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François-Dominique Roger

Liturgie de la Parole - 23e dimanche du Temps Ordinaire C

2 Septembre 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Liturgie de la Parole - 23e dimanche du Temps Ordinaire - 7 septembre 2025

Dans les lectures du jour

Deux mots, semblant antagonistes, peuvent exprimer 
l’essentiel de la parole de Dieu de ce jour : la Sagesse et la Croix.
Oui, Dieu va à rebours de la logique du monde. 
Son amour sauveur est Sagesse, même s’il exigera de Jésus la mort en Croix. 
Nous voici donc appelés à épouser nous aussi cette logique de l’amour : pour suivre avec le Christ le chemin de la vie, acceptons notre croix et nous serons sauvés.


Première lecture - Sagesse 9, 13-18
« c'est ainsi que les hommes ont appris ce qui Te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés »
 Nous ne pouvons connaître la volonté de Dieu que parce qu’il l’a révélée en son Fils et parce qu’il nous donne son Esprit Saint. Reprenons conscience de cette grâce.

Psaume 89
« Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse »

Avec ce psaume, nous prolongeons notre prière qui demande la Sagesse : apprends-nous la vraie mesure de nos jours. Que notre supplication soit sincère, que nos cœurs s’ouvrent à la grâce. Ce qui fait la véritable qualité de la vie, c’est qu’on soit conscient de « la vraie mesure de nos jours » et qu’on fasse, quotidiennement, l’apprentissage de l’amour du Seigneur et de sa douceur. Voilà qui fera la vraie valeur de « l’ouvrage de nos mains »

Deuxième lecture - Philémon 9b-10.12-17
« Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi »

L’Apôtre Paul est, selon son dire, « un vieil homme », maintenant prisonnier à cause du Christ. Cette très brève lettre est empreinte d’une douceur et d’une cordialité remarquables. Même affaibli, Paul a trouvé le moyen de permettre à l’esclave Onésime, qui s’était éloigné de son maître Philémon, de recevoir « la vie dans le Christ ». Paul demande à Philémon d’accueillir de nouveau son esclave et de le traiter sans contrainte « comme un frère bien-aimé ». Le comportement de Paul est exemplaire. Il met en pratique ce qu’il avait dit si clairement aux Galates : « Il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous vous ne faites plus qu’un dans le Christ » 

Évangile - Luc 14, 25-33
« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple »

Jésus ne parle pas ici à ses disciples seulement, mais aux grandes foules qui le suivent sur la route. Dans la synagogue de Nazareth, il a cité et commenté un texte d’Isaïe pour définir sa mission, en se disant envoyé « pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres ». Et il a déjà proclamé les Béatitudes et prononcé des paraboles sublimes. En revanche, il se montre particulièrement incisif lorsque vient le temps de définir les exigences pour devenir l’un de ses disciples. Il faut faire un choix radical : préférer Jésus à quelque membre que ce soit de sa propre famille, être prêt à donner sa vie pour lui et à porter sa croix. Mais ce choix est déjà une grâce et un bonheur inouï, car suivre le Christ, c’est suivre le chemin qui mène au royaume des Cieux.

Mots clés
 
Intentions de Dieu :

Alors que beaucoup de nos contemporains peinent à connaître Dieu, à s’ouvrir à la Révélation, le livre de la Sagesse nous parle des « intentions » de Dieu ! La grâce de « comprendre ses volontés » est à demander dans la prière et à accueillir par la proclamation de la Parole et la communion eucharistique. Un partage de la Parole peut permettre d’y réfléchir ensemble.
 
Sagesse :

La Sagesse appartient à Dieu, c’est par elle qu’il se révèle, c’est par elle qu’il nous sauve. Cette « sagesse » est aussi l’un des sept dons du Saint Esprit : demandons-la, ouvrons-lui nos cœurs. Puis, au fil des jours, essayons d’en vivre. Jésus, Verbe fait chair, est le parfait modèle à suivre : vivre selon la sagesse de Dieu, c’est aimer comme lui, être miséricordieux comme lui, et donc renoncer à notre orgueil.
 
Porter sa croix :

Le christianisme n’est pas une religion de la souffrance, religion morbide qui nous condamnerait à la douleur, à la tristesse et finalement à la désespérance… Non ! Mais c’est par sa mort en Croix et sa résurrection que le Christ sauve le monde et la Croix devient porte de la vie. Le disciple l’accepte par amour, à l’exemple du Sauveur.
 

Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - François-Dominique Roger

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