Liturgie du 28e dimanche du Temps Ordinaire
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Dimanche 11 octobre 2026
28e dimanche du temps ordinaire A Couleur liturgique : vert
Dans les lectures du jour Nous sommes invités à participer au festin du royaume de Dieu. Le prophète Isaïe décrit un repas somptueux et assure au peuple d’Israël toujours en peine que Dieu effacera l’humiliation de son peuple. Le psaume 22 répond merveilleusement à ce texte : nous habiterons la maison du Seigneur. Saint Paul nous rappelle que l’essentiel n’est pas l’abondance ou la pauvreté, mais la richesse que la grâce de Dieu nous offre. Jésus évoque lui aussi le festin du Royaume, en le comparant à un repas de noces, signe de l’Alliance entre Dieu et son peuple. Tous y sont invités, à condition de revêtir le vêtement de noce, c’est-à-dire d’ouvrir leur cœur à ce que Dieu attend de nous
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Première lecture - Isaïe 25, 6-10a
« Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés »
L’oracle du festin « pour tous les peuples » vient à point nommé dans le livre d’Isaïe, après une série d’oracles (Is 24) décrivant des scènes de grands bouleversements cosmiques, de désolation et de désarroi parmi la population. En cette heure tragique, le prophète refuse cependant de céder à la panique générale et sait faire renaître les plus belles espérances. « Le Seigneur de l’univers » fera disparaître toute trace de deuil et vaincra toute puissance de mort « pour toujours », au profit non seulement de Jérusalem et de ses habitants, mais aussi de « tous les peuples » et « toutes les nations ». Réjouissance et exultation envahissent le cœur de chacun pour souligner la grandeur du salut de Dieu
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Psaume - 22
« Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis »
À la différence de l’oracle d’Isaïe, le psaume ne s’inscrit pas dans une perspective universaliste. Il décrit l’espérance tranquille et le bonheur que ressent un individu qui se sait guidé, protégé et réconforté par son berger, le Seigneur. Il n’ignore pas le danger des « ravins de la mort » ni la menace des « ennemis », mais il « ne manque de rien » et il « ne craint aucun mal ». Le psalmiste se voit accueilli et comblé à la table de son hôte divin. Il trouve ainsi « grâce et bonheur » au quotidien, et c’est dans « la maison du Seigneur » qu’il entend habiter « pour la durée de ses jours ». Son expérience et son témoignage valent pour l’ensemble des croyants. Ce psaume de confiance exprime la certitude que Dieu est présent tout au long de la vie du croyant : berger qui veille sur son troupeau, hôte qui prépare la table…
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Deuxième lecture - Philippiens 4, 12-14.19-20
« Je peux tout en celui qui me donne la force »
Paul est un passionné : pèlerin infatigable, il a sillonné les routes d’Asie Mineure pour annoncer l’Évangile et il a rendu visite à un nombre impressionnant de communautés, et pas seulement celles qu’il avait fondées. Il a aussi signé plusieurs lettres et mené de nombreux combats, dont celui de son propre procès devant les représentants de l’empereur. On le croit sur parole lorsqu’il confie pouvoir vivre en situation d’abondance ou de privation. S’il est doté d’une force de caractère singulière, son secret demeure toutefois la force qui lui vient de Dieu. Il sait aussi reconnaître la solidarité dont les Philippiens ont fait preuve, alors qu’il était « dans la gêne ».
