas tuer, de ne pas convoiter, appuie-toi sur ton Dieu, le seul socle ferme. »
Et voilà de nouvelles promesses, déroutantes, larges, destinées avant tout aux petits, aux oubliés, à ceux qui ne font pas de bruit. Il n’est plus tant question de transformer des pierres en pains, mais des cœurs de pierre en cœurs de chair. Or, cette métamorphose s’opère dans le secret et nul ne peut présumer de ses effets pour lui-même.
Être pacifiant, doux, pur de cœur
Les huit Béatitudes forment un écrin, autour de cette affirmation : « À eux est le Royaume des cieux. » Ce n’est pas pour demain, mais dès aujourd’hui que le Royaume est offert. Régner sur sa vie en compagnie de Jésus-Christ, c’est être pacifiant, doux, pur de cœur. C’est habiter sa Parole.
La dernière Béatitude se déploie et ondule le long de trois versets : « Heureux les persécutés à cause de la justice, heureux êtes-vous quand ils vous persécuteront (…) en mentant ; Réjouissez-vous, c’est ainsi qu’ils ont persécuté les prophètes ». Si Matthieu prend le soin de nommer le mensonge, la fausse parole, comme ressort de la persécution des justes, c’est peut-être parce que la parole juste est le ressort de l’ensemble de ces Béatitudes.
La parole juste est un acte
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Interrogeons-nous. Quand quelqu’un parle juste, nous le savons immédiatement. D’abord, parce que sa parole n’est pas bavarde, elle n’ajoute pas du malheur au malheur, elle tranche et permet de séparer le vrai du faux, elle débusque le menteur, elle fait œuvre de justice, elle pacifie, console, adoucit, rassasie.
La parole juste est un acte, elle ne peut se dissocier de la juste conduite, elle ouvre un espace habitable pour l’autre, un Royaume. Enfin et surtout, celui qui se risque à une parole juste éprouve ce que c’est qu’être pauvre en esprit. Car la parole est infiniment fragile, elle qui peut ne pas être reçue, ou être réduite à rien par le bruit, le bavardage, ou la fausse parole.
Le chapitre 7 de l’Apocalypse nous parle d’un peuple immense, revêtu de robes blanches, qui « a lavé sa robe dans le sang de l’Agneau ». Il se pourrait bien que ce peuple immense soit le peuple de ceux qui ont tenté de parler juste, et de vivre la parole qu’ils portaient. Ces hommes, ces femmes et ces enfants sont bien souvent tout près de nous.
Puissions-nous laissez le Verbe fait chair, montée en nous, libérant définitivement la Parole du mal qui l’emprisonne. Viens, Esprit Saint habiter les actes de nos vies de tous les jours. Viens, Esprit des Béatitudes habiter parmi nous et marcher sur les chemins de s Vivants..
Equipe Méditation@Evangile – extrait de l’Hebdomadaire La Vie - par Anne Lécu, dominicaine – mise à jour par François Roger le 01/11/2024 - Peinture Bernadette Lopez
Prière pour la TOUSSAINT
Charles SINGER (1941-2023) - Ordonné prêtre en 1966
Soyez heureux les amis :
Dieu vient avec nous faire reculer la misère
et distribuer avec nous des moissons de pain sur terre !
Soyez heureux les amis :
Dieu vient avec nous se dresser contre la violence
avec la puissance de la douceur et emmener dans le rire
ceux et celles qu’on a habitués à pleurer de peur et d’abandon
Soyez heureux les amis :
Dieu vient avec nous rendre enfin la justice
A ceux qui n’ont rien à dire, et remplir de tendresse
ceux et celles qui n’espèrent plus rien.
Soyez heureux les amis :
Dieu vient avec nous jeter la guerre dans un trou,
et resserrer les mains en grand bouquet de paix !
Soyez heureux mes amis :
Dieu vient avec nous
Fonder une terre de joie et de bonheur pour tous !
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