Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
François-Dominique Roger

Liturgie du 19e dimanche du Temps Ordinaire 2026

3 Août 2026 , Rédigé par Espace Liturgique

Dimanche 9 août 2026  - Couleur liturgique : vert

Dans les lectures du jour
La mission que Jésus accomplit au bord du lac de Tibériade, alternant enseignement et miracles, concerne aussi les Apôtres. 
Le Christ se révèle à ses disciples au cours d’une tempête : puisqu’il commande au vent et à la mer, il a bien la puissance de Dieu. À l’instar d’Élie et de Pierre, nous sommes aujourd’hui appelés à reconnaître Dieu dans sa parole.

Puisqu’il se présente 
à nous et qu’il se manifeste comme Sauveur, nous pouvons en rendre grâce. C’est ce que nous faisons à chaque eucharistie.

 

Première lecture - 1 Rois 19, 9a.11-13a
« Tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer »

Grand prophète pourtant vainqueur des prêtres de Baal, Élie est en pleine crise existentielle. Il se sent seul contre tous et en vient à souhaiter la mort. À peine a-t-il été réconforté par un ange, le voilà réfugié dans une caverne et en attente du passage du Seigneur, qu’il vénère comme « le Dieu de l’univers », c’est-à-dire le Tout Puissant. Le lieu où il se réfugie n’est rien de moins que la montagne sacrée, l’Horeb – autre nom du Sinaï. Or le passage de Dieu ne se fait pas dans des démonstrations spectaculaires, mais « dans le murmure d’une brise légère ». Élie sait reconnaître le sens de ce murmure et il se convertit à cette nouvelle image d’un Dieu humble et discret

 

Psaume - 84
« J’écoute : Que dira le Seigneur Dieu ? »

Le psalmiste se met humblement à l’écoute, sans présumer de ce que Dieu voudra bien lui dire. La Parole est souveraine et libre. Pour qui sait être attentif, la parole de Dieu est d’abord une nouvelle immensément réjouissante : paix, salut, gloire, amour, vérité, justice et bienfaits de toute sorte. Cette bonne nouvelle ne vaut pas seulement pour le peuple élu, mais pour toute la terre. Par ailleurs, le psalmiste ne manque pas de laisser entendre que les bienfaits de Dieu ne pourront s’accomplir qu’avec la collaboration de l’effort humain : « La vérité germera de la terre », et les « pas » de Dieu en faveur de la justice montrent « le chemin à suivre ».

 

Deuxième lecture - Romains 9, 1-5
« C’est de leur race que le Christ est né »

En Asie Mineure, Paul, l’apôtre des gentils, a été un grand fondateur de communautés chrétiennes, qu’il a ensuite consolidées. Alors qu’il s’adresse ici à une communauté qu’il n’a pas fondée, il fait état de la « douleur incessante » et de la « grande tristesse » qui l’animent au sujet de ses « frères de race », ces Juifs qui n’ont pas reconnu Jésus comme le Messie. La souffrance de Paul est d’autant plus vive qu’il a grandi dans la religion juive et qu’il sait en reconnaître les multiples richesses. Il est déchiré à un point tel qu’il accepterait même d’être « séparé du Christ » au profit de la conversion de ses frères juifs 

 

Évangile - Matthieu 14, 22-33
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Après avoir multiplié les pains pour une grande foule, Jésus se retire sur la montagne pour prier. Quant aux disciples, ils ont regagné leur barque et peinent à avancer en raison de vents contraires et de fortes vagues. Sans Jésus, la nuit leur semble hostile. Quand il les rejoint « en marchant sur la mer », non seulement les disciples prennent peur, mais ils peinent à le reconnaître. Et si Jésus invite Pierre à sa rencontre, ce dernier est vite envahi par le doute. Certes, tout se termine par une vibrante profession de foi de la part de Pierre : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! », mais que d’épreuves ont précédé ce cri de la foi !

 

Mettre en œuvre la liturgie

Points forts

L’action de grâce : Chaque dimanche, nous sommes appelés à rendre grâce au Seigneur en célébrant l’eucharistie. Aujourd’hui plus encore, puisqu’il nous révèle sa présence agissante, comme pour Pierre sauvé de l’eau du lac de Tibériade, dont nous entendrons le témoignage dans l’évangile.

Le silence : Le déroulement de la messe prévoit des temps de silence qui, sans être des ruptures de la célébration commune, permettent d’intérioriser telle ou telle partie. Par exemple, il est bon de ménager un silence après une lecture ou après la communion. Ce silence sera alors aussi un temps qui favorise la communion des cœurs.

Écouter la Parole : Dieu, de diverses manières, nous adresse la parole. Élie l’entend dans le murmure d’une brise légère, un souffle ténu. À ses disciples pris dans la tempête, Jésus déclare : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Réunissons aujourd’hui tous les moyens pour une écoute de la parole de Dieu qui soit de qualité : une sonorisation et un micro bien réglés pour le lecteur, des lecteurs compréhensibles, une qualité de silence.

Mots clés

La montagne : Dans la Bible, la montagne est le lieu par excellence de la révélation de Dieu, comme l’Horeb pour Moïse ou pour Élie. Quand Jésus enseigne sur les collines surplombant le lac de Galilée, il apparaît comme celui qui apporte des paroles divines. De même, c’est dans la montagne retirée qu’il est transfiguré devant trois disciples ou qu’il se retire pour prier son Père. 

La mer : À l’inverse de la montagne, la mer représente le domaine du mal et de la mort. L’eau peut engloutir, faire périr. Saint Pierre qui est pécheur le sait bien : si le vent s’allie à la mer, la tempête peut être dévastatrice. C’est
pourquoi Pierre doute de la parole de Jésus.

La race : En français, le sens du mot « race » a évolué au gré des avancées scientifiques. Ce mot de la deuxième lecture traduit l’idée de descendance, d’appartenance à un groupe selon « la chair » pour reprendre le sens littéral, donc selon la nature. Saint Paul se reconnaît bien du groupe social des Juifs

 

Equipe Liturgique@Evangile – extrait de prionsenEglise illustration les Cahiers se PrionsenEglise

Lire la suite