Prière universelle 1er dimanche de Carême 2025
Seigneur, aide l’Eglise à garder le désir de répandre le message de l’Evangile par toute la terre
Nous t’en prions, Seigneur
Seigneur, aide tous les peuples à sa libérer de toutes formes d’asservissements, fais briller l’espérance que Tu nous donnes et fait rayonner Ta paix dans nos cœurs et nos esprits
Nous t’en prions, Seigneur
Seigneur, aide chacun d’entre nous à poser des gestes de partage auprès des plus pauvres et des plus démunis à travers les organisations humanitaires et caritatives
Nous t’en prions, Seigneur
Seigneur, aide nos communautés de paroisses, à redécouvrir durant ce temps de carême le goût de la prière et de la méditation
Nous t’en prions, Seigneur
Equipe PU@Evangile -prionsenEglise - François-Dominique Roger - peinture Bernadette Lopez
Liturgie 1er dimanche de carême 2025
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DANS LES LECTURES DU JOUR 1er DIMANCHE DE CARÊME • Couleur liturgique : violet
Comme chaque année, nous entendrons le récit des tentations de Jésus au désert en ce premier dimanche du Carême. Nous ne résistons pas toujours aux tentations et le Carême est un temps privilégié pour retrouver notre liberté. Comme le peuple hébreu reçut la promesse de vivre sur une terre de liberté évoquée dans la première lecture, le Sauveur nous promet la liberté des enfants de Dieu. Pour accueillir cette promesse, il nous suffit de croire en la Parole, selon la lettre de Paul aux Romains ; pas seulement croire avec des mots mais en action et en vérité. Avec le psaume, nous redirons à Dieu notre confiance parce que, lui seul, est fidèle
PREMIÈRE LECTURE - DEUTÉRONOME 26, 4-10
« Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères »
Ce texte est d’abord une promesse : il annonce qu’une terre sera donnée au peuple de Dieu. Il prescrit de célébrer une liturgie quand la terre sera donnée et en même temps de professer sa foi, non pas en détaillant les attributs de Dieu mais en reconnaissant ses bienfaits.
PSAUME - 90
« Il m’appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve »
Ce psaume de confiance n’exclut aucune épreuve que pourrait rencontrer le croyant, pas même une manifestation du Dragon ! Seul, l’attachement au Seigneur nous est demandé : c’est l’attitude à cultiver.
DEUXIÈME LECTURE - ROMAINS 10, 8-13
« Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé »
Pour Paul, le salut n’est pas une question d’appartenance à un peuple mais il dépend de notre foi en Dieu, cette foi que nous sommes fiers de proclamer : elle doit correspondre à l’intention profonde de notre cœur.
ÉVANGILE - LUC 4, 1-13
« Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu »
À trois reprises, le Christ s’appuie sur l’Écriture pour résister aux tentations présentées par le diable. C’est un exemple qu’il nous donne : tant que nous sommes arrimés à la Parole, nous avons les armes pour lutter contre le Mal
EquipeLiturgique@Evangile - PrionsenEglise -François-Dominique Roger
Médiation du mercredi des cendres - 5 mars 2025
Evangile selon saint Matthieu (6, 1-6.16-18)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
SECRÈTE JUSTICE
L’évangile de ce jour vient nous interroger en profondeur. Il nous amène en ce lieu intime de nous-mêmes où se nouent notre désir et notre agir. Car c’est bien en ce sanctuaire où notre cœur s’engage, se dévoile que nous devons reprendre pied. Retrouver le sens, le motif décisif qui organise le courant de notre existence, du plus petit geste au plus grand. Retrouver ce grand principe qui tient notre maison intérieure à l’abri des tempêtes, de l’encombrement ou de la tentation du clinquant. Retrouver le maître de la maison. Revoir les espaces, l’organisation, la communication, la lumière, la chaleur… La revisiter pour en (re)faire une maison à vivre, ouverte sur le monde, accueillante, vibrante…
Invitation nous est donc lancée à revoir nos fondations, nos caves et nos greniers. L’hiver est bientôt fini. Le printemps et Pâques viendront sceller l’alliance pour une vie nouvelle, éternelle, non sujette à éclipse mais au contraire une vie solaire, toutes fenêtres ouvertes, balayée par le vent de l’Esprit…
Voici donc les semaines de la grande Visitation. L’Esprit vient en personne nous visiter de fond en comble pour redonner à notre désir de vie vigueur et résistance. Nos histoires personnelles souffrent d’être ignorées. Elles encombrent nos gestes, les ligotent et les mesurent, entravent la vie au grand large que Dieu nous susurre. Qu’allons-nous y trouver ? Notre besoin d’être aimé est-il plus fort que notre désir d’aimer ? Alors la blessure et la maladie pourraient bien emporter notre justice… parce qu’au pied de la croix, seul l’amour de l’autre résiste et nous tient debout. La leçon de Pâques commence donc aujourd’hui. Délivrons-nous de ce besoin d’être aimé qui nous enchaîne au regard des autres. C’est Dieu lui-même qui vient nous dire qu’il nous a tant aimé qu’il a choisi de nous donner sa vie pour que nous sachions comment vivre à notre tour.