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Évangile | Matthieu 22, 1-14
« Tout est prêt, venez à la noce »
La comparaison du festin du Royaume avec un repas de noces est bien connue. Les invités ne viennent pas, et certains se comportent de manière violente avec les serviteurs. On va alors chercher des invités dans les rues. Tous, les mauvais comme les bons, sont accueillis. Mais la fin du texte nous rappelle que la conversion du cœur est nécessaire pour entrer dans la salle du festin. L’eucharistie est bien l’annonce de ce banquet du Royaume. Tous sont invités, mais chacun est appelé à accueillir la miséricorde du Seigneur : « Je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri »
Dieu ne renonce pas à son dessein universel de salut : il veut absolument que la salle soit « remplie de convives », venus des « croisées des chemins ». La noce est maintenant un succès d’affluence. L’expulsion d’un seul convive nous rappelle toutefois que le salut ne va pas sans le respect de certaines exigences
Mettre en œuvre la liturgie
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Points forts
La Semaine missionnaire mondiale : La Semaine missionnaire mondiale a lieu du 11 au 18 octobre. Elle a pour thème « Un dans le Christ, unis dans la mission ». On trouvera sur le site des Œuvres pontificales missionnaires tous les éléments nécessaires à la préparation de cette semaine et du 100e dimanche des Missions : affiche, carte de prière (la prière est proposée ici en fin de célébration), message du pape et livret d’animation. france.org/tout-savoir/semaine-missionnaire-mondiale/ https://www.opm
L’attention aux petits et aux pauvres : La parabole des invités au festin des noces nous interroge sur la manière dont nous considérons les hommes et les femmes qui nous sollicitent aux portes de nos églises. Ils attendent un peu d’argent, mais sont aussi sensibles à un regard, à l’attention que nous leur portons, à quelques mots échangés avec eux. En ce premier jour de la Semaine missionnaire, les pauvres sont aussi tout près de nous…
Abondance et privations : dans la deuxième lecture, saint Paul, de sa prison, remercie les chrétiens de la communauté de Philippes de l’avoir soutenu financièrement, tout en rappelant qu’il a connu « abondance et privations ». Chacune de nos communautés paroissiales est composée de personnes de différentes conditions sociales. Certaines connaissent des difficultés, d’autres vivent plus confortablement. Tout en soulignant que tous bénéficient de la même grâce de Dieu, et sans entrer dans l’intimité des familles, il peut être bon de veiller à une solidarité réelle au sein d’une même communauté, nos villes notamment lors d’événements paroissiaux et communaux
Mots clés
Le repas : La première lecture et l’évangile évoquent le repas de la fin des temps. Isaïe souligne l’abondance de la nourriture promise. Il s’agit d’une description symbolique, pour bien faire comprendre que Dieu veut nourrir les hommes. Jésus évoque un repas de noces. Cette dimension du repas ne cessera d’être présente tout au long de l’évangile. Le repas rassemble les hommes et se vit en principe dans le partage et la relation fraternelle. On trouve ce symbole non seulement dans toutes les religions, mais aussi dans toute vie commune de l’humanité. Cette image trouvera son accomplissement dans le dernier repas de Jésus : c’est au cours du repas de la Pâque que Jésus donnera son corps et son sang à ses disciples réunis.
Une conversion demandée : L’eucharistie est la préfiguration du festin du Royaume. Celui-ci est présenté de manière généreuse par le prophète Isaïe – à un peuple qui a besoin d’espérance – et de manière plus exigeante par Jésus dans la parabole. La comparaison avec la messe peut toucher chacun : il nous arrive d’avoir des raisons de ne pas y participer, mais aussi de ne pas considérer que notre présence répond à une invitation du Seigneur lui-même. Enfin, l’exclusion de celui qui n’avait pas revêtu le vêtement de noces se traduit aussi par la conversion qui nous est demandée pour participer à la messe, qui s’ouvre par un acte pénitentiel et nous invite à dire avant de communier : « Seigneur, je ne ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri »
L’Alliance entre Dieu et les hommes : « un roi célébrait les noces de son fils », nous dit Jésus, après avoir précisé qu’il s’agit d’une comparaison avec le « royaume des Cieux ». Le mot « noce » revient sept fois dans le texte. Jésus évoque donc bien l’alliance entre Dieu et les hommes. C’est en lui que cette alliance va s’accomplir, lui qui se présente comme l’époux (cf. Mt 9, 15). Lorsque Paul évoquera le mariage (cf. Ep 5), il soulignera la relation conjugale du Christ et de l’Église. Les textes tardifs de la Bible (Isaïe, l’Apocalypse, le livre de la Sagesse) décrivent l’alliance de Dieu avec les hommes en termes d’amour conjugal
Equipe Liturgique@Evangile – extrait de PrionsenEglise – illustration PrionsenEglise – Peinture Bernadette Lopez
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