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François-Dominique Roger

Liturgie 20e dimanche du Temps Prdinaire 2025

13 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

20e Dimanche  du Temps Ordinaire - 17 août 2025

Dans les lectures du jour

Jésus appelle à faire des choix dans nos vies, même si ceux-ci doivent nous coûter. La pratique de notre foi est comme une course d’endurance, nous dit l’auteur de la lettre aux Hébreux. Elle peut nous conduire à l’hostilité de ceux que nous côtoyons – le prophète Jérémie l’a expérimenté douloureusement – mais nous sommes sûrs que Dieu ne nous abandonne jamais et nous lui rendons grâce avec le psalmiste.

 

Première lecture- Jérémie ( 38, 4-6.8-10 )
« Fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure »

De tous les prophètes de l’Ancien Testament, Jérémie est celui qui s’est le plus permis d’exprimer ses propres souffrances, ses doutes et ses questions concernant la lourde mission qui lui a été confiée. Car ce n’est pas une mince tâche que d’être mandaté par Dieu « pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter » (Jr 1, 10), alors que le peuple de Juda vit la pire tragédie de son histoire. Les armées babyloniennes saccagent Jérusalem et envoient une grande partie de sa population en exil à Babylone. Certes, Jérémie lui-même ne sera pas exilé, mais il a maille à partir avec l’élite politique de Jérusalem qui voit en lui un prophète de « malheur ». Le roi Sédécias ordonne qu’il soit jeté dans une citerne sans eau et boueuse. Une fois délivré, Jérémie reprendra avec courage sa mission de prophète !

Psaume - 39
« Il m’a tiré de l’horreur du gouffre »

On estime à près d’une trentaine les psaumes inspirés du message de Jérémie. Le psalmiste évoque justement une expérience identique à celle du prophète, car il a dû être délivré, lui aussi, de « l’horreur du gouffre, de la vase et de la boue ». L’allusion à Jérémie est évidente. Le psalmiste est homme de grande espérance et, une fois libéré par le Seigneur, il entonne le « chant nouveau » que Dieu lui inspire et qu’il entend partager avec la multitude. L’invocation du psaume, « Seigneur, viens vite à mon secours », est digne de la foi à toute épreuve de Jérémie et de la certitude qu’il a reçue dès son appel par Dieu : « Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer » 

Deuxième lecture - Hébreux ( 12, 1-4 )
« Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée »

La foi n’est pas un long fleuve tranquille : Paul aurait pu utiliser cette expression qui nous est familière ! Il compare le chemin de la foi à une course d’endurance : il y a des obstacles, il faut nous débarrasser de ce qui serait trop lourd à porter, notamment le péché qui nous empêche d’avancer. Le Christ a été jusqu’au bout de la course en endurant la mort sur la Croix. Son exemple nous aide à vaincre la lassitude et le découragement.

Évangile - Luc ( 12, 49-53 )
« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »

Cette lecture se situe pratiquement à la moitié de l’Évangile de Luc. Les propos de Jésus devant ses disciples sont pour le moins étonnants. Serait-ce pour lui la manifestation d’une certaine déception ou impatience, et quelle est cette « angoisse » concernant le « baptême » qu’il doit accomplir sur la Croix ? Un peu plus tôt, on apprenait pourtant que Jésus, « le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Lc 9, 51). Il n’est pas l’homme des demi-mesures, et il met cartes sur table pour ses disciples. Il apporte « un feu sur la terre » et il veut qu’il brûle dans leur cœur. Mais, pour éviter qu’ils ne s’illusionnent, il les avertit des difficultés qui les attendent alors que les gens seront divisés dans leurs familles

 

Mots clés

La paix ou la division ? :

À plusieurs reprises dans l’Évangile, Jésus se présente comme celui qui est venu apporter la paix au monde. Ce sont même les premiers mots du chant des anges lors de sa naissance rapportée par l’évangéliste saint Luc. La remarque de l’évangile de ce dimanche est alors d’autant plus surprenante. Il nous faut l’entendre comme un appel à raviver en nous le feu de l’Esprit Saint, qui peut susciter des oppositions. Jésus lui-même a connu des critiques et de la haine, dans son propre village et de la part de ses proches. La paix qu’il annonce n’est pas une simple absence de conflit, mais un véritable amour entre les hommes.

Entendre ceux qui dérangent :

Nous rêvons souvent d’une paix qui ne serait troublée par aucun conflit, où chacun renoncerait à vivre et à exprimer ce qui lui tient à cœur… Nous savons bien qu’un tel monde est non seulement impossible mais ne serait pas à l’image de l’humanité. Le rêve de la tour de Babel s’est effondré. Les divisions que Jésus évoque dans l’évangile sont la conséquence de la rencontre de convictions profondes. Bien plus qu’un appel à se battre les uns contre les autres, il faut y voir une double invitation : exprimer dans toute sa force ce qui me fait vivre,mais aussi me mettre à l’écoute de ceux qui me dérangent. La véritable paix naîtra de ces rencontres.

La foi est un combat :

L’auteur de la lettre aux Hébreux parle de la foi comme une épreuve à courir avec endurance. Ces mots annoncent déjà les paroles exigeantes de Jésus dans l’évangile, qui nous rappelle que même la paix entre les hommes ne va pas de soi. En cette fin d’été, nous sommes conviés à raviver en nous le feu de l’Esprit Saint. Notre foi au Christ mort et ressuscité nous conduit-elle à faire des choix qui peuvent être difficiles mais qui nous conduisent à la vie ?

Equipe Liturgique@Evangile  - Extrait de prionsenEglise - François-Domique Roger

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