La résurrection du Christ à à Pâques nous emmène faire le tour de nous-mêmes pour larguer les amarres et vivre l’exode intérieur qui nous réconciliera avec le tout de notre histoire et rouvrir en grand les portes de l’à-venir. Dieu nous aime. Mais c’est en secret. Il nous invite à adopter sa vie discrète, à vivre devant lui toute la bonté qu’il nous insuffle. Mais c’est pour les autres…
Ce carême nous relit. Comme chaque année. Mais ce que la vie nous présente aujourd’hui nous chamboule tous. Alors vivons ensemble cette grande Visitation de l’Esprit, dans la confiance que Dieu nous rend déjà la joie.
C’est un temps pour changer comme le pape François nous le propose lui qui réveille le monde par sa parole forte et sa présence plus que significative, tout en luttant contre une grave maladie, ne cesse de prier et d’agir pour la Paix : « Marchons ensemble dans l’espérance » est son message de Carême
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Prière « Entrons dans l’espérance de la paix de Dieu »
Seigneur, nous te confions tous les croyants, musulmans, chrétiens et juifs qui, cette année, chemineront en même temps au cours de ces prochaines semaines, pour se rapprocher de toi par la prière, les privations et la charité. Accentue en nous le désir de communion et d’unité, donne aussi du fruit à nos efforts.
Seigneur, dans ce monde de conflits et de guerres, nous savons que sans ton Esprit Saint, l’homme ne peut construire aucune paix. Ne permets pas que les artisans de paix tombent dans le découragement, accorde aux populations victimes, les secours dont elles ont besoin, convertis le cœur des politiques et des combattants de tous les pays en guerre. « Ô Mort, où est ta victoire ?, Où est donc ton aiguillon, Tu as perdu ton pouvoir, Ta force n’est plus qu’illusion »
Belle semaine et entrée en Carême
EquipeCarême@Evangile- - Marie-Dominique Minassian - extrait du bulletin mensuel Justice et Paix et de Pax Christi - Sœur Bénédicte de la Croix, cistercienne – Vincent Ravince – François- Dominique Roger - peinture Bernaette Lopez
Liturgie du mercredi des cendres - 5 mars 2025
DANS LES LECTURES DU JOUR - MERCREDI DES CENDRES • Couleur liturgique : violet
En ce début de carême, quand nous recevrons les cendres demandons la force de l’Esprit qui ravive le feu de l’Espérance ! 40 jours pour marcher ensemble, Peuple de l’Alliance, à la suite du Sauveur du monde. Oui, nous avons besoin d'un vrai Sauveur qui au lieu de prendre, d'accaparer, de dominer et d'écraser ; accueille, donne, pardonne et se donne.
PREMIÈRE LECTURE - JOËL 2, 12-18
« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux »
Le Carême est un temps de grâce pour nous rapprocher de Dieu. Sa mise en œuvre est négative et positive. Négative, en ce qu’elle nous pousse à renoncer à faire le mal, et positive, en ce qu’elle nous maintient étroitement liés à Dieu. Comment ? Par la prière, le jeûne et le partage dans la foi.
PSAUME - 50
« Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne »
Le point central du Carême est, de manière paradoxale, la joie. Les renoncements sont des renoncements à ce qui nous fait du mal, à ce qui entrave notre liberté. Ils sont un chemin pour retrouver la beauté et la paix de Dieu. Le Carême est aussi la joie liée à l’attente de Pâques, comme une lumière. Ce temps de pénitence est illuminé par la joie et l’espérance pascale.
DEUXIÈME LECTURE - 2 CORINTHIENS 5, 20 – 6, 2
« C’est Dieu lui-même qui lance un appel : laissez-vous réconcilier avec Dieu »
Au moment favorable, c’est-à-dire tous les jours, c’est Dieu lui-même qui nous appelle sans relâche, avec amour, à nous laisser réconcilier. La réconciliation, il l’a donnée dans son Fils. Elle n’attend que nous, notre choix de nous laisser réconcilier. Décidons-nous donc à répondre à l’appel amoureux de Dieu.
ÉVANGILE - MATTHIEU 6, 1-6.16-18
« Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra »
Le silence est propice à la prière. Un silence extérieur comme un silence intérieur. Car il n’y a pas de communication possible sans silence. Se retirer dans le secret, sans se faire remarquer, permet une ouverture à Dieu et donc de recevoir les dons que Dieu a si soif de nous donner.
Prière universelle
Seigneur, Toi qui nous appelles à la conversion, nous te prions pour ton Église : rends-lui la joie d’être sauvée, et d'entrer dans l’espérance de Ton Salut,
Nous t’en prions, Seigneur
Dieu de tendresse, viens en aide à ce monde que tu aimes. Guéris-le de ses violences de ses égoïsmes, et de ses injustices. Convertis le cœur, l’esprit et la parole des politiques et des combattants de tous les pays en guerre,
Déverse sur le monde entier, la joie et la paix, Seigneur nous t’en prions
Seigneur, Toi qui nous appelles à la conversion, nous te prions pour les catéchumènes : qu’ils avancent avec toi et marchent vers une vie nouvelle,
Seigneur, nous t’en prions
Dieu de tendresse, souviens-toi de nos communautés des paroisses désireuses de retrouver, en cette année jubilaire, la vérité de l’Évangile.
