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François-Dominique Roger

Liturgie du 25e dimanche du Temps Ordinaire

15 Septembre 2026 , Rédigé par Espace Liturgique

Dans les lectures du dimanche 20 septembre

Dieu peut être déconcertant, 
nous ne pouvons l’enfermer dans nos catégories : 
« Mes pensées ne sont pas vos pensées » (1re lecture). 
Pas de limite à la grandeur du Seigneur (psaume). 
C’est ce qui pousse saint Paul à affirmer que, pour lui, 
     « vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage » (2e lecture).                    Car, l’évangile nous le dévoile, Dieu déborde d’amour 
pour les siens et ne veut donc perdre personne.

 

Première lecture - Isaïe 55, 6-9
« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins »

Isaïe est un grand Témoin, dans l’Ancien Testament, d’un Dieu de majesté : le Très-Haut, le trois fois Saint, le Seigneur de l’univers. La longue carrière du prophète du VIIIe siècle av. J.-C. lui a aussi permis de découvrir d’autres facettes de ce Dieu de gloire. Dans la première partie de l’oracle, Isaïe presse ses contemporains de saisir l’opportunité d’un Dieu qui « se laisse trouver » et vers qui on peut toujours revenir, car il est « riche en pardon ». Mais, ô paradoxe, plus on se rapproche de Dieu, plus on prend conscience de la grandeur de son mystère. Dieu reprend la parole dans la seconde partie de l’oracle pour rappeler que ses pensées et ses chemins dépassent tout entendement

 

Psaume – 144 (145)
« Chaque jour, je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais » 

Sans l’ombre d’un doute, le psaume 144 prolonge les propos d’Isaïe avec lequel il présente de fortes affinités de vocabulaire et de théologie. D’une part, le psalmiste partage une même vision de la grandeur et de la majesté infinies de Dieu. D’autre part, il se fait lui aussi le chantre d’un Dieu de bonté, de tendresse et de miséricorde « pour tous » et « pour toutes ses œuvres ». Le psalmiste renchérit même, par rapport au prophète, sur la question de la proximité de Dieu. Alors que le prophète exprimait un sentiment d’urgence, le psalmiste exprime ici une confiance tranquille et durable : Dieu « est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité. »

 

Deuxième lecture - Philippiens 1, 20c-24.27a
« En effet, pour moi, vivre c’est le Christ et mourir est un avantage »

Paul écrit ces lignes alors qu’il est en captivité pour avoir osé annoncer l’Évangile. Dans une lettre empreinte de sérénité, il remercie les Philippiens de communier à ses épreuves ainsi qu’à la grâce qui lui a été donnée de suivre le Christ. En toute honnêteté, il leur fait part du dilemme qui le tiraille : doit-il vivre pour poursuivre son œuvre d’évangélisation, ou mourir « pour être avec le Christ » ? Il ne craint nullement la mort et, en dépit des épreuves qu’il traverse, il opte résolument pour la vie « en ce monde », qu’il veut dédier totalement au Christ et au service de ses communautés

 

Évangile - Matthieu 20, 1-16
« C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers »

La parabole de Jésus reprend de manière originale l’idée dominante de la première lecture et du psaume, à savoir que Dieu est proche. Le personnage central – propriétaire d’un domaine et d’une vigne – est manifestement une image de Dieu. Or, ce qui est remarquable, c’est que ce personnage multiplie les « sorties », du matin jusqu’en soirée, pour aller au-devant de gens qu’il veut embaucher pour sa vigne. Personne parmi les ouvriers n’a eu à supplier le maître : c’est ce dernier qui part à leur recherche et les convoque. Dieu respecte sa parole quant au salaire convenu, tout en se gardant le droit de donner, par pure bonté, autant aux derniers qu’aux premiers ouvriers

Mettre en œuvre la liturgie

Points forts

Des paraboles : Du 25e au 28e dimanche, Jésus nous enseigne en paraboles. Il est en route pour Jérusalem avec ses disciples. Ses rencontres offrent l’occasion d’un enseignement destiné à opérer chez ceux qui l’écoutent ce retournement de mentalité qui les fera devenir comme des enfants.

Temps pour la Création : Le temps pour la Création, commencé le 1er septembre, se poursuit. Sur le thème de « l’eau vive » en référence à un passage du livre d’Ézékiel (Ez 47, 9-12). C’est un appel à la transformation que l’Esprit de Dieu nous inspire. Ce dimanche, Dieu nous apprend à être comme des enfants : confiants en l’amour de Dieu et émerveillés de sa création.

Pensées d’amour : La première lecture nous invite à nouveau à nous tourner vers notre Dieu miséricordieux. En effet, les pensées de Dieu sont amour. Et il nous appelle à nous tourner vers lui pour nous ouvrir à son amour en abandonnant nos pensées humaines. L’acte pénitentiel pourra être développé.


Mots clés

Injustice ? : La parabole des ouvriers de la dernière heure nous invite non pas à nous lever contre une prétendue injustice mais à nous réjouir de l’amour de Dieu : il ne méprise pas les pécheurs comme nous serions tentés de le faire. Au contraire, il donne son salut à tous les hommes, les premiers convertis comme les derniers. Allons-nous être jaloux ou nous réjouir ?

Vigne : Il sera possible de mettre en place un décor sur le thème de la vigne, par exemple un grand cep au pied de l’autel. Il pourra rester en place pour les deux dimanches suivants. Il sera apporté soit au début de la célébration, soit au moment de la proclamation de l’Évangile.

Proximité : Le Seigneur veut se rendre proche de nous et nous appelle à l’accueillir. Il nous rassure en nous disant des mots d’amour pour nous attirer à lui. En ce sens, on pourrait mettre dans le chœur un panneau avec ce simple mot :;« Viens » ou encore « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres »
 

 

Equipe Liturgique@Evangile - Extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise - Peinture Bernadette Lopez

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