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François-Dominique Roger

Liturgie du 18e dimanche du Temps Ordinaire - 2 août 2026

28 Juillet 2026 , Rédigé par Espace Liturgique

Liturgie du dimanche 2 août 2026 -Couleur liturgique : vert

Dans les lectures du jour Au plein cœur de l’été, nous retrouvons Jésus bien loin de toute habitation, dans l’évangile de ce jour. Il n’est pas seul : une grande foule le suit et l’écoute. Contrairement à ses disciples, il n’envisage pas de se séparer d’elle pour qu’elle cherche de quoi se nourrir. Il va accomplir la prophétie d’Isaïe de la première lecture : avec le Seigneur, on peut manger sans rien payer à condition de se mettre à l’écoute de celui qui donne la Parole et le pain. C’est ce que nous ferons aussi ce dimanche, où l’eucharistie nous rassemble pour un seul culte célébré en deux tables : la table de la Parole et la table de l’eucharistie


 

Première lecture - Isaïe 55, 1-3
« Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses »
La prophétie d’Isaïe peut évoquer le banquet messianique de la fin des temps, signe d’une grande communion avec le Seigneur. Toutefois, il semble que cette prophétie peut se réaliser dès maintenant, à condition que le peuple écoute son Dieu selon sa demande insistante. Dieu promet de donner gratuitement une nourriture et des breuvages de qualité supérieure, qui seuls peuvent rassasier le cœur de l’homme. Pour y avoir accès, il suffit de « prêter l’oreille » et « d’écouter » la parole-sagesse de Dieu, source intarissable de vie.

 

Psaume - 144
« Tu leur donnes la nourriture au temps voulu »
Le refrain du psaume décrit à merveille les largesses du Seigneur, qui donne abondance de « nourriture au temps voulu » et dont la « bonté » est non seulement « pour tous », mais aussi « pour tout ce qui vit ». Ce Dieu créateur et providentiel est aussi le Dieu libérateur et sauveur, révélé à Moïse et au peuple tout entier car il est « tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ». La finale du psaume rejoint ces propos du livre d’Isaïe : « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez-le tant qu’il est proche ». Voilà un exemple, comme tant d’autres, de l’influence des prophètes sur le grand livre de la prière d’Israël avec ses cent cinquante psaumes

 

Deuxième lecture - Romains 8, 35.37-39
« Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu »

L’apôtre emploie dans la première et la dernière phrase un « nous » qui n’a rien de majesté. La question qu’il soulève et la réponse qu’il donne s’appliquent à ceux qui accueillent « l’amour du Christ » et y trouvent la force, la lumière et le bonheur qui comblent leur vie. Paul ne croit pas pour autant que tout sera facile. Il sait d’expérience que la vie est parsemée d’embûches, de dangers et de détresses, physiques et morales. Mais il garde la conviction, profonde et inébranlable, que, grâce à l’amour du Christ et de Dieu, « nous sommes les grands vainqueurs ». Rien ni personne, ici-bas comme au ciel, « ne peut nous séparer de l’amour de Dieu », qui nous est donné dans le Christ

 

Évangile - Matthieu 14, 13-21
« Ils n’ont pas besoin de s’en aller »

Jésus aime se retirer « à l’écart », au désert ou sur la montagne, pour prier le Père. Sa retraite, cette fois-ci, lui permet de prendre la mesure de la nouvelle concernant la mort de Jean le Baptiste et de donner une nouvelle impulsion à son ministère public, après le rejet des siens à Nazareth. Malgré tout, des foules viennent des villes voisines, pour entendre le Maître des paraboles. À la différence de Marc et Luc, Matthieu calque son récit sur celui de l’institution de l’eucharistie. Il lui donne un caractère ecclésial en soulignant le rôle actif des Douze qui – ce n’est pas un hasard – recueillent les restes dans « douze paniers pleins ». La « compassion » de Jésus l’amène à donner une nourriture surabondante, qui comble les foules. Comment mieux dire que le Christ apporte le salut aux hommes ?

Mettre en œuvre la liturgie

Points forts

Le rassemblement : Chaque eucharistie n’est possible que parce que l’Église se rassemble à l’appel du Seigneur. La multiplication des pains n’est pas pour un seul, ou pour des individus séparés les uns des autres. Qu’aujourd’hui en particulier, l’accueil des fidèles et le chant d’entrée soient mis en valeur pour que le corps du Seigneur soit rendu visible pour tous !

Les offrandes : Le Christ a multiplié les pains et les poissons à partir de ce qui lui a été apporté par ses apôtres. Aujourd’hui, nos offrandes eucharistiques deviendront corps et sang du Christ. Elles sont les dons du Seigneur et le symbole de nos vies, dans ce que nous avons, ce que nous faisons et ce que nous sommes. Soignons la procession des offrandes, sans rajouter toutes sortes d’objets mais par un beau mouvement qui traversera toute l’église.

Le geste de paix :Avant de communier, nous sommes invités à nous tourner les uns vers les autres pour nous donner la paix qui vient du Christ. Voilà qui nous ouvre à nos voisins : ce sont nos frères et sœurs qui sont les membres du corps du Christ, corps eucharistique que nous recevrons dans un instant.

 

Mots clés

Messe communautaire dimanche 2 août à 10h00 devant l'oratoire de Notre Dame des Neiges à Neufchef

Lait : Avec l’eau et le vin, le lait est une des trois boissons gratuites annoncées dans la prophétie d’Isaïe. C’est la boisson qui nourrit les tout-petits, la marque de la tendresse de Dieu ; c’est elle qui est promise quand Dieu donnera la terre à son peuple comme une bénédiction. Le Nouveau Testament en a fait le symbole de l’enseignement qui vient
de Dieu.

Séparer :  Puisque la promesse de Dieu est « d’être au milieu de son peuple » et de ne jamais l’abandonner, la séparation est toujours liée au mal. Au cœur de la deuxième lecture, nous entendrons que rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ. Pour que la foule ne soit pas séparée de lui, Jésus la nourrit dans un endroit désert. Le psalmiste le rappelle : « Il est proche de tous ceux qui l’invoquent »

Saisi de compassion :  Littéralement, l’expression peut se traduire par « pris aux entrailles ». Dans l’Évangile, c’est toujours Jésus qui est sujet de ce verbe ; il précède une action de salut que le Christ va opérer, comme une guérison par exemple. Ainsi, Jésus manifeste la miséricorde de Dieu. Aujourd’hui, c’est en nourrissant la foule pour lui éviter de se séparer de lui que le Christ apporte le salut au monde

 

Notre Dame des Neiges - Reine de la purification - Neufchef - dans le vallon d'Hamevilliers derrière le Musée de la Mine

Equipe Liturgique@Evangie - extrait de prionsenEglise - illustration PrionsenEglise - peinture Bernadette Lopez
 

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