Apprends-nous, à devenir des semeurs de fraternité et d’espérance, nous t’en prions
EquipeEspaceLiturgique@Evangile - PrionsneEglise - François-Dominique Roger
Méditation 8ième dimanche du Temps Ordinaire C 2 mars 2025
Évangile selon saint Luc (6,39-45)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “ Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil ”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. » Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
CŒUR ET ESPRIT DESHUMANISES
Voici que l’Évangile se met de manière très troublante en résonance avec ce que nous sommes en train de vivre. Au moment où la rhétorique de la guerre prend le dessus, nous voyons comme en plein jour ce dont notre cœur déborde. L’évangile nous renverra toujours à ces profondeurs où se négocie notre rapport au monde, aux autres et aux événements, laissant apparaître en filigrane nos consistances et nos lâchetés. Il y a de quoi scruter dans le ballet de pensées et de paroles qui défilent tout le jour et habitent nos intérieurs bouleversés en quête d’une voix qui dirait les mots qui se bousculent en nous.
Voici le vrai champ de bataille: celui où la paix fait rage et terrasse toutes les forces mortifères qui trouvent encore en nous un espace accueillant. Passons notre cœur au tamis. Il y a de quoi faire pour débusquer l’ennemi intérieur de la complaisance, de la lâcheté, de la demi-mesure. Il n’y a pas de petites atteintes à la paix et à la fraternité. Elles commencent à exister dans notre pensée, à occuper le terrain en trouvant toutes sortes de justifications, pour ensuite embourber notre cœur, finir par sortir de notre bouche et envenimer l’atmosphère jusqu’à ce que les gestes ne trouvent plus le chemin de la bonté.
Cet engrenage et cette atteinte du mal nous concerne. Devant les événements affligeants, les insultes, l'humiliation infligée, il faut un sursaut de vérité et de bonté qui sont à notre portée. Quelle douceur et quel bien pouvons-nous inventer dans notre environnement immédiat pour faire barrage à la pensée dévastatrice que l’homme est mauvais, violent et qu’il n’y a pas d’autre langage que celui de la violence pour s’opposer à la violence? Commençons par déposer chacun les armes du jugement, de l’indifférence, de l’omission ou du mensonge. Saisissons celles de la foi, de la fraternisé, l’espérance et du partage que Dieu a semées dans nos existences pour que son règne vienne et que sa volonté soit faite. Mangeons ce pain de la bénédiction et de l’intercession, opposons le pardon à l’offense, la tendresse obstinée à la dureté et à la violence, et ne nous lassons pas de croire en la victoire de l’amour crucifié-ressuscité qui grandit chaque jour sur notre champ de bataille.
Restons ensemble à l’unisson de l’Amour-Don plus fort que la guerre, le meurtre et continuons de croire à la puissance d’une fraternité qui puise sa force au corps et au sang du Crucifié-Ressuscité. Revenons à la sève de notre être chrétien qui crie ici et maintenant son besoin d’être vrai. N’ayons pas peur et ne désertons pas ce champ de bataille-là. Il est notre contribution directe à ce combat qui s’est toujours joué dans le cœur des hommes et qui nous stupéfie toujours. Ecoutons Alexandre Soljenitsyne Alexandre, prix Nobel de Littérature, le jour où il est expulsé de Russie en 1974.
« Quand la violence fait irruption dans la vie paisible des hommes, son visage flamboie d’arrogance, elle porte effrontément inscrit sur son drapeau, elle crie, je suis la violence, place écartez-vous où, je vous écrase. Mais la violence vieillie vite, encore quelques années et elle perd de son assurance et pour se maintenir, pour faire bonne figure, elle cherche obligatoirement l’alliance avec le mensonge, car la violence ne peut s’abriter sous rien d’autres que le mensonge et le mensonge ne peut se maintenir que par la violence »
Son propos peut encore avoir une raisonnante aujourd’hui. L’Archipel du Goulag, les camps de la mort nazis, sont des révélations du totalitarisme et du capitalisme aux cœurs déshumanisés. D’un seul coup, tout s’éclaire : l’abolition de la « Mémoire » est une vision pour maintenir le secret sur la terreur qui ne cesse de monter partout dans le monde des cœurs et des esprits. « ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur " et de l’esprit.
Soyons sûrs que notre pouvoir de faire advenir le bien que Dieu veut pour tous est plus grand que les forces de mort à l’œuvre en nous et autour de nous. Il est livré à notre désir, à renouveler chaque jour, de nous y engager par la conversion du cœur, de l'esprit et par l'écoute de la Parole incarnée de Dieu en nous et autour de nous.
EquipeMéditation@Evangile - Marie-Dominique Minassian - François-Domlinique Roger
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