Annoncer, enseigner, guérir : trois piliers de la Parole

Dans l’Evangile de ce jour, Marc nous rappelle que le jour du sabbat, Jésus se mit à enseigner dans la synagogue. Jésus nous rappelle ici qu’il ne suffit pas de dire « le Royaume vient, convertissez-vous ! » pour que quelque chose se passe, surtout dans son lieu d'origine, Nazareth. On aura beau mettre tout son talent, toute son autorité, élaborer de savantes théologies, construire des cathédrales de vérités, ça ne pourra pas suffire. Or, chez lui comme ailleurs, Jésus ne se contente pas de proclamer, d’annoncer mais aussi il enseigne et il guérit.
Il enseigne parce qu’il faut bien donner les clefs de la Parole à ceux à qui elle s’adresse, pour qu’elle soit bien entendue.
Que signifie « l’avènement du Royaume » si vous ignorez qu’il ne s’agit pas ici de la restauration d’un territoire, mais de la façon que Dieu à d’être au monde, ce qui se manifeste dans la justice et la bonté de ses « sujets » ?

Que veut dire « se convertir » si personne ne vous a appris que ce qui vous attend, ce n’est pas la condamnation, mais plutôt la miséricorde du Père, la fin des exclusions, la libération de la peur et du joug de la Loi ? Jésus devait bien enseigner pour que l’annonce du Royaume soit une vraie bonne nouvelle !
Jésus guérit aussi. La guérison est le fruit de la proclamation et de l’enseignement. Lorsque nous sommes « enseignés », libérés de la peur du jugement, nos cœurs s’allègent, nos esprits s’emplissent de joie, nos têtes se redressent. Les miracles témoignent de ces guérisons intérieures qui sont autant de conversions. Lorsque nos esprits s’ouvrent, que nos cœurs se « déferment », alors le Royaume est vraiment en train d’arriver. En chacun de nous.

Aujourd’hui encore, ils manquent, les prophètes, les fils et filles de Dieu, les témoins, les dénonciateurs d’injustice et les promoteurs de paix. Comme le cardinal Jean-Louis Taucan qui vient de rejoindre le Père, qui se sentira responsable de sa proclamation « qu'avec le cœur et l’intelligence, on peut sauver le monde ». Il prophétisait : « Au fond, il n’y a rien de plus révolutionnaire que le christianisme. » D’où sa question ultime : « Quand le christianisme va-t-il commencer à exister ? » Où sont-ils les enfants de Dieu qui prennent la relève ? Entendez-vous l’appel ?
Extrait de Frère Jocelyn Dorvault - Couvent du Caire – peinture Bernadette Lopez- Fribourg
Prière Universelle 14e Dimanche du Temps Ordinaire

Prions pour nos archiprêtrés de la Moselle
qui s’engagent sur le chemin de la conversion pastorale et missionnaire,
Qu’ils sachent mettre en œuvre les moyens nécessaires
avec toutes les équipes d’animations
pour encourager les fidèles laïcs à vivre la joie de l’Evangile dans la proximité
Seigneur, nous te prions
Seigneur, nul n’est prophète en son pays…
Aujourd’hui encore, en politique, en économie, en écologie, des prophètes sont incompris, critiqués, rejetés…
Que le Seigneur remplisse le cœur des responsables des nations pour que soient écoutés les témoins de Ton Esprit de Sagesse, de Justice et de Paix,
Seigneur, nous te prions
Soutiens, Seigneur, les personnes, les organismes qui dénoncent et luttent contre tous les faux prophètes, les gourous qui sévissent dans notre monde et abusent de la crédibilité des plus fragiles moralement et psychologiquement…
Donne à toutes les victimes de retrouver les chemins de la vérité et de la foi en elles…
Seigneur, nous t’en prions
Seigneur, nous te rendons grâce pour nos communautés de foi
que nous formons,et nous te prions pour chacun de nous
Aide-nous à nous engager dans une dynamique missionnaire
aux services de la vie chrétienne des fidèles de notre vallée et de leur vocation baptismale.
Seigneur, nous te prions
Nous te confions, Seigneur,
tous ceux qui s’apprêtent à se partir en vacances…
Donne-leur de profiter de ces moments privilégiés
pour se ressourcer, se retrouver et retrouver les leurs,
pour s’ouvrir à la vie d’autres communautés dans le respect de leurs pratiques.
Seigneur, nous te prions
Annonces du 2 au 8 juillet

Lundi 2 juillet
9h00-11h00 Permanence à l’accueil Saint Martin à Hayange
Mardi 3 juillet
Mercredi 4 juillet
Jeudi 5 juillet
9h00 Messe à Hayange suivie d’un temps d’adoration
– Braj OLIVEIRA – Jean TRESSEL –
10h00-11h30 Permanence à l’accueil Saint Martin à Hayange
Vendredi 6 juillet
17h00 Prière du Chapelet à Hayange Saint Martin
Samedi 7 juillet
9h00-11h00 Permanence à Serémange
16h30 Mariage de Michael LEVIS et Sarah STREIT à Hayange
18h00 Messe à Saint Nicolas en Forêt
Dimanche 8 juillet - 14e Dimanche du Temps Ordinaire
9h15 Messe à Marspich
10h30 Messe à Hayange –
11h30 Baptêmes à Hayange
– Timéo MORENO – Clara MORENO – Raphaël SCHOEPPS DADA – Matéo PACHECO Y GOMEZ
Communauté de paroisses Saint Jean XXIII du Berceau du fer
Presbytère de Hayange : tél 03 82 85 55 54 ou 03 55 18 14 82
Désirs de vie

Ce récit de l'Evangile de Marc, entrelaçant deux histoires, est en fait le reflet d’un seul et unique désir de vie aux prises avec la souffrance qui l’emprisonne. Jésus est au cœur de cette histoire non seulement celui de qui on peut obtenir la guérison, mais plus profondément celui qui permet à la vie de se déployer par la foi.
Le désir de vie qui habite cette femme et ce père est le même que celui qui habite Jésus. Son désir que nous ayons la vie en nous est totale. Il n’est là que pour cela: transmettre cette vie intégrale qu’il porte en lui et qu’il veut transmettre à chacun.

Se tourner vers Jésus, c’est reconnaître cela: la puissance de son désir de vie pour chacun. Dès lors, c’est lever le verrou des limites et des impossibilités. La maladie et la mort ne sont plus des obstacles mais des révélateurs de notre immense désir de vie qui, confié à Dieu, peut devenir le lieu de l’expérience d’un surcroît de vie. Le désir de Jésus fait aller le nôtre plus loin. Il le fait accéder à une vérité plus profonde. C’est l’expérience du salut: du désir de vie libéré de toute limite. C’est la puissance de la foi. La vie remise à Dieu qui l’a fait naître accède à une vie que plus rien ne peut atteindre. Elle a retrouvé sa balise fondamentale, sa joie imprenable, sa source de vie intarissable.

C’est aux pieds de Jésus que cela se passe, au pied de sa croix où il a choisi d’être fixé pour toujours pour que chacun puisse lui déposer son désir blessé en quête de liberté et de vie qui ne finit pas. Et puis il nous fait passer à table, corps et sang, pour faire de nous tous le corps au pied duquel chacun peut venir déposer son désir et être remis debout par un désir plus grand qui le relève. Jésus nous institue chacun croix vivantes: relais de vie excessive, antenne du salut.
Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
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