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François-Dominique Roger

Méditation Evangile selon Matthieu 23ème dimanche du Temps Ordinaire

5 Septembre 2026 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Méditation d'Evangile

Evangile selon saint Matthieu (18, 15-20)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »

« Si ton frère a commis un péché… »

L'Evangile est une Bonne Nouvelle : "Si ton frère a commis un péché…". Autrement dit, quoi qu'il ait fait, l'autre reste ton frère ! Ezéchiel parlait du "méchant" qu'il faut avertir et menacer. Jésus, lui, parle de "ton frère". Le frère, c'est celui qui m'est lié de façon unique et définitive. Lui et moi avons beau dire et beau faire, ou mal faire, nous restons frères. Car nous avons le même Père. C'est en effet une bonne nouvelle que nous annonce ici Jésus. Il nous dit que nous sommes solidaires les uns des autres. Nous ne pouvons pas nous désintéresser de ce que font les autres, des chemins de traverse où ils risquent de s'égarer, des erreurs ou fautes qu'ils commettent. 

En fait, ce que nous dit Jésus, c'est, non pas de faire la leçon à l'autre, de l'accuser et de le rejeter, mais de lui donner le bras pour l'aider à cheminer, à reprendre pied sur la route de la vie. Et c'est ce qu'a fait Jésus qui lui aussi a vécu la solidarité des ébranlés. L'apôtre Paul, qui a toujours des formules fortes, ira jusqu'à dire aux Corinthiens : "Jésus qui n'avait pas péché, Dieu l'a pour nous identifier au péché". Le Christ Jésus, en allant jusqu'au bout de sa mission et de sa foi en Dieu, s'est rendu solidaire de notre pauvre humanité engluée dans ses misères et son péché. 

Si nous représentons le Christ en croix les bras étendus, c'est bien pour symboliser cela : loin de nous rejeter ou condamner, il nous tend les bras, ses mains. Mains fraternelles, à nous, ses frères. 

Seigneur, tout pécheur, avant d'être un coupable à punir, 
est un frère à aimer. 
Les remèdes que tu proposes 
sont la douceur, la discrétion, la persévérance. 
Si tu respectes la liberté de celui qui refuse ton amour, 
tu lui gardes les bras ouverts, 
tu continues de l'aimer, tu restes son ami.

 

Equipe Méditation@Evangile - Echo d’Ozanam N°211 – 6 septembre 2020 - Vince Ravince - peinture Bernadette Lopez

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